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GUEMENE-SUR-SCORFF

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La commune de Guémené-sur-Scorff (bzh.gif (80 octets) Ar Gemene) est chef lieu de canton. Guémené-sur-Scorff dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEMENE-SUR-SCORFF 

Guémené-sur-Scorff dérive de la dénomination médiévale de Kemeret-Guégant (commanderie de Guegant).

Guémené-sur-Scorff est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen, aujourd'hui disparue. Guémené existe dès le Vème siècle. On y trouve une motte féodale vers 1050, édifiée par Guégant (ou Guegant), fils de Périou ou Piriou (fondateur de la Roche-Périou, en Priziac, et petit-fils de Benedic, comte de Cornouaille) et neveu d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille. Guégant donne son nom au lieu : Kemenet-Guégant (le fief de Guégant), devenu par adoucissement et par abréviation Guémené. A l'origine, Kemenet-Guégant n'est qu'une simple châtellenie dépendant de La Roche-Périou, en Priziac, et un arrière-fief du comté de Porhoët. Les biens de la famille de Guégant tombent, au début du XIIème siècle, entre les mains de la famille Rohan. Alain Ier devient, vers 1120, propriétaire de Guémené.

La motte féodale est remplacée au XIIème siècle par une forteresse de pierre, qui appartient alors au vicomte de Rohan. Cet édifice est, semble-t-il, endommagé par une attaque de Henri II Plantagenet, vers 1180. Guémené reste à la famille Rohan jusqu'au 29 septembre 1251, date à laquelle Mathilde ou Mabile ou Marie de Rohan, fille d'Alain V et soeur d'Alain VI, reçoit le domaine lors de son mariage avec Robert de Beaumer ou de Beaumetz. Le 28 juin 1280, Ranou de Beaumès cède à son frère Thomas, les terres et le château de Guémené-Guingamp. Le château est assiégé en décembre 1342, par les Anglais qui le conservent jusqu'en 1369. La seigneurie, la ville et le château sont donnés en 1354, par le roi Edouard III d'Angleterre à Roger Davy, capitaine anglais marié à Jeanne de Rostrenen, veuve du vicomte de Rohan. En 1377, Jean Ier, vicomte de Rohan, rachète les fiefs de Guémené et de la Roche-Périou, de Jeanne de Baumer, femme de Jean de Longueval, et donne ces domaines, en 1384, à son fils Charles. En 1795, 1 500 royalistes attaquent Guémené-sur-Scorff avec à leur tête Jean Jean. En 1387, des indulgences sont accordées par le Saint-Siège : " Dilecto filio nobili viro Johanni vicecomiti de Rohan, Venetensis diocesis, salutem .. Ex tenore siquidem petitionis tue nuper nobis oblate percepimus quod tu …, ob precipue devotionis et sincere dilectionis affectum quem ad ordinem predicatorum et ad personas ejusdem ordinis gessisrti hactenus et adhuc geris, unum locum seu conventum fratrum ordinis predicatorum predicti in villa tua de Remenetguemgamp Venetensis diocesis, cum ecclesia, campaniti et campana, cimiterio, domibus et aliis necessariis officinis pro fratribus predictis fundare, edificare ac de bonis propriis sufficienter dotare proponis ; quare nobis humiliter supplicasti ut faciendi premissa licentiam tibi concedere dignaremur. Datum Avenione, XV kalendas septembris anno 9° (18 août 1387) " (Archives du Vatican).

Guémené-sus-Scorff dépendait autrefois du doyenné de Kemenet-Guégant. Guémené prend le nom de Guémené-sur-Scorff en 1801.

Note : Ancienne trève de Locmalo, Guémené doit sou origine à un château féodal, construit vers 1050 par un seigneur nommé Guégant. C'est de lui que vient le vieux nom de Kemenet-Guégant, c'est-à-dire le Fief de Guégant, devenu ensuite par adoucissement et par abbrévation Guémené. Ce Guégant était fils de Périou, fondateur de la Roche-Périou, en Priziac, et neveu d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille. Plus tard ce fief passa aux vicomtes de Rohan qui devaient au Duc un chevalier pour cette terre (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de GUEMENE-SUR-SCORFF

l'église Notre-Dame-de-la-Fosse (XIXème siècle), reconstruit vers 1820. Le clocher date du XVIIIème siècle et s'élève à proximité de l'église actuelle : il abrite quatre cloches. L'ancien clocher s'était écroulé en 1757. Cette église de forme carrée et surmontée d'un dôme, dont la construction a été décidée par la fabrique de Guémené(-sur-Scorff) en 1761, a remplacé une ancienne église collégiale du XIVème siècle qui disparut à la Révolution, malgré de nombreuses vicissitudes. Un collège de chanoines est fondé en 1529 par Marie et Louis IV de Rohan, les seigneurs de Guémené. Le choeur de l'église est agrandi au XVIème siècle pour accueillir le chapitre (six chanoines) et des stalles y sont installés. Les stalles sont remaniées en 1932 et seuls sont conservés aujourd'hui les panneaux sculptés. Ces panneaux sculptés ornent aujourd'hui les autels latéraux et constituent les seuls vestiges de l'ancienne collégiale ;

Nota 1 : Au point de vue religieux, l'église de Guémené, dédiée à Notre-Dame de la Fosse, était le siège d'une trêve de Locmalo, quand, en 1529, Marie de Rohan, dame de Guémené, et Louis V, son fils, y fondèrent une collégiale pour un prévôt et six chanoines : établissement ratifié, le 24 décembre de la même année, par François de Salvagne, vicaire général de Vannes. (Pr. III. 989). En vertu de la fondation, le recteur de Locmalo, qui était déjà doyen du Kemenet-Guégant, devait être à perpétuité le prévôt de la collégiale, et être présenté, ainsi que les chanoines, par les sires de Guémené. Sa prébende paroissiale fut érigée en canonicat, et une rente de cent livres fut assignée à chacun des chanoines, comme base de leur canonicat. Quatre archiprêtres, ou chantres, furent adjoints aux chanoines, pour les aider à chanter, tous les jours, la messe et l'office, et six enfants de choeur complétèrent la fondation. Cet établissement, fortifié par d'autres ressources, se maintint assez prospère pendant deux siècles. Mais, en 1757, on supprima un canonicat et les quatre archi-prêtrises ; puis, en 1783, à la faillite du prince de Guémené, on cessa de recevoir la rente de 600 livres fournie jusqu'alors par la famille. Bientôt un des chanoines se retira, trois autres moururent, et, à la fin de 1786, il ne restait que M. Le Gruyer, recteur de Locmalo, et M. Le Briz, chanoine, qui s'occupaient, le premier de sa paroisse, et le second de la ville de Guémené. En 1790, les revenus de la collégiale n'étaient plus que de 2,487 livres. L'office canonial se faisait dans le choeur de l'église de Notre-Dame, et la messe de la trêve se célébrait dans le transept de Saint-Antoine de Padoue ; à côté de cette aile s'élevait la tour, qui tomba le 27 novembre 1756 ; l'autre aile était la chapelle du prince de Guémené et renfermait l'autel du Rosaire. Outre l'église collégiale, il y avait une chapelle de Saint-Gilles dans le cimetière. Il y avait aussi, près de Notre-Dame de la Fosse, un hôpital fondé par les seigneurs de Guémené. En 1642, il fut, avec l'autorisation du prince, transféré à la rue Neuve, où l'on construisit de nouveaux bâtiments et une chapelle sous le nom de Saint-Joseph. Les sœurs hospitalières de la Miséricorde de Jésus, appelées ici en 1672, s'établirent sur l'emplacement de l'hôpital primitif, et y construisirent une maison et une chapelle en l'honneur de saint Augustin. Transférées en 1724 à la rue Neuve, elles quittèrent l'établissement en 1783, et furent remplacées par les Filles de la Sagesse, qui y sont encore. La maison, trop vaste pour un petit hôpital, sert à loger les personnes qui veulent prendre part aux retraites spirituelles, qu'on y donne trois ou quatre fois par an. Une chapellenie avait été fondée .en 1523 par le prêtre Jacques Boutin, chargée de deux messes par semaine à célébrer à l'autel de Saint-Jacques dans l'église collégiale, et dotée d'une rente annuelle de 25 livres monnaie. Guémené relevait de la sénéchaussée royale d'Hennebont. Le doyenné ecclésiastique n'avait pas les mêmes limites que la principauté ; il comprenait les paroisses et trêves de Bieuzy, Cléguérec, Guern, Langoélan et le Merzer, Lescoet Plélauff, Lignol, Locmalo, Malguénac et Stival, Mellionec, Melrand, Persquen, Ploërdut, Plouray, Priziac, Saint-Tugdual, Séglien et Silfiac. Guémené n'avait point de communauté de ville ; c'est seulement en 1790, qu'il fut érigé en commune et en chef-lieu de canton du district de Pontivy ; il comprit dans sa circonscription cantonale Locmalo, Persquen et Silfiac. Pendant les troubles, on vendit nationalement trois maisons et leurs dépendances, appartenant à la collégiale, et de plus une maison et un jardin, dépendant de la fabrique. En 1801, le canton de Guémené perdit Silfiac, mais il eut en retour Langoélan, Lignol, Ploërdut, Saint-Caradec-Trégomel et Saint-Tugdual. En 1802, il fut érigé canoniquement en paroisse, distincte de Locmalo, et en cure de canton. On l'appelle aujourd'hui Guémené-sur-Scorff, pour le distinguer de Guémené-Penfao (Loire-Inférieure). En 1891, sa superficie est de 109 hectares seulement, mais sa population est de 1865 habitants. C'est à Guémené qu'est né, en 1796, Hippolyte-Magloire Bisson, l'intrépide marin. Il se trouvait, en 1827, dans les mers du Levant, alors infestées de pirates grecs. Chargé de conduire un brick corsaire capturé, il se vit, avec quinze français, abordé, le 4 novembre, à 10 heures du soir, par deux navires contenant plus de cent pirates. Neuf français furent tués et Bisson blessé. C'est alors, qu'ordonnant au pilote Trémentin, qui combattait encore sur le pont, d'avertir les français survivants de se jeter à la mer, il s'écria : « Adieu pilote ! voilà le moment de nous venger ». Et mettant le feu aux poudres, il se fit sauter avec le navire... Le lendemain matin, on retrouva sur le rivage les corps de trois français, et 70 cadavres grecs qui attestaient que le plan de l'héroïque Bisson avait eu son plein effet. Pour rendre hommage à sa bravoure, Guémené lui a élevé un monument dès 1831. C'est une simple colonne en marbre noir, avec base en granit, sur les faces de laquelle on a relaté la date de sa naissance, celle de sa mort, ainsi que l'acte de sublime patriotisme par lequel il sacrifia sa vie : Mort en héros, pour son roi et pour la patrie, ses amis le pleurent, la France le regrette, et ses frères d'armes envient son sort (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

le château de Rohan (XIVème siècle), remanié au XVème siècle. Le premier château est édifié au XIème siècle par la famille Guegant (ou Guégant). Il est remplacé au XIIème siècle par une forteresse qui appartient à la famille Rohan. Remanié au XIIIème siècle, il devient la propriété de Mabile ou Mathilde de Rohan (épouse de Robert de Beaumer ou de Beaumetz) en 1251, puis la propriété du duc de Bretagne (après 1369). A la mort du duc Jean III, en 1341, une lutte s'engage pour sa succession entre Charles de Blois et Jean de Monfort. Le capitaine de la place forte de Guémené est alors un nommé Raynaud. En juillet 1342, sur ordre de Charles de Blois, Louis d'Espagne assiège Guémené qui se rend. Louis d'Espagne nomme alors Gérard de Malin, capitaine de Guémené et Pierre Porteboeuf lui succède un peu plus tard. En décembre 1342, se sont les Anglais, alliés de Montfort, qui mettent le siège devant Guémené. Les Anglais finissent par quitter Guémené en 1369. En 1371, Jeanne de Rostrenen cède Guémené au duc Jean IV, contre une rente viagère de mille livres. Ce dernier rend Guémené à Jeanne de Beaumer, sa légitime propriétaire et à son époux Jean de Longueval. En 1377, le vicomte Jean Ier de Rohan épouse en secondes noces Jeanne de Navarre et achète au sire de Longueval "la ville, chatel et chatelenie de Kemene-Guegant" pour 3 400 francs d'or. Le 31 octobre 1378 l'acquisition par le vicomte de Rohan des châtellenies de Kemené-Guegant et de la Roche-Périou est confirmée par le roi Charles V. Charles de Rohan, fils de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Navarre, hérite en 1384 "des châtellenies, villes et forteresses de Quesmenet-Guegon....". Charles de Rohan-Guémené épouse, en 1406, Catherine du Guesclin, et tous les deux constituent la souche de la branche des Rohan-Guémené. Vers 1474, Louis Ier de Rohan-Guémené (époux de Louise de Rieux) édifie le château actuel. Les travaux se prolongent jusqu'en 1486. L'enceinte d'une hauteur de 15 mètres et de 300  mètres d'étendue, est défendue par huit tours (y compris le donjon). En 1522, Louis IV de Rohan-Guémené et son épouse Marie de Rohan font désarmer le château pour en faire un palais. L'évêque Claude de Rohan meurt au château de Guémené le 8 juillet 1540, ainsi que Marie de Rohan (épouse de Louis V), le 9 juin 1542. En septembre 1570, Charles IX érige Guémené en principauté, par lettres patentes données à Monceau, en faveur de Louis VI de Rohan-Guémené. Le château est pris par Gabriel de Goulaine (bras droit de Mercoeur) et ses troupes catholiques vers 1589, alors que Louis VI de Rohan avait quitté la place en demandant à Thomas Tuault du Palevart et au capitaine de Saint-Georges de le défendre (la garnison comprenait alors les sieurs de Kerdisson, de Launay, de Rimaison, de Kermahon, de Kerhourin et quelques aventuriers). Le 28 janvier 1590, le château est repris par les royalistes sous les ordres du Prince de Dombes. En avril 1591 et en janvier 1592, les Ligueurs tentent à nouveau, mais sans succès, à réinvestir le château. En 1592, se sont des soldats espagnols de la Ligue qui occupent le château durant trois semaines. En avril 1598, suite à la signature de l'Edit de Nantes par Henri IV, les Espagnols quittent alors la Bretagne. Vers 1629, le château commence à être démantelé sur l'ordre du roi Louis XIII. On tente de restaurer le château vers 1644. Un aveu de 1682 décrit brièvement le château : "le château de Guémené, clos et fermé de hauts et puissants murs, garnis de machicoulis et canonniers, de huit tours et pavillons, avec plusieurs corps de logis, environnés et renfermés de douves et fossés, larges et profonds et pleins d'eau, fermant à pont-levis ; l'étendue duquel contient en fonds, compris les douves, quatre journaux et demi. Le dit château et la ville de Guémené sont tenus du Roi comme chatellenie ancienne à haute, moyenne et basse justice, avec toutes les prérogatives de l'édit de principauté en 1570, à laquelle sont annexés les seigneuries et fiefs de Léon, La Roche Moysan, Tréfaven et Plouhinec". Partiellement restauré au XVIIIème siècle (vers 1775) par le prince Jules-Hercules de Rohan, le château est confisqué comme bien d'émigré par la loi du 12 février 1792, et sert alors de prison militaire durant la Révolution (il héberge environ 500 prisonniers anglais). En 1795, le 29 janvier, la garnison de Guémené, surprise par les chouans, se réfugie dans le château et laisse l'ennemi piller la caserne et brûler les papiers de la municipalité. En 1803, il est désigné pour loger des invalides, en 1804 ou 1808 pour servir de caserne. La princesse de Rohan-Guémené décède en 1807 et le prince Henri-Louis décède à Prague en 1808. En 1814, la duchesse de Montbazon reçoit la succession de Guémené et revend le tout à un nommé Declerq, banquier de Tournay, pour une somme de 2 115 000 francs. Le château est acquis en 1843 par la famille Juttard-Lannivon. En ruine, il est démoli en 1926. Les remparts qui subsistent datent de 1380 et la porte date de la fin du XVème siècle ;

Nota 2 : En 1251, Mabile de Rohan, soeur d'Alain VI, épousa Robert de Beaumez et reçut en dot le château de Guémené-Guégant, qu'elle transmit à ses descendants, Philippe, Eon Guillaume (Pr. I, 1113, 1192), et Thomas. (A. de la Borderie. Recueil, p. 229). En 1354, Roger David eut la jouissance momentanée de cette châtellenie par suite de confiscation (Ib. 1493). En 1377, Jean I, vicomte de Rohan, acquit de Jeanne de Beaumez, épouse de Jean de Longueval, pour la somme de 3,400 sous d'or, les châtellenies de Guémené et de la Roche-Périou ; ces seigneuries comprenaient alors Priziac, Saint-Tugdual, Ploërdut, Langoélan, Lescoet, Silfiac, Leshernin en Séglien, Locmalo, Persquen et Lignol (Pr. II, 176). En 1380, le duc Jean IV y annexa la châtellenie de la Roche-Moysan, qui comprenait Meslan, Guiligomarch, Arzano, Redené, Lesbin-Pontscorff, Gestel, Guidel, Quéven, Ploemeur, une partie de Plouay, et Groix. (Pr. II. 282, 284, 378, 438, 659). En 1384, le susdit vicomte Jean I donna ces trois châtellenies à son fils cadet, Charles ; celui-ci épousa, en 1406, Catherine du Guesclin, et fut la tige des Rohan de Guémené. Louis I, son fils, lui succéda en 1438, épousa Marie de Montauban et acquit le manoir de Tréfaven, près de Lorient. Louis II, sire de Guémené, de la Roche-Périou, et de la Roche-Moysan, en 1457, épousa, en 1463, Louise de Rieux, qui lui apporta les terres de Plouguernevel, Mellionec, Plouray et Saint-Caradec, recueillit en 1466 la riche succession des Montauban, construisit le château actuel de Guémené, fut créé baron de Lanvaux en 1485, et mourut en 1508. Louis III, seigneur de Montauban et de Remefort, épousa, en 1492, Renée du Fou, dame de Montbazon et de Sainte-Maure, et mourut en 1498, avant son père. Louis IV recueillit l'héritage de son père, de sa mère et de son aïeul, épousa Marie de Rohan, fille du vicomte Jean II, en 1511, et mourut en 1527. Louis V concourut avec sa mère, en 1529, à la fondation d'une collégiale à Guémené, épousa Marguerite de Laval, fille de Guy XVI, fut comte de Montbazon en 1534, et fut inhumé en 1557 à Notre-Dame de la Fosse. Louis VI, l'aveugle, marié en 1557 à sa cousine Éléonore de Rohan, dame du Verger en Anjou, de Rochefort, etc., obtint, en 1570, l'érection de Guémené en principauté, et en 1588 celle de Montbazon en duché-pairie. Pierre de Rohan, comte de Montauban, puis, en 1611, prince de Guémené, ne laissa qu'une fille ; mais son frère Hercule, comte de Rochefort en Beauce, puis duc de Montbazon, continua la descendance masculine. Louis VII de Rohan, marié à sa cousine Germaine-Anne, princesse de Guémené, devint grand veneur de France, et en 1654 duc de Montbazon ; il mourut à Paris en 1667, et sa veuve en 1685. Charles II de Rohan épousa, en 1653, Jeanne-Armande de Schomberg et devint en 1667 prince de Guémené, duc de Montbazon, comte de Montauban et de Rochefort, etc... Son frère Louis, appelé le chevalier de Rohan, scandalisa la cour par sa conduite, se jeta dans une conspiration, et fut décapité à Paris en 1674. Charles III de Rohan épousa, en 1679, Charlotte de Cochefilet, succéda à son père en 1699, et mourut lui-même en 1727 à Rochefort en Beauce. Hercule-Mériadec de Rohan, comte de Rochefort, puis prince de Montbazon, devint en 1727, à la mort de son père, prince de Guémené et duc de Montbazon , etc... Jules-Hercule-Mériadec, dit le prince de Rohan, marié, en 1743, à Marie-Louise de la Tour d'Auvergne, fille du duc de Bouillon, émigra en 1791. Henri-Louis-Marie, dit le prince de Guémené, épousa, en 1761, Victoire de Rohan-Soubise, aboutit en 1783 à un déficit de 34 millions, qui l'obligea à vendre une partie de ses biens, et suivit son père en émigration. Charles IV de Rohan servit en Autriche, rentra en France en 1814, reprit les titres à défaut des biens de ses ancêtres, et mourut en 1835, laissant une fille unique. Ses cousins, héritiers de ses titres, habitent aujourd'hui (en 1891) les châteaux de Sichrow et de Lissa en Bohême, et parfois Prague et Vienne. Après la famille, voyons le château. Cette forteresse, reconstruite à la fin du XVème siècle par Louis II de Rohan, affecte une forme irrégulière. L'enceinte, garnie de tours, les unes rondes, les autres carrées, est entourée d'une douve large et profonde. Ce château était commandé en 1589 par le sieur de Saint-Georges, capitaine de Guémené, quand il fut assiégé par Gabriel de Goulaine, à la tête d'un fort parti de ligueurs, et réduit à capituler le 7 décembre (Pr. III. 1503). Les habitants de la ville, qui avaient transporté leurs meubles dans le château, furent autorisés à les retirer, à condition de signer l'édit d'Union. On retrouve encore parfois, dans les terrains environnants, des boulets en pierre, témoins muets de la violence de la lutte. Ce château fut démantelé, comme tant d'autres, sous Louis XIII ; mais, en 1755, il fut réparé par le prince Jules-Hercule de Rohan, suivant cette inscription, qui gît aujourd'hui (en 1891) dans les douves : Reparata, aucta et ornata. 1755. Confisqué, comme bien d'émigré, par la loi du 12 février 1792, il servit, dès cette année, de prison à 500 Anglais. En 1795, le 29 janvier, la garnison de Guémené, surprise par les Chouans, se réfugia dans le château, et laissa l'ennemi couper l'arbre de la liberté, piller la caserne, et brûler les papiers de la municipalité. En 1803, il fut désigné pour devenir un quartier d'invalides, mais, dès l'année suivante, il fut transformé en caserne et il conserva cette destination jusqu'à la fin de l'Empire. Vendu par l'Etat en 1843, et laissé sans entretien, il s'en va graduellement en ruine. Les douves sont devenues prairies ; le pont-levis a fait place à un pont ordinaire ; la cour, transformée en un jardin, était entourée d'une galerie en hémicycle du côté de la porte d'entrée. Les murs, en grand et moyen appareil, ont une épaisseur de 2m,50 à 3 mètres, et avaient jadis 20 mètres de hauteur. De l'ancienne chapelle, il ne reste qu'un devant d'autel et un fragment de porte ou de fenêtre. On voit encore des restes de grandes cheminées, dont les chambranles ont près de 4 mètres de longueur, avec des pieds-droits cannelés et des frises sculptées en palmettes. Dans un des pavillons se trouve une petite salle de bains dallée, avec deux réservoirs. Dans le jardin on voit plusieurs boulets de granit de 0m,50 de diamètre environ ; on en a trouvé un grand nombre dans un souterrain du château. A la base d'une des tours, on remarque l'entrée d'un autre souterrain, qui paraît se diriger vers l'église de Notre-Dame de la Fosse. Les sires de Guémené, comme tous les grands seigneurs et barons de Bretagne, avaient haute, moyenne et basse justice sur tous leurs sujets, et pour l'exercer ils avaient un sénéchal, un alloué, un procureur fiscal, un substitut, un greffier, sans compter les avocats, les huissiers, les notaires, etc... (Pr. III. 968). Ils avaient en outre, à cause de leurs immenses revenus, une Chambre des Comptes, composée d'un président et de plusieurs auditeurs, devant qui les receveurs et fermiers de la seigneurie rendaient leurs comptes, sous peine de prison ou autre châtiment, suivant les cas (Ib.). Comme chefs militaires, ils avaient des capitaines pour gouverner leurs divers châteaux, des garnisons composées de gentilshommes et de servants, tous nourris et entretenus, ainsi que les chevaux, aux frais du seigneur, On peut voir, dans les Preuves de D. Morice, III. 1039, la liste nominative des seigneurs, des employés et des domestiques, qui étaient à la charge de Louis V de Rohan­-Guémené en 1540 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la fontaine Notre-Dame-de-la-Fosse (XVIIIème siècle) ;

le cimetière (1791), propriété de la commune de Guémené-sur-Scorff depuis 1807 ;

le relais de diligence (XVIIème siècle) ;

la maison (Vème siècle) située rue Mazé. Il s'agit d'une maison à colombage ;

la maison Le Cunff (XVIIIème siècle) ;

la maison du Sénéchal (XVIIIème siècle), située rue principale ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUEMENE-SUR-SCORFF

(à compléter)

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