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DOMLOUP

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La commune de Domloup (pucenoire.gif (870 octets) Domloup) fait partie du canton de Châteaugiron. Domloup dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DOMLOUP

Domloup vient du latin "domnus Lupus" (saint Loup), évêque de Troyes au Vème siècle. 

On ne connaît rien des commencements de cette paroisse, qui porte le nom de son saint patron, Loup, évêque de Troyes, domnus Lupus, expression équivalant au moyen-âge à celle de sanctus Lupus. Nous avons bien une charte de 1220, dans laquelle nous voyons Raoul du Fail donner à l'abbaye de Saint-Georges une mine de seigle par an sur son manoir du Fail, en Domloup (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Georges, 213) ; mais cet acte ne nomme pas notre paroisse. 

Deux choses cependant prouvent l'antiquité de Domloup comme paroisse : l'une est l'existence d'un de ses recteurs vers l'an 1180. A cette époque, Gaultier, « Galterius de Dono Lupo presbyter », figure comme témoin dans un acte passé à Châteaugiron en faveur des moines de Saint-Melaine (Cartulaire de  l'abbaye de Saint-Melaine, 132) ; — l'autre consiste dans des vestiges d'architecture romane du XI-XIIème siècle dans son église. Le chantre de l'Eglise de Rennes est grand décimateur de Domloup avec le recteur, qu'il présente à l'évêque. Mais ce recteur ne jouit que d'un tiers des dîmes, estimé 1 500 livres en 1790. A ces dîmes il faut ajouter pour le recteur un pourpris affermé 92 livres, le presbytère, son jardin et quelques prés, valant 42 livres de rente. Aussi M. Rihet, recteur en 1790, déclare-t-il que son revenu brut était de 1 632 livres, mais qu'ayant à payer la pension de son vicaire, ses décimes, etc., il ne lui reste pas un gros traitement (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, A V, 25 - Pouillé de Rennes).

Le seigneur fondateur et préeminencier de l'église est le seigneur du Boishamon qui possède également le manoir de Domloup au XVème siècle. La seigneurie du Boishamon avec droit de haute justice, relève des seigneuries de Châteaugiron, des Loges et de Châteauloger. 

La paroisse de Domloup dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. Une portion de son territoire est annexée au profit de Châteaugiron en 1971. 

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Dono Lupo (en 1180), parochia de Domno Lupo (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Domloup : Gaultier (vers 1180), Pierre du Quellenec (avant 1652), François Bouestel (en 1681), Jean-Baptiste Poyvet (en 1701 et en 1705), André Drouet (avant 1716), Pierre-Jean Saiget (1716), Joseph-François Chéreil (décédé en 1724), Tanguy-Hippolyte Le Pontoys (1724-1729), Michel-François Le Compte (1729-1754), Pierre Barthomeuf (1755-1775), Joseph-Joachim Doucet (1775-1777), N... Rihet (avant 1792), Louis Chevalier (en 1803), Jean-Baptiste Primault (1803-1811), N... Renard (1811-1815), Julien Moreau (1815-1835), Julien Verger (1835-1879), Ambroise Grégoire (à partir de 1879), ...

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PATRIMOINE de DOMLOUP

l'église Saint-Loup (XII-XV-XVI-XIXème siècle). Saint Loup, patron de cette église, a sa fontaine à quelque distance. L'édifice forme une simple croix ; le bas de la nef présente au Nord et au Sud des baies étroites et évasées intérieurement qui témoignent que l'église primitive était de style roman et remontait par suite aux environs du XI-XIIème siècle. Le choeur est à chevet droit, et l'on a eu au XIXème siècle la bonne idée d'y rouvrir une belle fenêtre ogivale bouchée jadis par le retable du maître-autel ; il est probable que cette partie de l'église date du XVIème siècle. Quant aux chapelles, dédiées en 1774 à Notre-Dame et à sainte Anne, elles sont encore plus récentes et sans aucun style. La tour est moderne et fut construite en 1836. Le manoir de Domloup, appartenant, ainsi que celui du Boishamon, à Pierre Yvette en 1427 et 1440, était la maison seigneuriale du lieu ; aussi voyons-nous en 1694 Claude de Guerry, seigneur du Boishamon et de Domloup, se dire seigneur fondateur et prééminencier de l'église de Domloup ; toutefois, le baron de Châteaugiron en était le seigneur supérieur (Pouillé de Rennes). Le chœur à chevet droit est refait au XVème siècle ou au XVIème siècle, puis rallongé de 5 mètres en 1878. La chapelle sud est construite au XVIème siècle, la chapelle nord est construite en 1651. Le clocher-porche date de 1836-1837. Le retable date du XVIIIème siècle. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. Le cimetière renfermait autrefois la chapelle Saint-Jean ; 

la chapelle des Saints-Anges (vers 1662), édifiée par la famille Louvel ; 

la chapelle Notre-Dame-de-la-Rivière ou des Marais (XIV-XXème siècle), fondée par les seigneurs de Châteaugiron. Cette chapelle, dont le chevet droit ajouré d'une grande ogive rappelle la fin du XIVème ou le début du XVème siècle, était présentée par les seigneurs de Châteaugiron, qui l'avaient probablement fait construire non loin de leur château. Elle paraît, au reste, avoir été très vénérée dans le pays, et l'on y venait en procession de fort loin. Les chapelains, chargés d'y dire la messe tous les samedis et aux quatre principales fêtes de Notre-Dame, furent Olivier Geffroy (1577), Geslin (décédé en 1627), Paul Le Duc, archidiacre de Dinan, Nicolas Castelier (1718), Etienne Guihery (1757) et François Chédor (1777). Le dernier jouissait en 1790 de 120 livres de rente ; 

l'ancienne chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue et située jadis dans le bourg de Domloup ;

la croix et la fontaine Saint-Loup (1873) ; 

la croix monumentale (1884) ; 

le manoir de Mongazon (XV-XXème siècle), propriété en 1440 de la famille Ivette, seigneurs du Boishamon ; 

le manoir de la Grande Chauvelière (XVI-XIXème siècle). En 1427, le fief de la Chauvelière fait partie de la seigneurie du Boisorcant. Le manoir appartient en 1593-1594 à la famille Chauvel, seigneurs de Moigné, puis à la famille Louvel jusqu'au XVIIIème siècle, puis à la famille Mahé, sieurs de Kérouan ou Kerouault (en 1768). Il possédait autrefois une chapelle fondée en 1682, un vivier et un colombier. Jean-Baptiste Louvel, connétable de Rennes, et Etiennette Provost, sa femme, ayant construit une chapelle en l'honneur de leurs anges gardiens (les Saints-Anges) à leur manoir de la Chauvelière, y fondèrent, par acte du 26 septembre 1682, des messes tous les dimanches et fêtes, et en plus à la fête des Saints-Anges. Ils dotèrent cette chapellenie de 70 livres de rente. Le 23 novembre 1682, Mgr de Beaumanoir approuva cette fondation et chargea Jérôme de Racinoux, chanoine et scholastique de Rennes, d'aller bénir le nouveau sanctuaire ; 

le manoir de Brouaise (vers 1600-XIXème siècle). La terre de Brouaise appartient en 1580 et en 1612 à la famille Martin, puis à la famille Turcan, seigneurs d'Aubeterre, et à la famille Chiens en 1705 et en 1739. Pierre Martin, avocat au Présidial, et Perronnelle Piédevache, sieur et dame de Brouaise, ayant fait bâtir une chapelle à leur manoir de Brouaise, y fondèrent, par acte du 9 novembre 1612, deux messes par semaine ; l'ordinaire s'empressa d'approuver cette fondation le 1er décembre suivant (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 25). En 1721, le chapelain Jean Ramage étant mort, le seigneur de Brouaise présenta pour le remplacer Jacques Terrien ; mais celui-ci, en prenant possession au mois d'août, fit remarquer que la chapelle de Brouaise était « presque totalement ruisnée, aussi bien que la maison de Roche-Blanche, affectée au logement de son chapelain »

le presbytère (XVII-XIXème siècle) ; 

A signaler aussi : 

la motte castrale de la Merceraie. La terre de Merceraie appartient aux XVème et XVIème siècles à la famille du Gué ; 

l'ancien manoir de Roche-Chaude. Propriété successive des familles Champagné (en 1427), Ivette, seigneurs du Boishamon (vers 1513) ; 

l'ancien manoir de la Gidonnais. Propriété de la famille la Haye en 1427 et en 1513, puis de la famille Prez, seigneurs de la Morlais en 1680 et en 1775 ; 

l'ancien manoir du Fail. Propriété successive des familles Fail (en 1148), Giffart, seigneurs du Plessis-Giffart (en 1427 et 1513), Marzelière (en 1540), Thierry, seigneurs du Boisorcant (en 1566), Angennes (en 1583). Il est uni jusqu'en 1789 à la seigneurie du Boisorcant en Noyal-sur-Vilaine ; 

l'ancien manoir des Haies. Propriété successive des familles la Haye (en 1427 et 1541), Malescot (en 1623 et à la fin du XVIIème siècle), Guerry (en 1763 et en 1789) ; 

l'ancien manoir du Boishamon. Il avait une chapelle et un droit de haute justice. Le Pouillé ms. de Rennes mentionne la chapelle au commencement du XVIIIème siècle, mais elle n'existe plus maintenant. Propriété successive des familles Ivette (en 1416), Aiguillon (vers 1619), Guerry, seigneurs de Saint-Aubin (en 1680 et en 1789) ; 

l'ancien manoir du Bois-Godé ou du Bois-Grosdoigt. Propriété successive des familles Grosdoigt (en 1427 et 1440), Duno (en 1513) ; 

l'ancien manoir de Maubusson. Il avait autrefois une chapelle construite au milieu du XVIIème siècle. Bâtie vers le milieu du XVIIème siècle par Luc Lodin, sieur de Maubusson, cette chapelle fut fondée de messes pour tous les dimanches et fêtes, le 29 juin 1662, par Guillemette Lodin, veuve de Jean Martin, sieur de Gohorel, conseiller au Parlement, et Judith Martin, femme séparée d'Elie de Boisguéhéneuc, seigneur des Métairies. Mgr de la Vieuville donna son approbation le 4 novembre suivant. Plus tard, Jacquette Bernard, dame du Louaisil et de Launay, fonda en cette même chapelle une autre messe hebdomadaire (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 42). En 1703, Luc Lodin, sieur de la Massonnais, présenta pour desservir ces fondations Noël Brionne, qui eut pour successeur Jean Tastard en 1734. A cette dernière date le bénéfice valait 90 livres de revenu net. Propriété successive des familles Racine (en 1513), Lodin (en 1662 et 1703), Morin (en 1763) ; 

l'ancien manoir des Vignes. Il était aux barons de Châteaugiron en 1427 et en 1789 ; 

l'ancien manoir de la Grande Pince-Guerrière. Il était aux barons de Châteaugiron en 1427 et en 1789 ; 

l'ancien manoir du Petit-Bénazé ou du Bénazé-Robin. Propriété successive des familles Robin de Bénazé (en 1378), Bouttier, seigneurs de Château d'Assy (en 1425), Bénazé (en 1427 et 1480), le Barbier (en 1570), Piel (en 1650), Julliot (en 1678 et 1785) ; 

l'ancien manoir du Jaunay. Propriété successive des familles Corcé (en 1427), Châteaugiron (en 1513), Picot, sieurs de Peccaduc (début XVIIème siècle), Touzé, sieurs de la Sentière-Corcé (en 1777) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de DOMLOUP

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Alain Jambu et Jean Radouillet, plusieurs nobles sont mentionnés à Domloup (97 contribuants) :

Jeanne Duboays, noble demeurant à l'hôtel qui est à Estienne Pepivret ;

le sr. de Chateaugiron des métairies de Pinceguerrière et des Vignes ;

Guillaume Giffart, sr. du manoir du Fail ;

Jean Benaze, sr. dudit lieu ;

le sire de la Montaigne, sr. de la métairie de Bresbrude et de la Fretille ;

Pierre Yvette, sr. de la métairie du Boishamon, et celle du bourg de Domlou ;

Jean des Hayes, sr. dudit lieu ;

Guyon du Gué, sr. de la métairie de la Merceraie ;

Thebaud du Boys, sr. du Boaigros ;

Colin de la Haye, sr. du manoir de la Gedonnaye (Gidonnais) ;

le sire de Corce, sr. du manoir de Jeaunay (Jaunay).

(à compléter)

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