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LE HAUT-CORLAY |
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La commune de Le Haut-Corlay ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du HAUT-CORLAY
Le Haut-Corlay vient du breton « Koz-Korle » (le Vieux-Corlay).
Le Haut-Corlay est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Corlay. Dès 1247, la distinction entre Corlay et Haut-Corlay existe : en effet, un accord passé entre l'abbé de Sainte-Croix de Guingamp et l'évêque de Quimper prévoit que l'abbaye percevra 60 sous de rente sur l'église du "Vieux Corlay".
Sur les listes de bénéfices, déglises ou de paroisse du diocèse de Quimper de 1368 à 1574, on rencontre à côté de Castrum Colé ou Castrum Corlay (qui est Corlay), les mentions de Vetus Corlé (XIVème siècle) ou Vetus Corlay (XVIème siècle). Vetus Corlay (Vieux Corlay) désigne en fait la paroisse appelée le Haut-Corlay (dès 1644).
Le Haut-Corlay ne faisait jadis pas partie comme Corlay de la châtellenie de Corlay mais de la seigneurie de Quintin (dirigée par la famille La Rivière). Haut-Corlay avait comme paroisse succursale Saint-Bihy et élit sa première municipalité au début de 1790. Le Haut-Corlay dépendait en 1789, de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et ressortissait au siège royal de Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative.
On rencontre les appellations suivantes : Corle (en 1169, en 1170, en 1190), eccl. de Veteri Corle (en 1247), Vetus Corle (vers 1330, en 1368, en 1405), Hault Corle (en 1468, en 1473, en 1480), Hault Corlay (en 1535-1536).
Note : la commune du Haut-Corlay est formée des villages : la Ville-Jouen, Kerven, La Ville-Herbelot, Quillaron, Roscaradec, Le Tertre, Penvers, Persucat, le Boissi, la Villéon, Kerbrès, le Bot, Guilleron, Bocozel, Coët-Favant, la Croix, Lorfilès, Squivit, Kerbénalo, Kerpoulain, Coat-Rivoalan, Saint-Damant, Kerbastard, Kergolio, la Villeneuve, la Rivière, Lannier, Garenne-Guillosso, Bellevue, Pont-Jacques, etc…
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PATRIMOINE du HAUT-CORLAY
l'église Notre-Dame et Sainte-Philomène (1764). Elle remplace une église détruite par le feu. La famille Bocozel était, semble-t-il, les seigneurs fondateurs de la paroisse. L'église est bénie le 12 juin 1765. Le porche et la chapelle nord datent du XVIème siècle. Le maître-autel date du XVIIème siècle. Cette église renferme de nombreuses armoiries ; | |
la chapelle Saint-Maudez de la Croix (1715), érigée par l'architecte Jacques Gouicquet, seigneur de Botcozel. Le retable date de 1715 : il a été réparé par Mathurin Bedel en 1767. La chapelle abrite une statue de saint Maudez qui date du XVIIIème siècle. La chapelle renferme, dans un caveau, la sépulture de la famille Botcozel (ou Bocozel) ; | |
la chapelle Sainte-Geneviève de Kergolio (1782), restaurée en 1937 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jacques de Kervers (XVème siècle), détruite en 1959 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Anges, aujourd'hui disparue ; | |
le château de Bocozel ou Botcozel (XVIème siècle), construit par la famille de Guergorlay ou Kergorlay, puis, propriété par alliance, d'Abel Gouicquet ou Gouyquet (en 1568), suite à son mariage avec Catherine Kergorlay. On y trouve un puits daté du XVIIème siècle ; | |
le presbytère (1735) ; | |
l'ancien presbytère (1736), situé à Saint-Damant ; | |
la croix (XVIème siècle), située près du village de la Croix ; | |
les croix du Petit-Lorfilec, de la Villeneuve (lec'h christianisé de l'époque pré-chrétienne), du bourg ; | |
les fontaines Saint-Jacques de Kervers, Notre-Dame de Kerdanio, et Sainte-Philomène ; | |
les manoirs de Boissy (1663), de Kervers, de la Garenne-Viglé (1749), de Keravel, de la Ville-Jouan (1750), de Kerdanio (1739) ; | |
les maisons au bourg, à Kerbastard et au Squivit (1725) ; | |
6 moulins dont les moulins à eau de Percé, Quilleron, Kerdanio, de Ville-Neuve, de la Rivière,... |
A signaler aussi :
les deux enceintes du Tertre aux Colombes et de la Lande (époque gauloise) ; | |
la stèle de Miniguet (époque gauloise) ; | |
la voie de Sainte-Geneviève (époque gallo-romaine) ; | |
la mairie (1737), située Place de léglise ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du HAUT-CORLAY
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Le Haut-Corlay. Le Haut-Corlay dépendait autrefois de la seigneurie de Quintin.
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