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GUIDEL

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La commune de Guidel (bzh.gif (80 octets) Gwidel) fait partie du canton de Pont-Scorff. Guidel dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUIDEL 

Guidel vient du breton « Gwidel » (Guidel).

Guidel est une ancienne paroisse primitive, créée par l'arrivée des Bretons aux Vème et VIème siècles. 

Au Moyen Age, la paroisse dépend de la juridiction de Kéménet-Héboé. Le village de Locmaria semble avoir été autrefois une ancienne trève de Guidel. Guidel fait l'objet d'un débarquement anglais en 1746.

On trouve les appellations suivantes : Guydel (en 1427, en 1481), Guydal (en 1514), Guidel (en 1448, en 1464, en 1477).

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PATRIMOINE de GUIDEL

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIXème siècle), reconstruite au début du XIXème siècle, en style gothique. Elle se fait remarquer surtout par son grand clocher amorti par une flèche polygonale et construit vers 1840 ;

Note : le 14 mars 1680, écuyer Jacques du Vergier comparaît par-devant maîtres Robin et Lemarhadour, notaires royaux de la sénéchaussée d'Hennebont, pour rendre aveu au roi de sa terre et seigneurie de Kerhorlay et dépendances. Il déclare « les tenir et posséder prochement et noblement, sous la censive et mouvance de Sa Majesté, à cause dudit domaine d'Hennebont ». Il est héritier principal de Gilles, son père, qui avait reçu Kerhorlay de Nicolas, son aïeul, lequel avait succédé à Louis, son bisaïeul, cette seigneurie appartenant à sa famille de temps immémorial. Il n'a pas connaissance qu'il soit dû aucune rente à Sa Majesté, « fors tenir ces biens sous le fief et domaine d'Hennebont, à devoir de foi, hommage, rachat et ventes et lods, quand le cas y échoit ». Enfin, il déclare « que ses autres terres et héritages en la paroisse de Guidel sont situés au fief de la juridiction de La Rochemoisan, sous la dame princesse de Guémené, de laquelle il les tient en première juveigneurie, les héritages ci-dessus faisant une partie du partage de ladite juveigneurie ». Ces derniers termes demandent quelque explication. — Outre le manoir de Kerhorlay et ses dépendances immédiates, qui sont l'objet de l'aveu précédent, la famille du Vergier, d'après une déclaration du 3 mai 1619, possédait diverses propriétés sur les paroisses de Guidel, Quéven, Arzano, Inguiniel, Ploemeur. De plus, le 6 août 1655, Renée Riou, veuve de Gilles du Vergier, avait acheté de Gilles du Pérenno et de Claude de Cocennec, seigneur et dame de Kerduel, des terres situées dans Redené, Moëlan, Clohars et plusieurs tenues en Guidel, pour lesquelles la clause suivante figure au contrat : « lesquels droits, thenues et convenants ladite dame de Querhorlay rellevvera de telle seigneurie qui estre debvra, attendu la contestation entre le seigr prince du Guémené et le seigr de la Sauldraye (de Jacquelot de la Motte), icelle contestation estant pandante aux requestes du Pallais à Rennes... ». Je ne connais pas l'issue de ce procès ; mais il est probable qu'il fut jugé en faveur du prince de Guémené. En effet, le fils de Renée Riou affirmait, en 1680, tenir ses terres de Guidel sous la principauté de Guémené en première juveigneurie. En outre, le 11 janvier 1672, à « l'audience de la court et juridiction de la Sauldraye tenue au bourg de Guydel » par le sénéchal de La Rochemoisan, écuyer Jacques du Vergier était condamné à payer au procureur fiscal demandeur des droits de rachat et à lui communiquer les contrats d'acquisition. Cette instance soutenue par la maison de La Sauldraye explique peut-être l'opposition faite à l'exercice de droits prétendus par les seigneurs de Kerhorlay. Dame Isabeau de Keriaquel, veuve de messire Louis du Vergier, expose, en son nom et comme tutrice de leurs enfants, que la maison de Kerhorlay est en possession, de temps immémorial, d'avoir droit d'enfeu, escabeau ou chaise à accoudoir prohibitifs à tous, en l'église de la paroisse de Guidel, du côté de l'épître, près du pilier voisin de l'autel, et prérogative de mettre une lisière aux armes de ladite maison du même côté et écusson dans la principale vitre de l'église. Ces marques d'honneur avaient été, depuis peu de temps, dit-on, rompues et détruites. Des lettres de réintégrande, faisant droit complètement à toutes les réclamations de dame Isabeau de Keriaquel, furent accordées, à Nantes, le 6 novembre 1593, au nom de « Charles, par la grâce de Dieu, roy de France... de notre règne le cinquième ». Cette pièce est curieuse : donnée, en 1593, au nom de Charles X, proclamé en 1589 et mort le 8 mai de l'année suivante, elle constituerait comme un acte de royauté posthume, à moins que le second cardinal de Bourbon, qui succéda à son oncle et fut, peu après, enfermé à Gaillon par Henri IV, ne continuât encore, aux yeux de quelques-uns, le premier roi de la Ligue. Ces lettres de réintégrande ne durent pas être suivies d'un grand effet, puisque, dans les années suivantes, la famille réclamait de nouveau ses droits. En vertu d'un arrêt de la chambre des comptes de Bretagne, du 27 janvier 1624, Louis du Pérenno, sieur de Penvern et sénéchal d'Hennebont, se rend à Guidel, le 2 mai 1634, pour dresser, à la requête de Nicolas du Vergier, procès-verbal des tombes, escabeaux, accoudoirs, armoiries et autres marques d'honneur prétendues par lui, dans son aveu du 3 mai 1619, en l'église paroissiale et à la chapelle de Saint-Laurent. Du Vergier montra au sénéchal, dans l'église : « un banc à acoudouer qui est au choeur ou chanteau de ladite église joignant le premier pillier près le hault autel..., du costé de l'espitre ; sur l'acoudouer dudit banc... un escusson chargé de deux bandes verrées de six pièces sans blason ; lequel escusson ledit sieur de Kerhorlay nous a dit estre les armes de la maison du Vergier de Kerhorlay. Et soubs ledit banc avons veu une pierre tumballe sur laquelle il n'y a aucune graveure. Et au proche et joignant d'icelle tumbe y en a une autre qui joint une pierre tumballe et un banc à acoudouer que ledit du Vergier nous a dit estre le banc de la Seigneurie de la Sauldraye Guidel, appartenant au sieur de la Villefresgou ». — Des témoins certifient « que de leur cognoissance ils ont veu ledit banc estre de la maison et manoir de Kerhorlay et y avoir veu les père et mère dudit du Vergier et ceuls de leur maison se mettre et placer audit banc et sur lesdites tumbes sans aucun empeschement de personne ; et ont dit avoir veu enterrer les corps des père et mère dudit du Vergier dans lesdites tumbes, la première femme et deux des enfants dudit du Vergier, aussi sans empeschement d'aucune personne et n'avoir veu enterrer autres personnes dans lesdites tumbes... Et nous a ledit du Vergier dit n'avoir aucunes armes dans la grande vitre de ladite église ny en icelle ». Cette dernière remarque montre que, si la maison de Kerhorlay pouvait prétendre à un écusson dans la vitre du choeur, suivant l'affirmation d'Isabeau du Keriaquel, il n'y avait pas été fait droit jusqu'alors. Les mêmes lettres de 1593 reconnaissaient la faculté de placer une lisière avec armoiries du côté de l'épître ; cette prérogative n'était pas encore observée en 1642. En effet, le 22 juillet de cette année, Jacques de Lentivy, sénéchal d'Hennebont, se trouve au manoir de La Sauldraye, pour faire, à la demande d'écuyer François de Lesquen, tuteur des enfants de feu le sieur de La Villefresgou, procès-verbal des réparations nécessaires à ce château et des droits honorifiques possédés par la famille. Or, dit l'enquêteur, « avons veu deux antiennes liziéres prenant depuis la grande viltre tout autour du choeur jusqu'aux derniers pilliers du clocher proche du crucifix, où paroissent encore en plusieurs endroits les bezants, armes de ladite maison de La Sauldraye ». — Des témoins affirment que ces « lizières sont de La Sauldraye et que quelques autres gentilz hommes ayant voulu mettre lizières au dessoubz de celles de La Sauldraye, elles ont toujours été à l'instant effacées ». En 1634, Nicolas du Vergier ne connaissait aucune pièce à ses armes dans la grande vitre de l'église paroissiale. Il n'en est plus de même en 1679. Le 14 mai de cette année, Alain Robin et Caradec Foucault, notaires royaux et tabellions jurés en la sénéchaussée d'Hennebont, se rendent à Guidel, à la requête de Jacques du Vergier. Celui-ci leur montre que « la grande viltre du maistre authel de ladite esglise paroissiale menace ruine tottale et de tomber par terre en brefs temps par caducité et long espace... Il est vray et certain, disent les notaires, et nous a ledit seigneur de Kerhorlay montré et avons veu qu'en ladite grande viltre dud. maistre authel il y a plusieurs figures et armoiryes paintes en diverses coulleurs. Au haut de laquelle sont trois fleurs de lys d'or en champ dasur et plus bas deux écussons cothé à cothé en chacun desquelz il y a neuff macles, et un peu audessoulz du cothé de l'évangille y a neuff besan dor en champ de gueulle, et tout au bas de ladite viltre du costé de l'épistre... il nous a montre et avons veue un écusson armoryé d'un lion rampan de gueulle a champ d'asur et en alliance avec six besan lequel nous a dit estre les armes antiennes de la maison de Kerhorlay en alliance avec ceux de Malestroit... leq. ecusson est fandue en quelques endroitz par le long espace de temps... ». Je n'ai pas, remarqué que le même conflit se soit élevé au sujet de la chapelle de Saint-Laurent. Le procès-verbal de 1634 s'exprime ainsi : « la chapelle fondée de Monsieur Saint-Lorens est dépendante de la maison de Kerhorlay... avons veu un écusson en la vitre du hault autel... ledit écusson écartelé, portant au premier quartier du cheff d'azur à un lion d'or, le deuxiesme en cheff de gueulle à troys fasces d'or, le troisieme de sable à trois bezantz d'argent, et le quatriesme dargent a quatre macles de gueulle. Et nous a ledit sieur de Kerhorlay représenté lesdits escusson et armes estre les anxiennes armes de ladite maison de Querhorlay ». — Le procès-verbal de 1679 dit la même chose en d'autres termes : « Led. Seigr de Kerhorlay nous a montré et avons veu en la viltre du grand authel au pignon vers le levant un seul escusson escartellé portant au premier quartier un lion rampant a champ dasur le second audessoubz y a trois bezantz mis sur champ, dans le mesme écusson y a trois bandes (Lire : fasces) dor a champ de gueulle et audessous quatre macle de gueulle a champ dargent ». De la chapelle de Saint-Laurent, Du Vergier conduit ses notaires à son manoir, où ils voient « deux grands écussons en reliefs et en pierre sur lantré et au dessus de la porte principale de la Maison dud. lieu, le plus haut desquelz écusson y a un lion rampant avec des besan au nombre de huict le tout porté par un chérubin avec un écritau en lettres gottique. Et lautre ecusson au dessoubz escartelé portant au premier quartier un lion rampant. Lautre audessoubz des besans ». Le document indique ensuite, en langage peu intelligible, que les deux autres pièces portent soit des fasces, soit des bandes avec des molettes. En résumé, le droit d'enfeu et de banc à accoudoir, dans l'église de Guidel, n'a jamais été, selon toute apparence, contesté à la famille du Vergier ; il n'en est pas de même des autres prérogatives qu'elle réclamait. Le pouvoir de peindre ses armes sur les latéraux du chœur ne lui a pas été reconnu : la maison de La Sauldraye, qui possédait les premières prééminences, s'y est toujours opposée. Reste la question de l'écu blasonné dans la fenêtre du chevet. Les armes de Kerhorlay portaient de gueules à deux bandes de vair : comme le dit le procès-verbal d'enquête de 1634, « l'écusson de l'acoudouer était chargé de deux bandes verrées de six pièces ». Ces armoiries n'étaient pas inscrites dans la verrière ; Nicolas du Vergier le dit formellement. Il ne saurait donc y avoir de doute que au sujet des anciennes armoiries de la seigneurie. Il est certain que, à une époque et pour des causes que j'ignore, le blason primitif de Kerhorlay avait été modifié. Les armes figurées à Saint-Laurent et sur la porte du château sont identiques, sauf des variantes qu'il est juste d'attribuer à l'ignorance des tabellions qui les décrivaient. Existaient-elles réellement dans la verrière de l'église parroissiale ? Les lettres de réintégrande, qui font droit à la requête d'Isabeau de Keriaquel, mentionnent bien la « prérogative de mettre... écusson dans la principale vitre de l'église ». Mais ce document ne paraît guère devoir être utilisé qu'à titre de renseignement, son origine ne lui donnant pas un caractère d'authenticité suffisante ; d'ailleurs, le droit d'avoir « une lisière aux armes de ladite maison, du côté de l'épître » y est également indiqué et n'a jamais été observé. En outre, il paraîtra étrange que, si l'ancien écusson de Kerhorlay était figuré dans le vitrail, Nicolas du Vergier ne le connût pas et ne le signalât pas. Cependant, à 45 ans d'intervalle, son petit-fils, Jacques, le retrouve et le montre à ses notaires, et, pour donner plus de poids à sa réclamation, il fait remarquer que « la grande viltre du maistre authel menace ruine tottale » et que «... l'écusson est fandue en quelques endroitz par le long espace de temps ». A ses yeux donc, l'insertion de ces armoiries à côté de celles de France, de Guemené et de La Sauldraye devait être rapportée à une époque bien ancienne. La comparaison des pièces des différents écus ne supprime pas la difficulté. Dans la fenêtre de Saint-Laurent, je trouve écartelé au 1er d'azur à un lion d'or, au 2ème de gueules à 3 fasces d'or, au 3ème de sable à 3 besans d'argent, au 4ème d'argent à quatre macles de gueules. Dans l'église paroissiale, l'écu porte simplement d'azur au lion rampant de gueules. Il est inutile de constater le peu de correction de cet écu qui reçoit couleur sur couleur ; peut-être le rédacteur a -t-il, par erreur, substitué les gueules à l'or. En outre, il est dit que ces armoiries sont en alliance avec six besans, qui constitueraient le blason de Malestroit ; mais, si je ne me trompe, Malestroit portait de gueules à neuf besans d'or, anciennement sans nombre. En tout état, mes documents ne me permettent pas d'affirmer absolument que la maison du Vergier avait droit à un écusson dans la fenêtre principale de l'église. Au XIXème siècle, il fut mis fin à toutes ces contestations par la construction, à l'endroit où était la verrière, d'un mur plein séparant le choeur de la nouvelle sacristie (abbé Euzenot).

la chapelle Saint-Mathieu (1487), située au village de Saint-Mathieu et restaurée au XVIIème siècle et en 1849 (nef). La sacristie date de 1668. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, avec choeur à chevet plat. Elle s'ouvre par un portail en arc brisé au-dessus duquel trône une statue de saint Mathieu. Elle présente à l'extérieur des motifs de décoration à la fois flamboyants et Renaissance. Elle est couverte d'une charpente aux entraits décorés de têtes de crocodiles et aux sablières grossièrement sculptées ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (1870), restaurée au XXème siècle et située Route de Guidel-Plage. L'édifice est de forme cruciforme. L'édifice est consolidé par quatre contreforts. La chapelle abrite une Pietà en bois d'acajou (1954) ;

la chapelle Saint-Fiacre (XVème siècle), située au village de Saint-Fiacre et restaurée au XVIème siècle. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. Le clocheton date de 1626 (date portée sur le clocheton). Sur le pignon se trouve une statue en granit de saint Fiacre (XVIIème siècle) ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame (XVIIème siècle), située au village de Locmaria. Mentionnée en 1930, elle était jadis le siège d'une trêve. Il s'agissait d'un édifice du XVIIème siècle, fruste et sans décoration, en forme de croix latine, avec clocheton carré sur le pignon occidental ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel (XVIIIème siècle), mentionnée en ruine en 1930 et située jadis non loin de l'ancienne chapelle Notre-Dame ;

l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine (XVIIème siècle). Il s'agissait d'une construction de forme rectangulaire mentionnée en 1930 ;

le calvaire du hameau de Précar (XIXème siècle) ;

le manoir de Kermartin, de style Renaissance. En façade, figurent aussi treize trous de boulins ;

le manoir de Kerizouët (XVème siècle). Siège de la seigneurie de Kerisouet (ou Querisouet), propriété successive des familles Haultbois (en 1427), Botherel (de 1578 et jusqu'en 1688), Roscouët du Mené (au XVIIIème siècle) et Boisgelin du Roscouët-Lesturgant. La cour comporte deux puits ;

le manoir de la Soudraye ou Sauldraye (ou Saudraie), aujourd'hui disparu. Un premier édifice est détruit en 1247, le deuxième édifice est délabré dès 1727 et détruit en 1916. Siège de la seigneurie de la Sauldraye ou Saudraye (juveignerie de la Roche-Moysan), propriété successive des familles La Sauldraye (XIIIème siècle), La Villegresgou (au début du XVIIème siècle), Jourdan du Coador (en 1631), Jacquelot de La Motte et le Prince de Rohan-Guémené (en 1727). On mentionne Henry de la Sauldraye, écuyer, en 1378. Le 12 octobre 1386, Guillaume de la Sauldraye participe à une "revue à l'Ille" et rend hommage au vicomte Alain VIII de Rohan en 1396. Jehan de la Sauldraye est écuyer du duc Jean V en 1418. Charles de la Saudraie participe au voyage du duc à Amiens en juin 1425. En 1442, Jehan de la Sauldraye est écuyer de la Duchesse. En 1460, Louis de la Sauldraye est échanson du duc François II. Jacques de la Sauldraye est cité à Guidel et Charles de la Sauldraye est cité à Kerloas (en Berné) lors de la réformation de 1536. Au début du XVIIème siècle, la branche aînée des Sauldraye se fond dans la famille La Villefresgou, puis Jourdain ou Jourdan, et enfin, par mariage, dans la famille Jacquelot de la Mothe. En 1727, le domaine de la Sauldraye est vendu par le comte Jacquelot de la Mothe à M. le prince de Rohan-Guémené. Le manoir est à cette époque en ruine et les pierres, dont l'une porte la date de 1744, sont utilisées pour édifier diverses fermes situées à proximité. De ce manoir dépendaient les 2 moulins Orvoèn, les deux moulins de la Saudraie et le moulin à vent du Méné ;

le château de Trovern ou Trovergne ou Tro-an-Guern. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Bizien de Kerigomarch (au XVème siècle), Chefdubois (en 1533), Offray de La Mettie des Chatelets (en 1709 et jusqu'à la Révolution) ; 

le château de Talhouët (XVème siècle), restauré au XVIIème siècle. Siège de la seigneurie de Talhouët (ou Talhoët), propriété successive de la famille Digouédec (au XVème siècle), de François de La Pierre, secrétaire du roi Louis XIV (en juin 1675), de Jean Jacques Venerosi, chevalier de Saint-Louis (vers 1750), de la famille La Pierre (jusqu'à la Révolution). Le château et la chapelle privée sont vendus comme biens nationaux. Le château est acquis en 1958 par René de La Tullaye ;

l'ancien manoir de la Châtaigneraie, transformé aujourd'hui en hôtel ;

l'ancien château de Coëtdor. Siège de la seigneurie de Coador ou Coatdor, propriété de la famille Jourdain (du XVème au XVIIIème siècle), puis de la famille Bahuno (en 1746). Le château n'existe plus aujourd'hui ;

l'ancien manoir de Kanesquen, propriété du seigneur de Guémené-Guingamp, Charles Ier de Rohan-Guémené en 1440. Ce manoir n'existe plus aujourd'hui ;

le château de Kerbastic. Siège de la seigneurie de Kerbastic (jusqu'au XVème siècle). Propriété successive d'Alain Henry (en 1447), de René Fraval (en 1536), d'Yves Geffroy (au milieu du XVIIème siècle et jusqu'à la Révolution). Aujourd'hui, propriété de la famille Polignac ;

le château de Kerblesten, propriété de la famille Mouëslo ;

le manoir de Kerdudo (XVII-XVIIIème siècle). Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Kerdudo (en 1447), Penhoat-Chefdubois (en 1513), Josse ou Kerjosse, Rolland (en 1696 et jusqu'à la Révolution), Hersart de La Villemarqué (au XVIIIème siècle), du Laz, Desgrées du Lou, Riou du Cosquer, Bouët de Portal. Une aile a été ajoutée en 1908. L'édifice a été remis en état après les combats de 1944-1945 ;

l'ancien château de Kerholay. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Hilary (en 1447 jusqu'en 1481) et du Vergier. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint-Laurent. Il ne subsiste aujourd'hui plus rien de ce château ;

l'ancien manoir de Kerouarc'h. Siège de la seigneurie de Kerouarc'h ou Kerouarh, propriété de la famille du Plessix à la fin du XVIème siècle (anoblie en 1696) ;

le château du Pou. Siège de la seigneurie du Pou ou Poulx, berceau de la famille du Pou. Propriété de la famille Carré de Lusançay (au XVIIIème siècle), puis de la famille Montigny ; 

le lavoir du bourg (XIXème siècle), situé rue des Lavoirs. Une stèle placée au fond du lavoir porte une inscription "in memoriam" rappelant que Charles de Polignac, maire de Guidel de 1894 à 1901, est à l'origine de cette construction ;

le fort du Loch (1756), édifié sur ordre du duc d'Aiguillon et modifié en 1847 ;

21 moulins dont les moulins à eau de Kerorlay, des Chiens, de Locmaria, de Bessouale, et les moulins à vent de Kerbigot, de Kermartin, du Bourg, de Malezeraine, de Kerorlay, et le moulin à marée de Beg-Nevez (XVIIIème siècle),…

A signaler aussi :

le tumulus de Kerméné, où a été découverte une statue féminine datant du IIIème siècle ;

le site archéologique de Pen-er-Malo (XIIème siècle). Trois maisons ont été mises à jour ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUIDEL

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Guidel : Yvon Coetuatoux, Pierre Le Coan, Allain Henry, Jehan Le Cameru (Cameru), Pierre du Haultbois (Kerizouet), Jehan de la Sauldraye (Sauldraye), Guillaume Bizien (Kermartret).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 5 nobles de Guidel :

Jehan de LA SAULDRAYE (300 livres de revenu) : excusé ;

Allain LE PARISY (15 livres de revenu) : défaillant ;

Henry du HAULTBOIS (100 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillaume JARNEGAN (400 livres de revenu ?) : excusé ;

Jehan HILARY (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Guidel :

Charles de LA SAUDRAYE (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Charles du HAUTBOIS (200 livres de revenu), remplacé par Jehan Le Veneur : comparaît en homme d'armes ;

Jehan HILLARY (100 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Robin LE DIOUADEC décédé (600 livres de revenu), remplacé par son fils Henry Le Digoedec : comparaît en archer ;

Robin de LA SAUDRAYS (60 livres de revenu) ;

Pierre DU POU (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Henry JARNEGUEN (15 livres de revenu) ;

Jehan JARNEGUEN décédé (15 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Discret KERPAYEN : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LORVIET (20 livres de revenu), remplacé par Guillaume Guellot : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LE COUESTOUHEL : défaillant ;

Les héritiers de Pierre LE COUSTOUHEL : défaillants ;

Guillaume LE BAILLIF : comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume JARNEGUEN : défaillant ;

Jehan du CAMERU : défaillant ;

Guillaume du CAMERU : défaillant ;

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