Illifaut : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Merdrignac)

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ILLIFAUT

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La commune de Illifaut (pucenoire.gif (870 octets) llifav) fait partie du canton de Merdrignac. Illifaut dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ILLIFAUT

Illifaut vient du breton « iliz » (église) et de « fau » (hêtre).

Illifaut est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive et gallo-romaine de Merdrignac. Illifaut est le siège d'un ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Méen.

Les documents relatifs à l'abbaye de Saint-Méen (Ille-et-Vilaine), mentionnent "terra quae Lifou (ou Lifau) vocatur" en 1008 (Mor., Pr. I, 359). Son nom se rencontre pour la première fois dans une notice concernant le rétablissement de l'abbaye de Saint-Méen : parmi les donations faites par le duc Alain III et son frère Eudon, entre 1024 et 1034, à l'abbaye (ayant à sa tête à l'époque un certain Hinguethen, abbé de Saint-Jacut) on trouve la terre de "Li Fou" sans doute pour "Ilifou". Cette donation est à l'origine de la création du prieuré sur le territoire d'Illifaut.

Ville d'Illifaut (Bretagne).

L'abbaye de Saint-Jacques de Montfort, se voit également attribuer des biens en 1152 : la terre de Bodin (La Bodinaie, en Mauron) et celle de Guinelmor (Guinermo, en Illifaut). Par la procédure qui se termine le 1er juin 1199, soumettant le diocèse de Dol à la métropole de Tours, on voit que l'église de Illifas vient d'être consacrée et que la paroisse existe : quamdam parrochiam quam habet Dolensis ecclesia in episcopatu macloviensi, quae dicitur Illifau (Mor., Pr. I, 742, 751).

Pendant tout l'Ancien Régime, cette paroisse appartient au diocèse de Dol. Elle avait pour subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse d'Illifaut dépendait du doyenné de Merdrignac. Illifaut élit sa première municipalité au début de l'année 1790. La graphie Illifaut est celle de l'arrêté de réduction des justices de paix du 27 octobre 1801.

On rencontre les appellations suivantes : terra quae Lifou vocatur (en 1008, dans un document relatif à l'abbaye de Saint-Méen), Li Fou (en 1024-1034), Faut, Helifaut (en 1152), Eccl. de Illifas (au XIIème siècle), Par. Ilifau (en 1198), Helifau (vers 1330), Elifaut (à la fin du XIVème siècle), Illefau (en 1405), Iliffau (en 1468), Illifau et Yllifau (en 1513), Ilifau (en 1516), Illifaut (en 1801).

Ville d'Illifaut (Bretagne).

Note 1 : la commune de Illifaut est formée des villages : Rigouet, la Gerbière, le Breil, les Touches, la Rue-Samoureux, Ville-Neuve, Calan, l'Etang, Guilby, la Paturelais, la Perrière, le Tanouet, Grenédan ou Grénédan, la Fosse, Fontaigneu, Guenerma, Haute-Ville, Penhedy, Ville-à-l'Air, la Touchate, Lampremeu, la Folletière, Kervry, le Pont-Coleu, Chaud-Buisson ou Chaudbuisson, Trameleu, La Moinerie.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Illifaut : Joseph Gaultier (jusqu'en 1771), Pierre Mauffrais (en 1790), ...

Ville d'Illifaut (Bretagne).

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PATRIMOINE de ILLIFAUT

l'église Saint-Samson (1885). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur cantonné de deux chapelles ouvrant sur le transept. La bénédiction de la première pierre de l’édifice actuel, construit sur les plans de M. Angier en style XIIIème siècle, eut lieu le 11 octobre 1885. Vers la fin de 1886, les travaux furent interrompus puis repris en 1899, et la bénédiction de l’église eut lieu le 28 juillet 1889. La sacristie date de 1902. Parmi les statues modernes : Saint Samson. Chaque transept est orné d'un vitrail composé de six lancettes, oeuvre des ateliers Lecomte et Colin de Rennes. Ces vitraux, qui datent de 1889, sont financés par des familles nobles (Desprez, Grénédan,...) de la paroisse d'Illifaut ;

Eglise d'Illifaut (Bretagne). Eglise d'Illifaut (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de la Bruyère (XVIIIème siècle). Sa fondation remontait au XVIIème siècle, ainsi que l’indique une fondation de trois messes par Julien de la Souallaye, dans la chapelle du Rosaire de l’église, en attendant la construction d’une chapelle au lieu de la Bruère. Elle fut reconstruite et bénite le 6 décembre 1759 par Mgr. Le Mintier, alors vicaire général de Dol (R. Couffon) ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de Rigouet, détruite. Encore mentionnée au XIXème siècle ; - la chapelle du Pont-Colleu, détruite. Encore mentionnée au XVIIIème siècle ; - la chapelle de Grenédan, détruite. Mentionnée au XVIIème siècle ;

la croix du Tertre (XII-XIIIème siècle), située à Chaudbuisson ;

le vieux château de la Ville-Tual (vers 1650), édifié par la famille de Miniac. Un Jean de Miniac est signalé dès 1450 ;

le nouveau château de la Ville-Tual (1876), édifié par la famille Desprez, originaire de Corrèze ;

Ville d'Illifaut (Bretagne) : château.

le château de la Brière (XIXème siècle), situé à la Brière et édifié par la famille de Grénédan ;

Ville d'Illifaut (Bretagne) : château.

le château de la Fosse (1889), situé au Chalais et édifié par la famille Le Bris ;

Ville d'Illifaut (Bretagne) : château.

la maison de la Ville-Allaire (XVIIIème siècle).

3 moulins dont le moulin à vent des Bruyères et les moulins à eau de Kervry, de Pont-Coleu ;

A signaler aussi :

les tombes de La Haye ou La Haie (âge du bronze) ;

la motte castrale ou féodale de Ponthuan (vestiges d’une fortification du XI-XIIème siècle) ;

Ville d'Illifaut (Bretagne) : château.

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ANCIENNE NOBLESSE de ILLIFAUT

Illifaut est dominé jusqu’à la Révolution, par la famille de Grénédan. La terre de Grénédan est érigée en vicomté le 5 août 1577 en faveur de René de Grenédan (ou de Garnédan) et en marquisat le 7 février 1743 en faveur de Charles-Marie du Plessis Mauron. Cette seigneurie possédait jadis une haute et basse justice. Le 27 octobre 1580, René de Garnédan échange sa vicomté avec François du Plessis Mauron contre des dîmes situées en Plouagat, Saint-Jouan et Montauban (Ille-et-Vilaine). Par lettres de septembre 1653, enregistrées le 30 décembre, René du Plessis Mauron obtient la confirmation du titre de la vicomté de Grenédan, avec réunion de la terre d'Illifaut (Archives d'Ille-et-Vilaine, B Parlement vol. 21, 149 v°). Le château a aujourd’hui disparu.

Les maisons nobles telles que: La Gabotière, La Ville-Geffray, La Haie-Kerdaniel et La Ville-Tual ont exercé leurs droits sur les terres d'Illifaut. Illifaut avait pour maisons nobles, en 1500 : la Gabotière, qui appartenait à François Trousier. Cette famille a fourni un volontaire au combat de Saint-Cast, en 1658. La Ville-Geffroy appartenait à la même époque, à André de la Fretaye. La Haye-Kerdaniel avait une haute justice.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 18 nobles de Illifaut :

Pierre BROUCE ;

Jehan d’YLLIFAU : comparaît comme homme d’armes ;

Jehan DE CAMERET (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE CANAY (5 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DE COUESLAN (80 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DE GUEGUEN (5 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DE GUERNEDEN (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE KERSI : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Briand DE MYNYAC (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DU PONTCOLEUC (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU PONTCOLLEUC (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan HAMELIN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan HAMELIN, le jeune : défaillant ;

Héritier Jehan LE ROUX : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Regnaud MOAYSON de Haye-Moueson (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan MORAUT, sr de Esneuc (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan MORAUT, le jeune (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume SALMON (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

 

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Robert Berthier, Bertran Gautier, et Guillaume Chartier, élus), sont mentionnées à Illifaut (Illifau ou Yllifau) les personnes et maisons nobles suivantes :

Pierre d'Yllifau possède la métairie d'Yllifau.

Olivier Moessan possède le manoir de la Haye-Moessan.

Olivier de Grenedan possède la métairie de Grenedan.

André de la Fretaye et Eustache son fils, possèdent les manoirs de Guynermor, de Begmeuc et de la Ville-Geffrè.

Jeanne Le Prevost tient la métairie de Collan.

Pierre du Boays (Bouyer) tient la métairie du Pontcoleuc.

Briand Hamelin.

François Troussier, sieur de la Gabetière, tient la métairie de Bosland.

Amaury Le Houx (Le Roux) tient la métairie de la Brière.

Jean de Myniac (Miniac) et Jeanne Mourault (Mouraud), sa mère, veuve de Jean de Miniac, possèdent la métairie de la Ville-Moessan.

Jean de Quésic tient la métairie de Quésic.

Jean de Myniac (Miniac), sieur de la Ville-Tual, Eustache de Myniac, dom Jean de Myniac et Marguerite de Grenedan, leur mère, veuve de Jean de Myniac, possèdent les terres qui furent en roture.

Jean Hamelin et Charlotte de la Bouexière sa mère, possèdent héritages en roture ;

(Jean Moessan) ;

(Marguerite Morand, veuve de Jan du Cran).

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