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GUEHENNO

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La commune de Guéhenno (bzh.gif (80 octets) Gwezhennou) fait partie du canton de Saint-Jean-Brévelay. Guéhenno dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEHENNO 

Guéhenno vient, semble-t-il, du nom de son fondateur Guéhennoc.

La paroisse de Guéhenno semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Guegon (pour la partie nord de Guéhenno), et de l'ancienne paroisse primitive de Bignan (pour la partie sud de Guéhenno). Guéhenno serait, apparemment, d’origine monastique (XIème siècle).

La paroisse aurait été fondée en 1196 par Guéhennoc, évêque de Vannes. Cruguel est certainement un démembrement de Guéhenno. En effet le château des Timbrieux, au centre du territoire de Cruguel, faisait autrefois partie de Guéhenno. Guéhenno avait pour trève La Chapelle-ès-Brières (Notre-Dame des Brières) ou Bièvres (passée à Guégon) et dépendait du doyenné de Porhoët. 

On rencontre les appellations suivantes : Monster-Guézenou (en 1260), Mouster-Guéhenou (en 1387), Monstoer Gueheno (en 1426), Monster Gueheneuc (en 1427), Moustoir-Guehenno (en 1429), Guehenno (en 1447), Gueheno (en 1464). 

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PATRIMOINE de GUEHENNO

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste (XVIème siècle - XIXème siècle). Cette église, qui date de 1859 (sous le ministère de l'abbé Jacquot et du vicaire Laumailler), remplace une église plus ancienne du XVIème siècle qui a été incendiée en 1794. A peine édifié, le clocher s'effondra et fut immédiatement reconstruit. De l'ancienne église du XVIème siècle, on a conservé la sacristie, au Sud, et sa jolie porte flamboyante. A l'intérieur on peut voir, outre une piscine du XVIème siècle, un bas-relief en pierre provenant de l'ancien porche et représentant diverses scènes de la Passion et une Vierge à l'Enfant en bois polychrome datée du XVIIIème siècle. Une inscription située à l'extérieur porte les mots suivants : "ce portail fut fait l'an 1547". Le bénitier date du XIXème siècle. On y trouve aussi une crédence trilobée du XVIème siècle qui a été mise à jour lors des travaux de restauration en 1957 ;

la chapelle Saint-Michel (XV-XVIIème siècle), située sur le mont Guéhenno et restaurée en 1890 et 1972. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire, à fenêtres et pignons flamboyants. A l'extérieur, au-dessus du portail méridional, se trouve un tympan sculpté du XVème siècle avec une statue qui représente saint Michel terrassant le dragon. La statue, en bois polychrome, de Saint-Michel date du XVIème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Marc (XVIème siècle), située sur le mont Guéhenno et aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire du XVIème siècle, en ruines en 1930. On pouvait y voir un joli bénitier extérieur surmonté d'une accolade ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-es-Brières. Il s'agissait d'un petit édifice du XVIème siècle, mentionné en 1930, dont les fenêtres en tiers-point, à beau réseau de trilobes et quatrefeuilles, avaient conservé quelques restes de vitraux anciens ;

le calvaire du cimetière (1550), renversé en 1794 et restauré en 1853 par l'abbé Jacquot. Cette croix aurait été érigée en 1550 par un nommé Guillouic. En effet, on trouve sur la corniche du socle l'inscription "J. Guillonic a faict ceste crouex de par les paroessiens. 1550" . Un autel, où est sculptée la descente aux enfers, est dominé par un socle où sont représentées les scènes de la prière au jardin des oliviers, de la flagellation, du couronnement d'épines et de la mise au tombeau. Sur ce socle s'élève une triple croix (de 1550) : à droite et à gauche les deux larrons, sur la croix centrale, au sommet, le Christ avec la Vierge et saint Jean, en-dessous un personnage couronné et à demi-couché, plus bas encore une Vierge de Pitié. Au pied de la Croix, sur le socle, est représenté Jésus portant la Croix entre des soldats et sainte Véronique : aux angles sont les figures des quatre évangélistes. La mise au tombeau date de 1853 (époque de l'abbé Jacquot) et elle est composée de sept personnages en costume du XIXème siècle. La Résurrection, datée de 1853, s'affiche sur les deux socles du calvaire : on voit Jésus Christ ressuscité apparaissant aux saintes femmes. En 1855, est pavé le pourtour du calvaire ;

la croix (1527). Le socle porte une inscription gothique : "dom jehan le guevel lesne fist faire ceste croues lan mil cinq centz XXVII" ;

la croix de la Ville-Sotte ;

l'ossuaire du cimetière (1863-1864). Cet édifice, situé derrière le calvaire, est construit par l'abbé Jacquot et son vicaire ;

le tombeau de l'abbé Jacquot (1866), situé au cimetière. Une inscription en latin indique : "ici repose le prêtre, savant, sage et pieux, c.m. jacquot, recteur de cette paroisse, le calvaire, la tour et l'église diront longtemps les travaux du regretté pasteur. il est mort, à l'âge de 60 ans, le 7 février 1866" ;

le manoir de Les May ou château de Lemay ou de Le Mée (1570-1580), édifié par la famille Lesmais mentionnée à Guéhenno depuis le début du XVème siècle. Propriété de Guillaume Lemaes en 1427 et de Jehan Lesmays en 1464. La seigneurie de Lemay avait un droit de moyenne et basse justice. On y voit un superbe colombier. Propriété successive des familles Duplessix, Keravéon, Cambout, Montaigu (sous le Second Empire) et Coutance ;

l'ancien manoir de la Ville-Olivier, siège d'une seigneurie avec moyenne justice. Ce manoir possédait autrefois une chapelle privée, qui fut démolie au XIXème siècle ; 

la fontaine Saint-Jean, située route de Buléon. Elle abrite une statuette de saint Jean Baptiste ;

7 moulins dont le moulin à vent du Grano et les moulins à eau de Tugdual, de Lemay, de la Ville-Olivier, de Quemené, de Huruel ;

A signaler aussi :

les tumulus sur la lande de Grano ;

la découverte de monnaies de Tetricus ;

une borne milliaire ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUEHENNO

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Guéhenno : Guillaume du Coledo (Le Coledo), Allain de la Chesnaye (Timbrieux), Guillaume Lemaes (Lemays), Jehan Lemaes (Perno), Le Penneher (Penhais), Guillaume de Coetlagat (Clegrio), Guillaume Plessix (Guern), Jehan Legal (Villéon), Pedron Daniel, Ollivier Le Tressay, Jouhan Le Bihean, Jouhan Juston.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Guéhenno comptabilisés avec ceux de Billio :

Jehan de LESMAYS (50 livres de revenu), remplacé par Eonnet de Lesmays ;

Ollivier AVALLEUC (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan de la CHESNAYS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume de COETLAGAT (20 livres de revenu), remplacé par son fils Robin ;

Raoullet ESTORE (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Robin de KERENBARS (15 livres de revenu) porteur d'une brigandine ; 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Guéhenno comptabilisés avec ceux de Billio :

Jehan HUS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain LE DOUARAIN (110 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de la CHESNAYS (100 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Eonnet de LESMAYS, décédé (10 livres de revenu), remplacé par Jehan de Lesmays, héritier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DERYEN (20 livres de revenu) ;

Robien de COETLAGAT (15 livres de revenu) : défaillant ;

Raoullet ESTORE (20 livres de revenu), remplacé par Eonnet Estore : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du PLESSIX (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Bertrand HUS : défaillant ;

Jamet BROCHAN : porteur d'un paltoc ;

Robin KERAMBRAS (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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