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HERBIGNAC

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La commune d'Herbignac (pucenoire.gif (870 octets) Erbigneg) est chef lieu de canton. Herbignac dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HERBIGNAC

Herbignac vient de l'anthroponyme latin "Arbenius".

Vers le Xème siècle, la juridiction seigneuriale d'Herbignac est l'une des plus importantes de la région. Vers 1125, les seigneurs d’Assérac, descendants de Normands (Vikings) fixés dans la région depuis le Xème siècle, s’installent à Ranrouët après avoir quitté leur domaine à Assérac. Le premier seigneur Assérac connu se nomme Richard qui fait élever en 1095 la chapelle de Pen-Bé (cartulaire de l'abbaye de Redon). Son fils Frédor pourrait être le bâtisseur de Ranrouët. Une charte de l'abbaye de Blanche-Couronne (1210) mentionne Wilhem d'Assérac comme propriétaire de Ranrouët.

Dans la seconde moitié du XIIIème siècle, Alain d’Assérac construit un château en pierres. Thibaud de Rochefort, baron d'Ancenis et vicomte de Donges, prend possession de Ranrouët par alliance en 1275. Mort en 1295, il est sans héritier. Sa nièce, Jeanne de Rochefort mariée à Jean II de Rieux (maréchal de France) en 1374 (ou 1378), transmet alors Ranrouët à son fils, Pierre de Rieux, troisième du nom. Herbignac est érigé en marquisat au XVIème siècle sous Henri III. En 1574, en effet, les châtellenies de Ranrouët et de Faugaret sont réunies et érigées en marquisat en faveur de Jean de Rieux. La haute-justice du marquisat (dès 1407, la seigneurie d'Assérac avait été érigée en haute justice) s'exerçait au bourg d'Herbignac tous les lundi et vendredi et ses fourches patibulaires se composaient de six piliers (Aveux d'Assérac en 1627). Le marquis avait en « sa ville d'Herbignac » un marché tous les lundis et quatre foires par an : le lundi de la mi-carême et aux fêtes de Saint-Jean-Porte Latine (6 mai), saint Cyr et sainte Julitte patrons de la paroisse (16 juin) et sainte Catherine (25 novembre) anniversaire de la dédicace de l'église d'Herbignac.

Sous l'Ancien Régime, Herbignac appartient à la baronnie de La Roche-Bernard dépendant du diocèse du comté nantais, et appartient en 1210 à Guillaume d'Assérac. La paroisse d'Herbignac existe déjà en 1287, et il avait un prieuré. En 1794, Férel en est détaché et passe au département du Morbihan, et, par le fait, à l'évêché de Vannes.

Note 1 : Jean II de Rieux (1342-1417) est cosignataire du traité de Guérande en 1465, mettant fin à la guerre de succession de Bretagne. Il est compagnon du Prince noir en Castille en 1376, puis de Du Guesclin. Il devient maréchal en 1397. Jean II de Rieux, compagnon de Jeanne d'Arc et ancien maréchal de France, devient propriétaire du château de Ranrouët en épousant Jeanne de Rochefort vicomtesse de Donges et d'Ancenis. Pierre de Rieux (1389-1439) est rallié au Dauphin (futur Charles VII) et suit Jeanne d’Arc. Capturé, il lui est dans l'obligation de céder le domaine de Ranrouët à Richard de Bretagne pour payer sa rançon en 1430. Le domaine est ensuite restitué à François Ier de Rieux (fils de Jean III) en 1445. Jean IV de Rieux (1447-1518), né à Ranrouët, devient maréchal de Bretagne en 1470 puis est nommé tuteur d’Anne de Bretagne. Celle-ci lui fournit  100 000 écus d’or pour qu’il reconstruise le château de Ranrouët après la  destruction de 1488. Il combat aussi en Italie aux côtés du roi Charles VIII. Durant les guerres de Religion, Jean VIII de Rieux rejoint la Ligue et est pendu en 1593. Le château de Ranrouët devient ensuite un refuge pour des soldat qui subsistent grâce aux pillages. En 1618-1620, le démantèlement partiel de Ranrouët est ordonné par Louis XIII. Cependant, Jean IX de Rieux, frère de Jean VIII décide de reconstruire son château. Les travaux s’achèvent vers 1639, les tours sont réaménagées. Ruinés, les Rieux cèdent leur domaine de Ranrouët à la famille de Cambout de Coislin. Mais en 1793, une armée républicaine incendie et détruit le château.

Note 2 : Instruction publique à Herbignac. — Une table des actes enregistrés au secrétariat de l'évêché indique que l'érection des petites écoles de la paroisse d'Herbignac eut lieu le 1er avril 1752, sans en dire davantage (Table des bénéfices – Archives départementales, G 63).(L. Maître). 

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PATRIMOINE de HERBIGNAC

l'église Saint-Cyr, édifiée en remplacement d'une église romane du XIVème siècle. Le marquis d'Assérac avait toutes les prééminences de seigneur supérieur et fondateur dans les trois anciennes églises paroissiales d'Assérac, Herbignac et Férel. ;

la chapelle Notre-Dame-la-Blanche (XIIIème siècle), située rue de la Fontaine Saint-Jean et rue Pasteur. La chapelle est restaurée et modifiée au XVIème siècle puis en 1779. On y trouve la tombe d'Eléonore Yviquel et de son époux Louis de La Monneraye. Le vitrail intitulé les "Disparus de la Première Guerre Mondiale" date du début du XXème siècle ;

le calvaire (XVIème siècle) du cimetière, situé rue de Verdun. Ce calvaire provient de l'ancien cimetière, qui entourait l'église primitive. Il présente la crucifixion sur une face et une pietà composée du Christ, de la Vierge et de saint Jean au revers. Le fût a été remplacé en 1996 ;

le calvaire de Ranrouët (début du XXème siècle), situé rue de Ranrouët et rue du Père Laurent. On y voit le Christ, la Vierge, saint Louis, saint Jean et le père de Montfort ; 

la croix de Lizerbeau (1784) ;

les vestiges du château de Ranrouët XII-XVIIème siècle). Il s'agit du chef-lieu de la seigneurie d'Assérac (aujourd'hui une commune du canton d'Herbignac). La famille d'Assérac s'est installée à Herbignac vers le milieu du XIIème siècle et la seigneurie est ensuite passée par mariage aux Rochefort à la fin du XIIIème siècle, puis aux Rieux à la fin du XIVème siècle, et aux héritiers, les familles de Lopriac et Cambout de Coislin. Les princes de Rieux étaient issus de la famille royale de Bretagne et portaient l'hermine dans leurs armes. Jean II de Rieux, qui obtint le château en 1374, était maréchal de France et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc. L'enceinte castrale primitive qui remonterait à 1125 est aménagée au XIIème siècle et devient une motte féodale, c’est-à-dire une construction en bois disposée sur un monticule de terre au-dessus des marais. Le château est ensuite transformé en forteresse de pierres au XIIIème siècle sous l’impulsion d’Alain d’Assérac. L’enceinte est composée de six tours reliées par cinq courtines. Deux des tours encadrent l'entrée du château qui se faisait par une porte à pont-levis. La tour du Nord assez bien conservée possède un étage dont la voûte en maçonnerie est intacte. A l'étage inférieur, les murs sont percés de larges embrasures d'où l'on pouvait tirer le canon. L'édifice est remanié au XIVème siècle à l'initiative de Guy de Rochefort, seigneur d’Assérac : il décide de renforcer le système défensif de Ranrouët. Grâce au financement apporté par la duchesse Anne, Jean IV de Rieux rénove son château. Face aux événements du XVIème siècle en Bretagne (duc de Mercoeur) et aux progrès de l’artillerie, Jean VIII de Rieux décide d’ajouter des derniers éléments de défense : les bastions. Jean IX de Rieux réaménage les tours. Pendant les guerres de religion le château abrite une garnison aux ordres de Mercoeur. De là, vont partir de nombreuses expéditions armées destinées à exercer des représailles contre les protestants dans toute la région guérandaise. La tourmente passée, les Etats de Bretagne vont adresser au Roi Henri IV maintes requêtes pour obtenir la démolition de Ranrouët et de plusieurs autres forteresses. Le château est finalement démantelé vers 1616-1620 sous Louis XIII. Pas pour longtemps. Il est reconstruit dès 1628 par Jean IX de Rieux (ou Jean Emmanuel de Rieux). Mais cette tâche a du être au-dessus de ses moyens. A sa mort, sa veuve Jeanne Pélagie de Rieux, va devoir vendre sa terre de l'Isle-Dieu pour apaiser les créanciers. Son fils Jean Gustave, vend ensuite Ranrouët, en 1679 à Raoul de Lopriac, baron de Coëtmadeuc. A la veille de la Révolution, Félicité de Lopriac, veuve de Louis Joseph marquis de Kerhoënt, est l'unique descendante de cette famille. Elle est la dernière marquise de Ranrouët. Le 7 thermidor an II, sa tête va tomber sous le couperet de la guillotine. C'est à peu près au même moment, vers 1789, que le château est pillé et incendié. Bien que réduit à l'état de ruine, le château servira pendant la tourmente révolutionnaire à l'abbé Durand et de local pour les messes clandestines. La date de 1639 peut encore se lire sur un linteau de porte du donjon. Les vestiges de barbacane datent du XV-XVIème siècle. Les meurtrières datent du XVIème siècle. Les vestiges de bastion datent du XVIème siècle. La chapelle du château de Ranrouët date du XVI-XVIIème siècle. René de Lopriac y fait bénir son mariage en 1702. Cette chapelle sert de grange à foin en 1737 ;

Note : Le château de Ranrouët, dont les ruines s'élèvent encore au milieu des marais d'Herbignac et au bord d'un vaste étang, se composait d'un château proprement dit défendu par six tours d'inégale dimension ; une seconde enceinte l'entourait formée par des boulevards qu'accompagnaient dix bastions en 1681 et de larges fossés encore pleins d'eau vive. Malgré les fortifications considérables élevées à Ranrouët, l'histoire de ce château sous le rapport militaire est à peu près nulle. Néanmoins en 1618 le roi ordonna son démantèlement ; mais les marquis d'Assérac, qui habitaient presque constamment Ranrouët, ne l'abandonnèrent pas pour cela. L'un d'eux, Jean-Emmanuel de Rieux y mourut en 1656 et fut inhumé dans le caveau sépulcral placé sous le maître-autel de l'église d'Herbignac, où, dit l'aveu de 1681 « ont été enterrés les seigneurs, marquis d'Assérac et de Ranrouët et dans lequel on entre en levant la pierre qui est auprès de l'autel du costé de l'épistre ». La majeure partie du château de Ranrouët fut reconstruite au XVIIème siècle et l'une des tours porte encore la date de 1639. « Cette maçonnerie moderne, dit M. Bizeul, est fort aisée à distinguer. On la remarque surtout à la partie supérieure des tours et des remparts ; elle est assez grossièrement établie et faite en simple mortier d'argile. Les parties inférieures, au contraire, bâties à chaux et à sable, parfaitement appareillées, en pierres de choix placées par assises égales annoncent une construction plus ancienne. La porte d'entrée, avec son arche en plein cintre et à petits voussoirs, est surmontée d'une grande arcade de même genre qui lui sert d'encadrement et dans laquelle est pratiquée la baie de la flèche du pont-levis ». Détails caractéristiques dans ces nouvelles tours on a supprimé les mâchicoulis et ouvert de vastes fenêtres modernes ; mais à leur base, dans la maçonnerie primitive, sont encastrés de gros boulets de pierre posés de façon à reproduire les armoiries des sires de Rieux marquis d'Assérac : D'azur à 10 besants d'or 4, 3, 2 et 1. (abbé Guillotin de Corson).

le château de Kerrobert (XVII-XVIIIème siècle). Il est flanqué d'une tour carrée et possède une chapelle privée du XVIIIème siècle. Il s'agit de l'ancienne propriété de Corbun de Kerrobert ;

le manoir de Coëtcaret (XVI-XVIIème siècle), situé près de Saint-Lyphard. Ce domaine dépendait jadis des Templiers et Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Faugaret. Propriété en 1545 de Jacques Quello, de la seigneurie de Trélan (près de La Turballe), puis des familles Penbulzon, de La Bourdonnaye, Yviquel (ou Yvicquel de l'Eschy) et La Monneraye (en 1873) ;

la demeure Lizeul (XVIème siècle), située rue Pasteur. Il s'agit de l'ancienne demeure du procureur fiscal d'Assérac, Pierre Lizeul ;

la maison Crusson (XVI-XVIIème siècle), située rue de Verdun. Il s'agit d'un ancien relais de chasse des seigneurs de Ranrouët ;

la vicairie (XVII-XVIIIème siècle), située rue de Kerdebleu ;

la minoterie (fin du XIXème siècle), située au Rhodoir ou Rodoir. Cette minoterie cesse son activité vers 1980 ;

8 moulins dont ceux de la Châtaignère, de la Grez, Goulard, du Fauzo, de Kerrobert, de Lauvergnac, de Belle-Vue, de Ranrouët (XVIIème siècle) ;

A signaler aussi :

le dolmen du Riholo (IV millénaire avant Jésus-Christ) situé au Sapin-Vert. Il s'agit d'un tumulus écroulé ;

la tombe (XVIIIème siècle) du cimetière. Cette tombe, qui provient de l'ancien cimetière, est celle d'un membre d'une des plus anciennes familles, Messire Chamart ou Chomart (ancien seigneur des Marais) et celle de son épouse Louise de Bonnefon, décédés en 1736 et 1743 ; 

le porche du presbytère (XIIIème siècle), situé rue de la Fontaine Saint-Jean ;

la perception (XVIIIème siècle), située rue du Père Laurent. Il s'agit d'une ancienne propriété de la famille Paressant ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HERBIGNAC

(à compléter)

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