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LE HAUT-CORLAY |
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La commune de Le Haut-Corlay ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du HAUT-CORLAY
Le Haut-Corlay vient du breton « Koz-Korle » (le Vieux-Corlay).
Le Haut-Corlay est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Corlay. Dès 1247, la distinction entre Corlay et Haut-Corlay existe : en effet, un accord passé entre l'abbé de Sainte-Croix de Guingamp et l'évêque de Quimper prévoit que l'abbaye percevra 60 sous de rente sur l'église du "Vieux Corlay".
Sur les listes de bénéfices, déglises ou de paroisse du diocèse de Quimper de 1368 à 1574, on rencontre à côté de Castrum Colé ou Castrum Corlay (qui est Corlay), les mentions de Vetus Corlé (XIVème siècle) ou Vetus Corlay (XVIème siècle). Vetus Corlay (Vieux Corlay) désigne en fait la paroisse appelée le Haut-Corlay (dès 1644).
Le Haut-Corlay ne faisait jadis pas partie comme Corlay de la châtellenie de Corlay mais de la seigneurie de Quintin (dirigée par la famille La Rivière). Son territoire renferme le plus ancien monument de l'histoire armoricaine, le Tertre-aux-Coulombs, point de jonction des frontières des tribus gauloises Curiosolites, Osismiennes et Vénètes, à proximité des sources de l'Oust et du Gouët.
Les fiefs nobles et manoirs étaient nombreux en Haut-Corlay : Bellevue, Bocozel, le Boissy, Kerdanio, Kerniquet, Kernonain, Kerroignant, Kervers, Portz-Jacques, la Rivière et la Ville-Jouan.
Haut-Corlay avait comme paroisse succursale Saint-Bihy et élit sa première municipalité au début de 1790. Le Haut-Corlay dépendait en 1789, de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et ressortissait au siège royal de Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative.
On rencontre les appellations suivantes : Corle (en 1169, en 1170, en 1190), eccl. de Veteri Corle (en 1247), Vetus Corle (vers 1330, en 1368, en 1405), Hault Corle (en 1468, en 1473, en 1480), Hault Corlay (en 1535-1536).
Note : la commune du Haut-Corlay est formée des villages : la Ville-Jouen, Kerven, La Ville-Herbelot, Quillaron, Roscaradec, Le Tertre, Penvers, Persucat, le Boissi, la Villéon, Kerbrès, le Bot, Guilleron, Bocozel, Coët-Favant, la Croix, Lorfilès, Squivit, Kerbénalo, Kerpoulain, Coat-Rivoalan, Saint-Damant, Kerbastard, Kergolio, la Villeneuve, la Rivière, Lannier, Garenne-Guillosso, Bellevue, Pont-Jacques, etc…
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PATRIMOINE du HAUT-CORLAY
l'église Notre-Dame et Sainte-Philomène (1764). Elle remplace une église détruite par le feu et remonte au moins au XVIème siècle dans les parties anciennes. Elle a la forme d'une croix de Lorraine et fur restaurée en 1764 à la suite d'un incendie. La famille Bocozel était, semble-t-il, les seigneurs fondateurs de la paroisse. L'église est bénie le 12 juin 1765. Le porche et la chapelle nord datent du XVIème siècle. Le maître-autel date du XVIIème siècle. Certaines boiseries de l'église remontent au XVIIIème siècle et on y remarque encore quelques statues anciennes. Cette église renferme de nombreux blasons sculptés ou peints sur les murailles et dans les vitres, et des enfeux dont le plus remarquable est aux armes des Guergorlay, seigneurs de Bocozel au XVIème siècle. D'autres sont aux blasons des la Rivière, des Quelen, des Boisberthelot, et un portant en champ d'azur un chevron d'or accompagné de 3 têtes de lévriers d'argent, que nous avons pu identifier. Sous le porche un écu écartelé porte les armes de Rostrenen, Guergorlay, Rohan et la Rivière, pour les prééminences des seigneurs de la Rivière ; | |
la chapelle Saint-Maudez de la Croix (1715), érigée par l'architecte Jacques Gouicquet, seigneur de Botcozel. Le retable date de 1715 : il a été réparé par Mathurin Bedel en 1767. La chapelle abrite une statue de saint Maudez qui date du XVIIIème siècle. La chapelle renferme, dans un caveau, la sépulture de la famille Botcozel (ou Bocozel) : la pierre tombale porte les armes de Guergorlay. On voit dans une boiserie, le blason des Gouicquet qui succédèrent aux Guergorlay à Bocozel ; | |
la chapelle Sainte-Geneviève (ou Sainte-Marguerite) de Kergolio (1782), restaurée en 1937. Rebâtie en 1782 par les seigneurs du Boisberthelot, en Canihuel, elle a été restaurée en 1937 par la famille du Bouilly du Fretay ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jacques de Kervers (XVème siècle), détruite en 1959. On y voyait encore, au XIXème siècle, deux écussons transférés au château de Lanrigan, en Ille-et-Vilaine, l'un portant un semis de billettes, qui est Dolo, au franc canton portant un porc, qui est Le Lart ancien, l'autre mi-parti de ces armes et d'un champ d'hermines à 3 chevrons, qui est de Ploeuc ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Anges, aujourd'hui disparue ; | |
le château de Bocozel ou Botcozel (XVIème
siècle), construit par la famille de Guergorlay ou Kergorlay, puis, propriété par alliance,
d'Abel Gouicquet ou Gouyquet (en 1568), suite à son mariage avec
Catherine Kergorlay. Il devient ensuite la propriété
successive des familles Méliant et d'Aviau de Ternay. Son porche est
flanqué de tourelles. On y trouve un puits daté du
XVIIème siècle. Ses seigneurs jouissaient de prééminences et
enfeux dans l'église de Haut-Corlay et, à titre de fondateurs, dans la
chapelle de la Croix. Liste des divers propriétaires : —
DE
KERGORLAY ou DE
GUERGORLAY :
seigneurs de Bocozel, en Haut-Corlay. Guillaume
de Kergorlay, qui servait comme archer en brigandine en 1481, possédait Bocozel dès
1535. Son fils puîné, Michel, était châtelain-fermier de la terre et
chastellenie de Corlay en 1530. Son fils aîné, Guillaume, seigneur de
Bocozel en 1513 et 1540, était noble de Haut-Corlay en 1535. Jean de
Kergorlay, époux de Catherine de Kerguézangor, eut pour fille Catherine de
Kergorlay, dame de Bocozel, mariée en 1598 à Abel Gouicquet, seigneur du
Vaupatry en Plémy, près de Moncontour, l'un des plus renommés capitaines
royaux du temps de la Ligue en Bretagne. Les armes
de cette famille se voient sur le porche d’entrée du manoir de Bocozel, dans
la chapelle de la Croix et dans l’église paroissiale de Haut-Corlay. Blason :
vairé d’or et de gueules.
— GOUICQUET
: seigneurs de Bocozel, en Haut-Corlay. Abel Gouicquet ou Gouyquet,
seigneur du Vaupatry, en Plémy, né en
1548, capitaine de 100 arquebusiers à pied sous le prince de Dombes en 1592, sénéchal de
Corlay pour le prince de Guémené le 8 décembre 1597, reprit le château de
Corlay, qui avait été pris par surprise,
en 1598, fut nommé capitaine des ville et château de Corlay le 4 décembre 1599, le reprit une
seconde fois, avec l’aide des habitants,
après sept jours de siège, le 11 (ou 8) janvier 1616. Il fut fait chevalier de
Saint-Michel le 20 juillet 1617,
en reçût le collier, des mains du duc de
Montbazon, le 12 septembre suivant, reçut le brevet de gentilhomme ordinaire
de la Chambre du Roi le 29 juillet 1617 et mourut le 30 janvier 1624. Il avait
épousé, en 1598, Catherine de Kergorlay, héritière de Bocozel dont :
Jean Gouicquet, marié à Louise de Robien, dont :
Jacques Gouicquet, seigneur de Bocozel en 1646 et 1666, marié à Perrine de la
Coudraye, remariée à Jérôme-Jeanne de Neant, laissant de son premier mari :
Sébastien-Jacques Gouicquet,
maintenu noble en 1695, mort sans alliance,
laissant Bocozel à la famille, de Mélient.
Blason : d’azur à la croix
engreslée d’argent cantonnée de 4 roses de même.
— DE
MELIENT :
propriétaires de Bocozel, en Haut-Corlay, par héritage des Gouicquet de
Bocozel. Marie
Malcie de Mélient, héritière de Bocozel, épousa : 1° à Nantes, en 1834,
Charles d’Aviau, d’Arsac de Ternay ; 2° Louis Hersart de la Villemarqué du
Buron. Blason
: gironné de 12 pièces d’argent et de gueules, chaque giron d’argent chargé
d’une étoile de sable. | |
le presbytère (1735) ; | |
l'ancien presbytère (1736), situé à Saint-Damant ; | |
la croix (XVIème siècle), située près du village de la Croix ; | |
les croix du Petit-Lorfilec, de la Villeneuve (lec'h christianisé de l'époque pré-chrétienne), du bourg ; | |
les fontaines Saint-Jacques de Kervers, Notre-Dame de Kerdanio, et Sainte-Philomène ; | |
les manoirs de Boissy (1663), de Kervers, de la Garenne-Viglé (1749), de Keravel, de la Ville-Jouan (1750), de Kerdanio (1739) ; | |
les maisons au bourg, à Kerbastard et au Squivit (1725) ; | |
6 moulins dont les moulins à eau de Percé, Quilleron, Kerdanio, de Ville-Neuve, de la Rivière,... |
A signaler aussi :
les deux enceintes du Tertre aux Colombes (ou Tertre aux Coulombs) et de la Lande (époque gauloise) ; | |
la stèle de Miniguet (époque gauloise) ; | |
la voie de Sainte-Geneviève (époque gallo-romaine) ; | |
la mairie (1737), située Place de léglise ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du HAUT-CORLAY
-
l'ancien domaine
de Kerdanio.
Kerdanio ou Kerdaniou était un manoir sans principe de fief, avec dépendances
en Corlay, Haut-Corlay, Plounévez-Quintin et Saint-Mayeux, relevant des
seigneurs de Corlay, Quintin et Rostrenen. Il a été possédé par les familles
Daniou et Botherel, au XVIème siècle, du Boisgelin, de la Villeneuve, du
Boisgelin, de la Lande de Calan et Le Bigot au XVIIème siècle, Raison de la
Villebasse, de la Lande de Calan et de Roquefeuil au XVIIIème siècle, puis
ensuite par les familles Coroller et Chassin du Guerny. Les
principaux propriétaires sont : —
DANIOU : sieurs de Kerdanio ou Kerdaniou en
Haut-Corlay.
— BOTHEREL
: seigneurs de Kerdanio, en Haut-Corlay. Blason :
de gueules à la croix cléchée, viduée et pommetée d’or.
-
l'ancien domaine
de Kervers.
Guillaume Le Lart, seigneur de Kervers, épousa vers l'an 1400 Olive de Dollo,
dame du Roz, en Le Quillio, trêve de la paroisse de Merléac. Ses descendants
adoptèrent depuis le seul blason de cette dame. Kervers passa ensuite aux
Blohio, et par alliance, en 1687, aux Hamon de Kervers. Les principaux
propriétaires sont :
— BLOHIO
:
Noble homme. Guillaume Blohio, sieur de Kervers, en Haut-Corlay, épousa Claude
Prochitte, dont : Catherine Blohio, dame de Boisjoly, en Lanfains, héritière de
Kervers, mariée à
Quintin, en 1687, à Paul Hamon, écuyer, sieur de la Longraye, puis de Kervers.
Cette
famille fut déboutée de ses prétentions à la noblesse en 1669 et ne fut pas
inscrite à l’Armorial de 1696.
— HAMON
: seigneurs de Kervers, en Haut-Corlay.
Paul Hamon, puîné de la maison du Costier en Vieuxbourg de Quintin, épousa, en
1687, Catherine Blohio, dame de Kervers.
René-Jean Hamon, son fils aîné, seigneur de Kervers, épousa, en 1728, Jeanne-Françoise
Jaoult, dont : Joseph Hamon, seigneur de Kervers, marié, à Saint-Malo, en 1759, à Pélagie Duval,
dont : Joseph-Jean
Hamon de Kervers, époux, en 1805, de Marie-Magdeleine Sioc’han de Saint-Jouan,
dont : Pierre-Marie-Joseph
Hamon de Kervers, marié, en 1833, à Emilie-Catherine-Charlotte de Bonchamps,
dont : Edmond-Louis-Marie
Hamon de Kervers, acquéreur du château de Lanrigan (Ille-et-Vilaine), y fit
transporter les sculptures de la chapelle de Kervers. Marié en 1857 à Félicie
de Lorgeril de Parigny, il en eut un fils, marié en 1894 à Louise Ruellan,
dont il n’a laissé que des filles, et
de nombreuses filles dont l’une avait hérité de la ferme de Kervers. Cette
famille Hamon a aussi possédé un fief de la Longrais que Potier de Coucy
indique en Saint-Martin-des-Prés, sans doute par confusion avec la Congraie,
car nous ne trouvons aucun lieu du nom de la Longrais en cette paroisse. Elle
posséda aussi Kerbellec, près Keriolet, en Laniscat, dans le ressort de la
Chastellenie de Corlay. Blason :
d’azur à 3 annelets d’or posés 2 et 1.
- l'ancien domaine de la Ville-Jouan. Le manoir fut saccagé pendant la Ligue. Propriétaire : — DU BOIS : seigneurs de la Ville-Jouan en Haut-Corlay.
- l'ancien domaine de Kernonen. Il fut donné en juveigneurie, en 1415, à un puîné de la famille de La Rivière.
-
l'ancien domaine
de Portz-Jacques.
Il appartenait au XVIIIème siècle aux des Cognets de Correc ;
- l'ancien domaine de Bellevue. La demeure du XVIIIème siècle, possédée à cette époque par la famille des Cognetz de Correc, est habitée vers 1940 par la famille du Bouilly du Fretay.
-
l'ancien domaine de
Kerbastard.
— DU
BOISBERTHELOT :
seigneur du Boisberthelot en Canihuel et de Kerbastard en Haut-Corlay, avec prééminences
dans l’église paroissiale de Haut-Corlay et la chapelle Sainte-Geneviève
de Kergolio, en la même paroisse. Un seigneur du Boisberthelot fut sénéchal
de Corlay. Blason :
écartelé d’or et de gueules.
-
l'ancien domaine
de Villeneuve.
— DU
BOUILLY DU FRETAY : Propriétaires de la Villeneuve, en
Haut-Corlay. Auguste
du Bouilly du Fretay épousa Angélique de Quelen de la Villeglé, dont :
Ferdinand-François-Paul,
marquis du Fretay, mort en 1896, marié en 1865, à Corlay, à Joséphine-Marie-Caroline
Le Lart, veuve, demeurant à la Villeneuve, en Haut-Corlay, en 1913, dont : Ferdinand,
marquis du Bouilly du Fretay, mort à Rennes en 1914, marié, en 1899, à Anne
Jouon des Longrais, dont un fils mort sans alliance, avant sa mère.
Blason :
d’azur à la bande d’argent accostée de 2 croissants de même.
- l'ancien domaine de la Rivière. La Rivière portait pour blason primitif : de gueules à la croix d'or frettée d'azur. Ce serait le plus ancien fief connu de Haut-Corlay, étant mentionné dès l'an 1047 comme juveigneurie de Corlay. Louise, héritière de cette seigneurie, la porta, vers 1290, à Christophe, puîné de la maison de Mûr, qui en prit le nom tout en conservant ses armes paternelles : d'azur à la croix engreslée d'or, blason plusieurs fois reproduit dans l'église de Haut-Corlay, seul ou, avec des armes d'alliances. Thibaut sire de la Rivière se distingua, sous du Guesclin, à la bataille de Cocherel, en 1364. Il avait épousé Marie de Kergorlay. Geoffroy, son petit-fils, fut chambellan du duc de Bretagne en 1437. Sa postérité tomba en quenouilles et la Rivière passa dans les Maisons de Porcon, de Rosmar, de Coëtrieux, du Liscoët, etc ... De la seigneurie de la Rivière dépendaient primitivement les terres voisines de Kernonen, l'Orfillée et la Villeneuve. Les principaux propriétaires sont : — DE LA RIVIERE : seigneurs de la Rivière, de la Villeneuve et de Kernonen, en Haut-Corlay, et de Kersaudy, en Saint-Gilles-Vieux-Marché, trève de Saint-Mayeux. Une première maison de la Rivière était représentée au XIIIème siècle par Geoffroy, sire de la Rivière, lequel eut pour fils : Thibaut, sire de la Rivière, mort vers 1290, époux d'Hélène du Chastel, dont il eut pour fille et héritière : Louise, dame de la Rivière, mariée à Christophe de Mur, lequel était puîné de sa maison. Il releva le nom de la Rivière mais conserva les armes de Mur. Ils eurent pour fils : Geoffroy, sire de la Rivière en 1332 et 1340, marié à Jeanne de la Feillée, sa veuve en 1347, dont : Thibaud II, sire de la Rivière en 1347 et 1373, époux de Marie de Kergorlay, dont : Jean, sire de la Rivière, marié à Marguerite de Beaumanoir du Besso, dont : Henri, sire de la Rivière en 1399, épousa Jeanne du Houlle, aussi d’une branche cadette des anciens seigneurs de Mur, dont, entre autres enfants :
1° Geoffroy, qui suit.
2°
Eon,
qui reçut en partage, en 1415, la terre de Kernonen, en Haut-Corlay, à titre
de juveigneurie ; il épousa 1° Isabeau Moisan, dame de Saint-Quihouët, en
Plaintel, dont il eut postérité ; 2° Jacquette de la Harmoye, veuve de Roland
de Kergorlay, seigneur de Bocozel.
Geoffroy,
sire de la Rivière dès 1415, était conseiller et chambellan du duc de
Bretagne Jean V lorsqu’il obtint de ce prince, en 1420, l’autorisation
d’ajouter un 4ème pôt à sa justice seigneuriale. Il rendit aveu au duc, en
1432, de terres qu’il tenait en juveigneurie du vicomte de Rohan, dans la
chastellenie de Corlay, dépendant de la seigneurie de Kersaudy, en
Saint-Gilles-du-Vieux-Marché. Il avait épousé : 1° Marie de Keravis, de la
maison de ce nom, en Boquého ; 2° Isabeau Tournemine, de la maison de Kermilin,
en Trefflaouënan, près de Saint-Pol-de-Léon. Il eut pour enfants : 1° Henri
qui suit, né du premier mariage ; 2° Du
second lit : Alix, épouse de Roland, seigneur de Coatrieux, en Saint-Adrien, trève
de la paroisse de Bourbriac, dont la postérité fut héritière du fief de la
Rivière à l’extinction de la branche aînée.
Henri,
sire de la Rivière en 1458, épousa : 1° Margélie, dame de Crenan, en Le
Foeil, morte sans postérité ; 2° Olive Le Vicomte, dont il n’eut qu’une
fille : Jeanne,
dame de la Rivière, mariée à Christophe de Hennesson, chevalier anglais dont
la fille, morte sans postérité, laissa la Rivière à ses parents de
Coëtrieux.
Ceux-ci la transmirent aux familles du Liscoët puis de la Rivière de
Saint-Quihouët.
René de
la Rivière, seigneur de Saint-Quihouët et autres lieux, capitaine général du
ban et arrière-ban de l’évêché de Saint-Brieuc, avait épousé en 1598
Marguerite de Coëtrieux, dont il eut : Charles
de la Rivière, seigneur de Saint-Quihouët, capitaine de l’arrière-ban de
Saint-Brieuc, lequel hérita de la terre de la Rivière à la mort de sa
parente, Philippe du Liscoët, marquise de Colombières. Il épousa Françoise
Bernard de l’Isle-Aval et en eut, entre autres enfants :
Charles-François,
marquis de la Rivière de Corlay, comte de Saint-Quihouët, seigneur de Kersaudy,
l’Orfeuillet, Kertoudy, le Plessis-Hérupel, le Disquay, Boisguyon, la
Villeneuve, Coëttanezre, la Villerieux, les Hattes, le Bois, Keraufret,
Kervoyer, Kermoreau, la Tousche, Saint-Michel-lès-Guingamp et autres lieux,
capitaine général de l’arrière-ban et colonel de la Noblesse de l’évêché
de Saint-Brieuc, marié : 1° à Jeanne-Marie Fleuriot, dame de Kervegan et de
Kerbavé, en Plouzélambre ; 2° à Saint-Cast, en 1688, à Marie-Anne-Françoise
Gouyon de Matignon, dame de Beaucorps, Saint-Cast et les Saint-Jean. Du premier
mariage était né Charles, marquis de la Rivière, comte de Samt-Quihouët,
baron de Crapado, héritier principal de son père en 1689.
La
branche de la Rivière-Saint-Quihouët se fondit en 1754 dans la famille Motier
de la Fayette.
La première maison de la Rivière-Corlay portait un blason : d’azur à la croix d’or frettée de gueules. La seconde maison de la Rivière portait : d’azur à la croix engreslée d’or, qui est de Mur.
— DE
BRICQUEVILLE : Seigneur de la Rivière, en
Haut-Corlay.
Note
:
— DE
PORCON : Thomas
de Porcon, chevalier anglais, officier de la maison, du roi d’Angleterre, fut
le premier époux de Marie de Hennesson, dame de la Rivière, en Haut-Corlay,
morte sans postérité, remariée à Foulques de Rosmar, seigneur de Kerdaniel. Blason :
d’azur à 3 couronnes antiques d’or, posées 2 et 1.
— DE
ROSMAR : Foulques dé Rosmar, seigneur de
Kerdaniel, en Saint-Jean-Kerdaniel,
fut le second époux de Marie de Hennesson, dame de la Rivière, en Haut-Corlay, veuve de Thomas de
Porçon, dont il n’eut pas d’enfant. Jean-Louis de Rosmar de Runegoff,
mort en 1742, avait épousé, dès 1736, Jacquette-Renée Le Lart, héritière
du Roz, dont : Sylvie-Charlotte, héritière du Roz,
mariée en 1753 à Charles-Robert de Saisy de Kerampuil. Blason : d’azur au chevron
d’argent accompagné de 3 molettes d’éperons de même,
2 en chef et 1 en pointe.
— DU
LISCOET : seigneurs de la Rivière en
Haut-Corlay. Benjamin,
marquis du Liscoët, baron du Bois-de-la-Roche, seigneur de Kergoët, Bouair,
Courgady et le Rosserff, vicomte des Planches, gentilhomme ordinaire de la
Chambre du Roi et chevalier de Saint-Michel en 1616, avait épousé, en 1603,
Anne de Coëtrieux (ou de Coatrieux), héritière des fiefs de la Rivière, passés par héritage
à leur fille aînée Philippe, morte sans postérité, femme du sire de
Bricqueville, marquis de Colombières. Blason :
d’argent au chef de gueules chargé de 7 billettes d’argent, posées 4 et 3.
-
l'ancien domaine
de Belair.
— JEGUIC
DE KERVIQUEN à
Belair, en Haut-Corlay. Christophe
Jéguic, écuyer, sieur de Kerviquen, demeurait à sa maison de Belair, en
Haut-Corlay, lorsqu’il fut maintenu noble le 16 mars 1671. Blason :
d’argent au chevron de sable accompagné de 3 feuilles de houx de sinople, 2
en chef et 1 en pointe.
- l'ancien domaine du Boissy. — DAGORNE : sieurs du Boissy en Haut-Corlay. Maître Mathieu Dagorne, sieur du Boissy, était sénéchal et lieutenant civil de Corlay en 1696. Blason : de gueules au greslier d’argent suspendu à une dague de même.
- l'ancien domaine de la Garenne. — DE QUELEN DE LA VILLE-GLE : seigneurs de la Garenne, en Haut-Corlay. Julien de Quelen, écuyer, seigneur de la Garenne-Villeglé, en Haut-Corlay, épousa, vers 1689, Anne-Mathurine Le Béguec, dame de Kermordu, en Saint-Ygeau, dont : Marie-Jacquette de Quélen, héritière de la Garenne, née vers 1690, mariée, vers 1730, à Jean-François Le Lart, écuyer, seigneur de la Chesnaye, en Saint-Hervé. Blason : burelé de 10 pièces d’argent et de gueules (Frotier de la Messelière).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Le Haut-Corlay. Le Haut-Corlay dépendait autrefois de la seigneurie de Quintin.
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