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GUIPAVAS

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La commune de Guipavas (bzh.gif (80 octets) Gwipavaz) est chef lieu de canton. Guipavas dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUIPAVAS

Guipavas vient du breton « gwic » (bourg) et de Bevoez (vaste forêt).

Guipavas est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (située au centre de la forêt de Bevoez) qui englobait autrefois, semble-t-il, les territoires actuels de Guipavas, de Relecq-Kerhuon, de Brest (Saint-Marc), Lambézellec et Gouesnou. La fondation de la paroisse primitive de Ploebevez (ancien nom de Guipavas) que l'on peut confondre avec Ploubavas remonte au VIème siècle. Le fondateur de la première église de Guipavas est saint Tugdon ou Thudon, père de saint Goësnou (Gouesnou). Il se construisit une cellule dans la forêt de Guipavas, qui était, semble-t-il, célèbre du temps des druides. 

Le plus ancien document dans lequel il soit fait mention de cette paroisse est la vie de saint Tenenan (saint Tugdon ?) (manuscrit de du Paz, portefeuille des Blancs-Manteaux). Le légendaire décrit ainsi le territoire dans lequel le Saint se construisit un ermitage, au milieu de la forêt de Guipavas, sur le versant que baigne l'Elorn : « Erat quidem locus incognitus, inaccessabilis hominibus, circumdatus dumis et arboribus quas densitas forestae Bevozedi in cujus medio erat, proestabat ; habebatque ex opposito, ex altera parle Ylornoe silvam talamonis consimili vepresitate coopertam » (C'était un lieu inconnu, inaccessible aux hommes, environné de brousses et d'arbres que dominait l'épaisse forêt de Bevoez, dont il occupait le centre ; il était en face de la forêt de Salomon (?) située de l'autre côté de l'Elorn et couverte également de haliers). Le nom de Bevoez, Bavoez est un ancien nom d'homme qui s'est conservé presque jusqu'à nos jours. Dans un acte de 1499, des archives de Kervasdoué, on trouve Jehan Beavez de Plouarzel ; en 1517, Laurens Beavas de Ploumoguer ; en 1734, Alain Pavees de Plounéour trez. L'abbé Moal, dans son dictionnaire, appelle Guipavas Guic Pavas, et relate l'opinion de certains hagiographes qui lui donnent pour patron saint Pavace, évêque du Mans. Cette identification parait fort discutable, car on ne connaît aucune attache de ce Saint avec l'extrême Armorique (M. de la Passardière).

En 1337, dans un accord entre Jeanne de Montmorency et Hervé de Léon (sire de Noyon), on parle d'un droit de chauffage au bois "in foresta de Plebebavoez" (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne I, 1389). Dans un acte de fondation de l'hôpital de Landerneau par Hervé de Léon en 1336 on stipule "usum... chauffagii de foresta apud Ploevavaz". Un bref de Benoît XI, du 16 Décembre 1394, accorde des indulgences à ceux qui contribueront par leurs aumônes aux réparations de l'église Saint-Pierre de Ploebavas, qui menace ruine.

La paroisse se divisait en huit cordellées, savoir : Le Froutven ; La Lande, le côté donnant sur Gouësnou et comprenant le bourg ; l'Ellès ; Saint-Yves ; Saint-Nicolas ; Le Rellec ; Sainte-Barbe, et Camfrout. Ces trois dernières cordellées étaient ordinairement désignées sous le nom de Trétrit, et sont devenues, en grande, partie, la paroisse du Relecq-Kerhuon (1869).

Guipavas dont on a distrait, en 1896, le Relecq-Kerhuon englobait à l’origine semble-t-il, outre le territoire du Relecq, ceux de Gouesnou, de Lambézellec, de Brest, de Saint-Marc, de la Forest-Landerneau, de Saint-Divy et Saint-Thonan. Ce vaste territoire était recouvert d’une vaste forêt (Bevoez ou Foresta plebis Bevozedi). 

On rencontre les appellations suivantes : Ploebevez ou Ploe Beuez (en 1282), Guic bavoez (vers 1330), Foresta de Plebebavoez (en 1337), Ploebavaz (en 1394), Ploedmaes et Ploeavaz (en 1450), Ploeavaz (en 1467), Guichbavatz, paroisse de Ploeavatz (en 1478), Ploeannatz (en 1481), Ploevatz (en 1487), Ploeavaz (en 1544), Plouavats, Guypavas (vers 1742).

Voir aussi la situation de la paroisse de Guipavas durant la Révolution.

Note 1 : les maisons nobles de Guipavas en 1674 « Honorables gens Goulven Jézéquel et Vincent Pastezeur, marguilliers en l'an présent de l'église paroissiale de Guipavas » fournirent leurs déclarations des maisons et lieux nobles de cette paroisse, quelques jours avant leurs voisins de Lambézellec, le 9 septembre 1674. Au lieu de recourir simplement à la plume de leur curé, ils firent la chose avec toute la solennité requise et se passèrent cette déclaration devant Maître Gourvès, notaire royal des Cours de Saint-Renan et de Brest, en classant les tenues nobles par « fréries » ou « cordelées » pour plus de méthode : 

- En la cordellée de la Lande : Le lieu noble de Reuniou-Bihan, auparavant à la dame douairière du Carpont, à présent au Sieur de Kerlodec, son fils, tenue en ferme par Yvon Cloarec, pour en payer par an, 5 livres en argent, un saumon et 12 chapons. Le manoir de Kereller, pourpris et métairies, terres chaudes et froides, valant par an de ferme quand le tenaient Jean Le Liorzou et la veuve d'Olivier Kerouanton, 440 livres en argent, 72 saumons, une douzaine de chapons et un mouton. Le lieu noble de Kerbourric étant au Sieur du Chefduboys-Keranguiriec de Landerneau dont est fermier Jacques Kerian pour en payer par an 210 livres. Le manoir noble du Vijac, pourpris et métairies, terres chaudes et froides, rabines, franchises appartenant au Sieur de Kerscau et de Kerjean Mol son beau-frère, affermé 287 livres. 

- En la cordellée du Hellez : Le manoir noble de Kernizan avec ses pourpris, vergers, prés, rabines, terres et franchises possédé par le Sieur de Kernizan-Thépault, commandant pour le Roy en la dite paroisse de Guipavas, ci-devant affermé à Guillaume Léaust pour 170 livres. Le lieu noble de Guernarchant, appartenant au dit Sieur de Kernizan, affermé à Tanguy Caër, moyennant 110 livres en argent, deux boisseaux de froment, un boisseau de seigle, un boisseau d'avoine blanche et un boisseau de blé noir, mesure de Landerneau, 6 chapons et 6 poulets. Le manoir noble de Kerellec et dépendances au même Sieur de Kernizan, tenu par Bastien Kerouanton pour 60 livres avec la métairie du dit manoir affermé à Salomon Le Tallec moyennant 225 livres sur lesquelles 60 livres sont payées à la dame de Kernizan-Thépault, soeur du feu père du dit Sieur de Kernizan, en supplément de partage. Autre petit lieu noble dépendant du dit manoir et affermé 30 livres. Un fonds noble et emplacement de maison vulgairement appelé le lieu noble de Gorréquéar dépendant aussi du dit manoir et affermé 56 livres en deux parts de 21 et 36 livres. Le lieu et convenant noble du Vergez, à la Dame douairière de Kerangar, affermé 252 livres à Ollivier Le Bouguen. Le lieu et convenant noble de Lestaridec au Sieur de Grechiquet-Kersauzon tenu par la veuve de Goulven Le Cran pour en payer 240 livres. Le manoir noble de Keraudry, maisons, chapelle, verger, bois, rabines, métairies, etc. appartenant au Seigneur Vicomte du Curru, la dite métairie affermé 240 livres à François Pallier. Le lieu noble de Creisméas aux demoiselles de la Villeneufve et de Keravelec tenu en ferme par les héritiers de Jean Léaust pour 75 livres. Le manoir noble de Kerdalaez, jardins, pourpris, métairie aux héritiers de François Tongues de Landerneau, affermé à Tanguy Jézéquel et consorts pour 420 livres. Le manoir noble de Kerbleuniou, jardin, verger bois au Sieur de Préameneu-Moucheron, lieutenant de la Juridiction de Landerneau, tenue en ferme par François Gourvezan et François Le Gloanec moyennant 285 livres et deux chapons. Le convenant noble de Seiter-Izella, au dit Sieur de Préameneu, affermé à Olivier Kerian pour 120 livres. Le convenant noble de Penanguer appartenant à Goulven Jézéquel et femme qui l'ont acquis à titre de domaine congéable d'avec le défunt Sieur de Goulven et de Kerbalanec et le manoeuvre à la charge de payer 90 livres de rente au sieur recteur de Plouénan, propriétaire. Dame Françoise de Coatlosquet, dame douairière de Mesgrall, curatrice de ses enfants déclare que dans la dite paroisse de Guipavas lui appartiennent les manoirs de Feunteun-Aven et de Mesgrall et les lieux nobles du Lannou et de Kerrioual, manoeuvrés par François Le Roux, Yvon Kerian et autres valant en gros 400 livres de rente. Le lieu noble de Reuniou-Bihan appartenant à la fabrique de M. Saint-Houardon, de Landerneau, tenu en ferme par les héritiers de Pierre Michel moyennant 90 livres. 

- En la cordellée de Saint-Yves : Le manoir de Kerroudault, jardin, verger, métairie, tenu en mains par le Sieur de Kerroudault, lequel le dit valoir 120 livres de rente. Le lieu et convenant noble de Kergalet, possédé par le dit Sieur, valant 100 livres et autre lieu nommé Keriézégan possédé par moitié par le dit Sieur et sa tante, demoiselle Christine de Kerroudault, affermé par Jacques Halléguen pour en payer 36 livres, 10 sols, un boisseau de froment, un de seigle, 6 chapons, 6 poulets et un demi-mouton. L'autre lieu noble de Keriézégan possédé par le Sieur de Kerbasquiou de Kerroudault et tenu par Hervé Le Ségalen moyennant 72 livres. 

- En la cordelée de Saint-Nicolas : Le manoir de Kerhuon, chambres basses et hautes, salle, cuisine, chapelle, jardins, rabines, terres, métairie, etc. appartenant au Sieur de Kerhuon de Kerléan et par lui tenu en mains à présent et auparavant affermé 210 livres, 6 chapons, 6 poulets et un mouton gras. Le lieu de Lesquibou, dépendant du dit manoir dont est fermière la veuve de François Le Liorzou moyennant 87 livres, 4 boisseaux de froment, 4 boisseaux d'avoine, mesure de la Maison de Kerhuon, 12 chapons, 12 poulets et un mouton gras. Le convenant noble de Kergavarec, aux enfants et héritiers de feu Allain Lizac dont est curateur le Sieur Kervenguy-Abhamon de Roscoff, affermé ci-devant à François et Jacques Maizou pour 120 livres. Une maison noble dépendant autrefois du lieu de Kergavarec, avec jardins, verger, cellier et dépendance appartenant à honorable marchand Jacques Lizac de Poulanvilin et par lui tenue en mains, estimée valoir 30 livres de rente. Le lieu et convenant noble de Coatmeur à la Dame douairière de (illisible). 

- En la cordelée de Lossulien (qui se trouve actuellement en Relecq-Kerhuon) Le manoir noble de Lossulien, jardin, verger, colombier, chapelle, terres chaudes et froides, bois et rabines, métairie et moulin appartenant à la dame douairière de Cleudon de Guergorlay ci-devant tenue en ferme par Messire Michel de Guergorlay, seigneur Baron de Pestivien. Les lieux nobles de Kerscau, Kervaziou, Kermadec, Kernaboux, Lanaérec, Keriquel, Kerdeincuff, les Salles et la maison noble de Camfrout, avec ses chambres, cellier et terres dépendant tous de la Seigneurie de Lossulien et valant de rente in globo la somme de 2000 livres. Le lieu et convenant noble de Rubian aux enfants de feu Jan Le Guével, affermé à Jean Le Guével, l'un d'eux moyennant une rente de 69 livres. Le lieu et convenant noble du Carroux à Mademoiselle Magdeleine Le Leyer, douairière de Kéréon-Le Dall de la ville de Saint-Renan. 

- En la cordelée du Froutven : Le manoir noble de Coataudon, chapelle, colombier, jardin, vergers, pourpris, métairie et dépendances, appartenant à Messire Hervé de Coataudon, chevalier, seigneur du dit lieu, à présent prêtre, par lui tenu en mains, valant à son rapport, la somme de 200 livres de rente. Le manoir de Kerarnou affermé à Guillaume Le Coueffeur pour 150 livres, le lieu noble de Lhervet-Hir affermé à Jacques Kérian pour 120 livres, les garennes du Scraign affermée 42 livres, le manoir noble de Kervern, tenu en ferme par Hiérome Le Roux, moyennant 105 livres ; deux garennes dites Goaremmou Pratmellec, affermé 43 livres et données en supplément de partage du Sieur de Kerléach, prêtre de l'Isle d'Oyssant, le tout dépendant du dit manoir de Coataudon. Le manoir noble du Froutven, pourpris, enclos, bois, vergers, colombier, chapelle appartenant à Messire François De Rollon et Dame Claude Gouzillon, sa compagne, Sieur et Dame de Grandmaison, affermé à Jan Keraudry et la veuve d'Yves Labasque pour 288 livres. Le convenant noble de Kerouc'hant aux Sieur et Dame de Grandmaison affermé à Olivier et François Bernicot pour 165 livres, ainsi que le lieu de Kervillerm affermé à Yvon Monot pour 150 livres. Les convenants nobles de Saint-Thudon et de Créachburgy, appartenant à écuyer Jacques de Kervern, sieur de Kergadou tenus par François Guéguen et Alain Bernicot pour 120 livres et 50 livres. Le convenant de Tourbian à Mlle de Lestrémeur de Saint-Renan valant 135 livres de rente. Le lieu noble de Forestic, aux Sieur et Dame de Kerjan-Mol tenu en ferme par Robert Maizou et Charles André pour en payer par an 150 livres. Un autre convenant noble à Saint-Thudon à la veuve d'honorable marchand Nicolas Lizac de Landerneau, manoeuvré par Allain Quiniou, moyennant 60 livres. Le lieu noble de Keranmarchand au terroir de Kerdanné, au Sieur de Lambezre lequel vaut de rente 60 livres. 

- En la cordelée de Lanaérec (dont une partie se trouve actuelle­ment en Relecq-Kerhuon) : Le manoir noble de Kermeur, maisons, jardins, pourpris, chapelle appartenant aux héritiers de Sieur de Kergo-Lescoat, tenue en ferme par François Jézéquel, moyennant 270 livres ainsi qu'un convenant en dépendant nommé le lieu du Rody affermé par Goulven Thomas et Ollivier Lamendour pour 118 livres. Le manoir noble de Rody au Sieur de Traoumeur-Lesguen de Botgarz (Bohars) affermé par Hervé Le Milin pour 142 livres. Le manoir noble de Coatanguy, jardins, verger, métairie à écuyer François Taillard, Sieur de Keraret, tenu par Lucas Le Gloanec moyennant 90 livres de fermage. Le lieu noble de Lanaérec au sieur de Kergavarec-Lizac marchand à Landerneau affermé pour 270 livres à Vincent Le Cren et Hervé Le Toullec. Le lieu noble de Kermadec au dit sieur de Kergavarec et à noble homme Gabriel Turin, Sieur de la Salle, tenu en ferme par François Jézéquel dit « Guernic » et Julien Le Bris moyennant 270 livres. Le manoir noble de Mescalon, maisons, jardin, colombier ruiné, prairies, à la Dame douairière de Beaurepos et à ses enfants, affermé à Goulven Le Ségalen pour 102 livres. Le manoir noble de Beaurepos, logements, enclos, jardin, chapelle au dedans, colombier, moulins et métairie, étant à la dite Dame et à ses enfants, affermé en partie à Jan Le Guen pour 117 livres. Le manoir noble de Kervazot, jardin, aire, courtil, appartenant aux Sieur et Dame du Mendy tenu en ferme par Goulven Kerouanton pour 60 livres. Le convenant noble de Kermao à Messire Michel Penchern et à ses consorts chapelains valant 84 livres de rente. Le lieu noble de Kerdaniou au Sieur de Kergavarec-Liziac affermé pour 150 livres à Vincent Pastezeur. Le lieu noble du Questel au Sieur du Questel Marion, tenu par Yvon Le Castrec pour 150 livres. Le lieu noble de Kerlorans au Sieur de Kerosven tenu par Goulven Le Dréo pour 90 livres. Le lieu noble de Poulfanc à Messire Christophe Bernicot, prêtre de Guipavas, affermé à Anne Cozjan pour 33 livres. 

Cet état fut lu en chaîne, au prône de la Grand'messe, célébrée dans l'église paroissiale de Guipavas, le dimanche 9 septembre 1675 par noble et vénérable Messire Nouel Le Cran (Cren ?), prêtre du dit Guipavas, assisté de Messire Hervé Cozian et Jacques Ropartz, prêtres, ses diacres et sous-diacre avec sommation à tous, propriétaires et fermiers qui n'auraient pas encore fait leur déclaration, d'y vaquer dès l'issue de la messe, les marguilliers, protestant de faire supporter « Tous despens » !!! (illisible) !!! et mauvais événements » à ceux qui refuseraient d'obéir aux ordres du Duc de Chaulnes. Nul ne se présenta et le procès-verbal fut définitivement arrêté après l'Ite Missa Est, dans la sacristie de l'église, environ l'heure de midi. Il y eut encore cependant quatre autres déclarations mais concernant des prêts de terre ou garennes sans édifices. L'une d'elles émanant « d'honorable homme Riou-Malijac, hoste au bourg de Guipavas » qui signe fort correctement avec l'un des marguilliers Goulven Jézéquel et le notaire Guillaume Gourio. J'ai cru devoir donner en entrée la liste des lieux nobles de Guipavas, intéressants à divers titres parce qu'elle fait connaître les noms, non seulement des gentilhommes et des bourgeois possesseurs mais aussi de nombreuses familles paysannes de la paroisse dont plusieurs existent encore et exploitent peut-être les mêmes terres que leurs ancêtres à l'époque du Grand Roi, et que de plus, elle indique le prix auquel ces lieux étaient alors affermés. Il subsiste encore des restes de certains manoirs énumérés dans cette déclaration ; à Kerellec, on remarquait, il y a une vingtaine d'années (vers 1914) une grande porte ogivale, un escalier tournant de granit et un écusson armorié. Le Vizac est toujours un domaine boisé et bien entretenu. A Kernizan, j'ai dessiné en 1918, un tronçon de logis du XVIème siècle, avec fenêtres à meneaux et base de tourelles. De Kerroudault, on ne retrouve pas pierre sur pierre mais à Keraudry, il existait naguère un haut portail blasonné et des traces de mottes féodales. Quoique refait sous une forme récente le manoir de Kerhuon orne le paysage parmi ses futaies, sur sa colline au-dessus de l'anse à laquelle il a donné son nom. A Poularvilin, où notre document nous enseigne qu'il y a eu jadis un port où, un peu en avant, j'ai visité une vieille bâtisse pittoresque de 1657, murailles puissamment fondées, porte cintrée de magasin, lucarnes de pierre et jardin enclos. J'y crois voir l'habitation du marchand Jacques Lizac dont le navire pouvait échouer en sécurité dans la petite anse vaseuse qu'elle domine. Imposante construction gothique à pignons aigus et porte richement ouvragée, Lossulien a conservé sa chapelle et son joli moulin aux chevronnières amorties en fleuron. L'écu de ses anciens Seigneurs « Les trois mains appaumées » de ces Guengat qui transmirent par Lossulien aux Guergorlay ou Kergorlay, timbre encore une croix près de l'église du Relecq-Kerhuon. J'ai déjà décrit le portail fortifié qui a survécu à la ruine du manoir de Coataudon. Le Froutven apparence de villa moderne, garde des poutres gothiques et son oratoire désaffecté de Saint-Isidore aujourd'hui vide des statues archaïques qu'y étudia le Dr Corre et signalé seulement par son bizarre campanile de goût byzantin. Au Kermeur presque tout était encore vétuste en 1918 et deux semblants de tourelles faisaient saillie sur la façade extérieure des deux côtés du double portail maçonné qui protégeaient des meurtrières obliques. Coat-Tanguy élève son petit donjon à poivrière dans l'enceinte de la poudrerie du Moulin-Blanc au-dessus d'un étang et son voisin Mesgalon, posé sur une colline près de la charmante vallée de Stangalar, regarde la rade de Brest, par les fenêtres à croisillons de sa vieille façade en pierres jaunes. (C'est par erreur que Beaurepos a été compris dans les terres nobles de la Cordellée de Lanaérec, il appartenait en réalité à celle de Saint-Yves tout à l'extrémité est de la paroisse). Du chemin de fer, on aperçoit un instant son ravissant moulin et la maison rajeunie et décorée d'une curieuse porte Renaissance timbrée au fronton, entre deux petits génies déployant une guirlande de fleurs, des armoiries de la famille Le Mercier de Beaurepos « Un chevron accompagné en chef de deux quintefeuilles et en pointe d'une cloche ». Rappelons enfin qu'au Bourg de Guipavas, une ancienne maison porte une inscription constatant que Messire Nouel Le Cran l'a fait bâtir en 1662. Ce prêtre était d'une famille noble citée dans la montre de 1481 à Guipavas, mais tombée ensuite, par impécuniosité dans la caste paysanne (Louis Le Guennec - Extrait de la Dépêche de Brest, datée du 20-22 février 1934).

Note 2 : Lettre de M. le Recteur, à Mgr. de la Marche (1772-1802), sur l'état de la mendicité dans sa paroisse de Guipavas : « MONSEIGNEUR, Un de mes devoirs essentiels est de secourir mes pauvres, et je leur manquerois considerablement, et a moy même, si je ne remplissois les vues bienfaisantes de notre Auguste Monarque, et si je ne me rendois a l'intention charitable de Monsieur le Controlleur General. Dits qu'il me viendra quelque chose de sa part, je ne manqueray pas, Monseigneur, de donner des preuves sinceres de ma parfaite obeissance. Je voudrais, Monseigneur, vous satisfaire sur les réponses que vous me demandez ; je vous les donne avec autant de celerité et d'exactitude qu'il m'est possible. - 1° Dans ma paroisse j'ay environ deux cent soixante et dix personnes a la Charité, dont environ soixante mendient. Après cette 1er classe, la seconde est denviron quatre cent qui aprochent de la pauvreté et vivotent. Le reste de ma paroisse est à son aise, sans etre riche. - 2° La cherté du blé, du bois et des fermes est une cause d'indigence. Les premieres denrées necessaires a la vie enlevant les deniers de ces pauvres malhureux. La cherté du blé et des fermes empêche le cultivateur de prendre des journaliers et domestiques a proportion de leur ouvrage. Les fermiers se secourent mutuellement pour avoir plus a vendre et moins a donner. La quantité de mendiants qui viennent dans ma paroisse a donné a plusieurs de mes paroissiens la hardiesse de mendier ou de faire mendier leurs enfants. La mortalité des dernieres années est une autre cause de pauvreté. Nous avons plusieurs veuves et quantité d'orphelins. Le port de Brest qui par lui même est avantageux aux journaliers, dans le tems d'inaction nous est a charge. On s'y jette en foule dans le tems des travaux ; on congedie, surtout en hyver. Ces congediés veulent trouver de l'ouvrage en campagne ; ils n'en trouvent pas, parcequ'on ne peut compter sur eux, et par cette raison ils mendient. S'ils avaient de l'ouvrage ils ne seraient point a charge ; le travail manque et non la volonté. - 3° Les vieillards seuls, les infirmes et les enfants hors d'état de travailler mendient dans ma paroisse. Les gens valides n'y demandent presque point que quand l'ouvrage manque. Environ 300 personnes y font cependant deux quêtes par an ; la 1ère entre Noel et le premier de l'an qu'ils appellent Nouéllat. C'est pour souhaiter la bonne année. La 2ème est après la récolte. Dans ce tems, il y a bien des sacs au tour ; mais point hors de la paroisse. - 4° On ne peut empêcher la pauvreté de l'espece de celle de mes paroissiens. Nous aurons toujours des pauvres. Mais, pour en diminuer le nombre dans ma paroisse, quoyqu'on y travaille bien, il faudroit plus d'ouvrage. Le port de Brest soulageroit beaucoup nos quartiers si on en donnoit l'ouvrage aux pauvres et si on le refusoit aux fermiers qui peuvent vivre de leurs fermes et à des gens aisés. Les mendiants de Brest, de Lambesellec, de Landerneau et d'ailleurs, enlevant une grande partie de la subsistance due préférablement a mes pauvres, dont le sort seroit moins dur, si les Etrangers ne nous accabloient. Quoyque cette paroisse ne soit pas opulente, elle peut entretenir ses pauvres s'ils étoient seuls. - 5° Dans cette paroisse nous avons huit cent livres de rente pour les petites Ecoles et pour les pauvres. Cette fondation est de M. Le Gal un de mes prédécesseurs. Il y a dans les chapelles huit Ecoles par jour. 4 pour les garcons et 4 pour les filles. Ce qui conte 281 livres par an. Nous avons aussy une sage femme pour les pauvres et autres payée a 150 livres. Les reparations des maisons de la fondation content souvent beaucoup et diminuent la distribution qui se fait touts les ans environ le mois de Juillet. Cette distribution monte ordinairement a 320 livres. M. le Recteur est chargé par le fondateur de regler et regle la distribution qui est faite par les deliberants chaqun dans son quartier pendant l'année. On donne aussy aux infirmes et aux malades de quoy a les soulager. M. le Recteur et Mrs les Confesseurs font les avances et l'econome (si on demande le deboursé) en fait raison, et ne donne jamais rien sans l'agreement de Mr. le Recteur. Cet Econome qui est changé louis les ans rend compte tres exactement. C'est le second marguillier. - 6° Je souhaite que cotte administration plaise a Votre Grandeur. Le gouemon est peu de chose dans cette paroisse. On n'en coupe que dans la riviere de Landerneau et un peu dans la rade de Brest. Je n'ay pas entendu parler d'accidents arrivés à cette coupe, qui en plusieurs endroits du diocese est tres dangereuse ». Il y avait à Guipavas des biens connus sous le nom de « biens des pauvres », montant au revenu annuel de 1.350 livres. Sur le produit, on payait une sage-femme, six maîtres et maîtresses d'école ; du surplus, la fabrique faisait une distribution solennelle aux pauvres. Ces biens furent vendus et rapportèrent 24 francs effectifs. Il y avait, en plus, cinq maisonnettes qu'Etienne Bernard avait construites, à l'aide de quêtes et de charrois fournis par des habitants de la paroisse, pour y ramasser des miséreux. Elles furent mises en vente (à la Révolution). Le Conseil municipal s'opposa à la vente de ces maisonnettes : « Ce serait une injustice criante, dit-il au Préfet, que de les vendre : elles rapporteraient quelques deux ou trois cents francs, et l'acquéreur, au lieu d'y mettre des pauvres, préférera y installer des gens en état de payer ; ce serait peut-être exposer la commune à être le réceptacle d'une foule de mauvais sujets ». Il demanda, plus tard, le remplacement des biens vendus : il réussit dans sa double démarche (M. Peyron).

Note 3 : Extrait des registres paroissiaux de Guipavas : 1648, 3 Mai : Baptême, par R. P. en Dieu dom Isaac de Marbeuf, abbé de Langonet, de Ht. et Pt. messire Charles de Kernesne, fils de René Troil de Kernesne et de Dme. Le Gendre, Vte. et Vtesse. de Curru, sgrs. de Keraudy. — 1653, 8 Décembre : Baptême de Marie, fille des mêmes. Parrain Pierre Dourier, recteur ; marraine, Dlle. Marie Le Gendre, dame de Tréouartz. — 1654, 13 Avril : Baptême de Marie-Françoise, fille de Ht. et Pt. Vincent de Kerléan, Sgr. de Kerhuon Poulguinan, etc., et de Hte. et Pte. dame Françoise de Carné, née le 16 Juillet 1652. Parrain, René-François de Kerléan, fils aîné ; marraine, Françoise Le Mercier. — 1654, 4 Juin : Baptême de René Troil, fils de René de Kernesne et de Françoise Le Gendre, né le 4 Octobre 1650. Parrain, Charles de Kernesne, fils aîné ; marraine, Dlle. Barbe de Kernesne. — 1658 : Baptême de Vincent-Julien, fils de Guillaume Gourio et de Marie Kerdoncuff, Sr. et Dme. de Refuge. — 1673 : Mariage entre écuyer de Kermorvan, fils aîné, et Marie de Kernesne, dans la chapelle du manoir de Keraudy, par René de Kerlean, recteur de Trébabu et prieur de Brélès. — 1675 : Décès d'écuyer Troil de Thépault, Sgr. de Kernizan, capitaine de Guipavas, enterré en l'église de Saint-Pierre. — 1684 : Mariage de Jacques de Kéroudaut et de Françoise de Kerouartz, en la chapelle de Saint-Yves. — 1721 : Décès de Mlle Barbe de Kernezne, dame de Keraret Coatanguy, à l'âge de 100 ans. — 1721, 8 Mai : Décès d'écuyer Mre. Guillaume-Claude Le Mercier, chevalier Sgr. de Beaurepos, chef de nom et d'armes, de l'ordre militaire de St Lazare, âgé de 40 ans, inhumé en l'église de Guipavas. — 1732 : Baptême de Josèphe-Marie, fille de Maurice Mle. Le Borgne, chevalier Sgr. de Villeneuve et de Dme. Henriette de Hervé. — 1742 : Mariage de Michel de Merué de la Fontaine et de Renée Le Mercier de Beaurepos, dans la chapelle de Keruon. — 1748 : Baptême de Claude-Anne Mol, fille de Claude Mol, Sr. de Kermabon, et de Claudine de Kerdanet. — 1779 : Mariage de René Le Rodallec du Porzic avec Flore Bonne de Kersauson de Goalmesquin. — 1787 : Baptême de René-Alexandre, fils de René de la Fontaine de Merué, Sgr. de Beaurepos, ancien officier de la Marine, et de Magdeleine Girard, dame de Merué.

Note 4 : liste non exhaustive des Recteurs de la paroisse de Guipavas avant la Révolution : - Vers 1450 : Alain de Quilbignon. - Vers 1539 : Olivier Richard. - 1591-1617 : Guillaume Kernatous, recteur de Plouavatz, chanoine de Kersaint-Trémazan, décédé le 6 Janvier 1618, enterré en l'église de Saint-Pierre, près du maître-autel. - 1627, 26 Août. Décès de Paul Kerjean, docteur en théologie. - 1633-1644 : Jacques Salmon ou Salaun, sieur de Carmonet, docteur en théologie, assassiné d'un coup de couteau, dans son presbytère, le 2 Août 1644. - 1650-Août 1663 : Pierre Dourrier, Sr. de Kergavarec, docteur en théologie, chanoine de Léon en 1656. - 1670 : Décès de Jean Le Gall, docteur en théologie. - 1670-1676 : Guillaume Le Drenec, Sr. de Kervéatonec, docteur en théologie, qui quitta la paroisse en 1676 ; il devient chanoine du Folgoat en Septembre 1678. - 1675 à 1687 : Joseph du Drennec, docteur en théologie, peut-être frère du précédent, et ancien recteur de Lennon ; quitta la paroisse en 1685, et devint chanoine du Folgoat. - 1687-1707 : Allain Le Gall, docteur en théologie ; mort le 15 Octobre 1707. - 1708-1713 : Guiomar Bobony, sieur de Crefantan, gradué de l'Université de Paris ; mort fou le 3 Janvier 1713. - 1713-1726 : Jacques, alias Joseph Guéguen, docteur en théologie ; décéda le 24 Juin 1726. La chaire à prêcher de la chapelle de N.-D. du Run porte l'inscription : M. J. G. R. 1714. - 1726 : François Le Roux ; il ne resta qu'un an en fonction. - 1727-1758 : Jean-Michel du Deffais, docteur en théologie ; décédé en son manoir presbytéral, le 19 Mai 1738. - 1738-1753 : Jean Le Roux, docteur en théologie, chanoine honoraire de Léon ; se démit le 14 Juin 1753, continua à habiter Guipavas, mourut le 7 Juillet 1769, à l'âge de 75 ans. - 1753-1790 : Henri-Nicolas Roussel, prêtre de la maison de Sorbonne, professeur émérite de l'Université de Paris, prieur de Montsompson, second archidiacre de Léon ; décédé le 13 Janvier 1790. L'autel de la Sainte Vierge, à l'église paroissiale, porte l'inscription : H : N : ROUSSEL . R. 1763. - 1790-1810 : Yves-Claude-Constantin Picrel, de Kerandré, originaire de Roscoff, docteur en théologie ; signa la protestation du clergé du Léon contre la Constitution civile du clergé, le 22 Octobre 1790 ; prêta serment à l'église paroissiale le 12 Mars 1791, se rétracta bientôt, quitta Guipavas au mois d'Août environ, et revint à Guipavas, le 24 Prairial an IX. A noter qu'à partir de 1696 les armes du recteur de Guipavas étaient "écartelé au 1 et 4, d'or à la barre de sinople, 2 et 3 sinople à la fasce d'or" (Echo paroissial de Brest du 10/12/1905). Liste non exhaustive des Curés de Guipavas de 1801 à 1911 : - 1801-1810 : Yves-Constantin Picrel ; rentré à Guipavas, y loua la maison d'un nommé Henry, auprès de l'église, refit la toiture de l'église paroissiale, acheta, en 1805, chez M. Beurrié, fondeur, deux cloches : l'une pour Saint-Pierre, l'autre pour la chapelle du Relecq. La petite cloche de Notre-Dame du Run est une de celles qu'il fit fondre à Brest eu 1805. Il travailla avec zèle à réparer le mal fait à sa paroisse par la Révolution. - 1810-1813 : Jean-Marie Bouroullec ; fit le lambris de l'ancienne église. - 1813-1820 : Jacques Abernot ; fit des legs à toutes les chapelles de sa paroisse, au bureau de bienfaisance, et donna 600 francs pour aider aux études d'un élève ecclésiastique de Guipavas ou de Plabennec. - 1820-1823 : Jean-François Le Loutre. - 1823-1831 : Habasque. - 1831-1853 : Jean-Marie Puluhen, décédé le 24 Septembre 1853, à l'âge de 57 ans. Il a fait l'église actuelle (M. Voyer, architecte), consacrée par Mgr. Graveran en 1850. Il fit différents dons à l'église, entre autres le maître-autel en marbre, le baldaquin qui le surmontait, la balustrade, les fonts baptismaux ; il racheta, en grande partie de ses propres deniers, la chapelle du Relecq-Kerhuon. Les paroissiens, reconnaissants, lui ont élevé un monument funéraire, le représentant couché, les mains jointes et revêtu de ses ornements sacerdotaux. Sa mémoire est en grande vénération dans la paroisse. - 1853-1857 : Jean Caër, né à La Forêt-Landerneau le 5 Mars 1802, décédé à Guipavas le 30 Avril 1857. Originaire de Trégarantec ; ancien recteur de Guerlesquin. - 1857-1870 : Nicolas L'Hostis, chanoine honoraire de Quimper et de Léon, né à Saint-Pol de Léon le 7 Juin 1803, décédé à Guipavas le 25 Décembre 1870 ; ancien curé de Plougastel-Daoulas et de Lambézellec ; acheta un orgue 10.000 francs (1861), orna les fonts baptismaux. A Lambézellec, on venait de construire une flèche pour la nouvelle église ; mais les paroissiens ne la trouvaient pas assez digne de leur beau clocher ni de leur belle église. M. L'Hostis l'acheta et la fit monter sur le clocher de Guipavas, le tout pour 10.000 francs ; c'est ce qui fit dire de lui « qu'il partit de Lambézellec, emportant le clocher » (1864). Il transforma le choeur de l'église paroissiale, reculant le maître-autel au fond de l'abside, et achevant la boiserie du choeur, commencée par M. Puluhen (14.000 francs). Il fit de grosses réparations au presbytère et à la chapelle du Relecq. Les paroissiens lui ont élevé un monument funéraire. - 1904 : Jean-René Kerloéguen ; né à Pluguffan eu 1851, prêtre en 1875, vicaire à Lopérec, puis aux Carmes de Brest, recteur de Rosporden et curé de Guipavas, 19 Septembre 1904. Liste non exhaustive des Vicaires ou Prêtres attachés à la paroisse de Guipavas de 1591 à 1789 : - 1591-1621 : Goulven Le Bris. - 1609 : Missire Yvon Rigou, prêtre ; décédé en 1609, enterré en l'église paroissiale de Saint-Pierre. Maître André Moing ; enterré en l'église de Notre-Dame du Run, Juillet 1617. - 1613 : Berthou, prêtre. Cozian. Yves Calvez. - 1614-1632 : Jacques Gloanec, prêtre. - 1614 : Yvon Grall, prêtre. Guillaume Monot, prêtre ; enterré en Notre-Dame du Run en 1617. Paol Kerian. Sébastien Billaut, prêtre ; enterré en 1623 en Saint-Pierre de Plovavatz. Noël Corre, prêtre ; enterré en Saint-Pierre en 1637. - 1616 : Henry Toullec, prêtre ; inhumé en Saint-Pierre en 1616. Guillaume Jestin, prêtre. - 1623 : Monot, second vicaire. - 1631 : Dom Martin Bodénan, prêtre. Alain Cloarec, prêtre. François Thomas, prêtre. Dom Guézénec, prêtre. - 1637 : Dom Sébastien Cornec, prêtre ; enterré en Saint-Pierre de Guipavas, le 17 Février 1672 ; oncle de René Cornec, prêtre de Guipavas. Dom Noël Cran, prêtre. Jean Le Bigot, prêtre. Martin Jestin, prêtre. E. Calvez, prêtre. - 1638 : Goulven Boulch, curé en 1639 ; décédé au bourg de Guipavas et inhumé en Notre-Dame du Run, le 7 Novembre 1669. - 1639 : Dom Jean-Marc ou Maen, prêtre. Milin, second vicaire. - 1640 : Dom Jean Méan, prêtre. 0llivier Bernicot, prêtre. Olivier L'Ecuyer, prêtre. - 1642 : Yves André, prêtre. B. Mazé, prêtre. - 1650 : Michel Kerian ; décédé à Kérivin,  en Guipavas, le 30 Juin 1684, enterré en Saint-Pierre. Dom Vincent Le Roux, prêtre. Christophe Bernicot, vicaire. - 1652 : P. Aultret, curé en 1662. - 1654 : Dom Robert Créac'hcadec, prêtre. Jean Féret, prêtre de Guipavas. - 1658 : Henry Abeguill, prêtre. - 1659 : Jean Calvouissac, prêtre. B. Marc, prêtre. - 1661 : Yves Corre, prêtre, demeurant à Kerivin. Hervé Cozian, vicaire. René Kerjean, vicaire. Noël Cran, vicaire. René Cornec, vicaire. Vénérable missire Paul du Keraudry, prêtre, au manoir de Keraudry. Nicolas Floc'h, prêtre. - 1669 : Paol Léost, prêtre. - 1670 : Jean Hélary, prêtre. Magister Jacques Ropartz. René Quérian, vicaire. - 1675 : Jean Soutré, vicaire. Ecuyer chevalier de Coataudon, seigneur audit lieu, prêtre au manoir de Coataudon. Charles du Drenec, vicaire. - 1678 : Tanguy Hérel, tonsuré ; diacre ; prêtre en 1682. - 1684 : F. Créac'hcadec, prêtre. Yves Kerjean, prêtre en 1707. Corentin Richart, prêtre ; décédé au manoir de Lossulien, enterré en Saint-Pierre de Guipavas en 1687. - 1687 : Ph. Moal, curé. - 1692 : Ph. Lescoat. - 1693 : René Le Guen, curé, décédé au bourg de Guipavas à l'âge de 70 ans, le 1er Janvier 1731 ; enterré en Notre-Dame du Run. Halléguen. - 1696 : Le Roux. - 1698 : Jean Le Flohic. - 1700 : Guillaume Laé. Yves Le Saoutic, sous-diacre. - 1702-1704 : Gabriel Nédélec. - 1703-1705 : François Le Rest. Sébastien Cosset. - 1704 : Urbain Le Bris. - 1705-1707 : L. Le Dennat, curé. - 1707 : Billon. Jean Riou. - 1708 : Jacques Morvan. - 1713 : 0llivier Quillien. Pierre Berthélé, diacre toute sa vie ; organiste ; décédé à l'âge de 67 ans, en 1722. Paul Cloarec ; chapelain du Rellec en 1722. Nicolas Le Gall, diacre, puis prêtre attaché à Guipavas ; meurt le 19 Mai 1718, à l'âge de 36 ans. - 1719 : Michel Mével. J. Le Laé. 0llivier Bizien. - 1722 : Paul Caradec, curé. - 1727 : G. Mazéas, curé en 1741. - 1727 : Thomas Tréguer. L.-J. Kervella. François Billant. J. Héliès. Jacques Soreil. - 1728 : Pierre Corre, diacre ; prêtre en 1729 ; vicaire en 1740. J. Lecléac'h (ou Lorléach). C. Dubeaudrier. - 1731 : Pierre Jestin. H. Manant. - 1732 : François Péton ; décédé au bourg, à l'âge de 37 ans, en 1743. François Floch. - 1734 : Ellou, diacre. Guillaume Le Gars, prêtre curé ; décédé en 1742, à l'âge de 36 ans. Toullec. - 1735 : P. Boulic, diacre ; prêtre en Janvier 1737 ; décédé à Coataudon, le 10 Octobre 1742, âgé de 38 ans. Sébastien Cran, acolyte ; sous-diacre en 1737 ; plus tard, vicaire. - 1737 : Yves Le Berre. - 1738 : Jacques Quiniou, sous-diacre ; décédé à Keraliou, à l'âge de 27 ans. Etienne Luslac, diacre. - 1741 : V.-N. Rollaut ; curé en 1755. Paul Mouden. - 1742 : J. Le Velly. Jean Boulic ; vicaire en 1790. - 1748 : Hervé Kerjean, diacre. - 1750 : G.-L. Calvez, vicaire - 1751 : G. Plot. - 1754 : Gouesnou Guéguen. Guillaume Ségalon, vicaire. Corentin Nédélec, vicaire en 1770. - 1756 : G. Puluhen. Henry Michel, originaire de Guipavas ; régent en 1770 ; chanoine théologal de Léon en 1790 ; vicaire général ; curé-archiprêtre de Quimperlé en 1805. - 1760 : G. Donval, vicaire. G. Le Roux, vicaire. - 1761 : J. Mével, vicaire. - 1763 : Jacques-Marie Salaun. F. Abhervé, vicaire. - 1774 : Michel Jézéquel, originaire de Guipavas ; vicaire en 1774-1790. - 1777 : Louis Sibiril, originaire de Ploudiry. A. Jestin, vicaire ; recteur de Plabennec en 1788. Arrêté de nuit, le 17 Février 1791, dans son presbytère, et renfermé au petit couvent de Brest, sous l'accusation d'avoir prononcé en chaire des paroles propres à agiter les populations, et d'avoir provoqué la protestation du Conseil municipal contre la Constitution civile du Clergé, le 30 Janvier 1791. - 1780 : François Pastézeur, originaire de Guipavas. - 1781 : Bernard Caroff, vicaire. - 1786 : Jacques Bernicot, originaire de Lambézellec. Prêta serment le 12 Mars 1791 ; se rétracta, quitta Guipavas au commencement d'Août 1791 et ne rentra que le 23 Floréal an IX. - 1790 : Yves Bernicot. Liste non exhaustive des Vicaires de Guipavas, à partir de la fin de l'année 1801 : - 1801 : Michel Jézéquel. François Pastézeur. - 1803 : Olivier Trébaol. - 1811-1814 : Le Meur ; recteur de Saint-Coulitz en 1814. - 1815 : Caer. Jean Quiniou ; vicaire à Beuzec-Conq en 1818, recteur de Locronan en 1824. - 1817-1824 : Jean-Marie Moncus, vicaire. - 1820 : J.-M. Le Balc'h ; recteur de Plougoulm. - 1822 : Morvan. - 1823 : L'0llivier. - 1824 : Yves Puluhen. Pierre-Raymond Le Guillou. Pouliquen ; recteur de Saint-Marc en 1826. Christophe Mingam. - 1826 : Coat. - 1826-1830 : Guillaume-Marie Floch. - 1828-1830 : F. Caroff. - 1830 : René-Marie Lavanant. Jean-Marie Rannou. - 1830-1831 : François-Joseph Mercier. - 1831 : Charles Morisset. Lorier. - 1833 : J. Uguen ; recteur de Kersaint. Claude Roualec. - 1840 : Jean-François Le Roux. J. M. Cloarec. - 1838-1841 : Yves-Marie Le Guen. - 1840 : Olivier Kerleroux ; recteur de Locmélar-Sizun. - 1841-1852 : Antoine-Marie Aballain. - 1843-1851 : Jean-Marie Abhervéguéguen. - 1845 : Silliau. - 1847 : Félep. - 1851 : Jacques-Brévalaire Huguen. J.-M, Mazé. - 1852-1858 : Jean-Pierre-Marie Trévidic. - 1855-1860 : Michel-Charles Chesnel. - 1857 : Vincent Le Traon ; recteur de Dirinon, le 1er Avril. - 1858 : Alain-Marie Bourg ; recteur de Loc-Maria-Quimper, en Novembre 1874. - 1858-1866 : J.-M. Cap, instituteur. - 1861 : Pierre-Marie Kerné ; vicaire en Octobre 1861. - 1860-1867 : J. Guillerm. Adolphe-Joseph de Bourayne. - 1866-1874 : Goulven Le Roux. - 1867-1877 : Hippolyte Orven. - 1872-1876 : Joseph-Marie Emily ; recteur de Tréglonou, en 1876. - 1874 : Gustave Bourhis ; recteur du Laz, puis de Porspoder. - 1876 : Hervé Riou. - 1877 : André Cocaign. - 1887-1895 : H. Picard ; recteur de Kernilis (1895-1910). - 1885-1896 : Joseph Gourmelon ; né à Douarnenez, décédé à Guipavas, le 15 Février 1896, âgé de 40 ans. - 1888-1904 : Charles Morgant. - 1893 : Louis Coajou. - 1896-1899 : Pierre-Marie Guiband ; né à Quimper, décédé à Guipavas le 17 Octobre 1899, à l'âge de 3l ans. - 1895-1909 : Jean-Marie Pelleau ; né à Guipronvel ; vicaire à Lanildut ; décédé à Guipavas le 13 Novembre 1909. - 1899-1906 : Charles Branquet. - 1904 : Yves 0llivier. - 1906 : Y.-F.-J.-A. Le Beux. - 1909 : Eucher Corre, .... (Archives de l'Evêché).

Note 5 : Liste non exhaustive des maires de Guipavas : Guillaume Bernicot (mars 1790 à novembre 1791) avec comme procureur, Guillaume Léal, et comme juge de paix, Mével René ; Yves Kerjean (27 novembre 1791 au 8 décembre 1792) avec comme procureur, Gabriel Mével, et comme juge de paix, Guillaume Bernicot ; Jean Tanguy (16 décembre 1792 au 30 mars 1793) avec comme procureur, François Colin, et comme juge de paix, Guillaume Bernicot ; Vincent Le Borgne, notaire (3 avril 1793 au 18 novembre 1794) ; Guillaume Léal (18 novembre 1794 au 6 décembre 1795) avec comme agent national, Guillaume Léost, comme substitut, François Colin, et comme secrétaire, Potin ; Jean Mouden (6 décembre 1795 au 4 mai 1796), président du canton comprenant : Guipavas, Kersaint-Plabennec, Saint-Divy et la Forêt-Landerneau ; René Mével (20 mai 1796 au 12 juin 1796) ; Pierre Guéganton (12 juin 1796 au 4 avril 1797), avec comme agent municipal, Henry Yves ; Louis Branda (4 avril 1797 au 9 mars 1798), avec comme procureur, Guillaume Léal, et comme adjoint, Colin ; Guillaume Bernicot (5 avril 1798 au 21 juillet 1799), avec comme agent municipal, Pierre Cren, et comme adjoint, Jacques Colin ; Paul Salaün (21 juillet 1799 au 17 août 1800) ; Louis Branda (17 août 1800 au 5 février 1804), etc .. 

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PATRIMOINE de GUIPAVAS

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1952-1955), édifiée par Yves Michel (de Brest) sur les fondations de l'ancienne église Saint-Pierre (XIVème siècle), incendiée le 13-14 août 1944 au cours des hostilités. Un bref de Benoît XI daté du 16 ou 18 décembre 1394 accorde des "indulgences à ceux qui contribuent aux réparations de l'église de Ploebavaz qui menace ruine" (Actes du Saint-Siège concernant les évêchés de Quimper et de Léon du XIIIème au XVème siècle). L'ancienne église est restaurée en 1563 et en 1565, puis agrandi en 1618 et en 1761 (le choeur). On y trouvait les armoiries de plusieurs familles locales : les Guengat, Cornouaille, Coataudon, Kergolay, Kerjean, Kermorvan, Penfentenyo, Kerouale. Le clocher de l'ancienne église fut détruit par la foudre le 24 décembre 1791, détruisant du même coup les orgues qui dataient de 1600-1640 [« Le clocher de Saint-Pierre, qui fut détruit par la foudre le 24 Décembre 1790, était, dit-on, très élevé et d'une richesse de construction qui attirait l'attention. Sa chute occasionna la perte de belles sculptures en pierres, dont les débris se trouvent dans quelques maisons du bourg. La toiture et une partie de la maçonnerie furent détruites, ainsi que la totalité de la tribune et des orgues. L'époque n'était pas favorable à une reconstruction, l'autorisation de le faire fut même refusée, et l'on ne tarda pas à augmenter le désastre en bouleversant les tombeaux ; fouillant la terre pour y chercher du salpêtre » (Cariou, 1855)]. Le 22 Pluviose an X (24 Février 1802), le Maire exposait le triste état de l'église au Préfet, et déclarait qu'il faudrait 10.000 livres pour la remettre en état. Les vitraux furent brisés, mais l'on a conservé la description des prééminences qui s'y trouvaient. Reconstruite plus tard pour 80 000 francs, elle sera consacrée par Mgr Graveran, évêque de Quimper et de Léon en fin 1850. A noter que les anciens vitraux de l'église furent brisés en 1789 lors de la Révolution. L'édifice actuel, en forme de croix, a été consacré le 6 février 1955. Le porche nord de l'ancien édifice datait de 1563 : il a été conservé. Les dalles de verre sont de Marie Jo Guével et datent de 1990. Avant la Révolution, à l'entrée de l'église, était placé un beau calvaire remplacé de nos jours par un calvaire sculpté par Yan L'Arc'hantec ;

Nota 1 : L'église paroissiale est sous le patronage de saint Pierre et de saint Paul. Le grand pardon a lieu le dimanche qui suit la fête de ces Apôtres. Le pardon des enfants, installé par M. Morgant, se fait le troisième dimanche de Juillet. De l'ancienne église, il reste le porche, côté Nord, et un bénitier portant la date de 1565. Le porche, écrit M. Toscer, est intéressant. Il date de 1563. Dans les voussures, on voit encore quelques anges musiciens ; dans le tympan, l'âne et le boeuf, accessoires obligés d'une Nativité disparue il n'y a pas encore très longtemps, et dont les personnages étaient posés sur une élégante corniche feuillagée, comme à Pencran. A l'intérieur, le porche a conservé les statues en Kersanton, de grandeur naturelle, des douze Apôtres, et de Notre Seigneur Jésus-Christ. On voyait dans l'église trois chapelles, sous le vocable de saint Jean, des Cinq Plaies, et du Rosaire ; cette dernière, accolée à l'église principale, dépendait de la seigneurie de Lossulien et Kervern. La confrérie du Rosaire fut cependant primitivement fondée en la chapelle de Notre-Dame du Run, comme il est constaté par l'acte suivant : « Nous, Robert, evesque comte de Léon, permettons la confrairie du Rosaire estre érigée dans la paroisse de Guipavaz et deservie en la chapelle de nostre Dame du Run joignant l'église parochiale dudit Guypavaz à la charge que la direction dycelle en demeurera au Recteur dudit Guypavaz, ou aultre prestre par luy commis, et que les deniers qui en proviendront seront receux et employés par les fabricques et gouverneurs nommés et députés publiquement au prosne, suivant qu'il sera par lesdits recteur et paroissiens advisé, desquels deniers et employ d'yceulx nous sera rendu compte à l'endroit de nostre visite, sans pouvoir estre divertys ailleurs que pour l'entretien de ladite confrairie, chapelle nostre Dame, ou nécessités de ladite eglise parochiale, et sans qu'il soit licite pendant la grande messe, prosne, sermon, ou aultre service parochial de ladite église de Guipavaz faire aucun exercice de ladite confrairie en ladite chapelle nostre dame, ne rien preiudiciant aux droits et prerogatives de ladite église parrochiale, ni a la police et discipline de nostre diocèse. Faict en nostre ville et cité de Léon au chatteau de saint Paul soubz nostre sign, celuy de nostre secretaire et nostre sceau ordinaire ce vingt sixiesme decembre mil six centz quarante quatre. Robert (Mgr. Robert Cupif) E. de léon. Par commandant de monsieur seigneur l'illustrissime et reverendissime evesque comte de Léon. RICHART, secrétaire ».

Nota 2 : deux autres confréries avaient été érigées dans l'ancienne église : celle des Cinq-Plaies qui jouissait d'une rente de 30 livres sur les terres de Kerrelien en Plabennec, et la confrérie du Saint-Sacrement, pour laquelle Nouel Le Cran (prêtre de Guipavas), faisait une fondation le 19 avril 1677, sous forme de testament : « Dom Nouel Le Cran, prestre, reconnaissant les dons et graces qu'il a reçeus et reçoit tous les jours de Dieu par l'intercession de la benoiste Vierge Marye, de madame sainte Anne et de toute sa cour céleste, d'avoir acquis de ses paines et travaux le peu de biens temporels dont il est meintenant pocesseur en ladite paroisse, executant les inspirations du Saint Esprit de son vivant, creignant d'estre surpris par la mort qui nous est assurée, et l'heure dicèle incertaine, a dit et déclaré, veut et ordonne pour les avoir lieu des à présent et après sa mort, à perpétuité... et faire participant aux prières ses desfunts père et mère, frères et soeurs, parans et bienfaiteurs trepassés, missieurs les prestres du clergé dudit Guipavas servant actuellement aux offices et services qui se font journellement aux églises parrochials de la predite paroisse... à chanter et célébrer à commencer ce jour, une messe a notte sollennel à son intention et celles des dits trépassés et des vivants ses parans, à la gloire de Dieu et en l'honneur du tres sainct sacrement de l'autel, sur le maistre autel de ladite église parrochiale dudict Guippavas tous les jeudys de chaque sepmaine de l'année et ainsi continuer tous les ans... en titre de fondation finale à jamais, et en laquelle assisteront sy bon leur semble messieurs les prestres dudict clergé pour répondre au coeur de la dite église parrochiale, le sieur célébrant qui chantera le dit jour de jeudy, la messe du saint sacrement pour ledit fondateur, laquelle dite messe, lesdits sieurs prestres chanteront alternativement les unes après les autres par ordre de moys en moys de chacune année au rang ou leur catalogue, et comme dict est sera ainsy continué après le dit decois à perpétuité ; pendant la célébration de la dicte messe les fabriques qui seront lors en charge de ladite confrerye du Saint Sacrement de l'autel fourniront et mettront deux cierges sur ledict grand autel et deux autres sur la tombe dudict fondateur... avant ladicte messe le sonneur de cloches de la dite tour, tous les jeudys, le matin dudit jour donne le sinal à toutes les âmes pieuses et devotes au très Saint Sacrement, que la messe va commencer à la fin du son de cloche. Le célébrant, après "l'ite missa est", tirera du tabernacle et exposera le très auguste saint sacrement sur l'autel, duquel il baillera la bénédiction aux assistants... durant que ledit celebrant ressitera "l'in principio" à la fin de la messe. A la fin de sa messe lesdits sieurs prestres y respondant, chanteront à l'intantion dudit fondateur et des âmes trépassées et de celles des vivants l'antienne du "Salve Regina" en l'honneur de la glorieuse benoiste Vierge Marye ou les autres antiennes accoustumées d'estre chantees dans l'esglize chaque saizon de lannée et après la dite messe finye, et le dit celebrant aura quitté le chasuble, il ira accompagné dudicte clergé ses respondants chanter sur la tombe dudit fondateur le sceaume des morts à son intantion et cele de ses prédécesseurs trépassés ; en dottation recompance et payement duquel dict service tous les jeudys et moyennant l'anterrinance et accomplissement de ladite fondation, a affecté engagé et hyppothèqué la maison neusve par lui faist de ses propres deniers au bourg dudit Guipavas sur le plassise dudit bourg, son jardin et deux parcs de terre chaude s'entretenants ensemble, aboutissant sur le chemin qui conduit dudict bourg au manoir presbyteral, donant le dit sieur fondateur après sa mort pouvoir et commission à 0llivier le Cran fabrique du t. s. sacrement et à 0llivier le Bouguen fabrique de l'église, de toucher et recevoir les fermes etc. et ils donneront aux prestes dudit clergé la somme de 45 livres par an, pour être partagée entre eux également, comme ils le trouveront à propos, le reste à la fabrice du s. sacrement. Il sera payé au sonneur de cloche pour sonner la grande cloche 40 sols. S'il arrive dans la famille un prêtre, lui louer de préférence la chambre du galesta avec cabinet, s'il le désire »

Nota 3 : Les chapellenies et fondations dans l'ancienne église : - Chapellenie de Goulven le Boulch et d'Olivier Nicolas, dite chapellenie de Keryvoas. Présentateurs : les héritiers, puis l'Ordinaire ; 38 livres, à charge de 32 messes basses le jeudi et le samedi ; titulaire en 1777, Mr Jézéquel. - Autre chapellenie de Keryvoas, fondée par Missire Sébastien Cornec. Présentateurs ; les héritiers puis l'Ordinaire ; titulaire actuel (1777) Mr Mazéas ; 15 livres ; 20 messes basses par an. - Chapellenies de Natal Cran. Les héritiers présentateurs ; 80 livres ; messe à chant chaque jeudi. Ce doit être la fondation de Missire Noël Cran, en l'honneur du Saint-Sacrement, dont nous avons parlé plus haut. - Chapellenie de Natal Corre ou Kergreach, 37 livres, messe tous les lundis. - Chapellenie d'Yves Cran ou de Kerleuziou, 101 livres, messe tous les mercredis et vendredis. - Chapellenie de Missire Guillaume Jestin, dite de Keryven ou du Marquez. Présentateurs : les seigneurs du Marquez ou de Kéryven ; 27 livres ; deux messes par mois. - « Fondation, le 17 avril 1667, à la fabrice de St Pierre de Guipavas, par Marye Bernicot, 0llivier Kerouanton, de 6 livres tournois de rente annuelle pour célébrer tous les ans à perpétuité un office et service solennel avecque les prières et recommandations ordinaires, alumage de cierges et sonnerye de glas, etc. ». -  « Fondation de Paul Collin, fils artus Collin, et Marie Rospars, lequel en exécution de son testament du 19 mai 1668, fonde un service solennel tous les ans, sur le grand autel, le jour de la feste de l'Assomption, 15 août et sous dotation et transport, etc... du Parc Souloc Didréa, terroir de Kerdouric en Guipavas, fief du Roy ». - « Fondation le 14 may 1679, Marie Toullec, veuve de François Bretton et Pierre Toullec, veuf de Jeanne Ségalen, d'un office solennel avec prières et recommandations, sonnerye de glas aux églises de Guipavas, et Nostre Dame du Run, a estre célébré le 8 septembre, pour quoy il a esté transporté à la fabrice de Guipavas, etc... Parc ar Groas Parcou ar Kerouhaut, terroir de Runavel, fief de Lossulien ». - « Le 14 may 1680, fondation de Marie Lerrou, veuve Yvon Monot, Catherine Lerrou, veuve Goulven le Gouez, Marguerite Lerrou, veuve Jean Le Dréau, Yvon Lerrou, d'un office solennel le jour de la feste des morts sur l'autel privilégié et pour dottation ou transport en propriété, la moityé d'une chambre, portion du jardin, courtil, aire, etc... terroir de Kermeur-Kerroudaut, Guipavas, fief de Landerneau, 3 livres de rente ». - « Le 15 avril 1684, fondation de Missire Michel Kerjean, prestre, d'une messe de "requiem" à notte, tous les jours de lundy de l'année, à l'issue procession au tout de l'église. Pour dottation et transport, 60 livres de rente sur Hypothèque sur terre de Kernoas en Guipavas ». - « Le 12 mai 1686, fondation de Missire Yves Corre, prestre, d'un service solennel, prières, recommandations, luminaires et sonneries de glas à estre célébré le jour de la translation de saint Yves, le 29 octobre. Pour dottation a transporté à la fabrice de Guipavas, la propriété, etc .. de parc Kerguibidic, terroir du Vigeac en Guipavas ». « Le 23 juillet 1705, fondation de Missire Alain Le Gall, sieur recteur de Guipavas d'un office solennel a estre célébré une fois l'an, le premier dimanche après son trépas, etc ...» (Chanoines Peyron et Abgrall).

Note 4 : Dans l'inventaire des Archives de Nantes, nous trouvons cette mention (B. 124) : « Accords contenant reconnaissance de deux Recteurs de Plouavaz, lesquels s'obligent envers le duc Jean V, en 1418, et envers François II, en 1478, à célébrer une messe de Requiem pour paiement d'une emprise de terre qu'ils ont faite ». Les Archives départementales possèdent une pièce annulant, en 1539, une aliénation d'héritage préjudiciable à la fabrique de Guipavas, et faite par les paroissiens et leur défunt recteur, Olivier Richard. Cette pièce débute ainsi : « François, par la grâce de Dieu, roi de France, usufructuaire du duché de Bretagne, père et légitime administrateur de nostre tres cher et tres amé fils le Dauphin Duc et propriétaire du dit duché, salut. Nos amez Prigent du Val Sr. de Kermeur, Thomas Couëtus Sr. du Soneveuf, Jehan Talcoët, Yvon Morvan, Tanguy Kerjehan, Hervé Leynou, Kenan Euven, Jehan Uvas, Yvon Uvas et Guillaume an Helyas, paroissiens de Guipavaz, nous ont fait remontrer que auparavant le 8ème jour de Décembre l'an 1538, maître Alan Tuonmelin s'était vanté avoir fait un contract avec le procureur de la fabrique et les paroissiens... Acte annulé par le Roi. Nantes, le 23 Avril 1539 ».

Nota 5 : dans les Archives départementales du Finistère, nous trouvons une description des anciens vitraux situés jadis au-dessus du maître-autel : « Le vitrail du milieu : à 5 soufflets ; le premier, armes de France ; le second, côté de l'évangile, écussons d'azur à 3 mains appaumées d'argent (Guengat) l'écu accolé de deux palmes et sommé d'une couronne de marquis ; le troisième, côté de l'épître, écusson écartelé ; le premier d'azur à 3 mains appaumées d'argent ; au second, burelé d'argent et de gueules de 10 pièces ; au troisième, écartelé aux 1 et 4 d'argent au mouton de gueules (de Cornouaille) ; aux 2 et 3 d'azur fretté d'argent et sur le tout d'argent au croissant de gueules ; au quatrième, d'hermine, et sur le tout vairé d'or et de gueules ; le quatrième soufflet, côté de l'évangile, verre blanc ; le cinquième, porte écusson ovale mi-parti de Cornouaille et d'or à l'étoile de gueules, tous lesquels écussons appartiennent à la maison de Cornouaille, qui est Lossulien ancien. Le second vitrail, côté de l'évangile, a 5 soufflets, le premier, écusson ovale, d'azur fretté d'argent ; le second, fascé d'or et d'azur, qui est Kerjean ; le troisième, écartelé aux 1 et 4 patté d'argent et d'azur de 6 pièces ; aux 2 et 3, verre blanc ; le quatrième, mi-parti de Kerjean et Kergorlay ; le cinquième, écartelé au 1er, de vair ; au 2ème, d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois roses ou tourteaux de même ; au 3ème, d'argent à la fasce de sable ; au 4ème, bandé d'argent et d'azur, sur le tout d'argent à trois fasces d'azur surmontées de 6 losanges de sable en chef. Le troisième vitrail, côté de l'épître, a 5 soufflets ; le premier écusson, d'azur fretté d'argent ; le second, mi-parti d'or au lion de gueules, qui est Coataudon, et d'argent à la croix ancrée allégée d'azur, qui est Kermorvan ; le troisième, mi-parti de Coataudon et burelé d'argent et de gueules de 10 pièces, qui est Penfentenio ; le quatrième, mi-parti de Coataudon et fascé d'argent et d'azur, qui est Kerouale ; le cinquième, mi-parti de Coataudon et d'azur au lion d'argent » (Procès verbal des prééminences à l'occasion de la réédification du haut de l'église et agrandissement du choeur, en 1761).

la chapelle Notre-Dame-du-Reun ou Rheun ou Run (XVème siècle - 1516), restaurée en 1805 (par l'abbé Picrel) et 1951. Il s'agit, semble-t-il, du premier lieu de culte de Guipavas, édifié par saint Thudon sur une fontaine en grande dévotion. De plan rectangulaire (32 m x 13 m), l'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et chevet droit. Elle date de la fin du XVème siècle et a été agrandie au XVIème siècle et remaniée au XVIIème siècle ainsi que l'indique la date de 1625 sur le clocher-mur flanqué de deux tourelles polygonales. Un document daté de 1487 (voir Archives départementales du Finistère) précise : « Comme les paroissiens de Ploevatz ayent naguères en l'honneur de benoiste Vierge Marie, commenzé à édifier et eslever la chapelle d'icelle Notre-Dame, vulgairement dite « la Notre-Dame du Run » sachent touz que par notre court de Brest présent en droit establi Jean Le Billant, Yves Le Pennengars, Yves Cadudal, Olivier Rézou, Hervé Lorans, Guillaume an Hélias, Derrien Guézeneuc, Guillaume Cozian, Yvon et Hervé Porchet, Hervé Denyou, paroissiens manantz et habitanz d'icelle paroesse et la plus saine et maire partie d'icelle estant à ce jour de dimanche (10 mars 1487) en congrégation de peuple au prône de la grand'messe... intervenant Guillaume Kerdélec et Yvon Kerjehan au nom et comme procureurs de la fabrique d'un commun assente d'une part et Hervé Tanguy au nom et comme procureur pour Guihar, son fils aisné et son principal héritier noble présomptif de l'autre... ». Les paroissiens octroient au dit Guihar, en la personne de son procureur une « voûte » que le dit Guihar fera édifier avec vitre ; on pourra mettre ses écussons parce qu'il donnera pour ce, dix sols de rente ». Le bénitier date de 1625. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. Les panneaux de la chaire, représentant les Apôtres, Saint-Pierre, Notre-Seigneur, portent la date de 1714. Parmi les statues, on trouve celles de la Vierge-Mère (XVIIème siècle), saint Pierre, saint Gouesnou, sainte Barbe, saint Jean (transformé en sainte Jeanne de Chantal), sainte Madeleine (transformée en sainte Catherine de Sienne) et une Crucifixion. Elle comporte deux cloches : l'une porte le nom de Picrel et l'autre le nom de Le Bars. D'après la légende, saint Thudon aurait construit la chapelle primitive dédiée à la Vierge Marie, non loin d'une fontaine qui attirait un grand nombre de pèlerins. Cette fontaine existerait encore, dit-on, sous le maître-autel. Les seigneurs de Lossulien, de Coataudon, de Kergolay et de La Chaussec de Froutven auraient eu des prééminences dans cette chapelle. La confrérie du Rosaire fut fondée en la chapelle de Notre-Dame du Reun en 1644, "probablement à la suite de la grande mission donnée par le Père Maunoir à Plougastel-Daoulas" ;

Nota 6 : C'est un assez vaste édifice du XVème siècle, ayant sur sa façade Sud des fenêtres. à deux baies, tandis que le mur Nord est percé de baies étroites subtrilobées. Le clocher est fort intéressant pour son beffroi en Kersanton, ayant deux ouvertures pour cloches à l'étage inférieur, et une seulement au niveau supérieur, avec colonnes rondes et pinacles de même forme ; accolades et moulures originales. A l'intérieur, cinq travées séparent la nef des bas-côtés, les colonnes sont rondes, sans chapiteaux. Au fond de l'abside, terminée par un mur droit, est une belle fenêtre flamboyante, à cinq baies. Les vieilles statues en vénération sont celles de : Notre-Dame du Run, portant couronne et sceptre, ayant sur le bras l'Enfant-Jésus tenant le globe du monde surmonté d'une croix ; Saint Pierre, en chasuble antique, avec tiare, croix double et clefs ; Saint Gouesnou ; Sainte Barbe ; Christ en croix, entre la Sainte Vierge et saint Jean. D'après le docteur Corre et M. Jourdan de la Passardière, une statue, portant la désignation de saint Maudet, serait plutôt un saint Ké. Voici ce que rapporte M. Cariou, en 1859, sur les ori­gines de cette chapelle : « Suivant une tradition qui s'efface chaque jour de la mémoire des habitans, ce fut en ce lieu que fut érigé le premier temple chrétien à Guipavas, dans le VIIème siècle, par saint Thudon, père de saint Gouesnou, pour combattre le culte payen dont ce lieu était le théâtre. Il y existait une fontaine attirant grand nombre de dévots qui y faisaient de peu décentes ablutions. Saint Thudon y cons­truisit une chapelle qu'il dédia à la Vierge. Le Christianisme ayant fait des progrès, cette chapelle devint un lieu de pèlerinage pour les convertis qui, cependant, n'en continuaient pas moins leur culte pour la fontaine, mais non pour la chapelle, qui finit par s'écrouler. Cette négligence attira une punition sévère infligée par la Patronne offensée. La fontaine devint tout à coup torrent dévastateur, en raison de la pente naturelle du terrain du Nord au Sud ; la partie déclive fut promptement submergée. L'on songea alors à implorer la miséricorde de Notre-Dame, et on obtint la cessation de l'écoulement par le voeu de rétablir la chapelle. Comme l'on s'était rendu près de la fontaine pour faire cette promesse, on suivit processionnellement le retrait des eaux jusqu'à l'endroit où est aujourd'hui l'église Saint-Pierre, dont l'emplacement fut bientôt découvert ; on en fit trois fois le tour en priant, et on retourna vers la chapelle de Notre-Dame du Run, qui fut reconstruite. Le souvenir de l'inondation est conservé par des pratiques de dévotion, soit particulières, soit générales, qui s'observent chaque année. Le 3 Mai, on fait isolément neuf fois le tour des églises de Notre-Dame et de Saint-Pierre, le rosaire à la main, en commençant par celle de Saint-Pierre ; en passant devant la porte occidentale, on s'arrête un moment pour y faire une prière à genoux ; ces stations terminées, on se réunit à l'église paroissiale pour en sortir processionnellement avec le clergé, pour se rendre à la chapelle de Notre-Dame du Run où, après en avoir fait trois fois le tour, on y rentre pour y assister à la messe. On revient ensuite à l'église paroissiale, dont on fait également trois fois le tour, avant d'y pénétrer, puis on y donne la bénédiction de la vraie Croix, mais depuis 1824 seulement, époque où cette relique fut donnée par un prêtre de la paroisse ; autrefois, on donnait la bénédiction du Saint-Sacrement. Vers 1819 (l'auteur écrit en 1859), cette procession s'accomplissait les pieds nus, même par les prêtres, qui ont été les premiers à s'en dispenser ; ils ont été promptement imités par le plus grand nombre, mais quelques vieillards ont tenu pendant longtemps à l'ancien usage, Le Pardon, dit le grand Pardon, qui a lieu le premier dimanche de Mai, était encore désigné, vers 1829, sous le nom de Pardon de la délivrance des eaux. En accomplissement du voeu, la chapelle de Notre-Dame fut reconstruite en laissant la fontaine en dehors ; mais lors de la reconstruction actuelle, cette fontaine fut comprise dans l'enceinte et existe, dit-on, sous le maître-autel. On a prétendu qu'on avait conservé une issue pour la fréquenter et que, plus tard, cette communication fut interdite pour mettre un terme aux superstitions dont elle était l'objet. Une fouille récente (Cariou, 1856) n'a pu faire découvrir l'issue. Un moyen très simple et fort peu coûteux a été proposé pour s'assurer de l'existence de la fontaine sous l'autel ; il paraît qu'on ne l'a pas compris, car on ne l'a pas adopté ». M. Caër, curé de Guipavas, écrivait en 1856, dans le même sens : « Il parait à peu près certain qu'il existe une fontaine sous la chapelle de Notre-Dame du Run ; elle doit être sous le maître-autel. Ce serait elle qui aurait motivé l'érection du premier édifice dédié à la Vierge, pour détruire le culte superstitieux dont elle était l'objet. On ne put y parvenir, malgré les progrès du Christianisme, et comme on s'y livrait encore, après la construction de l'édifice actuel, à des ablutions indécentes, on en condamna l'entrée qui se trouvait dans l'intérieur de la chapelle. Les regrets de cette privation ont duré longtemps, il en reste même encore, particulièrement chez les vieillards, persuadés qu'ils sont, qu'elle avait des propriétés miraculeuses ». M. Cariou a vu sur la chapelle de Notre-Dame du Run la date de 1505, qui doit être celle de son achèvement, car la construction en était commencée dès avant 1487, comme on peut s'en convaincre par l'analyse de l'acte prônal mentionné ci-dessus (Archives départementales) qui nous donne l'octroi d'une tombe par les notables de Guipavas. M. Cariou nous dit que les familles de Lossuliou, de Coataudon, de Chaussec, de Froutven, des Kergorlais avaient des prééminences dans cette chapelle. Cette dernière « possédait une tombe élevée du côté de l'Epitre du maître-autel, avec ses armoieries, vairé d'or et de gueules dans la maîtresse vitre ». M. Caër nous donne la description d'un tableau détruit en 1824. Il avait deux mètres de haut sur un mètre et demi de large, et représentait, « sur le premier plan, deux personnages homme et femme, en costume de Cour des plus riches, agenouillés et priant la Sainte Vierge rayonnante de gloire placée au dernier plan. Le manteau de la femme, couvert de fleurs de lys et d'hermines, était soutenu par deux suivantes placées sur le côté droit ; à gauche, près de l'homme, on voyait deux suivants en riche costume. On a prétendu que les principaux personnages étaient Louis XII et la duchesse Anne. Rien ne fait connaître qu'ils soient venus ici en pèlerinage. Ce tableau, qui n'était pas, dit-on, sans mérite artistique, avait été soustrait au vandalisme révolutionnaire, et replacé dans la chapelle ; mais mal soigné, il avait beaucoup souffert, ses couleurs étaient ternies et le restaurateur de la chapelle, en 1824, par irréflexion le mit au rebut ; il est totalement détruit (1856) ». Le 16 Août 1612, fondation de la chapellenie de Jean Le Normand ; trois messes par semaine, à l'autel Saint-Jean. Le 20 Février 1615, Guillaume Legubar, Sr. de Kerlaouënan, et consorts, héritiers de damoiselle Françoise Le Gac, dame de Kerlaouënan, fait fondation de 10 sols de rente à l'église de Notre-Dame du Run. Le 3 Août 1626, Guillaume Jestin, prêtre de Guipavas, fondait une chapellenie en l'église de Notre-Dame du Run. En 1648, étant vacante par la mort du dernier titulaire, Olivier Le Leyer, prétre, elle est donnée à Christophe Bernicot, prêtre de Plouavaz, sur la présentation de Vincent de Kerjehan, Sr. du dit lieu et de Kerhuon. M. Le Beuz nous rapporte ce que devint, pendant la Révolution, la chapelle de Notre-Dame du Run, d'après les délibérations de la Municipalité : Pendant la Révolution, la chapelle de Notre-Dame du Run sert de corps de garde. Le 4 Germinal an V, le commandant du détachement demande au Conseil municipal « un corps de garde plus sain que l'église, car l'église dite Notre-Dame du Run est presque entièrement en ruine, n'ayant point de vitrages aux fenêtres, la couverture ajourée, les portes en mauvais état. Les militaires y souffrent beaucoup du froid, de l'humidité, et particulièrement la nuit ». Le Conseil résiste à la vente de la chapelle. « Nous n'avons encore réclamé que contre l'aliénation du placitre ; mais nous croyons devoir le faire aujourd'hui contre la chapelle même et le cimetière qui l'entoure, parce que si, comme on en a le projet depuis longtemps, et l'intérêt public l'exige, on transfère la foire de Saint-Divy à Guipavas, le placitre, dans l'état actuel, sera absolument insuffisant pour y tenir la foire, et qu'il faudrait, en conséquence, y ajouter le terrain de cette chapelle, qui rendrait la place parfaitement régulière et tout à fait commode. Nous croyons devoir aussi vous prévenir qu'avant d'aliéner la portion en face de la chapelle qui se trouve en avant du corps de garde établi pour le télégraphe, il serait nécessaire de consulter la marine, car cet établissement doit être incessamment mis en activité, et, puisqu'on y a fait abattre les arbres qui s'y trouvaient pour le démasquer, l'acquéreur ne pourrait y bâtir et, dans ce cas, il réclamerait des indemnités qui coûteraient quatre fois plus peut-être à la République qu'elle n'aurait retiré et de la chapelle et du terrain... Par réflexion ultérieure, nous vous demandons cette chapelle pour, avec les démolitions, y bâtir une maison commune ; nous sommes à la veille d'être délogés, et l'administration ne sait encore où elle pourra se retirer, ni placer un corps de garde, vu que la Marine va reprendre la maison du télégraphe que nous venons de faire achever et qui n'avait que quatre murs en mauvais état. 3 Germinal an VI » (Cahier des délibérations). En 1805, M. Picrel, curé, s'occupa d'y faire de grandes réparations. Le corps politique nomma des commissaires pour recueillir dans toute la paroisse des souscriptions volontaires, afin de contribuer aux réparations de l'antique et dévote chapelle de Notre-Dame du Run (MM. Peyron et Abgrall).

la chapelle Saint-Yves (1892). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire (17,20 m x 8,10 m) construit en 1892 par M. Charmant Jestin (entrepreneur de Guipavas). Cette chapelle remplace une ancienne chapelle fondée par la famille de Kerroudaut. Le 25 février 1827, M. de Poulpry-Larougat, héritier de la famille de Kerroudaut, fit don de la chapelle à l'église de Guipavas ;

Nota 7 : Cette chapelle, sous le patronage de Saint-Yves, a été construite en 1892, par M. Jestin, entrepreneur à Guipavas, sous la direction de M. Morgant, curé. On y dit la messe tous les dimanches et les fêtes gardées, à l'exception des jours de Noël et de Pâques. Tout à côté, se voient encore les fondements de l'ancienne chapelle, entièrement faite de pierres de taille, et dont la porte sert de porte d'entrée à la maison de ferme de Keroudaut, tandis que la pierre d'autel, très longue, y sert de pierre de foyer. Quelques statues en pierre, venues de cette chapelle, ornent les abords d'un puits, à Kergallet. L'ancienne chapelle de Saint-Yves appartenait à la famille de Keroudaut ; mais le corps politique y nommait des marguilliers, y percevait les offrandes. On y disait des messes. On y allait une fois l'an, du bourg, en procession (M. Abgrall).

la chapelle Notre-Dame de Tourbian, bénite le 6 février 1955 ;

plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Nicolas (située jadis à La Pyrotechnie), la chapelle Saint-Adrien (située jadis près de Coataudon), la chapelle Saint-Thudon (déjà en ruines en 1761), la chapelle du Froutven (dédiée jadis à saint Eutrope, puis à saint Isidore). L'ancienne chapelle de Saint-Nicolas mesurait 15 m sur 5, 60 m. On y voyait deux écussons au-dessus de la porte. La façade sud comportait quatre ouvertures dont deux fenêtres, une meurtrière et une porte à plein cintre. Elle abritait plusieurs anciennes statues : saint Léon, saint Méar, saint Isidore, saint Nicodème, la Vierge, ainsi qu'un Christ en croix. Cette chapelle a servi d'école en 1802 et a brûlé dans la nuit du 21 au 22 novembre 1942 ;

Nota 8 : La chapelle Saint-Nicolas, située à quelques centaines de mètres de l'anse du même nom, mesure 15 mètres de long sur 5 m. 60 c. de large. Ses façades, à l'exception de celle qui donne sur le Nord, sont en pierres de taille, dont le grain est ordinairement très fin. Le pignon Ouest, surmonté d'un modeste clocher, est percé d'une porte à plein cintre de 2 mètres de haut sur 1 m. 20 c. de large. Au-dessus de la porte se voient deux écussons dont les armoiries sont détériorées. La façade Sud a quatre ouvertures : deux fenêtres rectangulaires semblables à celles d'une maison de ferme ; une sorte de meurtrière, dont le linteau forme un arc infléchi, puis une porte à plein cintre de mêmes dimensions que celle du pignon. Au chevet de la chapelle, deux contreforts et une jolie fenêtre ogivale du style flamboyant et de mêmes dimensions que les portes. A cinq pas de là, était la fontaine de Saint-Nicolas. Elle a disparu. On en a creusé une autre un peu plus loin. A l'intérieur, un lambris en bois, de forme ogivale ; une table d'autel et une balustrade en bois, bien modestes. Au-dessus de l'autel se trouvait une statuette de la Sainte Vierge ; du côté de l'Evangile, la statue de saint Nicolas ; portant crosse et mitre ; du côté de l'Epître, saint Léon, également avec crosse et mitre ; du même côté, saint Méar, avec crosse et mitre ; une statue en pierre, et saint Isidore. En face, le Christ en croix et saint Joseph ou saint Jean. Au Midi de la chapelle, une croix, dont il ne reste que le soubassement formant trois degrés, une colonne debout portant à son sommet un Christ dont les bras ont disparu, et une statue de la Sainte Vierge ayant l'Enfant Jésus sur son bras droit. Sur un des degrés, on lit : 1564. Autrefois, on allait à cette chapelle, une fois l'an, en procession. En 1802, on y ouvrit une école. « Ce jour, 24 Brumaire. an XI, sur l'attestation qui nous a été donnée par les citoyens Gabriel Mével et François Hallégouet, tous deux cultivateurs domiciliés de cette commune, que le citoyen Ambroise Deshaye ; ancien préposé des douanes de Camfrout, qui se propose d'ouvrir une petite école pour l'instruction de la jeunesse dans la chapelle de Saint-Nicolas, a les talents nécessaires, et qu'il est connu pour avoir une conduite exempte de reproches, nous l'autorisons à ouvrir celle école » (M. Le Beuz, 1912).

Nota 9 : La chapelle du Froutven existe encore en 1912. C'est une petite salle, basse. Les statues des saints en ont été retirées. On n'y dit plus la messe depuis quelques années, mais les habitants du village y viennent faire le Mois de Marie. Le 27 Mai 1783, le Recteur de Guipavas y bénissait une cloche, Marie-Eléonore, donnée par la famille de Coataudon, et dont furent parrain et marraine, le Sr. de Coataudon, chef de nom et d'armes, chevalier de Saint-Louis, et Eléonore-Yvonne Cole, dame Lecuyer. Cette chapelle, dépendante du manoir du Froutven, appartenant à la famille de Coataudon, était dédiée à saint Eutrope et, le jour de sa fête, le 30 Avril, le clergé de la paroisse s'y rendait en procession pour y chanter la messe et les vêpres. Non loin, était une fontaine de Saint-Eutrope, où l'on conduisait les enfants rachitiques ; on prenait de la terre voisine qui, délayée dans l'eau bénite, était employée comme compresse pour guérir des enflures (M. Peyron).

Nota 10 : Au village de Saint-Hudon ou Thudon, se trouve un placître clos, de forme plutôt ovale, ayant dans sa partie Est une grande croix en granit. Ce placître appartient à la fabrique de Gouesnou et est loué 7 francs par an par un cultivateur voisin. Là était autrefois une chapelle disparue depuis longtemps. Un aveu du 27 Septembre 1727 donnant les biens de la tenue de Saint-Hudon, village voisin, porte comme limite au Nord, « un placitre où sont les vestiges d'une ancienne chapelle ». De même, un acte possessoire du 28 Mars 1761 parle d'un « placitre où sont les vestiges d'une vieille chapelle », sur lequel placître il y a quelques vieux chênes et plusieurs jeunes plants. En 1807, les fabriciens de Gouesnou y firent abattre des arbres pour environ 600 francs (M. Abgrall).

l'oratoire de Saint-Michel, érigé en 1742 ;

la croix de Saint-Thudon (VIIème siècle), une des plus ancienne de Bretagne. Elle se trouvait autrefois près de l’enclos de Saint-Thudon ;

la croix monolithique de Croas-Cuzet (Haut Moyen Age) ;

la croix de Runavel (XVème siècle). Le socle date de 1595. La croix est transportée au bourg en 1976 ;

la croix de Lestaridec (1647) ;

la croix de Saint-Nicolas ou de Chapelle-Croix (1564) ;

le calvaire de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1883), sculpté par Larhantec. Plusieurs statues garnissent l'ensemble : la Sainte Vierge, saint Jean et Marie-Madeleine ;

la croix de Creac'h-Burguy (1643). Vers 1912, cette croix est en très mauvais état : « Il n'en reste que le soubassement et une colonne debout, portant à son sommet une traverse en pierre où l'on voit, sur un écusson, un calice avec une fleur de chaque côté. Au pied de ce calvaire gisent différentes statues : la Sainte Vierge assise, ayant sur ses genoux le corps inanimé de son divin Fils ; un Christ brisé ; trois ou quatre statues décapitées. — Sur un fragment de croix, j'ai lu 1643. Ce fragment a disparu depuis quelque temps. Je ne sais si ce fragment vient de ce calvaire ou de celui du bourg » (M. Peyron) ;

la croix du presbytère de Guipavas (XIVème siècle) ;

la croix de Kermeur-Saint-Yves (1600), restaurée au XXème siècle. Le socle date de 1600 et la croix avec crucifix est plus récente ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Beg-ar-Groas (Haut Moyen Age), la croix de Chapelle-Croix (Moyen Age), la croix de Chapelle Saint-Yves (1677), la croix du cimetière de Guipavas (1864), la croix de l'école Saint-Charles (XVème siècle), la croix de Rumen (Haut Moyen Age), la croix de Kerafur (Haut Moyen Age), le socle de croix de Kerdalaës (1652), les vestiges de croix de Kergalet (XVIème siècle), la croix de Kerlizic (Haut Moyen Age), la croix de Kervao (Haut Moyen Age), les vestiges d'une croix détruite sous l'occupation à Kervao (1659), le calvaire de Kervao (1954), l'ensemble de deux croix de Saint-Thudon (Haut Moyen Age), la croix de Saint-Thudon (XVIème siècle). A signaler également plusieurs croix aujourd'hui disparues : la croix de Pen-ar-Créac'h-Coataudon, de Parc-ar-Groaz, une croix de mission datée de 1884 et supprimée en 1976 ; 

Nota 11 : Au XIXème siècle, M. Le Beuz mentionne plusieurs croix : — Croix du Penhoat : Au bout d'une ancienne allée menant au manoir de Coataudon. Il n'en reste debout qu'une belle colonne ayant à son sommet une traverse qui a dû porter, outre la croix, deux personnages. — Croix d'0llivier Monot : Sur la route de Guipavas à Saint-Thonan. La colonne portant la croix est très élevée. Le Christ est tourné vers Guipavas ; derrière lui, une statue de la Sainte Vierge, ressemblant à Notre-Dame du Folgoat. Sur un des degrés du soubassement est gravée cette inscription : OLLIVIER MONOT 1647. On dit qu'0llivier Monot fit faire cette croix pour remercier Dieu de lui avoir donné beaucoup d'enfants. — Croix de Kerdalaés : Belle croix à personnages ; le Christ en croix ; à droite et à gauche, la Sainte Vierge et saint Jean ; sur la pierre transversale portant le Christ et les deux autres statues, se lit cette inscription : Mater ecce filius tuus. Au centre de cette traverse, est un écusson. Un des degrés du soubassement porte la date de : 1.6.5.2. — Croix de Saint-Yves : 1677. — Croix de Kermeur Saint-Yves : 1600. — Sur la vieille route de Guipavas au Relecq-Kerhuon, on rencontre cinq croix, dont trois étaient montées sur de grandes pierres pyramidales. (M. Le Beuz).

le manoir du Froutven (XVème siècle), restauré au XVIIIème - XIXème et XXème siècle. Propriété de la famille Jourdren, Rivoalen, Le Chaussec et Coataudon (au XVIIIème siècle) par alliance. Jacques Le Chaussec (époux d'Anne du Mescam et décédé au manoir de Froutven le 23 décembre 1693) était capitaine de la paroisse de Guipavas vers 1680. Anne du Mescam est décédée le 18 février 1711. Le 23 octobre 1754, a eu lieu dans la chapelle du Froutven le mariage de Marie Anne Le Chaussec, née en 1740 et décédée le 27 janvier 1819, (fille de Jean Marie Le Chaussec de Froutven, décédé en 1767, et de Marie-Louise de Kersauzon), avec Jean Baptiste Marie de Coataudon (fils de Jean François de Coataudon et d'Anne-Jeanne Mol, dame de Penandreff de Kersauzon), décédé en 1808. Une cloche donnée par la famille de Coataudon fut bénite le 27 mai 1783 (bulletin paroissial des B.M.S. de Guipavas) ;

le manoir de Lestaridec (XVIIIème siècle), propriété de l’amiral Troude ;

le manoir du Viziac ou Vizac (XVème siècle), remanié aux XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Propriété de Henry de Kerliviry (vers 1481 et 1503), puis des familles de Kerscao (vers 1561, suite au mariage de Jean de Kerscao avec Françoise de Kerliviry (fille de Yves de Kerliviry et de Françoise Gouriou), Mol ou Moll, seigneur de Kerjean-Mol en Trébabu (en 1675, Raymond Prigent Mol, fils aîné de Ronan Mol, seigneur de Kerjean) et de Kersauson de Goasmelquin (suite au mariage en 1733 de Jean François Kersauzon ou Kersauson, seigneur de Kerandraon et Goasmelquin, avec Suzanne Françoise Le Mol de Kerjean). Confisqué sous la Révolution, le manoir du Viziac est vendu à Jean Pierre La Roque ou Laroque (marchand à Brest) pour la somme de 24 650 livres ;

le manoir de Kersatel (1907), édifié par Alphonse Goux ;

le manoir de Parc-an-Coat (1844) ;

le manoir de Lannaerec. Il est mentionné dès 1649. Propriété de Jean de Kerdoncuff, époux de Marguerite de Guernisac. La fille de ces derniers, Marguerite de Kerdoncuff, dame de Rosimon épouse le 6/10/1649 à Landerneau en l'église Saint-Houardon Guillaume de Gourio du Refuge ;

la demeure Maner Coz (1657), propriété de la famille Rohan ;

la fontaine de Lestaridec (XIXème siècle) ;

le lavoir de Kerdilichant (XVII-XVIIIème siècle) ;

la maison de Kerlécu (XVIIème siècle) ;

l'ancien relais de poste (XVIIIème siècle) ;

31 moulins à eau dont le moulin du Château, de Kerhuon, du Visac ou Vizac (adjugé à Martial Cazau sous la Révolution), Neuf (1610), du Frout-Veh ou Froutven, de Kerafur, de Kernisan, de Pont-Olivier, du Raz, de Kermeur, de Beau-Repos (XVIIème siècle), du Vern (XIXème siècle), Cam, ..

A signaler aussi :

la motte castrale de Bressec’hen ;

la motte de Coz-Castel ;

le four à pain du moulin du Cam (XIXème siècle) ;

le puits de Kerbasquiou (XIXème siècle) ;

les piliers de Gueradraon (XIXème siècle) ;

la tour du prince Russe (XIXème siècle) ;

l'ancien château de Keraudy, aujourd'hui disparu. Propriété jadis de la famille de Kernesne ;

l'ancien château de Coataudon, situé jadis au lieu-dit Maner-Koz. Ce château avait été incendié en mars 1793. Propriété de la famille de Coataudo, issue des barons de Pont-L'Abbé. Olivier Coataudon, né vers 1360, était l'époux de Catherine Touronce dont la fille Basile Coataudon se maria en 1402 à Yves Derrien. On mentionne un Ollivier de Coataudon en 1446, un Henry Coataudan en 1448, un Tanguy de Coataudon (époux de Jeanne de Penfeunteniou) en 1481, un Henry de Coataudon (époux de Catherine de Kerguélen à partir de 1509) en 1534, un Guillaume de Coataudon (époux de Jeanne de Kermorvan), un Hervé de Coataudon (vers 1636), un Henry de Coataudon (époux de Renée de Gouzillon de Kergroas à partir de 1630), un François de Coataudon (époux de Marie Le Gac à partir de 1664) en 1669, ... un François-Vincent de Coataudon (sous la Révolution). Le 25 février 1675, en la chapelle de Coataudon, sont mentionnés le mariage de Ronan du Baudiez (fils de Jacques du Baudiez et de Claudine de Penfentenyo) et Anne du Plessis (fille de Guillaume du Plessis et Françoise Le Gat de Penfao) ainsi que le baptême de Charles de Coataudon (fils de François de Coataudon et de Marie Le Gat). Le 13 septembre 1723, Jean- Baptiste de Penfenteniou, seigneur de Mesgrall, épouse Marie Anne Mol de Kermabon (fille de Claude Mol et de Claudine de Keraldanet) en la chapelle de Coataudon ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUIPAVAS

- Chossec, Sr. de Froutven : d'or à 3 feuilles de sauge de sinople.

- Coataudon, Sr. du dit lieu et de Froutven : d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur, qui est Pont-l'Abbé, alias : à la bordure componnée d'argent et de gueules ; devise : Tout à souhait.

- Coëtivy, Sr. de Kerhuon : fasce d'or et de sable de six pièces ; devise : Bepret.

- Cornouaille, Sr. de Lossulien et Kerguern : écartelé aux 1 et 4 d'azur au mouton passant d'argent aux 2 et 3, d'argent fretté d'azur ; sur le tout d'argent au croissant de gueules.

- Courtois, Sr. de Kermoal : d'or à 2 jumelles de sable accompagnées de 3 treffles de même posées en fasce entre les jumelles.

- Doncuff, Sr. de Feunteunven : d'or à l'aigle esployée de sable.

- Fleury, Sr. de Lossulien : d'azur fretté d'argent, alias : de gueules à 3 lys de jardin d'argent tigés de sinople.

- Le Gac, Sr. de Coetjestin : d'azur au dextrochère armé d'argent tenant 5 flèches d'or en pal ferrées et empennées d'argent ; devise : Virtus unita et Sicut sagittae in manu potentis.

- Jourdren, Sr. du Froutven : de sable à une bande ondée d'argent coloyée de deux fers de lance de même.

- Kerguen, Sr. du dit lieu : d'argent fretté d'azur.

- Kerléan, Sr. de Kerhuon : fascé ondé d'or et d'azur de 6 pièces.

- Leon, Sr. de Kerdalaëz : d'or à la fasce vivrée de gueules.

- Kerouartz, Sr. de Lossulien : d'argent à la roue de sable accompagnée de 3 croisettes de même : devise : Tout en l'honneur de Dieu et Tout avec le temps.

- Kerroudault, Sr. du dit lieu : d'argent au greslier de sable accompagné de 3 hures de sanglier arrachées de même.

- Kerscao, Sr. du Vijac.

- Kersaintgilly, Sr. de Kerdalaëz : de sable à 6 trèfles d'argent 3.2.1. ; devise : Florent sicut lilium.

- Mercier, Sr. de Beaurepos et de Keroman : d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux quintefenilles de même et en pointe d'une cloche d'or bataillée de sable. Fondue dans Fontaine de Merué.

- Fontaine de Merué : d'azur à la fasce nouée d'or accompagnée de 3 coquilles d'argent.

- Mol, Sr. du Vijac : d'argent à 3 ancres de sable.

- Roux, Sr. de Kerasbihan : d'azur fretté d'argent.

- St Gouezno Sr. de Lanruz : de gueules à la fasce d'or accompagnée de 6 besants de même

- Talec Sr. du Runiou : fascé d'or et d'azur de 6 pièces

- Thépault, Sr. de Kerynisan : d'azur au cerf passant d'argent.

- Touronce, Sr. du Forestic : de gueules au chef endenché d'or chargé de 3 étoiles de sable ; devise : A bien viendra par la grâce de Dieu.

Coëtaudon ou Coataudon (de), ramage de Pont-l'Abbé, sr. dudit lieu et du Froutven, en Guipavas, — de Kerenez, en Kerlouan, — de Kerannou, — de Kerduff, en Plouvien, et de Tromanoir, en Plouénan. Ancienne extraction chevaleresque. — Réformes et montres de 1426 à 1534, en Léon. — Onze générations en 1669. Blason : D'or, au lion de gueules, armé, couronné et lampassé d'azur, qui est Pont-l'Abbé ; alias : à la bordure componé d'argent et de gueules. Devise : Tout à souhait. Olivier de Coëtaudon épouse, vers 1400, Catherine de Touronce. — Un conseiller au Parlement en 1781. — Un volontaire pontifical, puis à Gaëte, en 1860. Le comte de Kersauson eut de Marie de Coataudon, une fille, Victorine, qui mourut jeune. Après la mort de sa première femme, il épousa, en 1835, Pauline-Marie-Jeanne Huchet de Cintré.

Les Huchet, d'ancienne extraction chevaleresque, ont pour berceau l'Irlande, où la branche aînée existe encore de nos jours, et porte : D'argent à 3 huchets de sable. Deux de ses membres font partie de la chambre des lords. Par suite du mariage de Bertrand Huchet avec Jeanne Talensac, dame de la Bédoyère, la famille Huchet porte aujourd'hui : Ecartelé aux 1 et 4 : d'argent à 3 huchets de sable, 2 et 1, qui est Huchet ; aux 2 et 3 : d'azur à 6 billettes forées d'argent, 3, 2, 1, qui est la Bédoyère. Cette maison a été maintenue au titre de chevalier, en 1668, et déclarée noble d'ancienne extraction, par arrêt du 7 octobre. Rapport de M. Descartes. — Réformes et montres de 1428-1444 et 1513.
La maison Huchet prouve sa filiation, par titres suivis, depuis Bertrand, dont nous venons de parler, secrétaire d'Etat, garde des sceaux du duc Jean V, en 1421, et son ambassadeur en Angleterre, en 1442. Parmi les personnages remarquables de la maison Huchet, on distingue : Bertrand, nommé plus haut, envoyé par Jean V, en 1442, vers le comte de Staffort, en Angleterre. — Guillaume, chanoine de Saint-Brieuc, nommé le 22 novembre 1457 par le duc, pour régir, avec Hervé Coire, ledit évêché de Saint-Brieuc, pendant le séquestre (D. Morice, Pr., t. II, col. 1713). — Charles, François, Gilles, André, Charles, autre Charles, tous conseillers et procureurs généraux au Parlement. (Liste de NN. SS. du Parlement de Bretagne, Rennes, 1754). - Anciennement, on trouve dans la carrière des armes : Guillaume, dans la Monstre de P. Catalan, escuier, et de dix autres escuiers, receus à Bourges le 21 juin 1418. — Jean prête serment à Jean V en 1437, avec les autres nobles de la châtellenie de Jugon. — Autre Jean reçoit, le 7 janvier 1616, des lettres d'honneur du roi Louis XIII pour ses bons et loyaux services dans les armées. (Archives de la famille.) — Gilles, sr. de Langouet, lieutenant du Roi au régiment de Sale, capitaine à celui de Champagne, le 7 août 1668. — Louis, tué à Ramilly (Preuves de cour). Depuis 1789, on signale : Claude-Joseph, dit le chevalier de Cintré, capitaine au régiment de Mailly, chevalier de Saint-Louis. — François-Hippolyte, comte de Cintré, créé général par brevet du comte de Provence, puis aide de camp de Georges de Cadoudal. — Charles, chef de canton, division Bécherel, de 1794 à 1796. — Armand, lieutenant dans l'armée de Condé, chef de division de l'armée royale et catholique de Bretagne, chevalier de Saint-Louis. — Constant-Marie, comte de Cintré, colonel en second aux chevaliers catholiques de Puisaye, préfet sous la Restauration, chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur. — Aimé, vicomte de Cintré, aide de camp du général de: Sol à la bataille de Muzillac, en 1815. (Th. Muret, p. 545.) (Tiré des archives de la famille). Les Huchet ont fourni à la marine plusieurs officiers distingués ; N. Huchet de la Bédoyère, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, en 1715. — Alexis garde-marine en 1702, lieutenant en 1727, chevalier de Saint-Louis en 1728, capitaine de vaisseau en 1738, tué sur le Monarque, qu'il commandait dans le combat livré le 25 octobre 1747, où sept de nos vaisseaux combattirent seize vaisseaux anglais. (Histoire de la Marine française, par le comte de la Peyrouse-Bonfils, t. II, p. 320-327). — Charles de Cintré. — Henri, son fils, capitaine de vaisseau, commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre du Bain pour sa belle conduite dans la mer d'Azof, lors de la guerre de Crimée, et de l'ordre de Medgidié. Charles, son neveu, mort aspirant et chevalier de la Légion d'honneur. — Henri et Armand, lieutenants de vaisseau. — Gustave, mort aspirant, en mer. Dans les ordres de chevalerie, on cite : Jean, chevalier de Malte, le 3 juillet  1646 (Vertot, p. 168). — Briand, chevalier de Saint-Michel en 1648. — Plusieurs chevaliers de Saint-Louis, etc. — Les titres de marquis et de comte sont usités dans la maison Huchet, dans les brevets et actes publiés depuis le XVIIIème siècle. Cinq branches se sont formées sur le tronc principal : celles de la Bédoyère, de Cintré ou de Kerbiquet, de Quénétain, de la Ville-Chauve et de la Besneraye, ces deux dernières éteintes. Armand-Marie Ier, comte de Kersauson de Pennendreff, est mort à Rennes, le 29 juin 1874, laissant de son second mariage avec dame Pauline Huchet de Cintré, trois enfants : Pauline, Armand et Marie (J. de Kersauson).

SEIGNEURIE DE VIJAC. — Paroisse de Guipavas, près Brest, ancien évêché de Léon. Comme la terre de Kerjan, celle du Vijac appartenait à la famille Mol. Elle fut donc, comme la première, apportée dans la maison de Kersauson, par Françoise-Suzanne Mol, en 1733. Elle devint l'apanage du cadet de la branche, qui se qualifia sr. du Vijac, dénomination que ses descendants conservent encore aujourd'hui. Le Vijac a été vendu nationalement pendant la Révolution (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Guipavas :

Briant [d’azur à trois banderolles d’or]. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

Coëtaudon (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Guipavas. D’or au lion de gueules, à la bordure componnée d’argent et de gueules. Henry se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

Goff (an), seigneur de Kerroudault, paroisse de Guipavas. D’argent au greslier de sable accompagné de trois hures de sanglier de même. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

Keraudy (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Guipavas et de Kerlosquet, paroisse de Carantec. D’or à deux fasces de sable. Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas, et Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Carantec.

Kervern ou Kerguen (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Guipavas. D’azur fretté d’argent. Guyomar [de Kernéau], sieur de Kervern, se trouve mentionné lors de l'entrée de l'évêque de Léon en 1422 (Albert Le Grand, p. 486).

Roux (Le), seigneur de Kerbernard, paroisse de Guipavas. D’azur fretté d’argent. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

Tanguy. D’azur à l’aigle d’or accompagné de trois étoiles de même. François se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

Thépault, seigneur de Kerynisan, paroisse de Guipavas. D’azur au cerf passant d’argent. Alain se trouve mentionné entre les nobles de Guipavas.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles de Guipavas :

Guillaume BRIENT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Marguerire DENYS (7 livres de revenu), remplacée par Paol Buzennec : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy COËTHAUDON (50 livres de revenu), remplacé par Jehan Guenell : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Tanguy, seigneur de Coëtaudon, en Guipavas, épousa en 1481 Françoise (ou Jehanne) de Penfeuntenyo (fille de Guyomarch, seigneur de Kermorus, et d'Olive de Kersauson) ;

Yvon CRAN (11 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan ENCUFF (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Louis ENCUFF (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé GUEVELL (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jouhan KERAUDY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Henry KERLIVIRY (30 livres de revenu) : archer de la garde du duc ;

Perrot KERROUZAULT (27 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Marie KERRIEZRE (100 sols de revenu) : absente ;

Paul LE MEUR (10 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Béatrix LE NY (33 livres de revenu), remplacée par .... : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LE ROUX (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Prigent : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé LE ROUX (21 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LE VEYER (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Thephaine PONCELIN (7 livres de revenu) : absente ;

Jehanne de POULMIC (100 livres de revenu), remplacée par François Kerosil : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon TANGUY (30 livres de revenu), remplacé par Julien Matage : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain THEBAUD (31 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Lors d'une montre de 1503, sont mentionnés : Guillaume de Cornouailles (sieur de Kerguern), Olivier de Cornouailles, Henry Coataudon, le fils Jouhan de Keraudy, Henry Kerliviry, Yvon Le Veyer, Thomas Tanguy, Henry Briant, Alain Thépaut, Rigent an Roux, Charles Kerouzault, Jehan Le Guével, Yvon Van, Louis an Roux, André Tanguy (Fréminville - 1835).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Guipavas (Ploeavaz) sont mentionnés :

Guillaume Cornouailles, sr. de Kerguern, lance o deux archiers, goustilleur et paige ;

Olivier de Cornouailles, excusé parce que nouvellement a esté prins par les hespaignols ;

Henry Coataudon, représenté par Henry son oncle, en habillement d'archer. Enjoinct paige ;

Le fils Jouhan de Keraudy, mineur. Enjoinct mettre autre pour luy ;

Henry Kerliviry, en habillement d'archer à deux chevaux ;

Yvon le Veyer, représenté par son fils, en brigandine ;

Thomas Tanguy, mineur, représenté par Olivier Toulleuc. Enjoinct mettre noble homme pour luy ;

Henry Briant, en vougier ;

Prigent an Roux, en vougier ;

Alain Thépault, représenté par Jehan son fils, en habillement d'archer ;

Charles Kerouzault, en habillement d'archer ;

Jehan le Guevel, en vougier ;

Yvon Van. Enjoinct de s'habiller ;

Louys an Roux, en vougier ;

André Tanguy. Enjoinct de s'armer.

Lors d'une montre de 1534, sont mentionnés : Ollivier de Cornouaille (sieur de Kerguern), Henry Coataudon, Guillaume Kerliviry (sieur du Vijac), Jan Thépault (sieur de Kernizan), Prigent du Val (sieur de Kerméno), Yvon de Kerroudault (sieur dudit lieu), Henry Briand, Louis Le Roux, André Tanguy, Robert Lehouarn (B.S.A.F, 1911).

(à compléter)

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