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GUEMENE-SUR-SCORFF |
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La commune de Guémené-sur-Scorff ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEMENE-SUR-SCORFF
Guémené-sur-Scorff dérive de la dénomination médiévale de Kemeret-Guégant (commanderie de Guegant).
Guémené-sur-Scorff est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen, aujourd'hui disparue. Guémené existe dès le Vème siècle. On y trouve une motte féodale vers 1050, édifiée par Guégant (ou Guegant), fils de Périou ou Piriou (fondateur de la Roche-Périou, en Priziac, et petit-fils de Benedic, comte de Cornouaille) et neveu d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille. Guégant donne son nom au lieu : Kemenet-Guégant (le fief de Guégant), devenu par adoucissement et par abréviation Guémené. A l'origine, Kemenet-Guégant n'est qu'une simple châtellenie dépendant de La Roche-Périou, en Priziac, et un arrière-fief du comté de Porhoët. Les biens de la famille de Guégant tombent, au début du XIIème siècle, entre les mains de la famille Rohan. Alain Ier devient, vers 1120, propriétaire de Guémené.
La motte féodale est remplacée au XIIème siècle par une forteresse de pierre, qui appartient alors au vicomte de Rohan. Cet édifice est, semble-t-il, endommagé par une attaque de Henri II Plantagenet, vers 1180. Guémené reste à la famille Rohan jusqu'au 29 septembre 1251, date à laquelle Mathilde ou Mabile ou Marie de Rohan, fille d'Alain V et soeur d'Alain VI, reçoit le domaine lors de son mariage avec Robert de Beaumer ou de Beaumetz. Le 28 juin 1280, Ranou de Beaumès cède à son frère Thomas, les terres et le château de Guémené-Guingamp. Le château est assiégé en décembre 1342, par les Anglais qui le conservent jusqu'en 1369. La seigneurie, la ville et le château sont donnés en 1354, par le roi Edouard III d'Angleterre à Roger Davy, capitaine anglais marié à Jeanne de Rostrenen, veuve du vicomte de Rohan. En 1377, Jean Ier, vicomte de Rohan, rachète les fiefs de Guémené et de la Roche-Périou, de Jeanne de Baumer, femme de Jean de Longueval, et donne ces domaines, en 1834, à son fils Charles. En 1795, 1 500 royalistes attaquent Guémené-sur-Scorff avec à leur tête Jean Jean.
Guémené-sus-Scorff dépendait autrefois du doyenné de Kemenet-Guégant. Guémené prend le nom de Guémené-sur-Scorff en 1801.
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PATRIMOINE de GUEMENE-SUR-SCORFF
l'église Notre-Dame-de-la-Fosse (XIXème siècle), reconstruit vers 1820. Le clocher date du XVIIIème siècle et s'élève à proximité de l'église actuelle : il abrite quatre cloches. L'ancien clocher s'était écroulé en 1757. Cette église de forme carrée et surmontée d'un dôme, dont la construction a été décidée par la fabrique de Guémené(-sur-Scorff) en 1761, a remplacé une ancienne église collégiale du XIVème siècle qui disparut à la Révolution, malgré de nombreuses vicissitudes. Un collège de chanoines est fondé en 1529 par Marie et Louis IV de Rohan, les seigneurs de Guémené. Le choeur de l'église est agrandi au XVIème siècle pour accueillir le chapitre (six chanoines) et des stalles y sont installés. Les stalles sont remaniées en 1932 et seuls sont conservés aujourd'hui les panneaux sculptés. Ces panneaux sculptés ornent aujourd'hui les autels latéraux et constituent les seuls vestiges de l'ancienne collégiale ; | |
le château de Rohan (XIVème siècle), remanié au XVème siècle. Le premier château est édifié au XIème siècle par la famille Guegant (ou Guégant). Il est remplacé au XIIème siècle par une forteresse qui appartient à la famille Rohan. Remanié au XIIIème siècle, il devient la propriété de Mabile ou Mathilde de Rohan (épouse de Robert de Beaumer ou de Beaumetz) en 1251, puis la propriété du duc de Bretagne (après 1369). A la mort du duc Jean III, en 1341, une lutte s'engage pour sa succession entre Charles de Blois et Jean de Monfort. Le capitaine de la place forte de Guémené est alors un nommé Raynaud. En juillet 1342, sur ordre de Charles de Blois, Louis d'Espagne assiège Guémené qui se rend. Louis d'Espagne nomme alors Gérard de Malin, capitaine de Guémené et Pierre Porteboeuf lui succède un peu plus tard. En décembre 1342, se sont les Anglais, alliés de Montfort, qui mettent le siège devant Guémené. Les Anglais finissent par quitter Guémené en 1369. En 1371, Jeanne de Rostrenen cède Guémené au duc Jean IV, contre une rente viagère de mille livres. Ce dernier rend Guémené à Jeanne de Beaumer, sa légitime propriétaire et à son époux Jean de Longueval. En 1377, le vicomte Jean Ier de Rohan épouse en secondes noces Jeanne de Navarre et achète au sire de Longueval "la ville, chatel et chatelenie de Kemene-Guegant" pour 3 400 francs d'or. Le 31 octobre 1378 l'acquisition par le vicomte de Rohan des châtellenies de Kemené-Guegant et de la Roche-Périou est confirmée par le roi Charles V. Charles de Rohan, fils de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Navarre, hérite en 1384 "des châtellenies, villes et forteresses de Quesmenet-Guegon....". Charles de Rohan-Guémené épouse, en 1406, Catherine du Guesclin, et tous les deux constituent la souche de la branche des Rohan-Guémené. Vers 1474, Louis Ier de Rohan-Guémené (époux de Louise de Rieux) édifie le château actuel. Les travaux se prolongent jusqu'en 1486. L'enceinte d'une hauteur de 15 mètres et de 300 mètres d'étendue, est défendue par huit tours (y compris le donjon). En 1522, Louis IV de Rohan-Guémené et son épouse Marie de Rohan font désarmer le château pour en faire un palais. L'évêque Claude de Rohan meurt au château de Guémené le 8 juillet 1540, ainsi que Marie de Rohan (épouse de Louis V), le 9 juin 1542. En septembre 1570, Charles IX érige Guémené en principauté, par lettres patentes données à Monceau, en faveur de Louis VI de Rohan-Guémené. Le château est pris par Gabriel de Goulaine (bras droit de Mercoeur) et ses troupes catholiques vers 1589, alors que Louis VI de Rohan avait quitté la place en demandant à Thomas Tuault du Palevart et au capitaine de Saint-Georges de le défendre (la garnison comprenait alors les sieurs de Kerdisson, de Launay, de Rimaison, de Kermahon, de Kerhourin et quelques aventuriers). Le 28 janvier 1590, le château est repris par les royalistes sous les ordres du Prince de Dombes. En avril 1591 et en janvier 1592, les Ligueurs tentent à nouveau, mais sans succès, à réinvestir le château. En 1592, se sont des soldats espagnols de la Ligue qui occupent le château durant trois semaines. En avril 1598, suite à la signature de l'Edit de Nantes par Henri IV, les Espagnols quittent alors la Bretagne. Vers 1629, le château commence à être démantelé sur l'ordre du roi Louis XIII. On tente de restaurer le château vers 1644. Un aveu de 1682 décrit brièvement le château : "le château de Guémené, clos et fermé de hauts et puissants murs, garnis de machicoulis et canonniers, de huit tours et pavillons, avec plusieurs corps de logis, environnés et renfermés de douves et fossés, larges et profonds et pleins d'eau, fermant à pont-levis ; l'étendue duquel contient en fonds, compris les douves, quatre journaux et demi. Le dit château et la ville de Guémené sont tenus du Roi comme chatellenie ancienne à haute, moyenne et basse justice, avec toutes les prérogatives de l'édit de principauté en 1570, à laquelle sont annexés les seigneuries et fiefs de Léon, La Roche Moysan, Tréfaven et Plouhinec". Partiellement restauré au XVIIIème siècle (vers 1775) par le prince Jules-Hercules de Rohan, le château est confisqué comme bien d'émigré par la loi du 12 février 1792, et sert alors de prison militaire durant la Révolution (il héberge environ 500 prisonniers anglais). En 1795, le 29 janvier, la garnison de Guémené, surprise par les chouans, se réfugie dans le château et laisse l'ennemi piller la caserne et brûler les papiers de la municipalité. En 1803, il est désigné pour loger des invalides, en 1804 ou 1808 pour servir de caserne. La princesse de Rohan-Guémené décède en 1807 et le prince Henri-Louis décède à Prague en 1808. En 1814, la duchesse de Montbazon reçoit la succession de Guémené et revend le tout à un nommé Declerq, banquier de Tournay, pour une somme de 2 115 000 francs. Le château est acquis en 1843 par la famille Juttard-Lannivon. En ruine, il est démoli en 1926. Les remparts qui subsistent datent de 1380 et la porte date de la fin du XVème siècle ; | |
la fontaine Notre-Dame-de-la-Fosse (XVIIIème siècle) ; | |
le cimetière (1791), propriété de la commune de Guémené-sur-Scorff depuis 1807 ; | |
le relais de diligence (XVIIème siècle) ; | |
la maison (Vème siècle) située rue Mazé. Il s'agit d'une maison à colombage ; | |
la maison Le Cunff (XVIIIème siècle) ; | |
la maison du Sénéchal (XVIIIème siècle), située rue principale ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUEMENE-SUR-SCORFF
(à compléter)
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