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Les supérieurs du monastère de Sainte-Claire de Dinan.

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V- LES SUPÉRIEURS.

Les religieuses de Sainte-Claire de Dinan étaient sous la juridiction générale de l’ordre de Saint-François. Elles dépendaient du Père Provincial des Religieux de l’Observance de Saint-François de la Province de Touraine, appelés Cordeliers.

Elles avaient pour supérieur un Père visiteur qu’elles élisaient elles-mêmes.

Comme son nom l’indique, ce Père ne résidait pas chez elles, mais il y faisait des visites canoniques, au cours desquelles il réglait les affaires les plus importantes, laissant au Père confesseur, qui demeurait au couvent, le soin des affaires ordinaires.

C’est un Père visiteur, le P. Chambon, qui, en 1487, fit partir de Nantes les fondatrices de Dinan.

Mais il faut attendre 1635 pour trouver la trace d’un autre visiteur. Celui-ci, qui s’appelait Frère Jean Bréard, assista le 20 mai 1635 à la profession de sœur Bonaventure du Saint-Sacrement, en compagnie du Provincial, le P. Jean Lohier, et du Maître Custode, le P. Guyet [Note : Registre des Professions de Saint-Sauveur de Dinan].

En 1651, un autre visiteur, le P. Yves de la Croix, obtient à Rome un statut officiel pour les Sœurs du dehors. Ce même Père est de passage au couvent, le 16 septembre 1658, et trace à l’abbesse la ligne de conduite qu’elle doit suivre pour les sépultures des laïcs dans l’église conventuelle.

En 1679, le visiteur est le P. Etienne Grézil. Il assista, le 16 avril, à la profession de sœur Marie-Anne de la Résurrection.

Le 8 mai 1738, un P. G. de Pontchâteau signe et approuve comme « Supérieur et visiteur de Sainte-Claire de Dinan pour la troisième fois », le Cérémonial de profession des novices, publié par le P. Antoine de Sérent [Note : La France franciscaine, 1922, p. 346].

En 1748, cette fonction est dévolue au P. Jean-Baptiste Jallet de la Veroullière, qui est cité dans l’obédience du P. François Le Gac, nommé compagnon du Père confesseur le 29 juin. Le P. Jallet de la Veroullière est dit : « Supérieur et visiteur de nos dittes dames et filles de Sainte-Claire ».

***

Nous n’avons pas plus de renseignements sur les visiteurs jusqu’en 1770. Mais à partir de cette date, et pendant les vingt dernières années du monastère, nous sommes pleinement renseignés, grâce au registre des visites canoniques.

C’est un document de 144 pages, de papier verge, filigrané au lis, mesurant 345 X 210 mm., relié en parchemin blanc, entièrement manuscrit [Note : Conservé dans les Archives de la Bibliothèque franciscaine, Maison provinciale des Capucins de Paris].

On lit à la première page :

« Ce présent livre contenant 141 feuillets a été parafé par nous soussigné visiteur supérieur du monastère de de Sainte Claire de Dinan destiné à inscrire les actes de visite des supérieurs et des Elections qui demandent confirmation tant de leur part que des Supérieurs Majeurs, et on a destiné un autre livre également parafé pour inscrire les règlements qu’on jugera à propos de faire dans différentes circonstances pour la plus grande gloire de Dieu, la sanctification, l’édification et la consolation des Révérendes Mères et Sœurs dudict monastère, fait au temps de notre visite dans le dit monastère, ce dix octobre de l’année de notre salut mil sept cent soixante dix. J. Arnoul, Supérieur visiteur ».

Ce registre contient, en effet, dans ses vingt-neuf premiers feuillets, les procès-verbaux des douze visites canoniques qui furent faites par le P. Arnoul, à partir de 1770, au couvent de Sainte-Claire de Dinan. Elles s’échelonnent aux dates suivantes :

1° 3 au 11 octobre 1770.
2° 24 avril au 2 mai 1773.
3° 28 au 30 avril 1774.
4° 18 au 24 septembre 1775.
5° 4 au 14 juillet 1776.
6° 13 au 21 septembre 1777.
7° 29 octobre au 5 novembre 1779.
8° 3 au 9 juin 1780.
9° 7 au 12 juin 1782.
10° 19 au 22 juillet 1784.
11° 16 au 21 septembre 1786.
12° 5 au 9 août 1788.

Après la vingt-neuvième page du registre, ont été insérés trois feuillets de dimension différente, qui comportent une copie inachevée de la Bulle d’érection du monastère, en traduction française, et la fin d’un autre document pontifical, en français également, concernant l’Ordre des Clarisses.

Le reste du registre est en blanc, sauf cette inscription au bas de la page 141 : « dernier feuillet parafé par nous, visiteur supérieur du monastère des religieuses de Ste Claire de Dinan, ce dix octobre mil sept cent soixante-dix. J. Arnoul, supérieur visiteur ».

***

Comment se faisaient ces visites canoniques ? Pour le savoir, il suffit de lire le procès-verbal de la première visite. Toutes les autres se déroulèrent dans le même esprit et selon les mêmes rites.

« Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous, frère Louis Michel Arnoul, de l’ordre des frères mineurs de la régulière observance, prêtre, docteur de Sorbonne, ex commissaire général de la grande province de Touraine, ex supérieur du grand couvent de Paris, lecteur en théologie au même couvent, ayant été élu par les pauvres religieuses du monastère de Sainte-Claire de la ville de Dinan, en supérieur et visiteur dudict monastère, la dite élection faite le quatorze septembre de la présente année mil sept cent soixante dix ; et ayant été confirmé en cette même qualité de supérieur et visiteur par le Très Révérend Père... ministre de la province de Touraine (telle confirmation lui appartenant de droit hors le cas des assemblées capitulaires) laquelle confirmation est en date du vingt un septembre de la même année mil sept cent soixante dix :

En conséquence de ce, et en exécution des devoirs attachés à notre susdite place de supérieur visiteur ; nous sommes arrivé le trois du mois d’octobre de la présente année vers les quatre heures du soir au susdit monastère, ou après avoir adoré le Très saint Sacrement de l’autel, sommes allé au tournoir, où nous avons salué la Révérende Mère Abbesse et les vénérables mères portières et discrètes qui s’y sont trouvées, auxquelles nous avons donné notre bénédiction en Jésus-Christ, et leur avons marqué que nous venions dans l’Esprit de Dieu pour faire notre visite régulière et paternelle, en qualité de leur supérieur visiteur.

Le quatre, jour de la fête de notre Bienheureux père, nous avons célébré la Sainte Messe, après quoy nous sommes allés au tournoir conférer avec la Révérende Mère Abbesse et ses assistantes sur quelques articles préliminaires à la visite.

L’après-midi nous sommes allés, accompagnés du R. P. Guillaume Collin, compagnon du R. P. confesseur, rendre visite au R. P. Deschamps, gardien de Dinan. et à sa communauté [Note : Il s’agit du couvent des Cordeliers] ; avons ensuite assisté à l’office solennel des vêpres, au sermon et à la bénédiction du Très saint Sacrement, après quoy nous nous sommes retirés audit monastère de Sainte Claire.

Le cinq, après avoir célébré la Ste Messe, nous sommes allés au tournoir, avons salué en particulier chaque religieuse, et nous nous sommes occupés, le reste du jour, à des objets de notre ministère.

Le sixième jour du mois, après avoir célébré la Sainte Messe, nous nous sommes occupés en notre particulier de quelques affaires concernant la Communauté, la laissant libre à raison que c’était un jour de confession.

Le sept, jour de dimanche, nous nous sommes occupés, après la célébration des saints mystères, de quelques articles nécessaires au Bien spirituel de ladite Communauté. L’après-midi, après les saints offices terminés, vers les quatre heures du soir, nous avons fait visite d’honneur et de déférence aux deux recteurs de la ville, au professeur de théologie, à d’autres personnes respectables et amis dudit monastère.

Le lendemain, huitième jour du mois, après la messe de Communauté, vers huit heures du matin, nous avons monté à la grille du chœur, ou nous avons trouvé la Révérende Mère Agathe de tous les saints, abbesse, et toutes les religieuses assemblées, auxquelles nous avons de nouveau déclaré que nous venions dans l’Esprit de Dieu pour faire notre visite régulière et paternelle, nous leur avons fait une exhortation à ce sujet, à la fin de laquelle nous leur avons enjoint, suivant l'usage et les loix, de nous révéler dans notre scrutin, dans un esprit d’union, de paix et de charité, ce qui pourroit s’être glissé par fragilité humaine ou autrement, dans ledit monastère, contre la Loy de Dieu, la Sainteté de la règle et la sagesse des constitutions ; après quoy, nous leur avons donné notre bénédiction en notre Seigneur Jésus Christ.

Ensuite nous sommes descendus à la sacristie, ou après nous être revêtus des habits sacerdotaux, avons visité les saintes huiles ; de là nous sommes allés à l’autel, avons fait la visite du Très saint Sacrement, dont nous avons donné la bénédiction aux religieuses et au peuple qui s’y est trouvé ; nous avons célébré la sainte Messe, après laquelle nous avons examiné les vases sacrés, ainsi que les ornements, les confessionaux et l’Eglise, et avons trouvé le tout conforme aux Règles. Nous avons ensuite commencé notre scrutin par la Révérende Mère Abbesse, et l’avons continué tout le jour.

Le neuf au matin, après la célébration des saints mystères, nous avons fini notre scrutin pour les Religieuses du dedans, que nous avons toutes entendues les unes après les autres, inclusivement la Révérende Mère Abbesse ; De là, nous nous sommes transportés chez les sœurs du dehors, où nous avons fait appeler celles qui se sont trouvées actuellement à la maison au nombre de trois, Sœur Marie Françoise de Saint Antoine, Sœur helenne de tous les Saints, et Sœur Julie Louise Marie (les autres étant occupées à recueillir la quête dans les campagnes), avons entendu les trois susdites sœurs dans notre scrutin les unes après les autres ; nous nous sommes ensuite retirés après leur avoir donné notre bénédiction en Notre Seigneur Jésus Christ.

L’après-midi, vers une heure et demie, nous sommes entrés dans l’intérieur du monastère, accompagnés du R. P. Collin, ancien lecteur de théologie et compagnon, exerçant en la place du T. R. P. de Brievil, docteur en Théologie, confesseur dudit monastère, légitimement empêché par maladie, l’un et l’autre revêtus du surplis suivant l’usage et les règles. A l’entrée duquel monastère nous avons été reçus par la Révérende Mère Abbesse et les vénérables mères portières et discrètes, qui nous ont conduits dans leur chapitre, où nous avons trouvé toutes les religieuses capitulairement assemblées ; avons recommandé à leurs prières notre saint Père le Pape Clément quatorze, le Roy, Monseigneur le Dauphin, Madame la Dauphine son épouse, toute la famille Royale, tous les bienfaiteurs de leur Maison, tant les vivants que les morts, pour lesquels nous avons dit ensemble les suffrages ordinaires ; nous avons ensuite entendu les coulpes des religieuses auxquelles nous avons imposé les pénitences que nous avons crû en Notre Seigneur être les plus salutaires, et donné les avis les plus convenables pour entretenir le bon ordre, l’union et la charité en Jésus Christ, nous leur avons fait une exhortation à ce sujet, à la fin de laquelle nous leur avons donné l’absolution générale, et fait souvenir de l’indulgence plénière accordée par les Souverains Pontifes à la visite des Supérieurs visiteurs ; nous nous sommes recommandés à leurs prières dans lesquelles nous avons mis notre confiance.

Nous avons ensuite visité le chœur, où nous avons adoré le Très Saint Sacrement de l’autel, visité le Confessional, le dortoir, le noviciat, les infirmeries, le réfectoire, les jardins, la clôture, le cloître, où nous avons derechef prié pour les défunts, et généralement tous les endroits du monastère ; ayant porté partout de l’Eau bénite, partout ayant été accompagné du R. P. Guillaume Collin, le compagnon du T. R. P. confesseur, ainsi que de la Révérende Mère abbesse et des vénérables mères discrètes, et avons trouvé le tout en bon ordre ; Ensuite, avons pris congé de la Rde Mère Abbesse de la Communauté, et nous nous sommes retirés dans le même ordre que nous sommes entrés.

Le lendemain, onzième du mois, vers les huit heures et demie du matin, nous avons fait appeller les Sœurs du dehors en présence de la Rde Mère Abbesse et de la Communauté que nous avons trouvée assemblée dans le chœur ; avons entendu les coulpes des sœurs du dehors auxquelles nous avons imposées les pénitences que nous avons jugées les plus salutaires en Notre Seigneur Jésus Christ, et donné les avis que nous avons crû les plus propres pour les porter au recueillement, tant dans le temps qu’elles sont au monastère, que quand elles se répandent dans le monde, les avons exhortées au travail, à la fidélité, à l’édification et à donner partout la bonne odeur de Jésus Christ ; nous leur avons donné l’absolution générale accordée par les Souverains Pontifes aux ordres de Saint François et de Ste Claire dont les sœurs du dehors sont participantes par leur profession de sœurs. Avons ensuite accordé nos pouvoirs au R. P. confesseur et à son compagnon en cas de maladie du dit R. P. confesseur, et par là avons terminé notre visite régulière et paternelle,le tout pour la plus grande gloire de Dieu.

Noms des religieuses :

Sœur Agathe de tous les saints, abbesse.
Sœur Marie de Ste Barbe, discrète et vicaire.
Sœur Marie Lucresse de Ste Catherine, discrète et portière.
Sœur Julienne de St Charles, 1ère couturière.
Sœur Pétronille Claire de l’Assomption, discrète et compagne de portière.
Sœur Jeanne Françoise Cécile de la Croix, couturière en second.
Sœur Louise Marie de Ste Colete, discrète.
Sœur Suzanne Rose du St Sacrement, discrète et sacriste.
Sœur Gabrièle françoise de Ste Colete, discrète.
Sœur Anne Gabrielle de St René, discrète.
Sœur Renée Antoinette de St Pierre d'Alcantara, écrivaine.
Sœur Julienne de Ste Anne, pharmacienne.
Sœur Jeanne de St Antoine.
Sœur Claire Eulalie de Jésus.
Sœur Angélique de St François.
Sœur Céleste de St Michel, infirmière.
Sœur Marie Gilbert de tous les saints.
Sœur Jeanne de St Joseph, dépansière.
Sœur Jeanne Marie, sommelière.
Sœur Thérèse de St Jérôme, réveille-prime.
Sœur Dominique de Ste Marie Ollive.
Sœur Colette de St Michel.
Sœur Constance Marie de St Jean, 1ère jardinière.
Sœur Agathe Françoise du St Esprit.
Sœur Jeanne de la Croix. Sœur Gertrude de Ste Marie, seconde jardinière.
Sœur Marie de St Yves.
Sœur Marie Joseph.
Sœur Marie Anne de Ste Catherine.

Noms des Sœurs du dehors :

Sœur Marie Françoise de St Antoine.
Sœur Claire gillette de St François.
Sœur Jeanne de St François.
Sœur Céleste de St François.
Sœur Agathe Jeanne de St François.
Sœur Marie Anne de St Dominique.
Sœur Thérèse Charlote de St Joseph.
Sœur Helenne de tous les saints.
Sœur Julie Louise Marie ».

***

Le monastère de Sainte-Claire de Dinan était un monastère « exempt ». Placé sous la juridiction de l’Ordre de Saint-François, il échappait à la vigilance de « l’Ordinaire du lieu », qui était l’évêque de Saint-Malo. Sur les rapports qui existèrent entre le monastère et l’autorité épiscopale, nous n’avons d’autres indications que quelques lettres de recommandation, d’ailleurs, très favorables, délivrées par l’évêque aux sœurs quêteuses pour leur permettre de se présenter dans les paroisses du diocèse. Ajoutons aussi que, chaque jour, au chapître, les sœurs priaient pour l’évêque.

Mais en 1766, le pouvoir royal s’ingéra d’une manière bien maladroite et contraire au droit ecclésiastique dans les affaires intérieures des maisons religieuses, en créant la « Commission des réguliers », et un édit de Février 1773 supprima pratiquement l’exemption [Note : Cf. DOM CHARLES POULET, Histoire du christianisme, époque contemporaine, 1950, facs. XXIX-XXX, p. 385].

Il n’est donc pas surprenant de voir un prêtre, délégué de l’évêque de Saint-Malo, et qui se dit : « Supérieur des Claire et du colege épiscopal de cette ville de Dinan », se présenter au monastère le 8 avril 1789, pour procéder à l’examen de trois novices qui se préparaient à leur profession [Note : Ce document, qui nest pas signé, est une copie transcrite dans l'un des registres de professions conservé aux Arch. des C.-du-N. Le délégué de l’évêque était sans doute l’abbé Picot de Closrivière, qui avait succédé en 1786 à l’abbé Derouillac comme « Supérieur des clercs et du collège de Dinan », et qui donna sa démission pendant les vacances scolaires de 1790. Cf. : Ch. BELLIER-MUMAINE, Hist. du Collège de Dinan. Annales de Bretagne, T. XI, p. 213] :

« Nous soussigné prestre Supérieur des Claire et du Colege épiscopal de cette ville de Dinan, metant en vertu de la Comission de monseigneur l'evesque de St Malo transporté au parloir des dames de Ste Claire de cette ville pour examiner la vocation de Sr Dominique de St Mathieux, novice de cœur, ditte dans le monde Antoinette jeanne Roger, fille de Jean Mathurin Roger et de dame Julie Françoise Mouton, âgé de vingt un ans, native de la paroisse de Toussain dans la ville de Rennes, et de sr claire de St François, novice de cœur, ditte dans le monde Marie Françoise, fille de noble homme Pierre, Antoine Petit, sieur Devoize, et de dame Julienne Le Chapellier, âgé de vint et deux an et demi, native de la paroisse de St Sauveur de Dinan.

La premier, sr dominique de St Mathieu, interogée par nous sur les motiffe de sa vocation, sur les manier dont elle sétait conduite pendant son noviciat, sur ces dispositions présente et sur les résolution quelle prenoit par raport à l’observation des vœux et des règles de la religion, a répondu quelle n’avoit eu en vue en se faisant religieuse que d’assuré son salut et sa perfection pour la gloire de Dieu, quelle n’y avoit été porté par aucune solicitation soit de la famille, soit de quelle autres personnes que ce fut ; que sa manier de pensé à cette égard avoit été constemment la même, et quelle esperoit avec le secour du Seigneur estre toujours fidelle à gardé les vœux de religions et à pratiquer les règles dont elle avoit une plaine connaissance.

La seconde cidessu nommé, Sr Claire de St François, interogé de la même manière et sur les même point, à répondu aux question que nous lui avons fait, quelle navoit désiré que la gloire de dieu, son propre salut et sa perfection, lorsquelle avoit embrassé la règle de la religion, quelle vouloit y vivre et y mourir en bonne religieuse, et quelle esperoit le faire avec le secour de la grâce divine.

La troisième ci dessus nommé, Sr Aimé de Jésus, interogé sur les même point et de la même manière, a répondu pareillement, quand se faissan religieuse, elle navoit eu que dieu en vu et son propre salut et sa perfection, quelle étoit parfaitement contente du choix quelle avoit fait et quelle espéroit estre toujours fidelle aux règles et aux vœux quelle désiroit faire.

Toutes les trois sudittes sœurs ayant été ainsi interrogé séparément l’une de l’autre, et ayant ainsi répondu, nous avons jugé quelle pouvoient estre admise à la profession religieuse du consentement de madame labesse et des dames du dit monastère, apprès avoir rempli toutes les condition requise par la Ste église, en foi de quoi nous signons avec les dites sœurs le présent acte fait à dinan au sudit parloir ce huit avrille mille sept cent quatre vingt neuf.

(Maurice Mesnard).

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