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LA HAIE-FOUASSIERE

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La commune de La Haie-Fouassière (bzh.gif (80 octets) An Hae-Foazer) fait partie du canton de Vertou-Vignoble. La Haie-Fouassière dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA HAIE-FOUASSIERE

La Haie-Fouassière vient de "haie" (bois) et "fouassière" ("fouasse" est le nom d'un gâteau populaire de la région). La Haie-Fouassière pourrait aussi tirée son nom de la seigneurie qui s'appelait La Haie (La Haye).

Au Moyen Age, le territoire de la Haie-Fouassière (ou la Haye-Fouassière) était occupé par plusieurs seigneuries (La Haie, du Breuil ou Breil, de Rochefort, de La Ferronnière, de La Battardière ou Batardière, de La Fraubretière, du Hallay, de La Foliette) qui dépendaient de la châtellenie, puis du marquisat de Goulaine (dont le siège se trouvait au château ducal de l'Epine-Gaudin en La Chapelle-Basse-Mer). La haute justice s'exerçait au château de Rochefort, situé à La Haie-Fouassière. La seigneurie de la Haie appartenait à Jean de Ridelière, sieur de Briacé, en 1480 (son fils fut maître de l'artillerie du duc François II, en 1484).

Durant la Révolution, les royalistes établissent un camp à La Croix-Moriceau. Plusieurs maisons sont incendiées en septembre 1793 (17 maisons) et en juin 1794 (1 maison). Plusieurs habitants de La Haye sont guillotinés ou fusillés : 4 habitants guillotinés place du Bouffay à Nantes (en 1793) et 26 habitants fusillés (en 1794). C'est à cette époque que la commune jusqu'alors appelée Montauban-de-Bretagne (en 1314), Saint-Jean-de-la-Haie  ou Saint-Jean-de-la-Haye (en 1407), puis Notre-Dame-de-la-Haie ou Notre-Dame-de-la-Haye est rebaptisée La Haie-Fouassière. A noter que sur la carte de Cassini datant de 1790, la commune est appelée La Haye Fouacière.

L'histoire de la fouace, ce gâteau à la pâte serrée en forme d'étoile à six cornes, est étroitement liée à la vie de la commune. Des archives locales datées de 1530, font déjà mention du métier de fouacier. La biscuiterie LU (Lefèvre - Utile), faisant partie du groupe "Générale Biscuit", viendra s'installer à la Haie-Fouassière dès 1986 (après avoir quitté Nantes). 

Note 1 : les principaux recteurs de La Haie-Fouassière sont : Hallouin de La Pénissière, Pierre Terrien et Gancel.

Note 2 : les principaux maires de La Haie-Fouassière sont : François Cathelineau, Paquet Marcel (sous le 1er Empire), Hallouin de La Pénissière (sous la Restauration), Delavauguyon (sous Louis-Philippe), Edouard Cormerais (sous le Second Empire), Girard de La Cantrie (après 1870), Gabriel Gaudin du Hallay (de 1892 à 1912), Ferdinand Baud (en 1926), Gifard.

Voir   La Haie-Fouassière ou Haye-Fouassière " Le clergé de La Haie-Fouassière sous la Révolution ".

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PATRIMOINE de LA HAIE-FOUASSIERE

l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (1849-1859), œuvre de l'architecte nantais M. Gilée. Cette église, de style gothique avec un intérieur imité du XVème siècle (haute nef unique et transept sans piliers ni collatéraux), est édifiée à l'emplacement de l'ancienne église du XVème siècle. Autour de l'autel de la Vierge, se trouvent de belles sculptures, oeuvres des nantais Fourré et Vallet en 1865. Les fresques, qui recouvrent tout le pourtour intérieur de l'église, datent de 1927 et sont l'oeuvre des nantais, les frères Albert et Paul Lemasson. Ces fresques représentent de gauche à droite : Abraham et Melchisedech offrant le pain et le vin ; le sacrifice de l'agneau pascal chez les hébreux ; la manne dans le désert ; la multiplication des pains ; la cène où le Christ consacre le pain et le vin devant ses disciples ; le repas avec les pèlerins d'Emmaüs ; l'eucharistie. Sur le pignon nord du transept, est représentée une belle adoration des mages. En face, au Sud, un grand tableau représente l'Ascension. Au-dessus des portes latérales, apparaissent Clovis, Saint-Rémi et saint Louis. Le Chemin de Croix est l'oeuvres des frères Lemasson. Le seigneur du Pallet avait jadis la supériorité et la fondation de l'église de la Haie-Fouassière. Le cimetière comprenait jadis une chapelle appelée "Chapelle de Rochefort" dans laquelle les seigneurs de Rochefort avaient été ensevelis. La chaire à prêcher date du XIXème siècle : son bas-relief, qui représente la "Mise en Croix de Jésus", date du XV-XVIème siècle ;  

le château de Rochefort (vers 1750-1760). Propriété de Guillaume de Rochefort (en 1426), de Louis de La Haye (en 1484), puis des seigneurs de Montauban jusqu'au milieu du XVIIème siècle. La chapelle privée du manoir renfermait jadis une pierre tombale du XVème siècle représentant Guillaume de Rochefort et son épouse qui avaient offert pour l'église de Haie-Fouassière  une chaire avec bas-relief en bois sculpté, représentant le Christ entre les deux larrons. Le château actuel est édifié par la famille Goyon vers 1750-1760. Il devient ensuite la propriété successive des familles Halloin de La Penissière, Lelièvre de La Touche et Gallion de Saint-Sauveur ;  

les dépendances du manoir de La Foliette ou Folliette (XVIIème siècle). Propriété, en 1661, de Mathurin François, sieur de Beausoleil (" noble homme Mathurin François, sieur de Beausoleil et de la Foliette, ... sieur de la Gourtière, époux de Mlle. Françoise Fruneau "). Marie, une des filles de Mathurin François, alors âgée de 23 ans, épouse en 1659 Pierre Descassaux, demeurant à la Fosse à Nantes (paroisse de Saint-Nicolas). La Foliette devient ensuite la propriété de Pierre Descasaux (ou Descaseaux ou Descassaux) au milieu du XVIIème siècle, puis par héritage de Pierre Julien Descasaux, fils de Pierre (décédé en 1693) et de Marie François (décédée en 1704). Joachim, le cadet, frère de Pierre Julien, hérite du Hallay. Joachim Descasaux marié à Françoise Sarsfield, puis à Marie Henriette de Briquemand, est un grand armateur, ami du fils Colbert et député du commerce nantais en 1700. Pierre Julien, l'aîné des survivants, s'était marié deux fois : d'abord avec Marie Olive Chenu, puis en 1699 avec Claire Gombaud. De son premier mariage naquirent trois fille : Marie (religieuse ursuline qui mourut en 1752), Angélique (épouse d'écuyer André René Boussineau) et Françoise, née en 1687 et qui épousa en 1714, René Darquistade (ou Darguistade), né en 1680 (fils d'Arnaud Darquistade et de Marie Audet). Pierre Julien décède en 1726. Par alliance, René Darquistade devient propriétaire de La Foliette qui passera ensuite entre les mains de Joseph Marie Lelong, suite au décès de Françoises Descasaux en 1769. René Darquistade mourut à la Foliette en 1754 sans descendance. Cette demeure possédait, en commun avec Hallay, une chapelle privée, desservit par l'abbé Deloumeau et où plusieurs événements eurent lieu, entre autres : en 1714, le mariage de René Darquistade avec Françoise Descasaux, fille de Pierre Julien de la Foliette, nièce de Joachim ; le 31 décembre 1699, le second mariage de Pierre Julien Descasaux, avec Claire Gombaud (fille d'écuyer Siméon Gombaud et de Gilette Pradier) ; la sépulture "d'Isidore, nègre appartenant à Mme Descasaux du Hallay", etc. ;  

l'ancien manoir de la Batardière, aujourd'hui disparu. Propriété de la famille Bureau (Louis Bureau à la veille de la Révolution). A noter qu'un acte daté du 23 mars 1710 mentionne " Demoiselle Marie Du Fouay, fille de feu écuyer Pierre du Fouay, sieur de la Batardière, et de feue dame Marie Françoise Desmelliers " (registre de la Haie-Fouassière) ;  

le manoir de La Ferronnière (XIXème siècle) ;  

le manoir de La Faubretière (XIXème siècle), situé rue du Château ;  

7 moulins dont le moulin de la Joubretière, des Landes, des Raquettes, du Breil (XV-XVIIème siècle), des Sensonnières, des Ratelles ou Rutèles (XIXème siècle), ... ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA HAIE-FOUASSIERE

La seigneurie de Rochefort possédait jadis un droit de haute justice et appartenait aux titulaires de Rochefort-en-Terre, Le Flo de Trémolo, Hallouin de La Pénissière dont la fille devint Madame Féréolle des Dorides.

La seigneurie de La Foliette était jadis la propriété de la famille Descaseaux.

La seigneurie du Breil était jadis la propriété de la familles de Bruc, alliée aux Descartes, et plus tard de la famille de Wismes. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Girard de La Canterie et Le Roy.

La seigneurie du Hallay était la propriété de la famille Maillard (François Maillard en 1661), puis Descaseaux (par achat par Pierre Descassaux le 5 septembre 1675 pour la somme de 8 310 livres), et du marquis des Dorides, de la famille Cézard et de la famille Gaudin du Hallay.

La seigneurie de La Giraudière, près du Hallay, était la propriété de la famille Giraud du Plessis, puis de la famille de Lisle.

La seigneurie de La Cochonnière ou Sanglière, était la propriété de la famille Cousin. Germaine Cousin (ou Germaine de Pibrac), connue sous le vocable de Sainte Germaine et aujourd'hui canonisée, se consacra aux oeuvres de charité. A La Cochonnière, un petit oratoire avec la statue de la sainte, datant de 1897, est installé dans le socle du calvaire. 

La seigneurie de La Faubretière était jadis la propriété de la famille d'Aux (alliée aux du Tressay, Godet de Châtillon et aux Montaudouin) et Stocker.

La seigneurie du Pâtisseau était jadis la propriété de la famille Besné de Cadaran. 

La seigneurie de La Gillière était jadis la propriété de la famille Richard de La Roulière et de La Pervenchère, puis des familles de Bruc et Verlynde.

La seigneurie de La Rairie appartenait jadis à la famille Guesselin.

La seigneurie de La Batardière était jadis la propriété de la famille Bureau. 

Les principales familles de notables de La Haie-Fouassière au milieu du XIXème siècle sont : Guisselin (à La Rairie et La Bretonnière), Cormerais (à La Carizière), Baudry du Plessis (à La Ferronnière), de La Vauguyon (au Patisseau), Hallouin (à Rochefort), de Lisle (à La Giraudière), Boitard (au Breil), Gourdon (à La Batardière), Delhoumeau (à La Gillière), Renaud (à La Houssaye).  

(à compléter)

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