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HENNEBONT

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La commune de Hennebont (bzh.gif (80 octets) Henbont) est chef lieu de canton. Hennebont dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENNEBONT 

Hennebont vient du breton "hent" (vieux) et de "bont" (pont).

Hennebont est un démembrement des paroisses primitives de Caudan et de Guignac. Vers le Vème siècle, Saint-Caradec (originaire de Grande-Bretagne) est venu christianiser les rivages du Blavet. Dès la période de l'âge de fer, un oppidum gaulois est installé sur le site de Polvern, le long du Blavet. 

Le territoire de Saint-Caradec d'Hennebont est rattaché à Caudan jusqu'au XIIIème siècle et celui de Saint-Gilles d'Hennebont est rattaché à Guignac. 

La seigneurie d'Hennebont fait partie de la juridiction de Kéménet-Héboé. Cette seigneurie est démembrée au XIIIème siècle (sur décision de Jean Ier Le Roux) : une partie du château (situé autrefois, rive droite, sur un promontoire dominant le Blavet) et de nombreuses paroisses sont transmises par alliance aux seigneurs de Léon, puis passent par héritage en 1663 au vicomte de Rohan. 

Au XIIème siècle, les seigneurs d'Hennebont ou de Kéménet-Héboé fondent le prieuré Notre-Dame de Kerguélen en faveur de l'abbaye bénédictine de Saint-Melaine de Rennes. On ignore la date précise de cette fondation, mais l'établissement existe au moins dès 1180, puisque Henri, seigneur d'Hennebont, mentionné en 1200, les libéralités faites précédemment à cette maison par lui et ses parents. Voici, du reste, la traduction de la charte, donnée par ce seigneur : "Moi, Henri, fils de Soliman, je veux faire savoir à tous présents et futurs, que j'ai concédé et quitté et par cette charte, confirmé à Dieu et aux moines de Saint-Melaine de Rennes, à perpétuité en aumône toute la terre de Sainte-Marie d'Henbont, avec tout son domaine, quitte de tout cens, coutume, taxe ou droit du comte de Bretagne, pour la posséder pacifiquement à l'avenir, avec tout ce qu'ils possèdent dans le bourg d'Henbont, et dans les terres et les hommes de Kerélard, de Kerandré et de Kercostet, avec le moulin du lieu, le village de (Kerroch), où demeurent les lépreux, et tout ce que les moines possèdent de ma donation ou de celle de mes parents ; pour ce qui me concerne, j'ai pareillement concédé, pour moi et mes héritiers, de ne rien exiger des moines ni de leurs hommes, pour la milice, le mariage, la rançon, l'armée, ou autre cause imprévue. Le prévôt fera hommage au prieur d'Henbont et le servira comme il avait coutume de le faire pour moi. De plus, j'ai donné toute ma part du moulin de Tanguy, avec la pêche de l'étang, aux mêmes moines de Saint-Melaine à perpétuité, pour en jouir tranquillement et pacifiquement, et je leur confirme toutes mes donations et celles de mes prédécesseurs. Les deux moines prêtres célébreront, dans la chapelle de Notre-Dame d'Henbont, pour moi, mes prédécesseurs et successeurs ; ils y résideront, à moins qu'une nécessité urgente ne les force à s'éloigner, et ils reviendront aussitôt que la nécessité aura cessé. Fait à Henbont, l'an de grâce 1200, le jour de Pâques. Le tout a été concédé par H. mon fils et par A. ma fille. Témoins : Souden, Geoffroy et H. fils de Derian, Tanguy fils d'un autre Tanguy, A. fils de Hervé, Alain fils de Conan, H. et W., N. chapelain et Tanguy mon clerc, qui a écrit cette charte et y a mis mon sceau, et beaucoup d'autres" (Pr. D. Morice, I. 783).

En 1342, pendant la guerre de succession du Duché de Bretagne, Charles-de-Blois assiège les murs de la ville (ville close), édifiés par Jean Ier Le Roux (1237-1286) sur la rive gauche du Blavet.

La sénéchaussée d'Hennebont relevait jadis du grand bailliage de Quimper. Cette division administrative comptait 57 paroisses et s'étendait de l'île de Groix au territoire de Plouguervenel et de la vallée de l'Ellé à la rivière d'Etel.

Hennebont devient une paroisse à part entière dès 1570, après la construction de son église vers 1530. On y trouve avant la Révolution, de nombreux établissement religieux : l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Joie (abbaye de la Joye), le couvent des Carmes fondé en 1384 et le couvent des Capucins bâti au Mont Délice en 1634. 

Le village de Saint-Gilles vivra longtemps sous la dépendance de l'abbaye de la Joye. En effet, Saint-Gilles prend son indépendance que vers 1802, et devient paroisse, mais uniquement pour 6 ans. Saint-Gilles redevient, à nouveau, une paroisse à part entière à partir de 1841.

On trouve les appellations suivantes : Hennebond (en 1448), Hennbont (en 1448), Hennebont (en 1514).

Nota : En 1857, les haras nationaux s'installent sur le site de l'ancienne abbaye de la Joye. Le 7 août 1944, une grande partie du centre ville est détruit par les bombardements des troupes américaines.

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PATRIMOINE de HENNEBONT

la basilique Notre-Dame-du-Paradis (1514 et XVIème siècle), édifiée à partir de 1513/1514 à l'initiative du maréchal ferrant François Michard ou Michart (fabricien d'Hennebont) sur la place du Paradis. La première pierre est posée en 1514 par Guillemette Rivallen, abbesse de Notre-Dame de la Joie. L'édifice est consacré par Mgr Le Borgne (suppléant du cardinal Laurent Pucci, évêque de Vannes) le 19 juin 1524. Il s'agit au début d'une simple chapelle dédiée à Notre-Dame et construite en 1513 sur la place du Paradis. Les travaux se poursuivent jusque vers 1554 et à cette époque la façade occidentale était à peu près achevée. Cette chapelle devient église paroissiale à partir de 1570 et est érigée basilique mineure en 1913. Au XIXème siècle des réparations et restaurations sont entreprises : l'église est voûtée et les contreforts de la tour achevés. - Plan - : l'église comprend une nef de quatre travées, avec bas-côtés, précédée d'un porche et terminée par un choeur à cinq pans. - Intérieur - : la nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point. Autrefois couverte d'une charpente lambrissée, elle a été voûtée d'un blocage de chaux et plâtre sur branches d'ogives dans le courant du XIXème siècle. Deux contreforts légèrement saillants à l'intérieur, hauts et adhérents, marquent l'entrée du choeur dont chacun des cinq pans est percé d'une grande baie flamboyante et, sous la voûte, d'une autre baie plus petite, dont les meneaux dessinent une fleur de lis. Les bas-côtés sont également ajourés de grandes baies flamboyantes. - Extérieur - : les trois pans orientaux du choeur forment à l'extérieur des pignons à rampants décorés, et sont soutenus par de hauts contreforts adhérents amortis de pinacles. Une balustrade flamboyante court à la naissance des fenêtres hautes et se prolonge au sommet des contreforts de la nef, à la naissance de la toiture. Au Nord s'ouvre un portail divisé en deux baies en anse de panier sous un tympan ajouré et surmonté d'un gâble. Le portail extérieur très élevé est surmonté d'un gâble et flanqué de pilastres à pinacles : il est bordé de festons trilobés. Le porche profond est orné de chaque côté de six niches très décorées et s'ouvre sur l'église par une porte analogue à celle du Nord de l'église. Ce porche devait primitivement être voûté d'ogives, mais seule la naissance des voûtes a été amorcée. La tour carrée, à deux étages séparés par une galerie flamboyante, est étayée de contreforts décorés, adhérents à la base et reliés à la partie haute par de petits arcs-boutants. La tour est flanquée de deux tourelles d'escalier polygonales, terminées par une petite flèche décorée, et communiquant avec elle par une galerie formant arc-boutant. La tour, bordée à sa partie haute par une autre galerie flamboyante, est surmontée d'une élégante flèche octogonale à rampants décorés et percée de petites baies rectangulaires à gâbles flamboyants, flanquée aux angles sur la façade de clochetons polygonaux. La tour devait comprendre primitivement un étage de plus. - Mobilier - : le bas-relief en bois polychrome de l'Adoration des Bergers date du XVIème siècle. Les six confessionnaux, oeuvre de l'atelier Cornu, datent du XIXème siècle et sont restaurés en 1995. L'orgue, oeuvre du frère Nicolas de Sainte-Cécile, provient de l'ancien couvent des Carmes et date de 1642. Il remplace l'orgue donné au couvent en 1593 par Jérôme d'Aradon pour les dégâts causés par les guerres de la Ligue. Cet orgue est refait entre 1687 et 1690 et restauré en 1956 (par Paul Marie Koening) et en 1997 (il comporte 22 jeux et 2 claviers) : le buffet et sept jeux sont encore du XVIIème siècle (la date de 1688 est visible à l'arrière du buffet). En 1705, un ouragan fait chuter le haut de la tour. La tour est rétabli en 1709. Les vitraux datent de 1955 et 1965 et sont l'oeuvre de Max Ingrand : les vitraux du choeur sont dédiés au culte marial et ceux de la nef retracent l'histoire d'Hennebont. La peinture intitulée "Le Voeu", oeuvre du peintre François Mulart (1769-1850), date de 1807. La peinture intitulée "les Voeux de Saint Louis de Gonzague", oeuvre de T. Boeyermans, date de 1808. La statue de Notre-Dame du Voeu, en bronze argenté, date de 1818 et remplace la première statue offerte par les Hennebontais après l'épidémie de 1699. Cette dernière avait été fondue pendant la Révolution. La statue de saint Gilles, en bois polychrome, date du XIXème siècle [extrait tiré de "Les Eglises de France - Morbihan"]

Note : Au commencement du XVIème siècle, vivait à Hennebont un pieux artisan qui, en ferrant les chevaux et en fabriquant des serrures, avait acquis une honnête aisance. François Michart était son nom (Note : Et non Michaud, comme on l’a souvent dit et répété. Ce nom figure trop fréquemment dans les archives pour que le moindre doute soit possible sur sa lecture.  Comme il se rencontre, d’ailleurs, sur des pièces contemporaines de celui qui le portait, il ne saurait non plus rester aucune incertitude à cet égard), et il habitait la rue Neuve, dans un des faubourgs de la ville. Non loin de sa demeure, se trouvait une place, sur laquelle étaient jadis exécutés les criminels et se tenaient encore à cette époque les marchés et les foires de la cité. On la nommait Place de Paradis, et, en son milieu, s’élevait une croix en pierre appelée elle-même Croix de Paradis. Dès 1507, le dévot  maréchal-ferrant, auquel Dieu avait, dans son mariage, refusé les joies et les préoccupations de la paternité, conçut le projet d’édifier en ce lieu une chapelle sous le vocable de Notre-Dame. Ses concitoyens l’encouragèrent. Auprès de cette croix, il construisit bientôt un petit oratoire en planches. Tout aussitôt, de nombreux fidèles commencèrent à y affluer et à y déposer leurs offrandes. Loin, sans doute, de soupçonner encore l’importance de son entreprise, Michart plaça, dans son oratoire, un tronc pour recueillir ces premières aumônes. Les résultats dépassèrent ses prévisions. Poussé par son zèle, il ne tarda pas à songer, en voyant de si beaux débuts, que la Mère de Dieu voulait, à cette place, autre chose qu’un trop modeste oratoire et qu’elle saurait lui procurer les moyens de lui élever un édifice plus digne de son culte.  Cette partie de la ville se trouvait sur la paroisse de Saint-Gilles, dont l’abbesse de la Joie était dame spirituelle et patronne, depuis l’annexion à son abbaye, par bulle du 1er mars 1453 (n. st.), du prieuré de Sainte-Croix de Lochrist, jusque-là membre de Saint-Gildas de Rhuys (Note : Cette bulle de Nicolas V, confirmée, le 12 juillet 1455, par une autre de Calixte III, qui déclara l’union perpétuelle, fit passer, sur la tête de l’abbesse de la Joie, tous les droits et tous les privilèges dont jouissait l’abbaye de Rhuys à cause de ce prieuré.  C’était comme prieure de Lochrist que cette abbesse présentait à l’évêque le vicaire perpétuel de Saint-Gilles, droit de patronage dont elle jouit jusqu’à la Révolution).  Muni de la double autorisation de cette dame et du vicaire perpétuel de Saint-Gilles, François Michart consacra ses premières ressources à faire extraire du moellon et de la terre glaise dans l’enclos de l’abbaye et couvrit de matériaux la Place de la Croix de Paradis. De ce côté, tout étant prêt pour le commencement de l’oeuvre, il s’adressa, comme il le devait, à l’administration diocésaine, et, le 14 août 1514, Jean Daniélo, vicaire général du cardinal Laurent Pucci, évêque de Vannes, lui permit de bâtir, sous l’invocation de Notre-Dame-de-Paradis, la chapelle projetée, et accorda une indulgence de 40 jours aux fidèles dont les aumônes contribueraient à ladite construction. Pour se mettre en règle avec toutes les autorités, il sollicita et obtint, le 20 du même mois, l’assentiment du général de la paroisse qui, de son côté et imitant l’abbesse de la Joie, le nomma gouverneur et administrateur pour recueillir les offrandes et les employer à la bâtisse. Il ne fut pas aussi heureux dans ses démarches auprès de la sénéchaussée.  Le procureur de cette cour lui suscita plusieurs difficultés sous les prétextes suivants : 1° l’érection de la chapelle en ce lieu devait préjudicier aux marchés et aux foires, et, par suite, au droit de coutume qu’y percevait le souverain ; 2° l’ancien couvent des Carmes, comptant de nombreux et saints religieux, rendant de grands services à la ville et ne subsistant que d’aumônes, allait être compromis par cette construction, vers laquelle convergerait désormais la majeure partie de ces charités ; 3° les églises et les chapelles ne manquaient pas à la ville qui, outre les églises paroissiales de Saint-Gilles-Tremoëc et de Saint-Caradec-Hennebont, renfermait les chapelles de Notre-Dame-de-Kercuffuélen (Note : C’était la chapelle du très ancien prieuré de Notre-Dame de Kerguélen, fondée en 1200 par Henri d'Hennebont et membre de l’abbaye de Saint-Mélaine de Rennes, devenue, en 1642, celle du couvent des Ursulines) de Sainte-Catherine, de Notre-Dame-des-Neiges, de la Magdeleine et de Saint-Séverin (Note : Ces chapelles étaient sur la paroisse de Saint-Caradec), de Saint-Georges à l’hôpital (Note : Ce premier hôpital connu d'Hennebont, déjà dit ancien à cette époque, portait le nom de Saint-Georges, vocable de sa chapelle, était à cheval sur le ruisseau qui séparait les paroisses de Saint-Gilles et de Kervignac, se trouvait situé auprès de l’église paroissiale de Saint-Gilles et, pendant la Ligue, subit le sort de cette église. La Place du Paradis était bornée, d’un côté, par l’étang du moulin de cet hôpital), sans parler de celles de Saint-Antoine, des Carmes, de la Joie et de Saint-Gilles-des-Champs, peu distante d'Hennebont. De son mieux, Michart réfuta, le 7 septembre, ces objections dont la dernière seule aurait pu être sérieuse. Dans sa réponse, le solliciteur sut la repousser par ces considérations qui intéressaient la cité entière : pendant les épidémies, fréquentes à cette époque, pas plus les Carmes que les religieuses de la Joie ne se souciaient d’accueillir les fidèles dans leurs chapelles respectives ; quant aux autres chapelles, elles étaient dépourvues d’un service régulier et suffisant ; il ne restait donc, sur la rive gauche du Blavet, que l’église paroissiale, située en dehors et en face de la porte de Broërec, mais qui demeurait déserte à cause du voisinage de l’hôpital Saint-Georges, refuge ordinaire des pestiférés. Il en résultait surtout que, dans ces temps difficiles, les écoles de la ville manquaient d’un lieu convenable pour se réunir (Note : A cette époque et encore longtemps après, les écoles se tenaient surtout dans les églises et les chapelles. Elles avaient, du reste, à peu prés toujours des prêtres pour régents et se trouvaient exclusivement soumises à la surveillance de l’autorité ecclésiastique). Par ailleurs, il se garda bien d’oublier son principal argument, tiré du voeu de la population. Touchée de ses raisons, la cour fit, le 14 suivant, une descente sur les lieux et trouva la place de Paradis couverte de personnes qui demandaient hautement que la construction de la chapelle ne fût pas plus longtemps entravée.  Devant cette manifestation populaire, la sénéchaussée n’eut qu'à abandonner son opposition et à joindre son assentiment aux autorisations précédemment obtenues. Peu après et avant la fin de cette année, la première pierre de l’édifice fut posée par Guillemette Rivallen, abbesse de la Joie, qui, à cette occasion, donna une pièce d’or appelée un desir, valant au moins 10 ducats ou environ 100 livres, pour aider à la construction (Note : La valeur du ducat d’or variait entre 9 et 12 livres, suivant les pays). Le superbe monument, que nous connaissons tous, prouve assez, par ses proportions et son architecture, que, dès les premiers débuts, les offrandes recueillies par Michart devaient être très considérables ; cependant elles devinrent insuffisantes. Bientôt même, il ne fut plus permis d’attendre qu’elles vinssent spontanément au tronc de l’oratoire primitif ; il fallut s’armer du bâton et de la besace, et aller les solliciter à domicile. Par lui-même et par ses émissaires, l’infatigable maréchal parcourut le diocèse, recueillant l’aumône en argent et en nature. Grâce à ces fructueuses pérégrinations, l’oeuvre put se continuer.  Mais, sur ces entrefaites, de nouvelles difficultés survinrent et faillirent compromettre le succès de l’entreprise. Le général de la paroisse et la communauté de ville tentèrent de s’immiscer dans les délicates questions de la perception et de l’emploi des offrandes. Marie Omnès, nouvelle abbesse de la Joie et qui ne l’entendait point de cette oreille, révoqua la délégation donnée à François Michart par Guillemette Rivallen, à laquelle il s’était engagé de rendre compte de son administration et donna, le 1er janvier 1521 (n. st.), procuration à maître Jean Omnès, son frère, pour établir, aux mêmes conditions, un nouveau gouverneur de cette chapelle. Le différend s’arrangea à la satisfaction de l’abbesse, dont le procureur, par acte du 24 avril 1524 (n. st.), rétablit Michart dans ses premières et légitimes fonctions. Il était temps que l’accord se fit, car la partie supérieure de la chapelle s’achevait et pouvait se livrer au culte. Encore un peu  et la cérémonie de la dédicace n’eut pas trouvé à son poste celui qui y avait droit à la première place. A peine réintégré, Michart fit séparer, par une cloison de bois, le haut de l’édifice, qui était achevé, du bas auquel on travaillait encore, et se préoccupa de l’évêque à demander pour la dédicace. Il n’eut pas à chercher bien loin. Le couvent des Carmes du Bondon possédait alors un religieux de l'Ordre, investi du caractère épiscopal sous le titre d’évêque de Tybériade. Il se nommait Geoffroy Le Borgne et se prêtait d’autant plus volontiers pour les fonctions pontificales que, de son temps, plusieurs évêques de Vannes ne vinrent jamais s’asseoir sur le siège de Saint-Patern. Dom. Yves Josse, prêtre d'Hennebont, lui fut député pour solliciter son concours. Sans retard, le prélat l’accompagna à son retour. La cérémonie eut lieu le 3ème dimanche de juin, correspondant, en cette année 1524, au 19 de ce mois. A ce même dimanche fut toujours, dans les siècles suivants, célébré l’anniversaire de la dédicace de cette église, « laquelle, dit un ancien titre, fut dédiée et consacrée par un évesque portatif de l’ordre des Carmes, demeurant au Bondon, près Vennes, appelé et défrayé par François Michart, qui fist tous les frais de la cérémonie » (Note : Cet évêque portatif ou titulaire n’avait que le titre d’évêque et le caractère épiscopal. On l’appelait aussi évêque de Tybériade in partibus infidelium, parce que l’ancien diocèse de Tybériade, dont il portait le titre, se trouvait situé dans le pays des infidèles, c’est-à-dire dans une contrée conquise par les Turcs et soumise à leur domination). Pour être juste, il faut cependant observer que les bourgeois et manants d'Hennebont y contribuèrent pour une somme de 20 livres. Pendant que le bas de la chapelle s’élevait, assuré que les ressources ne lui feraient pas défaut, en homme prévoyant, Michart conçut le nouveau projet d’annexer à la maison de Dieu un logement pour les prêtres destinés à la desservir. En conséquence, par acte du 26 décembre 1526, il acquit, pour 60 livres monnaie, de Bertrand Carreau, habitant aussi la rue Neuve, une pièce de terre appelée le pré Henriette du Botderff, joignant d’un côté et d’un bout le chemin par lequel on va de la chapelle de Notre-Dame-de-Paradis à Plouhaellec, d’autre côté un jardin appartenant aux Carmes, et d’autre bout un jardin appartenant à Olivier Juzel. Les matériaux étaient, sans doute, prêts pour cette nouvelle construction, car le pieux maréchal eut encore le loisir de faire bâtir, en pierre de taille, cette maison qui était voisine de l’église, et porta tour à tour les noms de maison des prêtres et d’hôpital des pauvres (Note : Cette maison, qui avait un jardin et un parc, servit, en effet, primitivement à loger les prêtres qui desservaient la chapelle, et porta, par suite, le nom de maison des prêtres. Mais, lorsque, à la fin du XVIème siècle, l’hôpital Saint-Georges fut détruit par les guerres de la Ligue, une partie du bâtiment dut être affectée aux malades qui, jusqu’à la construction de l'Hôtel-Dieu, en 1534, en occupaient le rez-de-chaussée, tandis que les étages supérieurs restaient réservés aux prêtres. De cette particularité lui vint le nouveau nom de vieil-hôpital, de maison et d’hôpital des pauvres. Le 12 mai 1679, la communauté de ville l’acquit de l’abbaye de la Joie moyennant la somme de 2,000 livres, pour en faire l'hôpital-général).  Mais, Dieu qui le trouvait assez mûr pour l’éternité et voulait le récompenser, ne lui laissa pas le temps pour voir la fin de son oeuvre ; il l’appela à lui le 1er avril 1527 (n. st.). Par un privilège rare à cette époque, son corps fut gardé jusqu’au 5. La cérémonie des obsèques se fit dans la nouvelle église, où, à l’ombre du magnifique sanctuaire bâti par ses soins, il repose en attendant la résurrection bienheureuse.  Après lui avoir rendu les derniers devoirs, les habitants d'Hennebont, sous la présidence du sénéchal et en présence d’un député de l’administration diocésaine, se réunirent dans le bas de l’église, pour lui donner un successeur. Leur choix tomba sur Jean Floho, au sujet duquel les archives de la Joie ne fournissent aucun autre renseignement. Cette élection, faite sans la participation de l’abbesse, montre, pour la seconde fois, le projet, toujours caressé par les habitants, de s’emparer du nouvel édifice. Mais, de son côté, la susdite dame veillait attentivement à la conservation de ses droits. Dès le 19 du même mois d’avril, elle obtenait de l’officialité de Vannes une sentence qui sauvegardait ses intérêts et faisait, en même temps, inhibition aux habitants de s’immiscer dans la perception et l’emploi des offrandes. Floho se soumit à ce jugement et fut confirmé par l’abbesse dans son administration, à la condition toujours d’en rendre compte à elle seule. Il n’en fut pas de même de la part des habitants. Entre eux et l’abbesse surgit un procès d’une longue durée et qui, de la sénéchaussée d'Hennebont, s’éleva jusqu’à la cour du parlement. Comme il fallait s’y attendre, la juridiction locale fut favorable aux premiers ; mais une sentence, émise à Rennes par le conseil privé, le 16 octobre 1535, tourna contre eux.  Ils en relevèrent appel à la cour du parlement qui, par arrêt rendu à Vannes, le 22 septembre 1537, les débouta de leurs prétentions, les condamna aux frais et nomma un commissaire pour induire l’abbesse en possession de la chapelle. Malgré leur opposition et leurs manifestations hostiles, le député de la cour remplit sa mission le 6 octobre suivant. Quel fut, pendant ces dix années de procédures, le sort du bâtiment ? Sur ce point, les archives se taisent, et j’ignore d’après quels documents, en dehors d’une inscription de 1709 trouvée, en 1802, sur une plaque de cuivre, au sommet de la flèche de cette église, s’est introduite dans l’histoire l’affirmation que la chapelle de Notre-Dame-de-Paradis, commencée en 1513, fut achevée en 1530. S’il n’est question que du seul vaisseau de l’édifice, l’assertion susdite est très vraisemblable, puisque, dès le 5 avril 1527, la dernière partie put déjà abriter une réunion des habitants. Mais il est certain, d’ailleurs, que bien des années devaient encore se passer avant de voir la dernière main mise à l’oeuvre. La preuve en est que, le 30 mai 1554, Bertrand de Marillac, professeur de théologie et vicaire général de l’évêque de Vannes, délivrait à un paroissien d'Hennebont une lettre de recommandation qui l’autorisait à parcourir le diocèse, de porte en porte, pour solliciter de nouveau les dons des fidèles, afin de continuer et d’achever la chapelle de Notre-Dame-de-Paradis. Dans le but d’exciter la charité publique, il accordait, comme son prédécesseur de 1514, une indulgence de 40 jours à tous ceux qui, confessés et pénitents, délieraient en cette occasion les cordons de leur bourse. De leur côté, le mobilier et l’ornementation intérieure ne se firent pas si longtemps attendre, grâce surtout à la confrérie de saint Eloi pour les serruriers, les maréchaux et les couvreurs qui, pendant la construction même, s’érigea dans cette église et commença à s’y desservir à l’autel de son patron, situé au haut du collatéral, du côté de l’évangile.  Cette érection fut suivie de près par celle de la confrérie de la Trinité, pour les tailleurs, les texiers et les pelletiers. Une sainte émulation, qui ne tarda pas à naître entre les deux sociétés, les poussa à rivaliser de zèle et de dépenses pour orner et enrichir leurs chapelles et leurs autels respectifs. Rien cependant ne se faisait dans cette église sans le consentement de l’abbesse de la Joie, demeurée toujours et malgré de très nombreux procès, en possession du monument. Ce fut avec son autorisation que les habitants y transférèrent, en 1589, la desserte du service paroissial, lorsque les guerres de la Ligue eurent anéanti leur vieille église de Saint-Gilles-Trémoëc ; ce fut encore grâce au même bon vouloir et à la condition d’entretenir l’édifice en parfait état de réparation, qu’ils purent continuer à s’en servir jusqu’à la suppression de l’abbaye. Pendant deux cents ans cette gracieuse église fut le siége de la paroisse, sans toutefois devenir réellement paroissiale, privilège qu’elle ne devait tenir que du XIXème siècle (abbé Luco) [Note : Les sources auxquelles ont été puisés les éléments de ce mémoire qui précéde sont : 1° les fonds de l’abbaye de la Joie, des Carmes et des Capucins d'Hennebont, aux archives départementales ; 2° les anciens registres de l’état civil de la paroisse de Saint-Gilles-Hennebont ; 3° les publications suivantes de M. Rosenzweig : Archives communales et hospitalières, articles Hennebont, Hôtel-Dieu d'Hennebont, Hôpital-général d'Hennebont, dans l'Annuaire du Morbihan (1872-1873)].

l'église Saint-Gilles-des-Champs (XIème siècle), située à Saint-Gilles. A partir du XIIIème siècle, cette église dépendait de l'ancienne abbaye Notre-Dame-de-la-Joie. La paroisse Saint-Gilles a été anciennement constituée (en 1841) aux dépens de Languidic. L'église primitive romane devait comprendre une nef, un transept et un choeur vraisemblablement terminé par une abside arrondie, aujourd'hui remplacé par un choeur à chevet plat. Des remaniements faits au XIVème siècle et à une époque postérieure ont fait disparaître le croisillon Nord. Au niveau du carré du transept, on peut voir des colonnes engagées à chapiteaux romans qui ne supportent rien. Au niveau de la nef, les fenêtres en plein cintre, très ébrasées, sont des restes de l'église romane du XIIème siècle. Sur la nef s'élève un petit clocher carré, percé de baies en plein cintre et surmonté d'une flèche polygonale ;

l'église de Saint-Caradec (1732). La seconde église paroissiale d'Hennebont, sur la rive gauche du Blavet, qui existait déjà au XIIIème siècle, a été entièrement reconstruite en 1777 et remaniée en 1895. Les bas côtés du choeur et les voûtes ont été rajoutés en 1901. On y trouve un ex-voto en bois peint daté du XVIII-XIXème siècle et une statue de saint Isidore en bois polychrome datée du XVIIIème siècle ;

l'ancienne abbaye Notre-Dame-de-la-Joie ou de la Joye (1275). Il s'agit d'une ancienne abbaye cistercienne fondée en 1260 ou 1275 par Blanche Navarre-Champagne, épouse du duc de Bretagne, Jean Ier Le Roux. Blanche de Champagne y fut ensevelie en 1283 et sa statue gisante, en cuivre martelé et bois, est aujourd'hui conservée au musée du Louvre. Les bâtiments sont construits à partir de 1274 et la communauté l'occupe à partir de 1275. Cette abbaye est ravagée par un incendie en 1512 et reconstruite en 1649. En 1692-1693, sont édifiés ou réaménagés le logis abbatial et la porterie. Les anciens bâtiments conventuels ont presque entièrement disparu pendant la Révolution. Il ne subsiste qu'un logis (le logis de l'abbesse) et une porterie du XVIIème siècle : la porterie appelée "maison des Confesseurs", au bord du Blavet, porte la date de 1669. Durant la Révolution, l'ancienne abbaye sera achetée par la famille Hébert, et sera ensuite la propriété de la Société des Forges d'Hennebont le 3 septembre 1825, puis de Jean Laurent (en 1840, qui restaure l'aile Sud) et de la famille Quéro (en 1845). Le parc date de 1864. La congrégation des pères du Saint-Esprit en acquiert une partie en 1850 pour l'échanger ensuite contre l'abbaye de Langonnet ;

la chapelle de Langroix (XIXème siècle). La chapelle primitive dépendait autrefois du prieuré de Lochrist, rattaché à l'abbaye de la Joye. Elle se trouvait auparavant sur le territoire de Languidic, et appartient à la commune d'Hennebont depuis 1947 ;

la chapelle privée de Saint-Gunthiern (XIème siècle), située au village de Locoyan, non loin de la "grotte de Saint-Gunthiern". Il s'agit d'une construction de forme rectangulaire, restaurée au XVIIème siècle. On y voit de remarquables chapiteaux sculptés ;

l'ancienne chapelle du village de Saint-Antoine, dédiée à Saint-Antoine d'Egypte (XII-XIIIème siècle). Ce lieu a été, semble-t-il, occupé soit par les Antonins, soit par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle a appartenu à la paroisse de Kervignac jusqu'à la Révolution, puis a été rattachée à Hennebont. Elle comprenait alors une nef, un transept avec croisillons et un choeur. Remaniée dès le XIVème siècle et restaurée en 1614 (date inscrite sur la sablière Nord du choeur), elle ne comprenait au début du XXème siècle plus qu'un simple vaisseau rectangulaire (la grande arcade en plein cintre, portée sur des colonnes engagées à chapiteaux romans, qui séparait le carré du transept du croisillon Nord était encore visible). Les fenêtres étaient les unes romanes (nef), les autres à réseaux rayonnants et flamboyants (choeur). Deux bancs de pierre intérieurs longeaient jadis les murs Nord et Sud. La chapelle était jadis couverte d'une charpente à entraits et sablières sculptés au choeur. Démolie en 1951, elle est remontée et restaurée par les habitants d'Hennebont vers 1970. Elle abrite une statue en bois polychrome de sainte Marguerite (XVIIIème siècle) ;

l'ancienne chapelle des Capucins (1666), aujourd'hui disparue. Le couvent des capucins est bâti au Mont-Délice en 1634 ;

l'ancienne chapelle de L'Hôpital (1634), aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle des Carmes (1743), aujourd'hui disparue. Les Carmes avaient été établis à Hennebont vers 1384 par le duc Jean IV et la chapelle avait été reconstruite en 1743 ; 

l'ancien prieuré Notre-Dame de Kerguélen. Ce prieuré était jadis situé dans la vieille ville d'Hennebont, sur la rive droite du Blavet, à l'endroit occupé ensuite par les Frères de l'Instruction chrétienne de Ploërmel. Le nom du lieu s'écrivait anciennement Kergueffuélen : il s'est adouci graduellement et est devenu Kerguélen. Les puissants seigneurs d'Hennebont ou de Kémenet-Héboé, dont la motte féodale se voit encore près de la gare de chemin de fer, fondèrent le prieuré en faveur de l'abbaye bénédictine de Saint-Melaine de Rennes. Le prieuré de Notre-Dame d'Hennebont jouissait d'une partie des dîmes de Saint-Caradec et de Caudan. Des particuliers s'approprièrent bientôt ces dîmes, on ne sait pour quelle raison. Le prieur Henri Tors, chanoine de Vannes et futur évêque, s'en étant aperçu, intenta une action judiciaire aux usurpateurs. Ceux-ci en présence des preuves qui leur furent fournies, renoncèrent à leur prétendu droit de dîme, et le prieur de son côté leur fit la remise de tout ce qu'ils avaient perçu dans le passé. Cet arrangement fut conclu le 2 mars 1278 (N. S. 1279). Il prouve qu'à cette époque le prieur n'était plus un religieux mais un prêtre séculier (D. Morice, Pr. I. 1045). Les religieux de Saint-Melaine de Rennes rentrèrent ensuite en possession de leur prieuré, et s'ils n'y envoyèrent plus un moine résidant, ils chargèrent un prêtre séculier d'acquitter les messes de fondation et de percevoir les revenus pour eux, moyennant rétribution. L'établissement n'étant plus occupé par des religieux, les Ursulines, en 1642, en demandèrent la concession. Le pape Alexandre VII, par une bulle du 10 février 1666, leur permit définitivement de s'y établir, à la charge de payer une rente annuelle de 30 livres à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Les Ursulines y bâtirent un vaste couvent qui fut confisqué à la Révolution, et vendu avec l'enclos, le 13 décembre 1792, à L. Sauvager, pour 50 100 livres. Après avoir passé entre différentes mains, il a été occupé par les Frères de Ploërmel. Les Ursulines se sont établies dans l'ancien couvent des Carmes de la ville close (J. M. Le Mené) ; 

l'ancienne chapelle de la Madeleine de Kerroch, aujourd'hui disparue. La léproserie de Kerroch, près d'Hennebont, était très ancienne. Son origine remontait au moins à la fin du XIIème siècle, si on lui applique ce passage de l'acte d'affranchissement des terres du prieuré de Notre-Dame d'Hennebont inséré au tome 1er col. 783 des preuves de Dom Morice : et villa in qua leprosi habitant. D'après un acte des notaires d'Hennebont, du 9 février 1783, voici quelle était la situation de la chapelle de Kerroch et ce qu'elle devint : "Elle était située à l'issue du village, au midi du grand chemin qui conduit d'Hennebont à Pontscorff, et conduisant au levant à l'église paroissiale de Saint-Caradec et séparée par les fossés des terres d'Amanic... dans laquelle chapelle la messe se disait pour lesdits habitants Cordiers dudit village....". Depuis longtemps, cette chapelle était tombée en ruines "et étant dangereuse par être posée sur le grand chemin" les cordiers de Kerroch en avaient cédé les matériaux qui entrèrent dans les réparations de l'église paroissiale de Saint-Caradec. Et enfin, l'emplacement même en fut vendu par acte de 1733 à un sieur Martin, d'Hennebont, par les cordiers de Kerroch "descendants des fondateurs de cette chapelle". Aujourd'hui, il n'existe don plus ni ruines, ni vestiges, ni souvenirs peut-être de cette chapelle de la Magdeleine

la croix de Gorh-Leur, située à Saint-Caradec. La chapelle Sainte-Catherine, démolie en 1891, se situait à côté de cette croix ornée de motifs géométriques ;

la croix du Hinglair, située au cimetière de Saint-Caradec ;

le calvaire d'Hennebont (1899), situé place du calvaire et oeuvre du sculpteur Hernot. Ce calvaire est élevé à l'occasion du second centenaire du Voeu d'Hennebont, le 1er septembre 1899 ;

le calvaire (XVIIème siècle), situé près de l'ancienne chapelle Saint-Antoine détruite en 1951 ;

le château du Bot, propriété de la famille Blignières ;

le château de Hennebont (XIIIème siècle), détruit en 1342 durant la guerre de Succession de Bretagne. Les remparts de la ville ainsi que la porte de Broërec ou Bro Erec'h subsistent encore ;

le château de Kerlégan, propriété de la famille Gail ;

le château de Kerlois (XIXème siècle), qui a remplacé un manoir nommé "Kerlehoez" et dont le propriétaire était Jehan du Pou en 1448. Ancienne Maison des Pères Blancs, l'édifice abrite aujourd'hui le Collège Saint-Félix de Kerlois ;

le château de Kerscamp (XVIIème siècle), propriété de Pierre L'Hermite (en 1620), puis de la famille Le Merle de Beaufond (au XVIIIème siècle) et de la famille Polignac (en 1884) ; 

le château de Locoyarn. Siège d'une ancienne seigneurie de la paroisse de Kervignac, maintenant en Hennebont, propriété de la famille Jaffré ;

le manoir de Brionel (XVIIème siècle), propriété successive des familles Soul (en 1623), Coué, Bahuno, Lantivy (en 1775), Montlaur, Couësbouc, Bouays de Couësbouc, Robien (en 1970). L'ancien édifice a été rasé et remplacé par une habitation moderne ;

le château La Cour (1560). Au XIIIème siècle, l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys fonda là un prieuré, avec une chapelle dédiée à Saint-Vincent. Il possédait un moulin à eau. Reconstruit vers 1560, il est vendu comme bien national en 1792. Il est acquis au XIXème siècle, par le comte Charles Guyot d'Asnières de Salins, puis en 1985 par la famille Gandon ;

la fontaine des Frères Trottier (1895). Les deux industriels Emile et Henri Trottier, fondateurs des Forges d'Hennebont, offrent cette fontaine à la ville d'Hennebont en 1895. Elle est l'oeuvre des Forges de Lochrist ;

la fontaine des mariés (1732), située rue Le Saec à Saint-Caradec. Elle prend place dans un enclos ;

la fontaine de Kerio ;

la fontaine de Saint-Antoine ;

le puits Ferré (1623), restauré en 1825 et situé rue Maréchal-Joffre ;

la tour Saint-Nicolas (XVème siècle), située rue Trottier. Il s'agit d'un élément des fortifications de la ville d'Hennebont. Elle est devenue salle d'exposition ;

la tour Rospadern (XVème siècle), située sur le site de la Poterie. Il s'agit d'un élément des fortifications de la ville d'Hennebont. Cette tour est démolie entre 1761 et 1789 ;

la porte de Bro Erech ou Bro Erec'h (vers 1250), située dans la Ville-Clos. Cette porte comporte deux tours jumelles qui ont servi de prison autrefois et ont accueilli les Espagnols défaits par Condé à Rocroi en 1643. Marion du Faouët y est emprisonnée vers 1746 et des forçats du bagne de Brest y séjournent aussi au début du XIXème siècle. En 1910, l'édifice abrite le musée du pays bas breton. Incendiées en août 1944, les tours sont restaurées de 1967 à 1972 et accueillent aujourd'hui le musée de l'association Hennebont - Patrimoine ;

l'hôtel du Kerret (XVIIème siècle), situé au n° 2 place Foch et propriété de François Pitouay (en 1663) ;

l'hôtel (XVIème siècle), situé au n° 2, rue Lombards. Il possède une tourelle d'escalier contre sa façade postérieure, et a été doublé en profondeur au XVIIIème siècle ;

la maison des Bâtisseur (1515), située au n° 9, place Foch. Il s'agit de l'ancien hôtel où logeaient les compagnons qui édifièrent la basilique ;

le vieux logis (1639), situé place Foch, ancienne taverne et relais de poste au XVIIème siècle ;

la maison du Sénéchal (1517), située au n° 1, rue de la Paix, propriété de la famille Beaujouan au XVIème siècle. Cette maison à pans de bois jouxtait jusqu'en 1935 l'ancien auditoire de la sénéchaussée ;

la maison (1586), située au n° 3, rue Vieille-Ville. Il s'agit de la propriété de Jérôme François, charpentier de Lenvot, conseiller au parlement de Bretagne ;

la mairie (XVIII-XIXème siècle), située au n° 13 place Foch et née de la fusion de deux hôtels particuliers : l'hôtel Ferron (un ancien presbytère) et l'hôtel de Belcherre. La mairie abrite une peinture intitulée "Les Grèves d'Hennebont", oeuvre du peintre Pégot-Ogier et qui date de 1903

les moulins à eau de Morderic, Polvern, de la Joie, Bouetiez, Glas, St Madec, Kerscamp, de Locoyarn, et les moulins à vent de St Gilles, de Kerroc'h ;  

A signaler aussi :

l'oppidum gaulois de Polvern (1er siècle avant Jésus-Christ) ;

l'ancien pont à mer du XIIIème siècle, détruit en 1828 ;

le haras d'Hennebont (1856-1857), situé rue Victor-Hugo et sur les anciennes terres de l'abbaye de la Joye ;

le port (XVIIème siècle) ;

le parc botanique de Kerbihan, édifié par M. Chevassu, ancien horloger de Dôle (Jura) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HENNEBONT

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Caradec d'Hennebont :                

Pierre de la HAYE : défaillant ;

Jehan du POU : défaillant ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Saint-Gilles d'Hennebont :         

Jehan LE BOETIEZ (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer et armé d'une épée ;

Jehan du BOTERFF (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer, armé d'une épée et d'une vouge ;

Georges GODERI (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer et armé d'une épée et d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Caradec d'Hennebont :         

Jehan de la HAYE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan du POU (15 livres de revenu) : défaillant ;

Laurens du POU (100 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan du POU, décédé ;

Jehan CAMELEN, alias Tomelen ;

Les héritiers Allain LE BOURNE (100 soulz) ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Saint-Gilles d'Hennebont :            

Pierre LE BOUETIEZ (90 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en archer ;

Henry JUSEL : porteur d'une brigandine ;

Jehan du BOTERFF (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Trehin : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PICHON : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier GOUDERY (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain des PORTES (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Pierre LE MEZEC (100 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Paoul LE MEZEC (90 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LASENET : porteur d'une robe, armé d'une vouge ;

Nicolas LE MEZEC : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Georges BERTHELOT : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE MEZEC : comparaît en archer ;

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