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LE GOURAY

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La commune du Gouray ( pucenoire.gif (870 octets) Gorre) fait partie du canton de Collinée. Le Gouray dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du GOURAY

Le Gouray vient du breton « gorre » (hauteur).

Le Gouray est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plénée. Dès 1205, est mentionné un certain Josce, prêtre du Gouray, dans un acte relatant la donation de la terre du Plessis à l'abbaye de Boquen. La paroisse du Gouray (le Goureyo) est citée dès 1266 dans une charte de l’abbaye de Boquen (Anc. év. III, 255). La présence d'une lande-ès-malades (aux abords de la forêt de Boquen) semble témoigner de la présence d'une ancienne léproserie.

Ville du Gouray (Bretagne).

Cette paroisse qui avait jadis pour succursale Collinée, appartient au diocèse de Saint-Brieuc. Le Gouray élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu d'un canton depuis cette date jusqu'en l'an X. La cure décanale du Gouray est transférée à Collinée par ordonnance épiscopale du 1er septembre 1952. Le territoire du Gouray est diminué :

par la cession du village de Saint-Mirel à Collinée (arrêté du 24 octobre 1823) ;

par la cession de l’enclave de Bransart à Saint-Jacut-du-Mené (arrêté du 24 octobre 1823) ;

par la cession de la partie sud de la commune à Saint-Jacut-du-Mené (loi du 10 août 1849).

On rencontre les appellations suivantes : Gorre (en 1205), de Guorreio (en 1238), de Gorreio (en 1256), Par. de Goureyo (en 1266), Par. de Gorray (en 1273), Eccl. de Gorreio (vers 1330).

Ville du Gouray (Bretagne).

Note 1 : en 1452, Jean du Parc, présenta, dit Ogée, une requête au duc Pierre II, dans laquelle il disait que lui et ses prédécesseurs avaient eu droit, de tout temps, d'avoir leurs armes tant au vitrail que sur les lisières et ceinture de l'église du Gouray. En 1472, l'abbé de Bosquen rend aveu à la seigneurie de Trégonet pour un droit de dîmes qu'il possède en la paroisse du Gouray. Un établissement destiné au soulagement des personnes atteintes de la Lèpre (caquinerie, caquin ou caqueux) est signalé dès le XIIIème siècle. Les autres caquineries du diocèse de Saint-Brieuc étaient : Saint-Michel en Saint-Brieuc, Pléguien, Plérin, Pléhédel, Plélo, Plouha, Quintin, Quessoy, Loudéac, Trégomeur, Plumieux, Hénon, Trédaniel, Ruca, Maroué, Plédran, Iffiniac, Erquy, Planguenoual, Pléneuf et Hillion.

Note 2 : la commune du Gouray est formée des villages : le Coudray, la Ravillais, le Vau-Morin, la Ville-ès-Goupines, les Rues-d'Abas, Ranlatte, les Landes, Motte-Basse, les Rochettes, le Limbé, la Ville-ès-Feuves, Val-Rolet, les Bouillons, le Bolet, la Ville-Douallan, Carbilan, Grand-Parmoyal, la Ville-Heu-de-Fer, le Chenay, la Ticotais, la Rueaës ou Ruaie, le château du Parc, la Haute-Haye, la Basse-Haye, etc ...

Voir   Gouray " Le doyenné de Gouray durant la période révolutionnaire ".

 Ville du Gouray (Bretagne).

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PATRIMOINE du GOURAY

l'église Saint-Etienne (1854). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées, plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur très profond composé de deux travées droites et d'une polygonale. La première pierre de l'édifice, dû aux plans de M. l'abbé Blévin, curé-doyen, décédé avant son achèvement, fut bénite le 23 avril 1854 et l'église en 1856. La chapelle de la famille Le Mintier de La Motte-Basse se trouvait jadis à droite du transept : on y trouve aujourd'hui la dalle funéraire d'Antoine François Le Mintier. L'église abrite une statue en bois de saint Roch ;

Eglise du Gouray (Bretagne).

la chapelle Saint-Roch (XII-XVIIème siècle), reconstruite au XVIIème siècle avec des matériaux du XVème siècle. Petit édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés paraissant du XVIIème siècle. Une piscine du XVème et une cheminée de la même époque dans l'angle sud-ouest ont été réemployées. Un bénitier porte la date de 1171 qui paraît fantaisiste. Mobilier : Statues anciennes de saint Roch et saint Fiacre ;

Ville du Gouray (Bretagne) : chapelle Saint-Roch.

la chapelle de la Motte-Basse (1759). La chapelle, petit édifice rectangulaire dédiée à la Vierge, est bénie en 1759. Elle a servi de chapelle funéraire à la famille Le Mintier de la Motte-Basse. A l'intérieur se trouvent les blasons des familles enterrées dans la chapelle ;

l'ancienne chapelle du château du Gros-Chêne (XVIIème siècle) ;

le calvaire de la Motte-Basse (1755), oeuvre du sculpteur Chardin. Le socle porte les armes des familles Le Mintier et de La Motte de Broons de Vauvert ;

la croix du bourg (1734, située route de Plénée-Jugon), de la Brousse (haut moyen âge), de la Ville-es-Goupines, du Vau-Morin, de Boucléron, du Coudray, du Haut-Mirel, du Chauchix (vestiges), du château-Gaillard (1685), de la Jaunette (1690), de la Ville-Doualan (1743), du carrefour de la Ville-Doualan, de la Hautière, du Vau-Raulet (1768), du Saudra (haut moyen âge);

le château de la Motte-Basse (1748-1769), reconstruit par le chevalier Le Mintier et son épouse de La Motte de Broons de Vauvert, à l'emplacement semble-t-il d'une ancienne motte féodale. Propriété de Normand de La Motte (en 1536) et de Jean de la Motte (en 1569). Il passe ensuite par alliance à la famille Le Mintier qui le reconstruit en 1748. L'édifice est agrandi en 1769 ;

Ville du Gouray (Bretagne) château de la Motte-Basse.

le château ou manoir du Gros-Chêne (XVIème siècle), édifié par la famille Tardivel (Mathurin Tardivel et son épouse Cyprienne du Parc). Au-dessus de la porte d'entrée se trouvent les armoiries des familles Tardivel et du Parc. Propriété de Charles Tardivel (en 1536) et de Pierre Tardivel (en 1569) ;

le manoir de la Motte du Parc (XV-XVIIème siècle) et sa motte castrale (moyen âge). Propriété de Jean du Parc (en 1448), de Charles du Parc (en 1480) et de Jacques du Parc (en 1536) ;

le manoir des Murs (XVIIème siècle) ;

le manoir de Quilloury (XVIème siècle). Propriété de Jean Tardivel en 1569 ;

le manoir du Vau-Raulet ;

la maison de Truet (1573). La date de 1573 et un calice sont gravés sur le linteau d'une fenêtre ;

la maison du bourg (1777). Propriété de la famille Le Mintier au XIXème siècle ;

la ferme (1840) du Gros-Chêne, édifiée par M. de Pontbriand ;

l'ancienne chaumière (XVIIIème siècle), située au Limbé ;

5 moulins dont les moulins à eau de Quiloury, de la Folie, du Piteu,…

Ville du Gouray (Bretagne) : villa.

A signaler aussi :

le souterrain de Saint-Roch (âge du fer) ;

le souterrain de Boucléron (âge du fer) ;

le souterrain de la Ville-Bécherel (âge du fer) ;

les anciens menhirs de La Ville-Heu-Dussan, aujourd'hui détruits ;

un site gallo-romain situé près du village du Val-Raulet ;

l'allée couverte de l'Epine (époque néolithique), encore surnommée "La Roche aux Fées" ou la "Table Margot". On y trouve encore trois grosses pierres placées sur douze piliers ;

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ANCIENNE NOBLESSE du GOURAY

Coetlogon, haute justice, appartenait, en 1789, à M. Rouxel du Perron. Les Rouxel, sieurs du Perron, de la Villegrouet, etc... furent anoblis en 1449 en la personne d'Olivier Rouxel. Le Bois-Feuillet, dont la haute justice s'exerçait à Pluduno et à Plancoët, appartenait à M. Picot. Le Grand-Cabilan, haute justice, appartenait à M. de Kermarec de Traourout. Cette famille était d'ancienne extraction. Elle a produit : Hervé, qui se croisa en 1248, Guillaume qui fut capitaine de Guingamp en 1387 et un évêque de Tréguier en 1411. La Coulière, haute justice, appartenait en 1780 à M. de La Moussaye. La Motte-Basse, moyenne et basse justice, appartenait à M. Le Mintier de la Motte-Basse. Le château du Parc, haute justice, appartenait, en 1774, à Mme du Gage.

Lors de la réformation du 20 avril 1448 sont mentionnées à Gausson les maisons nobles suivantes : La Motte-du-Parc (à Jean du Parc), le Haubert (à Pierre du Parc), la Hibetière (à Lenart de La Motte), Carbilan (à Catherine de La Porte), le Plessis (à Thomas La Garengiere), la Ville-Hellieu (à Pierre Badouart), La Ville-Heu-du-Sang (à Alain Berno), Vaupigneul (à Guillaume Morel), les Granges (à l'abbé de Boquen), Le Parc (au sieur du Parc), La Ruaie (à Jacquet Le Roux), le Frêne (à Guillaume Veillon), La Fontaine (à Perrot du Bourgne), La Coulière (à Guillaume de Hillion), La Corbière (à Guillaume Morel), La Motte (à Lenat de La Motte), La Tiolais (à Jamet Haydurant). On mentionne aussi les nobles : Guillaume Tardivel, Jouhan Hayen, Thomas Agan et Jean Auffrey.

Lors de la réformation du 13 mars 1536, sont mentionnées à Gausson les maisons nobles suivantes : La Ville-Venou et La Ville-Heu-du-Sang (au sieur du Besso), Troherneuf (aux abbés du couvent de Bocquen, en Plénée-Jugon), Le Parc, Bel-Air en Saint-Jacut-du-Mené et La Tiollais en Saint-Jacut-du-Mené (à Jacques du Parc), La Motte-Basse, La Hibetière et Le Haubert (à Normand de La Motte), Carbilan, La Haie-du-Sillon et Ville-es-Bourreaulx (à Françoise Le Moenne, dame de La Ruaie en Saint-Jacut-du-Mené), Le Gouray (à Julien de Coetlogon), La Fontaine (à Thomas Le Berruyer), Le Frêne, Belle-Côte, Boucléron et La Brousse (à François Veillon), La Ville-Hery (à Robert Graffart), La Goulière en Saint-Jacut-du-Mené (à Jehan Hyllion ou Hillion), Le Plessis (au sieur de La Forest), Le Gros-Chêne (à Charles Tardyvel ou Tardivel), Vaupigneul (à Jehan du Gouray), Le Ruset (à Pierre Auffray), Bouillons (à Thomas Haerran), La Croix (à François et Charles Tardyvel ou Tardivel), une maison du Bourg (à Christophe Veillon), la terre de La Ville-Péan (à Guillaume Gauvaign, anciennement à la famille Veillon), la terre du Clos-Tardivel (à Pierre Sorel, anciennement à la famille Veillon), la terre du Pont-Badouart (à Jacques Brignel et Denis Haugemar, anciennement à la famille Graffars ou Graffart).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 15 nobles du Gouray :

Thomas AGAN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan AUFRAY (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume BERNO (1 livre de revenu) : défaillant ;

Pierre DE BREHAND (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DE HILYON de la Goulière (5 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Lesnard DE LA MOTTE de la Hibetière (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE LA MOTTE de la Motte du Parc (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Charles DU PARC de la Motte (600 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Jehan DU PARC de le Parc (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan GRAFFART (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HAERAN (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy HAESDURANT (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE BERRUYER de Bouguenaut (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan TARDINEL (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume VEILLON de le Fresne & Boucleron (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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