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Bienvenue chez les Bréhatins

ILE-DE-BREHAT

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La commune de l'Ile-de-Bréhat (pucenoire.gif (870 octets) Enez-Vriad) fait partie du canton de Paimpol. L'Ile-de-Bréhat dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de L'ILE-DE-BREHAT

Brehat vient peut être de « briga » (mot gaulois signifiant « hauteur »). Saint-Budoc baptisa l'île de Bréhat "Breiz Coat" (Bretagne des Bois) d'où vient, dit-on aussi, le nom de Bréhat.

L'Ile-de-Bréhat est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubazlannec. Elle est formée de deux îles reliées par le Pont-Vauban et une digue construite au XVIIIème siècle. A la fin du Vème siècle (en 470), un monastère est fondé par Saint-Budoc (venu de Grande-Bretagne) dans l'île Lavret, proche de Bréhat. Ce monastère est occupé jusqu’au VIIIème siècle. Dans une île voisine, l'île Sauvage, un autre moine, venu d'Irlande, et disciple de saint Tugdual, fonde vers 550 un monastère dont il subsiste des ruines et une cellule, la sienne : l'île porte aujourd'hui son nom : l'île Maudez.

La première mention de l'île de Bréhat (quadam insula quam Brihiacum vocant) se trouve dans une charte du prieuré de Saint-Martin de Lamballe qui est datée de 1083 (archives des Côtes d'Armor). Saint-Martin de Lamballe, prieuré de Marmoutier, se voit octroyer d'abord en 1083, deux métairies de l'île, puis dans un second temps, en 1084, la moitié de l'île de Bréhat (par Geoffroy Botterel, comte de Penthièvre). En 1148, Eude de Pontius et son fils Tréhen donnent à Saint-Magloire de Châtelaudren l'église de Bréhat "ecclesia insule que vocatur Brihiat" et le village de Kerrien. En 1181, l'église de Bréhat est une dépendance du monastère de Marmoutier, qui se voit octroyer les possessions du prieuré de Saint-Magloire de Léhon, dont "l'église de Bréhat", avec toute sa dîme et la ferme de Saint-Rion (Sancto Rihen). Ce prieuré avait déjà reçu en 1148 la ferme de Kerrien. Entre 1184 et 1198, les églises de Bréhat et de Béniguet sont données à l'abbaye de Saint-Rion (ou Saint-Riom), puis en 1202, à l'abbaye de Beauport (en Kérity). En 1198, le Pape Innocent III, énumérant les possessions de Saint-Riom, cite les églises de Bréhat et de l'île Béniguet, proche de Bréhat. En 1214, ces deux îles sont encore nommées dans l'aumône" faite par Conan, frère du duc Alain, et par sa femme Aliénor, à la même abbaye. On dit même qu'il y avait à cette époque six chapelles ou églises (l'une d'elles, Sainte Barbe semble-t-il, fut convertie en poudrière au XIXème siècle et deux autres tombaient en ruines).

Bréhat est mentionnée (quod parrochiani de Brihiat habeant presbiterum residentem in eadem insula - Anc. év. IV, 117) comme paroisse dès 1219, date à laquelle l'évêque de Dol accorde à ses paroissiens d'avoir un prêtre résidant dans l'île. Il s’agit jusqu'à la Révolution d’un prieuré-cure dépendant de l’abbaye de Beauport et appartenant au diocèse de Dol. Au Moyen Age, la paroisse de Bréhat avait pour subdélégation Paimpol et ressortissait au siège royal de Saint-Brieuc. La cure était présentée par l'abbé de Beauport. Elle faisait partie du duché de Penthièvre et du comté de Goëlo. Jusqu'à la Révolution, le "recteur" du prieuré de Bréhat touchait la portion "congrue" et le tiers de la dîme que le duc de Penthièvre percevait à la "douzième gerbe". Le recteur de Bréhat avait, de plus, une chapellenie, Kéranroux (île nord), dépendant de l'évêché de Dol. Sa paroisse embrassait en outre l'île Béniguet. Elle avait le titre de châtellenie. La haute justice appartenait au duc de Penthièvre et s'exerçait à Paimpol. 

L'île-de-Bréhat est ravagée par les troupes anglaises, débarquées sur l'île Lavret et commandées par l'amiral anglais Edmond, Comte de Kent (agissant pour le duc de Bretagne, Jean V, qui est en conflit avec Marguerite de Clisson), en 1409. Les maisons sont incendiées, les gens sont massacrés et les défenseurs de l'île pendus aux ailes du moulin du Nord, Creac'h ar Pot (1409). Son château, établie au nord-est du bourg et propriété de la Comtesse de Penthièvre, est confisqué et rasé par le duc vers 1422 et la seigneurie qui fait jusque-là partie du comté de Penthièvre devient alors l'apanage de la famille ducale (Arthur de Bretagne, frère du duc). 

La paroisse de Bréhat (ou de l'isle de Bréhat) est érigée en commune en 1790. Elle élit sa première municipalité le 8 février 1790. Le nom « Ile-de-Bréhat » est officialisé le 31 décembre 1886.

On rencontre les appellations suivantes : Insula Brihiacum (en 1083), Brehat (en 1084), Brihiat (en 1148), Eccl. de Brechat (en 1181), Brehat (en 1198), Brihat (en 1202), Brihiat (en 1214, en 1219, en 1241), Briat (en 1244), Par. de Brihat (en 1255), Brehat (au XIVème siècle).

Note 1 : En 1409, le château de Bréhat, appartient à la Comtesse de Penthièvre. En 1409, le comte de Kent ravage "l'insula Brahat" . Le château est confisqué par le duc de Bretagne en 1422. En 1434, est fondé le couvent des Cordeliers sur l'île Verte. En 1437, Jean VI, duc de Bretagne, donne au comte de Richemont la châtellenie et l'île de Bréhat, confisquées sur la famille de Penthièvre. Le 19 janvier 1450, Jacqueline de Bretagne reçoit de son père, la seigneurie de Bréhat (archives des Côtes d'Armor, 1E 1309). En 1471, le vicomte de Martigue, comte de Penthièvre, recouvre Bréhat. La seigneurie de Bréhat est vendue le 19 décembre 1566 à Sébastien de Luxembourg par Catherine Brécart, épouse de Jean Le Chaponnier. En 1590, le duc de Mercoeur fait construite à Bréhat un fort sur les ruines de celui que le comte de Kent avait détruit en 1409. Le 12 mai 1591, l'île de Bréhat qui appartient au duc de Mercoeur (gendre de Sébastien de Luxembourg), chef de la Ligue, est prise par les Anglais, commandés par Norris (partisan du futur Henri IV) et par l'armée royale française, commandée par le capitaine La Tremblaye et le lieutenant Kergomar. Les résistants sont pendus aux ailes du moulin Sud, Creac'h Tarek. Dès le 3 juin 1591, l'île est reprise par la Ligue (les Espagnols y tiennent même garnison et s'entourent d'un retranchement au lieu-dit "Bec per ar Ouen" ). En effet, après le départ des Anglais de Paimpol, les Malouins envoient à Bréhat Jean Jonchères des Portes, qui s'empare de l'île et du château (- 1er juin 1591 : "Est permis au capne Jan Jonchée, sr des Portes, d'armer et équiper navires pour faire la guerre aux ennemis, parce qu'il ne pourra prendre sur les Angloys, Allemans, Flamans, Hirois et Ecossois, et amènera les prinses qu'il fera en ce lieu pour les faire juger, et particulièrement essayer à surprendre les ennemys qui ont pris l'isle de Bréhat, démolir leurs fortifications" - 3 juin 1591 : "Lecture faite d'une lettre missive présentée par Mr le Procureur, luy escrite par le capitaine Jan Jonchée sr des Portes, par laquelle il donne avis avoir conquis l'isle de Bréhat sur l'ennemy, qu'on luy envoye du secours, et quel ordre on veut donner pour la conservation et garde d'icelle, en laquelle il délibère demeurer jucq à ce qu'on y ait pourvu... Ce que mis en délibération, a esté conclud qu'il sera, le plus promptement que faire se pourra, envoyé 30 ou 40 soldatz à ladicte isle pour secourir et fortifier ledict sr des Portes, lesquels seront aux fraiz du butin qui sera prins sur les ennemys d'icelle..". En 1594, l'île est reprise par les Royaux du capitaine Coatallec (Kerhallec ?) qui en est nommé gouverneur. En 1594 et 1595, on voit commander dans cette île un gentilhomme royaliste, appelé M. de Kerhalec ou Kerhallec. Le 6 août 1599, la seigneurie de l'île de Bréhat est cédée à la duchesse de Mercoeur. Au début de mars 1600, le capitaine ligueur Guy Eder de la Fontenelle est arrêté à Bréhat et conduit au château de Nantes, où il est emprisonné le 7 mars. 

Note 2 : la commune de Bréhat est composée de l'île de ce nom (Ile de Bréhat) et des îlots ar Morbil, Raguenès-Meur, Roc'h Ru, Lavrec, Logodec, Raguenès, Guillamger, Trouézen, Ile-Verte et Béniguet. Ces îlots ont pour villages Crec'h-Bras, Mezarrun, Kergaro, Toul-ar-Heré, Séhérès. L'île de Bréhat proprement dite se compose des villages de Saint-Rion, Kerrien, Crec'h-Esquern, Toul-ar-Oas, Crec'h-Rogen, Kervilon, Roc'h-Verrien, Kerarguillis, Crec'h-ar-Gal, Crec'h-ar-Pot, Kerarguen, ar Poullo, Keranroux, Crec'h-Allano, ar Prad, Pen-ar-Prat, Crouezen, Gardenno, le Birlot, Kermiquel, Crec'h-Tarée, Kerguévéra, Crec'h-Briand, Crec'h-Simon, Crec'h-Kerio, Roch-Losquet, Crec'h-Guen.

Note 3 : Sous le règne de Louis XIV (1643-1715), Vauban, ingénieur militaire et maréchal de France, recommande, dans une lettre datée de Brest (1er juin 1695), de fortifier, pour la défense des côtes, Paimpol et Bréhat. Il y fait installer une batterie côtière et relier les deux tronçons de l'île par une chaussée, le "Pont ar Prad" (Pont de la prairie), ou "Pont Vauban". Entre 1774 et 1783, il y avait des batteries d'artillerie au Pann, aux îles Morbic, Lavret, Raguenès et Logodec. Sous le règne de Louis XV, il y a une batterie à la Citadelle. La Citadelle actuelle est édifiée sous le Second Empire, de 1860 à 1862, lors du vote de la loi militaire de 1872 (on y loge des soldats jusqu'en 1875). Après son abandon, elle se voit réarmée le 11 janvier 1899 dans la crainte d'un conflit avec les Anglais : de Langres vient une batterie et, de Saint-Brieuc, une compagnie du 71ème de ligne..

Note 4 : quelques visiteurs de marque auraient pu signer le livre d'or de Bréhat : Pasteur y passe ses vacances en 1885 à Ker Briand, Floury (en 1749), le docteur Bonnemaire, gynécologue connu (en 1886), l'actrice Madeleine Renaud (en 1940), Jean-Louis Barrault, le peintre danois Josepsen, etc ....

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PATRIMOINE de L'ILE-DE-BREHAT

l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XV-XVII-XVIIIème siècle), dédiée jadis à Saint-Samson. Elle fut maintes fois remaniée : en 1677, 1700, 1783, 1823, 1874 (grandes réparations) et en 1895 (restauration complète). L'édifice actuel est en forme de croix latine avec chevet plat et clocher-mur. L'église comprend une nef avec bas-côté de quatre travées au Nord, de deux travées au Sud plus deux occupées par le porche, un transept et un choeur. Une date de 1651 est inscrite sur un pilier de la nef Sud. Le clocher, qui est doté d'un fronton renaissance à balustrade entre deux tourelles basses, date de 1658 (pour la partie basse) et de 1770 (pour la partie haute). Cette église, dont la construction débute en 1651, succède à un édifice du XIIème siècle. Le porche Sud date de 1700 : il est pavé de pierres tombales datées du XVIIIème siècle et appartenant à la famille Fleury. Le choeur, oeuvre du sculpteur Olivier Martinet, date de la seconde moitié du XVIIème siècle. La chaire à prêcher date du XVIème siècle : elle est soutenue par une cariatide, un homme agenouillé, taillé dans la masse et un chapiteau. Les autels latéraux comportent un retable peint : celui de gauche représente la Vierge Marie confiant le rosaire à saint Simon Stock et à sainte Brigitte, celui de droite représente le Christ baptisé dans les eaux du Jourdain par saint Jean Baptiste. Le retable, oeuvre d'Olivier Martinet et restauré en 1789, date du XVIIème siècle (vers 1670). Le retable de type lavallois comprend un tableau, oeuvre du paimpolais C. Hamonic, représentant la Crucifixion et Marie Madeleine. Les confessionnaux datent du XVIIIème siècle. Dans le choeur, se trouve un lutrin fait d'un aigle de bois sculpté (XVIIIème siècle), qui viendrait d'Angleterre. La grille en bois des Fonts Baptismaux date du XVIIème siècle. L'église abrite un tableau intitulé "Vierge au Rosaire" (XVIIIème siècle) et une maquette de bateau (XVIIIème siècle). La frégate de course a été offerte en 1836 par l'amiral Cornic : elle était portée jadis à la procession de Kéranroux. On y trouve aussi une copie de la "Descente de Croix" de Rubens, un tableau rappelant l'établissement en 1716 d'une filiale de Notre-Dame de Pitié, un Christ gisant peint par Dupuis, une copie de "l'Annonciation de Raphaël". Elle abrite aussi plusieurs statues : une statue en bois de saint Riom (XVIIème siècle) qui avait autrefois sa chapelle sur la route de Pann, une statue toute blanche de saint Expedit (chef d'une légion romaine), martyrisé sous Dioclétien, au IVème siècle, ainsi que des statues en bois de saint Budoc, de sainte Catherine domptant un monstre ;

la chapelle de la Corderie ou Notre-Dame de Keranroux (XVIIIème siècle), reconstruite en 1860, sous l'épiscopat de Mgr David dont les armes ornent le choeur. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. La chapelle est durant plusieurs siècles une chapellenie distincte de la paroisse de Bréhat-Bourg : elle est rattachée à la paroisse en 1700. Avant 1789, l'édifice religieux était desservi par les Récollets de l'île Verte. La chapelle est vendue comme bien national, aux enchères en 1795, puis rachetée par les habitants. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Keranroux, cachée par les paroissiens à la Révolution sur l'îlot de Roc'h ar Velen, dans l'anse de la Corderie. Elle est la chapelle des gens de mer et contient de nombreux ex-votos de marins. Près de la chapelle, se trouvait jadis un calvaire portant la date de 1752 et détruit en 1975 ;

la chapelle Saint-Michel (XVIII-XIXème siècle), édifiée semble-t-il en 1852. Cette chapelle remplace une autre chapelle bien plus ancienne qui servait jadis de corps de garde et de magasin à poudre durant la Révolution. La chapelle est un rectangle avec chevet à pans abattus. Très délabrée, elle est restaurée en 1860 par les soins de l'ingénieur Raynaud. Peinte en blanc, elle sert d'amer à la navigation ;

l'ancienne chapelle Saint-Rion ou Saint-Riom (en ruines). La chapelle, de plan rectangulaire et mesurant neuf mètres de long sur dix de large, est située sur un site religieux du XIIème siècle. Aux XIIème et XIIIème siècles, elle sert de chapelle pour les lépreux. A côté de la chapelle existait jadis une maladrerie et le "cimetière des lépreux". Dans les ruines, on peut voir encore un bénitier d'origine et une auge en pierre ayant servi de baptistère. Une statue représente saint Rion, moine du VIIème siècle. La chapelle est vendue comme bien national, en 1794, mais ne trouve pas acquéreur ;

l'ancienne chapelle Saint-Samson, aujourd'hui disparue. En 1720, un habitant de Bréhat est pris par les Barbaresques et retenu dans un bagne d'Alger. Il fait voeu, s'il est racheté par les Pères de la Merci, de bâtir une chapelle à saint Samson. Exaucé peu après, il réalise alors sa promesse. Cette chapelle existait encore en 1790 et devient propriété privée en 1898. Un bois de mimosas l'entourait ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, située sur l'île Béniguet. Cette chapelle est mentionnée en 1198 dans un acte d'Innocent III. Vendue en 1798, elle est démolie en 1864 et les pierres sont vendues pour 53 f à Jean Marie Le Cam ;

le calvaire de Keranroux (1752 ou 1792) ;

la croix de Saint-Michel (XVIIIème siècle) ;

la croix de Saint-Maudez (1788). La légende raconte qu'au VIème siècle, saint Maudez (ou Modez) serait venu évangéliser Bréhat ;

le presbytère (1658) ;

le pont Vauban ou Pont-ar-Prat (1694-1695) ;

les croix de Kerano (1642), de Kerarguilis (XVIème siècle), du Port-Clos (haut moyen âge), de Crech Guen ou du Tertre Blanc (1721), du sémaphore (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Rion, située à côté des ruines de la chapelle Saint-Rion ;

les maisons des Corsaires Floury (1611), Courrouge (1723), l’école maternelle (1714), auberge (XVIIIème siècle), à tour carrée (XVIIème siècle et 1721) ;

la maison de l'amiral Cornic (1767) et sa maison natale (1735), toutes deux situées à Crech Tarek ;

la maison du corsaire à Crech Briand (1749) ;

les maisons Armez Quef (1766), étang de Birlot, à Bellevue, à Crech ar Pot, à Crech Esquen, à Crech Guen (XVIIIème siècle), à Crech Kirio (1678), à Crech Simon (1735/1784), au Gardeno (1763), à Kerarguilis (XVIIIème siècle), à Kergoareva, à Kermiquel (1781), à Kerverrien ; 

d'autres maisons datant de 1659, 1718, 1749, 1777,…… ;

le moulin à vent de Krec'h ar Pot ou Crac'h ar Pot (XIV-XVème siècle-1748) et de Krec'h Tarek ou Crac'h Tarek (1632 ou 1682). Le moulin à marée du Birlot (1632-1638) et de Kerpont ;

A signaler aussi :

la croix mérovingienne de Pors-Clos ;

le site archéologique de Goareva avec un abris sous roche (à l'entrée du Port-Clos) ;

le site archéologique de l'île Lavret (bâtiment romain, cimetière mérovingien et carolingien). Le cimetière "Beret ar Chapel" comprend une soixantaine de squelettes enterrés sans sarcophages et séparés les uns des autres par de grandes pierres plates. Des fouilles (1888) mirent à jour 8 cellules alignées, d'un diamètre de 3 à 5 mètres et distantes les unes des autres de 4, 5 et 10 mètres ;

le site archéologique de la fondation Harancourt à Plasemm al Lomm (Kervarabès) (Paléolithique supérieur) ;

les ruines du monastère de l'île Verte (moyen âge) ;

un bénitier en granit situé près de l’ancienne mairie ;

une guérite et batterie (XVIIIème siècle) ;

une poudrière de Roch-Née (XVIIIème siècle) ;

le fort de Goareva (1863) ;

les phares du Paon (1853) et du Rosédo (1862), situés dans l'île nord. Ces phares sont détruits en 1944 et reconstruits de 1947 à 1949. A noter qu'un sémaphore était jadis installé sur le haut du tertre qui porte la chapelle Saint-Michel. Détruit par la foudre en 1820, il sera déplacé en 1862 ;

A noter que l'archipel de Bréhat se compose de deux grande îles (l'île Sud et l'île Nord), et de nombreux îlots. Les deux grandes îles sont réunies par le pont Vauban. Parmi les îlots, on peut mentionner :

- l'îlot de Béniguet ou Biniguet, cité dès 1198 (présence d’une église au moyen âge) dans une lettre du Pape Innocent III qui énumère les biens de l'île Saint-Rion ou Saint-Riom. Il est appelé Binivet, Biniwit (en 1198), Binnigueth, Biniguet (en 1202), Biniguez, Bigniguez (en 1214). L'église (ecclesia Binivet), placée sous la dédicace de saint Guénolé, est mentionnée en 1198 dans la confirmation des biens de l'abbaye de Saint-Rion, dans l'île de ce nom. L'île Béniguet apparaît aussi en 1214, dans l'aumône faite par Conan, frère du duc de Bretagne. L'île, prieuré de Beauport dès 1202, est échangée en 1253 au profit de la maison de Goëlo. Au XVIème siècle, Béniguet appartient au duc de Richelieu, héritier des anciens seigneurs de Belloy, et paie la dîme à la "douzième gerbe". Le recteur de Bréhat en avait la charge et le bénéfice. Il ne subsiste aucune trace de l'église ;

- l'îlot Saint Rion ou Saint-Riom, situé à un kilomètre et demi au large de la pointe de Porz Even. La tradition rapporte que saint Rion, moine venu d'outre-mer, aurait fondé son monastère sur C'haro Enez, l'île aux Cerfs, en des temps très anciens, ce qui expliquerait que l'île porte le nom de ce saint Fondateur. Saint Rion, compagnon de saint Maudez, est parfois confondu avec saint Riok (moine de l'abbaye de Landévennec) ou saint Riowen (moine de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon). En 1184, Alain d'Avaugour, comte de Goëlo, décide la fondation sur l'île Saint Rion d'une abbaye, érigée pour le repos des âmes de son père Henry de Penthièvre et de sa mère Mathilde de Vendôme. Cette abbaye est confiée aux Augustins de Saint Victor de Paris et placée sous le vocable de saint Rion dont les reliques qui se trouvaient à Bourges depuis les années 840, réclamées, par le comte de Goëlo, sont remises aux chanoines. Le 4 mai 1198, le Pape Innocent III confirme la fondation par une bulle qui énumère les biens reçus par l'abbaye et y ajoute l'île Béniguet. En 1202, les chanoines de Saint Victor quittent l'île et Saint Rion devient une annexe de l'abbaye de Beauport, nouvellement fondée par le même Alain d'Avaugour aux environs immédiats de Paimpol. L'abbaye de Beauport est confiée aux Prémontrés de la Lucerne, en Normandie. La charte de fondation de Beauport prévoit que deux religieux doivent séjourner en permanence sur l'île Saint Rion. Il semble que l'île ait été occupée très temporairement en 1783 par les Anglais. Six des cellules monastiques sont sur la presqu'île qui termine à l'Ouest l'île Saint Rion (lieu-dit "la pointe aux courlis") et une septième cellule se trouve sur l'île principale près de l'isthme qui relie la Pointe aux Courlis à la côte. Sur la presqu'île, on trouve aussi du Nord au Sud un élément de mur adossé à un amas de rochers.

- l'îlot Lavret ou Lavrec (occupé au Vème siècle par des moines). Il conserve de nombreuses traces d'occupation humaine du néolithique, notamment un édifice romain pourvu d'un équipement de chauffage et un cimetière mérovingien et carolingien. Les ruines de la villa gallo-romaine, datent de la première partie du IVème siècle. En effet, dans les fondations du pignon Est, au fond d'un entonnoir fait de briques romaines, on a trouvé entre deux tuiles, et intactes, trois médailles romaines : un petit bronze de Crispus, fils de Constantin (317-326), et deux autres de Constantin II (337-340). L'îlot est appelé Insula Laurea  (île Laurier) vers 880 (dans la Vie de saint Guénolé). Il était occupé primitivement par un séminaire, fondé vers 470 par saint Budoc. Ce séminaire était, semble-t-il, destiné à préparer les jeunes clercs au sacerdoce. En 520, Fracan et Guen (son épouse) y conduisirent leur fils Guénolé (fondateur de l'abbaye de Landévennec). Le 7 février 1726 est bénie la chapelle Saint-Simon et Saint-Jude de l'île Lavret (aujourd'hui détruite) ;  

- l'îlot Logodec ;

de très nombreux petits îlots :

- à l'est : Ragenez Meur, Ragenez Vian, Roch Du, Roch Louet, Seheres, Voulc'h, Ar Ouis et Morbic ;

- à l'ouest : Raguenez, la Chèvre, le Bouc, les Agneaux, les trois îles, l'île Verte, Roch Losquet, Crouezen, Liorzou et Roch Velen. L'île Verte (au sud-ouest) est nommée Enez-Glas en breton. Aux Vème et VIème siècles, existait un monastère dans l'île Verte, fondé par un disciple inconnu de saint Budoc. Ce monastère est détruit par les Normands au XIème siècle. On a fréquemment prétendu que saint Guénolé s'était installé à l'île Verte plutôt qu'à Lavret. Au IXème siècle, les religieux qui habitent l'île Verte embrassèrent la règle de Saint Benoît. On y trouve un couvent de Franciscains entre 1434 et 1436. La demeure des moines est agrandie et embellie dès 1436, grâce à son propriétaire, Gilles de Tournemine, seigneur de la Roche-Jagu. Un inventaire nous apprend que la maison comprend alors : "En bas, la cuisine, l'office et le réfectoire. En haut, deux dortoirs (14 cellules), plus une chambre et un cabinet. Il y avait aussi une cave et un grenier couvert en ardoises, un cloître avec un puits au milieu, un appentis pour les domestiques, deux chambres d'hôte, un calvaire au sommet d'un rocher, des jardins clos de murs, un port avec embarcadère et pêcherie". Lors d'une réforme monastique, en 1458, le couvent passe des Franciscains aux Récollets, qui le tiennent jusqu'à la Révolution. Une chapelle, dédiée à la Vierge, y est mentionnée aussi au Nord (hors clôture) par un inventaire du 27 mai 1790. Le 16 juillet 1792, un procès verbal mentionne une "chapelle des Anges", vraisemblablement l'église conventuelle. Ce couvent aurait aussi servi, dit-on, de pénitencier aux moines de l'abbaye de Beauport. La Révolution de 1789 ferme le couvent qui comprend alors six religieux. Les objets mobiliers sont vendus les 1er et 2 juillet 1791, à l'exception de la bibliothèque (999 volumes), puis l'île elle-même, est adjugée pour 4 500 livres au sieur Guillou, le 10 juillet 1792.

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ANCIENNE NOBLESSE de L'ILE-DE-BREHAT

Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés deux nobles de Bréhat : Guillo Quemareuc et Tudual Quemareuc.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 5 nobles de Bréhat :

Guillaume BAZIL (15 livres de revenu) : défaillant ;

Roland CARLEAUX (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LE BIGOT (10 livres de revenu) : défaillant ;

Alain LE FORESTIER : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Vincent QUEMAREC : défaillant ;

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