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Bienvenue chez les Hengoatais

HENGOAT

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La commune de Hengoat (pucenoire.gif (870 octets) Hengoad) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Hengoat dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENGOAT

Hengoat vient de "hen" (vieux) et de "coat ou goat" (bois). Hengoat signifie donc littéralement « Vieux Bois ».

Hengoat et son ancienne trève Pouldouran sont des démembrements de l'ancienne paroisse primitive de Pleudaniel. 

Hengoat (Hengoet) est mentionnée comme paroisse en 1330 (procès de canonisation de Saint-Yves). La soeur de saint Yves, Catherine Haelori ou Hélory y habitait. " Catherine Hélory, soeur de dom Yves Hélory, de bonne mémoire, prêtre enterré dans l'église de Tréguier, de la paroisse de Hengoat, âgée de 80 ans " (témoin n ° 127) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves : « Un jour Adelicia, fille Billon, paroissienne de Ploëzal, est venue chez moi à Hengoat. Elle avait la tête, le cou et la poitrine horriblement et dangereusement enflés, au point qu'elle pouvait à peine respirer et parler tellement elle avait mal. Poussée par la pitié que m'inspiraient son enflure et sa souffrance, et par les conseils des nombreuses personnes présentes, dont je ne me rappelle plus du tout les noms, je suis allée chercher le chaperon de dom Yves que je gardais dans ma maison comme une relique et que je conserve encore maintenant avec soin et piété, et j'ai placé sur elle ce chaperon. Aussitôt Adelicia s'est mise à dire à peu près ceci : " Saint Yves, je vous rends grâce, car mon mal commence à ne plus me faire souffrir ". Et c'est ainsi qu'elle s'en est retournée chez elle, et le lendemain elle avait recouvré la santé. Je sais cela pour l'avoir vue d'abord malade et ensuite en parfaite santé. Mais je n'ai souvenir ni de l'époque, ni du jour, ni du mois. Je l'ai vue malade le temps qu'elle est venue chez moi. Mais elle m'a dit qu'elle avait souffert huit jours de son mal. C'est à l'invocation de dom Yves à qui elle s'était vouée qu'elle a été guérie et c'est au nom du même dom Yves et par dévotion pour lui que j'ai posé sur elle son chaperon. J'ai la ferme conviction qu'elle doit sa guérison à l'invocation de dom Yves, car beaucoup de gens ont été guéris de leurs maladies par le contact ou l'imposition de ce chaperon. Cela est de notoriété publique dans la paroisse de Hengoat et dans la cité et le diocèse de Tréguier. Cette imposition du chaperon s'est faite en présence de ma fille Catherine et de plusieurs autres dont je ne me rappelle pas les noms présentement. Cela s'est passé dans ma maison. Quant à l'étoffe du chaperon et sa couleur, c'est du " burell " blanc qui ne vaut pas grand chose et qui ne coûte pas cher » (traduction de J.P. Le Guillou).

A Hengoat, en 1389, des indulgences sont accordées par le Saint Siège à ceux qui par leurs aumônes concourent aux réparations des édifices du culte : ... Item pro " ecclesia parrochiali de loco Sancti Guenbayli, Trecorensis diocesis… Datum Avenione, idibus martii, anno XI° " (13 mars 1389) (Archives du Vatican).

La présence à Hengoat de lieux-dits " Clastro-Bihan " (les petits cloîtres) semblent révéler de possibles liens avec un établissement monastique. L'ancienne paroisse de Hengoat dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Hengoat dépendait du doyenné de la Roche-Derrien

On rencontre les appellations suivantes : Hengoet (en 1330), Hennegouet (en 1371), Hengoet (en 1380, en 1450, en 1486), Hengoat (dès 1505).

Ville de Hengoat (Bretagne)

Note 1 : Charles-Guillaume de Trolond (né en 1770), comte du Rumain, fut chef des Chouans de la région de Lannion vers 1799. Il était connu dans la Chouannerie sous les surnoms de Pipi-Gouez (Pierre Sauvage) et de Tonnerre. En 1818, il était chevalier de Saint-Louis et chef d'escadron de gendarmerie royale à la Rochelle. 

Note 2 : la commune de Hengoat est formée des villages : Kergo, Dour-an-Gars, Kerbriand, Mestrenic, Toul-Bougeant, Toul-Pigous, Losten-Stang, Trolong-Bras, Baloré, Kerurvoy, Convenant Goarisson, le Rhumain, Quillien-Bras, Poulvenez, le Launay, Ty-Beron, Kerjean, Pen-Lan-Raoul, Pors-Bras, Kerhingan, Coz-Kerhingan, Ty Forn-Stang, Pen-an-Crec'h, la Ville-Basse, Prat-an-Pont, Boulinot, Kernevez, Kerdourec.

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de HENGOAT : Raoul Nicot jusqu’en 1699. - Rodolphe Turiot (1699-1700). - François le Gac (1700-1709). - Yves Thos (1709-1719), curé à Bourbriac. - Maudet 0llivier (1719-1747). - Olivier le Moign (1747-1768). - Claude le Moign (1768-1789), neveu du précédent. - Pierre Larchantec (1789-1790), etc ...

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PATRIMOINE de HENGOAT

l'église Saint-Maudez (XIVème siècle), endommagée vers 1347 ou 1375 durant la guerre de succession de Bretagne. L'édifice en forme de croix latine comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur. L'église bénéficie le 1er mars 1380 d'une bulle d'indulgences du pape. L'église est reconstruite en 1846-1847 par Charles Kerleau (de Penvénan). Les travaux de l'édifice actuel, dont Charles Kerleau, de Penvénan, fut à la fois l'architecte et l'entrepreneur, commencèrent le 15 avril 1846 et furent terminés en avril 1847. Le clocher n'aurait été construit qu'en 1852. Dans la nuit du 9 au 10 décembre 1886, la foudre détruisit la flèche et causa de grands dommages à l'église, qui furent réparés. aussitôt. Le porche est restauré en 1846. Le maître-autel et le retable du maître-autel, en bois polychrome, sont l'oeuvre de Nicolas Le Liffer de Kereven et datent de 1727. Le retable, rénové en 1869, proviendrait, dit-on, de l'église Notre-Dame de Bon-Secours de Runan : les deux niches latérales contiennent les statues de saint Maudez et saint Gonéry. Au sommet du retable se trouve une statue de la Vierge à l'Enfant qui date du XIXème siècle. Le lutrin sort de l'atelier Le Merrer de Lannion. On y voit une bannière datée de la fin du XVIIème siècle. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. La chaire date du XIXème siècle. L'église abrite un crucifix, en bois polychrome, qui date de la fin du XVème siècle, ainsi qu'une statue, en bois polychrome, de saint Michel (XV-XVIème siècle). Le vitraux de Bessac (1914) relatent notamment les décès de saint Joseph et de saint Maudez, ainsi que la remise des clés à saint Pierre. Le bras reliquaire, en argent, bois, cristal et verre, date de 1540 : il contient des ossements de saint Maudez. On y trouve les plaques funéraires des religieux Costiou, Gour, Loyer et Cathou, décédés entre 1860 et 1878. Le calvaire du cimetière date de 1855. Les seigneurs de Hengoat possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale ;

Eglise de Hengoat (Bretagne)

le calvaire de Keringant (1601 ou 1691) ;

le calvaire situé sur la route de Pouldouran (1684). Ce calvaire est érigé sur demande de la famille du prêtre-missionnaire Maudez Le Cozannet (né à Langoat le 8 décembre 1666, prêtre missionnaire en 1693, décédé le 25 juillet 1720 en odeur de sainteté) ;

le château de Trolong (XIVème siècle) éponyme de la famille de Trolong du Rumain. Il possédait jadis une chapelle privée. " La salle à manger actuelle présente une fenêtre avec remplage du XIVème siècle, paraissant indiquer que cette pièce a peut-être servi d’oratoire à un moment donné " R. Couffon) ;

le château de Rumain (ou Rumen), reconstruit de nos jours, a vu naître Even de Bégaignon (évêque de Tréguier de 1362 à 1371). Even de Bégaignon a ensuite suivi le pape Grégoire XI d'Avignon à Rome, où il mourut en 1378. Les Trolong ont possédé le Rumain, du XVème au XIXème siècle. Par décision du 30 juillet 1786, le Roi autorisa le Comte du Rumain, à faire placer au Rumain trois mortiers pris par Charles-Marie de Trolong au fort de l'île Saint-Vincent le 16 juin 1779. Le château est investi le 25 juin 1791 par la garde nationale de la Roche-Derrien puis repoussé grâce à ses mortiers. On y voit un pigeonnier des années 1650 ;

Hengoat (Bretagne) : manoir du Rumain

la fontaine Saint-Maudez, située en contre-bas du bourg ;

4 moulins à eau de Losten-Stang, Rolland, Bizieu, Vogodès ou Vigodès.

A signaler aussi :

un important gisement de tuiles romaines, aux abords de Prat-ar-Pont ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HENGOAT

La seigneurie de Hengoat possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. La famille de Hengoat vivait dans cette paroisse en 1427. Propriété de Catherine de Pouldouran au XVIème siècle, puis de Jean Loz en 1608. En 1770, Maris de Levis (épouse de Jacques Hyacinthe, vicomte de Sarsfield) vend la seigneurie de Hengoat à Anne Marie Potor, comtesse de Tonquédec et épouse de René du Quengo. 

La seigneurie de Keringant-Trohadiou possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle aurait été concédée en 1556 par Jean de Bretagne, duc d'Etampes et comte de Penthièvre. Propriété de Raoul Hingant (au XVème siècle), puis d'Olivier de Hingant (en 1439). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Rolland (en 1555, suite au mariage d'Aliette Hingant), Harscoët (en 1583), Le Brun (en 1703), du Cambout (en 1737), de Montigny (en 1762). Trohadiou (située en Trédarzec) appartient en 1535 à la famille Harscoët.

La seigneurie de Trolong-Kermouster (ramage de la seigneurie de Launay-Botloy) possédait jadis un droit de haute justice et s'étendait à Hengoat, Trédarzec, Troguéry, Pommerit-Jaudy et Pleudaniel. Propriété de Pierre de Trolong (ou Tnoulong) en 1466, puis des familles Loz (suite au mariage de Marie de Trolong avec Louis Loz, seigneur de Kergoanton), du Hallay (suite au mariage de Marie Loz avec Louis du Hallay) et Trolong (suite au rachat de la terre par Pierre Joseph Marie de Trolong, comte du Rumain, en 1788).

La seigneurie de Quillien a appartenu aux Le Merdy. La branche aînée de cette famille s'est fondue dans Thomelin. Jean Le Merdy prêta serment de fidélité au duc entre les nobles de Goëlo et de Tréguier, l'an 1437. Cette famille a donné aussi un premier président au parlement en 1777.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Hengoat (Hengoët) la seigneurie de Trolong au sieur du Hallay (10 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Hengoat (Henguoet) : Pierre Trolong, Marguerite Trolong, Morice Hengoet, Alen le Courtoix, Yacob Even. On y mentionne aussi le manoir de Hengoet (appartenant à Guillaume Loz, exploité par Jehan Riguallen), autre Hengoet (appartenant à Jehan Merien, exploité par Symon Foucault), Ville Neuffve (appartenant à Pierres de Botloy, exploité par Alain le Cozden), Run Men (appartenant à Jehan Trolong, exploité par Andreu Saillat). Un logis appartenant au prieur de Kermartin est également occupé par le métayer Alain le Cozden. On y mentionne aussi la « treff » de Poldoran ou Pouldoran (Pouldouran) et les lieux-dits : Ker Jehan, Ker Hingant, Ker Marchiou, Ker en Goff, Pen en Stang, Quillian, Goez.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Hengoat (il y avait 5 nobles en 1426) :

Pierre EVEN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;  

Jehan LE COZKER (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;  

Jehan LE MERDY (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;  

Jehan LE MERDY : défaillant ;  

Guillaume LE PATEZOUR : défaillant ;  

Pierre TNOULONG : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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