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GUIPAVAS

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La commune de Guipavas (bzh.gif (80 octets) Gwipavaz) est chef lieu de canton. Guipavas dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUIPAVAS

Guipavas vient du breton « gwic » (bourg) et de Bevoez (vaste forêt).

Guipavas est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (située au centre de la forêt de Bevoez) qui englobait autrefois, semble-t-il, les territoires actuels de Guipavas, de Relecq-Kerhuon, de Brest (Saint-Marc), Lambézellec et Gouesnou. La fondation de la paroisse primitive de Ploebevez (ancien nom de Guipavas) que l'on peut confondre avec Ploubavas remonte au VIème siècle. En 1337, dans un accord entre Jeanne de Montmorency et Hervé de Léon (sire de Noyon), on parle d'un droit de chauffage au bois "in foresta de Plebebavoez" (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne I, 1389). Dans un acte de fondation de l'hôpital de Landerneau par Hervé de Léon en 1336 on stipule "usum... chauffagii de foresta apud Ploevavaz".

Guipavas dont on a distrait, en 1896, le Relecq-Kerhuon englobait à l’origine semble-t-il, outre le territoire du Relecq, ceux de Gouesnou, de Lambézellec, de Brest, de Saint-Marc, de la Forest-Landerneau, de Saint-Divy et Saint-Thonan. Ce vaste territoire était recouvert d’une vaste forêt (Bevoez ou Foresta plebis Bevozedi). 

Le fondateur de la première église de Guipavas est saint Tugdon ou Thudon, père de saint Goësnou (Gouesnou). Il se construisit une cellule dans la forêt de Guipavas, qui était, semble-t-il, célèbre du temps des druides.  

On rencontre les appellations suivantes : Ploebevez ou Ploe Beuez (en 1282), Guic bavoez (vers 1330), Foresta de Plebebavoez (en 1337), Ploebavaz (en 1394), Ploedmaes et Ploeavaz (en 1450), Ploeavaz (en 1467), Guichbavatz, paroisse de Ploeavatz (en 1478), Ploeannatz (en 1481), Ploevatz (en 1487), Ploeavaz (en 1544), Plouavats, Guypavas (vers 1742).

Nota 1 : les maisons nobles de Guipavas en 1674 « Honorables gens Goulven Jézéquel et Vincent Pastezeur, marguilliers en l'an présent de l'église paroissiale de Guipavas » fournirent leurs déclarations des maisons et lieux nobles de cette paroisse, quelques jours avant leurs voisins de Lambézellec, le 9 septembre 1674. Au lieu de recourir simplement à la plume de leur curé, ils firent la chose avec toute la solennité requise et se passèrent cette déclaration devant Maître Gourvès, notaire royal des Cours de Saint-Renan et de Brest, en classant les tenues nobles par « fréries » ou « cordelées » pour plus de méthode : 

- En la cordellée de la Lande : Le lieu noble de Reuniou-Bihan, auparavant à la dame douairière du Carpont, à présent au Sieur de Kerlodec, son fils, tenue en ferme par Yvon Cloarec, pour en payer par an, 5 livres en argent, un saumon et 12 chapons. Le manoir de Kereller, pourpris et métairies, terres chaudes et froides, valant par an de ferme quand le tenaient Jean Le Liorzou et la veuve d'Olivier Kerouanton, 440 livres en argent, 72 saumons, une douzaine de chapons et un mouton. Le lieu noble de Kerbourric étant au Sieur du Chefduboys-Keranguiriec de Landerneau dont est fermier Jacques Kerian pour en payer par an 210 livres. Le manoir noble du Vijac, pourpris et métairies, terres chaudes et froides, rabines, franchises appartenant au Sieur de Kerscau et de Kerjean Mol son beau-frère, affermé 287 livres. 

- En la cordellée du Hellez : Le manoir noble de Kernizan avec ses pourpris, vergers, prés, rabines, terres et franchises possédé par le Sieur de Kernizan-Thépault, commandant pour le Roy en la dite paroisse de Guipavas, ci-devant affermé à Guillaume Léaust pour 170 livres. Le lieu noble de Guernarchant, appartenant au dit Sieur de Kernizan, affermé à Tanguy Caër, moyennant 110 livres en argent, deux boisseaux de froment, un boisseau de seigle, un boisseau d'avoine blanche et un boisseau de blé noir, mesure de Landerneau, 6 chapons et 6 poulets. Le manoir noble de Kerellec et dépendances au même Sieur de Kernizan, tenu par Bastien Kerouanton pour 60 livres avec la métairie du dit manoir affermé à Salomon Le Tallec moyennant 225 livres sur lesquelles 60 livres sont payées à la dame de Kernizan-Thépault, soeur du feu père du dit Sieur de Kernizan, en supplément de partage. Autre petit lieu noble dépendant du dit manoir et affermé 30 livres. Un fonds noble et emplacement de maison vulgairement appelé le lieu noble de Gorréquéar dépendant aussi du dit manoir et affermé 56 livres en deux parts de 21 et 36 livres. Le lieu et convenant noble du Vergez, à la Dame douairière de Kerangar, affermé 252 livres à Ollivier Le Bouguen. Le lieu et convenant noble de Lestaridec au Sieur de Grechiquet-Kersauzon tenu par la veuve de Goulven Le Cran pour en payer 240 livres. Le manoir noble de Keraudry, maisons, chapelle, verger, bois, rabines, métairies, etc. appartenant au Seigneur Vicomte du Curru, la dite métairie affermé 240 livres à François Pallier. Le lieu noble de Creisméas aux demoiselles de la Villeneufve et de Keravelec tenu en ferme par les héritiers de Jean Léaust pour 75 livres. Le manoir noble de Kerdalaez, jardins, pourpris, métairie aux héritiers de François Tongues de Landerneau, affermé à Tanguy Jézéquel et consorts pour 420 livres. Le manoir noble de Kerbleuniou, jardin, verger bois au Sieur de Préameneu-Moucheron, lieutenant de la Juridiction de Landerneau, tenue en ferme par François Gourvezan et François Le Gloanec moyennant 285 livres et deux chapons. Le convenant noble de Seiter-Izella, au dit Sieur de Préameneu, affermé à Olivier Kerian pour 120 livres. Le convenant noble de Penanguer appartenant à Goulven Jézéquel et femme qui l'ont acquis à titre de domaine congéable d'avec le défunt Sieur de Goulven et de Kerbalanec et le manoeuvre à la charge de payer 90 livres de rente au sieur recteur de Plouénan, propriétaire. Dame Françoise de Coatlosquet, dame douairière de Mesgrall, curatrice de ses enfants déclare que dans la dite paroisse de Guipavas lui appartiennent les manoirs de Feunteun-Aven et de Mesgrall et les lieux nobles du Lannou et de Kerrioual, manoeuvrés par François Le Roux, Yvon Kerian et autres valant en gros 400 livres de rente. Le lieu noble de Reuniou-Bihan appartenant à la fabrique de M. Saint-Houardon, de Landerneau, tenu en ferme par les héritiers de Pierre Michel moyennant 90 livres. 

- En la cordellée de Saint-Yves : Le manoir de Kerroudault, jardin, verger, métairie, tenu en mains par le Sieur de Kerroudault, lequel le dit valoir 120 livres de rente. Le lieu et convenant noble de Kergalet, possédé par le dit Sieur, valant 100 livres et autre lieu nommé Keriézégan possédé par moitié par le dit Sieur et sa tante, demoiselle Christine de Kerroudault, affermé par Jacques Halléguen pour en payer 36 livres, 10 sols, un boisseau de froment, un de seigle, 6 chapons, 6 poulets et un demi-mouton. L'autre lieu noble de Keriézégan possédé par le Sieur de Kerbasquiou de Kerroudault et tenu par Hervé Le Ségalen moyennant 72 livres. 

- En la cordelée de Saint-Nicolas : Le manoir de Kerhuon, chambres basses et hautes, salle, cuisine, chapelle, jardins, rabines, terres, métairie, etc. appartenant au Sieur de Kerhuon de Kerléan et par lui tenu en mains à présent et auparavant affermé 210 livres, 6 chapons, 6 poulets et un mouton gras. Le lieu de Lesquibou, dépendant du dit manoir dont est fermière la veuve de François Le Liorzou moyennant 87 livres, 4 boisseaux de froment, 4 boisseaux d'avoine, mesure de la Maison de Kerhuon, 12 chapons, 12 poulets et un mouton gras. Le convenant noble de Kergavarec, aux enfants et héritiers de feu Allain Lizac dont est curateur le Sieur Kervenguy-Abhamon de Roscoff, affermé ci-devant à François et Jacques Maizou pour 120 livres. Une maison noble dépendant autrefois du lieu de Kergavarec, avec jardins, verger, cellier et dépendance appartenant à honorable marchand Jacques Lizac de Poulanvilin et par lui tenue en mains, estimée valoir 30 livres de rente. Le lieu et convenant noble de Coatmeur à la Dame douairière de (illisible). 

- En la cordelée de Lossulien (qui se trouve actuellement en Relecq-Kerhuon) Le manoir noble de Lossulien, jardin, verger, colombier, chapelle, terres chaudes et froides, bois et rabines, métairie et moulin appartenant à la dame douairière de Cleudon de Guergorlay ci-devant tenue en ferme par Messire Michel de Guergorlay, seigneur Baron de Pestivien. Les lieux nobles de Kerscau, Kervaziou, Kermadec, Kernaboux, Lanaérec, Keriquel, Kerdeincuff, les Salles et la maison noble de Camfrout, avec ses chambres, cellier et terres dépendant tous de la Seigneurie de Lossulien et valant de rente in globo la somme de 2000 livres. Le lieu et convenant noble de Rubian aux enfants de feu Jan Le Guével, affermé à Jean Le Guével, l'un d'eux moyennant une rente de 69 livres. Le lieu et convenant noble du Carroux à Mademoiselle Magdeleine Le Leyer, douairière de Kéréon-Le Dall de la ville de Saint-Renan. 

- En la cordelée du Froutven : Le manoir noble de Coataudon, chapelle, colombier, jardin, vergers, pourpris, métairie et dépendances, appartenant à Messire Hervé de Coataudon, chevalier, seigneur du dit lieu, à présent prêtre, par lui tenu en mains, valant à son rapport, la somme de 200 livres de rente. Le manoir de Kerarnou affermé à Guillaume Le Coueffeur pour 150 livres, le lieu noble de Lhervet-Hir affermé à Jacques Kérian pour 120 livres, les garennes du Scraign affermée 42 livres, le manoir noble de Kervern, tenu en ferme par Hiérome Le Roux, moyennant 105 livres ; deux garennes dites Goaremmou Pratmellec, affermé 43 livres et données en supplément de partage du Sieur de Kerléach, prêtre de l'Isle d'Oyssant, le tout dépendant du dit manoir de Coataudon. Le manoir noble du Froutven, pourpris, enclos, bois, vergers, colombier, chapelle appartenant à Messire François De Rollon et Dame Claude Gouzillon, sa compagne, Sieur et Dame de Grandmaison, affermé à Jan Keraudry et la veuve d'Yves Labasque pour 288 livres. Le convenant noble de Kerouc'hant aux Sieur et Dame de Grandmaison affermé à Olivier et François Bernicot pour 165 livres, ainsi que le lieu de Kervillerm affermé à Yvon Monot pour 150 livres. Les convenants nobles de Saint-Thudon et de Créachburgy, appartenant à écuyer Jacques de Kervern, sieur de Kergadou tenus par François Guéguen et Alain Bernicot pour 120 livres et 50 livres. Le convenant de Tourbian à Mlle de Lestrémeur de Saint-Renan valant 135 livres de rente. Le lieu noble de Forestic, aux Sieur et Dame de Kerjan-Mol tenu en ferme par Robert Maizou et Charles André pour en payer par an 150 livres. Un autre convenant noble à Saint-Thudon à la veuve d'honorable marchand Nicolas Lizac de Landerneau, manoeuvré par Allain Quiniou, moyennant 60 livres. Le lieu noble de Keranmarchand au terroir de Kerdanné, au Sieur de Lambezre lequel vaut de rente 60 livres. 

- En la cordelée de Lanaérec (dont une partie se trouve actuelle­ment en Relecq-Kerhuon) : Le manoir noble de Kermeur, maisons, jardins, pourpris, chapelle appartenant aux héritiers de Sieur de Kergo-Lescoat, tenue en ferme par François Jézéquel, moyennant 270 livres ainsi qu'un convenant en dépendant nommé le lieu du Rody affermé par Goulven Thomas et Ollivier Lamendour pour 118 livres. Le manoir noble de Rody au Sieur de Traoumeur-Lesguen de Botgarz (Bohars) affermé par Hervé Le Milin pour 142 livres. Le manoir noble de Coatanguy, jardins, verger, métairie à écuyer François Taillard, Sieur de Keraret, tenu par Lucas Le Gloanec moyennant 90 livres de fermage. Le lieu noble de Lanaérec au sieur de Kergavarec-Lizac marchand à Landerneau affermé pour 270 livres à Vincent Le Cren et Hervé Le Toullec. Le lieu noble de Kermadec au dit sieur de Kergavarec et à noble homme Gabriel Turin, Sieur de la Salle, tenu en ferme par François Jézéquel dit « Guernic » et Julien Le Bris moyennant 270 livres. Le manoir noble de Mescalon, maisons, jardin, colombier ruiné, prairies, à la Dame douairière de Beaurepos et à ses enfants, affermé à Goulven Le Ségalen pour 102 livres. Le manoir noble de Beaurepos, logements, enclos, jardin, chapelle au dedans, colombier, moulins et métairie, étant à la dite Dame et à ses enfants, affermé en partie à Jan Le Guen pour 117 livres. Le manoir noble de Kervazot, jardin, aire, courtil, appartenant aux Sieur et Dame du Mendy tenu en ferme par Goulven Kerouanton pour 60 livres. Le convenant noble de Kermao à Messire Michel Penchern et à ses consorts chapelains valant 84 livres de rente. Le lieu noble de Kerdaniou au Sieur de Kergavarec-Liziac affermé pour 150 livres à Vincent Pastezeur. Le lieu noble du Questel au Sieur du Questel Marion, tenu par Yvon Le Castrec pour 150 livres. Le lieu noble de Kerlorans au Sieur de Kerosven tenu par Goulven Le Dréo pour 90 livres. Le lieu noble de Poulfanc à Messire Christophe Bernicot, prêtre de Guipavas, affermé à Anne Cozjan pour 33 livres. 

Cet état fut lu en chaîne, au prône de la Grand'messe, célébrée dans l'église paroissiale de Guipavas, le dimanche 9 septembre 1675 par noble et vénérable Messire Nouel Le Cran, prêtre du dit Guipavas, assisté de Messire Hervé Cozian et Jacques Ropartz, prêtres, ses diacres et sous-diacre avec sommation à tous, propriétaires et fermiers qui n'auraient pas encore fait leur déclaration, d'y vaquer dès l'issue de la messe, les marguilliers, protestant de faire supporter « Tous despens » !!! (illisible) !!! et mauvais événements » à ceux qui refuseraient d'obéir aux ordres du Duc de Chaulnes. Nul ne se présenta et le procès-verbal fut définitivement arrêté après l'Ite Missa Est, dans la sacristie de l'église, environ l'heure de midi. Il y eut encore cependant quatre autres déclarations mais concernant des prêts de terre ou garennes sans édifices. L'une d'elles émanant « d'honorable homme Riou-Malijac, hoste au bourg de Guipavas » qui signe fort correctement avec l'un des marguilliers Goulven Jézéquel et le notaire Guillaume Gourio. J'ai cru devoir donner en entrée la liste des lieux nobles de Guipavas, intéressants à divers titres parce qu'elle fait connaître les noms, non seulement des gentilhommes et des bourgeois possesseurs mais aussi de nombreuses familles paysannes de la paroisse dont plusieurs existent encore et exploitent peut-être les mêmes terres que leurs ancêtres à l'époque du Grand Roi, et que de plus, elle indique le prix auquel ces lieux étaient alors affermés. Il subsiste encore des restes de certains manoirs énumérés dans cette déclaration ; à Kerellec, on remarquait, il y a une vingtaine d'années (vers 1914) une grande porte ogivale, un escalier tournant de granit et un écusson armorié. Le Vizac est toujours un domaine boisé et bien entretenu. A Kernizan, j'ai dessiné en 1918, un tronçon de logis du XVIème siècle, avec fenêtres à meneaux et base de tourelles. De Kerroudault, on ne retrouve pas pierre sur pierre mais à Keraudry, il existait naguère un haut portail blasonné et des traces de mottes féodales. Quoique refait sous une forme récente le manoir de Kerhuon orne le paysage parmi ses futaies, sur sa colline au-dessus de l'anse à laquelle il a donné son nom. A Poularvilin, où notre document nous enseigne qu'il y a eu jadis un port où, un peu en avant, j'ai visité une vieille bâtisse pittoresque de 1657, murailles puissamment fondées, porte cintrée de magasin, lucarnes de pierre et jardin enclos. J'y crois voir l'habitation du marchand Jacques Lizac dont le navire pouvait échouer en sécurité dans la petite anse vaseuse qu'elle domine. Imposante construction gothique à pignons aigus et porte richement ouvragée, Lossulien a conservé sa chapelle et son joli moulin aux chevronnières amorties en fleuron. L'écu de ses anciens Seigneurs « Les trois mains appaumées » de ces Guengat qui transmirent par Lossulien aux Guergorlay ou Kergorlay, timbre encore une croix près de l'église du Relecq-Kerhuon. J'ai déjà décrit le portail fortifié qui a survécu à la ruine du manoir de Coataudon. Le Froutven apparence de villa moderne, garde des poutres gothiques et son oratoire désaffecté de Saint-Isidore aujourd'hui vide des statues archaïques qu'y étudia le Dr Corre et signalé seulement par son bizarre campanile de goût byzantin. Au Kermeur presque tout était encore vétuste en 1918 et deux semblants de tourelles faisaient saillie sur la façade extérieure des deux côtés du double portail maçonné qui protégeaient des meurtrières obliques. Coat-Tanguy élève son petit donjon à poivrière dans l'enceinte de la poudrerie du Moulin-Blanc au-dessus d'un étang et son voisin Mesgalon, posé sur une colline près de la charmante vallée de Stangalar, regarde la rade de Brest, par les fenêtres à croisillons de sa vieille façade en pierres jaunes. (C'est par erreur que Beaurepos a été compris dans les terres nobles de la Cordellée de Lanaérec, il appartenait en réalité à celle de Saint-Yves tout à l'extrémité est de la paroisse). Du chemin de fer, on aperçoit un instant son ravissant moulin et la maison rajeunie et décorée d'une curieuse porte Renaissance timbrée au fronton, entre deux petits génies déployant une guirlande de fleurs, des armoiries de la famille Le Mercier de Beaurepos « Un chevron accompagné en chef de deux quintefeuilles et en pointe d'une cloche ». Rappelons enfin qu'au Bourg de Guipavas, une ancienne maison porte une inscription constatant que Messire Nouel Le Cran l'a fait bâtir en 1662. Ce prêtre était d'une famille noble citée dans la montre de 1481 à Guipavas, mais tombée ensuite, par impécuniosité dans la caste paysanne (Louis Le Guennec - Extrait de la Dépêche de Brest, datée du 20-22 février 1934).

Nota 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Guipavas : Alain de Quilbignon (vers 1450), Olivier Richard (vers 1539), Guillaume Kernatous (1591-1617), Paul Kerjean (avant 1627), Jacques Salmon ou Salaun (1633-1644), Pierre Dourrier (en 1650), Jean Le Gall (avant 1670), Guillaume Le Drenec (1670-1676), Joseph du Drennec (1675-1687), Alain Le Gall (1687-1707), Guiomar Bobony (1708-1713), Jacques alias Joseph Guéguen (1713-1726), François Leroux (en 1726), Jean Michel du Deffais (1727-1738), Jean Leroux (1738-1753), Henri Nicolas Roussel (1753-1790), Yves Claude Constantin Picrel (1790-1810), ... A noter qu'à partir de 1696 les armes du recteur de Guipavas étaient "écartelé au 1 et 4, d'or à la barre de sinople, 2 et 3 sinople à la fasce d'or" (Echo paroissial de Brest du 10/12/1905).

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PATRIMOINE de GUIPAVAS

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1952-1955), édifiée par Yves Michel (de Brest) sur les fondations de l'ancienne église Saint-Pierre (XIVème siècle), incendiée le 13-14 août 1944 au cours des hostilités. Un bref de Benoît XI daté du 16 ou 18 décembre 1394 accorde des "indulgences à ceux qui contribuent aux réparations de l'église de Ploebavaz qui menace ruine" (Actes du Saint-Siège concernant les évêchés de Quimper et de Léon du XIIIème au XVème siècle). L'ancienne église est restaurée en 1563 et en 1565, puis agrandi en 1618 et en 1761 (le choeur). On y trouvait les armoiries de plusieurs familles locales : les Guengat, Cornouaille, Coataudon, Kergolay, Kerjean, Kermorvan, Penfentenyo, Kerouale. Le clocher de l'ancienne église fut détruit par la foudre le 24 décembre 1791 (détruisant du même coup les orgues qui dataient de 1600-1640). Reconstruite pour 80 000 francs, elle sera consacrée par Mgr Graveran, évêque de Quimper et de Léon en fin 1850. A noter que les anciens vitraux de l'église furent brisés en 1789 lors de la Révolution. L'édifice actuel, en forme de croix, a été consacré le 6 février 1955. Le porche nord de l'ancien édifice datait de 1563 : il a été conservé. Les dalles de verre sont de Marie Jo Guével et datent de 1990. Avant la Révolution, à l'entrée de l'église, était placé un beau calvaire remplacé de nos jours par un calvaire sculpté par Yan L'Arc'hantec ;

Note 1 : deux confréries avaient été érigées dans l'ancienne église : celle des Cinq-Plaies qui jouissait d'une rente de 30 livres sur les terres de Kerrelien en Plabennec, et la confrérie du Saint-Sacrement, pour laquelle Nouel Le Cran (prêtre de Guipavas), faisait une fondation le 19 avril 1677. Les chapellenies et fondations dans l'ancienne église : - Chapellenie de Goulven le Boulch et d'Olivier Nic­las, dite chapellenie de Keryvoas. Présentateurs : les héritiers, puis l'Ordinaire ; 38 livres, à charge de 32 messes basses le jeudi et le samedi ; titulaire en 1777, Mr Jézéquel. - Autre chapellenie de Keryvoas, fondée par Missire Sébastien Cornec. Présentateurs ; les héritiers puis l'Ordinaire ; titulaire actuel (1777) Mr Mazéas ; 15 livres ; 20 messes basses par an. - Chapellenies de Natal Cran. Les héritiers présentateurs ; 80 livres ; messe à chant chaque jeudi. - Chapellenie de Natal Corre ou Kergreach, 37 livres, messe tous les lundis. - Chapellenie d'Yves Cran ou de Kerleuziou, 101 livres, messe tous les mercredis et vendredis. - Chapellenie de Missire Guillaume Jestin, dite de Keryven ou du Marquez. Présentateurs : les seigneurs du Marquez ou de Kéryven ; 27 livres ; deux messes par mois. - « Fondation, le 17 avril 1667, à la fabrice de St Pierre de Guipavas, par Marye Bernicot, 0llivier Kerouanton, de 6 livres tournois de rente annuelle pour célébrer tous les ans à perpétuité un office et service solennel avecque les prières et recommandations ordinaires, alumage de cierges et sonnerye de glas, etc. ». -  « Fondation de Paul Collin, fils artus Collin, et Marie Rospars, lequel en exécution de son testament du 19 mai 1668, fonde un service solennel tous les ans, sur le grand autel, le jour de la feste de l'Assomption, 15 août et sous dotation et transport, etc... du Parc Souloc Didréa, terroir de Kerdouric en Guipavas, fief du Roy ». « Fondation le 14 may 1679, Marie Toullec, veuve de François Bretton et Pierre Toullec, veuf de Jeanne Ségalen, d'un office solennel avec prières et recommandations, sonnerye de glas aux églises de Guipavas, et Nostre Dame du Run, a être célébré le 8 septembre, pourquoi il a été transporté à la fabrice de Guipavas, etc... Parc ar Groas Parcou ar Kerouhaut, terroir de Runavel, fief de Lossulien ». - « Le 14 may 1680, fondation de Marie Lerrou, veuve Yvon Monot, Catherine Lerrou, veuve le Gouez, Marguerite Lerrou, veuve Jean Le Dréau, Yvon Lerrou, d'un office solennel le jour de la feste des morts sur l'autel privilégié et pour dottation ou transport en propriété, la moitié d'une chambre, portion du jardin, courtil, aire, etc... terroir de Kermeur-Kerroudaut, Guipavas, fief de Landerneau, 3 livres de rente ». - « Le 15 avril 1684, fondation de Missire Michel Kerjean, prestre, d'une messe de "requiem" à notte, tous les jours de lundy de l'année, à l'issue procession au tout de l'église. Pour dottation et transport, 60 livres de rente sur Hypothèque sur terre de Kernoas en Guipavas ». - « Le 12 mai 1686, fondation de Missire Yves Corre, prestre, d'un service solennel, prières, recommandations, luminaires et sonneries de glas à estre célébré le jour de la translation de saint Yves, le 29 octobre. Pour dottation a transporté à la fabrice de Guipavas, la propriété, etc .. de parc Kerguibidic, terroir du Vigeac en Guipavas  « Le 23 juillet 1705, fondation de Missire Alain Le Gall, sieur recteur de Guipavas d'un officier solennel à estre célébré une fois l'an, le premier dimanche après son trépas, etc ...» (Chanoines Peyron et Abgrall).

Note 2 : dans les Archives départementales du Finistère, nous trouvons une description des anciens vitraux situés jadis au-dessus du maître-autel : « Le vitrail du milieu : à 5 soufflets ; le premier, armes de France ; le second, côté de l'évangile, écussons d'azur à 3 mains appaumées d'argent (Guengat) l'écu accolé de deux palmes et sommé d'une couronne de marquis ; le troisième, côté de l'épître, écusson écartelé ; le premier d'azur à 3 mains appaumées d'argent ; au second, burelé d'argent et de gueules de 10 pièces ; au troisième, écartelé aux 1 et 4 d'argent au mouton de gueules (de Cornouaille) ; aux 2 et 3 d'azur fretté d'argent et sur le tout d'argent au croissant de gueules ; au quatrième, d'hermine, et sur le tout varié d'or et de gueules ; le quatrième soufflet, côté de l'évangile, verre blanc ; le cinquième, porte écusson ovale mi-parti de Cornouaille et d'or à l'étoile de gueules, tous lesquels écussons appartiennent à la maison de Cornouaille, qui est Lossulien ancien. Le second vitrail, côté de l'évangile, a 5 soufflets, le premier, écusson ovale, d'azur fretté d'argent ; le second, fascé d'or et d'azur, qui est Kerjean ; le troisième, écartelé aux 1 et 4 patté d'argent et d'azur de 6 pièces ; aux 2 et 3, verre blanc ; le quatrième, mi-parti de Kerjean et Kergorlay ; le cinquième, écartelé au 1er, de vair ; au 2ème, d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois roses ou tourteaux de même ; au 3ème, d'argent à la fasce de sable ; au 4ème, bandé d'argent et d'azur, sur le tout d'argent à trois fasces d'azur surmontées de 6 losanges de sable en chef. Le troisième vitrail, côté de l'épître, a 5 soufflets ; le premier écusson, d'azur fretté d'argent ; le second, mi-parti d'or au lion de gueules, qui est Coataudon, et d'argent à la croix ancrée allégée d'azur, qui est Kermorvan ; le troisième, mi-parti de Coataudon et burelé d'argent et de gueules de 10 pièces, qui est Penfentenio ; le quatrième, mi-parti de Coataudon et fascé d'argent et d'azur, qui est Kerouale ; le cinquième, mi-parti de Coataudon et d'azur au lion d'argent ».

la chapelle Notre-Dame-du-Reun ou Rheun (XVème siècle - 1516), restaurée en 1805 (par l'abbé Picrel) et 1951. Il s'agit, semble-t-il, du premier lieu de culte de Guipavas, édifié par saint Thudon sur une fontaine en grande dévotion. De plan rectangulaire (32 m x 13 m), l'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et chevet droit. Elle date de la fin du XVème siècle et a été agrandie au XVIème siècle et remaniée au XVIIème siècle ainsi que l'indique la date de 1625 sur le clocher-mur flanqué de deux tourelles polygonales. Un document daté de 1487 (voir Archives départementales du Finistère) précise : « Comme les paroissiens de Ploevatz ayent naguères en l'honneur de benoiste Vierge Marie, commenzé à édifier et eslever la chapelle d'icelle Notre-Dame, vulgairement dite « la Notre-Dame du Run » sachent touz que par notre court de Brest présent en droi établi Jean Le Billant, Yves Le Pennangars, Yves Caoudal, Olivier Rézou, Hervé Lorans, Guillaume an Hélias, Derrien Guézenneuc, Guillaume Cozian, Yvon et Hervé Porc'hel, Hervé Denyou, paroissiens manantz et habitanz d'icelle paroesse et la plus saine et maire partie d'icelle estant à ce jour de dimanche (10 mars 1487) en congrégation de peuple au prône de la grand'messe... Intervenant Guillaume Kerdélec et Yvon Kerjehan au nom et comme procureurs de la fabrique d'un commun assente d'une part et Hervé Tanguy au nom et comme procureur pour Guihar, son fils aisné et son principal héritier noble présomptif de l'autre... ». Les paroissiens octroient au dit Guihar, en la personne de son procureur une « voûte » que le dit Guihar fera édifier avec vitre ; on pourra mettre ses écussons parce qu'il donnera pour ce, dix sols de rente ». Le bénitier date de 1625. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. Les panneaux de la chaire, représentant les Apôtres, Saint-Pierre, Notre-Seigneur, portent la date de 1714. Parmi les statues, on trouve celles de la Vierge-Mère (XVIIème siècle), saint Pierre, saint Gouesnou, sainte Barbe, saint Jean (transformé en sainte Jeanne de Chantal), sainte Madeleine (transformée en sainte Catherine de Sienne) et une Crucifixion. Elle comporte deux cloches : l'une porte le nom de Picrel et l'autre le nom de Le Bars. D'après la légende, saint Thudon aurait construit la chapelle primitive dédiée à la Vierge Marie, non loin d'une fontaine qui attirait un grand nombre de pèlerins. Cette fontaine existerait encore, dit-on, sous le maître-autel. Les seigneurs de Lossulien, de Coataudon, de Kergolay et de La Chaussec de Froutven auraient eu des prééminences dans cette chapelle. La confrérie du Rosaire fut fondée en la chapelle de Notre-Dame du Reun en 1644, "probablement à la suite de la grande mission donnée par le Père Maunoir à Plougastel-Daoulas" ;

Note 3 : les chapellenies de Notre-Dame-du-Reun : - Le 16 août 1612, fondation de la chapellenie de Jean Le Normand ; trois messes par semaine, à l'autel Saint-Jean. - Le 20 février 1615, Guillaume Legubar, sr. de Kerlaouénan et consorts, héritiers de damoiselle Françoise Le Gac, dame de Kerlaouénan, fait donation de 10 sols de rente à l'église de Notre-Dame du Reun. - Le 3 août 1626, Guilllaume Jestin, prêtre de Guipavas, fondait une chapellenie en l'église de Notre-Dame du Reun. En 1648, étant vacante par la mort du dernier titulaire, Olivier Le Leyer, prêtre, elle est donnée à Christophe Bernicot, prêtre de Plouavaz, sur la présentation de Vincent de Kerjehan, sr. du dit lieu et de Kerhuon (Chanoines Peyron et Abgrall).

la chapelle Saint-Yves (1892). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire (17,20 m x 8,10 m) construit en 1892 par M. Charmant Jestin (entrepreneur de Guipavas). Cette chapelle remplace une ancienne chapelle fondée par la famille de Kerroudaut. Le 25 février 1827, M. de Poulpry-Larougat, héritier de la famille de Kerroudaut, fit don de la chapelle à l'église de Guipavas ;

la chapelle Notre-Dame de Tourbian, bénite le 6 février 1955 ;

plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Nicolas (située jadis à La Pyrotechnie), la chapelle Saint-Adrien (située jadis près de Coataudon), la chapelle Saint-Thudon (déjà en ruines en 1761), la chapelle de Froutven (dédiée jadis à saint Eutrope, puis à saint Isidore). L'ancienne chapelle de Saint-Nicolas mesurait 15 m sur 5, 60 m. On y voyait deux écussons au-dessus de la porte. La façade sud comportait quatre ouvertures dont deux fenêtres, une meurtrière et une porte à plein cintre. Elle abritait plusieurs anciennes statues : saint Léon, saint Méar, saint Isidore, saint Nicodème, la Vierge, ainsi qu'un Christ en croix. Cette chapelle a servi d'école en 1802 et a brûlé dans la nuit du 21 au 22 novembre 1942 ;

l'oratoire de Saint-Michel, érigé en 1742 ;

la croix de Saint-Thudon (VIIème siècle), une des plus ancienne de Bretagne. Elle se trouvait autrefois près de l’enclos de Saint-Thudon ;

la croix monolithique de Croas-Cuzet (Haut Moyen Age) ;

la croix de Runavel (XVème siècle). Le socle date de 1595. La croix est transportée au bourg en 1976 ;

la croix de Lestaridec (1647) ;

la croix de Saint-Nicolas ou de Chapelle-Croix (1564) ;

le calvaire de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1883), sculpté par Larhantec. Plusieurs statues garnissent l'ensemble : la Sainte Vierge, saint Jean et Marie-Madeleine ;

la croix de Creac'h-Burguy (1643) ;

la croix du presbytère de Guipavas (XIVème siècle) ;

la croix de Kermeur-Saint-Yves (1600), restaurée au XXème siècle. Le socle date de 1600 et la croix avec crucifix est plus récente ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Beg-ar-Groas (Haut Moyen Age), la croix de Chapelle-Croix (Moyen Age), la croix de Chapelle Saint-Yves (1677), la croix du cimetière de Guipavas (1864), la croix de l'école Saint-Charles (XVème siècle), la croix de Rumen (Haut Moyen Age), la croix de Kerafur (Haut Moyen Age), le socle de croix de Kerdalaës (1652), les vestiges de croix de Kergalet (XVIème siècle), la croix de Kerlizic (Haut Moyen Age), la croix de Kervao (Haut Moyen Age), les vestiges d'une croix détruite sous l'occupation à Kervao (1659), le calvaire de Kervao (1954), l'ensemble de deux croix de Saint-Thudon (Haut Moyen Age), la croix de Saint-Thudon (XVIème siècle). A signaler également plusieurs croix aujourd'hui disparues : la croix de Pen-ar-Créac'h-Coataudon, de Parc-ar-Groaz, une croix de mission datée de 1884 et supprimée en 1976 ; 

le manoir du Froutven (XVème siècle), restauré au XVIIIème - XIXème et XXème siècle. Propriété de la famille Jourdren, Rivoalen, Le Chaussec et Coataudon (au XVIIIème siècle) par alliance. Jacques Le Chaussec (époux d'Anne du Mescam et décédé au manoir de Froutven le 23 décembre 1693) était capitaine de la paroisse de Guipavas vers 1680. Anne du Mescam est décédée le 18 février 1711. Le 23 octobre 1754, a eu lieu dans la chapelle du Froutven le mariage de Marie Anne Le Chaussec, née en 1740 et décédée le 27 janvier 1819, (fille de Jean Marie Le Chaussec de Froutven, décédé en 1767, et de Marie-Louise de Kersauzon), avec Jean Baptiste Marie de Coataudon (fils de Jean François de Coataudon et d'Anne-Jeanne Mol, dame de Penandreff de Kersauzon), décédé en 1808. Une cloche donnée par la famille de Coataudon fut bénite le 27 mai 1783 (bulletin paroissial des B.M.S. de Guipavas) ;

le manoir de Lestaridec (XVIIIème siècle), propriété de l’amiral Troude ;

le manoir du Viziac ou Vizac (XVème siècle), remanié aux XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Propriété de Henry de Kerliviry (vers 1481 et 1503), puis des familles de Kerscao (vers 1561, suite au mariage de Jean de Kerscao avec Françoise de Kerliviry (fille de Yves de Kerliviry et de Françoise Gouriou), Mol ou Moll, seigneur de Kerjean-Mol en Trébabu (en 1675, Raymond Prigent Mol, fils aîné de Ronan Mol, seigneur de Kerjean) et de Kersauson de Goasmelquin (suite au mariage en 1733 de Jean François Kersauzon ou Kersauson, seigneur de Kerandraon et Goasmelquin, avec Suzanne Françoise Le Mol de Kerjean). Confisqué sous la Révolution, le manoir du Viziac est vendu à Jean Pierre La Roque ou Laroque (marchand à Brest) pour la somme de 24 650 livres ;

le manoir de Kersatel (1907), édifié par Alphonse Goux ;

le manoir de Parc-an-Coat (1844) ;

le manoir de Lannaerec. Il est mentionné dès 1649. Propriété de Jean de Kerdoncuff, époux de Marguerite de Guernisac. La fille de ces derniers, dame de Rosimon épouse en 1649 à Lesneven Guillaume de Gourio du Refuge ;

la demeure Maner Coz (1657), propriété de la famille Rohan ;

la fontaine de Lestaridec (XIXème siècle) ;

le lavoir de Kerdilichant (XVII-XVIIIème siècle) ;

la maison de Kerlécu (XVIIème siècle) ;

l'ancien relais de poste (XVIIIème siècle) ;

31 moulins à eau dont le moulin du Château, de Kerhuon, du Visac ou Vizac (adjugé à Martial Cazau sous la Révolution), Neuf (1610), du Frout-Veh ou Froutven, de Kerafur, de Kernisan, de Pont-Olivier, du Raz, de Kermeur, de Beau-Repos (XVIIème siècle), du Vern (XIXème siècle), Cam, ..

A signaler aussi :

la motte castrale de Bressec’hen ;

la motte de Coz-Castel ;

le four à pain du moulin du Cam (XIXème siècle) ;

le puits de Kerbasquiou (XIXème siècle) ;

les piliers de Gueradraon (XIXème siècle) ;

la tour du prince Russe (XIXème siècle) ;

l'ancien château de Keraudy, aujourd'hui disparu. Propriété jadis de la famille de Kernesne ;

l'ancien château de Coataudon, situé jadis au lieu-dit Maner-Koz. Ce château avait été incendié en mars 1793. Propriété de la famille de Coataudo, issue des barons de Pont-L'Abbé. Olivier Coataudon, né vers 1360, était l'époux de Catherine Touronce dont la fille Basile Coataudon se maria en 1402 à Yves Derrien. On mentionne un Ollivier de Coataudon en 1446, un Henry Coataudan en 1448, un Tanguy de Coataudon (époux de Jeanne de Penfeunteniou) en 1481, un Henry de Coataudon (époux de Catherine de Kerguélen à partir de 1509) en 1534, un Guillaume de Coataudon (époux de Jeanne de Kermorvan), un Hervé de Coataudon (vers 1636), un Henry de Coataudon (époux de Renée de Gouzillon de Kergroas à partir de 1630), un François de Coataudon (époux de Marie Le Gac à partir de 1664) en 1669, ... un François-Vincent de Coataudon (sous la Révolution). Le 25 février 1675, en la chapelle de Coataudon, sont mentionnés le mariage de Ronan du Baudiez (fils de Jacques du Baudiez et de Claudine de Penfentenyo) et Anne du Plessis (fille de Guillaume du Plessis et Françoise Le Gat de Penfao) ainsi que le baptême de Charles de Coataudon (fils de François de Coataudon et de Marie Le Gat). Le 13 septembre 1723, Jean- Baptiste de Penfenteniou, seigneur de Mesgrall, épouse Marie Anne Mol de Kermabon (fille de Claude Mol et de Claudine de Keraldanet) en la chapelle de Coataudon ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUIPAVAS

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles de Guipavas :

Guillaume BRIENT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Marguerire DENYS (7 livres de revenu), remplacée par Paol Buzennec : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy COËTHAUDON (50 livres de revenu), remplacé par Jehan Guenell : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Tanguy, seigneur de Coëtaudon, en Guipavas, épousa en 1481 Françoise (ou Jehanne) de Penfeuntenyo (fille de Guyomarch, seigneur de Kermorus, et d'Olive de Kersauson) ;

Yvon CRAN (11 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan ENCUFF (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Louis ENCUFF (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé GUEVELL (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jouhan KERAUDY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Henry KERLIVIRY (30 livres de revenu) : archer de la garde du duc ;

Perrot KERROUZAULT (27 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Marie KERRIEZRE (100 sols de revenu) : absente ;

Paul LE MEUR (10 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Béatrix LE NY (33 livres de revenu), remplacée par .... : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LE ROUX (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Prigent : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé LE ROUX (21 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LE VEYER (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Thephaine PONCELIN (7 livres de revenu) : absente ;

Jehanne de POULMIC (100 livres de revenu), remplacée par François Kerosil : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon TANGUY (30 livres de revenu), remplacé par Julien Matage : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain THEBAUD (31 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Lors d'une montre de 1503, sont mentionnés : Guillaume de Cornouailles (sieur de Kerguern), Olivier de Cornouailles, Henry Coataudon, le fils Jouhan de Keraudy, Henry Kerliviry, Yvon Le Veyer, Thomas Tanguy, Henry Briant, Alain Thépaut, Rigent an Roux, Charles Kerouzault, Jehan Le Guével, Yvon Van, Louis an Roux, André Tanguy (Fréminville - 1835).

Lors d'une montre de 1534, sont mentionnés : Ollivier de Cornouaille (sieur de Kerguern), Henry Coataudon, Guillaume Kerliviry (sieur du Vijac), Jan Thépault (sieur de Kernizan), Prigent du Val (sieur de Kerméno), Yvon de Kerroudault (sieur dudit lieu), Henry Briand, Louis Le Roux, André Tanguy, Robert Lehouarn (B.S.A.F, 1911).

(à compléter)

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