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GLOMEL

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La commune de Glomel (pucenoire.gif (870 octets) Gronvel) fait partie du canton de Rostrenen. Glomel dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GLOMEL

Glomel vient du vieux breton « gloeu » (brillant) et « mael » (chef).

Glomel est une ancienne paroisse primitive, sous le patronage de saint Germain d'Auxerre, qui englobait jadis les territoires de Saint-Michel et Trégornan. Glomel aurait, d'après certains historiens, fait partie de la paroisse primitive de Plévin. Ce n'est qu'en 1295, que la paroisse de Glomel est mentionnée pour la première fois (suite à un don de l'évêque de Quimper). En effet en 1295, l'évêque Alain Morel accorda les dîmes de cette paroisse au Chapitre de Quimper, pour la distribution dite « du pain du Chapitre » (Cartulaire de Quimper). Depuis cette époque, la nomination du bénéficier de Glomel appartenait au Chapitre.

Ville de Glomel (Bretagne).

En 1368, Glomael faisait partie du diocèse de Quimper. On trouve la forme Glomel dès le XIVème siècle. Glomel est une paroisse dès 1407 (lettres de Jean V, n° 607) et a pour succursale Saint-Michel et Trégornan. Ce n'est qu'en 1836 et en 1843 que sont érigées en paroisses les trèves de Trégornan, dédiée à saint Corentin, et de Saint-Michel. 

Autrefois, la paroisse de Glomel relevait du roi. Elle avait pour évêché Quimper, pour subdélégation Corlay et ressortissait au siège royal de Carhaix. La cure était présentée par le chapitre de Quimper.

La châtellenie de Glomel est une importante seigneurie qui faisait jadis partie de la baronnie de Rostrenen et qui s'étendait sur Kergrist-Moëlou, Plouguernével, Paule, Plévin, Motreff, Maël-Carhaix, Plouguer,.... Son château (château de Kerjan ou de Kerrien) se trouvait autrefois à Kerien. Cette châtellenie est possédée successivement par les familles de Rostrenen, de Pestivien, de Molac, de La Chapelle du Pont-Labbé, de Lespervez, de Rosmadec, du Liscoët, du Chastel, Budes, Jégou, de Rougé, de Lorraine-Elbeuf et Gicquel de Nédo. 

La première municipalité de Glomel est élue au début de 1790. La nouvelle commune de Glomel englobe les trois anciennes paroisses (Glomel appelé jadis Saint-Germain, Trégornan et Saint-Michel) dès 1791. Glomel est amputé en 1970 (arrêté préfectoral du 4 mai 1970) de douze villages et du bois de Kerbescond, rattachés à la commune de Rostrenen. Durant la Révolution, la paroisse de Glomel dépendait du doyenné de Rostrenen.

On rencontre les appellations suivantes : Glomael (en 1295, en 1330, en 1347, en 1407), Grovel (en 1451), Glomael (en 1516), Glomel (en 1535-1536).

Bourg de Glomel

Note 1 : le camp de Glomel fonctionne à partir du 1er mai 1823. Il s'agit d'un camp de condamnés aux travaux publics (soldats déserteurs). Ce camp est supprimé le 30 juin 1834 et détruit par un incendie le 8 mars 1835.

Note 2 : la commune de Glomel est formée des villages : Quérangal, Kermarquer, Keranflec, Coatrennec, Coat-an-Moran, le Croasty, Kermapjean, Trébel, Kérien, Kerguiniou, Kerbidam, Kerviguen, Guermeur, Kerphales, Crazius, Ker-Saint-Eloy, Kerbiguet, le Guiouer, Guennevan, Restauffret, Cleuzioudonne, Botsay, le Merdy, Locorvé, Kermaptanguellou, Quenquis-an-Lez, Kermarec, Botcanou, Sainte-Christine, la Ville-Blanche, Hilars, Loméven et la métairie des Sept-Saints, etc, ..

Note 3 : Rôle des décimes de Glomel en 1783 : M. Picot, recteur (50 livres), la Fabrice (7 livres, 12 sols et 6 deniers), le Rosaire (4 livres et 5 sols), trève de Trégornan (7 livres), trève de Saint-Michel (6 livres, 7 sols et 6 deniers), Sainte-Christine (1 livre et 15 sols), Chapelle Neuve (1 livre et 15 sols), Saint Conogan (1 livre et 19 sols). Total : 80 livres et 14 sols. Derniers Recteurs de Glomel avant la Révolution : M. Joseph Le Picot, né à Saint-Mahieux en 1730, prêtre en 1755. Excellent sujet, missionnaire, travaillant aux retraites des deux séminaires. Recteur de Glomel, de 1761 à 1782. A sa mort, les chanoines ayant donné cette cure à M. Le Ny, Mgr. de Saint-Luc, « pour des raisons à lui connues », ne voulut pas donner son visa à cette nomination ; un procès s'en suivit, puis, en 1786, M. Le Ny ayant donné sa démission, la paroisse fut donnée à M. François Donniou, né à Kergrist-Moelou en 1723, prêtre en 1748, à Glomel depuis 1756 ; prêtre édifiant et très capable, qui avait été nommé curé d'office, depuis la mort de M. Le Picot. Curé de Saint-Michel, M. Guillaume Le Bris, nommé en 1787. Curé de Trégornan, M. Claude Tubulin, depuis 1785.

Note 4 : AVRIL 1690. — Lettres d’érection de foires et marchés à Glomel. Louis, par la grace de Dieu Roy de France et de Navarre, à tous présants et advenir, salut à nostre cher et bienamé messire Henry-François de Rougé, chevallier, marquis du Plessix-Bellière et du Fay, seigneur de la Raye et de Glomel, Mezle, Kerjan, Paule, Moëlou, et Kervillio, et autres lieux, colonel d’un Régiment d’inffanterie entretenu pour nostre service, nous a fait remontrer que sa terre de Glomel, composée des fiefs de Mezle, Kerjan et Paulle, dans chacun desquels il a droit de hautte justice, estant fort considérable dans notre province de Bretagne, parce qu’elle est sittuée dans un pays fertille en grains, bestiaux et autres marchandises, et plus fort, peuplé d’habittans marchands et artisans qui font un négosse fort considérable. Il seroit nécessaire pour leur utilité et pour leur facilliter un entier débit de leur marchandise, et des lieux circonvoisins d’augmenter le traficq en la dite terre de Glomel, et ce faisant y establit quatre foires et un marché le jeudy de chacque sepmaine, et que l’exposant nous a très humblement fait suplier de luy voulloir accorder et de luy octroyer nos lettres sur ce nécessaire à ces causes, voulant favorablement traiter le dit Sieur marquis du Plessix-Bellière, mettant en considération ses services de nostre grace spécialle plaine puissance et authorité Royalle, nous avons créé et estably, créons et establissons par ses présantes, signé de nostre main, — au bourg de Glomel, un marché tous les jeudy de chacune semaine et quatre foires, scavoir au vingt cinq feuvrier, vingt et huict mars, vingt un octobre, et quatorze novembre de chacune année, à toujours, auxquels foires et marché nous voulons que tous marchands et autres y puissent aller et venir, séjourner, vendre et débitter, trocquer et eschanger toute sorte de marchandises licitées et permises sous les privillèges, franchises et libertés des autres foires et marchés de lad. province, au dit sieur marquis du Plessix Bellière à faire bastir halles, bancs estaux nécessaire pour le couvert et surettés des marchandises, et percevoir les droits qui seront pour eux deubs suivant les uz et coustume des lieux, et en establir une mesure conforme à celle de l’usage du païs et de la dite terre, pourveux toute fois qu’à quatre lieux à la ronde il n’y ayt lesd. jours autres foires et marchés auxquels les présantes puissent préjudicier, et qu’ils n’écheut aux jours de dimanche et festes solennelles auxquels cas elles seront remises soubz le lendemain sans qu’on le puisse prandre aucune franchise et exécution de nos droits, et donnons mandemens à nos amés et féaux conseillers les gentz tenans nostre cour de parlement à Rennes, sénéchal de Carhaix ou son lieutenant de ces présentes qu’ils fassent registrer, lire et publier par tout ou besoigns sera, et de leur contenu jouir et uzer ledit sieur du Plessix-Bellière, ses successeurs et habittans dudit Glomel pleinement et paisiblement et perpétuellement cessant et faisant cesser tous trouble et empechements contraires, car tel est nostre plaisir, donné à Marly au mois d’avril l’an de grace mil six cent quatre vingt dix, et de nostre règne le quarante et septiesme. Signé LOUIS, et sur le replye, par le Roy, COLBERT – au visa, BOUCHERAT pour Lettres patantes, Establissement de foires et marchés au bourg de Glomel aux jours marqués par lesd. Lettres.

Ville de Glomel (Bretagne).

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PATRIMOINE de GLOMEL

l'église Saint-Germain (XVI-XIXème siècle), édifiée vers 1550. Saint-Germain est un évêque d'Auxerre du Vème siècle. En forme de croix latine, elle comprend une tour, une nef avec bas côtés très étroits de quatre travées, plus une plus petite près du pignon ouest, un transept et un choeur. La tour, le transept et le choeur datent du XVIème siècle, mais le choeur fut grandement restauré au début du XIXème siècle. La nef, à l'exception du pignon ouest, qui reçut simplement des contreforts aux angles, fut reconstruite en 1883 sur les plans de M. J.-A. Le Coz, architecte, qui les dressa le 19 mars 1880 Le porche occidental, encore tout gothique de conception, est cependant décoré de puttis. Mobilier : Maître-autel de 1935 dû à M. Bouillé, architecte, et à M. Le Bozec, sculpteur ; statues anciennes de saint Germain et saint Pierre. Statue moderne de saint Yves ; dans le vitrail du chevet : saint Conogan (R. Couffon). Cette église est remaniée, restaurée et partiellement reconstruite au XIXème siècle : la nef date de 1883. Dès 1850, les verrières portent les armes de plusieurs anciennes familles de Glomel dont celles des Perrien, du Chastel et Rosmadec. L'église abrite aujourd'hui une statue de la Vierge à l'Enfant datée du XIVème siècle et un aigle-lutrin daté de la seconde moitié du XIXème siècle ;

Nota 1 : FONDATION POUR GLOMEL FAITE PENDANT SA DERNIÈRE MALADIE PAR MESSIRE GILLES JÉGOU DE KERVILLIO (22 mai 1676). « Le vingt et deuxiesme jour du mois de may après-midi, mil six centz soixante et saize, devant nous soubz signantz, nottaires jurez et receux en la cour ducalle de Guingamp, au duché de Penthièvre, pairie de France o submission et prorogation de jurisdiction jurée, ont comparuz, en leurs personnes messire GILLES JÉGOU, chevalier, seigneur de Quervilliou, et dame MARIE BUDES, sa compagne, espouze deuement autorizée dudict seigneur de Quervilliou, son mary, demeurantz le plus ordinairement en leur chasteau de Quervilliou, en la parroisse de Sainct Gilles Plegeou, evesché de Cornouaille, et autre messire CLAUDE JÉGOU, chevalier, seigneur de Querjan, président au parlement de ceste province de Bretagne, demeurant quant à présent le plus ordinairernent en la ville de Vennes, à cause de l'exercice de président, où est à présent transféré ledict parlement par l'authorité de Sa Majesté, et à présent logez en ceste ville de Guingamp, en l'hostel du seigneur baron de Beaulieu, gendre desdictz seigneur et dame de Quervilliou, et beau-frère dudictz seigneur Président. Lesquelz seigneurs et dame de Quervilliou et seigneur de Querjan Président, leur fils aisné hérittier présumptif principal et noble, prévoyantz le périlleux événement de la malladie dont est allitté il y a desjà longtemps ledict seigneur de Quervilliou, et voullantz témoigner le zelle que ledict seigneur de Quervilliou a toujours eu pour son église de Glomel et aura toutte sa vye, lesdictz seigneur et dame de Quervilliou, et de Querjan Président, ont unanimement et ensemblement léguez pour avoir lieu à l'advenir et à perpétuité l'acquest faict par ledict seigneur de Quervilliou d'un appellé Charles Cozic, dict Carric, scittué au village de Querbeterrien, en ladite parroisse de Glomel, tout ainsi et de la manière que ledict seigneur de Quervilliou avait droit d'en jouir, et à cette condition néantmoins qu'il sera libre à la dicte dame de Quervilliou, en cas de decebz dudict seigneur son mary (et non autrement), de nommer à son choix le chapellain, lequel jouira desdictes choses sus léguez avecq obligation audict chapellain de dire une messe toutz les dimanches de l'année en la dicte église parochialle de Glomel ou au manoir de Glomel, à l'intention desdictz seigneur et dame de Quervilliou, de Querjan Président, et de leur famille, à l'heure que désignera ladicte dame audict chapellain, ou après elle ledict seigneur de Querjan s'il la survit ou leurs hérittiers possédantz ledict chasteau de Glomel, lesquelz susnommez auront le droit de patronnage comme a esté dict duquel acquest lesdictz seigneur et dame de Kervilliou et de Querjan se sont dès à présent démis au proffilt dudict chapellain pour en disposer comme bon luy semblera, satisfaisant de sa part auxdictes obligations cy dessus et à tout ce que devant faire tenir entheriner et accomplir lesdictz seigneur et dame de Quervilliou et de Querjan Président, ont obligez, affectez et hypotecquez toutz et chacuns leurs biens meubles et immeubles présentz et futurs quelconques à procéder sur yceux tant par voye d'arrestz, exécution, saisye, criée, vente et incantement suivant la coustume et ordonnances Royaux, à deffault de garantage renonçantz au bénéfice de divizion, ordre de droit, discution de biens et personnes, pouvoir alléguer l'un tenu et obligé pour l'autre et un seul du tout et pour le tout et ladicte dame de Quervilliou a renoncé aux droits de vellejan dini adrien, et a l'authentique Chapitre si qua mulier, lui expliquez et donnez à entendre suivant l'ordonnance qui est que femme ne se peult vallablement obliger à aucun garantage sans avoir au préalable renoncé auxdicts droitz et loix, ce qu'elle a dict bien comprendre, et partant persiste à son dict renoncy et pour ce que lesdictes parties l'ont ainsi et de la forme voulu, nous dictz nottaires les y avons condamnez d'autoritté de nostre dicte court, faict et gré en la demeurante dudit seigneur baron de Beaulieu, soubz les signes desdictes parties aveq ceux de nous dictz nottaires... MARIE BUDES. GILLES JÉGOU. CLAUDE JÉGOU. NICOLAS GIQUEL, notaire ducal. LE BUEN, notaire royal. 1676 (8 octobre).

Devant nous notaires soussignants de la juridiction de Glomel et par icelle avec submission y juré et prorogation de juridiction a comparu, en personne, dame MARIE BUDES, veuve de feu messire GILLES JÉGOU, chevalier, seigneur de Kervilliou, Glomel, Paul, Kerjan, Mezle et Mouellou, demeurante dans son chateau de Glomel, en la parroisse dudit Glomel, laquelle a par ceste aux fins et pouvoir et de la procure luy octroyé par sa fondation faite par son dit feu seigneur et mary, dattée du vingt deuzième jour de may dernier, signé : GILLES JÉGOU, MARIE BUDES, CLAUDE JÉGOU, Nicolas Giquel, notaire ducal, et Le Buen, notaire royal, nommé pour chapelain missire Jan Poulisac prêtre demeurant au village de Kerbetterien, audit Glomel, présent et acceptant pour iceluy dire une messe par semaine, sa vie durante, en l'église parroissialle de Glomel ou au manoir dudit Glomel, à l'intention dudit seigneur et dame de Kervilliou et de messire Claude Jégou, chevalier, seigneur de Kerjan, Kervilliou, Glomel, Paul, Mezle et Mouellou, conseiller au parlement de ce paiis, leur fils aîné, héritier ppal. et noble, et de leur famille aux fins de laditte fondation, ce que le sr. Poulisac a promis faire sur le gage, obligation et hypothèque de tous ses biens présants et futurs, au moyen de quoy jouira ledit Poulisac, aussy sa vie durante, des droits léguez par ledit acte susdatte avec garantage luy promis sur ladite jouissance par laditte dame, sur mêmes obligations que devant, et à valloir aud. garant a été présentement ledit acte déllivré audit Poulisac, de laquelle dellivrance il quitte ladite dame, fait, promis, gré, juré, obligé, stipulé, renoncé, quitté et condamné par le jugement et authorité de ladite cour, et le gré pris au bourg de Glomel au rapport de Bail, l'un des notaires, l'autre présent sur le signe des dites dame de Kervilliou, et Poulisac, pour leurs respects et les notres, le huitième jour de décembre, d'environ midy, mil six cents soixante et seize, ainsy signés en l'original : Marie Budes, J. Poulisac, prêtre, J. Quiniou, notaire, et J. le Bail, autre notaire rapporteur ».

l'église tréviale de Saint-Michel (XVIème siècle - 1856), portant les dates de 1619 et 1627, et dédiée jadis à l'Archange. Edifice en forme de croix latine du début du XVIème siècle. La porte ouest est encore toute gothique d'inspiration, sauf les moulures. Le clocher-mur avec contreforts d'angles porte l'inscription : M. COLAS, Rr. et la date 1856 de sa restauration. La chapelle des fonts, moderne, est au nord, face au porche sud. Il subsiste de belles sablières du début du XVIème siècle dont l'une est décorée de saint Eloi ; malheureusement, l'on a scié les entraits de la charpente. Mobilier : Christ sur poutre de gloire ; statues anciennes de saint Michel, Sainte Trinité, sainte Vierge, saint Cado, sainte Elisabeth, saint Quay en moine, tenant un livre de la main droite et un chapelet de la gauche, venant de la chapelle Saint-Quay. Fonts baptismaux en granit à deux cuves (R. Couffon). Cette église est restaurée en 1856. On y trouve une piscine du XVème siècle. Cette église renferme de curieuses sablières, des statues anciennes et une dalle funéraire aux armes de la famille Le Trancher de Botdennou. La poutre de gloire date du XVIIème siècle. On remarque, dans une verrière, un écusson d'argent qui pourrait être celui de la famille de Benerven. Ces mêmes armes se retrouvent sur une pierre tombale ;

Nota 2 : L'église Saint-Michel, dont le clocher est inscrit aux Monuments Historiques en 1927, fait partie d'une ancienne trève de Glomel, c'est-à-dire un quartier comprenant une chapelle. La trève permettait aux villageois trop éloignés de l'église principale d'avoir leur propre lieu de culte desservi par un chapelain et un vicaire de l'église paroissiale. A l'extérieur, la poutre de gloire est une pièce monolithique sculptée en demi-relief d'animaux (lions, chiens, ..). De chaque côté, 2 blochets qui font partie d'un ensemble de 4, disposés à chaque angle de la croisée du transept, sont sculptés en haut relief d'un crocodile, d'une tête de crocodile avalant une tête humaine, d'un homme et d'un ange agenouillés.

l'église tréviale de Saint-Corentin de Trégornan (XV-XVIIème siècle - 1850), dédiée jadis à saint Corentin. Edifice en forme de croix latine datant du début du XVIIème siècle et restauré au XIXème. L'ancienne tour, remarquable, fut abattue au XIXème siècle ; le transept sud porte l'inscription : GILON COQUIEC FABRIQUE et la date de 1619, la sacristie celle de 1627. Les travaux de restauration furent adjugés, le 18 mars 1850, à Jean-Marie Le Gall, entrepreneur de Guémené-sur-Scorff, et réceptionnés par M. Gauthier. conducteur des Ponts et Chaussées à Glomel. Le porche porte cette date de 1850. L'on a conservé une piscine du XVème siècle. Mobilier : Maître-autel du XVIIème siècle ; lutrin du XVIIIème siècle ; fonts baptismaux à deux cuves (XVème siècle). Statues anciennes de la Sainte Trinité, saint Hervé (XVIème siècle), saint Corentin, saint Moine, Vierge ancienne provenant d'un arbre de Jessé (XVIIème siècle) ; et Notre-Dame de Pitié, curieuse : la Vierge a un genou en terre et le Christ, soutenu sur son autre genou, sous l'aisselle droite, a le corps pendant (R. Couffon). L'église est reconstruite au XVIIème siècle et restaurée en 1850. Le 10 janvier 1682, François de Rougé, marquis du Hay et du Plessis-Bellière, se dit fondateur et patron de l'église de Trégornan. L'église, trève de Glomel, est située dans la vicomté de Kerjean en Paule. L'édifice abrite un retable organisé de façon symétrique autour d'un tableau de la Sainte Famille et d'une statue du Christ, ainsi qu'un ensemble de six panneaux comportant onze apôtres (il manque saint André) ;

Nota 3 : Trégornan faisait partie de l'évêché de Quimper. Nous nous trouvons ici en pays de Cornouaille, pays bretonnant. Dédiée à Saint Corentin, l'église de Trégornan est édifiée en forme de croix latine au cours du XVIIème siècle et devient paroisse en 1836. Le transept nord porte l'inscription : " Gilon Coquiec fabrique " et la date de 1619 ; la sacristie celle de 1627. D'importants travaux de restauration furent entrepris à partir de mars 1850 par Jean-Marie Le Gall de Guéméné. Cette date est lisible au-dessus du porche d'entrée, sur le transept sud et sur le mur de la sacristie côté Est. Au cours du XIXème siècle, l'ancienne tour remarquable fut abattue alors qu'elle menaçait de s'écrouler. Elle fut remplacée par la tour actuelle. Celle-ci perdit une partie de sa flèche lors de l'ouragan d'octobre 1987, pour être réparée six mois plus tard. Sur le clocher, une croix plus simple, coiffée d'un coq remplace l'ancienne croix de fer forgé (elle se trouve dans l'église). L'horloge visible sur la tour côté sud a été installée en 1985 en même temps que l'électrification des cloches. Trois cloches rythment la vie du bourg. L'enclos paroissial a été détruit. L'ancien cimetière se trouvait autour de l'église, comme s'était le cas partout en Bretagne. Il a été désaffecté en 1961. Son portail sud se trouve au nouveau cimetière route de Plouray. La grille porte la date de 1862. Le portail nord, donnant sur la place arrière, constitué d'une grille  plus simple, a disparu au début des années 50. Un des piliers menaçait de tomber. Le mur d'enceinte du cimetière a disparu, du fait de l'élargissement de la route dans sa partie sud est. Un ossuaire se trouve près de l'église. De style gothique, il date du XVIème siècle. Les ossements qui s'y trouvent sont très anciens. Ils proviennent de vieilles tombent et de la fosse commune. La tradition voulait qu'après un laps de temps suffisant, on déterrait le défunt (par souci de place), et l'on apportait son chef dans l'ossuaire suivant un rite bien établi. Le calvaire près de l'église date du XVIème siècle. Il comporte neuf personnages. Un lambris peint en bleu et orné de personnages recouvrait le plafond de l'église. Celui-ci, bien abîmé par des infiltrations d'eau, a été remplacé en 1970. L'église de Trégornan possède de belles pièces : le grand bénitier du XVème siècle, les fonds baptismaux à deux cuves du XVème siècle, un maître-autel du XVIIème, des statues anciennes de la Sainte Trinité et Saint Hervé, du XVIème siècle, Saint Corentin, Saint Moine, une vierge ancienne provenant d'un arbre de Jessé du XVIIème et Notre Dame de Pitié, dont le pardon est célébré dans cette église le deuxième dimanche de septembre. Autrefois, il emmenait les pèlerins jusqu'à Tal ar groas où se trouve une jolie fontaine et un beau calvaire représentant Notre Dame de Pitié (Itron Varia Drue). Actuellement la procession va du bourg jusqu'à Restauffret où un feu de joie est allumé. Le retable de l'église a été restauré par les Beaux Arts en 1991. L'ancien pavage de l'allée d'accès à l'église a été modifié en 1999. La toiture de l'édifice a été entièrement refaite à l'automne 2002.

la chapelle Sainte-Catherine (XVème siècle), reconstruite au XVIIème siècle ;

la chapelle Saint-Conogan (XV-XVIème siècle). Conogan, ancien évêque de Quimper, était un moine de l'abbaye de Landévennec. Edifice de plan rectangulaire du début du XVIème siècle avec clocher-mur du XVIIIème siècle. Mobilier : Selon la tradition, l'autel serait l'ancien de la chapelle de Kersaint-Eloy ; statues anciennes de saint Conogan, saint Pierre, saint Roch, sainte Marie-Madeleine ;

Nota 4 : La chapelle Saint Conogan. Implantée sur les bords de l'étang du Korong, elle est située sur un placître clos de murs sur la voie antique Carhaix Vannes. L'édifice est daté du début du XVIème siècle, comme en attestent les remplages flamboyants des baies. Toute la partie Sud, à gauche des traces de reprises, la façade Ouest, ainsi qu'une partie du mur Nord, ont été construits au XVIIIème siècle. Saint Conogan était moine à l'abbaye de Landévennec. A la mort de Saint Corentin, Conogan fut élu Evêque de Quimper par le chapître de la Cathédrale.

la chapelle Sainte-Christine (XVIIème siècle), édifiée à l'emplacement d'une chapelle datée du XVème siècle. Edifice rectangulaire du XVIème siècle. Vers la fin du XVIIème siècle, les barons de Rostrenen y bénéficient de certains droits. L'ancienne chapelle possédait une verrière du XVIème siècle, dont on voit encore aujourd'hui, un fragment de vitrail qui représente sainte Christine. La porte de la façade Ouest et la fenêtre Est semblent être des réemplois. Mobilier : Elle renferme quatre statues, toutes anciennes : Crucifix, Sainte Trinité, sainte Christine, sainte Anne, et un panneau de vitrail ancien du XVIème siècle, en grisaille, représentant sainte Christine ;

Nota 5 : Construite au XVIIème siècle avec réemplois de matériaux plus anciens, comme la porte de la façade Ouest, la fenêtre Est, et un élément de son vitrail du XVIème siècle représentant Sainte Christine, " Santé Cristin ". La Sainte, de trois quarts, tient dans sa main une palme ; sa jupe est ornée de motifs végétaux et floraux. Son manteau, drapé sur les épaules, a un ourlet brodé d'une frise d'ovales et de cercles. Elle est auréolée et coiffée d'un diadème qui retient sa longue chevelure dénouée. Sainte Christine fut martyre sous l'empereur Dioclétien. Il existe aussi une autre Sainte Christine, cousine de l'aveugle Saint Hervé, qui prit soin de son parent jusqu'à sa mort en 566. Elle-même mourut peu de temps après. Elle avait, selon la légende, " prié Saint Hervé de demander à Dieu, pour elle, la grâce de ne pas rester après lui sur la Terre ".

les autres chapelles, aujourd'hui disparues ou en ruines, de la paroisse de Glomel étaient : - La Chapelle-Neuve, vendue nationalement en l'an VIII et aujourd'hui détruite. Achetée 300 francs le 25 vendémiaire an VIII par Augustin-Marie Le Cardinal. Elle se trouvait sur la route de Rostrenen à Carhaix, presque à la limite de Rostrenen ; - la chapelle du Cosquer ou Cozquer, située à l'Est du manoir et disparue au XIXème siècle. Elle devait être fort importante suivant le plan cadastral ; - la chapelle de Kersaint-Eloy, remplacée en 1932 par un nouveau oratoire. L'ancienne chapelle, existante au XVIIIème siècle, a été détruite. En 1932, les écuries du manoir ont été transformées en une jolie chapelle rectangulaire avec sacristie détachée par un corridor, sur les plans de M. J. Bouillé, architecte à Perros. L’autel était en pierre polie de Ploumanach ; - la chapelle Saint-Péran, située non loin, en Paule, Prat sant Peran, aujourd'hui disparue ; - la chapelle Saint-Quay, aujourd'hui disparue ;

le calvaire de Trégornan (XVIIème siècle) ;

le calvaire armorié du château de Coatcouraval. Il porte la date de 1634 ;

le calvaire du Loc'h (1852). Avec les armes des familles De Saisy et de Kerampuil ;

les calvaires de St Michel (XVIème siècle) et de Kerbellec (XVIIème siècle). Le calvaire de Kerbellec appelé " Kroaz Itron Varia Drue " est dédié à Notre Dame de pitié. Au-dessus de la table moulurée de calvaire en cavet figure une " piéta ". On y devine deux dates probables de réfection : 1818 et 1819. Pour ce qui concerne le calvaire de Mézoue, " son emmarchement est à 3 degrés. Son soubassement est appareillé d'un plan carré avec le bras mouluré d'un bandeau et d'une doucine, avec une table saillante à bandeau, cavet, filet et tore. Le socle monolithe de plan carré passe à un plan circulaire par l'intermédiaire de griffes d'angles. On remarque également le fût monolithe ainsi que le Christ schématisé " ;

les croix de Cleuzioudon (XVIème siècle), de Kereven (XVIIème siècle), de Botcannou (XVIIIème siècle). Sur le calvaire de Cleuzioudon (XVIIème siècle) " Le Christ en croix est surmonté du titulus sur la face ouest. Au revers, on y découvre la Vierge à l'enfant. Le Christ imberbe est couronné d'épines et a les mains ouvertes et les pieds juxtaposés. La Vierge couronnée porte l'enfant sur le bras gauche. Elle repose sur une console figurée d'une tête d'angélus " ;

l'ossuaire de Trégorvan (XVIIème siècle - 1850), restauré en 1850 ;

le presbytère de Trégornan (1718) ;

la fontaine de Kerbellec (XVIIème siècle), restaurée en 1840. " La fontaine de Kerbellec porte l'inscription 1762 sur une pierre, au faîte du mur postérieur. L'édicule pentagonal, de type fontaine mur, est surmonté d'une croix et la niche, avec un arc en plein cintre, abrite une statuette en faïence de Notre Dame de la pitié, protégée par des barreaux de fer. L'eau de cette fontaine passait autrefois pour guérir les maladies d'enfants. En avant, on trouve un bassin circulaire " ;

le château de Coat-Couraval ou Coatgouraval (XV-XVIème siècle), construit par la famille Bouteville (ou Boutteville) au milieu du XVème siècle. Le premier étage et son escalier datent du XVIIème siècle. Ce château passe ensuite, au XVIIème siècle, entre les mains successives des familles Urvoy de Crenan, de Perrien, de Goulaine et Rouillé d'Orfeuil. A signaler que l'église de Bonen, voisine de Coatgouraval, porte sur son clocher les armes de la famille de Boutteville ;

Glomel : château de Coatgouraval

le manoir de Botdennou (XVIIème siècle). Il conserve un corps de logis du XVIIème siècle et a appartenu longtemps à la famille Le Trancher ;

le manoir de Ker-Saint-Eloi ou Kersaint-Eloy (XIIIème - fin du XVIIIème siècle), reconstruit au XVIIIème siècle et propriété au XIIIème siècle de la famille de Saisy (famille implantée dans la région depuis l'an 1215). Ce manoir a appartenu autrefois à Jeanne Meslou, épouse de Jean Le Rouge, seigneur de Penanjun en Motreff. Leur fille Marie Ursule Le Rouge, veuve de Hyacinthe de Volvire, comte de Ruffec, le vendit, le 30 septembre 1689, à Joseph de Rison, écuyer originaire d'Armagnac et marié à Carhaix, en 1680, à Sylvie Vachet. Sylvie de Rison, leur fille, le porta en dot, à Charles René de Saisy de Kerampuil qu'elle avait épousé dans la chapelle de ce manoir le 12 octobre 1711. Il appartient, à partir de 1889, à Mme Cazin d'Honinctun, née de Saisy de Kerampuil ;

le manoir de Saint-Péran ou Saint-Pezran (XVIème siècle). Propriété, à l'origine, de la famille Péran ou Pezran, puis des familles Dupont, Caboureau et Vittu de Kerraoul. La tour, datée du XVIème siècle, est le seul vestige de l'ancien manoir. En 1820, il était aux mains de la famille de Lausanne ;

les manoirs de Glomel (XVIème siècle), de Kerjean (XVIIème siècle), la Villeblanche (XVIIème siècle), Restollebero (1684, 1690), Hillars (XVIème siècle),  Cleuzioudon (XVIIIème siècle), Kerstol (XVIIIème siècle), Kerblouze (1669) et Kervidam (XV-XVIIème siècle), propriété de la famille Loas en 1481 ;

l'ancien manoir de Cosquer, aujourd'hui disparu. Il possédait jadis une chapelle privée ;

plusieurs maisons du bourg de Trégornan (1664, début XVIIIème siècle) ;

plusieurs maisons de Botcannou (1661-1762) ;

11 moulins à eau : deux moulins à St Peran, du Coroncq, de Crazius, de Kerjean (XVIIème siècle), de Motdemnou, de Keriou, Grand-Moulin, de Botcanou (1692) et deux moulins à Coatcouraval ou Coatgouraval ;

Ville de Glomel (Bretagne).

A signaler aussi :

le menhir de Parc-Menhir (8,6 mètres de hauteur) ;

le menhir de Coat-Couraval ;

les deux menhirs de Kerisloyet (époque néolithique) ;

le tumulus de Goazauter ;

un puits (XVI-XVIIème siècle) au château de Coat-Couraval (ou Coatcouraval) ;

un four à potier à Garnévan (époque néolithique) ;

l'ancienne voie romaine de Carhaix à Vannes traverse le territoire de Glomel ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de GLOMEL

La seigneurie de Glomel, ramage et juveigneurie de la baronnie de Rostrenen, fut l’apanage de Constance de Rostrenen, dite dame de Glomel, fille de Pierre, baron de Rostrenen, et de Jeanne de Parthenay, qui l’apporta, vers 1280, à JEAN DE PESTIVIEN, chevalier, son mari. La dame de Pestivien eut, ainsi que son père et sa mère, de grandes relations avec saint Yves : l’enquête de 1330 pour la canonisation du saint les fait connaître. JEAN DE PESTIVIEN y figure comme témoin, avec ses trois filles, TIPHAINE, femme d'ALAIN DE KERANRAIS, l’un des combattants des Trente, PLAISOU et BÉNÉVENTE. Grand nombre de fois vint le saint au château de Glomel, comme à celui de Pestivien, et il y a donné des témoignages de sa sainteté (Enquête).

BIZIEN DE PESTIVIEN, leur fils aîné, chevalier, vit son château de Pestivien pris par Roger Davy, célèbre capitaine anglais, marié à JEANNE DE ROSTRENEN, vicomtesse de Rohan. Il n’en recouvra la possession que lorsque du Guesclin l’eut repris aux Anglais, en 1363. Il est sans doute le même Bizien de Pestivien qui ratifia le traité de Guérande (1381).

TRISTAN DE PESTIVIEN qui figure parmi les héros bretons du combat des Trente, fut le fils ou le petit-fils de Jean et de Constance de Rostrenen. JEANNE DE PESTIVIEN, fille de Tristan, et son héritière, apporta Pestivien et Glomel à GUY V DE MOLAC, fils de Guy IV, sire de Molac, et de Marie de Trébrimoël [Note : La dite Marie de Trébrimoël, fille de Josselin de Trébrimoël, seigneur de Coëtmel, vicomte Bignan, chevalier, et de Jeanne Le Séneschal (Généalogie Le Séneschal de Kercado)]. Le sire de Molac mourut avant le 30 avril 1392, ainsi qu’il se voit dans un « adveu de Glomel fourny après le déceds de Guy de Mollac. C’est le menu dou rachat monss. Guy de Mollac que Dieu absolve deuz à monss. le Duc en la chastellenie de Karahez baillez à Alain Le Veer, recepveur doudt lieu, le XXème jour d’avril, en l’an mil IIIc quatre vingt et douze » [Note : Archives de la Seigneurie de Glomel]. Il dut être père d’autre GUY DE MOLAC, VI du nom, seigneur de Pestivien, Vicomte de Bignan, seigneur de Trébrimoël et de Bréhant, époux de BLANCHE DE ROCHEFORT. Ces derniers furent les père et mère de GUY VII, dernier du nom, et d’ALLIETTE DE MOLAC, mariée à OLIVIER III DE LA CHAPELLE, fils d’Olivier de la Chapelle, et de Marie de Derval [Note : Alliette de Molac se remaria à Henry Le Parisy, seigneur de Kerivalen et d'Espinefort (Recherches sur la Chevalerie du duché de Bretagne) — M. de Couffon de Kerdellech]. Ainsi passa la seigneurie de Glomel des Molac aux la Chapelle. Olivier III de la Chapelle et Alliette de Molac eurent pour enfants Olivier IV et PIERRE DE LA CHAPELLE. OLIVIER IV DE LA CHAPELLE épousa CATHERINE MALOR, fille de Jean Malor, chevalier et de Jeanne des Brieux, d’où un fils ci-après :

GUYON, sire baron DE LA CHAPELLE et DE MOLAC, chambellan du duc Jean V et gouverneur de son second fils, Pierre de Bretagne, qui fut tué au siège de Saint-James de Beuvron, en 1425. Il épousa BEATRIX DE PENHOET, fille unique de Jean de Penhoët, chevalier, amiral de Bretagne [Note : L’amiral de Penhoët, qui était aussi au siège de Saint-James de Beuvron, avait eu le regret de ne pouvoir porter secours à son gendre (D’Argentré)], et de Jeanne du Perrier, d’où :

JEAN I, sire DE LA CHAPELLE et DE MOLAC, seigneur de Trébrimoël, la Motte, etc., chevalier et Chambellan des ducs JEAN V, François Ier et Pierre II, épousa MARGUERITE DE MALESTROIT, par contrat du 29 décembre 1434, d’où deux fils, JEHAN qui suit et ALAIN. Il mourut avant avril 1456. « C’est le mynu que Guyon de la Chapelle, seigneur de … aiant la garde et gouverneur de noble et puissant Jehan, sr. de la Chapelle et de Moullac, pour mon très redoubté et puissant seigneur monseigneur de Richemont, sr. de Partenay et connestable de France, pour faire la levée de rachapt des héritages, rentes et revenus du dit seigneur de la Chapelle et de Moullac, en la dite châtellenie de Kerahès, pour cause du décez de feu Jéhan, seigneur de la Chapelle et de Moullac » (Archives de la Seigneurie de Glomel).

Noble et puissant JEHAN DE LA CHAPELLE, IIème du nom, seigneur baron de Molac, eut pour curateur Pierre de la Chapelle, qui fit donner, le 9 août 1463, acte des bannies de son mariage avec noble damoiselle ANNE GAUDIN, fille et seule héritière présomptive de nobles et puissants Jean Gaudin, chevalier, seigneur de Martigné, et Marie de Pons. Le mariage fut célébré à Rennes par l’entremise de l’archidiacre Pierre de la Chapelle, oncle et curateur du baron. Jehan mourut l’an 1477, sans hoirs, et eut pour successeur, son frère, Alain de la Chapelle.

ALAIN, baron de la Chapelle et de Molac, fut marié 1° à BÉATRIX DE CHAUVERY, dame d’honneur de la princesse d'Orange, soeur du duc de Bretagne, qui fut sa curatrice [Note : De tels faits se retrouvent souvent à cette époque : des femmes curatrices de leurs maris prodigues... nous pourrions en citer plusieurs autres], et 2° à LOUISE DE MALESTROIT, de laquelle naquirent : 1. GUYON, dernier du nom, 2. ISABEAU qui hérita de Guyon, mort sans alliance, en 1510, épousa JEAN DE ROHAN, seigneur de Landal, et mourut sans postérité, en 1519. 3. JEANNE que nous retrouverons bientôt.

Mais déjà Glomel était sorti des mains des la Chapelle.

Pierre de la Chapelle, en qualité de curateur, avait vendu conventionnellement, au nom du jeune Jehan de la Chapelle, le 23 juin 1463, à Jean, seigneur de Rostrenen et du Pont, la terre et seigneurie de Glomel, droits et apartenances d’icelle pour six mille réaux d’or, valant 750 l. monnaie, à la charge de relever et tenir la dite terre de qui elle le despend. Mais contrat de rétrocession fut fait le 9 août 1463, par devant les notaires et l’officialité de Quimper, par le dit seigneur Jean du Pont, à Révérend Père en Dieu, messire Jan de Lespervez, évesque et comte de Cornouaille, de la dite terre et seigneurie de Glomel [Note : « Lettre en forme de mandement dattée du premier feuvrier 1465, par lequel Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, comtesse de Montfort, consent quittance des contracts d'aquets faits de la terre et seigneurie de Glomel et ses apartenances cy-dessus dattées, comme aussi quitte le dit seigneur évesque des fruits de motfoy faute d’hommage de la dite terre et lui concédez deux ans de délais pour fournir aveu, quittance consentie le 5 septembre 1465, par la cour de Carhaix, par ledit Jan du Pont du dit seigneur évesque du reste de payement de l’acquest de la dite terre de Glomel » (Archives de la seigneurie de Glomel)].

JAN DE LESPERVEZ, fils de Charles, seigneur de Perzquen, premier président de la Chambre des comptes de Bretagne, et de Guillemette Painel, fut pourvu au siège épiscopal de Quimper, le 16 janvier 1451, sur la résignation d’Alain, son oncle. Il mourut en 1472, et posséda donc neuf années la seigneurie de Glomel.

JEANNE DE LESPERVEZ, que du Paz et Vulson de la Colombière qualifient dame de Glomel, fille de Jean, sire de Lespervez, et de Marie de Quélen [Note : La dite Marie de Quélen, fille d’Yvon de Quélen, chevalier, et d’Alliette du Vieux-Chastel], fut la femme de GUILLAUME, sire de ROSMADEC, fils de Jean, sire de Rosmadec, chevalier, et d'Alix de Tyvarlen, et neveu de Bertrand de ROSMADEC, évêque de Cornouaille, grand et saint personnage [Note : Cet illustre prélat, auquel Quimper doit sa cathédrale, était issu du second mariage de Guillaume, sire de Rosmadec, avec Marguerite du Chastel. « Ce prélat, homme de sainte vie et de singulière intégrité, dit Albert le Grand, fit plus de bien à son église, à lui tout seul, que tous ses prédécesseurs ensemble ». Il mourut en opinion de sainteté, le 5 février 1445, après vingt-huit années d’épiscopat, âgé d’environ 80 ans].

Guillaume de Rosmadec ayant été tué au siège de Saint-James de Beuvron, en 1425, la concordance des dates semble faire défaut à cette possession de la terre de Glomel par Jeanne de Lespervez ; ce fut plutôt son fils, JEAN DE ROSMADEC, qualifié par du Paz, seigneur de Tivarlen, Pont-Croix, Glomel, Lespervez, Prateir, Meillar. Il épousa, en 1438, JEANNE DE THOMELIN fille d’Olivier de Thomelin, chevalier, et de Marguerite de Coëtmen, et mourut en 1470. « Il fut grandement pieux et dévot comme témoignent plusieurs fondations qu’il fit en son église dé N.-D. de Pontcroix et ailleurs. Mesme entreprit le voyage de Rome en 1450. Il assista aux États tenus à Vannes, en 1462 se trouve au rang des bannerets ». D’où Alain qui suit.

ALAIN, sire de ROSMADEC, chambellan du duc, épousa, en 1478, FRANÇOISE DU QUELLENEC, morte en 1522, fille aînée de Guyon, sire du Quellenec, chambellan du duc, mort avant son père, et de Jeanne de Rostrenen, d’où :

1. JEAN, IIIème du nom, qui suit.

2. JEANNE, fille aînée, mariée à noble et puissant VINCENT DE PLŒUC, chevalier, seigneur du Tymeur, de Kergorlay, de Plouyé, du Plessis-Ergué, de Suguenzou et autres lieux, veuf d'Isabeau de Malestroit.

3. MARIE qui épousa JACQUES DE KERAZRET.

4. ÉLÉONORE qui épousa JEAN DE BOTIGNEAU. Ils furent les aïeux de Jeanne de Botigneau, femme de François de Kerhoënt, dé Kergournadech, père et mère de Renée de Kerhoënt, qui fut la femme de Sébastien II de Rosmadec, marquis de Molac [Note : Vulson de la Colombière a omis de mentionner Éléonore de Rosmadcc, observe M. F. Saulnier, conseiller à la Cour d’appel de Rennes].

JEAN III, sire de ROSMADEC, Tivarlen, Pontcroix, Glomel, etc., capitaine, en 1513, de la noblesse de Basse-Bretagne, épousa, le 18 février 1505, au château de Blois, en présence du roi Louis XII et de la reine Anne, JEANNE DE LA CHAPELLE, seconde fille d'Alain de la Chapelle, sire de Molac, et de Louise de Malestroit [Note : Fille de Jean de Malestroit et de Perronnelle de la Soraye], lequel Alain, sire de la Chapelle, de Molac, de Sérent, de Pestivien, chambellan du duc de Bretagne, François II, mourut en 1515. Il était second fils d'Alain de la Chapelle, Ier du nom, et frère de Jean II, sire de la Chapelle. Devenue veuve, en 1515, Jeanne de la Chapelle se remaria à Raoul du Juch, qui mourut en 1534, et à qui, elle survécut, fils de Hervé du Juch, capitaine de Quimper, et de Marie de Guernarpin. De son mariage avec le sire de Rosmadec, naquirent :

1. ALAIN, qui suit.

2. JEAN, sr. du Plessix, mari de LOUISE DE ROSMADEC, père d’autre Jean, sr. du Plessix, père de Sébastien de Rosmadec du Plessix, mari de Julienne Bonnier, etc.

3. LOUISE, femme de FRANÇOIS DE PLOREC, dont une fille unique, Claude, mariée à Louis d'Acigné, seigneur de la Rochejagu et de Grandbois.

ALAIN, sire de ROSMADEC, baron de la Chapelle et de MOLAC, seigneur de Glomel, maréchal de camp des armées du Roi en Bretagne, épousa, le 8 mai 1528, JEANNE DU CHASTEL, fille aînée de Tanguy, sire du Chastel, grand écuyer de France sous Charles VIII, et de Marie du Juch. Elle mourut veuve en 1571. Alain de Rosmadec était mort en 1560. Des aveux des 15 mars 1539 et 16 avril 154O, faits en la cour de Glomel, à noble et puissant Alain de Rosmadec, seigneur de Tyvarlen, de Pontcroix, de Glomel, pour diverses terres et manoirs dépendants de la seigneurie, se trouvent dans nos archives [Note : Nous possédons, en original, un compte très volumineux que rend Henry de Coetgoureden, recepveur de noble et puisant Allain de Rosmadec au dit seigneur pour sa piecze et seigneurie du dit lieu de Glomel, des receptes et mises par luy  faictes, depuis cinq ans révolus, 1526 à 1531. — Et signé le 12ème jour de mars 1541, à Pontcroix, par Alain de Rosmadec]. S'y trouve aussi « le minu adveu et dénombrement des terres, héritages, rantes, chefrantes tant par deniers que par bleds et autres droits et devoirs héritels que nobles et puissants Allain de Rosmadec et Jehanne du Chastel, sa compaigne, seigneur et dame de Rosmadec, de Tyvarlen, Pontcroix, Prateyr, Glomel, etc., tiennent et advoent tenir nobles et prochement à devoir de foy, hommage et rachat quand le cas y advient sous monseigneur le Dauphin, nostre souverain seigneur et duc de ce pays et duché Bretaigne, en sa juridiction de Kerahës ; les détenteurs et hérittages luy advenus et escheux par le décez de nobles gentz Jehan de Rosmadec, son père, seigneur en son temps des dites seigneuries et choses cy-dessus, mort et décédé vingt ans et plus. Ce fut fait et le grée pris au dit manoir et château de Tivarlen, le vingt sixiesme avril 1540 ».

Les enfants d’Alain de Rosmadec et de Jeanne du Chastel furent :

1. TANGUY, qui suit.

2. MARC DE ROSMADEC, seigneur de Pontcroix, etc., chevalier de l’ordre du Roi, et gouverneur de Dinan, en Bretagne, marié 1° à JEANNE DE MONTBOURCHER, dame de Largentaye ; 2° à GUILLEMETTE DE LA VALLÉE, deuxième fille de Jean, seigneur du Ros et de Saint-Jouan, chevalier de l’ordre du Roi, et de Bonne Glé de la Costardaye. 

3. CLAUDE DE ROSMADEC, sire de la Chapelle, marié, le 29 juillet 1566, à BERTRANNE DE LA VALLÉE, fille aînée des précédents, qui se remaria ensuite à haut et puissant Charles de Sanzay. Il eut pour fils, Mathurin de ROSMADEC, seigneur et baron de Saint-Jouan, du Ros, de Comper, de Gaël, de Quédillac et d'Illifaut, chevalier de l’ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, qui épousa, le 1er juin 1605, JEANNE DE TROGOFF, fille de Pierre de Trogoff, conseiller au parlement de Bretagne et de Gillette d’Avaugour. Il mourut en son château de Comper et fut inhumé dans l’église de Concoret, le 9 avril 1682 [Note : Chevaliers bretons de Saint-Michel. — Vicomte G. de Carné, page 373].

4. MARIE DE ROSMADEC, mariée 1° à CHARLES DE GUER, seigneur de la Porte-neuve (en Riec) mort en janvier 1560, et remariée à CLAUDE DU CHASTEL, baron de Kerlech.

5. LOUISE DE ROSMADEC, mariée à NICOLAS DE TYVARLEN, seigneur de Kerharo, chevalier de l’ordre du Roi, fils de Guillaume de Tyvarlen et de Madeleine de Guer.

6. JEANNE DE ROSMADEC, mariée 1° à JEAN DE LA POMMERAYE, seigneur de la Morlaye, dont une fille unique qui entra dans la maison de Birague ; 2° à ANNE DE SANZAY, comte de la Magnanne, dont elle n’a pas eu d’enfants.

TANGUY, sire de ROSMADEC, baron de MOLAC, de la Chapelle, seigneur de Tyvarlen, de Pontcroix et de Sérent, vicomte de Bignan, seigneur de Glomel, chevalier de l’ordre du Roi, lieutenant-général pour Sa Majesté en Bretagne, épousa en premières noces, le 7 septembre 1558, MARIE DE BOUTEVILLE, fille de noble et puissant Yves de Bouteville, baron du Faouët, et de Renée de Carné. Elle mourut au château du Saint, peu de temps. après, et Tanguy de Rosmadec épousa en secondes noces, le 28 mai 1561, MARGUERITE DE BEAUMANOIR, fille de Jacques de Beaumanoir, vicomte du Besso, et d'Adelice de la Feuillée. « Il assista, en 1573, aux États de Bretagne qui le députèrent pour porter les cahiers au roy Charles IX. Ce monarque lui ayant donné l’année suivante une des lieutenances générales de la province, et ce seigneur étant venu à Rennes pour se faire recevoir au parlement, il apprit par un courrier la mort du Roy, dont il conçut tant de chagrin qu’il en mourut, le 17 juin 1574 [Note : Extrait des « Chevaliers bretons de Saint-Michel – Vicomte G. de Carné »], laissant de son second mariage un seul fils, né vers 1567, qui fut : SÉBASTIEN Ier, marquis de ROSMADEC, comte des Chapelles, baron de Molac, vicomte de Trébrimoël et de Pléharel, seigneur de Tyvarlen, de Pontcroix, de la Hunaudaye, de Montafilant, etc., chevalier de l’ordre du Roi, gentilhomme de sa Chambre, capitaine de cent hommes d’armes de ses ordonnances ; colonel et mestre de camp général de l'infanterie française en Bretagne, gouverneur de Dinan, désigné maréchal de France, et nommé peur être chevalier de l’ordre du Saint-Esprit, en 1599. Il commença à se faire connaître par ses services distingués sous le règne d'Henri III, qui érigea en marquisat sa terre de Tyvarlen, et celle des Chapelles en comté, par ses lettres patentes de novembre 1576. Il acquit sous le règne d'Henri IV la réputation d’un des plus valeureux hommes de ses armées, éloge qu'il reçut plusieurs fois de la bouche de ce monarque, et notamment en présence de toute la cour, un jour que le duc de Savoie vint le voir. Il continua de servir en Bretagne, tout le temps de la guerre, particulièrement aux sièges de Moncontour, de Guingamp, de Lamballe, de Morlaix, en 1594, où il commandait l'infanterie, de Douarnenez, de Crozon, du Plessis-Bertrand et de Comper, où il eut de rudes assauts à soutenir. Le combat de Loudéac, la retraite du Guildo, la bataille de Keinmerch, où il commandait en chef, furent encore pour lui de nouvelles occasions de se signaler. Dans cette dernière affaire, le champ de bataille lui demeura. Il donna encore de nouvelles marques de valeur dans l'attaque et défaite des ennemis au bourg d'Audierne, et fut blessé dans presque toutes ces actions. Il réduisit depuis à l’obéissance du Roy la ville de Dinan, qui avait toujours été le refuge du parti contraire, et en obtint le gouvernement. Sa Majesté lui écrivit dans cette circonstance une lettre entièrement de sa main. Il présida aux États généraux de Bretagne tenus à Rennes en cette même année, et les années suivantes, 1595, 1598 et 1600, à ceux tenus à Vannes, en 1610 et à plusieurs autres encore ».

Le baron de Molac eut le malheur de perdre le roi, son maître et son bienfaiteur, dont il attendait encore le grade de maréchal de France, qu’il lui avait promis au rendez-vous général de l’armée, et qui le destinait aussi pour l’un des quatre par l’avis desquels le duc de Vendôme devait gouverner. Le chagrin que le baron conçut de cette mort, doublement sensible par la manière tragique dont elle arriva, ses fatigues de la guerre et ses blessures le conduisirent au tombeau, le 14 septembre 1613. Avant de mourir, il recommanda à ses enfants la crainte de Dieu, le service du roi et la parfaite union et amitié entre eux. Son corps fut déposé dans l’église des Carmes à Rennes, et, au bout de 40 jours, on lui fit un service magnifique, après lequel on le transporta à Pontcroix. Toutes les paroisses de la ville de Rennes, les différents ordres religieux, la musique de la cathédrale, l’évêque de Saint-Malo, qui célébra l’office en l’absence de celui de Rennes, 300 gentilshommes tous en deuil, le parlement, le siège présidial et toute la maison de ville accompagnèrent le cortège jusqu’à l’une des portes de la ville, suivi d’une foule innombrable de peuple qui témoignait par ses pleurs le regret qu’il avait de la perte de son bienfaiteur. Le corps fut mis ensuite dans un carrosse à six chevaux caparaçonnés de noir avec des croix blanches semées d’écussons, et conduit ensuite à Pontcroix, accompagné de toute sa maison en deuil, à cheval. Son coeur fut porté à Dinan par l’évêque de Saint-Malo, et de même avec grand appareil [Note : Chevaliers bretons de Saint-Michel, p. 369 et suivantes. — Vicomte G. de Carné]. Il était âgé de 47 ans, « et avait passé principalement les trois dernières années de sa vie dans les exercices d’une rare piété » [Note : Extrait de l’article sur les Rosmadec, par A. de Blois, Biographie bretonne, T. II, p. 780]. Il avait épousé, 1° en 1588 FRANÇOISE DE MONTMORENCY fille de François, seigneur du Hallot, chevalier de l’ordre du Roi, et de Claude Hébert d'Aussonvilliers, qui mourut en 1599, au château de Dinan, et 2° en 1600, JEANNE DE LA MOTTE-VAUCLER, baronne de la Hunaudaye, fille de Joseph de la Motte-Vaucler, et de Catherine de Tournemine, mariée en premières noces à François de Coligny, sire de Rieux, et en secondes noces à Jean de Rieux, marquis d'Assérac.

SÉBASTIEN II DE ROSMADEC, marquis de MOLAC, né du premier mariage de Sébastien Ier avec Françoise de Montmorency, fut fait chevalier de l’ordre du Roi sous Louis XIII. Il présida les États de Bretagne en 1621, et fut député vers le roi à cette occasion. Il avait épousé, en mai 1616, RENÉE DE KERHOENT, fille aînée de François, chevalier de l’ordre du Roi, et de Jeanne de Botigneau [Note : Nous ne pouvons nous empêcher de reproduire ici ce que dit M. de Carné sur ces deux grands personnages dans son si précieux ouvrage des Chevaliers bretons de Saint-Michel (page 194). « François de Kerhoënt, lieutenant pour le Roi, pendant la Ligue, épousa, en 1583, Jeanne de Bottigneau, grande et riche héritière, fille unique d’Alain de Bottigneau et de Marie de Kergorlay. Ce seigneur à vescu jusqu’en l’âge de 69 ans, aimé et chéri de tous en son pays, comme l’un des plus hommes de bien vertueux et généreux seigneurs de son temps. Il est décédé au mois de mars 1629, au chasteau de Botigneau, à deux lieues de Quimper-Corentin, et enterré dans la chapelle du chasteau de Kergournadech, dédiée à saint Jean ». Son corps fut accompagné sur la route de plus de 200 gentilshommes, et reçu à la porte de Quimper par M. l’évêque de Cornouailles. Son oraison funèbre fût faite dans la cathédrale par le R. P. de Bar, jésuite. La compagnie se rendit ensuite au château de Kergournadech « où il y avait tables préparées de 300 couverts magnifiquement servies de poisson ». Environ un an après la mort de son mari, Jeanne de Bottigneau quitta le monde, et se rendit religieuse Carmélite au couvent de Nazareth, près de Vannes, où elle fit profession, le 7 novembre 1631, reçue par le R. P. Thibaut, de l’ordre des Carmes (extrait d’une ancienne généalogie de la maison de Kerhoënt, bibliothèque nationale). (M. G. de Carné)], « le plus considérable parti qui fut lors dans la Bretagne » (Voir Chevaliers bretons de Saint-Michel). Ce mariage, ajoute le même auteur, fit entrer dans la famille de Rosmadec le splendide château de Kergournadech. Il fut nommé gouverneur de Quimper, en 1634, et pourvu du gouvernement de Dinan, en 1643. Il mourut cette même année. Dans le partage de ses biens avec ses cadets, la seigneurie de Glomel était advenue à son frère Toussaint [Note : Nous laissons à regret la suite de la filiation, en l'interrompant à Sébastien II de Rosmadec, mari de Renée de Kerhoënt, mais disons que leur fils aisé, Sébastien marquis de Rosmadec et de Molac, gouverneur de la ville et château de Nantes, épousa, en septembre 1755, Renée Budes, marquise de Sacé, seule héritière des branches de Sacé et de Guébriant, et que n’ayant pas laissé de postérité, sa soeur aînée, Marie-Anne de Rosmadec, devint sa principale héritière et épousa René le Séneschal, comte de Kercado].

« TOUSSAINT DE ROSMADEC, capitaine d’une compagnie au régiment de Mgr. le cardinal duc de Richelieu, faisant sa plus continuelle résidence à la suite de la cour, vendit sa seigneurie de Glomel, autorisé par son frère aîné, haut et puissant seigneur Sébastien, marquis de Rosmadec, comte de la Chapelle, baron de Mollac, chevalier, gouverneur de Quimper-Corentin, qui a baillé en partage à son frère Toussaint la seigneurie de Glomel, quitte et indemnisée de toutes dettes et charges, fors les charges seigneuriales et fondations, etc. laquelle vente fut faite, le 17 octobre 1635, à escuyer Pierre Meslou, sr. du Loch et de Kersaint-Éloy (en Glomel), pour la sommé de 51.000 livres tournois, et six cents livres pour les officiers du baron de Montafillan » (Archives de la seigneurie de Glomel). Mais messire René du Liscoët, seigneur du Bois-de-la-Roche, se fit adjuger par prémesse le contrat du 17 octobre 1635, et il prit possession de la seigneurie, le 30 mars 1637, accompagné de messire 0llivier de Lamprat, sr. de Lésaudy, sénéchal de Carhaix [Note : Messire René du Liscoët, seigneur du Bois-de-la-Roche, avait épousé, en 1619, Jacquemine de Gennes. Il était fils du fameux Yves du Liscoët, seigneur du Bois-de-la-Roche, mari de Philippe de Maridor, dame d'honneur de la duchesse de Bar. D’argent au chef de gueules de 7 billettes d’argent]. Toussaint de Rosmadec venait de mourir, dit cet acte [Note : Toussaint de Rosmadec mourut à Compiègne au mois d’août 1636], acte précieux en ce qu’il relate une minutieuse description des vitraux des églises de Glomel et autres, et en ce qu’il constate au bord de l’étang de Kerrien « quelques apparences de vieilles ruines et de douves, mais qui sont à présent remplies de bois de haulte futaye, en la possession duquel emplacement de château nous avons pareillement mis et induit le dit sieur du Bois-de-la-Roche ». Dès cette même année 1637, haut et puissant messire CLAUDE DU CHASTEL, marquis de Mezle, seigneur de Châteaugal, etc., devint possesseur de la seigneurie de Glomel, par retrait féodal. Sa mère, Renée de la Marche, veuve d'Auffray du Chastel, marquis de Mezle, stipule en son nom, comme en celui de son fils, dans les premiers actes, et elle figure encore dans le contrat de vente du 29 novembre 1652, avec Yolande de Goulaine, femme de Claude du Chastel, en vertu de la procuration de ce dernier. Elles vendent les terres et seigneuries de Mezle, de Glomel et de Moëllou, sans aucune réservation pour les relever prochement et noblement, savoir : La dite terre et seigneurie de Mezle et Moëllou du proche fief du Roi en sa juridiction de Carhaix, et la dite terre et seigneurie de Paoul, appartenant au dit seigneur de Kervillio — à messire Christophe Budes, chevalier, seigneur du Tertrejouan, conseiller et garde-sceau du parlement de Bretagne [Note : Messire Christophe Budes, seigneur du Tertrejouan, était fils de Jean Budes, chevalier, seigneur du Tertrejouan, chevalier de l’ordre du Roi, et de Louise du Gourvinec. Il fut conseiller et garde-sceau du parlement de Bretagne dès 1624. Il épousa, le 15 octobre 1625, Renée du Bouilly, fille aînée de Guillaume du Bouilly, seigneurs des Portes, de Trébrit et de la Morandaye, et de Marguerite de Rosmadec, fille de Claude de Rosmadec et de Bertranne de la Vallée (voir le Laboureur). Voir dans « les Dames Budes » du comte de Palys, tout ce qu’il a écrit de si curieux sur Christophe Budes et sur son fils, sa belle-fille et son admirable petite-fille, Anne-Marie Budes].

Mais le beau-frère du dit seigneur, messire Gilles Jégou, seigneur de Kervillio, de Paule, de Kerjan, etc., fit opposition à Carhaix, le 9 août 1653 et fit signifier en sa juridiction de Paule, le dit seigneur du Tertrejouan, en demande de retrait féodal de la dite « terre et seigneurie de Glomel, dépendances et appartenances comme relevant prochement de lui en son dit fief de Paule, la dite opposition en instance de retrait poursuivie et continuée de temps en temps jusques à présent que le dit seigneur du Tertrejouan, en conséquence de la communication lui faite par le dit seigneur de Kervillio, de ses titres et aveux justifiants la dite mouvance proche, a déclaré n’avoir moyens valables pour empêcher le dit retrait féodal. Fait et passé au dit Rennes en la demeurance du dit seigneur de Quervillio, mis et appozés en la minute des présentes demeurée vers Jan Berthelot, l’un des notaires soubs signants ». L’acte porte la signature de Berthelot, notaire royal, et la date du 26 février 1658 (Archives de la seigneurie de Glomel).

GILLES JÉGOU, seigneur de KERVILLIO, et déjà seigneur de Kerjean et de Paule, ajouta dès lors à ses possessions les seigneuries de Glomel, de Moëllou et de Mezle, et vint habiter le château de Glomel rebâti. Il mourut à Guingamp, le 29 mai 1676.

CLAUDE JÉGOU DE KERVILLIO, de Kerjean, président aux enquêtes au parlement de Bretagne, 1676-1678, héritier des mêmes seigneuries, les laissa à sa fille unique :

FRANÇOISE-PERRONNELLE JÉGOU DE KERVILLIO qui épousa, en 1680, Henri de ROUGÉ, marquis du Plessis-Bellière, 1678-1728, et eut pour héritier son petit-fils :

LOUIS DE ROUGÉ, marquis du Plessis-Bellière, époux de Marie-Thérèse d'ALBERT DE CHAULNES, 1728-1732, d’où :

CHARLES-MARIE DE ROUGÉ, leur fils et héritier, mort en bas âge, 1732-1735.

CATHERINE-INNOCENTE DE ROUGÉ, duchesse d'Elbeuf, sœur et tante des deux précédents, recueillit leur héritage, et posséda les seigneuries de 1735 à 1785.

Et CLAUDE-FRANÇOIS GICQUEL, Mis. du Nédo, acquéreur.

Telle est la liste des possesseurs de la seigneurie de Glomel pendant environ six siècles (Comtesse du Laz).

Nota : « Dans la nef, à gauche, une tombe entourée d'une grille de fer contenait les restes de la marquise douairière de Rosmadec et de son fils. On lisait les deux inscriptions suivantes, gravées en lettres d'or sur des tables de marbre noir :

I. Ci-devant repose le corps de deffuncte haute et puissante dame Renée, dame de Kergounadech, femme de haut et puissant seigneur messire Sébastien, marquis de Rosmadec, comte des Chapelles et de Crozon, baron de Molac, de Tivarlen, de Ponte-Croix, du Jusch, de Penhoet et de Serent, vicomte de Beaumanoir, du Besso, etc., chevalier, conseiller du roy en ses conseils, gouverneur pour Sa Majesté en ses villes, châteaux et sénéchaussées de Kimper (sic) et de Dinan, laquelle dame, possédant des qualités éminentes par-dessus la condition de son sexe, fait voir, par la brèveté de sa vie, que les corps les plus parfaits et les plus belles âmes s'arrêtent le moins en ce monde. Elle estoit née dans le château de Beautigneau, en Bretagne, le 16 juin 1601 et est morte à Paris, le 19 de novembre 1643, dans la quarante-troisième de son âge et le vingt-huitième de son mariage, ayant esté mère de dix enfants desquels cinq la survivent. Ledit seigneur marquis son mari lui a fait dresser ce monument et fondé céans un anniversaire solennel et autres prières pour le repos de son âme, attendant que le même Dieu qui, par sa grâce, les avait joints et unis en ce monde, par sa bonté et miséricorde les réunisse pour l'éternité dedans le ciel. Amen ! »

II. Cy gist le cœur de haut et puissant seigneur messire Sébastien de Rosmadec, chevalier marquis de Molac, lieutenant général de la province de Bretagne, gouverneur des ville et comté de Nantes, mestre de camp de cavalerie, brigadier des armées du roy, baron de Tioursant, du Jug, Ponte-Croix, Audierne, Guébriant, Jaçay et autres lieux. Il fut marié avec demoiselle Catherine d'Escorailles, fille de haut et puissant seigneur Jean Rigal d'Escorailles, chevalier comte de Roussille, lieutenant de roi d'Auvergne, seigneur de Cropières, Morézi, Escalmles, Saint-Juery, baron de Puech-Morier, et de haute et puissante (dame) Eléonore de Plas ; laquelle, pour marquer sa tendresse conjugale [Note : Mme de Rosmadec était sœur de la belle Marie Angélique d'Escorailles, connue sous le nom de Mlle de Fontanges et qui mourut au monastère de Port-Royal du faubourg Saint-Jacques, où elle s'était retirée. Mme de Rosmadec, mariée en secondes noces au marquis de Curton, voulut être inhumée à côté d'elle, dans la chapelle de ce couvent], a fait déposer son cœur au-dessus du tombeau de ses pères où il est inhumé. Il décéda le 3 novembre âgé de quarante ans, dans son hôtel à Paris, 1699. Requiescat in pace ! » (Le monastère des Petits-Augustins de Paris, Edouard Frémy).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Glomel.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Glomel étaient présents :

Henry de Bothoa, représenté par Bertrand son fils, archer en brigandine ;  

Guillaume Raoul, archer en brigandine ;  

Pontus de Kerjec, archer en brigandine ;  

Dom Pierre Pasquiou, représenté par Pierre Even, archer en brigandine ;  

Guillaume de Sainct Péran, archer en brigandine ;  

Henry Capguerec, archer en brigandine ;  

Pierre de Bouteville de Coat Gouvreval a comparu en robe, et pour empêcher la defaicte de luy et de sa mère, et servir à son excuse, a dict mon dict sieur du Pont, que le dict de Bouteville est son maistre d'hostel et qu'il fournirait du dict Bouteville et ung autre homme de défense en sa compaignie, en bon et suffisant habillement d'arbalestrier selon la richesse de luy et de sa mère, quand sera besoing ; arbalestrier en brigandine et vouge. En marge, et dampuis sur la remontrance du dict procureur de Cornouailles a esté la terre du dict de Bouteville saisie et l'exécution d'icelle suspendue jusqu'à savoir le bon plaisir du duc ;  

Jacques Loas, archer en brigandine et o luy Jacques le Roux, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Glomel sont mentionnés :

François de Bouteville, sieur de Coatcouravel, décédé, son bien en rachapt par le rapport des officiers de Carhaix ;  

Pierre Raoul, sieur de Kergo, représenté par Jehan son fils, dict faire corselet ;  

Henry du Bothon, default ;  

Charles Capquerec, default ;  

Guillaume Loguellou, default ;  

Nicolas Kergoff, sr. de Saint Péran, default ;  

Louis le Den, default ;  

Pierre Pasquiou, sr. de Trevaluen, default ;  

Yvon Jacques, default.

(à compléter)

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