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GUICLAN |
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La commune de Guiclan ( |
Guiclan vient du breton "Gwik" (bourg) et "lann" (ermitage). Une autre origine plus probable semble être "Gwik" (bourg) et du nom d'homme Laian ou Laan. Guiclan s'appelait Ploulan jusqu'au XVIIIème siècle. Guiclan qui a conservé son territoire primitif est une ancienne paroisse primitive et dépendait autrefois de l'ancien diocèse de Léon.ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUICLAN
On rencontre les appellations suivantes : Ploelan (en 1277, en 1330, en 1373, en 1407, en 1481), Ploelann (en 1467), église de Guiclan, paroisse de Ploulan (1569), Guiclan (en 1740).
Note : la terre de Kersauson est le berceau de la famille Kersauson. Robert de Kersauson est un croisé en 1248 et Guillaume de Kersauson est évêque de Léon (décédé en 1327). De grandes foires sont concédées en 1595 par Henri IV à Tanguy, seigneur de Kersauson et de Kersaintgily.
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PATRIMOINE de GUICLAN
| l'église Saint-Pierre (XVIIème siècle), restaurée en 1878-1880. En forme de croix, l'église comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur avec chevet à noues multiples. La consécration de l'église actuelle a eu lieu le 6 novembre 1935. De la vieille église, il subsiste le retable de Saint Sébastien (oeuvre de Jean Hergouarch et de Guillaume Lerrel) de 1708 et le porche latéral sud, bâti en 1615, remanié en 1668. Le porche contenait jadis les statues des douze Apôtres. Le chevet de type Beaumanoir est édifié par Claude Texier (dit La Pensée) en 1688. A noter que Yves Messager était recteur de Guiclan de 1687 à 1703. Le clocher porte la date de 1879 et la porte latérale nord porte la date de 1855. L'autel du Rosaire (de la fin du XVIIème siècle) comporte quinze médaillons en bas-reliefs. L'autel saint Sébastien date du XVIIIème siècle. Les fonts baptismaux portent la date de 1658. Une Vierge à l'Enfant, en argent, date de 1717 et porte le poinçon de François de Saint-Aubin de Morlaix. Le cadran solaire porte l'inscription "Y. Mescam 1787". Parmi les statues on trouve celles de saint Pierre, saint Paul, saint Guénolé (en chêne, H. 1,10 m, moine en chasuble portant un livre dans les deux mains) qui date du XVème siècle, saint Eloi, saint Paul-Aurélien, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Herbot, la Vierge Mère, le Christ attendant le supplice, et une statue en kersanton de la Virgo lactans (sous le porche). On y distingue les armoiries des familles Kersauson, Le Scaff de Kergoat, Tréfilis ; | |
la chapelle Saint-Visias ou Saint-Vizias (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire du XVIème siècle, très remanié. Parmi les statues on trouve celles de saint Vizias en moine, saint Thivisiau en évêque, saint Mériadec en évêque et un Crucifix sur une poutre. On déroulait jadis les enfants sur l'autel pour les fortifier. Il existe une fontaine de dévotion près de la chapelle ; | |
la chapelle du Séminaire d'Haïti (XXème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire édifié au XXème siècle, par M. Heuzé, architecte à Morlaix ; | |
plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Louis (il s'agit de l'ancienne chapelle du château de Lézérazien), la chapelle Saint-Goueznou, la chapelle Saint-Gilles, la chapelle Notre-Dame de Kergoat, la chapelle Saint-Audut (ou Odu) et la chapelle de Kerdelard ; | |
le calvaire du cimetière (XVIIème siècle) et un calvaire de 1884. Le calvaire du XVIIème siècle en kersanton date, semble-t-il, de 1642 et il est de l'atelier Le Doré ; | |
la Croix-Neuve (1577), timbrée des armes alliées de Yves de Boiséon, seigneur dudit lieu, Kerouzéré,... et de sa femme Isabelle de la Boissière, dame de Kermorvan, mariés vers 1560 ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Le Guern (XVIème siècle), Kerhalès (1867), Kerhervé (vers 1550 ou en 1609, abattue en 1793 et relevée en 1891), Kerizamel (1640), Kerjégu (XIXème siècle, restaurée en 1900), Kerlaoudet (1530), Croas-al-Laëron en Kerlaviou (XVIème siècle), Croix-Saint-Dodu en Kerlaviou (1622), Kermat (XVème siècle), Kersaingilly (XVIème siècle, restaurée en 1889), Keruil (1863), deux croix à Lézérazien (XVIème siècle et 1875), Lomenven (XIXème siècle), Mézavel (érigée en 1587, renversée en 1793 et refaite en 1891 par Larc'hantec), Pen-ar-Feunteun (1642, 1889), Pen-ar-Hoat (1649, 1939), Le Planten (1601, 1898) ; | |
le château de Lézérazien (1870) édifié par le comte Albert de Kerouartz. Il possède une chapelle privative reconstruite en 1864 (ou 1869) et dédiée à saint Jacques. Son maître-autel est en marbre et elle possède trois bénitiers en kersanton. A l'exception d'une Vierge-Mère en kersanton, toutes les statues placées à l'intérieur sont modernes. A l'extérieur, on peut voir une statue de saint Jacques et une Pietà. On y voit un caveau funéraire. La terre de Lézérazien était possédée vers 1780 par le marquis de Kerouartz, président du Parlement de Bretagne. Plus anciennement, elle avait appartenu à la famille La Seneschal ; | |
le presbytère (1864) ; | |
le manoir de Kermorvan (XVIIème siècle) ; | |
12 moulins dont le moulin à eau de Moudennou, de Kergoat, de Kernabat, Neuf, de Kerlaviou, Kerougay, de Lezararien,... |
A signaler aussi :
| la grotte de Roc'h-Toul (le trou de la roche). Habitat long de 39 mètres et comprenant deux chambres. On y a trouvé 200 à 300 silex taillés. La grotte était fréquentée il y a 10 000 ans ; | |
la grotte gauloise de Lomenven ; | |
les vestiges romains du Fagot et de Kersaintgilly ; | |
les substructions de Lézérazien ; | |
des vestiges de tuiles entre Ruguelen et Tremenou ; | |
l'ancien manoir de Kersaintgily ; | |
l'ancien manoir de Cosquérou (XVème siècle) ; | |
l'ancien manoir de Penchoadic (XVème siècle). Jacques de Penchoadic fut en 1442, ambassadeur en Ecosse pour le duc Jean V dont le fils, François Ier, l'appela dans son conseil. En 1450, le duc Pierre II le nomme évêque de Saint-Brieuc ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUICLAN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Guiclan :
François KERMELLEUC (40 livres de revenu), de l'ordonnance ; | |
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le sire (Hervé) de KERSAUSEN (500 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ; | |
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Guyon du KERGOAT (45 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Henry KEROURFIL (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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le sire de LESMENGUEN (800 livres de revenu), demeurant en Tréguier ; | |
Jehan NOUEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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Hervé SAINCT DENIS (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE SENESCHAL (15 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jacob LE SENESCHAL (30 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ; | |
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Nuz TREFFILIS, mineur (60 livres), remplacé par Jehan Grall : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
(à compléter)
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