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Bienvenue chez les Guémenéens

GUEMENE-PENFAO

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La commune de Guémené-Penfao (pucenoire.gif (870 octets) Gwenvenez-Penfaou) est chef lieu de canton. Guémené-Penfao dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEMENE-PENFAO

Guémené-Penfao vient du breton "Gwen" (blanc) et de "menez" (colline), de "pen" (extrémité) et de "faou" (hêtre).

Guémené-Penfao est composé de quatre villages : Guémené et Penfao (réunis en 1633 par Henri de Bourbon, prince de Condé), et Beslé et Guénouvry (rattachés à la commune après la Seconde Guerre Mondiale). 

Après la victoire de Nominoë en 846, le territoire passe entre les mains des comtes de Nantes jusqu'au XIème siècle. Le fief de Guémené est alors intégré aux Régaires des évêques de Nantes jusqu'au XIIIème siècle. La châtellenie de Guémené appartient dès 1400 au sire de Derval : elle comprend alors une partie de la paroisse de Guémené-Penfao et s'étend en Conquereuil, Avessac et Beslé. En 1560, la châtellenie de Guémené, ainsi que celle de Jans et Anguignac se trouvent annexées à la baronnie de Derval. Tout relevait alors du roi et du Présidial de Nantes. Après 1540, la seigneurie de Guémené passe entre les mains des ducs de Montmorency, qui obtient du roi l'union de la seigneurie de Derval à la baronnie de Châteaubriant, en avril 1554. En 1634, la seigneurie revient aux princes de Condé. Louis de Bourbon, prince de Condé, mort en 1740, nomma pour sa juridiction : Félix de La Haie-Jousselin et Théodore Potiron de Coésnerion, intendants. En 1830, le fief de Guémené est acquis par le duc d'Aumale, Henri d'Orléans. 

Deux autres familles nobles résident à Guémené, la famille Bruc et la famille Becdelièvre. La seigneurie de Bruc, qualifiée châtellenie, relève de la baronnie de Derval, ou plutôt de la châtellenie de Guémené-Penfao membre de cette baronnie. Un "rolle rentier de la châtelleniie de Bruc" dressé en 1737 nous apprend que cette seigneurie s'étend alors dans les trois paroisses de Guémené-Penfao, Avessac et Conquereuil.

Penfao était autrefois un prieuré et une frairie de Guémené qui se trouvait « à l’extrémité d’un bois de hêtre », d'où son nom.

La paroisse de Beslé est fort ancienne et l'on conserve les registres d'état civil de 1540 à 1792. Elle est redevenue indépendante en 1826 et elle a eu pour curés successifs : Joseph Duranceau, Le Tilly (de 1830 à 1843), André Boutoleau, Mathurin Guibaud (de 1848 à 1870), Olive Blaise, Gabriel Maréchal (de 1874 à 1883), Nicolas Lescaudron, l'abbé Moullié, ... 

La création de la paroisse de Guénouvry et l'érection de l'église ont lieu de 1840 à 1846. Les curés successifs sont : Léobin Arlais, Merlaud, Chélet, Méchinaud, Birot, Lecarre, Hervé, Labbé, Boué, Joseph Daniel, .... La grande voie romaine Nantes à Rennes, traversait Guénouvry entre les "Quatre Contrées" près de Dastres, et Tahun, pour franchir le Don à Pontveix. Aux "Quatre Contrées", elle coupait une autre voie de Nozay à Redon. Dastres désignait l'emplacement du camp qui gardait le carrefour. Les villages de Guénouvry sont Mézillac, Saint-Georges, La Vallée, Le Tenou, Tréguély, Les Rivières, Les Saints, Tahun tout près de Don. Plus en arrière de Guénouvry, on trouve Dastres, Ligancon, Claye, Le Verger. Un manoir aurait existé à Dastres jusqu'au XIIème siècle, un autre à Claye. On y trouvait aussi jadis le château de Bruc, incendié le 9 mai 1480 lors de la querelle entre François II, duc de Bretagne, et Louis XI. La châtellenie de Bruc avait droit de justice, guet, fuie, garennes, moulins, four banal. 

Le nom de Guémené a subi de nombreuses altérations au cours des siècles. On trouve en particulier les écritures suivantes : Winmonid (d’après le cartulaire de Redon, du IXème siècle), Wenmened (d’après une charte de Louis IV, roi de France, en 1123), Wenmonid (d’après de la Borderie, dans son « Histoire de Bretagne »), Kémené (d'après Ogée, dans son dictionnaire), Gemené (d’après le cartulaire de Buzay, en 1205), et encore Gwenvenez, Guémené, Guermené, Guéménée, etc… 

Nota : Gillette Rouaud épouse dans la chapelle de Tréguel (en Guémené-Penfao), le 11 septembre 1683, Gabriel de Becdelièvre, seigneur du Brossay, en Guémené-Penfao (fils de Claude Becdelièvre et de Gilonne Costard). Le fils de Gabriel, René François de Becdelièvre épouse le 21 février 1713 en la chapelle de Tréguel, Gabrielle Saulnier, fille de Georges Saulnier et de Marguerite Becdelièvre. René Rouauld seigneur de Tréguel (en Guémené-Penfao) épouse en septembre 1633 Nicole de Becdelièvre, fille de François Becdelièvre, seigneur du Boisbasset (en Maure) et de Françoise de Limoges. la terre noble de Tréguel est, en 1577, la propriété de Pierre Rouaud et de son épouse Jeanne de Couédé. René Rouaud, époux d'Aliénor de Kerpoisson, seigneurs de Tréguel, est inhumé en 1633 en l'église paroissiale de Guémené-Penfao. Le fils de ce dernier, René Rouaud, époux de Marguerite Maudet de Penhoët est inhumé aussi en 1694 dans l'église paroissiale de Guémené-Penfao. 

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PATRIMOINE de GUEMENE-PENFAO

l'église Saint-Michel (XIX-XXème siècle), édifiée en 1886. Cette église remplace un édifice primitif. Jusqu'en 1850, on voyait encore dans la primitive église, la bande ou lisière sur laquelle étaient répétées les armoiries des Condés, seigneurs supérieurs. La façade sud de l'église actuelle date du XXème siècle ;

l'église de Guénouvry. La statue de la Vierge à l'Enfant date du XIVème siècle et semble venir de la chapelle de Sainte-Anne ;

l'église de Beslé, restaurée en 1843. Elle a de beaux vitraux riches en couleurs ;

la chapelle Saint-Yves (Moyen Age), située route de Massérac. Cette chapelle appartient primitivement à la frairie de Pussac, placée sous la protection des seigneurs de Montnoël : elle est alors dédiée à saint Julien. L'ancienne chapelle Saint-Julien de Guémené (dédiée par la suite à Saint-Jean), avait été fondée au moyen-âge par les seigneurs de Montnoël pour leur servir d'enfeu. La chapelle est reconstruite en 1709. Elle était rectangulaire, son chevet polygonal et sa voûte était peinte. On y faisait jadis des baptêmes, des mariages et des enterrements. En 1628, est inhumée dame Françoise d'Aiguillon, fille de Charles d'Aiguillon et de demoiselle Denise Guéhénneuc. En 1674, est inhumée Denise Guéhénneuc dame de Juzet, Montnoël, Rennefort et Anguignac, compagne en premier mariage de Jacques Le Borgne, seigneur de Villeneuve et d'Anguignac, et en second mariage de Charles d'Aiguillon. Le chapelain était alors Jean Houguet qui signe "chapelain de Juzet et de Saint-Jean". Une ancienne dalle tumulaire datée du XVème siècle et provenant de cette chapelle se trouve rue du Grand Moulin : elle est en granit et le gisant est gravé en creux, les mains jointes. Autour de la pierre une épitaphe en lettres gothiques presque illisibles, il s'agit vraisemblablement d'un seigneur de Montnoël du XIVème siècle. Cette chapelle, qui sert de mairie pendant la Révolution, est détruite vers 1880 ;

la chapelle Sainte-Anne ou de Lessaints (ou de Lieu-Saint), fondée au Moyen Age par les moines venus de Ploërmel (et/ou, semble-t-il, par les aïeux de Maximilien de La Chênaie, au retour de la septième croisade avec Saint-Louis). Ce lieu "le Lieu-Saint", occupé par un ermite appelée le solitaire de Lessaints, aurait eu la visite de la duchesse Anne de Bretagne qui "aurait tiré de son aumônière une poignée de pièces d'or". C'est ainsi que la chapelle a pris le vocable de Sainte-Anne de Lessaints. Le pèlerinage de Sainte-Anne de Lessaints était très réputé. Vers 1850, cette chapelle tombe en ruines, elle est alors relevée sur les mêmes plans et dotée d'une cloche. Un vitrail du XXème siècle représente un épisode de la colonisation française. A gauche de l'autel, se trouve une statue en bois représentant Saint-Méan ;

la croix de Bruc (XVIII-XXème siècle), située route de Guénoury. Cette croix est restaurée en 1967 et commémore l'une des ultimes batailles de la Révolution Française le 17 juillet 1796 ;

le château de Trénon (1873-1875), situé à Beslé. Ce domaine est mentionné aux XIIIème et XIVème siècles. Il appartient au XVIème siècle à la famille Godart de Juset. En 1541, il devient la propriété des seigneurs Marbré de Fresne, puis de la famille Marbré de Trénon. Le domaine est acquis au milieu du XVIIIème siècle par la famille Saint-Germain qui décide d'abandonner le manoir du XVIème siècle et de reconstruire un nouveau château, béni en septembre 1875 par Mgr Grolleau, évêque d'Evreux. La croix située à l'entrée du château date de 1873-1875. Le colombier et l'oratoire datent du XVI-XVIIème siècle : ils comportent tous les deux les armes de la famille Marbré de Trénon ;

le manoir de Trémelan (XIIIème siècle), situé route de Plessé. Propriété, à l'origine, de la famille Le Veyer ou Vigier. Il possédait jadis une chapelle dédiée à Saint-Mélan ou Mélar. Au XIVème siècle, le manoir passe entre les mains des seigneurs de Bruc ;

le Grand-Logis (XIV-XV-XIXème siècle), situé Place Simon (la famille Simon a donnée 6 maires à la ville de Guémené-Penfao et 3 députés à l'Assemblée nationale). Les seigneurs supérieurs en firent leur résidence de passage pour leurs chasses et pour marquer leur autorité, puis ce fut un centre judiciaire. Cette demeure aurait accueilli en 1354 Bertrand Du Guesclin. Le manoir passe ensuite sous l'autorité de Guillaume II de Bruc. Vendu comme bien national sous la Révolution, il devient alors la propriété de Louis Julien Mahé, sénéchal des comtes de Bruc. Le porche date du XVème siècle. La cheminée date du XVIIème siècle ;

la maison Garde-Dieu (XVème siècle), située rue Garde-Dieu et fondée vers 762 par les moines de l'abbaye de Redon pour accueillir les pèlerins ;

l'arche de Condé (vers le XVIIème siècle), situé rue du Grand-Moulin. Seul vestige de l'ancien pont de pierre construit après 1633 par le prince de Condé, Henri de Bourbon ;  

le logis des Bruc, situé à Guénouvry. Suite à l'incendie de 1480, il est décidé de reconstruire l'édifice. La nouvelle construction comprend alors trois bâtiments en fer à cheval dont il ne subsiste aujourd'hui que la partie centrale restaurée en 1865. Un des Bruc, Guéthenoc de Bruc, prend part à la bataille d'Hasting en 1066. Trois membres de la famille de Bruc partent en croisade, dont Guillaume de Bruc, époux d'une fille Callac. Alain de Bruc est évêque de Dol en 1268. Jean de Bruc est évêque de Saint-Brieuc, élu en 1429. Trois autres de Bruc sont successivement prieurs de l'abbaye de Saint-Georges de Penfao, dans laquelle existe des reliques de Saint-Georges. François de Bruc, seigneur de Vieillecour sert ardemment le duc de Mercoeur vers 1590. En 1596, Anne de Bruc, héritière de la branche aînée, épouse son cousin Guillaume de Bruc, seigneur de Vieillecour. A la mort de Joseph de Bruc, époux de Jeanne Le Prestre de Châteaugiron, le fils Louis-Benoît de Bruc, épouse Jeanne de La Pommeraye de Kérambar, famille du Loroux-Bottereau. Auguste de Bruc de Montplaisir prend possession du domaine en 1808, et à sa mort en 1846, le propriétaire est Hyppolite de Bruc, époux de Pauline Saint-Mars, qui meurt au château de Bruc en 1890. Ses enfants sont : Marie (Mme de Sury), Mme de Coy, Mme de Sapinaud, Mme de Boisaubin et Jeanne de Bruc (née à Guémené en 1850 et décédée en 1926). Le château devient ensuite la propriété des Morendeau et Potiron de Boisfleury, avant de revenir entre les mains de la famille de Bruc ;

le lavoir (XIX-XXème siècle), situé rue du Grand-Moulin ;

l'hôtel de Ville (1889). La façade est ornée d'un clocheton ;

12 moulins dont le moulin à eau de la Garde, du Pavillon, de la Vallée, Brehaud, de Ligançon, Grand Moulin du Bourg, du Pont des Claies (XVIIIème siècle), de Juzet (XVIIIème siècle) et deux usines ;

A signaler aussi :

les ruines d'un camp romain situé au lieu-dit Camargeois, au sud de la route de Redon ;

l'ancienne voie romaine menant de Rennes à Nantes et qui traversait Beslé ;

aux Lieux-Saints, le point élevé marquerait l'emplacement d'un oppidum entouré de talus ;

près de Tréguély et Ligançon, se trouvait une série de pierres alignées que la légende a baptisée "chasse de Saint-Hubert" ;

le menhir renversé de Tahun. Il mesure 3m25 de haut, 3m de large et 1m30 d'épaisseur ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUEMENE-PENFAO

La châtellenie de Guémené, appartenant dès 1400 au sire de Derval, comprenait une moitié de la paroisse de Guémené-Penfao et s'étendait en Conquereuil, Avessac et Beslé. Parmi les rentes dues au seigneur figuraient plusieurs « mangiers » ou repas convertis en deniers. Le sire de Guémené levait certaines dîmes dans cette paroisse et dans celle d'Avessac ; il se disait fondateur des églises de Guémené, Avessac et Beslé ; il jouissait de la moitié des droits de la foire Saint-Michel de Guémené — d'un droit de coutume aux ponts de Guémené et de Lieu-Saint, et au passage de Beslé et d'un droit de « fief amorty sur la moitié de l'église et cimetière parochial de Guémené du costé vers midy, avec les chapelles Saint-Yves et de Lieu-Saint en ladite paroisse et le vieil presbytère de Conquereuil ». Enfin le prieur de Marsac (prieuré membré de l'abbaye de Redon) devait chaque samedi dire la messe à son intention (Déclaration de Derval en 1560). Quant au domaine proche de Guémené il semble ne consister en 1560 qu'en « le moulin du Sault-au-Chevreuil ô ses estangs ».  

La châtellenie de Bruc : Dans la paroisse de Guémené-Penfao, le manoir seigneurial de Bruc a donné son nom à l'une des plus anciennes familles de la chevalerie bretonne, portant pour armoiries : D'argent à la rose de gueules, boutonnée d'or. Cette famille connue depuis le XIème siècle, possède encore Bruc à la fin du XIXème siècle. Nous ne pouvons songer à faire l'histoire des seigneurs de Bruc dont la généalogie a été plusieurs fois imprimée et se divise en multiples rameaux. Qu'il suffise de signaler les principaux seigneurs du lieu : un sire de Bruc prit part à la conquête de l'Angleterre et se distingua en 1166 à la bataille d'Hastings — Guéthénoc et Guillaume Ier de Bruc, se croisèrent l'un en 1190 avec le roi Philippe-Auguste, l'autre, son fils, en 1248 avec le roi saint Louis — Guillaume II de Bruc, époux d'Adelice de Callac, prit part ainsi que ses quatre fils à la guerre de la succession de Bretagne, en défendant la cause de Charles de Blois — Pierre Ier de Bruc fut l'un des signataires en 1381 du traité de Guérande — Pierre II de Bruc, époux de Tiphaine de la Noue, dame de Vieillecourt, accompagna en 1425 le duc de Bretagne à Amiens — Guillaume, IV de Bruc, fils de Guillaume III et de Perrine de Baulon, fut fait prisonnier en 1487 en allant secourir le duc François II assiégé dans Nantes — René Ier de Bruc, fils du précédent et de Guillemette d'Esdrieuc, combattit avec son père et se maria à Raouline Provost — Pierre III de Bruc, issu de cette union, épousa Isabelle Goheau de Saint-Aignan et mourut en 1535 — Jean Ier de Bruc, leur fils se signala aux guerres d'Italie, s'unit en 1548 à Françoise Durant de la Minière, et décéda en 1560 — enfin Jean II de Bruc, fils de ces derniers, servit également le roi dans les guerres d'Italie, épousa Jeanne Robelot de la Voltaye, mourut à Nantes en 1584 et fut inhumé en l'église de Guémené-Penfao, dans l'enfeu seigneurial de sa maison. Il ne laissait qu'un fils Pierre de Bruc décédé jeune dès 1587, et une fille, Anne de Bruc, mariée en 1596 à son cousin Guillaume de Bruc, seigneur des Guilliers ; ainsi s'éteignit la branche aînée des sires de Bruc.

Guillaume V de Bruc, devenu par sa femme seigneur de Bruc, perdit en 1638 sa compagne, au château de Bruc, et mourut lui-même, fort âgé en 1653 — son fils aîné René II de Bruc lui succéda ; chevalier de l'Ordre du roi et époux de Renée de la Touche, il s'occupa beaucoup d'études historiques dans son manoir de Bruc — vinrent ensuite Louis de Bruc, seigneur dudit lieu, fils du précédent et reçu conseiller au Parlement de Bretagne en 1656 ; il épousa Lucréce Boux du Theil — René-François de Bruc seigneur dudit lieu, leur fils, également conseiller au Parlement en 1686, marié à Marie Hubert. — Jean-Baptiste de Bruc, seigneur dudit lieu, aussi conseiller au Parlement mourut à son château de Bruc le 16 juin 1759 et fut inhumé dans la chapelle Saint-Jean de l'église de Guémené ; sa veuve Jeanne-Thérèse Le Prestre de Châteaugiron lui survécut jusqu'en 1761 — leur fils, Louis-Jean comte de Bruc épousa à Rennes dès 1738 Anne-Sylvie du Breil de Pontbriant — Enfin Sébastien comte de Bruc s'unit à Paris, en 1768, à Marie de Sassenage.

La seigneurie de Bruc, qualifiée châtellenie aux siècles derniers, relevait de la baronnie de Derval, ou plutôt de la châtellenie de Guémené-Penfao membre de cette baronnie. Au mois de juin 1680, Louis XIV unit en faveur de Louis de Bruc une dizaine de fiefs à sa vieille seigneurie de Bruc ; ces fiefs se nommaient : Toullan, Rieux, Vauguillaume, Boisorhan, la Violaye, Clisson, le Pont des Drieux, Sanguignac, la Varanne et la Melinnaye (Archives du Parlement de Bretagne, 24e reg. des édits, 158). C'est à partir de cette union que la terre de Bruc reçut la qualification de châtellenie, quoiqu'il ne semble pas qu'elle ait été régulièrement érigée, en ce titre ; peut-être l'érection du marquisat de la Guerche, faite en 1682 en faveur d'un autre membre de la famille de Bruc, fit-elle négliger l'érection moins importante de la châtellenie de Bruc.

Un « rolle rentier de la chastellenie de Bruc », dressé en 1737 nous apprend que cette seigneurie s'étendait alors dans les trois paroisses de Guémené-Penfao, Avessac et Conquereuil, « y compris le fief de Rieux et Anguignac en Beslé ». On voit figurer dans ce rôle des rentes par deniers, grains, agneaux, poules, chapons, oisons, canes et canetons, oeufs et beurre — des dîmes, — quelques journées de bien — certains devoirs de guet et de manger — « un demi cent d'anguilles fraisches et bonnes, valant 20 sols et rendues à Bruc » — une bégasse estimée 5 sols, due à Noël — un « merle vif » à la Saint-Jean — et un cochon de lait à la Magdeleine (Archives de Loire Inférieure, E303).  

(à compléter)

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