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ILE-D'ARZ

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La commune de l'Ile-d'Arz (bzh.gif (80 octets) An Arzh) fait partie du canton de Vannes. L'Ile-d'Arz dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de l'ILE-D'ARZ 

Ile-d'Arz signifie, semble-t-il, île de l’ours.

En 1008, le duc Geoffroy de Bretagne donne la partie sud de l'île-d'Arz à saint Félix, abbé de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys, et les moines y construisent un prieuré et une église dédiée à Notre-Dame. En 1033, Alain III, duc de Bretagne, donne la partie nord de l'île-d'Arz à l'abbaye Saint-Georges de Rennes et fonde un second prieuré : "Qu'il soit connu de tous ceux qui portent le caractère de chrétien que Alain, par la grâce de Dieu, duc des Bretons, a donné pour le salut de son âme et de celles de son père, de sa mère, de son frère, et pour le bonheur de ses enfants, la moitié de l'Ile d'Art, avec tous les droit et coutumes qui appartiennent au comte, d'une manière absolue et perpétuelle, à Saint-Georges (de Rennes) et aux soeurs qui y servent Dieu. Si quelqu'un veut s'opposer à cette donation, qu'il soit séparé de la communion des fidèles et qu'il reste éternellement excommunié par les évêques présents, à moins qu'il ne fasse pénitence" (D. Morice). Le prieuré de Saint-Georges comprend toute la partie Nord-Est de l'île-d'Arz, jusqu'aux îles Drénec inclusivement. L'autre moitié de l'île dépend du prieuré de Notre-Dame, membre de Saint-Gildas-de-Rhuys. Ces deux prieurés possèdent un droit de haute, moyenne et basse justice. 

L'île d'Arz s’appelait autrefois l'île des Capitaines. L'île d'Arz est érigée en commune en 1790. Son territoire englobe six îles : l'île de Piren (ou Spiren), l'île Le Mouchiou (ou Mouchioux), l'île Lerne, l'île Drénec (3 îles), l'île Ilur et l'île Iluric. Ilur est annexée à l'Ile-d'Ars en 1615.

Un prêtre d'Ilur (presbiterum d'Ilur) est mentionné en 1251 lors d'une contestation qui l'oppose à des laïcs. Ylur était paroissiale vers 1330 et jusqu'en 1615 (date de son annexion à Arz). L'église prieurale devient paroissiale après la déchéance de l'ancienne paroisse d'Ilur.

Note 1 : L'île d'Arz, en breton En Arh, située au sud-ouest de Vannes, dans le golfe du Morbihan, mesure aujourd'hui une superficie de 269 hectares, à marée haute. Lorsque la mer est basse, cette superficie est double, et elle comprend dans son périmètre les îlots de Pirenn, Mouchot, Drénec, Escobenn et Lern. L'Ile d'Arz est séparée de Boued, ou de la côte de Séné, par un chenal, qui n'a que 10 pieds de profondeur au-dessous des plus basses marées ; et comme le sol s'est affaissé d'au moins 16 pieds depuis l'érection du cromlech d'Er Lannig, il s'ensuit qu'on pouvait anciennement aller à pied sec de l'île d'Arz à Séné. Le sol, profond et sablonneux, est d'une grande fertilité ; il est travaillé, comme en plusieurs endroits de la côte, par les femmes, car une grande partie des hommes est occupée à la navigation. La population est en 1891 de 1158 habitants. Les monuments celtiques de cette île sont : A Penraz, au sud-est du bourg, la moitié d'un cromlech, ayant environ 20 mètres de diamètre ; à Gréavau, un reste de tumulus ; au cap de Broel, des menhirs et des dolmens ruinés ; à Pen-Lious, des menhirs et trois dolmens ruinés ; à Pénéreau, un dolmen bouleversé (Bull. 1881, p. 26. — 1884, p. 188). La période romaine est signalée par un goulot d'amphore, et des fragments de briques et de vases romains, trouvés à Pénéreau, à côté d'objets celtiques. L'île d'Arz, à cause de son voisinage de la ville de Vannes, a dû recevoir d'assez bonne heure la semence de l'Evangile, et il est probable qu'elle était déjà paroisse lors des invasions normandes au IXème et au Xème siècle. A la restauration religieuse du XIème siècle, la moitié méridionale de l'île fut cédée, vers 1008, par le duc Géoffroi I à saint Félix, abbé de Rhuys. Les moines y envoyèrent des colons, tirés de la presqu'île : on reconnaît encore dans la population le type des habitants de Rhuys ; le costume est aussi à peu prés le même, mais plus élégant et mieux porté. Les religieux bâtirent l'église de Notre-Dame, qui servit de centre au prieuré et à la paroisse ; le prieur fut en même temps le supérieur des moines et le recteur de la paroisse. Quand, un siècle ou deux plus tard, les religieux rentrèrent à l'abbaye, le prieur de Notre-Dame conserva le titre de recteur primitif, la jouissance de la dîme à la 6ème gerbe dans toute l'étendue de l'île, et le droit de célébrer la messe paroissiale à Pâques, à l'Assomption, à la Toussaint et à Noël. Le vicaire perpétuel, chargé de le remplacer, fut payé par lui, présenté par l'abbé de Rhuys, et institué par l'évêque de Vannes. A côté de ce prieuré, le duc Alain III en fonda un autre en 1033, sous le nom de Saint-Georges, qu'il donna à l'abbaye de ce nom à Rennes : il comprenait la moitié septentrionale de l'île, jusqu'aux îles Drénec. Vers l'an 1500, l'abbaye de Saint-Georges acquit une partie des terres de Notre-Dame, et s'affranchit de la dîme sur son domaine, moyennant une redevance annuelle de huit perrées de froment ; mais, en retour, elle s'engagea à payer la moitié de la portion congrue du vicaire, et la moitié des grosses réparations de l'église paroissiale. Ces deux prieurés avaient le droit de haute, moyenne et basse justice sur les habitants de leur fief respectif, et possédaient chacun, un moulin. La juridiction civile de Notre-Dame fut absorbée, dès la fin du XVème siècle, par la sénéchaussée de Rhuys ; mais celle de Saint-Georges se maintint jusqu'en 1790, et s'exerçait à Vannes. En dehors de ces deux prieurés, il y avait encore la seigneurie de Kernoel. L'île d'Arz appartenait au territoire ecclésiastique de Vannes. En 1790 elle fut érigée en commune, du canton d'Arradon et du district de Vannes. En 1791, M. Le Rouzic, son recteur, refusa le serment à la constitution civile du clergé et dut bientôt quitter son presbytère. La même année, commença la vente des biens ecclésiastiques, qui ne se termina qu'en 1795. Le prieuré de Notre-Dame y perdit sa maison prieurale du bourg, un jardin, deux prairies, un moulin à mer, une vigne, et différentes pièces de terre, vendus pour la somme totale de 52,975 livres. Le prieuré de Saint-Georges perdit sa maison, un pré à Kernoel, une pièce de terre, un moulin à vent, et l'île de Drénec, le tout vendu 10,790 livres. La chapellenie de Kerlois vit vendre pour 37,150 livres de terres disséminées en divers endroits. Enfin la chapellenie du Néro y perdit pour 6,360 livres, et le couvent des Dominicains de Vannes pour 7,715 livres de propriétés diverses. L'île d'Arz fit partie en 1800 de l'arrondissement de Vannes, et en 1801 du canton de Saint-Pierre, ou de Vannes-Ouest, ce qui n'a pas été modifié depuis. Cette île a vu naitre : 1° M. Mahé, chanoine, auteur d'un Essai sur les Antiquités du département du Morbihan en 1825 ; 2° M. Monnier, professeur, mort représentant du peuple en 1854 ; 3° M. F. Rio, auteur d'une Histoire de la petite chouannerie et d'une Histoire de l'Art chrétien, mort en 1874 ; 4° M. Le Joubioux, chanoine, poète breton et littérateur distingué, mort en 1888 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Ilur n'est plus aujourd'hui qu'un îlot du Morbihan, situé entre l'île d'Arz et la côte de Sarzeau. Mais quand on l'examine à marée basse, on voit qu'il tient encore au continent de Rhuys par une plaine vaseuse, tandis qu'il est séparé de l'île d'Arz par le lit assez profond de la rivière de Noyalo. Il en est de même des îlots d'Iluric, de Godec, de Tascon et de Baliran, etc... Ce sont les points saillants d'un sol, qui s'est lentement affaissé et qui a été envahi par la mer dans ses parties basses. Un curieux procès de 1770, conservé dans les archives de Sarzeau et concernant cette plaine vaseuse, constate les envahissements continus de la mer, et prouve que certains propriétaires payaient encore, à cette époque, au domaine, des rentes pour des parcelles de terres qui étaient sous l'eau à marée haute (Bull. 1882, p. 8). On a signalé comme celtique un tumulus ou un tertre, qui se trouve dans la partie sud d'Ilur. Mais cette attribution n'est pas certaine, car il semble faire partie d'une construction ou d'un parc, où se rencontrent de nombreuses briques romaines et des pierres cubiques de petite dimension. Une fouille serait indispensable pour bien déterminer l'âge et la nature de ces ruines (Bull. 1881, p. 30). L'Ile d'Ilur n'a qu'un village, qui compte, en 1891, une vingtaine d'habitants. Il n'y a pas là certainement de quoi constituer une paroisse, et cependant Ilur a été jadis une paroisse et une très ancienne paroisse. Comment expliquer ce phénomène ? Son érection en paroisse n'a pu avoir lieu que lorsqu'il y avait une population assez considérable et une superficie assez étendue. Or, ces deux conditions n'ont pu se rencontrer que lorsque l'île faisait partie du continent de Rhuys. De là se tire une autre conclusion : l'érection d'Ilur en paroisse est nécessairement postérieure à la création du diocèse de Vannes en 465, c'est-à-dire qu'au Vème et au VIème siècle l'île n'était pas encore séparée du continent. Au XIème siècle, quand Sarzeau remplace Ilur sur la terre de Rhuys, la séparation était déjà consommée. Désormais, grâce aux envahissements de la mer, cette antique paroisse ira toujours en diminuant jusqu'à sa suppression définitive. Son église, qui vient d'être remplacée par une petite chapelle, avait la forme d'une croix latine, à chevet arrondi ; elle était de style roman et elle pouvait remonter au XIème siècle : elle avait donc succédé à une plus ancienne construction. On a retiré de cette église et du cimetière qui l'entourait deux cercueils en granit, intacts, longs de 2m05 et de 1m95, plus larges à la tête qu'aux pieds, de même hauteur partout, et munis d'un espace carré pour recevoir la tête. Au moment de sa découverte, le premier portait encore un fragment de couvercle prismatique, semblable aux couvercles des tombes de saint Félix et du moine Rioc, qui se voient à Saint-Gildas de Rhuys et qui sont du XIème siècle. Le second cercueil n'avait plus de couvercle. Au bas de la nef, on a trouvé quatre ou cinq tombeaux en maçonnerie, d'une date postérieure aux précédents, et dépourvus également de couvercles. Cette église, dont la toiture et les portes étaient ruinées en 1605, fut réparée peu après. Dix ans plus tard, Mgr Jacques Martin, trouvant cette paroisse trop pauvre et trop réduite pour supporter ses charges, l'annexa à 1'Ile-d'Arz par décret du 30 juin 1615. Son presbytère était alors tout neuf, et servit ensuite, pendant 38 ans, de logement au prêtre chargé du service des deux îles. Le recteur d'Ilur dîmait seul et à la 11ème gerbe sur toute l'étendue de son île. L'évêché de Vannes y possédait des tenues à domaine congéable, une garenne et une vigne ; il avait en outre la mouvance de toutes les maisons, terres et héritages, composant les îles d'Ilur, Iluric et Godec. En 1790, Ilur, réduit au rang de simple village, fut annexé à la commune de l'Ile-d'Arz ; il n'en a pas été séparé depuis. Sa super­icie est de 41 hectares (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 3 : Légende de l'île d'Arz : "4 000 ans avant notre ère, l'île d'Arz était reliée à l'île des Moines, sa voisine, par un isthme dont il ne reste que la pointe de Brouël sur l'île d'Arz et la pointe de Brouhel sur l'île aux Moines. Un jeune homme de l'île d'Arz tomba éperdument amoureux d'une fille de l'île aux Moines. Ses parents s'opposèrent au mariage et le firent enfermer chez les moines. Mais cela n'empêcha pas la belle de se rendre tous les jours près de lui. Désespérés, les parents demandèrent à l'abbé du monastère d'attirer sur le couple la colère divine. Un soir, alors que la jeune fille traversait l'isthme pour rejoindre son galant, les vagues se levèrent à l'appel du prieur, la mer submergea l'étroite bande de terre, noya l'amante et sépara définitivement l'île d'Arz de l'île aux Moines"

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PATRIMOINE de l'ILE-D'ARZ

l'église de la Nativité de Notre-Dame (XIIème siècle), restaurée en 1396, 1412, 1553, et entre 1836 et 1840. Une partie de la nef et le carré du transept datent de la seconde moitié du XIIème siècle. En effet, le carré du transept, avec ses grandes arcades à cintre brisé reposant sur des colonnes engagées à chapiteaux romans, est du XIIème siècle. Les chapiteaux de ces colonnes, tous différents, sont sculptés d'animaux grotesques. La nef est éclairée au sud par de petites fenêtres à linteau échancré, et une croisée formée de quatre arcades en tiers-point, qui sont des témoins de l'ancienne construction romane. De 1396 à 1412, la charpente de la nef est entièrement refaite par Jehan Pierre, charpentier de l'Ile d'Arz : "L'an mil IIIcc IIIIxx XVI fut ceste yglise par Johan Pierrs, charpent. d'Art, lan mil CCCC et XII Iohan piers charpenter, fut ceste yglèse clocsée" (inscription sur les sablières de la nef). Le choeur à cinq pans, étayé de contreforts inachevés et dont les trois fenêtres sont surmontées de gâbles à l'extérieur, date du XVIème siècle et fut couvert en 1553 d'une charpente à sablières et entraits sculptés : "L. M. VccL. LLL. le VIe jour de apvril fu commence le bouais de ce choeur d'Ars, miseur P. de Venetis" (inscription sur les sablières du choeur). Le choeur est terminé par un chevet à trois pans couvert en 1553. La nef et les bras du transept sont très remaniés et l'on édifie une chapelle à l'angle de la nef et du croisillon Nord, au XVIIème siècle. La toiture du choeur et celle de la tour, sur le carré, sont reconstruites en 1752-1753 aux frais des prieurs, et l'église repavée. La tour carrée, romane à l'origine, a été très dénaturée. Au XIXème siècle, on allonge la nef d'un porche entre deux chapelles contenant l'une des fonts baptismaux, l'autre un escalier menant à la tribune construite à la même époque. Devant ce porche on replaque tant bien que mal la façade du XVème siècle dont le portail surmonté d'un gâble est en même temps très remanié. Les pinacles qui amortissent les contreforts sont également refaits. La charpente, dont on n'a gardé que les entraits et sablières, est remplacée par une voûte sur la nef et le choeur. La sacristie et la partie occidentale de la nef datent de 1836-1840. L'ensemble (charpente et voûte) a été restauré entre 1980 et 1990. A l'intérieur, on peut remarquer un bénitier polygonal encastré dans le mur ainsi que deux anges en haut-relief tenant des écussons, aux angles de la charpente de la nef. La peinture "Déposition de la Croix", oeuvre du peintre Lhermitais de Vannes (1700-1758), date de 1754 ;

Nota : L'église paroissiale de Notre-Dame (8 septembre) a été rebâtie en 1396 et achevée en 1412, comme le prouvent les deux inscriptions suivantes, gravées sur les sablières : Lan mil IIIcc IIIIxx XVI fut ceste yglise (commencée?) par Johan Pierrs, charpent. d'Art. — Lan mil CCCC et XII Iohan Piers charpenter, fut ceste yglise clocsée. Le plan de l'édifice est en forme de croix latine, avec contreforts adhérents et pinacles inachevés ; ses dimensions sont de 35 mètres environ sur 8. Au carré du transept les grandes arcades ogivales reposent sur des colonnes cylindriques engagées à chapiteaux romans. En 1553, on refit la charpente du choeur : L. M. Vcc L. III. le VIe jour de apvril fu commence le bouais de ce (coeur) d'Ars, miseur P. de Venetis. Deux siècles plus tard, en 1752 et 1753, le toit du choeur fut relevé à neuf, aux frais des prieurs ; l'église fut également repavée, « savoir le choeur jusqu'à la chaire à prêcher aux frais des prieurs, décimateurs de la paroisse, et la nef aux frais des paroissiens ». « Les maisons du bourg, dit M. de Francheville, bien bâties, groupées autour de l'église, et dominées par la flèche du clocher, présentent, vues de la mer, l'aspect d'une petite ville ». Le desservant de l'île se qualifiait Vicaire perpétuel, et, à partir de 1615, Recteur d'Ilur et Vicaire perpétuel de l'île d'Arz. A Ilur il percevait la dîme à la 11ème gerbe, mais à l'île d'Arz il n'avait qu'un traitement fixe de 200, puis de 400 livres. Après avoir séjourné quelques années à Ilur, il revint se fixer à l'île d'Arz, en confiant le soin d'Ilur à un curé. Quant au recteur primitif, ou prieur de Notre-Dame, il résidait parfois dans son bénéfice, et il en retirait, en 1756, un revenu net de 1150 livres. En fait de chapellenies, il y avait celte de Kerlois, dite aussi de Notre-Dame et de Saint-Georges, fondée le 10 décembre 1514 par Jean du Plessix, chanoine régulier de Pornic et prieur commendataire de Saint-Georges de l'île d'Arz. La dotation consistait en rentes sur des immeubles, et les charges étaient de deux ou trois messes par semaine. La présentation du titulaire, réservée à l'abbesse de Saint-Georges de Rennes, fut ensuite accaparée par la fabrique de la paroisse. On mentionne aussi, en 1756, la chapellenie de Dom Pierre, sur laquelle les renseignements font défaut. Vers le même temps se produisit une singulière réclamation : l'un des prieurés d'Arz réclamait à l'autre 80 journaux de terre, qu'il avait perdus depuis son origine ; on oubliait que c'était à la mer qu'il fallait les réclamer (Joseph-Marie Le Mené).

le prieuré Notre-Dame, reconstruit au XVIIème - XVIIIème siècle. Le prieuré de Notre-Dame est créé dès 1008 et son titulaire est dès l'origine le recteur de l'île entière (il possède à ce titre la dîme sur toute l'île). Si plus tard le prieur de Notre-Dame cesse de lever la dîme sur le territoire du prieuré de Saint-Georges, moyennant une rente fixe de huit "perrées" de froment par an, c'est le résultat d'un accord particulier. Le prieur de Notre-Dame n'a pas de chapelle spéciale : l'église de Notre-Dame est à la fois paroissiale et prieurale. C'est donc un prieuré-cure. La demeure des religieux est attenante à l'église et au cimetière, et a un jardin muré, sans compter une métairie de douze journaux et un moulin à eau. Quand le prieur-recteur rentre à l'abbaye, il est remplacé par un prêtre séculier, qui a le titre de vicaire perpétuel, et reçoit pour sa subsistance une partie des dîmes et tout le casuel. Ce vicaire est naturellement à la présentation de l'abbé de Rhuys et à l'institution de l'évêque. Le vicaire perpétuel, chargé de desservir toute l'île d'Arz, reçoit une portion congrue, non seulement du prieur de Notre-Dame, mais aussi de la prieure de Saint-Georges : chacun contribue pour une moitié. En 1790, la portion congrue est fixée à 100 livres, mais plus tard elle est augmentée, et portée à 200, puis 400. Le titre et les revenus du prieuré tombent en commende au XVIème siècle. On rencontre comme titulaires : Jean du Plessis (en 1514), Louis du Botderu (en 1540 et en 1575), Jacques du Botderu (en 1580), Georges Trébiet (en 1592), Noël Gâtechair (en 1601), René du Botderu (en 16..), Jacques Morin (en 1631), René Gouézault (en 1642), Jérôme de Laubrières (en 1666), Louis Maille (en 1702), Dom Georges Botherel (en 1703), François de Castellane (en 1725), Michel-Ange Pétricini (en 1750), François de Lironcourt de 1759 à 1791). En 1720, le prieur de Notre-Dame retire environ 360 livres de sa dîme, 200 livres d'une vigne, 165 livres du moulin, 90 livres d'un tonneau de froment et 60 livres de la ferme des terres, au total 875 livres. Plus tard, en 1756, son revenu net est évalué à 1 150 livres. Vers 1756, se produit une singulière réclamation : le prieur de Notre-Dame, trouvant que son domaine ne forme plus la moitié de l'île, réclame 80 journaux de terre à Saint-Georges. Le coupable était la mer qui avait lentement rongé le rivage. La révolution vient à son tour, et elle emporte le tout. Le 6 juillet 1795, la maison et le jardin du prieuré sont adjugés à M. Le Barre, pour 12 550 livres. Une prairie et des terres à l'île de Spiren au même, pour 11 000 livres. Le même jour, M. Brulon se rend acquéreur du clos de vigne pour 15 500 livres. La grande prairie et la terre du Berno pour 13 025 livres. Le moulin est vendu dès 1791 au sieur Guillemet, pour 1 900 livres et il est revendu le 10 août 1797 à J. P. Fabre, pour 2 046 livres. Ce qui donne un total 54 115 livres. Le logis sert de nos jours de mairie-école (J. M. Le Mené) ;

la maison priorale de l'abbaye Saint-Georges. La juridiction de Saint-Georges se maintient jusqu'en 1700 et dans les premiers temps, elle s'exerce à Vannes dans la salle du Présidial. Outre le domaine féodal de la moitié de l'île, la prieure a la propriété d'une maison prieurale, d'une grande pièce de terre, d'un pré et d'un colombier à Kernoel, d'un moulin à vent, de l'île du Drénec, et de 4 pièces de terre en Sarzeau. Elle paye la dîme sur ses terres au prieur de Notre-Dame, qui est le recteur de toute l'île, mais plus tard elle s'affranchit de ce tribut, moyennant une rente fixe de 8 "perrées" de froment par an, et l'obligation de contribuer à la pension du vicaire général. La Révolution supprime dès 1790 toutes les dîmes, puis elle vend les immeubles : - le pré de Kernoel est adjugé, le 20 avril 1791, à M. du Guernic, pour 240 livres, - la pièce de terre, le 27 avril, à M. Bernard, pour 4 150 livres, - le moulin à vent, le 4 juin 1791, à J. P. Fabre, pour 3 525 livres, - la maison prieurale, le 6 juillet 1795, à M. Brulon, pour 2 500 livres, - et enfin l'île du Drénec, vendue dès le 2 mars 1791, au sieur Guillemot, pour 375 livres, est revendue le 12 août 1797 à J. P. Fabre, pour 438 livres (J. M. Le Mené) ;

la chapelle Notre-Dame de Lourdes (1881), situé sur l'île Ilur. Cette chapelle, de forme rectangulaire, est dédicacée à Notre-Dame de Lourdes le 2 mai 1882. Elle remplace, semble-t-il, l'ancienne église romane du XIème siècle en forme de croix latine avec une abside semi-circulaire. En effet, lors de la construction de la chapelle, en 1881, des sarcophages en granite ainsi que plusieurs sépultures ont été mis à jour ;

le manoir de Kernoël (XIII-XIVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille de Kernoël puis Hamon (jusqu'au début du XVème siècle). Puis le manoir devient la propriété successive des familles Léhen (en 1440 avec Antoine Lehen, et en 1477 avec Pierre Le Hen), Le Cloérec (après 1477 et au XVIème siècle), de Guillaume Court (en 1656), de Jacques Thoumin de Kernégan (de 1668 à 1724), et de la famille Du Guernic (en 1730). Le manoir est saisi à la suite d'un procès avec l'abbaye Saint-Georges de Rennes et dévolu à Guillaume Court. Les chouans saccagent le manoir à plusieurs reprises : en mars 1795, en février 1798 et le 12 février 1800 ;

la maison de marin (XVIIème siècle), située au village de Pennero et restaurée au XIXème siècle ;

la tombe de François Rio (1874). François Rio (1797-1874) est un écrivain et critique d’art ;

le moulin de Béluré (XVIIème siècle) ;

A signaler aussi :

plusieurs monuments mégalithiques à Pen Raz, Gréavo, Cap de Brouel, Pennéro, Pen-Louis ;

les dolmens de Pen-Louis (IV-IIIème millénaire avant Jésus-Christ) ;

les salines solaires du XVIIIème siècle ;

l'ancien village paludier de Quéléron (XVIIIème siècle) qui remonte, semble-t-il, au XIIIème siècle ;

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ANCIENNE NOBLESSE de l'ILE-D'ARZ

A la réformation de 1440, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Ile d'Arz : Ollivier d'Arz et Hervé de Lynas, Antoine Lehen, Jouhan Quintin.

Lors de l'enquête des exempts de fouage de 1448, on comptabilise 4 nobles de l'Ile d'Arz : Jehan de Lohan (Kereleguan), Anthoine Lehen (Kernoël), Jouhan Quintin, Jouhan Conq ou Couq.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de l'Ile d'Arz :

Anthoine LEHEN (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une fouge ; ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 21 avril 1477, on comptabilise la présence de 3 nobles de l'Ile d'Arz :

Pierre LE HEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Veuve Jehan de FONTENNEMONT, remplacée par Ollivier Lehen : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Geffroy KERSTAB (100 soulz) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

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