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GRAND-CHAMP

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La commune de Grand-Champ (bzh.gif (80 octets) Gregam) est chef lieu de canton. Grand-Champ dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GRAND-CHAMP 

Grand-Champ fait, semble-t-il, référence à un camp romain

Grand-Champ est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumergat. On mentionne dès le Xème siècle l'existence d'un lieu-dit "Grandi-Campo". A l'origine, Grandi-Campo est un grand camp romain. 

La baronnie de Lanvaux existait déjà au XIIème siècle, puisqu'en 1138, le baron de Lanvaux fonde "aux portes de son château" l'abbaye de Lanvaux qu'il confie à des moines cisterciens. En 1247, le baron de Lanvaux est emprisonné au château de Suscinio par le duc Jean Ier Le Roux, après avoir confisqué ses terres. En 1270, leurs terres sont restituées aux Lanvaux après que Geoffroi de Lanvaux ait juré de servir le duc. Cette trêve dure peu puisque, dès 1272, Alain Ier de Rohan combat Lanvaux au nom du duc. Les terres lui sont confisquées et sont en partie cédées aux chapelains de la chapelle Saint-Michel d'Auray le 6 février 1383 (deux cents livres de rente à prendre sur les revenus de la châtellenie de Lanvaux). En 1451, le duc Pierre II précise que la baronnie de Lanvaux est depuis longtemps réunie "au corps du duché de Bretagne". En décembre 1463, Lanvaux et son château sont donnés par le duc François II à André de Laval (sire de Lohéac et maréchal de France). En 1484, Louis de Rohan-Guémené est fait baron de Lanvaux. Le château de Lanvaux, qui était en ruine depuis les guerres de la Ligue (vers 1593), est alors reconstruit par les Rohan-Guémené. Au XVIIIème siècle, l'étang et les moulins de la Forêt sont afféagés au sieur de Penhouet, en Grand-Champ.

Vers 1342, Jean de Montfort séjourne à Grand-Champ afin de préparer l'attaque de Vannes.  La paroisse de Lanvaux (Grand-Champ) coiffait autrefois les trèves de Locmaria et de Brandivy. La paroisse de Colpo s'est, semble-t-il, étendue sur les landes de Lanvaux au détriment des anciennes paroisses de Locmaria-Grand-Champ et de Grand-Champ.

Note : Grand-Champ est parfaitement dénommé. Ce territoire, en y comprenant les anciennes trêves de Brandivy et de Locmaria, et les lambeaux arrachés par Colpo et Plescop, contient 12025 hectares. Son nom breton Gregam ne correspond aucunement au nom français ; M. Cillart le fait venir de Kercamp, village du Camp. En détachant graduellement les quartiers les plus éloignés, on a obtenu une meilleure configuration de la paroisse, et le bourg se trouve aujourd'hui à peu près au milieu du territoire. Sa superficie actuelle est de 6807 hectares, dont une grande partie est occupée par des landes. Le sol repose sur un fond de granit, et se compose de terres légères de médiocre qualité ; aussi les productions principales consistent-elles seulement en seigle, sarrazin et avoine. En 1891, sa population est de 3275 habitants, parlant tous le breton de Vannes. La partie nord du territoire, prise sur la lande de Lanvaux, a dû être hérissée jadis de monuments mégalithiques, à en juger par ce qu'il en reste encore aujourd'hui. A un kilomètre au nord du village de Locperhet, sur le sommet d'une colline rocheuse, se trouve un beau dolmen, dont la table a 5 mètres de longueur ; près de lui se voient plusieurs pierres gisantes, portant des excavations. Plus loin, dans la direction de la Croix-de-bois, on rencontre de nombreux menhirs, dont quelques-uns sont encore debout. Cette lande est parsemée de blocs de pierres, les uns isolés, les autres étrangement empilés, et souvent marqués par des bassins et des rigoles. De l'époque romaine, il reste des murs d'une villa et des briques non loin de Locperhet. Il serait bon de voir s'il n'y aurait pas quelque camp, qui aurait pu donner son nom au territoire, ou même une voie romaine, venant de Castennec à Vannes, et plus directe que celle qui passe à Plaudren. Grand-Champ n'étant pas éloigné de Vannes, a dû recevoir de bonne heure des ouvriers évangéliques. Son patron saint Tugdual, évêque et abbé de Tréguier, étant mort le 30 novembre, vers l'an 564, ce n'est qu'après cette date, c'est-à-dire vers la fin du VIème siècle, ou le commencement du VIIème, qu'on peut placer l'origine de la paroisse. Des établissements monastiques semblent y avoir été fondés de bonne heure aussi, comme l'indiquent les noms encore subsistants du Moustoir des Fleurs et du Moustoir-Bodreuc. Ce qui est incontestable c'est l'existence de l'antique prieuré des Saints, situé au village de ce nom, et dépendant de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. La chapelle de ce prieuré a été rebâtie en 1461, d'après l'inscription suivante, gravée sur une sablière : Messire Olivier de Pontsal, recteur de Noyal-Pontivy, chanoine, prieur des Saints, fist faire ceste église l'an M. CCCC. LXI. Par décret épiscopal du 31 décembre 1706, ce bénéfice fut uni au grand Séminaire de Vannes ; il jouissait du droit de champart sur la frairie des Saints. En 1748, la chapelle menaçait ruine, par suite du dessein attribué à l'administration du Séminaire, par le recteur de Grand-Champ, d'en vouloir attirer le service à l'église du Mené. Depuis la Révolution, elle était abandonnée et ruinée ; il n'en reste en 1891 que les quatre murs (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de GRAND-CHAMP

l'église Saint-Tugdual (XV-XVIème siècle), reconstruite en 1865. La première pierre est posée le 20 août 1865 et l'édifice est inauguré le 24 novembre 1867. Le clocher date de 1867. L'ancienne église du XVème siècle, qui avait été couverte en 1428 par le charpentier Le Borborec et qu'ornait une belle tour avec flèche en pierre commencée le 1er juin 1669, a été démolie vers 1865 pour faire place à un banal édifice de style gothique. Le gros oeuvre est achevé en 1870. La galerie de vitraux est posée par Garnier de Tours. L'église abrite deux panneaux en bois sculpté provenant de la chapelle Notre-Dame du Burgo. On y conserve un calice en argent doré (du milieu du XVIIIème siècle et provenant de la chapelle Notre-Dame-du-Moustoir), une belle croix processionnelle en argent, de 1763, et un encensoir en argent de la seconde moitié du XVIIIème siècle ;

Nota 1 : L'église paroissiale, récemment démolie, était dédiée à saint Tugdual, appelé aussi Tual par abréviation. Elle avait la forme d'une croix latine, et était de style ogival. A gauche de la nef, se lisait sur une sablière l'inscription suivante, en caractères gothiques : Lan mil CCCC XX et ouyt fust faict cest epvre par J. Le Borborec et J. Le... Les sablières du choeur avaient été refaites en 1621. Outre le maître-autel, il y avait les autels ou chapelles du Rosaire, de Notre-Dame de Bon-Secours, de la Trinité, de Saint-André... La tour, dont la première pierre avait été posée le 1er juin 1669, était surmontée d'une flèche en pierre. Cette église, menaçant ruine, a été remplacée par un édifice neuf, en 1866 et 1867, sous le rectorat de M. Bellec. C'est une construction de style ogival, en forme de croix latine, avec des bas côtés. La nouvelle tour, bâtie sur l'emplacement de la précédente, s'harmonise bien avec l'église, mais sa flèche est trop courte ; néanmoins on l'aperçoit de très loin, grâce à la situation élevée de l'église et du bourg de Grand-Champ. Les chapelles publiques étaient les suivantes : — 1. Saint-Yves, au bourg, avec un cimetière particulier ; leur emplacement est occupé aujourd'hui par le presbytère et ses dépendances. — 2. Sainte-Brigitte, à Locperhet, vers le nord-ouest. C'est une construction du XVIème siècle, de style ogival, en grand et moyen appareil. Elle est de forme rectangulaire, sauf le choeur, qui a trois faces et trois pignons, et mesure 20 mètres sur 6 environ. On y relève les inscriptions suivantes : au sud, Lan mil cinq cent soixante et nieuf, 1569 ; à l'est, L. Cartron fut le tailleur d. p. l. 1588. — 3. Saint-Jean-Baptiste, à Locpabu-trève, à deux kilomètres environ du bourg, vers le nord-ouest. — 4. Saint-Michel, au village de Locmiquel, vers la pointe sud-ouest de la paroisse, rebâtie de fond en comble. — 5. Notre-Dame, au Moustoir-des-fleurs, en moyen appareil et de style flamboyant ; sur les sablières se trouve un écusson plusieurs fois répété des Visdelou. — 6. Saint-Barthélemy, au village de Cranhuac, relève aujourd'hui de la paroisse de Meucon. — 7. Saint-Martin de Tours, à Locméren-des-prés, mentionnée en 1476, puis remplacée par la suivante. — 8. Notre-Dame du Burgo, vers l'est-sud-est, sur la pente d'une colline. C'est une construction du XVIème siècle, en grand et moyen appareil, en forme de croix latine. Sur l'inter-transept s'élève une tour carrée en pierre, amortie en ardoises. Les dimensions de l'édifice dans oeuvre sont de 32 mètres sur 7 environ. Sur les sablières se lisent les dates de 1528 et 1538 ; on y voit également, ainsi qu'au pignon du choeur, les armes des fondateurs, à savoir : parti, au 1er à une croix engreslée, au 2ème à des macles aboutées, ce qui représente François de la Feuillée et sa femme Cyprienne de Rohan dame de Piriac, en Grand-Champ. Dans le vitrail du chœur, datant de 1615, on voit aussi trois écussons d'alliances, qui rappellent 1° Jean de Rohan, seigneur du Gué-de-l'Isle, et Gillette de Rochefort, dame de Piriac ; 2° Jérôme de Rohan, seigneur du Pouldu, et Julienne Le Métaer ; 3° François Josset, seigneur de Kerfrédon et Samsone de Rohan-Pouldu. Non loin de la chapelle, se trouve une fontaine surmontée d'un édicule à plein-cintre, et portant l'inscription suivante en capitales romaines : 0 BTA MARIA, FONS SIGNATUS, FONS MIC, FONS PIETATIS ET JU. — CARTERON HOC PEREGIT OPUS, DNO FRAN MADEC PROCURAT. — 9. Sainte-Emérence, à Locmeren-des-bois, vers le nord-est, n'offre rien de particulier. Il y a encore des ruines au village de Kerfur, à l'ouest du bourg, qui semblent être les ruines d'une chapelle. On y a placé la statue de saint Mamert. Les chapelles privées étaient : Notre-Dame, au château de Penhoet ; Sainte-Catherine, à la Chesnaye, ou Coh-porh ; Saint-Gobrien, à Kerleguin ; Notre-Dame, au château du Rest ; on y voit des stalles du XVIème siècle, provenant de Lanvaux ; Saint-N. au château de Kerméno ; et Notre-Dame du Cloître, petit oratoire vers le nord-est. Les chapellenies étaient assez nombreuses. — 1° Celle de Sainte-Catherine, fondée par Jean et Béatrix de Rostrenen, seigneur et dame de la Chesnaye, à raison de deux messes par semaine à célébrer dans la chapelle du château, à savoir : le lundi une messe solennelle des défunts, et le samedi une messe basse de la sainte Vierge : 90 livres par an. — 2° Celle des Cinq-Plaies, fondée par les seigneurs de Penhoet et desservie dans la chapelle de leur château ; une prairie provenant de ce bénéfice et située auprès de la Madeleine, fut vendue en 1798 au prix de 8,100 francs. — 3° Celle de Kergal, desservie primitivement dans la chapelle du château de ce nom, sur le territoire actuel de Brandivy, fut transférée, vers 1750, à l'église paroissiale de Grand-Champ. — 4° Celle de Saint-André, fondée en 1597 par le prêtre Amaury Philippot, chargée d'une messe par semaine à l'autel de Saint-André, dans l'église paroissiale, et dotée d'une petite tenue à Bodéan, qui fut vendue 1,025 livres en 1791. — 5° Celle de Sainte-Marguerite, fondée par Yves Le Dréau, à l'autel de Notre-Dame de Bon-Secours, dans le transept nord de l'église, à raison d'une messe chaque lundi, et dotée de quelques pièces de terre. — 6° La prestimonie du prêtre Jean Hémon, sieur de Copérit, fondée en 1639, pour sept prêtres, à raison d'une messe chantée, chaque jour, à 8 heures du matin, dans l'église paroissiale, et dotée d'une rente de 240 livres. Les frairies, en 1757, étaient groupées autour des chapelles suivantes : Locperhet, Locpabu, Locmiquel, Kerleguin, Le Moustoir, Le Burgo, et Locmeren-des-bois ; celle de Saint-Laurent est passée presque entière dans Brandivy. Le recteur de Grand-Champ dîmait à la 33ème gerbe sur toute l'étendue de sa paroisse : il avait en retour à payer ses curés au bourg, à Brandivy et à Locmaria. En 1757 il avait un revenu net, évalué à 2,600 livres, et il payait 325 livres d'impositions. Le revenu de l'abbé de Lanvaux, à la même époque, était compté à 2,150 livres, et celui du prieur des Saints à 200 livres. Parmi les recteurs de Grand-Champ, il faut citer Jean et Pierre Daniélo, originaires de la paroisse et archidiacres de Vannes, morts en 1540 et 1557 ; Hyacinthe-Maurice de Tierry de la Prévalaye, de Rennes, renommé pour ses aumônes, mort en 1715 ; et Claude-Vincent Cillart de Kerampoul, de Sarzeau, auteur d'un Dictionnaire français-breton, publié en 1744, et d'un important manuscrit sur les Bénéfices du diocèse de Vannes, conservé aux Archives départementales. Grand-Champ dépendait de la seigneurie de Largoet, de la sénéchaussée et du territoire ecclésiastique de Vannes. En 1790, il fut érigé en commune et en chef-lieu de canton du district de Vannes ; il conserva ses deux trêves et comprit Plescop et Meucon dans sa circonscription cantonale. En 1791, son recteur, Louis Raoul, de Pluméliau, refusa le serment schismatique, se vit ensuite interné à Vannes, et mourut en 1797, à 89 ans. Deux de ses prêtres, MM. Cadoret et Candalh, furent tués en 1796 par des patriotes. Pendant les troubles, on vendit nationalement les nombreux biens ecclésiastiques, disséminés sur le territoire de Grand-Champ, et formant plus de 80 tenues ou métairies. Ils appartenaient, les uns à l'abbaye de Lanvaux, les autres aux Chartreux d'Auray, ceux-ci au Chapitre de Vannes, ceux-là aux Carmélites de Nazareth, le reste au Séminaire et aux chapellenies de la paroisse. La conscription de 1793, la persécution des prêtres fidèles, la tyrannie des administrations, finirent par soulever le peuple. Grand-Champ devint l'un des foyers de l'insurrection. M. de la Bourdonnaye de Coetcandec ayant refusé le commandement suprême, M. de Silz lui fut substitué et fut tué le 28 mai 1795. Le 22 janvier 1800, le général Harty occupa Grand-Champ et livra le 26, près du pont du Loc, une bataille sanglante, mais indécise, qui amena la paix du 12 février. En cette même année, à la suppression des districts, Grand-Champ fit partie de l'arrondissement de Vannes, et l'année suivante, au remaniement des cantons, il acquit la commune de Plaudren. En 1802, à la restauration du diocèse, il perdit ses deux trêves, Brandivy et Locmaria, qui furent érigées en succursales et plus tard en communes. En 1815, de nombreux volontaires de Grand-Champ reprirent les armes, et acceptèrent la paix quelques temps après (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Notre-Dame-du-Burgo (1520-1540), fondée par François de la Feuillée et son épouse Cyprienne de Rohan Pouldu, dame de Kermainguy. Les armoiries de cette dernière figurent sur le pignon du choeur. L'édifice en forme de croix latine a été achevé vers 1538 et a remplacé un édifice plus ancien dédié à saint Martin. La décoration flamboyante extérieure est très riche, surtout au portail méridional, divisé en deux baies à anse de panier. Les rampants des pignons sont ornés de crochets et d'animaux, et le larmier est entièrement sculpté de feuillages, de personnages et d'animaux. La nef date de 1520-1540 et conserve deux portes jumelles en anse de panier sur sa partie Sud et une autre à l'Ouest, profondément moulurée. Le carré du transept est délimité par de grandes arcades en tiers-point pénétrant dans des piliers polygonaux engagés. Au-dessus s'élève une tour carrée, amortie en ardoises, flanquée au Nord d'une tourelle d'escalier polygonale : cette tour s'effondre en 1931. Le transept est aujourd'hui ruiné. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée à clefs pendantes et sculptées, les entraits sont à têtes de crocodiles et les sablières sont finement décorées de personnages et de scènes diverses, entourant l'écusson des fondateurs. La charpente est l'oeuvre des charpentiers Jean Thébault (1528) et Jean Laiec (1538). Quelques fragments de vitraux, datés de 1615, à la fenêtre du choeur, représentent des personnages et également les armes des fondateurs ; 

Nota 2 : On y relève plusieurs écussons : un seul se voit sur l'édifice proprement dit, répété au chevet de l'édifice, sur les clefs de voûte et sur les sablières. Il se lit : « Parti au 1 d'or à la croix engreslée d'azur, au 2 de gueules à neuf macles d'or, à la bande d'argent ». On le retrouve à la maîtresse-vitre, mais, cette fois, un autre de grande taille le domine, dans lequel le premier parti est : « De gueules à neuf macles d'or, à la bande d'argent ». De l'examen de ces armoiries, il ressort que la chapelle a eu pour fondateur un seigneur de la Feillée, marié à une Rohan de la branche du Gué de Lisle, mais que le vitrail a été posé par un Rohan du Gué de Lisle. Le fondateur était François de la Feillée, vicomte de Pléhédel en 1519, marié dès 1522 à Cyprienne de Rohan, dame du Gué de Lisle, et décédé vers 1540. La date de la construction de la chapelle se place donc entre 1522 et 1540. Renée de la Feillée, fille unique du fondateur et dernière héritière de son nom, avait épousé François de Rieux. Elle paraît avoir vécu jusqu'aux dernières années du XVIème siècle. Le vitrail, qui ne renferme pas ses armoiries en alliance avec celles de Rieux, est donc postérieur à 1600. La date du monument et le nom de son fondateur, la date de la verrière et le nom de la famille qui l'a fait poser. Voilà ce que nous apprennent les écussons. Ce n'est peut-être pas tout. La tradition rapporte que, près de la chapelle et non loin d'une fontaine miraculeuse, dans la dépression qui, au travers des plateaux de Lanvaux, met en communication facile les vallées de l'intérieur du pays avec la plaine vannetaise, se tenait jadis un marché florissant. Des droits de place y étaient perçus.

la chapelle Sainte-Brigitte ou de Loperhet (entre 1569 et 1588), dédiée à l'origine à saint Mathieu. La chapelle est édifiée au village de Locperhet entre 1569 et 1588, suivant des inscriptions qui donnent également le nom du tailleur de pierres L. Cartron : "Lan mil cinq cent soixante et nieuf. 1569" (inscription du mur Sud) et "L. Cartron fut le tailleur d. p. l. 1588" (inscription du mur Est). Elle comprend une nef terminée par un choeur à trois pans dont chacun forme pignon à l'extérieur. Le bas de la nef est, semble-t-il, antérieur à 1540, le haut de la nef remonte aux années 1560-1569. Les trois fenêtres du choeur sont en plein cintre alors que celle de la nef, au Sud, est en tiers-point. Le pignon occidental, percé d'un oculus circulaire, est surmonté d'un clocheton carré. La chapelle est couverte d'une charpente (XVIème siècle) à sablières et entrains sculptés. On y voit des restes de vitraux et une jolie piscine Renaissance ;

la chapelle Notre-Dame-du-Cloître (XIXème et XXème siècles), édifiée à Kerret sur un terrain donné en 1912 par l'héritière de la famille La Bourdonnaye de Coëtcandec. L'édifice a été incendié par les troupes allemandes en 1944 puis reconstruit de 1984 à 1986 ;

la chapelle Notre-Dame du Perpétuel Secours (fin du XIXème siècle), édifiée en 1898 sur un terrain offert par la famille Cougoulic. Des pierres provenant de l'ancien prieuré des Saints (en Grand-Champ) ont été réemployés dans sa construction. Le clocheton surmonté d'une Vierge date de 1913. La chapelle abrite les statues de saint Marc et de Notre-Dame de la Rose ;

la chapelle Saint-Eloi (XV-XVIème siècle), située à Lopabu et dédiée à saint Pabu, puis à saint Tugdual ou Eloi. Il s'agit de l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste datant de la fin du XVème siècle. La porte Sud porte les armoiries des seigneurs de Coëtcandec et du Rest, et le nom de Jehan Le Troen, le même qui figure sur le calvaire daté de 1520. Le mur Nord a été reconstruit en 1903 ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame (XVIème siècle), située au Moustoir des Fleurs. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire du XVIème siècle à décoration flamboyante, couverte d'une charpente sur les sablières de laquelle était plusieurs fois répété l'écu des Visdelou. Les rampants des pignons étaient ornés d'animaux, sur celui de l'Ouest s'élevait un clocheton carré ; 

l'ancienne chapelle Saint-Barthélemy (XVème siècle), située au village de Cranhuac. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire, avec fenêtres à réseau rayonnant, conservant des fragments de vitraux et un clocheton carré sur le pignon occidental ;

l'ancienne chapelle Sainte-Emerence (XVIIème siècle), située à Locmeren-des-Bois ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel (XIXème siècle), située à Locmiquel ;

la chapelle Notre-Dame (XVII-XVIIIème siècle), restaurée en 1983. Il s'agit de l'ancienne chapelle privée du château du Rest, dans laquelle se trouvaient jadis des stalles du XVIème siècle provenant de l'abbaye de Lanvaux ; 

le calvaire de Lopabu (1520). Ce calvaire a été édifié par Dom Jehan Le Troen ;

le calvaire de Moustoir-des-Fleurs (XVIème siècle), autrefois situé sur l'ancien chemin Hent Conan. Son fût polygonal monolithique repose sur un socle rénové. Le Christ est sculpté en relief sous un auvent ajouré ;

le calvaire (1829), situé sur le placitre de la chapelle Sainte-Brigitte de Loperhet. Il porte la date de 1829 et l'inscription "Jehan le Voumeir" ;

le château de Penhouët ou Penhoët (1756 ou 1759). Siège de l'ancienne seigneurie de Penhouët et propriété successive des familles d'Arradon (au XVIème siècle), Drouet et Blévin. La seigneurie est érigée en marquisat en 1620. Un manoir y est mentionné au XVème siècle. Le château actuel a été construit vers 1756 par Blévin, sieur de Penhoët (la date de 1756 est gravée sur le fronton). Les jardins sont attribués à Le Nôtre. Le château possède une chapelle privée dédiée à Notre-Dame et une orangerie ;

le château du Rest (XVème siècle), reconstruit dans la seconde moitié du XIXème siècle. Siège de l'ancienne seigneurie du Rest (ou Resto) et propriété successive des familles Bino (au XVème siècle), Chohan (en 1502), Guido (en 1615), Le Meilleur (en 1687), Malo de Guerry (au XVIIIème siècle). On y trouve un colombier qui date du XV-XVIème siècle. Il possède une chapelle privée dédiée à Notre-Dame et restaurée en 1983 : cette chapelle conserve des blasons anciens sculptés dans le tuffeau. Le château aurait été attaqué par les Chouans aux ordres de La Haye Saint-Hilaire, en décembre 1800. Propriété successive des familles Bruc de Montplaisir (en 1853), Saint-Georges (en 1867), Lambilly et Guerriero (en 1963) ; 

le manoir de Kermainguy (XVème siècle), propriété de Jehan de Muzillac (au XVème siècle, vers 1464), de Cyprienne de Rohan, fille de François de Rohan et épouse de François de La Feuillée (en 1520), de Jacques de Sémaisons (en 1538), de la famille de Bréafort (au XVIIème siècle) et de la famille Monty (en 1705) qui conserve le manoir jusqu'à la Révolution. L'édifice se compose de trois niveaux desservis par un escalier à vis contenu dans une tourelle polygonale ;

le manoir de Kerleguen (1427), remanié aux XVIIème et XVIIIème siècles. Il s'agit d'un édifice en équerre avec une tour d'angle. Jusqu'à la Révolution, il est le siège d'une cure dont les titulaires sont recteurs de Grand-Champ. Une porte d'entrée est surmontée d'une accolade dont une branche repose sur une console armoriée. On y trouve aussi deux fortes gargouilles et deux lucarnes à meneaux (XVème siècle) très dépouillées. La cheminée de la grande salle du rez-de-chaussée est sculptée d'armoiries et porte la date de 1476 ;

la maison de Locmiquel (1523), située au village de Locmiquel. La date de 1523 est gravée au-dessus de la fenêtre, en haut à droite ;

la maison de Guenfrout (XVIème siècle) ;

la maison de Kerluden (1590), remaniée en 1656. L'un des bâtiments est daté de 1590 et correspond au corps de logis initial. Le second bâtiment à étages date de 1656 ;

la maison (1691), située rue de Bréguélo. La date de 1691 est gravée à l'envers ;

la maison (1560), ancienne demeure du chapelain de Pino. Un calice est gravé sur le linteau de la fenêtre. Un second calice est gravé sur la cheminée et un troisième calice est sculpté sur la fenêtre ;

la fontaine, située près de la chapelle Notre-Dame du Burgo, date du XVIème siècle ;

la fontaine du Cloître (1685-1715), située à Keruhan et restaurée en 1715. Elle dépendait jadis de la chapelle Notre-Dame de Kerret. Elle comporte une inscription "Le Thieis", du nom d'une famille d'anciens notaires de Grand-Champ ;

la fontaine de Lopabu, reconstruite en 1905 sur l'emplacement de l'ancienne mentionnée en 1482 ;

la fontaine Sainte-Brigitte (XVIème siècle), située près de la chapelle Sainte-Brigitte à Loperhet ;

la chaumière (XVIII-XIXème siècle) du village de Locméren-des-Prés ;

le four à pain de Lézunéhec  (XIXème siècle) ;

le colombier du Rest (XVIème siècle), mentionné dans les aveux du XVIème siècle et dont il ne subsiste que quelques pans de mur ;

les moulins à eau de Kermainguy, de Poulglas, de Lanvaux, de Toulnay (daté du XVIIème siècle et propriété de la famille La Bourdonnaye de Coëtcandec en 1735), et les moulins à vent de Bodiau ou Bodéan (XVème siècle), de Pino (ou Chohan daté de 1550), de Loperhet, de la Chesnaie, de Piriac, de la Forêt. En 1462, Thomas Ségalo était le meunier du moulin de Bodéan qui passe ensuite en 1673 entre les mains du chapitre de la cathédrale de Vannes et le reste jusqu'en 1789 ;

A signaler aussi :

la tombe de Lost er Len (2500-2000 ans avant Jésus-Christ) ;

l'ossarium de Kéropert (vers le Ier siècle) ;

la tombe des 11 chouans massacrés le 21 février 1796 au village de Limbloch. Cette tombe est située au cimetière. La pierre tombale est l'oeuvre de Tugdual Roussel ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GRAND-CHAMP

Les seigneuries du territoire actuel de Grand-Champ étaient :

1.      Catafraie, au sud-ouest, près de Kerleguin.

2.      La Chesnaye, en breton En Dervouet, sur les bords du Loc, possédée successivement par les Chesnaye, Rostrenen, Acigné, Chohan, etc...

3.      Coetergarf, au sud-est, acquis en 1673 par le Chapitre.

4.      Copérit, à l'est, aux Hémon.

5.      Le Cosquer, sur les bords du Loc.

6.      Fomenan, au sud-est.

7.      Gouézac, vers le sud, aux Troussier et aux Lesquen.

8.      Le Grisso, au sud, à la famille de Gibon.

9.      Keral, au sud-est, acquis en 1673 par le Chapitre.

10.     Keraret, au nord.

11.     Kerbervet, au sud-ouest, sur les rives du Loc, aux Trévegat.

12.     Kerleguin, au sud-ouest, a longtemps servi de presbytère.

13.     Kermenguy, au nord-est, aux Sesmaisons, et Monti de Rezé.

14.     Kermaréchal.

15.     Kerméno, au nord-est.

16.     Kerret, au nord-est.

17.     Kerrio, au nord, près du Loc.

18.     Kerropert, au nord-ouest, sur les bords du Loc.

19.     Locmiquel, au sud-ouest.

20.    Mongoro, au sud-est.

21.     Penhoet, au nord, sur les bords du Loc, propriété des Drouet, des Blesvin.

22.    Piriac, vers l'est, aux Rochefort, puis aux Rohan.

23.    Le Rest, au sud-est.

(de Joseph-Marie Le Mené).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Grand-Champ : Jehan Le Nevez, Jehan Le Magoerou (Coulac, manoir de Kergal), Ollivier et Jehan Jegat (Coulac), Goezizac (Gouézac, en la frairie de Kerleguen et Pratelmat), Nicolas Danou et Henry Madel (frairie de Kerleguen et Pratelmat), Jehan Pierre et Rolland Le Veczaut (bourg de Grand-Champ), Perrot André, Henry Trebara (manoir de Penhouet), Thomas Langoez (le Diaut), Allain Le Flour (frairie de St Michel), Pierre de La Forest (St Nerven, frairie de St Michel) et Pierre Euzenouy (frairie de St Michel), Jehan Le Chevillier et Guillo Sevenou (Toulnay, frairie de Locpabu), Jocelin Kerberuec, Rolland Le Mayvec et Eon Le Mounier (Kerberuet, frairie de la Forest), Ollivier Lesterlin et Jegou Geranton (Keropert, frairie de la Forest), Ollivier et Geoffroy Pulunyan (frairie de Foliorh), Ollivier du Guern (le Guern), Jehan Coitmagoer (frairie des Saints), Jehan Eusenou et Perrot Chohan (Coetcandec), Olichon Pulunian et son fils (Kerméno), Perrot Kerhervé et Guillaume Le Les (Locquemeren), Lucas Alano et Jehan Guillouzic (Pont du Loc, frairie de Lavalade), Perrot Derian (Kerbrien), Perrot de la Salle et Jehan Le Pellec (Kerhervé), Ollivier Alanou (Talhouet Loqueltas), Eon Le Cheviller et Henry Trebara (Kerdelam, frairie de Loperhet). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 16 nobles de Grand-Champ :

Jehan DERIAN (50 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Eon de PULUNYAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Guillaume de la COUR (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan LE NEVEZ (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan TREDASO (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Ollivier du GUERN (40 livres de revenu), remplacé par Jehan du Guern : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Guillaume de GOESSAC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Thomas GUILLET (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan de KERBERUET (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Eon LE GAVRIC (40 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Allain du MAGOUERO : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Jehan du DIAULT : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Thomas SEGALLO (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillaume TRIBARA (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Ollivier JEGAT : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan de MUZUILLAC, sire de Kermainguy (600 livres de revenu) : excusé ; 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 26 nobles de Grand-Champ :

Jehan du PONT, sieur de Kermainguy, de la Maison du duc ;

Amaury GUCHO (400 livres de revenu), remplacé par Pierre Gucho : comparaît en homme d'armes ;

Pierre DERYEN (100 livres de revenu) ;

Ollivier de PULUNIAN (40 livres de revenu) ;

Jehan de la COUR (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan LE BESSAULT ;

Les héritiers et la veuve Henry LE FLOUR, remplacés par Eon Le Flour : porteur d'un paltoc ;

Thomas SEGALLO : comparaît en archer ;    

Charles SEGALLO : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; 

Ollivier du GUERN : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; 

Jehan de GOUYSAC : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier LE GAVRIC : comparaît en archer ;

Allain du MAGOERO, remplacé par Eon de Lisle : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan GIBON, remplacé par François Gouvello : comparaît armé d'une vouge ;

Guillemin JOSSES : fait partie de l'ordonnance ;

Jehan TREVALLAYZ ;

Jehan LE NEVES ;

Jehan du DRAUT : comparaît en archer ;

Jehan BREMILLAY : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan TRIBARA : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier JEGAT ;

Jehan TREDASO : comparaît en archer ;

Jehan de KERBERUET, remplacé par son frère Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Les héritiers et la veuve Pierre CHOHAN, remplacés par Ollivier Le Goff : comparaît en archer ;

Eon CRAPPEL : comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier du MAGOERO ;

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