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GUERN |
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La commune de Guern ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUERN
Guern vient de « Gwern « (aulne), qui fait référence à une zone marécageuse.
La paroisse de Guern englobait autrefois la trève de Le Sourn (anciennement nommée Saint-Michel), et de Locmeltro. Il faut y rattacher aussi les territoires des anciennes trèves de Pontivy (à savoir Stival et Tréleau) ainsi que Malguénac.
Guern est mentionné dès 1125 dans les archives de Rohan. Guern, qui faisait autrefois partie du doyenné de Kemenet-Guégant, est érigé en commune en 1790. En 1790, la commune de Guern fait partie du canton de Melrand, et, en 1801, elle est rattachée au canton de Pontivy.
On rencontre les appellations suivantes : Guerne (en 1464, en 1477, en 1481), Guern (en 1417, en 1536).
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PATRIMOINE de GUERN
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVème siècle), reconstruite en 1788 par Julien Pichot de Pontivy après un incendie et restaurée au XIXème siècle. L'édifice sert d'écurie à la Révolution. L'église est terminée entre 1802 et 1827. Elle est flanquée d'un porche à baldaquin du côté Sud. Les fonts baptismaux se trouvent du côté Nord. L'église abrite une statue en bois polychrome de la "Vierge allaitant" (Notre-Dame de Joie) datée du XVIème siècle et provenant de la chapelle de Locmeltro. On y voit également une statue en bois polychrome de saint Isidore et une huile sur toile qui représente un "Christ gisant", oeuvre d'Eugène Vientejol et qui date de 1898 ; | |
la chapelle Notre-Dame de Quelven (XVème siècle). Cette chapelle de pèlerinage, mentionnée en 1401 et en 1451, est reconstruite dans le dernier quart du XVème siècle : transept et choeur sont datés par le blason (situé sur le clef de voûte) du cardinal Cibo, évêque de Vannes de 1490 à 1502. En 1451, le pape Nicolas V accorde des indulgences aux pèlerins se rendant à Quelven. La nef est terminée vers 1510, mais la voûte prévue est remplacée par un lambris de couvrement en 1582 (date portée sur les sablières). La chapelle a subi quelques restaurations au XVIIème siècle : la charpente lambrissée, posée en 1582 au niveau de la nef et du bas-côté Sud, est réparée en 1633 et 1634 par L. Gicquel. La tour, qui s'écroule le 28 février 1837, est reconstruite entre 1843 et 1865 : elle mesure 70 mètres de haut et la flèche mesure 16 mètres de haut. La chapelle orientée comprend une nef de trois travées, avec bas-côtés aux derniers travées seulement, un transept à croisillons peu débordants et un choeur à cinq pans. A l'intérieur, les grandes arcades en tiers-points à plusieurs archivoltes pénètrent dans les piles cylindriques. Le choeur, le transept et le bas-côté Nord sont voûtés d'ogives. A la clef de la voûte du choeur est un écusson d'hermines plein. La chapelle est éclairée par de grandes fenêtres en tiers-points à réseau flamboyant. Le croisillon Sud est orné d'une arcature aveugle, en plein cintre, ornée de coquilles. Le porche Sud, voûté d'ogives, et le portail à deux baies du croisillon Sud sont particulièrement décorés. Il y a lieu de signaler la tribune en pierre du bas-côté Sud, portée par des arcades en tiers-points pénétrant dans des colonnettes, flanquées de pilastres polygonaux à décoration Renaissance. On voit les blasons des familles de Rohan et Rimaison sur la tribune seigneuriale datée du XVIème siècle. En 1709, le facteur Henri Augustin Brière conçoit un orgue d'inspiration baroque. L'orgue comprend 2 buffets décorés, 3 claviers, 25 jeux et 1738 tuyaux parlants. La statue en bois de la Vierge ouvrante date du XV-XVIème siècle. Le bas-relief d'albâtre de la fin du XVème siècle représente le couronnement de la Vierge. Le groupe sculpté en bois polychrome, saint Georges à cheval terrassant le dragon, date du XIVème siècle (vers 1350) et provient de l'ancienne chapelle Saint-Georges. Deux des fenêtres du choeur ont des vitraux assez bien conservés, du XVIème siècle, représentant, l'un (celui du transept Sud) l'arbre de Jessé, l'autre la Vierge tenant l'Enfant, saint Christophe et d'autres saints personnages. Aux autres fenêtres, se trouvent des fragments de vitraux où l'on voit, entre autres, les écus des Rohan et des Rimaison. Les verrières du choeur reproduisent l'Assomption de la Vierge, entourée de sainte Anne et saint Yves. Le vitrail du choeur représente les douze apôtres. Une maquette ex-voto en bois représentant le navire "Notre Damme damour" date de 1746 ; | |
la chapelle Saint-Jean (1585), reconstruite probablement au début du XVIIème siècle au village de ce nom. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire et très fruste. Les tribunes à panneaux sculptés datent de la seconde moitié du XVIème siècle. Le retable du maître-autel date du XVIIème siècle. On y voit un cadran solaire. Trois sablières présentent des scènes sculptées où deux licornes sont tenues à distance par un personnage aux bras écartés, et deux crocodiles avalent deux personnages qui se tiennent par la main ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Meldéoc, édifiée au XVème siècle au village de Locmeltro. Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire à fenêtres en tiers-points à réseau flamboyant. On y trouvait quelques fragments de vitraux où l'on remarquait les écussons des Rohan et des Rimaison. Un curieux bénitier cylindrique avait été creusé dans une borne milliaire coupée à mi-hauteur ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Salomon (XVIIème siècle), située jadis au village de ce nom ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Georges (XVIIème siècle), située jadis au village de ce nom ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Eloi, reconstruite à la fin du XVIIIème siècle au village de Bederal et aujourd'hui disparue ; | |
la Scala Sancta (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un autel extérieur de pardon, proche de celui de Sainte-Anne-d'Auray, et qui date de 1738. A la fin du XVIIIème siècle, les pierres tombales du cimetière servent à réparer les marches ; | |
la fontaine de Quelven (XVIème siècle), située près de la chapelle Notre-Dame de Quelven. Elle comporte deux bassins ; | |
le manoir de Ménorval (1557), situé à Mané-er-Val. La seigneurie est encore surnommée "Mané-er-Val". Le manoir est édifié pour François de Baud. Puis il devient successivement la propriété des familles Quérangal, Goublaye-Nantois, Mahé (en 1918), Bonniec (vers 1970). Une aile porte la date de 1557 et les initiales "F.B.". On y trouve une fenêtre richement sculptée avec pilastres, fronton et coquilles. La porte qui date du XVIème siècle est entourée de deux pilastres qui supportent un fronton triangulaire. Il possède une chapelle privée, dédiée à sainte Catherine et à saint Jérôme, détruite au début du XXème siècle et reconstruite d'après un plan de 1912 ; | |
la chaumière (1639). L'inscription sur le linteau voûté date la maison ; | |
la maison du diable (XVIIème siècle), située à Locmeltro ; | |
le four (XVIème siècle), situé à Saint-Jean et reconstruit sur la place du village. Il est entouré de fermes et d'une chapelle datée de 1585 ; | |
13 moulins dont le moulin à vent de Kerdisson et les moulins à eau de Kerali, Kerhiec, Pont de Quelven, Quillio, Guermeur, Stand Du, Niziau, Spiric ou Spirit, Saint-Jean, Henven et le Ponthou ; |
A signaler aussi :
le menhir du diable, situé en Kerhiec (époque néolithique) ; | |
la voie romaine Vannes-Carhaix qui passe entre Ménorval et Kergoff ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUERN
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Guern : Guillaume des Forges et Guillaume son fils, Charles Carnac, Guillaume Cor.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Guern.
Bonabes LE BAILLIFF (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Guern.
Bonabes LE BAILLIFF (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Le fils Ollivier CLEZOUET : défaillant ; | |
Le fils Ollivier TIREDEN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Eon LE HUAM (100 soulz de revenu) ; | |
Guillaume MOUEFORT ou MOURFORT (100 soulz de revenu) ; | |
Jehan PERTIEN ou PESTIVIEN (100 soulz de revenu) ; | |
Henry ALANO (10 livres de revenu) ; | |
Guillaume BAUD, remplacé par Guillaume Rouger : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan KERMADIO ; |
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