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ETRELLES

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La commune d'Etrelles (pucenoire.gif (870 octets) Stredell) fait partie du canton d'Argentré-du-Plessis. Etrelles dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE d'ETRELLES

Etrelles vient, semble-t-il, du latin « strata » (voie pavée). 

L'existence ancienne d'Etrelles nous est prouvée, — au moins indirectement, — par la présence dans les actes de la fondation du prieuré de Sainte-Croix de Vitré d'un témoin appelé Normand d'Etrelles, « Normannus Straellarum », ailleurs « de Straellis ». Cette fondation eut lieu aux environs de l'an 1070, ce qui fait remonter Etrelles, dont ce seigneur portait le nom, au milieu du XIème siècle (M. de la Borderie, Revue de Bretagne et de Vendée, XXIX, 494 — Il est vraisemblable que cette famille seigneuriale d'Etrelles habitait le château de la Motte, terre noble mentionnée en 1440 et 4513, et où l'on voit encore une motte féodale). Vers la fin du siècle suivant, nous voyons André II, baron de Vitré (1173-1211), signer une charte à Etrelles même, « apud Estraeilles » (Bibliothèque nationale, Blancs-Manteaux, XLV, 721). 

Pendant les guerres de la Ligue, les habitants d'Etrelles se montrèrent fort actifs ; attaqués par les huguenots de Vitré et de Rennes, ils défendirent leur bourg tout un jour et ne cédèrent que devant le nombre des assaillants. Voici, au reste, le récit contemporain de ce qu'ils eurent à souffrir pour la cause catholique de la part du gouverneur de Vitré, nommé La Courtdavon, venu avec deux mille cinq cents hommes, le 21 novembre 1589, attaquer le bourg d'Etrelles : « Lesdicts huguenots mirent le feu partout ledict bourg, et fut brullé en une maison, où il y avoit un corps de garde, dix ou douze personnes de ladicte paroisse. Et environ les dix heures du soir ils prirent l'église et en fut tué en ladicte église dix-sept ; et ceulx qui estoient au clocher se rendirent par composition, et furent prins à rançon quelque partie et les autres tuez et panduz. Et en a esté tant tuez que brullez et panduz desdicts Estrelles et leurs confédérés soixante onze. Et de sens rassis tuèrent dom Jullien Caillel, curé de ladicte parouesse, et pillèrent l'église et en emportèrent les richesses, croix, calices, chasubles, chappes et aultres ornements » (l'abbé Pâris-Jallobert, Journal historique de Vitré, 44). 

Etrelles était un beau bénéfice rapportant, en 1790, au recteur 4 835 livres de rente. La municipalité déclara, en effet, à cette époque que le recteur levait les dîmes grosses et novales valant 4 635 livres, et qu'elle estimait 200 livres son presbytère et son pourpris. Toutefois les charges montaient à 1 084 livres, à savoir : pension de deux vicaires, 600 livres ; décimes, 220 livres ; rente due au prieur de Sainte-Croix de Vitré, 120 livres ; rente de 24 livres due au trésorier de Rennes (qui jouissait de la présentation de la cure) ; entretien des bâtiments, 100 livres ; dû pour le luminaire de l'église, 20 livres. Il restait donc au recteur d'Etrelles un revenu net de 3 751 livres d'après ce compte ; mais M. Desbois, alors recteur, déclara lui-même un chiffre un peu plus élevé, c'est-à-dire un revenu brut de 5 070 livres, et par suite un revenu net de 3 986 livres. Quant à la fabrique, elle avait à la même époque 1 320 livres 1 sol 2 deniers de rente, la bourse des défunts 412 livres 19 sols 5 deniers, et la confrérie du Rosaire 87 livres 12 sols 3 deniers (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28) (Pouillé de Rennes).

L’église primitive, érigée à partir du XVIème siècle et incendiée en 1891, portait les armes de la famille Sévigné. La paroisse d'Etrelles dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes. 

Dans le bourg d'Etrelles, on trouve au XVIIIème siècle, l’auditoire des seigneuries des Rochers en Vitré, de la Haye de Torcé en Torcé, et du Pin en Domalain. Les seigneurs de Vitré y ont un droit de quintaine. 

Le bourg d'Etrelles est incendié en 1589 par 2500 huguenots sous les ordres de La Courtdavon, gouverneur de Vitré ; 71 habitants du bourg, ainsi que Julien Caillel, curé de la paroisse y trouvent la mort. 

On rencontre les appellations suivantes : Straellarum, Straellis (au XIème siècle), Estraeilles (au XIIème siècle), parochia de Estrellis (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse d'Etrelles : Amaury Cojallu (décédé vers 1529), Pierre de Maubusson (en 1529), Julien Chevalier (en 1577), Olivier Geslin (en 1599), Isaac Hay (1612-1624), César de Valleaux (1650-1680), Charles-Marie du Plessix d'Argentré (1681-1702, inhumé dans l'église d'Etrelles), Claude Grignart de Champsavoy (1702-1729), Pierre-François Michel du Fresne (1729-1748), Mathurin Morel (1748-1766), André-Pierre-René Desbois (1767-1789), Julien-Pierre Gueusset (1803-1827), Julien Le Meslif (1827-1851), Marie-François-Pascal Allys (1851-1878), René Percel (1878-1881), Théodore Hévin (à partir de 1882), ...

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PATRIMOINE d'ETRELLES

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1892-1901), construite par Arthur Regnault en 1892. Dédiée aux saints apôtres Pierre et Paul, l'ancienne église était une construction des XVIème et XVIIème siècles ; l'extérieur méridional, portant la date 1546, était surtout remarquable : on y voyait d'élégants pignons aigus, de jolis pinacles, de belles fenêtres flamboyantes et de grotesques gargouilles. La porte de ce côté présentait un attique placé sous les débris d'un ancien portail gothique bien plus riche. La façade occidentale offrait aussi un beau portail avec accolade, fronton fleuri et pinacles ; il était précédé d'un grand porche plus récent et en plein ceintre qui ne manquait pas d'originalité. Les trois grandes baies gothiques du chevet oriental étaient malheureusement bouchées. Quant au côté septentrional, il était moins ancien et renfermait la tour ; à la base de celle-ci était gravée la date 1609, et sur un contrefort du collatéral on lisait les noms de deux trésoriers, Pihier et Renoult, et le millésime 1639. Le clocher surmontant cette tour fut renversé le 30 décembre 1705 par un terrible ouragan : « C'estoit un des beaux de l'évesché, lequel a esté coupé du vent ras les cloches et jetté au travers de la petite rue conduisant du bourg au presbytère » (Journal historique de Vitré, 259). Ce clocher fut relevé en 1711, avec deux campaniles superposés en lanternon. L'intérieur de l'église était moins intéressant : c'étaient trois nefs qui auraient été à peu près régulières sans la tour occupant une travée de celle du Nord. Trois autels à retables de tuffeau et de marbre occupaient le triple chevet ; le maître-autel et celui de Sainte-Anne furent sculptés vers 1700 par un architecte de Laval nommé Vigné ; le premier coûta 2 400 livres et fut bénit le 2 février 1702. Quant au troisième, c'est celui du Rosaire, dont la confrérie est signalée à Etrelles comme existant dès 1648. On restaura à la fin du XIXème siècle cette église, et M. Hérault, sculpteur, y place alors des stalles dans le style de la renaissance (Pouillé de Rennes). On y trouvait une chapelle prohibitive appartenant aux seigneurs des Rochers en Vitré. Les armes des seigneurs des Rochers décoraient autrefois les vitres. L'ancienne église est incendiée en 1891. La nef et le chœur de l'église actuelle datent de 1892-1901. Le maître-autel et son retable sont l'oeuvre du sculpteur rennais Cotard. La stalle de la présidence, oeuvre de l'atelier Augerie de Vitré, date de 1895. Le vitrail représentant le massacre de 1589 date du début du XXème siècle. Le vitrail représentant l'abbé Théodore Hévin (recteur d'Etrelles à partir de 1882) date de 1908 ; 

l'ancienne chapelle Saint-Christophe des Rochers. Le manoir des Rochers et sa chapelle, situés en Vitré, furent annexés à Etrelles en 1683 par sentence épiscopale ; mais comme à la Révolution ils ont été rendus à Vitré et qu'ils y font encore partie de la paroisse de Saint-Martin, nous parlerons plus tard de cette chapelle (Pouillé de Rennes) ;

la maison du Pont-de-Launay (XV-XVIème siècle) ; 

la maison du Grand-Mas (XVIIème siècle) ; 

la chapelle de tous les Saints (XVII-XXème siècle) ; 

3 moulins à eau: Montperron, Pont d'Etrelles et Badier ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Vigne ; 

l'ancien manoir du Plessis ;

l'ancien manoir de la Motte. Propriété successive des familles Guisnart, seigneurs du Cernix (en 1406), Bouschet (en 1440), la Charonnière (avant 1553), Godard (en 1553 et 1600), Gennes, Lasnier, le Moyne, sieurs de la Borderie (au milieu du XVIIIème siècle) ; 

l'ancien manoir de la Miochère. Propriété de la famille l'Espinay en 1440 et en 1513 ; 

l'ancien manoir de Roland ou du Pont-Rolland. Propriété de la famille Sévigné (en 1440 et 1513) ; 

l'ancien manoir de la Maillardière ou de la Maillaudière. Propriété successive des familles Perrier (en 1431), Meneust (avant 1553), Girault (en 1553) ; 

le château des Hairies ou Hayries. Les Hayries sont une vieille terre appartenant en 1440 à Jean Houdry et en 1513 aux enfants de Simon Houdry. Vers la fin du XIXème siècle, le propriétaire, M. de Girard de Châteauvieux, établit dans sa maison un petit sanctuaire. Propriété successive des familles Guisnart, seigneurs du Cernix (en 1407), Houdry (en 1440 et 1553), Duverger (en 1638 et 1680) ; 

l'ancien manoir de la Pivenchière ; 

l'ancien manoir de la Mazure. Propriété successive des familles la Haye (en 1440), le Vayer, seigneurs de Soudan, Lignières (en 1513), Coaisnon (en 1643), Gaudin (en 1789) ; 

l'ancien manoir de la Mathelais. Propriété successive des familles Brunel (en 1435 et 1513), Chevallerie, seigneurs du Plessis-Vendel (en 1557), Bonnieu, seigneurs de la Poterie (en 1575), Gennes (en 1712) ; 

l'ancien manoir de la Petite Baste ; 

l'ancien manoir de la Grande Baste ou Paste. Propriété successive des familles du Bois-Halbran (en 1513), Jollain (en 1579), de Gennes (en 1607 et 1671), et des Ursulines de Vitré en 1789 ; 

l'ancien manoir de la Tirelaye. Propriété successive des familles Espinay (en 1440), la Cigogne (en 1513), Morel (en 1553 et 1604) ; 

l'ancien manoir de Montperron. Propriété de la famille de Chanteloup en 1440, puis des Ursulines de Vitré en 1789 ; 

l'ancien manoir du Cernix. Propriété successive des familles Guisnart (en 1406 et 1440), Lepvreux (en 1513), Espinay (en 1553), Liais (en 1710), le Voyer, seigneurs des Aulnais (en 1789) ; 

le manoir de la Largère. Propriété successive des familles Ravenel, sieurs de la Haute-Maison (en 1595), Guillaudeu, sieurs de la Vieuville (en 1610), Hardy (en 1664 et 1726) ; 

l'ancien manoir du Maz-Bertrand. Propriété successive des familles Epinay (en 1440), le Moyne (en 1606), Charil, sieurs du Boisguet (en 1712) ; 

l'ancien manoir de la Grande-Lande. Propriété successive des familles Giraud (en 1440), Haugomard, du Bé (en 1513), de Gennes (en 1628), Charil, sieurs du Boisguet (en 1712), du Matz (en 1789) ; 

l'ancien manoir du Bas-Pont-Thébault. Propriété successive des familles Charron (en 1440), la Charonnière (en 1513), Picquet, seigneurs de Montreuil (avant 1748), des Ursulines de Vitré (en 1748 et 1791) ; 

l'ancien manoir du Haut-Pont-Thébault. Propriété successive des familles le Vayer (en 1440), Lignières (avant 1513), Ringues (avant 1658), Marcille (vers 1658), le Royer (en 1789) ; 

l'ancien manoir de la Roussière. Propriété successive des familles l'Espinay (en 1440 et 1479), Chateaubriand (en 1480), le Coq (en 1513 et 1553), Séneschal (au XVIIème siècle) ; 

l'ancien manoir du Tertre. Propriété de la famille Tyrel en 1440 et en 1513 ; 

le manoir de Marpatu (ou Marpalu). Sa chapelle, dédiée à saint Louis et convertie en grange, date du XVIIème siècle. Pierre de Montalembert, sieur de la Meusserye, bâtit à son manoir de Marpalu, de concert avec un prêtre nommé Julien Morel une chapelle en l'honneur de saint Louis ; lorsqu'elle fut achevée, ce prêtre la fonda, par acte du 21 septembre 1620, d'une messe hebdomadaire, et la dota de 30 livres de rente, mais il en réserva la présentation audit Pierre de Montalembert et à ses héritiers. Aussi voyons-nous en 1667 Claude du Verger, fils de Mathurin et d'Olive de Montalembert, propriétaire de Marpalu, présenter cette chapellenie. La fondation de Julien Morel fut augmentée par la suite, car en 1767 le bénéfice de Marpalu était chargé de cent vingt et une messes que l'ordinaire réduisit à celles des dimanches et fêtes. En 1790, il rapportait 131 livres de rente à son titulaire, tenu à faire le catéchisme à la suite de ses messes (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 80). A cette époque, la chapelle de Marpalu menaçait ruine. Sous la Restauration, le propriétaire, M. du Plessix de Grénedan, entreprit de la reconstruire, mais les évènements de 1830 lui firent cesser ce travail, et c'est à la fin du XIXème siècle une grange (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Geffrard (en 1551), Montalembert (à la fin du XVIème siècle), Duverger, sieurs de Gaillon (en 1654), Daniel, sieurs du Jarday (en 1784) ; 

l'ancien manoir de Mouchouon. Propriété de la famille de Cornillé en 1440, puis de la famille Georgeault en 1623 ; 

l'ancien manoir de la Billionnière. Propriété de la famille l'Espinay en 1440 et en 1513, puis des Hospitaliers de Vitré en 1790 ; 

l'ancien manoir de la Borderie. Propriété successive des familles de Cornillé (en 1440), le Moyne (en 1513 et 1553), Tranchant, seigneurs des Tullayes (en 1789) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE d'ETRELLES

(à compléter)

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