Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Houatais

HOUAT

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Quiberon  

La commune de Houat (bzh.gif (80 octets) Houad) fait partie du canton de Quiberon. Houat dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Houat, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HOUAT 

Houat vient du breton "houat" (canard) ou du gaulois (ou pré-celtique), "Siata", nom de cette île dans l'Antiquité.

Dès l'an 56 avant Jésus-Christ et durant près de 500 ans, l'île d'Houat est occupée par les Romains et prend le nom de Siata. La tradition prétend qu'au VIème siècle, quittant sa terre de "Grande Bretagne", saint Gildas  accoste en terre de "Petite Bretagne", sur une île inhabitée du nom de Hoiata (Houat) avant de s'installer à Rhuys ("venit ad quamdam insulam quae in Reuvisii pagi prospectu sita est, ibique aliquamdium solitariam duxit vitam" ). L'île d'Houat est évangélisée par saint Gildas. Il revient mourir le 29 janvier 565, à l'âge de 71 ans, dans l'île d'Houat. Il est très probable que ses disciples conservent par la suite avec vénération les traces de son séjour dans l'île, et qu'ils y édifient dès lors un petit établissement dépendant de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys. Au Xème siècle, l'île est ravagée par les Normands, et les moines tués ou chassés.

Il est fait mention d'un monastère (ou prieuré) au XIIIème siècle. La tradition suppose que le prieuré Saint-Gildas, dépendant de l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys, ruiné par les Normands, aurait été restauré au XIème siècle par Félix dans le vallon de Lenn er Hoet, où se voient encore les ruines de la chapelle de ce nom. 

Lorsque, vers 1400, les pirates ravagent l'île d'Hoedic, ils dévastent également l'île d'Houat et ruinent la chapelle et le couvent. Les moines s'ils ne sont pas tués, se réfugient à l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys, et le prieuré n'est jamais rétabli dans la suite. Le soin des âmes est confié à un prêtre séculier, sous l'autorité de l'abbé. L'île d'Houat est souvent pillée, notamment en 1548 où 24 vaisseaux et 12 frégates investissent l'île. 

Malgré quelques tentatives, telles que celle du gouverneur de Belle-Ile et de Nicolas Fouquet pour se rendre acquéreur de l'île d'Houat, l'île reste la propriété de l'Eglise jusqu'à la Révolution. 

Houat est une ancienne trève de la paroisse de Saint-Goustan-de-Rhuys (surnommée aujourd'hui "Saint-Gildas"). Houat est érigé en commune en 1891. Une charte est établie en 1822 pour fixer les devoirs et les droits de chacun. 

Note 1 : Cette île, soeur de Hoedic, porte un nom breton, qui signifie canard. Ces oiseaux viennent en effet s'abattre en hiver par bandes nombreuses sur les rochers du voisinage. Houat est protégé par de nombreux îlots, qui, jadis, ont dû faire partie de son territoire ; la chaussée du Béniguet n'est sans doute que le reste de l'isthme qui le reliait à Quiberon. Sa superficie en 1891 est de 600 hectares, et sa population de 260 habitants seulement. La côte de cette île est plus sauvage, plus déchirée, plus élevée, que celle de Hoedic. En plusieurs endroits sa hauteur est de plus de 30 mètres. On y rencontre de belles grottes creusées par les vagues, et de petites baies remplies de sable jaune. Les Celtes ont laissé sur ce sol de nombreuses traces de leur séjour. Sans parler des fragments de silex et de poteries, on trouve encore au centre de l'île quatre menhirs, dont un debout, et en divers lieux cinq ou six dolmens plus ou moins ruinés (Bull. 1885, p. 106). Pour la période romaine, on n'a trouvé que des monnaies de Vespasien ; aucune traçe d'établissement des conquérants. Cependant l'île leur était connue, et portait alors le nom de Siata ou plutôt Hiata, devenu plus tard Horata. Cette île était presque déserte, quand saint Gildas vint s'y cacher en 524. Il établit son ermitage dans le petit vallon nommé Lenn er hoet (l'étang du bois), et bâtit à côté une petite chapelle pour y dire la messe. C'est de là qu'il partit pour fonder, vers 528, le monastère de Rhuys. Le saint abbé revint souvent dans sa chère solitude de Houat : on y montre encore un rocher sur lequel il laissa l'empreinte de son corps, pendant que ses disciples recueillaient sur le rivage des soles envoyées par la Providence. Les animaux venimeux disparurent de l'île à sa prière, et jamais depuis, malgré les tentatives de la malveillance, ils n'ont pu s'y perpétuer. C'est là enfin qu'il mourut le 29 janvier 565, à 71 ans. Il est très probable que ses disciples conservèrent avec vénération les traces de son séjour dans l'île et qu'ils y eurent dès lors un petit établissement dépendant de l'abbaye de Rhuys. Au Xème siècle, Houat, comme Hoedic, eut beaucoup à souffrir des invasions normandes, et les moines furent tués ou chassés, comme la majeure partie de la population. Au XIème siècle, saint Félix y envoya de nouveaux moines et de nouveaux colons. On y construisit une chapelle, dont les ruines subsistent encore, et les religieux administrèrent les sacrements à la population, jusqu'à ce qu'un prêtre séculier en reçut la charge (V. Luco, p. 242). Les Anglais pillèrent cette île, en 1548, et la menacèrent en 1573. Les Hollandais à leur tour ravagèrent les environs en 1674, ce qui décida le roi à faire construire en 1693 un fort circulaire sur la pointe nord-est et un autre en fer à cheval sur la pointe nord-ouest. En 1696, les Anglais pillèrent Houat, mais ils n'osèrent attaquer les forts où la population s'était refugiée. En 1746, ils revinrent mieux armés, firent capituler la garnison et détruisirent les fortifications. Le fort de l'est, restauré en 1756, fut repris en 1761, et rendu à la paix de 1763. Au point de vue militaire, Houat dépendait du gouverneur de Belle-île, et au point de vue ecclésiastique de l'abbé de Saint-Gildas qui présentait le curé, lui payait une pension de 120 livres et percevait la dîme. En 1790, Houat fut annexé à la commune de Palais. Son curé, M. Lorcy, ayant refusé le serment schismatique, fut arrêté à la fin de 1792 et conduit à Port-Louis, puis à Rochefort. Libéré au commencement de 1795, il revint dans son île, y reçut les débris de l'expédition de Quiberon, et ayant contracté une maladie en soignant les blessés, il mourut victime de sa charité, à l'âge de 35 ans. Avant de retourner en Angleterre, le commodore eut soin de faire sauter les forts de Houat et de Hoedic. A la réorganisation du diocèse en 1802, Houat fut érigé en paroisse, aussi bien que Hoedic, et resta annexé à la commune et au canton de Palais. L'église paroissiale, dédiée à saint Gildas, et reconstruite en 1766, n'a rien qui mérite de fixer l'attention de l'archéologue. Non loin du bourg, on a construit, de 1847 à 1854, un nouveau fort, de forme carrée, avec quatre bastions, destiné à dominer toute l'île et les parties de la mer qui sont sous ses feux ; de simples batteries occupent l'emplacement des anciens forts. Des travaux semblables ont été exécutés dans l'île soeur. Quant aux moeurs et au gouvernement de Houat, ils sont exactement les mêmes qu'a Hoedic. Houat a été érigé en commune par une loi du 16 décembre 1891 (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : A partir de 1815, la pêche se développe sur l'île d'Houat. Un port y est construit en 1820. En 1847, ce sont les forts du Béniguet, du Tal et du sud-ouest de l'île d'Houat qui sont construits, mais ils ne recevront jamais de garnison.

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de HOUAT

l'église Saint-Gildas (1766), située dans le bourg du Reun. Cette église, reconstruite entre 1746 et 1766, remplace une ancienne chapelle privative. Les chapelles latérales datent de 1834. En 1840, on ajoute la sacristie, le choeur et le transept. La tour-clocher (sur le mur occidental) date de 1856-1857. En 1962, la sacristie, située primitivement dans l'église (derrière le maître-autel), est déplacée à l'extérieur, au nord du choeur. Les vitraux modernes datent du dernier agrandissement de l'édifice, en 1962, et sont l'oeuvre d'un artisan de Rennes. On y trouve un ex-voto (dont une goélette placée sur le mur à droite de l'autel) qui date du XIXème siècle et une vieille statue en bois polychrome de saint Gildas (XIXème siècle), ainsi qu'un beau Christ du XVIème siècle provenant de l'ancienne chapelle. Une peinture intitulée "La Mort de Saint-Gildas", oeuvre de l'abbé Hyacinthe Jarno, date de 1881. La croix de procession en argent date de 1840. Le cimetière actuel est créé en 1834 ;

l'ancienne chapelle de Lenn er Hoet, dédiée à saint Gildas et aujourd'hui disparue. Elle aurait été restaurée par Félix au XIème siècle, puis en 1682, avant d'être ravagée par les Hollandais en 1674 et rebâtie en 1682. Elle semblait mesurer près de 20 mètres de long et entre 5 et 6 mètres de large. Elle comprenait une nef sans transept prolongée par une abside. A cet édifice était jointe la maison prieurale, qui avait au moins 26 mètres de longueur. Les dépendances, d'après les restes des murs d'enceinte, pouvaient contenir deux ou trois hectares ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame du Comfort (XVème siècle), aujourd'hui disparue. L'édifice est ravagé en 1674 par les Hollandais ; 

la fontaine du XVIIème siècle. Sa source serait située, selon la tradition, dans la Montagne noire, au nord du Morbihan, et passerait sous la mer pour ressurgir sur l'île d'Houat ;

le presbytère (XVIIIème siècle et 1885). On y voit, gravées, la date 1787 et un calice surmonté d'une hostie. L'édifice a servi en 1795 de quartier général au chef chouan Joseph Geneviève de Puisaye. L'édifice est agrandi en 1885 ;

le môle de Port-Collet (de 1812 à 1818). Ce môle est en partie démoli en 1912 ;

le fort d'En-tal (1857). Ce fort a servi à abriter des prisonniers allemands, appelés pour construire la digue du port d'Er-Beg, durant la Seconde Guerre mondiale. Il sert aujourd'hui de résidence secondaire ;

le fort du Beniguet (XIXème siècle). Propriété du comte et de la comtesse de Laboullaye ;

le môle d'Er-Bec (1915-1916), oeuvre de l'ingénieur Le Bert ;

la digue d'Er-Bec (1932- 1933) ;

le moulin Sud (1892-1893) ;

A signaler aussi :

un menhir (IVème avant Jésus-Christ), situé au Champ du Menhir ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de HOUAT

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Houat. La paroisse de Houat dépendait autrefois de Saint-Goustan-de-Rhuys (Saint-Gildas-de-Rhuys).

© Copyright - Tous droits réservés.