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ILLIFAUT |
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La commune de Illifaut ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ILLIFAUT
Illifaut vient du breton « iliz » (église) et de « fau » (hêtre).
Illifaut est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive et gallo-romaine de Merdrignac. Illifaut est le siège d'un ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Méen.
Les documents relatifs à l'abbaye de Saint-Méen (Ille-et-Vilaine), mentionnent "terra quae Lifou (ou Lifau) vocatur" en 1008 (Mor., Pr. I, 359). Son nom se rencontre pour la première fois dans une notice concernant le rétablissement de l'abbaye de Saint-Méen : parmi les donations faites par le duc Alain III et son frère Eudon, entre 1024 et 1034, à l'abbaye (ayant à sa tête à l'époque un certain Hinguethen, abbé de Saint-Jacut) on trouve la terre de "Li Fou" sans doute pour "Ilifou". Cette donation est à l'origine de la création du prieuré sur le territoire d'Illifaut.
L'abbaye de Saint-Jacques de Montfort, se voit également attribuer des biens en 1152 : la terre de Bodin (La Bodinaie, en Mauron) et celle de Guinelmor (Guinermo, en Illifaut). Par la procédure qui se termine le 1er juin 1199, soumettant le diocèse de Dol à la métropole de Tours, on voit que l'église de Illifas vient d'être consacrée et que la paroisse existe : quamdam parrochiam quam habet Dolensis ecclesia in episcopatu macloviensi, quae dicitur Illifau (Mor., Pr. I, 742, 751).
Pendant tout l'Ancien Régime, cette paroisse appartient au diocèse de Dol. Elle avait pour subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel. La cure était à l'ordinaire. Illifaut élit sa première municipalité au début de l'année 1790. La graphie Illifaut est celle de l'arrêté de réduction des justices de paix du 27 octobre 1801.
On rencontre les appellations suivantes : terra quae Lifou vocatur (en 1008, dans un document relatif à l'abbaye de Saint-Méen), Li Fou (en 1024-1034), Faut, Helifaut (en 1152), Eccl. de Illifas (au XIIème siècle), Par. Ilifau (en 1198), Helifau (vers 1330), Elifaut (à la fin du XIVème siècle), Illefau (en 1405), Iliffau (en 1468), Ilifau (en 1516), Illifaut (en 1801).
Note 1 : la commune de Illifaut est formée des villages : Rigouet, la Gerbière, le Breil, les Touches, la Rue-Samoureux, Ville-Neuve, Calan, l'Etang, Guilby, la Paturelais, la Perrière, le Tanouet, Grenédan ou Grénédan, la Fosse, Fontaigneu, Guenerma, Haute-Ville, Penhedy, Ville-à-l'Air, la Touchate, Lampremeu, la Folletière, Kervry, le Pont-Coleu, Chaud-Buisson ou Chaudbuisson.
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Illifaut : Joseph Gaultier (jusqu'en 1771), Pierre Mauffrais (en 1790), ...
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PATRIMOINE de ILLIFAUT
l'église Saint-Samson (1885). La première pierre est posée le 11 octobre 1885. L'église est bénie le 28 juillet 1889. Chaque transept est orné d'un vitrail composé de six lancettes, oeuvre des ateliers Lecomte et Colin de Rennes. Ces vitraux, qui datent de 1889, sont financés par des familles nobles (Desprez, Grénédan,...) de la paroisse d'Illifaut ; | |
la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de la Bruyère (XVIIIème siècle). La chapelle est bénie le 6 décembre 1759 ; | |
la croix du Tertre (XII-XIIIème siècle), située à Chaudbuisson ; | |
le vieux château de la Ville-Tual (vers 1650), édifié par la famille de Miniac. Un Jean de Miniac est signalé dès 1450 ; | |
le nouveau château de la Ville-Tual (1876), édifié par la famille Desprez, originaire de Corrèze ; | |
le château de la Brière (XIXème siècle), situé à la Brière et édifié par la famille de Grénédan ; | |
le château de la Fosse (1889), situé au Chalais et édifié par la famille Le Bris ; | |
la maison de la Ville-Allaire (XVIIIème siècle) ; | |
3 moulins dont le moulin à vent des Bruyères et les moulins à eau de Kervry, de Pont-Coleu ; |
A signaler aussi :
les tombes de La Haye ou La Haie (âge du bronze) ; | |
la motte castrale ou féodale de Ponthuan (vestiges dune fortification du XI-XIIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de ILLIFAUT
Illifaut est dominé jusquà la Révolution, par la famille de Grénédan. La terre de Grénédan est érigée en vicomté le 5 août 1577 en faveur de René de Grenédan (ou de Garnédan) et en marquisat le 7 février 1743 en faveur de Charles-Marie du Plessis Mauron. Cette seigneurie possédait jadis une haute et basse justice. Le 27 octobre 1580, René de Garnédan échange sa vicomté avec François du Plessis Mauron contre des dîmes situées en Plouagat, Saint-Jouan et Montauban (Ille-et-Vilaine). Par lettres de septembre 1653, enregistrées le 30 décembre, René du Plessis Mauron obtient la confirmation du titre de la vicomté de Grenédan, avec réunion de la terre d'Illifaut (Archives d'Ille-et-Vilaine, B Parlement vol. 21, 149 v°). Le château a aujourdhui disparu.
Les maisons nobles telles que: La Gabotière, La Ville-Geffray, La Haie-Kerdaniel et La Ville-Tual ont exercé leurs droits sur les terres d'Illifaut. Illifaut avait pour maisons nobles, en 1500 : la Gabotière, qui appartenait à François Trousier. Cette famille a fourni un volontaire au combat de Saint-Cast, en 1658. La Ville-Geffroy appartenait à la même époque, à André de la Fretaye. La Haye-Kerdaniel avait une haute justice.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 18 nobles de Illifaut :
| Pierre BROUCE ; | |
| Jehan dYLLIFAU : comparaît comme homme darmes ; | |
| Jehan DE CAMERET (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan DE CANAY (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Olivier DE COUESLAN (80 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume DE GUEGUEN (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Olivier DE GUERNEDEN (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan DE KERSI : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Briand DE MYNYAC (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Olivier DU PONTCOLEUC (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan DU PONTCOLLEUC (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan HAMELIN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Jehan HAMELIN, le jeune : défaillant ; | |
| Héritier Jehan LE ROUX : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Regnaud MOAYSON de Haye-Moueson (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Jehan MORAUT, sr de Esneuc (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan MORAUT, le jeune (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Guillaume SALMON (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; |
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