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LE HEZO

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La commune de Le Hézo (bzh.gif (80 octets) Hezoù) fait partie du canton de Vannes. Le Hézo dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du HEZO 

Le Hézo (ancienne frairie) est un démembrement de la paroisse de Surzur. 

Le territoire du Hézo est donné à l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys, avec d'autres terres, par le duc Jean Ier, vers 1247, en échange, semble-t-il, de certains droits dans la forêt de Rhuys. 

La paroisse du Hézo doit son origine à la création, au milieu du XIIIème siècle, du prieuré Saint-Vincent par les moines de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. La concession comprend "les terres du Hoaizo avec la justice et juridiction des hommes". En conséquence, le prieur possède une cour de justice, avec un sénéchal, un procureur fiscal, un greffier et des notaires.

Dès l'établissement de la commende, l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys ne retire plus aucun profit du prieuré du Hézo, aussi les religieux se prêtent-ils assez facilement, en 1689, à son union au séminaire de Vannes. Le Hézo dépend donc à partir de 1689 du grand séminaire de Vannes, moyennant une redevance annuelle de dix "perrées" de seigle, et la réserve de la juridiction féodale du prieuré. L'abbé de Villeneuve va revendiquer la moyenne et basse justice sur le Hézo, mais un arrêt du Conseil, du 18 septembre 1742, le déboute de ses prétentions et maintient l'exercice de cette double justice au présidial de Vannes. Enfin les derniers prieurs commendataires vont négliger l'exercice de leur juridiction, et les officiers du roi se chargent alors naturellement de la recueillir.

Le Hézo n'est séparé de Surzur, en tant que paroisse, qu'en 1820.

Note : Distrait de Surzur, Le Hézo est borné au nord par Noyalo et le bras de mer de ce nom, à l'ouest et au sud par Saint-Armel, et à l'est par Surzur. En 1891, sa superficie est de 494 hectares et sa population de 369 habitants. Le sol et généralement plat ; on y cultive le seigle du côté de Surzur, et le froment sur la côte ; le goémon et les algues fournissent un précieux engrais ; on y rencontre aussi quelques marais salants et quelques vignes. Sur ce territoire on n'a encore signalé aucun monument celtique ; mais les Romains y ont laissé des traces : une voie se rendant de Vannes à Port-Navalo traverse cette commune au hameau de Kerfontaine ; on a aussi trouvé vers 1835, dans une vigne, une mosaïque grossière en brique et marbre, dont quelques fragments se voient au Musée archéologique de Vannes. La bourgade du Hézo doit son origine à un petit établissement religieux, dépendant de Saint-Gildas de Rhuys. Vers l'an 1008, le duc Géoffroy Ier appela saint Félix, moine de Fleury, pour restaurer le monastère de Saint-Gildas. L'un de ses successeurs Jean Ier voulut avoir, vers 1247, la forêt de Rhuys, et donna en échange la terre du Hézo et d'autres biens. Les moines y fondèrent un prieuré et y construisirent une chapelle en l'honneur de saint Vincent. Ils y avaient une juridiction avec haute, moyenne et basse justice. Ce prieuré tomba de bonne heure en commende. Aussi les religieux se prêtèrent-ils assez facilement, en 1689, à son union au grand séminaire de Vannes, moyennant une redevance annuelle de dix perrées de seigle pour eux, et l'obligation pour le séminaire de recevoir des élèves pauvres. Les moines s'étaient réservé la juridiction, dont jouissait ce prieuré, et ce fut là, quelques années plus tard, le sujet d'un long et regrettable procès, dont voici le résumé. Le 15 mars 1715, Dom Botherel, procureur de l'abbaye, fit planter, en signe de seigneurie, au son du tambour, entre le cimetière et la croix du village, un pilier portant les armes du monastère. Le supérieur du séminaire, oubliant les clauses acceptées en 1689, prétendit que le fief relevait du roi et non de l'abbaye, et obtint enfin gain de cause au Grand Conseil le 31 mars 1718. Depuis longtemps déjà la chapelle prieurale servait aux habitants de la frairie, et on y disait la messe, tous les dimanches ; on y enterrait même les défunts, mais on n'y baptisait pas les enfants : c'est par conséquent à tort qu'on a voulu y voir une ancienne trève de Surzur. En 1790, le quartier du Hézo fut érigé en commune, du canton de Surzur, et du district de Vannes. Le prieuré et ses dépendances furent vendus, le 23 décembre 1792, pour la somme de 27,000 livres. Il y avait des maisons, une cour, des jardins, des vignes, des champs, des prés, un marais de 107 œillets, et un moulin à eau avec toutes ses dépendances. En 1801, à la réorganisation des cantons, Le Hézo fut rattaché au canton de Vannes-Est ou de Saint-Patern. En 1802, à la restauration du culte, il fut érigé en succursale, comme les autres communes. Supprimé comme paroisse en 1808 et réuni à Surzur, il en a été détaché de nouveau par ordonnance du 26 janvier 1820. Son église paroissiale n'offre rien de particulier (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE du HEZO

l'église Saint-Vincent (1864-1865), édifiée sur les plans de l'architecte M. Amé. Elle est en forme de croix latine. L'édifice est coiffé d'un clocher surmonté d'une flèche d'ardoise. L'église abrite un buste reliquaire de saint Vincent de Sargosse. Le tableau des "Victimes de la guerre 1914-1918", oeuvre de Laumonnier, représente un aumônier militaire (le père Le Texier, aumônier du 33ème régiment d'artillerie de Vannes), assistant un soldat agonisant. Le tableau de la Crucifixion, oeuvre de Xavier de Langlais, date de 1932 ;

l'ancien prieuré et sa chapelle (XIIIème siècle). Le prieuré comprend, suivant un état dressé par le prieur, le 22 juillet 1640 : "1- L'église et cimetière du d. prieuré s'entre-joignant ; 2- La maison prieurale, la fuye, la cour, le pressouer, deux escuries, jardin derrière, vigne, pré et terre labourable ; 3- Une pièce de terre soubz pré, joignant le pourpris, contenant deux journées ; 4- Une pièce de terre soubz lande, dépendant du d. pourpris, et contenant environ deux tiers de journal ; 5- Une pièce de terre sous lande, de trois journaux ; 6- Une vigne et une pasture, contenant deux journaux ; 7- Un moulin à mer, à deux roues, qui paye de ferme 46 perrées, tant seigle que froment ...". A ces immeubles, il faut ajouter ceux qui ont été précédemment aliénés, à savoir : - une prairie située au Goah-Bras, adjugée le 8 juin 1570 à Jean Carré, pour 300 livres ; - une pièce de terre, située à la Villeneuve, cédée le 17 octobre 1577 à Louis Le Gouef, pour 1 074 livres ; - trois journaux de terre, situés près de Saint-Armel, adjugés le 27 mai 1589 à Olivier Perrodo, pour 288 livres. Au revenu des immeubles s'ajoute la dîme (qui se lève en 1640 au village du Hézo, où il y a cinq ou six ménagers, aux villages de la Ville-Neuve, du Barrot, de Kermarch, de Lesné, de Kerfontaine, du Hayo, à Brionel, ...). Ces revenus ne sont pas sans charges. En effet le prieur doit dire ou faire dire un certain nombre de messes par semaine, payer les décimes ordinaires et extraordinaires, et entretenir en bon état de réparation l'église, la maison et le moulin. Après plusieurs années, le prieuré du Hézo finit par tomber en commende. Voici les noms de quelques-uns des prieurs commendataires : François Becdelièvre, chanoine (mort le 4 juillet 1507), Pierre Daniélo, archidiacre (mort le 2 janvier 1558), Guillaume Marcel (cité en 1568, démissionnaire en 1579), Jean de Rieux (pourvu le 31 octobre 1579), François Thérault et René Lechet (en 1591), Nicolas Claret et Antoine Bretesche (en 1602 et en 1604), Jacques Landry (pourvu en 16.., démissionnaire en 1609), Jacques des Canuvelles (pourvu en 1609), Claude de Cornulier (cité en 1640, mort en 1681), Ant. Bernard de Fortia (pourvu en 1681, démissionnaire en 1689, mort en 1735). Le prieuré est uni en 1689 au séminaire de Vannes. Le séminaire, en succédant aux prieurs, recueille du même coup leur revenus et leurs charges. On le vit, en 1736, assigner au présidial de Vannes plusieurs de ses vassaux du Hézo, pour les condamner à fournir aveu et à payer les rentes et devoirs dus au prieuré. La Révolution vient tout détruire. L'église, la maison prieurale, le jardin, les prés, les vignes, les terres et les landes, d'une trentaine de journaux, avec le moulin à mer, sont vendus, le 29 décembre 1792, à M. Charrault, pour 27 000 livres (J. M. Le Mené) ;

le château La Cour. C'est à cet endroit que les moines de Saint-Gildas de Rhuys fondèrent un prieuré avec une chapelle dédiée à Saint-Vincent. L'édifice est reconstruit vers 1560. Propriété successive des familles Guyot d'Asnières de Salins (au XIXème siècle) et Gandon (en 1985) ;

le manoir de Brionel. On mentionne en 1427 Jehan de Brionel. Propriété successive des familles Soul (en 1623), Coué, Bahuno, Lantivy (en 1775), Montlaur et Couësbouc. Le manoir est vendu en 1970 par la comtesse du Bouays de Couësbouc à la famille Robien. Rasé, il a laissé la place à un édifice ultra-moderne ;

la fontaine Saint-Vincent (1881), située rue Saint-Vincent.Un linteau porte la date de 1881 et une niche abrite la statue de saint Vincent ;

le moulin à marée (XVIIIème siècle), situé route de Saint-Armel et ancienne possession du prieuré du Hézo ;

A signaler aussi :

la villa gallo-romaine d'Er Fraude ;

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ANCIENNE NOBLESSE du HEZO

A la Réformation de 1427, on trouve plusieurs nobles dans la frairie du Hézo (Hezou) : Ollivier Layec et son fils Berthelot, Ollivier Le Pendu, Jouhan Arz (métayer d'Ollic Layec).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Le Hézo. Le Hézo dépendait autrefois de Surzur.

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