Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Faouistes

LE FAOU

  Retour page d'accueil        Retour Canton du Faou  

La commune de Le Faou (bzh.gif (80 octets) Ar Faou) est chef lieu de canton. Le Faou dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Le Faou, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE du FAOU

Le Faou vient du breton « faou » (hêtre) ou de « pou, pagus » (pays).

Le territoire du Faou est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Hanvec. Ce territoire était partagé en deux trèves : l’une autour de la chapelle Saint-Sauveur, qui dépendait de la paroisse de Rosnoën, et l’autre, autour de la chapelle Saint-Joseph, qui dépendait de la trève de Hanvec. Le Faou sera trève de Rosnoën jusqu’en 1801 et le bourg de Rumengol (Remangoi, en 1173), ancienne trève de Hanvec (érigée en prieuré-cure de Daoulas au XIIIème siècle), sera rattachée à Le Faou en 1970. 

Rumengol est surtout connu comme lieu de pèlerinage. Rumengol est d'ailleurs mentionnée dans un acte de Geffroy (évêque de Quimper de 1170 à 1185) ; celui-ci rattache Rumengol à l'abbaye de Daoulas. Cet acte fut confirmé en 1225 par Renaud, évêque de Quimper, puis de nouveau en 1253. Dans dans les archives du XVIème siècle, l'église de Rumengol est appelée « dévote, miraculeuse, fréquentée depuis longtemps par un grand nombre de pèlerins qui y viennent des environs de Quimper, de Brest, de Morlaix, et qui font à Notre-Dame de Rumengol de riches offrandes » (Rumengol. N. Billant, 1924). Dans un document de 1674, il est stipulé que de temps immémorial « on a dit et célébré messe matinale, grand'messe, vêpres et office ordinaires en ladite église, les dimanches, fêtes... et que nombre de pèlerins des villes de Quimper, Châteaulin, Brest, Landerneau, Morlaix et d’autres lieux y viennent des dimanches et fêtes pour y entendre ces messes, et aussi y communier souvent... ».

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

La paroisse du Faou, siège d'un doyenné, dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

Petite ville, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Châteaulin, autrefois trève de la paroisse de Rosnoën, et siège de l'ancienne Vicomté du Fou, dont les seigneurs, avec les sires de Névet, Ploeuc et Guengat, avaient le privilège de porter sur leurs épaules la sedia de l'évêque de Quimper lors de son entrée solennelle. Le premier seigneur du Fou est mentionné, dans la légende, comme contemporain de saint Jaoua et saint Pol de Léon (Voir Vie de S. Jaoua d'Albert Le Grand). Il était neveu d'un très puissant seigneur de Cornouaille, Arastagn, habitant son château de Keraroue, bienfaiteur des moines, tandis que lui, étant encore païen, les détestait et poursuivait à outrance, si bien qu'ayant eu connaissance qu'il y avait non loin du Fou un monastère où s'étaient réunis les abbés des différents monastères de Cornouaille, entr'autres Tadecq, Jaoua et Judulus, abbé de Landévennec, il enfonce les portes du monastère, pénètre dans l'église, où saint Tadec disait la messe, et le massacre à l'autel même. Jaoua, recteur de Brasparts, put s'échapper, mais Judullus, fuyant vers Landévennec, eut la tête tranchée. Le vicomte du Fou fut sur-le-champ possédé « d'une légion de diables, et un monstre marin, plus semblable à un dragon qu'à un poisson, ravagea le bourg du Faou, dévorant hommes et bêtes », si bien que, dans peu de temps, tout ce pays fut désert. Les principaux s'étant assemblés, ils conclurent d'envoyer à Léon, vers saint Paul, le suppliant de les vouloir soulager. Le Saint se rendit à leur désir, rencontra en route saint Jaoua et, arrivant au Fou, tout le monde espars par les champs se rassemblèrent au bourg ; saint Paul leur fit une belle exhortation, dit la messe, puis, sortant de l'église, commanda au dragon de venir le trouver. « Le monstre se rend incontinent au commandement du Saint, la gueule béante, les yeux roulants et étincelants, froissant le pavé de ses écailles, se coucha aux pieds du Saint, lequel lui lia son étoile au col et, ayant fait à son neveu saint Jaoua ficher son bourdon en terre, l'y attacha sans faire aucune résistance ». Puis, saint Paul alla voir le seigneur du Fou, et l'ayant exorcisé, le catéchisa et baptisa, lui et toute sa famille et tous ses sujets. Saint Paul alla annoncer cette bonne nouvelle à Arastagn, et ils décidèrent que le seigneur du Fou fonderait un monastère qui, en mémoire et en réparation du double meurtre commis, s'appellerait Daoulas. En quittant le pays, saint Paul conduisit le dragon et son petit jusqu'à Ile de Batz. « Il mit un bâton en terre, auquel il les attacha, leur défendant de mal faire à personne, ce qu'ils observèrent jusqu'à ce que, défaillans peu à peu faute de nourriture, moururent et furent jetés dans la mer, et de ce grand miracle, cette île fut nommée en breton Enes Baz, l'île du bâton ».

C’est dans la première trève, au lieu dit La Motte (ar Voudenn) que se trouvait le château féodal. Le Faou était, avant 1058, le siège d’une vicomté et avait pour seigneur, le vicomte Morvan, fondateur du château du Faou. Morvan, vicomte du Faou, vivait en 1086. Guy fut prisonnier à la bataille d'Auray, en 1365. Tiphaine, sa fille, vicomtesse du Faou, apporta cette terre, par mariage, dans la maison Quélennec, en 1371, d'où elle est passée aux Beaumanoir-Guémadeuc et du Plessis Richelieu. Le maréchal duc de Richelieu vendit Le Faou au sieur Magon de la Gervaisais, conseiller au Parlement, en faveur duquel le Faou fut érigé en marquisat en 1768, sous le nom de la Gervaisais (de Courcy). 

On rencontre pour Le Faou, les appellations suivantes : Le Fou (en 1173), Fagus (en 1225).

On rencontre pour Rumengol, les appellations suivantes : Remungol (en 1173), Rumengol (en 1225), Runmengol (en 1460), Remungol (en 1535), Remengol (en 1651), Rumengoll (en 1686).

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

 

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

Note 1 : Extraits des Registres et Garants de l'église de Saint-Sauveur : — 1516, 20 Janvier : Fondation de 3 livres 12 sols de rente à charge de deux messes, par Guillaume Pezron et Jane Crauzon, sa femme, rente hypothéquée sur la maison où pend l'enseigne de la Croix-Blanche, auberge tenue en 1688 par le Sr. Huon, puis par Hervé Pouliquen et Jacquette Morgant, en 1739 ; le propriétaire est le sieur de Rosmorduc,, demeurant en son manoir de Kerazan (Loctudy), et l'auberge est tenue par la demoiselle veuve Pajolet. — 1531, 18 Février : Yves Capitaine, prêtre exerçant les droits rectoriaux et gros fruits de Rosnoën pour Maurice Guiscanou, archidiacre de Poher, accorde à Jacques Le Saulx, prêtre, le droit de tombe prohibitive en l'église de Saint-Sauveur, devant l'autel du Rosaire (en 1740), pour 5 sols monnaie de rente. — 1534, 24 Janvier : Louis Le Roy fait fondation de 3 livres de rente sur Parc-Kerrec ou Parc Lan, près de Run-an-Meil, dont sont propriétaires (1740) dame Marie-Louise Vallantin, veuve de Félix Payen, seigneur de la Garde, et ses enfants. — 1540, 6 Mars : Yvon Omnès, Sr. de Querec, fonde 4 livres 20 sols sur maison à la veuve Duppont (1740). — 1553, 17 Mars : Jane Bohan, veuve de Jacques Montfort, marchande au Fou, fonde 33 sols de rente à Christ ; sur Kerourien, en Rosnoën, à charge de dix messes basses. — 1556, 16 Octobre : François Robin et Marie Talhoet, sa femme, fonde 40 sols sur Kergonstantin, dont sont usufruitiers (1740) les domaniers de la demoiselle comtesse de Carné de Kerliver, propriétaire de la seigneurie de Kerbriant. — 1562 : Jane Monfort, veuve de Philippe Le Gac, fait fondation pour obtenir trois tombes prohibitives dans l'église de Christ, dont deux s'eutrejoignant, proche du marchepied du maître-autel, l'autre à l'entrée de la chapelle de Saint-Antoine. — 1567, 4 Janvier : Marie Talhoet, veuve de Olivier Queouron, fonde 40 sous de rente sur grande maison de 58 pieds, du Levant au Couchant, sur la rue qui descend des halles au port, moyennant droit de deux tombes, l'une près du balustre du maître-autel, l'autre dans le cimetière, joignant le bénitier, au-dessous de l'arbre d'if étant près du portique, cette tombe portant inscrit le nom de Dlle Jane Le Gac, veuve de n. h. Jan Toulcoat, et les armoiries des Le Gac, qui sont d'azur à une main mouvante du côté senestre, ou gantelet armé d'argent, tenant cinq flèches d'or en pal ferrées et empennées d'argent. Cette maison appartenait, en 1780, à Jacques-Louis de Quélen, qui rend aveu à la fabrique. La fondation est faite à charge de trois obit, et du chant Languentibus, le vendredy, au retour de la procession qui se rend à la croix près de la place de l'avoine. — 1578, 24 Août : 50 sols fondés par Guillaume Montfort, faisant 3 livres de rente, sur un pré à Pont-an-Len, au bout de l'étang du moulin, près du Pont. — 1580, 24 Août : Fondation de 50 sols, par Guillaume Dérédec, marchand, bisaïeul maternel de la demoiselle de Lezuzar Flaman. — 1585, 5 Août : Baptiste Bohan fonde 35 sols pour messe de Requiem, et 5 sols pour la confrérie du Saint-Sacrement. — 1587 : Anne Le Bihan, veuve de Messire Jan Elles, dame de Roscoper, fonde 60 sols pour 7 messes à notte et 5 messes basses, sur les manoir et moulin de Roscoper, en Brasparts. — 1593, 19 Mai : Messire Yves Goasguen, prêtre, demeurant à Treizenez, et autres héritiers de Messire Yves Berthou, prêtre, fondent rente de 20 sols. — 1593, 11 Juillet : Fondation de 4 livres, par Pierre Bohan et Dlle Marie Galhard, sa femme. — 1601, 11 Mars : Dlle Marie Kerhault, veuve de Jean Loumenven, fonde 40 sols sur Parc-an-Greq, à Keranbulezec. — 1610, 11 Juillet : Fondation de 40 sols par M. Noël Abades, prêtre, sur le village de Talhoat. — 1620, 22 Novembre : Guillaume Le Saout, prêtre, vivant curé du Fou, fonde 30 sols sur Campic, pour messe le jour de Saint-Corentin, et droit de tombe vis-à-vis de l'autel Saint-Sébastien. — 1622, 26 Juin : Entre les fabriques et Yves Salaun, Françoise Salaun, veuve de Mre Christophe Le Tharo, faisant pour sire Jan Salaun, leur frère, il est reconnu que le dit Salaun a de tout temps joui d'une tombe à Christ, et paye à cet effet 30 sols par an. — 1625, 18 Octobre : En reconnaissance des services lui rendus, dame Hélène de Beaumanoir, vicomtesse du Faou, accorde au Sr. Sébastien Flaman et Jaouenne Le Gac, sa femme, Sr. et Dme. du Stang, deux tombes prohibitives à Christ dans la chapelle de La Dame. Sur lesquelles ils pourront apposer leurs armoiries. Les archives paroissiales conservent un certain nombre de testaments dont la formule, éminemment chrétienne, est sensiblement la même. Nous en citons une qui nous a paru particulièrement intéressante, en ce qu'elle nous fait connaître les lieux de dévotion et les saints les plus honorés du testateur. « Le premier Janvier 1639, Au nom de l'individue Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen. Je, Jan Le Gac, Sr. de Reuniou-Beuzit, étant à présent, par la grâce de Dieu, sain d'entendement et de mémoire, néantmoins considérant n'estre plus certaine chose, que à chacun une foys mourir, et plus incertaine que l'heure d'icelle, et aussi qu'estant menacé et affaibli en maladie, je veux disposer de ma conscience, craignant d'être surpris par mort subite, ou de quelque maladye violente où je ne pourrais accorder temps, ni l'entendement, jugement et mémoire sains, comme je l'ai à présent, ni heure pour disposer de mes affaires, suivant que la maladie ou accident me pourrait surprendre ; mais étant à présent sain de mes cinq sens naturels, ne voulant décéder ny estre surpris par accident, intestat, sans disposer du peu de bien que Dieu m'a donné, afin d'estre à l'heure de mon trépas délibéré de rendre mon âme à Dieu mon créateur, ainsi que vray bon catholique, apostolique et romain le doit faire sans aulchun regret, et quitter cette vallée de misère ; fais et ordonne par ces présentes mon testament en la forme et manière que cy après. Et premier, je recommande mon âme à Dieu mon créateur, Père, Fils et Saint-Esprit, à la benoiste glorieuse Vierge Marie, à saint Michel Archange, à saint Pierre et saint Paul, à saint Jan, mon patron, à saint Etienne, à saint Barthélemy, à saint Sébastien, aux saints martyrs et confesseurs, Anges, Archanges, Principautés, Puissances, Vertus, Dominations, Thrônes, Chérubins et Séraphins, frères aînés et intimes amys des âmes racheptées par le sang de l'Aigneau et à toute la Cour céleste de paradis. Je veux et désir que mon pauvre corps et carcasse soit enterré et inhumé en terre bénite, en l'église de Christ, paroisse de Rosnoën, en ma tombe ... Je donne à Christ et aux prêtres 4 livres 10 sous de rente pour dire à perpétuité, tous les vendredys, au retour de la procession qui se rend à la Croix, le salme : Languentibus in purgatorio, sur ma tombe. Item, à quatre pauvres, quatre aulnes de frise le jour de mon enterrement, lesquels conduiront les cierges et allumaiges, le dit jour. Lequel jour on fera l'aumône à tous les pauvres qui se présenteront, ainsi que mes héritiers aviseront. Je donne à l'église de Rumengol du Fou 60 sols tournois, pour une messe à être dite le 15 Août, et les réparations de l'église. A l'hôpital du Fou dédié à saint Antoine, 3 livres de rente et 3 livres aux pauvres du dit hôpital, le jour de mon enterrement. A l'église de Saint6Joseph, située au bout du Pont, 40 sous tournois de rente. A N.-D. de l'Hôpital-Camfrout, 60 sols. A N.-D. de Daoulas, 60 sols. A l'église de Hanvec, 60 sols. A l'église de Quimerc'h, 60 sols. A N.-D. de Recouvrance de Brest pour aider aux réparations, 60 sols. A N.-D. de Coatuaut, en Irvillac, 30 sols. A N.-D. du Folgoat, 30 sols. A N.-D. de Guirsicour (Saint-Thégonnec), 30 sols. A Saint-Jean du Traon ou du Doigt, 30 sols ». — 1649, 11 Juillet : Maître Jacques Le Baron et Yvonne Le Dérédec, sa femme, fondent 3 livres 4 sols, pour jouir de la tombe où fut enterré Missire Mathurin Le Baron, leur fils, recteur de Rosnoën. — 1651, 25 Juin : Ecuyer Jacques Rouxel, Sr. de la Grande, demeurant au manoir de Penaménez, en Quimerc'h, fonde obit de 60 sols, sur le dit manoir, échu à Messire Charles de Kerléan, Sgr. de Kerhuon, enseigne des vaisseaux du Roi, à Brest, de la succession de dame Louise Le Rouxel. — 1710 : Procédure contre René Lucas, sculpteur, au sujet du retable de Saint-Sauveur. Lucas a succombé au procès et est en prison à Pontaniou, Brest. (Les pièces de la procédure font défaut). — 1736 : Comptes mentionnant une somme de 72 livres, touchées pour arrérages de trente ans d'une rente de 48 sols sur la maison nommée le Lion-d'Or, dont sont propriétaires les demoiselles de Larmorique Le Gac, de Brest. — Et 3 livres de rente sur la maison appartenant ci-devant à M. Hervé Mével et Marie Tromeur, fille dévote, à présent au sieur Kerverson Creven, de Daoulas, occupée par la demoiselle Provence, hôtesse. — Payé 4 livres à Yves Cariou, tailleur, pour façon d'un devant d'autel de panne cramoisi, donné à l'église de Christ par des personnes pieuses de la ville. Quatre livres également, pour le garnir d'une dentelle d'argent. — En 1735 : Payé au sieur Malpas, doreur, 1.200 livres, pour avoir doré le retable du Saint-Sacrement. — En 1738 : Le fabrique déclare que les anciens seigneurs du Fou ont attribué à l'église de Christ, de temps immémorial, le droit de coutume sur toutes sortes de marchandises en foire le jour de la Sainte-Croix, 14 Septembre, même les droits de boutiques, halles et places marchandes, usage autorisé par une possession constante, pour le lieu duquel droit il est d'usage très ancien que le bedeau, de l'ordre et en présence du sacriste, crie sur une croix les enchères qui se font, et l'adjudication, qui se fait au plus offrant. Le prix de laquelle se paie, le lendemain de la foire, au fabrique qui l'emploie dans son compte pour les deux tiers, l'autre tiers se percevant par le Curé du Fou, qui est obligé, avant la grand'messe, à aller en procession à la fontaine de Christ et auprès des halles le jour de la dite foire.

Note 2 : Extraits des Registres de Baptêmes, Mariages et Décès de la paroisse du Faou (Archives départementales) : 1682, 2 Février : Baptême de François, fils de noble homme Louis de Launay de Dlle Jane Le Baron, baptisé par Vén. Mre. Blons, recteur de Rosnoën, en l'église de Christ. Parrain, Mre François de Carné, chevalier Sgr. baron de Kerliver, Guaziou, Kerbriant ; et marraine, Dlle Claude du Vall, dame de Lanvinan. — 1682, 3 Décembre : Baptême d'Yves, fils de Jean-François Laferière, et de Dlle Marie Bigeaud, Sr. et dame du dit lieu (il était né dès le 15 Octobre). Parrain, N. G. Yves Ferrière, sieur de Bussé ; marraine, Dlle Marie Bernard, épouse de noble homme Pierre Bigeaud, sieur Desclos. — 1689, 21 Février : Mariage de noble homme Nicolas Le Vern, Sr. de Launay, et de Dlle Marie Le Tharo, dame de Mesarmeau (les bannies ont été faites à Recouvrance). — 1689, 1er Avril : Baptême d'Etiennette, fille de honnestes gens Louis Brandelier Esnault et de Dlle Marguerite Le Jeusne. Parrain, noble homme Jean Le Baron, Sr. de Lestang, greffier de la juridiction de la vicomté du Fou, Irvillac, Logonna ; marraine, Dlle Etiennette Le Tharo épouse du Sr. de Penamenez. — 1689, 17 Avril : Baptême de François-Marie, fils d'écuyer François de Keryvon, Sr. de Kervennic, Coatimoric, Keriliou, etc., et de dame Marie de Kerret, dame du dit lieu. Parrain et marraine, honnestes gens, Olivier Guermeur et Marie Pierrée, qui ne savent signer. — 1689, 5 Septembre : Baptême de Jean-Baptiste-François, fils de noble homme François Ferrière et de Dlle Marie Bigeaud (né le 10 Août). Parrain, noble homme Jean-Baptiste Ferrière, Sr. de Kerdonval ; et marraine, Dlle Françoise Bigeaud, dame du Quelennec. — 1689, Novembre : Mariage de noble homme Guy Aline, Sr. de Keranliau, fils de noble homme Michel Aline et de Dlle Anne Furic, sieur et dame de Kerdaniel, originaire de Pont-l'Abbé ; et Dlle Marguerite L'Haridon, dame de Launay, fille de feu noble homme Vincent L'Haridon et Dlle Perrine Bourhis, sieur et dame de Goréquer. — 1724, 31 Janvier : Mariage de noble homme Pierre-Julien Ruinet et de Jeanne de Quenechquivilly. — 21 Février : Mariage de Jacques-Joseph Ruinet, veuf de Dlle Mauricette Dagonne avec Marie-Gabrielle L'Inisan, avec dispense d'empêchement de consanguinité du 4ème au 4ème degré. — 1740, 17 Janvier : Enterrement de Jean Douché, prêtre, âgé de 70 ans. Corps inhumé à Christ. Assistent : le Sr. Ruinet du Tailly, Jean-Jacques Creven de Kerbrezel, procureur fiscal de la vicomté, et Dieulengar. A cette famille Douché appartenait Jacques Douché, clerc profès à Marmoutiers, O. S. B., le 26 Juin 1696, et qui mourut le 6 Avril 1699 au monastère de Saint-Michel (in periculo maris). (Bibliothèque de la ville de Quimper).

Note 3 : liste des Curés (Vicaires) du Faou avant le Concordat : - 1349 : Décès de Jean Le Gall, qui est dit recteur du Fou. Remplacé par Guillaume Bernard (Archives vaticanes). - 1593 : François Tanguy. - 1618-1628 : Nouel Abodès. - 1643 : Martin Chottart. - 1649-1655 : Lucas Le Breton. - 1659 : François Simon. - 1673-1677 : Vincent Le Blonce ; devient recteur de Rosnoën. - 1677-1679 : Grégoire Cravec. - 1682-1689 : François Kermarec. - 1711-1724 : Yves Mocaer. - 1739-1740 : Alain Le Guern. - 1741 : F. Coloigner. - 1742 : 0. Chottard. - 1763 : Jean Le Doaré. - 1773-1781 : Jean Daniélou. - 1790 : Jacques Jourdren, de Carhaix. - 1792 : Jean Favennec, curé constitutionnel. La ville du Faou, qui faisait partie du District de Landerneau, s'était fait remarquer par son patriotisme. Son Curé avait prêté le serment, qu'il devait, du reste, rétracter avec éclat et au grand scandale des citoyens du Faou. Mais avant ce contre-temps, le Maire n'ayant pas à surveiller de prêtres réfractaires, employa sans doute ses loisirs à examiner si la Constitution était rigoureusement observée par ses administrés. Il fut satisfait de cet examen, n'en doutons pas, car il lui suffisait de comparer l'état des esprits dans sa commune avec celui des paroisses voisines, pour constater que Le Faou marchait à la tête du mouvement vers les idées nouvelles. Cependant, il était tourmenté d'un doute au sujet d'une question liturgique dont il désirait vivement la solution. Il écrivait, le 4 Avril 1791 (L. 46), au Département, pour lui soumettre ce cas de liturgie. « Je suis embarrassé pour un fait que je vais soumettre à votre décision. Le décret du 9 Juin 1790, qui prescrit que l'encens ne sera brûlé dans les temples que pour honorer la divinité et ne sera offert à qui que ce soit, est-il applicable à l'officiant qui célèbre dans les jours solennels ? Ne doit-on pas l'envisager comme une seule proscription de l'encens qu'on offrait aux patrons laïcs, soit à tous autres privilégiés, et peut-il être appliqué à une cérémonie du culte qui n'a et ne peut avoir de rapport qu'à la divinité dans la personne du sacrificateur ? Doit-on s'opposer à ce qu'on offre l'encens au sacrificateur, suivant l'ancien rite ? ou doit-on laisser persister cette cérémonie comme étant relative à l'honneur que l'on rend à la divinité en la personne de son ministre ? ». L'année suivante, un embarras plus sérieux allait susciter les plaintes de la Municipalité du Faou, le vicaire Jacques Jourdren allait rétracter son serment. Le 19 Mars 1792 (L. 59), la Municipalité écrivait au District de Landerneau : « Réunis pour aviser de concert aux moyens d'arrêter les progrès de l'insubordination fomentée parmi nous par le fanatisme de nos prêtres réfractaires, nous vous prévenons que si vous ne venez promptement à notre secours, nous touchons au moment où un déluge de maux va fondre sur nos têtes. Au moment où nous réunissons nos efforts pour raffermir les bases de la Constitution, le Vicaire du Faou rétracte son serment (hier, au prône de la grand'messe). Nos manoirs, déserts depuis quelque temps, se peuplent de nouveau. Nous vous prions de faire prendre et renfermer le Vicaire du Faou et le ci-devant Recteur de Rosnoën. Nous avons demandé un des vicaires de l'Evêque pour desservir provisoirement la même église du canton. Que M. Expilly nous accorde ou non, notre demande, faites prendre nos deux prêtres le plus tôt possible, et prenez bien vos précautions, ou le gibier vous échappera ». Le 25 Mai 1792, une lettre dans le même sens, du Procureur6syndic de la commune du Faou, donne quelques détails sur les égarements et la conversion de M. Jourdren. « Vous connaissez, sans doute, quel rôle joue l'indigne Vicaire du Faou depuis le commencement de la Révolution ; n'ayant pas de caractère, incapable de raisonner par lui6même, il fut d'abord patriote, même patriote ardent, clubiste et capable de venir en voiture, escorté de notre garde nationale, à Landerneau pour faire parade de son serment aux électeurs assemblés, et leur témoigner sa gratitude de ce qu'ils l'avaient nommé au Faou. Il se relâche ensuite de sa première ardeur, et il est aujourd'hui l'un des fanatiques les plus dangereux du District. Il s'est rétracté de son serment au moment le plus critique de la publication du décret pour le séquestre des biens des émigrés. Il est temps de délivrer la patrie de ce démon à masque d'ange. Je demande qu'on le fasse conduire au château de Brest. Nous avons, un prêtre non assermenté, mais ami de nos lois civiles, pour le remplacer en attendant un curé constitutionnel. ». M. Jourdren fut enfermé au château de Brest et déporté en Espagne, le 12 Août 1792 ; il résida à Mondonedo. Il fut remplacé par un ardent constitutionnel, Jean Favennec, qui eut bien de la peine à se soumettre au Concordat. Voici la lettre qu'écrivait à son sujet, le 27 Août 1803, M. Jourdren, alors retiré au Bot, en Quimerc'h. « Le C. F. publia dimanche dernier la lettre pastorale (de Mgr. André), pressé par le Maire, qui la lui donna à l'autel, avant le prône ; mais il fit cette publication d'une manière peu satisfaisante pour le public instruit et religieux, ayant passé deux pages qui contenaient le tableau de nos malheurs et celui du triomphe de la religion et de la justice ; rendu à ce passage, il tourna adroitement la feuille, en prenant une prise de tabac. Il ne savait pas, sans doute, qu'il y avait au chœur deux personnes qui, ayant la lettre pastorale en main, pouvaient remarquer son adresse. Il monta en chaire, tellement irrité, qu'il osa interpeller l'auditoire, scandalisé, de prouver qu'il avait violé la loi. L'orgueil humilié devient impudent, et il ne faut pas croire que tous les prêtres aient lu l'instruction pastorale tout au long ; je suis persuadé que ceux de son parti ont omis bien des articles, surtout ceux qui les touchaient de près ». Liste non exhaustive des Recteurs du Faou depuis le Concordat :  - 1803-1815 : Jacques Jourdren, de Carhaix, décédé le 1er Juin. - 1815-1816 : Le Marhic, vicaire, curé d'office. - 1816-1817 : François Sauveur, de Locronan. - 1818-1831 : Guillaume Moysan, de Briec. - 1831-1835 : Goulven Prigent, de Kerlouan. - 1835-1868 : Jean Plassart, de Huelgoat. - 1868-1885 : Michel-Charles Chesnel, de Quimperlé. - 1885-1900 : Clet-Joseph Rogel, de Ploaré. - 1900-1907 : Henri-Michel Rouzot. - 1907 : Lucien-Marie Le Meur. Liste non exhaustive des Vicaires du Faou depuis le Concordat : - 1815 : Le Marhic. - 1829 : Jean-François Morry. - 1831 : Germain Le Moigne. - 1838 : Yves-Marie Pouliquen. - 1841 : Guillaume Le Goff. - 1848 : Yves-Marc Le Cam. - 1849 : Armand Le Grand. - 1851 : Jean-Marie Daniélou. - 1851 : Pierre-Marie Daniélou. - 1851 : François-Marie Nicol. - 1852 : Gabriel Boléat. - 1853 : Pierre-Joseph Chesnel. - 1856 : Emile-Alfred Floch. -1859 : Joseph Mahé. - 1864 : Félix Brignou. - 1866 : Benjamin Berthou. - 1873 : François-Marie Fily. - 1885. Jean-Joseph Maurice. - 1888 : Jean-Baptiste Péron. - 1889 : Guillaume-Jean Floch. - 1907 : Jérôme Huiban (Archives de l'Evêché).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE du FAOU

l'église Notre-Dame (XV-XVIIIème siècle) de Rumengol. En forme de croix latine, elle comporte une nef très courte sans bas-côtés, un double transept et un choeur à chevet polygonal. L'église date de diverses époques : elle paraît remonter dans ses parties les plus anciennes au XVème siècle, date en grande partie du XVIème siècle, mais le haut du clocher et le choeur ont été reconstruits aux XVIIème et XVIIIème siècles et les bras du double transept ajoutés en 1748. Cet édifice avec porche sud, largement financé par la famille Quélennec, vicomtes du Faou, est en place vers 1450. Les travaux de la façade occidentale, du massif rectangulaire de la tour, de la chambre des cloches et de la flèche sont commencés en 1536 comme l'indique une inscription en lettres gothiques (située près du porche) "Lan Mil Ci(n)q cents trente VI, le XIIII jour de may fust funde Guenole Go. H. Inisan Fabrique lors". La chambre forte au nord, la chapelle des fonts baptismaux et la sacristie ont été rajoutées entre 1631 et 1669. La sacristie, avec toiture en carène renversée, date de 1694 et porte l'inscription "Hanc F. Curavit Iac Ballay 1694". L'agrandissement du choeur et le doublement des bras du transept sont réalisés entre 1731 et 1754. L'enclos et l'ossuaire sont démantelés au milieu du XIXème siècle. Le cimetière est déplacé au milieu du XIXème siècle. Une chapelle de plein air est construite en 1880 sur l'esplanade ouest par Gustave Bigot. Le porche est achevé en 1613. Le tympan extérieur du porche sud, porte sur un linteau un groupe sculpté de cinq personnages représentant l'Adoration des mages (milieu du XVème siècle, oeuvre de l'atelier de l'Elorn). Le groupe de l'Annonciation (tympan intérieur du porche), en granit polychrome, date du milieu du XVème siècle. Le clocher forme deux chambres de cloches à galeries. A la base de la tour sont gravées les dates de 1626, 1630 et 1640. Les fonts baptismaux datent de 1660 : la cuve des fonts baptismaux porte des inscriptions relatives aux quatre fleuves du paradis terrestre : Phison, Géhon, Tigris et Euphrate. L'ensemble de douze apôtres date de la première moitié du XVIIème siècle. L'ensemble des deux retables, en bois polychrome et doré, attribuables aux sculpteurs de la Marine de Brest ou aux ateliers Lerrel ou Lespaignol, date de la fin du XVIIème siècle. Le retable nord (saint Marc et l'Eucharistie). Le retable sud (baptême du Christ, tableau de Jacques Chandelier de La Ferronnaye daté de 1701). La maîtresse-vitre (baie axiale), oeuvre de Léopold Lobin de Tours, date de 1884-1886 et représente la légende : "Comment le roi Grallon-Maur fit voeu de changer le sanctuaire druidique de Rumengol en une église sous l'invocation de Notre-Dame". Le vitrail (daté de 1903) de la baie du transept (situé à droite) est l'oeuvre de J. P. Florence et Heinsich de Tours et représente : "Jean de Langouesnou, abbé de Landévennec, promoteur du culte du Folgoat, et auteur de la mélodie grégorienne 'Languentibus in Purgatorio'.". L'orgue est le premier instrument mis en place par l'anglais Thomas Dallam en 1671. L'instrument est remplacé en 1876 par Heyer. La tribune, avec statues de rois et de saint bretons, oeuvre de l'atelier Derrien-Pondaven, date de 1861 (l'une des statues est celle de saint Guénolé, H 1,10 m : abbé vêtu d'une chape tenant une crosse dans la main droite). La chaire à prêcher, oeuvre d'Yves Cevaer, date de 1779. On y voit un cadran solaire de 1638. La croix processionnelle date du XVIIème siècle. L'ostensoir date du XVIIIème siècle. Le calice et la patène datent du XVIIIème siècle. Parmi les statues on remarque celle de Notre-Dame foulant le dragon (en kersanton) et les statues en bois de la sainte Trinité, saint Jean Baptiste, la Vierge-Mère, saint Mathieu, sainte Barbe, saint Charles Borromée, saint Sébastien, saint Guénolé (XVIIIème siècle, en bois polychrome, H. 1,50 m, située dans le choeur : l'abbé est en chape et tient une crosse dans la main gauche), saint Corentin, des quatre évangélistes et des quatre vertus cardinales. On voit près de l'église une fontaine de dévotion ;

Voir aussi   Le Faou " Description de l'église Notre-Dame de Rumengol

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

  

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

 

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

 

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

l'église Saint-Sauveur (XVI-XVIIème siècle), fondée par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. L'édifice comprend une nef courte, un large transept double et un choeur avec abside à pans coupés. Le clocher, qui porte plusieurs inscriptions, a été fondé le 19 mars 1629 : la cloche porte la date de 1714. D'autres inscriptions portent les dates de 1634 et 1640. Le porche, qui renferme des niches décorées, date de 1593 et 1613 : ces dates se trouvent indiquées sur un contrefort. Le chevet, de type Beaumanoir, porte la date de 1680. Le maître-autel, oeuvre du sculpteur René Lucas, date du XVIIème siècle. Les deux confessionnaux datent de la fin du XVIIème siècle. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle : la cuve baptismale date du XVIème siècle. Parmi les statues on trouve celles du Père Eternel, Notre-Dame de Pitié, deux Vierges Mères, saint Yves, saint Herbot, saint Jacques, saint Nicolas, saint Louis, saint Eloi, saint Antoine, sainte Geneviève, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Augustin. Sous le porche, on voit les statues des apôtres du XVIIème siècle. Un ancien ossuaire, qui datait de 1603, avait été détruit au XIXème siècle pour élargir la route ;

Nota : Elle est dédiée au Saint-Sauveur ou au Christ. La disposition générale de l'église, comme plan, est la même qu'à Rumengol : une nef assez courte et un large transept double, avec abside terminale à pans coupés. Ce qui mérite particulièrement de fixer l'attention, ce sont : le porche, le clocher et les fonts baptismaux. Le porche, sur le contrefort de gauche, porte cette inscription en beaux caractères gothiques : Lan mil cinq cent XCIII fut fait cest porchet. Estait lors Y. Le Dérédec Fabrique. — Au haut du même contrefort, sur le clocheton, on lit : Ce porchet fait achever en 1613. Sur la façade, on voit deux colonnes cannelées, et, comme ressouvenir de Rumengol, l'arcade d'ouverture est en anse de panier. A l'intérieur, sur les deux parois, sont des statues en bois des Apôtres, ayant le caractère de la Renaissance, ou plutôt du XVIIème siècle. Au fond, une statue de Notre Seigneur. Le clocher est fort élevé et très dégagé. Il comprend deux chambres de cloches superposées, surmontées d'un troisième étage octogonal, accosté de quatre clochetons et couronné d'un dôme et d'une lanterne finale. A la base on lit cette inscription : 0 . quam . metuendus . est . locus . iste . vere . non . est . hic . aliud . nisi . domus . Dei . et . porta . celi. Puis, à différentes hauteurs, des inscriptions et des dates nous montrent que cette oeuvre a été montée par reprises successives : Ceste : thour : a : esté : fondé : le : 19: Mars : 1629 : estant : pours : lors : gouverneur : Jean : Guermeur. — Lan . 1629 . honorable . homme . Jean . Le . Goff . gouverneur . fabrique . a . faict . travailler . sur . cete . tour. — Lan . 1630 . Jan . Le . Bris . Gouverneur . fabrique . fait . batir . sur . cette . tour. Plus haut, sont d'autres noms, avec les dates de 1634 et 1640. La cuve des fonts baptismaux est entourée de phylactères sculptés, sur lesquels sont peintes les inscriptions suivantes, donnant les noms des quatre fleuves du paradis terrestre, et qui sont la traduction des versets 11, 13 et 14 du deuxième Chapitre de la Genèse : Phison, c'est celui qui environne toute la terre de Hévila, là où croist l'or. — A la suite est sculpté un serpent, avec un dard menaçant. Gehson, c'est celui qui circuit toute la terre d'Ethiopie. — Figuration d'un lion. Tigris, c'est le troisième fleuve, va vers l'Assyrie. — Cerf. Euphrates, c'est le quatrième fleuve. L'un des autels de l'église a un petit retable à tourelles. A l'autel du Rosaire, se trouve un tableau représentant la Sainte Vierge donnant le Rosaire à saint Dominique. A l'autel de Notre-Dame, on voit son trépassement et son couronnement au ciel. Les statues vénérées, au début du XXème siècle, sont : le Père-Eternel, — le Saint-Sauveur, — saint Antoine et saint Nicolas, — sainte Geneviève, — sainte Anne, — saint Augustin, — saint Louis, — saint Herbot, — saint Jean, — saint Yves, — saint Eloi, — Notre-Dame de Pitié, — saint Jacques, — sainte Barbe. A la sacristie, est un joli bas-relief de saint Yves entre le riche et le pauvre, qui se trouvait autrefois dans l'église. Un petit arc de triomphe forme l'entrée du cimetière du côté de la rue, près de la sacristie et de l'abside. Au côté Sud de ce cimetières existait autrefois un joli ossuaire portant la date de 1603, et formé d'arcades séparées par des pilastres à gaines, en fin Kersanton. Il a été détruit vers 1880, par la municipalité ou par l'administration des Ponts et Chaussées, pour l'élargissement d'une route. A une petite distance du pont qui fait la terminaison du port et la sortie de la ville du côté de Landerneau, est la petite chapelle de Saint-Joseph, qui porte la date de 1541. C'est aussi dans ces parages que se trouve Toul-ar-Sarpant, le trou du serpent, le repaire du dragon qui ravagea le pays du Faou après le meurtre des saints abbés Judulus et Tadec (Albert le Grand, Vie de saint Jaoua, 2 Mars). C'est de là que saint Pol le mena à l'île de Batz, en suivant une ancienne voie romaine qui conduit à Saint-Pol de Léon, passant par Hanvec, Sizun, Loc-Mélar, Lampaul-Guimiliau, territoire de Guiclan et Plouénan, et qui est jalonnée, sur ce parcours, par différents camps romains, vestiges de constructions romaines : Croas-Pab, en Lam­paul-Guimiliau ; Feunteun-Bol, en Lampaul-Guimiliau et en Guiclan ; Coat-ar-Sarpant, près du bourg de Lampaul et près de la chapelle de Saint-Jacques, de Lézérazien (M. Peyron, 1909).

la chapelle oratoire, située à Rumengol, à l'ouest de l'église Notre-Dame. Elle est due aux plans de Gassis ;

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

 

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

 

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

l'ancienne chapelle Saint-Joseph (1541), reconstruite au XVIIIème siècle et située jadis à la sortie du bourg vers Landerneau, détruite en 1954. C'est une des premières chapelles fondées en Bretagne sous le vocable du saint Patriarche. L'édifice, reconstruit au XVIIIème siècle, existait dès le XVIème siècle et, le 14 Juillet 1612, par une bulle datée de Saint-Marc à Rome, Paul III accordait des indulgences à perpétuité, pour la confrérie de saint Joseph établie dans cette chapelle (Archives départementales). Cette chapelle était une église tréviale de Hanvec, desservie par un curé sous la direction du recteur prieur d'Hanvec ; mais elle appartenait à la ville du Faou et, dès 1600, elle est appelée : Eglise triviale de Monsieur St Joseph, en la ville du Fou, paroisse de Hanvec. Dans la chapelle, se trouvaient anciennement trois autels. On y voyait un jubé, mais au XXème siècle il n'y avait plus qu'un autel, et les statues de saint Joseph, Notre-Dame de Bon-Voyage, et un groupe représentant la fuite en Egypte. Les offrandes étaient autrefois relativement considérables et, en 1751, l'inventaire de la chapelle nous la montre possédant un ciboire, un soleil, deux calices, une grande croix d'argent pesant 25 marcs, six chasubles, deux tuniques, douze devant-d'autels, deux missels avec quatre coussins, huit chandeliers de cuivre, etc... Voici les noms de quelques curés de Saint-Joseph : - 1669-1688 : Gourmelon. - 1691-1697 : Jacques Le Normand. - 1710-1719 : François Cam. - 1722-1728 : Joseph Le Bescond. - 1729 : Joseph Martin. - 1730 : Henri Gouriou. - 1732 : François Cornec. - 1750 : Labous. - 1761 : Giriec. - 1763-1766 : Jean Kermarec ; 

l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste (1829), située à Rumengol et aujourd'hui disparue ; 

les anciennes chapelles du Faou, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Paul-Aurélien (située jadis, d'après la tradition, à l'entrée du bois de La Mothe, sur un petit monticule, avec une fontaine garnie de pierres de taille, construites pour rappeler le passage du saint Evêque de Léon au Faou), la chapelle Saint-Antoine (mentionnée en 1643), la chapelle Saint-Eutrope (située jadis au village de Coativoric, dans la commune de Rosnoen), la chapelle Saint-Gouzien (la fontaine subsiste entre Verveur et Keronézou) ;

le calvaire du cimetière de Rumengol (vers 1443). On y trouve les armoiries des familles Quélennec-Poulmic. " Sous les pieds du Christ sont gravées les armes des vicomtes du Faou en alliance avec les Quelennec et les Poulmic. Or, c'est en 1433 que Jean de Quelennec vicomte du Faou, se maria à Marie du Poulmic. Cette croix avait été déplacée dans le cimetière. Depuis 2009 elle a retrouvé sa place dans l'enclos paroissial " ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière du Faou (1526, 1876), Kergadiou (1871), Kergaradec (XVIème siècle) ;

la maison de Rumengol (XVème siècle), restaurée au XXème siècle ;

la maison (XVIème siècle), située 6, rue du Général-de-Gaulle. Il s’agit d’une ancienne fondation établie en 1632 par Francoise Diropp, veuve de Yves Lunven ;

la maison (XVI-XVIIIème siècle), située 2, rue de Rosnoën. Ancienne appartenance des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Sur ce lieu, se trouvait certainement une aumônerie mentionnée dès 1170. En 1700, la maison est la propriété des Paige puis des Ferrière. En 1771, la demeure appartient à Jacques Trellu et à Barbe Le Roux ; 

la maison située 39, rue du Général-de-Gaulle (XVI-XVIIIème siècle), propriété de la famille Le Bris (en 1660) ;

la maison, située 21, place des Halles (XVII-XVIIIème siècle) ;

la maison, située 2, place des Halles (XVI-XVIIème siècle), propriété de Allain Le Bault et de Francoise Bellanger (en 1630) ; 

la fontaine, située dans le bourg (à l'Est de l'église), comporte un large enclos et plusieurs marches pour descendre à un bassin protégé par un édicule à toit en bâtière. On y trouve l'inscription : J. Guéguen F : 1792. Elle a été construite en 1792 pour le prix de 1500 livres. On y voit une petite statue de saint Guénolé en relief (en costume sacerdotal, tenant une crosse de la main droite et un livre de la main gauche) ;

Faou : le pardon de Notre-Dame de Rumengol

on relève 4 moulins à Rumengol : Kermoal, Touloudou, Dréan, Coat-Nabat ;

A signaler aussi :

la motte féodale du château de La Motte (moyen âge) ;

la découverte d’objets de l’époque des Osismes. On a trouvé près de cette ville, en 1837, une monnaie gauloise en or, portant d'un côté une tête barbare et de l'autre un cheval à tête humaine, galopant à gauche. Cette monnaie est attribuée aux Osismiens, par M. Lemierre (Bulletin de l'Association bretonne, t. 111, pp. 218 et 219)  ;

l'ancien établissement des Ursulines. Un établissement de religieuses Ursulines fut tenté au Faou, au XVIIème siècle. Le 27 Juillet 1678, René Le Pontoys, sieur du dit lieu, sénéchal du Faou, vendait aux Révérendes Mères Ursulines, Catherine Le Gouverneur, supérieure, Jeanne Le Couriault, préfète, Yvonne Auffret, procureuse, et Louise de Jacquelot, maîtresse des novices, pour la somme de 3.600 livres, une maison, à Run-an-Beuzit, qu'il avait acquise le 14 Septembre 1672, de noble homme François Lestobec, Sr. du Plessis. A cette occasion, Messire Hervé de Quélen, Sr. de Kerochan, Lestrémeur, Kermodiern, demeurant en son manoir de Kerochan, à Hanvec, pour favoriser l'établissement des dites dames, leur faisait don d'une rente de 27 livres sur Langristin, en Plougastel, ainsi que deux pannerées de cerises et 5 sols par an. En 1686, elles reçurent comme professe Marie Le Cam, fille d'un sieur Buzaré, de Dirinon. En 1690, cette communauté fut supprimée par suite de l'arrêt du conseil qui annulait toutes les fondations faites sans lettres patentes du Roi. Les religieuses, au nombre desquelles étaient trois Mères de Tinténiac, se retirèrent à Quimperlé ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE du FAOU

Après 1404, le fief est partagé entre les familles de Quellenec, de Guémadeuc, de Beaumanoir, de Rohan, de Richelieu et de Magon.

- Cornouaille, Sr. de Kermodiern : écartelé aux 1 et 4 de Cornouaille (d'azur au mouton passant d'argent), aux 2 et 3 de Kerguern, sur le tout : d'argent au croissant de gueules, qui est Kerneau.

- Faou, Sr. de Kerenez : d'azur au léopard d'or.

- Guer, Sr. du Parc : d'azur à sept macles d'or 3. 3. 1. au franc canton d'argent fretté de 8 pièces de gueules ; devise : Sine maculis.

- Hénaud, Sr. de la Palue, demeurant au Faou : de gueules au mouton d'argent.

- Kermodiern, Sr. du dit lieu : de gueules au chevron d'hermines.

- Lansullien, Sr. du dit lieu : écartelé aux 1 et 4 d'or à trois croissants de gueules, aux 2 et 3 d'azur à la quinte-feuille d'argent.

- Omnes, Sr. de Kerret : Losangé d'argent et de sable à la coupe couverte d'or sur le tout.

- Parc, Sr. du dit lieu : d'azur au léopard d'or, au lambel de gueules ; devise : Bon sang ne peut mentir.

- Penguern, Sr. de Kerrec et du Faou : d'or à trois pommes de pin de gueules la pointe en haut, qui est Tréziguidy, une fleur de lys de même en abyme ; devise : Doue da guenta.

- Penmarch, Sr. du Parc : écartelé aux 1 et 4, de gueules à la tête de cheval, aux 2 et 3 : d'or à trois colombes d'azur ; devise : Prest ve

- Plessis, vicomte du Faou : d'argent à trois chevrons de gueules, alias écartelé d'or à trois hures de sanglier de sable, qui est Vignerot.

- Quelennec : d'hermines au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or ; devise : En Dieu m'attends.

- Robin, Sr. de Kérec : d'azur à 3 pigeons d'argent becqués et membrés de gueules.

- Le Saulx, Sr. de Toulencoat : d'azur à la croix dentelée d'or

- Troussier, Sr. du Parc : d'hermines au lion de gueules

- Le Vayer, Sr. du Parc : d'or à trois merlettes de sable

- Capitaine, Sr. du Halgoet. (De Courcy).

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.