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HUELGOAT

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La commune de Huelgoat (bzh.gif (80 octets) An Uhelgoad) est chef lieu de canton. Huelgoat dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HUELGOAT

Huelgoat vient du breton « uhel » (haut) et « koad » (bois).

C’est sur le territoire de Huelgoat que se trouve le plus important camp gaulois de la cité des Osismes (Camp d’Artus). Huelgoat s'est formé un peu au sud de la forteresse ducale appelée château d'Artus. Cette place-forte était occupée par une garnison de vingt lances en 1373, par ordre du connétable Bertrand Du Guesclin. La ville de Huelgoat aurait eu, elle aussi, des murailles, mais elles ont complètement disparu. 

Longtemps trève de Berrien, placée sous le vocable de saint Yves et dépendant de l'évêché de Cornouaille, Huelgoat prend son essor à partir du XIIème siècle. Huelgoat est élevé au rang de paroisse lors du Concordat en 1801. Huelgoat devient commune après la Révolution.

On trouve les appellations suivantes : Huelquoet ou Huelcoyt (en 1288), Uhelgoit (en 1338), Chastel du Helquoit (en 1373), Huelgoet (en 1391) et Uhelgoet (en 1540).

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PATRIMOINE de HUELGOAT

l'église Saint-Yves (1591), restaurée au XIXème siècle et en 1953. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, une travée formant faux transept et un chevet du type Beaumanoir à noues multiples. Sur le chevet, on lit l'inscription "1591/rebâti par Hierome Lagadec Fabrique en 1698". L'autel a été consacré le 15 novembre 1953. A l'intérieur de l'église, au-dessus des fonts baptismaux, on voit un groupe ancien de Saint Yves et les plaideurs (XVIIème siècle). L'église abrite aussi les statues de sainte Catherine, saint Raphaël et saint Corentin ;

la chapelle Notre-Dame-des-Cieux (XV-XVI-XVIIIème siècle), édifiée par un chevalier de Quélen Vieux-Chastel, seigneur de Keraznou à Brennilis. Il s'agit d'un édifice rectangulaire comprenant une nef avec bas-côtés de trois travées terminée par un chevet polygonal. Le retable du Rosaire date du XVIIème siècle. La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Le choeur renferme de belles boiseries sculptées dont les soubassements représentent six scènes de l'Enfance de Jésus : l'Annonciation, Visitation, Nativité, Annonce aux bergers, Adoration des Mages, Massacre des Innocents. A l'autel latéral nord, on voit une statue de Saint Antoine. A l'un des piliers est suspendue la Croix des pestiférés. On y voit des restes de verrières du XVIème siècle. L'église abrite saint Pierre, saint Paul et une sainte Trinité ;

l'ancienne chapelle Saint-Vinec, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle de la Coudraye, aujourd'hui disparue ;

la croix ou Moulin-de-la-Croix, située sur la voie des forçats (XVIIème siècle) ;

le calvaire (1867) du placitre de la chapelle Notre-Dame-des-Cieux ;

la croix du procureur (1864) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-Tort ou Coat-Guinec (1592), La Croix-Neuve (XVIème siècle), la croix du cimetière de Huelgoat (vers 1870), Saint-Vinec (1900) ;

la fontaine Notre-Dame-des-Cieux (1679) ;

la crêperie des myrtilles (1660) ;

le puits de la ferme de Le Fao (XIXème siècle) ;

3 moulins dont le moulin d’Arc’hoat ou Chaos (1339), Vihan, du Huelgoat ; 

A signaler aussi :

le menhir du cloître ;

le camp d’Artus (Ier siècle avant Jésus-Christ). Son nom vient, semble-t-il, du fameux Arthus de la Table Ronde qui y aurait séjourné ;

le canal (1772-1774) ;

le pont-barrage (XVIIIème siècle) ;

les ruines du Castel-Gibel ;

les mines de plomb argentifère du Huelgoat exploitées dès le XVème siècle. Elles produisaient encore au XIXème siècle ;

la pierre branlante (7m de longueur, 5m33 de largeur, 4m33 d'épaisseur). Son poids est évalué à 10O tonnes ;

le gouffre. D'après une tradition, les grondements montant des profondeurs de l'abîme sont les gémissements éternels, les plaintes des amants que la fille du roi Grallon, la princesse Ahés, faisait précipiter dans le gouffre quand ils avaient cessé de lui plaire ;

l'étang du Huelgoat (14 hectares), creusé par des ouvriers allemands appelés en France pour l'exploitation des mines de plomb argentifère du Huelgoat et de Poullaouen. Entre 1770 et 1774 sous la conduite de l'ingénieur Grevin, directeur des mines de Locmaria, le barrage a été renforcé et sur les plans de l'ingénieur Koenig son prédécesseur (désireux d'installer deux autres roues hydrauliques à la mine) un canal dit "supérieur" va être creusé pour relier le lac à la mine. Sa longueur est de 6,4 Km avec une pente de 1 mm par mètre pour un débit allant jusqu'à 28 M3 à la minute (information fournie par M. Albert Le Guern, maire de Locmaria-Berrien) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HUELGOAT

(à compléter)

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