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LE FAOU |
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La commune de Le Faou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du FAOU
Le Faou vient du breton « faou » (hêtre) ou de « pou, pagus » (pays).
Le territoire du Faou est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Hanvec. Ce territoire était partagé en deux trèves : lune autour de la chapelle Saint-Sauveur, qui dépendait de la paroisse de Rosnoën, et lautre, autour de la chapelle Saint-Joseph, qui dépendait de la trève de Hanvec. Le Faou sera trève de Rosnoën jusquen 1801 et le bourg de Rumengol (Remangoi, en 1173), ancienne trève de Hanvec (érigée en prieuré-cure de Daoulas au XIIIème siècle), sera rattachée à Le Faou en 1970. Remungol est surtout connu comme lieu de pélerinage.
Cest dans la première trève, au lieu dit La Motte (ar Voudenn) que se trouvait le château féodal. Le Faou était, avant 1058, le siège dune vicomté et avait pour seigneur, le vicomte Morvan, fondateur du château du Faou. La paroisse du Faou, siège d'un doyenné, dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.
On rencontre pour Le Faou, les appellations suivantes : Le Fou (en 1173), Fagus (en 1225).
On rencontre pour Rumengol, les appellations suivantes : Remungol (en 1173), Rumengol (en 1225), Runmengol (en 1460), Remungol (en 1535), Remengol (en 1651), Rumengoll (en 1686).
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PATRIMOINE du FAOU
l'église Notre-Dame (XV-XVIIIème siècle) de Rumengol. En forme de croix latine, elle comporte une nef très courte sans bas-côtés, un double transept et un choeur à chevet polygonal. L'église date de diverses époques : elle paraît remonter dans ses parties les plus anciennes au XVème siècle, date en grande partie du XVIème siècle, mais le haut du clocher et le choeur ont été reconstruits aux XVIIème et XVIIIème siècles et les bras du double transept ajoutés en 1748. Cet édifice avec porche sud, largement financé par la famille Quélennec, vicomtes du Faou, est en place vers 1450. Les travaux de la façade occidentale, du massif rectangulaire de la tour, de la chambre des cloches et de la flèche sont commencés en 1536 comme l'indique une inscription en lettres gothiques (située près du porche) "Lan Mil Ci(n)q cents trente VI, le XIIII jour de may fust funde Guenole Go. H. Inisan Fabrique lors". La chambre forte au nord, la chapelle des fonts baptismaux et la sacristie ont été rajoutées entre 1631 et 1669. La sacristie, avec toiture en carène renversée, date de 1694 et porte l'inscription "Hanc F. Curavit Iac Ballay 1694". L'agrandissement du choeur et le doublement des bras du transept sont réalisés entre 1731 et 1754. L'enclos et l'ossuaire sont démantelés au milieu du XIXème siècle. Le cimetière est déplacé au milieu du XIXème siècle. Une chapelle de plein air est construite en 1880 sur l'esplanade ouest par Gustave Bigot. Le porche est achevé en 1613. Le tympan extérieur du porche sud, porte sur un linteau un groupe sculpté de cinq personnages représentant l'Adoration des mages (milieu du XVème siècle, oeuvre de l'atelier de l'Elorn). Le groupe de l'Annonciation (tympan intérieur du porche), en granit polychrome, date du milieu du XVème siècle. Le clocher forme deux chambres de cloches à galeries. A la base de la tour sont gravées les dates de 1626, 1630 et 1640. Les fonts baptismaux datent de 1660 : la cuve des fonts baptismaux porte des inscriptions relatives aux quatre fleuves du paradis terrestre : Phison, Géhon, Tigris et Euphrate. L'ensemble de douze apôtres date de la première moitié du XVIIème siècle. L'ensemble des deux retables, en bois polychrome et doré, attribuables aux sculpteurs de la Marine de Brest ou aux ateliers Lerrel ou Lespaignol, date de la fin du XVIIème siècle. Le retable nord (saint Marc et l'Eucharistie). Le retable sud (baptême du Christ, tableau de Jacques Chandelier de La Ferronnaye daté de 1701). La maîtresse-vitre (baie axiale), oeuvre de Léopold Lobin de Tours, date de 1884-1886 et représente la légende : "Comment le roi Grallon-Maur fit voeu de changer le sanctuaire druidique de Rumengol en une église sous l'invocation de Notre-Dame". Le vitrail (daté de 1903) de la baie du transept (situé à droite) est l'oeuvre de J. P. Florence et Heinsich de Tours et représente : "Jean de Langouesnou, abbé de Landévennec, promoteur du culte du Folgoat, et auteur de la mélodie grégorienne 'Languentibus in Purgatorio'.". L'orgue est le premier instrument mis en place par l'anglais Thomas Dallam en 1671. L'instrument est remplacé en 1876 par Heyer. La tribune, avec statues de rois et de saint bretons, oeuvre de l'atelier Derrien-Pondaven, date de 1861 (l'une des statues est celle de saint Guénolé, H 1,10 m : abbé vêtu d'une chape tenant une crosse dans la main droite). La chaire à prêcher, oeuvre d'Yves Cevaer, date de 1779. On y voit un cadran solaire de 1638. La croix processionnelle date du XVIIème siècle. L'ostensoir date du XVIIIème siècle. Le calice et la patène datent du XVIIIème siècle. Parmi les statues on remarque celle de Notre-Dame foulant le dragon (en kersanton) et les statues en bois de la sainte Trinité, saint Jean Baptiste, la Vierge-Mère, saint Mathieu, sainte Barbe, saint Charles Borromée, saint Sébastien, saint Guénolé (XVIIIème siècle, en bois polychrome, H. 1,50 m, située dans le choeur : l'abbé est en chape et tient une crosse dans la main gauche), saint Corentin, des quatre évangélistes et des quatre vertus cardinales. On voit près de l'église une fontaine de dévotion ; | |
l'église Saint-Sauveur (XVI-XVIIème siècle), fondée par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. L'édifice comprend une nef courte, un large transept double et un choeur avec abside à pans coupés. Le clocher, qui porte plusieurs inscriptions, a été fondé le 19 mars 1629 : la cloche porte la date de 1714. D'autres inscriptions portent les dates de 1634 et 1640. Le porche, qui renferme des niches décorées, date de 1593 et 1613 : ces dates se trouvent indiquées sur un contrefort. Le chevet, de type Beaumanoir, porte la date de 1680. Le maître-autel, oeuvre du sculpteur René Lucas, date du XVIIème siècle. Les deux confessionnaux datent de la fin du XVIIème siècle. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle : la cuve baptismale date du XVIème siècle. Parmi les statues on trouve celles du Père Eternel, Notre-Dame de Pitié, deux Vierges Mères, saint Yves, saint Herbot, saint Jacques, saint Nicolas, saint Louis, saint Eloi, saint Antoine, sainte Geneviève, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Augustin. Sous le porche, on voit les statues des apôtres du XVIIème siècle. Un ancien ossuaire, qui datait de 1603, avait été détruit au XIXème siècle pour élargir la route ; | |
la chapelle oratoire, située à Rumengol, à l'ouest de l'église Notre-Dame. Elle est due aux plans de Gassis ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste (1829), située à Rumengol et aujourd'hui disparue ; | |
les anciennes chapelles du Faou, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Joseph (1541, reconstruite au XVIIIème siècle et située jadis à la sortie du bourg vers Landerneau, détruite en 1954), la chapelle Saint-Paul-Aurélien (située jadis à l'entrée du bois de la Mothe), la chapelle Saint-Antoine (mentionnée en 1643), la chapelle Saint-Eutrope (située jadis au village de Coativoric, dans la commune de Rosnoen), la chapelle Saint-Gouzien (la fontaine subsiste entre Verveur et Keronézou) ; | |
le calvaire du cimetière de Rumengol (vers 1443). On y trouve les armoiries des familles Quélennec-Poulmic ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière du Faou (1526, 1876), Kergadiou (1871), Kergaradec (XVIème siècle) ; | |
la maison de Rumengol (XVème siècle), restaurée au XXème siècle ; | |
la maison (XVIème siècle), située 6, rue du Général-de-Gaulle. Il sagit dune ancienne fondation établie en 1632 par Francoise Diropp, veuve de Yves Lunven ; | |
la maison (XVI-XVIIIème siècle), située 2, rue de Rosnoën. Ancienne appartenance des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Sur ce lieu, se trouvait certainement une aumônerie mentionnée dès 1170. En 1700, la maison est la propriété des Paige puis des Ferrière. En 1771, la demeure appartient à Jacques Trellu et à Barbe Le Roux ; | |
la maison située 39, rue du Général-de-Gaulle (XVI-XVIIIème siècle), propriété de la famille Le Bris (en 1660) ; | |
la maison, située 21, place des Halles (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la maison, située 2, place des Halles (XVI-XVIIème siècle), propriété de Allain Le Bault et de Francoise Bellanger (en 1630) ; | |
la fontaine, située dans le bourg (à l'Est de l'église), comporte un large enclos et plusieurs marches pour descendre à un bassin protégé par un édicule à toit en bâtière. On y trouve l'inscription : J. Guéguen F : 1792. On y voit une petite statue de saint Guénolé en relief (en costume sacerdotal, tenant une crosse de la main droite et un livre de la main gauche) ; | |
on relève 4 moulins à Rumengol : Kermoal, Touloudou, Dréan, Coat-Nabat ; |
A signaler aussi :
la motte féodale du château de La Motte (moyen âge) ; | |
la découverte dobjets de lépoque des Osismes ; | |
la petite chapelle Saint-Joseph (XVIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du FAOU
Après 1404, le fief est partagé entre les familles de Quellenec, de Guémadeuc, de Beaumanoir, de Rohan, de Richelieu et de Magon.
(à compléter)
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