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LA FORET-FOUESNANT |
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La commune de La Forêt-Fouesnant ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA FORET-FOUESNANT
La Forêt-Fouesnant fait allusion à un site boisé.
La Forêt-Fouesnant (terra Silvatica, en 1128), qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, est une ancienne trève de la paroisse de Fouesnant sous le vocable de Notre-Dame de Basse Mer. La Forêt-Fouesnant est érigée en paroisse autonome en 1851 (par décret du 18 novembre 1850). Elle a été agrandie au détriment de la paroisse de Saint-Evarzec, et de la paroisse de Loc-Amand (ou Locamand), supprimée en 1792-1793, quelle a absorbée.
Loc-Amand est un ancien prieuré de labbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Le territoire de Locamand (noté Sancti Amandi locum en 1069 et Lochamant entre 1192 et 1202) fut donné à labbaye de Quimperlé en 1069, avec les hameaux de Treu Karantuc et de Treu Ridiern (aujourdhui Trévidiern, en Concarneau), par Hoël, duc de Bretagne et comte de Cornouaille. Le pape Grégoire XV, par bulle de 1623, réunit le prieuré de Loc-Amand au collège de Quimper. Malgré les protestations de l'abbaye de Sainte-Croix, la donation du prieuré de Loc-Amand, avec toutes ses dépendances, est confirmée, en septembre 1681, par lettres patentes de Louis XIV.
La Forest, trève de Fouesnant, comprenait jadis cinq fréries dont Le Grand Poirier, Pen Cap Treff, Kerambarder et Danagouliou.
A la Révolution, les paroisses de la Forest et de Locamand sont supprimées et rattachées à la commune de Fouesnant. Le 14 juillet 1873, La Forest, associée à Locamand, acquiert son autonomie communale. Le décret du 25 mai 1955 l'autorise à s'appeler La Forêt-Fouesnant.
On rencontre lappellation Forest de Fuinant (en 1022-1058).
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PATRIMOINE de LA FORET-FOUESNANT
l'église Notre-Dame-d'Izel-Vor (XVIème siècle), encore appelée Notre-Dame de Basse-Mer. Elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur d'une travée, avec chapelles adjacentes et abside polygonale. Au droit de la première travée, les bas-côtés, élargis, forment deux chapelles. Une inscription sous le porche, à droite du bénitier porte la date de 1583. Jusqu'à la Révolution, l'église est une trève qui dépend du prieuré de Loc-Amand. Après la destruction de l'église de "Logamand" (1791), seule va subsister l'église tréviale de la Forêt. Après le Concordat, cette dernière est rattachée à la paroisse de Fouesnant. Le clocher-mur comprend une chambre de cloches sans galerie : il a été refait en 1628 par Jerôme Le Bulliec. Les cloches sont fondues en 1614. La nef, séparée des bas-côtés par des colonnes sans chapiteaux, est abritée d'un plafond voûté sur 28 nervures, cinq poutres. Les fonts baptismaux, surmontés d'un baldaquin, datent de 1628. Le confessionnal, oeuvre de Martin Le Garz de Concarneau, date de 1663. Le maître-autel date de 1694 : le retable est l'oeuvre d'Olivier Daniel et date de 1694. Le tableau du Rosaire (XVIIème siècle), situé dans le transept nord et timbré aux armes de Mgr François de Coëtlogon, évêque de Quimper (1665-1706), est offert à la paroisse lors de la création de la Confrérie du Rosaire à la Forêt en 1680. Dans le choeur, on peut voir deux anges musiciens de la fin du XIIIème siècle et provenant de la région de Reims (offerts à la fin de la guerre 1914-1918). Les anciennes statues sont : saint Roch et saint Mélar (du XVIème siècle, situées sous le porche ouest et provenant de Logamand), Vierge-Mère dite Notre-Dame Izel-Vor (XVIIème siècle), Notre-Dame de Kergornec (XVIIIème siècle), une Pieta du XVIIème siècle, saint Jean-Baptiste, saint Diboan en ermite, sainte Marguerite, saint Nicolas, saint Guénolé (en bois polychrome, H. 1,10 m, abbé mitré en chape, la main droite bénissante), saint Egarec en moine, saint Alain en évêque de Quimper, saint Amand provenant de Loc Amand, saint Herbot et le bienheureux Jean Discalceat. Une statue de saint Fiacre a été transportée au Musée de Quimper. On y trouve aussi des boîtes aux saintes huiles en étain du XVIIIème siècle provenant de Loc Amand ; | |
l'ancienne église de Logamand (ou Loc-Amand), détruite à la Révolution (en 1791). Il s'agit de l'ancien prieuré de Sainte-Croix de Quimperlé ; | |
la chapelle Notre-Dame de Kergornec (1722-1723), aujourd'hui détruite ; | |
la chapelle de Saint-Maudez ou de Pénity (XVIIème siècle). Il s'agit d'un petit édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Le retable date du XVIIème siècle. On y trouve les statues de Notre-Dame du Pénity, saint Nicolas, saint Abibon et un saint évêque. On y remarque 14 fresques, attribuées à Victoire de Saint-Luc, qui racontent la Vie du Christ. A proximité de la chapelle, les eaux de la fontaine passaient pour favoriser la marche des jeunes enfants ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Egarec, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laureuc, aujourd'hui disparue ; | |
le calvaire de Pontérec (moyen âge) ; | |
le calvaire de léglise Notre-Dame-dIzel-Vor (1566), qui forme une chaire extérieure où l'on accède par un escalier de quelques marches, ménagé en arrière de la Croix ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-Prenn, la croix de la route de la baie (XXème siècle), la croix de Kerstrat ou Caront-Groaz (XXème siècle), la croix de Locamand, la croix de Pen-ar-Ster (XVIème siècle) ; | |
le manoir du Stang (XIVème siècle), restauré en 1958. Le cadran solaire date de 1629. Le porche date du XVIème siècle. On y voit un écusson portant un aigle surmonté d'un chef. Un second blason aux armes de Guernissac existait jadis. On y remarque aussi un écusson, daté de 1664, aux armes des familles Lagadec, Guernissac, le Sénéchal, Coatanmoal et Fouesnant. Le manoir est transformé en hôtel depuis 1937 ; | |
la fontaine du Stang (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Pontérec (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir du Mesmeur (XVIIIème siècle) ; | |
le lavoir de Stang Allestrec ; | |
le colombier de Chef-du-Bois (XVIème siècle) ; | |
le four à pain (1700) de la ferme de Kertauban ; | |
le moulin de Chef-du-Bois ou de Lesnevar (XV-XVIème siècle). Il s'agit d'un manoir, avec son rez-de-chaussée, son étage et ses quatres tourelles construites vers le XVème siècle ; |
A signaler aussi :
la stèle de Loc-Amand (âge du fer) ; | |
le menhir de Chef-du-Bois situé à Koadig-Ster (époque néolithique) ; | |
le cairn de Kerleven (époque néolithique), découvert en 1961. Ce cairn renferme 3 chambres funéraires possédant chacune son couloir d'accès. Seules deux d'entre-elles ont pu être restaurées ; | |
l'allée couverte de Kerampicard (époque néolithique) ; | |
les vestiges du prieuré de Loc-Amand situé sur la rive gauche de l'anse de la Forêt. En 1618, Simon de Marguemont, archevêque de Lyon et Primat des Gaules est nommé prieur de Loc-Amand. En 1622, le père Guernissac, supèrieur des Jésuites de Quimper, est nommé au poste de substitut. Le prieuré est vendu en 1791 comme bien national et l'église est détruite. |
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ANCIENNE NOBLESSE de LA FORET-FOUESNANT
(à compléter)
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