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HENGOAT

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La commune de Hengoat (pucenoire.gif (870 octets) Hengoad) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Hengoat dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENGOAT

Hengoat vient de "hen" (vieux) et de "coat ou goat" (bois). Hengoat signifie donc littéralement « Vieux Bois ».

Hengoat et son ancienne trève Pouldouran sont des démembrements de l'ancienne paroisse primitive de Pleudaniel. Hengoat (Hengoet) est mentionnée comme paroisse en 1330 (procès de canonisation de Saint-Yves). La soeur de saint Yves, Catherine Haelori y habitait. 

La présence à Hengoat de lieux-dits "Clastro-Bihan" (les petits cloîtres) semblent révéler de possibles liens avec un établissement monastique. L'ancienne paroisse de Hengoat dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'alternative.

On rencontre les appellations suivantes : Hengoet (en 1330), Hennegouet (en 1371), Hengoet (en 1380, en 1450, en 1486), Hengoat (dès 1505).

Note 1 : Charles-Guillaume de Trolond (né en 1770), comte du Rumain, fut chef des Chouans de la région de Lannion vers 1799. Il était connu dans la Chouannerie sous les surnoms de Pipi-Gouez (Pierre Sauvage) et de Tonnerre. En 1818, il était chevalier de Saint-Louis et chef d'escadron de gendarmerie royale à la Rochelle. 

Note 2 : la commune de Hengoat est formée des villages : Kergo, Dour-an-Gars, Kerbriand, Mestrenic, Toul-Bougeant, Toul-Pigous, Losten-Stang, Trolong-Bras, Baloré, Kerurvoy, Convenant Goarisson, le Rhumain, Quillien-Bras, Poulvenez, le Launay, Ty-Beron, Kerjean, Pen-Lan-Raoul, Pors-Bras, Kerhingan, Coz-Kerhingan, Ty Forn-Stang, Pen-an-Crec'h, la Ville-Basse, Prat-an-Pont, Boulinot, Kernevez, Kerdourec.

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PATRIMOINE de HENGOAT

l'église Saint-Maudez (XIVème siècle), endommagée vers 1347 ou 1375 durant la guerre de succession de Bretagne. L'édifice en forme de croix latine comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur. L'église bénéficie le 1er mars 1380 d'une bulle d'indulgences du pape. L'église est reconstruite en 1846-1847 par Charles Kerleau (de Penvénan). Le porche est restauré en 1846. Le maître-autel et le retable du maître-autel, en bois polychrome, sont l'oeuvre de Nicolas Le Liffer de Kereven et datent de 1727. Le retable proviendrait, dit-on, de l'église Notre-Dame de Bon-Secours de Runan) : les deux niches latérales contiennent les statues de saint Maudez et saint Gonéry. Au sommet du retable se trouve une statue de la Vierge à l'Enfant qui date du XIXème siècle. On y voit une bannière datée de la fin du XVIIème siècle. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. La chaire date du XIXème siècle. La foudre détruit la flèche de la nouvelle église dans la nuit du 9 au 10 décembre 1886. L'église abrite un crucifix, en bois polychrome, qui date de la fin du XVème siècle, ainsi qu'une statue, en bois polychrome, de saint Michel (XV-XVIème siècle). Le bras reliquaire, en argent, bois, cristal et verre, date de 1540 : il contient des ossements de saint Maudez. Les seigneurs de Hengoat possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale ; 

le calvaire de Keringant (1601 ou 1691) ;

le calvaire situé sur la route de Pouldouran (1684). Ce calvaire est érigé sur demande de la famille du prêtre-missionnaire Maudez Le Cozannet (né à Langoat le 8 décembre 1666, prêtre missionnaire en 1693, décédé le 25 juillet 1720 en odeur de sainteté) ;

le château de Trolong (XIVème siècle) éponyme de la famille de Trolong du Rumain ;

le château de Rumain (ou Rumen), reconstruit de nos jours, a vu naître Even de Bégaignon (évêque de Tréguier de 1362 à 1371). Even de Bégaignon a ensuite suivi le pape Grégoire XI d'Avignon à Rome, où il mourut en 1378. Les Trolong ont possédé le Rumain, du XVème au XIXème siècle. Par décision du 30 juillet 1786, le Roi autorisa le Comte du Rumain, à faire placer au Rumain trois mortiers pris par Charles-Marie de Trolong au fort de l'île Saint-Vincent le 16 juin 1779. Le château est investi le 25 juin 1791 par la garde nationale de la Roche-Derrien puis repoussé grâce à ses mortiers. On y voit un pigeonnier des années 1650 ;

la fontaine Saint-Maudez, située en contre-bas du bourg ;

4 moulins à eau de Losten-Stang, Rolland, Bizieu, Vogodès ou Vigodès.

A signaler aussi :

un important gisement de tuiles romaines, aux abords de Prat-ar-Pont ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HENGOAT

La seigneurie de Hengoat possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. La famille de Hengoat vivait dans cette paroisse en 1427. Propriété de Catherine de Pouldouran au XVIème siècle, puis de Jean Loz en 1608. En 1770, Maris de Levis (épouse de Jacques Hyacinthe, vicomte de Sarsfield) vend la seigneurie de Hengoat à Anne Marie Potor, comtesse de Tonquédec et épouse de René du Quengo. 

La seigneurie de Keringant-Trohadiou possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle aurait été concédée en 1556 par Jean de Bretagne, duc d'Etampes et comte de Penthièvre. Propriété de Raoul Hingant (au XVème siècle), puis d'Olivier de Hingant (en 1439). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Rolland (en 1555, suite au mariage d'Aliette Hingant), Harscoët (en 1583), Le Brun (en 1703), du Cambout (en 1737), de Montigny (en 1762). Trohadiou (située en Trédarzec) appartient en 1535 à la famille Harscoët.

La seigneurie de Trolong-Kermouster (ramage de la seigneurie de Launay-Botloy) possédait jadis un droit de haute justice et s'étendait à Hengoat, Trédarzec, Troguéry, Pommerit-Jaudy et Pleudaniel. Propriété de Pierre de Trolong (ou Tnoulong) en 1466, puis des familles Loz (suite au mariage de Marie de Trolong avec Louis Loz, seigneur de Kergoanton), du Hallay (suite au mariage de Marie Loz avec Louis du Hallay) et Trolong (suite au rachat de la terre par Pierre Joseph Marie de Trolong, comte du Rumain, en 1788).

La seigneurie de Quillien a appartenu aux Le Merdy. La branche aînée de cette famille s'est fondue dans Thomelin. Jean Le Merdy prêta serment de fidélité au duc entre les nobles de Goëlo et de Tréguier, l'an 1437. Cette famille a donné aussi un premier président au parlement en 1777.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Hengoat (il y avait 5 nobles en 1426) :

Pierre EVEN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;
Jehan LE COZKER (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;
Jehan LE MERDY (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;
Jehan LE MERDY : défaillant ;
Guillaume LE PATEZOUR : défaillant ;
Pierre TNOULONG : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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