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CORLAY

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La commune de Corlay (pucenoire.gif (870 octets) Korle) est chef lieu de canton. Corlay dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CORLAY

Corlay vient, semble-t-il, du breton « korr » (nain) et de « lez » (cour). Corlay est le lieu d'origine du saint Alain qui aurait occupé le siège de Saint Corentin (dom Plaine).

Corlay est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Corlay, les territoires de Haut-Corlay, Saint-Bihy, Le Bodéo, La Harmoye et Saint-Martin-des-Prés. C'est de l'établissement d'un château, mentionné qu'à partir de 1276, que Corlay tire son origine. On attribue sa construction, en 1195, à Henri, seigneur de Corlay, alors que le lieu appartient à cette époque aux seigneurs de Rohan. Il est d'ailleurs certain que Corlay appartient à la Maison de Rohan dès 1184, puisqu'à cette date, le vicomte de Rohan dispose en faveur de l'abbaye de Bon-Repos du "mons de Corlé" (donation confirmée en 1194). Constance de Bretagne-Penthièvre (soeur du duc Conan IV), fille de Alain Le Noir et de Berthe de Bretagne, apporte en dot de mariage à Alain III de Rohan (vicomte de Rohan de 1170 à 1195) la châtellenie, composée du château et d'une dizaine de paroisses. Vers 1198, le vicomte Alain IV restaure et aménage le château. Ce château est ruiné durant la guerre de Cent ans et reconstruit entre 1475 et 1493.

Ville de Corlay (Bretagne).

Corlay (Corlé) est cité dès 1204 dans les chartes de l'abbaye de Bonrepos (Bon-Repos) en Saint-Gelven (Anc. év. VI). En effet, quand, en 1184, le vicomte Alain III fonde l'abbaye de Bonrepos, il attribue aux moines "le mont de Corle et toutes ses appartenances". Corlay est en 1219 le siège d'une juridiction. Il est fait mention en 1246 d'un "sceau de la cour de Corlay" et en 1270 d'une mesure propre (mensura de Corle). Corlay a le titre de villa dès 1249. 

Corlay a le titre de paroisse dès 1276 (parrochia de castro de Corlé ou parrochia de Castro Corlé). Cette paroisse qui existe en fait depuis 1251 (et qui a pour recteur, un certain Rivallon), fait partie au XIIIème siècle du diocèse de Cornouaille puis, semble-t-il, du diocèse de Quimper et s’appelle encore Castrum Corlé en 1368 et Castrum Corlay en 1516 et 1574 (Cartulaire de Quimper). Une charte de 1288 évoque "une place et un courtil enserant à la dite place, en laquelle ledit Segalen maint, size en la ville de Corlé", et, en 1293, on relève dans un autre document le nom de Gaufridus de Corle.

En 1380, des indulgences sont accordées à Corlay (ou Saint-Mayeux) par le Saint Siège à ceux qui par leurs aumônes concourent aux réparations des édifices du culte : " Universis Christi fidelibus … Cum itaque, sicut accepimus, capella Beate Marie de Lestornon (?), Briocensis diocesis, non modica reparatione indigere noscatur et ad reparationem hujusmodi ipsius capelle non sufficiant facultates, nos cupientes ut capella ipsa, in qua ob ipsius Virginis merita multa corruscant miracula et ad quam devotionis causa peregrinorum confluit multitudo, congruis honoribus frequentetur et etiam reparetur … Datum Avenione, II idus januarii, anno secundo (12 janvier 1380) " (Archives du Vatican).

Corlay fut le chef-lieu d'une chastellenie, avec juridiction en Caurel, Corlay, Laniscat, Merléac, Plussulien, Le Quillio, Rosquelfen, Saint-Gelven, Saint-Gilles-du-Vieux-Marché, Saint-Martin-des-Près, Saint-Mayeux et Saint-Ygeaux, relevant en appel du domaine royale de Ploërmel.

Avant la Révolution, Corlay était le siège d'une subdélégation et ressortissait à Ploërmel. La cure était à l'alternative. Il s'y exerçait, d'après Ogée, trois hautes justices, dont l'une (celle de Corlay) appartenait au prince de Rohan-Guéméné, seigneur de la paroisse. 

Au début de 1790, Corlay élit sa première municipalité et devient chef-lieu d'un canton. En 1795, la ville est occupée par cinq cents chouans. En 1796, les archives de la commune sont incendiées. Par l'ordonnance du 20 mai 1835, la commune de Corlay fait un échange de territoire avec la commune de Saint-Mayeux, lui cédant l'enclave de Kerfaven en contrepartie du village de Kernion.

On rencontre les appellations suivantes : Mons de Corle (en 1184, en 1221), Corle (en 1235, en 1246), Par. de castro de Corle (en 1276), Corle (en 1309, en 1318), Castrum Corle (vers 1330 et en 1368), Castrum Corlay (en 1516, en 1574), Corlay (en 1535-1536). On trouve les formes Castro Corlé (en 1603), Corllé , Corrllay et Corlay (dès 1620).

Ville de Corlay (Bretagne).

Note 1 : le 17 juin 1591, le duc de Mercoeur établit ses troupes à Corlay. Le 22 juin 1591, a lieu une escarmouche entre elles et celles du prince de Dombes. Pendant l'été 1592, les Royaux s'emparent de Corlay. Le duc de Mercoeur reprend la ville et le château en novembre de la même année. Le 8 mars 1593, le château de Corlay est repris par les Royaux, commandés par Yves du Liscoët. Dès juin 1594, le château de Corlay est repris par le capitaine Guy Eder La Fontenelle (Blason : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de 3 quinte­feuilles de même, 2 en chef et 1 en pointe). La Fontenelle capitule le 10 février 1595, suite au siège de Corlay par le capitaine Montmartin (partie du Roi) au début de janvier 1595. La Mouche est alors nommé au commandement du château et y reste jusqu'en 1598. Le 14 novembre 1598, le château de Corlay est pris par une petite troupe, puis repris le lendemain par le sénéchal royal Alain Gouyquet (ou Gouicquet). Repris dans la nuit du 8 au 9 janvier, par une troupe de gens de guerre, il est repris au nom du Roi le 15 janvier 1616 par Alain Gouyquet. Le 6 février 1795, cinq cents chouans établissent leur quartier général à Corlay (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5/82).

Note 2 : la commune de Corlay est formée des villages : Kermard ou Kérémar, Guerlouic, le Cozquer, le Cordellio, Cresmesven, le Faouet, Kerguiel, Pen-Roz, le Bot, la Madeleine, le Travers, Tréguestin, Kerniou, Kermaux, Kerbonnelin, etc… Recteur, M. René Le Jacques, né à Gourin en 1747, prêtre en 1771, a eu sa cure au concours, le 22 Mars 1771. Vicaire, M. Pierre Oury, né à Merléac en 1744, prêtre en 1768 "est venu au concours et s'en est allé de frayeur". Envoyé à Corlay en 1778, il devint recteur de Bannalec en 1778 (Archives de l'Evêché).

Note 3 : liste des sénéchaux de Corlay : - XVème siècle : ..... de Boisgelin, écuyer, seigneur du Bot en Saint-Martin-des-Prés. - XVème siècle : .......  du Boisberthelot, seigneur du Boisberthelot en Canihuel. - De 1599 à 1613 : Abel Gouicquet, écuyer, seigneur du Vaupatry, en Plémy, nommé sénéchal pour avoir repris le château de Corlay en 1598. - En 1615 : Tristan Le Moenne, écuyer, seigneur de Cleden, en Saint-Bihy, et du Quelennec, en Saint-Gilles-du-Vieux-Marché, établit, en 1639, le service de la voirie à Corlay et fut aussi sénéchal de Châtelaudren. - En 1658 : Claude Le Moënne, écuyer, seigneur du Quellennec, mort en 1690. - En 1696 : Maître Mathieu Dagorne, sieur du Boissy, en Haut-Corlay, sénéchal et lieutenant civil de Corlay. - En 1730-1760 : Maître Louis-Mathurin Georgelin, sénéchal et lieutenant, mort en 1760. - En 1761 : Maître Etienne Georgelin, sénéchal et juge des Eaux et Forêts, mort peu après, à l'âge de 25 ans, la seigneurie étant alors indivise entre les princes et princesses de Rohan. - En 1771 : Maître Barthélemy-Pélage Georgelin, sieur du Cosquer en Corlay, mort en 1785.

Note 4 : liste des alloués de Corlay : - En 1625 : Maître Etienne Georgelin. - En 1628-1643 : Maître Yves Jouhannic, sieur du Pezron, licencié en droit. - En 164.-1647 : Denis Jouhannic, sieur de Kermapergal, mort en 1647. - En 1648 : Jean Georgelin. - En 1667 : Yves Danyel, sieur de Kergomart. - En 1706 : Pierre du Rochaëzre, sieur du Cosquer (Blason : d’argent à 3 croissants de gueules, posés 2. et 1), après lequel cette charge fut unie à celle de sénéchal. Liste des lieutenants civils et criminels de Corlay : - En 1615 : Olivier Devallan. - En 1630 : François Jouhannic, sieur du Guernigo. 

Note 5 : liste des procureurs fiscaux de Corlay : - En 1612 : Maître Olivier Devallon (ou Devallan), sieur du Porzou (il était lieutenant civil et criminel à Corlay, en 1615). - En 1615 : Maître Jacques Le Pontho, aussi sénéchal de Pontscorff où il mourut en 1621. - En 162. : Denis Le Pontho, sieur de Penanroz, en Corlay, et du Stang, mort d'épidémie en 1636. - En 1637 : Pierre. Guillier, sieur de Kerveno, en Plussulien, mort à Carhaix en 1663. - En 1639 : L. Turquet, chargé d'examiner les notaires, priseurs et sergents de la juridiction et de refuser les incapables. - En 1644 : Yves Jouhannic, sieur du Pezron, procureur fiscal du duché de Rohan. - En 1654 ou 1664 : Denis Jouhannic, sieur de la Villechevalier, mort à Saint-Mayeux en 1688. - Vers 1696 : Julien Le Bail. - En 1731-1740 : Maître Barthélemy-François Daniel, sieur de Penroz en Corlay. — Avait pour substitut, en 1732, un sieur Allio. - En 1748 : Augustin (Math ?). - En 1767 : Alain Corgne, avocat en parlement. - En 1786 : Claude du Couëdic, sieur de la Pommeraye, aussi régisseur de Corlay, mort en 1786. - En 1787 Pierre-Alain Le Corgne.

Note 6 : liste des capitaines et gouverneurs de la ville et château de Corlay. - En 1415 : le sire de Plusquellec. - En 1593 : Yves du Liscouët seigneur du Bois de la Roche. - En 1593-1596 : le sieur de la Mouche (Note : Le sieur de la Mouche fut nommé gouverneur de Corlay par le maréchal d’Aumont, après la prise de cette place sur le capitaine ligueur Guy Eder de la Fontenelle, en février 1595. Ce gouverneur continua les déprédations de son prédécesseur, si l’on en juge par les pillages opérés par lui en 1596). - En 1594 : Guy Eder sieur de la Fontenelle, capitaine ligueur, chassé par le duc d'Aumont. - En 1595 : le sieur, La Fontaine. - En 1596 : Christophe Gauteron dit de Robien, chevalier (Note : Christophe Gauteron, né vers 1570, substitué aux nom et armes de Robien en 1605, était gouverneur des ville et château de Corlay en 1596 ; page du roi de Navarre et gentilhomme de la Chambre du roi Henri IV, il était chevalier de Saint-Michel dès le 18 février 1602, capitaine et gouverneur de Quintin le 15 août 1619, et mourut à Bocozel, en Haut-Corlay, le 6 juin 1625. Jean de Robien, chevalier, seigneur de la Villemainguy, son second fils, fut capitaine des ville et château de Corlay du 15 octobre 1626 au 23 septembre 1629 ; il fut reçu maître des Comptes à Nantes le 28 juillet 1638, puis Conseiller d’Etat. Blason : d’azur à 10 billettes d’argent, posées : 4. 3. 2. et 1). - En 1598 : Abel Gouicquet, seigneur du Vaupatry, eu Plémy, marié à l'héritière de Bocozel en Haut-Corlay ; chevalier de Saint-Michel. - En 1610 : Charles Le Lart, seigneur du Roz, en Le Quillio. - En 1625 : Jean de Robien, chevalier, seigneur de la Ville-Menguy, en Plaintel. - En 1650 : Charles Le Lart, chevalier, seigneur du Roz, des Roches et de Quistellec. - En 1667 : Guillaume Le Lart, écuyer, sieur de Saint-Ermond, époux de Mathurine Guiller, dame du Cosquer, en Saint-Gilles-du-Vieux-Marché. - En 1676 : Joseph Le Moënne, écuyer, seigneur de la Vieuville, mort âgé de 43 ans, à Saint-Mayeux, en 1688. - En 1747 : Jean-Baptiste Froment, originaire du diocèse de Soissons, mort en 1747, âgé de 83 ans. - En 1748 : Jean-Baptiste Froment, fils du précédent, mort en 1748 à l'âge de 30 ans.

 Ville de Corlay (Bretagne).

Note 7 : DE CORLAY — Le généalogiste breton Le Geay de Kerdaniel, dans son étude de la maison de la Rivière de Corlay, écrite en 1689, donne pour auteur aux premiers seigneurs de Corlay Roricon demeurant au château de Brenouan, dans la trêve Saint-Connec de la paroisse de Mûr, au Xème siècle. Il eut pour successeur Gestin, lequel habitait le château à motte, dit Castel-Gestin, au bourg même de Mûr, dont les ruines existaient encore en 1689. Gestin eut pour héritier Garcis, seigneur de Mûr et de Corlay, l’un des bannerets bretons réunis à Nantes en 1057. Il épousa Mahotte du Chastel et mourut après 1080, laissant pour fils : Alain, sire de Mûr et de Corlay vers 1100, époux de Rivale du. Pont, dont : Garcis II, sire de Mûr et de Corlay, époux d’Alix de Tinténiac, partisan fidèle du duc de Bretagne Conan, de sa fille, la comtesse de Porhoët, et de Conan fils du premier mariage de cette princesse avec Alain Le Noir, sire de la Roche-Derrien. Alain, sire de Mûr et de Corlay après son père, mourut vers 1190, époux d’Adelice de Coëtmen, dont : Christophe, sire de Mûr et de Corlay, marié à une fille de Roland de Dinan, dont : Garcis III, sire de Mûr et de Corlay, membre de la ligue des seigneurs bretons révoltés contre le duc Pierre de Dreux, rentré dans l’obéissance et croisé avec ce prince en 1248 ; époux de Béatrix de Rostrenen, dont : 1° Joachim, sire de Mûr et de Corlay, mort sans postérité mâle, marié à Olive du Perrier ; 2° Christophe, marié à Louise dame de la Rivière, en Haut-Corlay, dont il prit le nom en conservant les armes de Mûr. Mais cette filiation demanderait à être contrôlée, comme la plupart des études de Le Geay de Kerdaniel, car elle ne cadre pas exactement avec les notes publiées en 1905 par M. Le Cerf sur la maison féodale de Mûr. Cet auteur fait sortir la maison de Mûr de Rivallon, fils puîné de Rivallon vicomte de Poher en 1040, lequel fut l’auteur de : Gestin, fondateur du Castel-Gestin à Mûr, dont : Eudon, sire de Mur en 1161, marié à la seconde fille de Rivallon Ar Broch, puîné de Poher, seigneur de Corlay, lequel donna l’église de Saint-Martin-des-Prés aux moines de Quimperlé. Eudon aurait eu pour fils : Cadoret, sire de Mur en 1184, époux de Mahaute de Dinan, dont : Garcis, sire de Mur en 1257, époux de Béatrix de Rostrenen, dont : 1° Joachim, mort sans postérité masculine, après lequel Mur passa aux Boscher ; 2° Christophe, marié à Jeanne de Montfort, puis à Louise de la Rivière, dont la postérité prit le nom ; 3° Guillaume, vivant en 1280 et 1284, auteur présumé des seigneurs de Coëtmur, en Saint-Connec. 

La généalogie de Rohan, moins sujette à caution, publiée par M. le Vicomte Hervé du Halgouët, en 1921, dans son étude de la vicomté de Rohan, nous apprend que Constance de Bretagne, dame de Mur et de Corlay, fille d’Alain Le Noir, sire de la Roche-Derrien, et de Berthe de Bretagne, apporta en dot Mûr et Corlay au vicomte Alain III de Rohan et, fonda, pour leur sépulture et celle de leurs successeurs, l’abbaye de Bonrepos, en Saint-Gelven, en l’année 1184. Depuis cette date lointaine, très antérieure aux derniers seigneurs de Mûr et de Corlay mentionnés par Le Geay de Kerdaniel, la chastellenie de Corlay n’est pas sortie de la maison de Rohan avant 1789. Il exista cependant bien une maison féodale de Corlay, historiquement connue. C’est à Marguerite de Corlay, deuxième femme d’Alain III, vicomte de Rohan, que Potier de Courcy attribue l’apport de Corlay dans la maison de Rohan ; il la dit fille d’Henri de Corlay, chevalier en 1195, mort en 1198. Un Geoffroy de Corlay fut témoin, en 1290, d’une donation faite à Josselin de Rohan, et Tiphaine, veuve d'Henri de Corlay, passait un accord en 1301 avec Olivier de Rohan. Un sceau de 1293 donne pour blason, à cette famille de Corlay : de gueules au lion d’or, la tête contournée, regardant une étoile d’argent à senestre. Un autre sceau, de 1301, porte une croix pattée cantonnée au 1er d’un croissant, aux 2 et 3 d’une molette et au 4ème quartier de 3 besants. Faute de titres, il est bien difficile de discerner l’exactitude des généalogies anciennes remontant bien avant les preuves faites au XVIIème siècle par les maisons féodales encore existantes, à plus forte raison pour celles, comme la maison primitive de Corlay, dont nous ne connaissons que quelques noms isolés.

Voir   Corlay " Le doyenné de Corlay durant la période révolutionnaire ".

Ville de Corlay (Bretagne).

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PATRIMOINE de CORLAY

l'église Saint-Sauveur (XVème siècle - 1575), ancienne chapelle privée du château des Rohan, devenue église paroissiale vers 1600, suite à la destruction de l'église primitive lors des guerres de la Ligue (1592-1595). L'église primitive était dédiée à saint Alain, évêque. L'église Saint-Sauveur comprend une nef avec bas-côtés de sept travées et un choeur. On y trouve un ossuaire du XVIème siècle. Le clocher-porche date de 1575. Le clocher, endommagé par la foudre en 1785, dut être abattu en partie en 1791 et restauré en 1806. La chapelle au sud du cheur et la longère méridionale furent reconstruites en 1812, mais ce travail mal exécuté, nécessita une réfection dès 1845. Les parties anciennes de l'édifice présentent, à l'intérieur, des piliers polygonaux, des sablières sculptées et un escalier remarquable montant à la tour. A l'extérieur, la tour, datée de 1575, offre des statues, des choux frisés et des pilastres Renaissance. L'église abrite les statues de sainte Catherine, saint Henry et saint Alain. " Elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de sept travées et un cheur. Construite en 1575, ce n’était alors qu’une chapelle. L’ancienne église paroissiale, située sur la route de Pontivy, près du cimetière, avant été détruite pendant la Ligue, ses débris servirent à agrandir la chapelle pour en faire, une église au début du XVIIème siècle. Elle possédait alors un clocher en charpente qui fut foudroyé en 1785 et abattu ainsi qu’une partie de la tour, en 1791, « pour éviter une chute menaçante ». En 1806, suivant devis en date du 1er mai, dressé par M. Maisonneuve Poterel, architecte voyer à Napoléonville, la longère nord fut refaite et la tour réparée avec les pierres d’une tourelle du château. Quelques années plus tard, suivant devis du même architecte, du 16 avril 1812, la chapelle du Rosaire (sud du choeur) et la longère sud furent refaites ; mais ces derniers travaux ne furent sans doute pas bien exécutés, car cette longère et le choeur sont mentionnés lézardés en 1845. Ils furent refaits dans la seconde moitié du XIXème siècle, ainsi que la toiture qui datait de 1643. Les trois premiers piliers nord sont polygonaux, les autres sont des remplois. L’édifice renferme encore des sablières sculptées et la porte intérieure de l’escalier montant à la tour, décorée de choux frisés très développés et de pilastres Renaissance. Sur la tour, inscription : IE FU CY MIS 1575. Mobilier : Statues anciennes à l’extérieur de saint Alain, saint Henry, sainte Catherine ; statue moderne de saint Yves ; cloche de 1775 fondue par François Chatel " (R. Couffon). « Messieurs, la ville et la fabrique de Corlay se proposent de faire d'importantes réparations à leur église paroissiale. Les travaux à effectuer occasionneront une dépense de 40.000 fr. Les ressources disponibles montent à la somme de 27.000 fr. Savoir : Contingent de la commune : 3.000 fr. ; Contingent de la fabrique : 6.000 fr. Dons volontiers effectivement réalisés : 18.000 fr. Total : 27.000 fr. Il se trouve en conséquence un déficit de 13.000 fr. que le conseil municipal de Corlay prie le Gouvernement de vouloir bien combler. Votre commission des Objets divers vous prie, Messieurs, d'appuyer vivement la demande de la commune de Corlay » (Rapports et Délibérations du Conseil général des Côtes-d'Armor du 11 avril 1877) ;

Eglise de Corlay (Bretagne).

 

Eglise de Corlay (Bretagne).

la chapelle Sainte Anne (XVIème siècle), édifiée à la place d’une chapelle construite par Alain IX de Rohan en 1424 et citée dans le testament de Marguerite de Bretagne en 1428. Le retable date du XVIIIème siècle. L'albâtre " Education de la Vierge " date du XVème siècle. La chapelle abrite les statues de la sainte Vierge (XVème siècle), sainte Anne (XVIème siècle) et saint Corentin (XVI-XVIIème siècle). Son plat de quête, en cuivre repoussé, de la fin du XVème siècle, représente la tentation d'Adam et Eve. " Très ancienne et déjà mentionnée dans le testament du 9 avril 1428 de Marguerite de Bretagne, comtesse de Porhoët. L’édifice actuel, de plan rectangulaire, date du XVIème siècle, mais le haut du pignon ouest a été remonté. Mobilier : Autel et boiseries du XVIIème siècle ; statues anciennes : à l’extérieur, sainte Anne sur un socle portant le nom de sainte Barbe ; à l’intérieur, sainte Anne en albâtre avec traces de peintures (XVIème siècle), classée le 1er mai 1923, sainte Vierge en bois du XVème siècle, saint Corentin avec poisson. Dans les vitraux modernes, saint Alain, ermite. Plat de quête en cuivre repoussé de la fin du XVème siècle représentant la tentation : Adam et Eve chaque côté de l’arbre autour duquel est le serpent. Sur le bord du plat : Caritas (classé le 9 mars 1925) " (R. Couffon) ;

Chapelle de Corlay (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Corentin (XVème siècle), aujourd'hui disparue ; 

l'ancienne chapelle de Troguestin (ou Tréguestin), détruite, existait encore au XVIIIème siècle ;

la croix du cimetière (XVème siècle) ;

les vestiges du château de Corlay (1475-1493), édifié par Jean II, vicomte de Rohan, à l'emplacement d'une place forte qui existait au XIIème siècle et qui fut détruite vers 1342, pendant la guerre de Succession de Bretagne. Les aveux des Rohan, datés de 1461 et 1471, confirment que le château est complètement ruiné. Le duc de Bretagne François II permet, par lettres données à Nantes le 16 décembre 1486, "d'y rétablir le guet, pour le mettre en état de défense contre ses ennemis" (lettres confirmées en 1491 par le roi de France Charles VIII). Ce château était de forme carrée, flanqué d'une tour ronde à chaque angle : la tour du sud est appelée Tour Prison, la tour du sud-ouest est appelée Tour de Miséricorde, au nord se trouve le donjon ou Tour des Armes, la tour du sud-est est appelée M. de La Fontenelle). L'entrée principale était défendue par une cinquième tour, dite "tour des amours". Il possédait un souterrain à deux embranchements, dont l'un conduisait à Castel-Coz (près de Kerfoliet) et l'autre à Parc-ar-Golifet. La fenêtre principale de la grande tour portait des armoiries et de nombreuses inscriptions. Le 29 avril 1502, Jean de Rohan afferme pour six ans et moyennant 870 livres par an, les revenus de sa châtellenie de Corlay. Jacques de Rohan (époux de Françoise de Daillon) décède, sans postérité, le 15 ou 16 octobre 1527. C'est sa soeur cadette, Marie de Rohan, épouse de Louis de Rohan-Guémené, qui hérite du château de Corlay et c'est le frère de Jacques, Claude, évêque de Cornouaille, qui bénéficie de l'usufruit de la Vicomté. Un acte signé le 8 octobre 1535 entre René Ier de Rohan-Gié et Louis V de Rohan-Guémené laisse définitivement la place de Corlay aux mains de la branche Rohan-Guémené. Le château est restauré en 1543 par Louis de Rohan-Guémené. En 1591, le château de Corlay, qui dépend alors de la principauté de Guéméné est aux mains des troupes royalistes : ces derniers sont chassées par le duc de Mercoeur. Le 3 juillet 1591, "Mercoeur avait au total à Corlay : 3 720 hommes, soit 930 cavaliers, 790 arquebusiers et 2 000 fantassins et quatre pièces d'artillerie dont deux pour battre en brèche". Parmi les hommes de Mercoeur figurent un certain nombre d'Espagnols débarqués à Blavet par le roi Philippe II qui soutient la Ligue et à qui on va confier la garde de la forteresse jusqu'au début de l'été 1592. Vers le 23 juin 1592, le Prince de Dombes à la tête des troupes royales (7 000 hommes dont 2 500 anglais) et le duc de Mercoeur à la tête de 10 000 hommes dont 4 500 Espagnols se font face au nord de Quintin sans engager le combat. Le château de Corlay est alors investit par les troupes royales avant d'en être chassées le 8 mars 1593 par les troupes de Philippe de Lorraine, duc de Mercoeur. Lorsqu'en mars 1593, de Sourdéac, Kergomar (Kergourmarc) et du Liscouët (Liscoët), à la tête d'un corps de troupes françaises, s'emparent du château, la garnison espagnole, mise en place par Mercoeur, est massacrée. En 1594, Guy Eder de La Fontenelle s'empare à son tour de la ville et du château de Corlay, qu'il fait fortifier. A la fin de janvier 1595, le maréchal d'Aumont marche sur Corlay avec une partie de sa troupe royale pour assiéger La Fontenelle. La Fontenelle se rend le 10 février 1595. Une garnison aux ordres du capitaine La Mouche garde le château, puis les troupes royales se retirent à La Roche-Derrien et Paimpol. En 1597, le château de Corlay est restitué à Louis de Rohan-Guémené, par le roi Henri IV. Une bande de brigands (sous les ordres de Thomas Devoton et Jean Folliard) s'emparent du château en novembre 1598, avant d'en être chassés par Abel Gouicquet, sénéchal de Corlay. En 1779, il ne subsiste que des ruines. En 1806, certaines pierres sont utilisées pour faire des réparations à l'église paroissiale. Les tours sont encore debout en 1921 et l'enceinte conserve encore trois de ses tours ainsi que "sa porte avec portillon" en 1946. Le château de Corlay est restauré depuis 1978 par les Monuments Historiques ;

Ruines du château de Corlay (Bretagne).

les dépendances du manoir de Pen-Roz. Le manoir de Pen-Roz (ou Penroz) est démoli depuis 1920. Il portait encore, à cette époque, la date de 1625 et possédait un portail. Il fut possédé par les familles Le Pontho, Danyel, de Kerautem, Le Beschu de Champsavin, Bouvier de la Motte de Cepoy et de Mauduit du Plessix. Les colonnes de sa galerie semblaient être les pots de pierre de l'ancienne justice de Corlay. Quelques informations sur les anciens propriétaires : — LE PONTHO : sieurs de Penanroz, en Corlay. Maître Jacques Le Pontho, procureur fiscal de Corlay en 1615, mourut sénéchal de Pont-Scorff en 1621. Denis Le Pontho, sieur de Penanroz et du Stang, procureur fiscal de Corlay vers 1621, mourut d’épidémie en 1636. DANIEL ou DANYEL : sieurs de Kergomart, de Pen-Roz et de Beaupré. Yves Danyel, sieur de Kergomart, était alloué de Corlay en 1667. Maître Barthélemy-François Daniel, sieur de Penroz, était procureur fiscal de Corlay en 1731 et 1740. Noble homme Mathurin Daniel, sieur de Beaupré, épousa vers 1630 Hélène Le Mercier, dont : Noble homme François Daniel, sieur des Forges, né à Corlay en 1644, époux de Jeanne Blondeau, inhumé dans l’église Saint-Sauveur de Corlay en 1696, dont : Noble homme Corentin-Marie Daniel, sieur de Beaupré, marié : 1° à Corlay, en 1723, à honorable jeune fille Marie-Anne Pocart ; 2° à Corlay, en 1740, à Catherine Le Brandomier, de la maison de Belair-Kerjiquel en Neuillac, dont : Ecuyer Yves-Marie Daniel (ou Danyel) de Beaupré, né à Corlay en 1743, établi à Gourin où il mourut en 1790, époux de Marie-Françoise Duval, dont la postérité existante de nos jours. L'épouse de Yves-Marie Danyel de Beaupré s'appelait Marguerite-Françoise Duval, fille de Maurice-Claude Duval (né à Landerneau et décédé aux Iles de France, l'île Maurice) et de Marie-Jeanne Lointier (née à Crozon en 1710, décédée à Gourin en avril 1787). Blason : d’azur au sautoir d’or accompagné de 2 besants de même, 1 en chef et 1 en pointe. Ces armoiries se voyaient encore vers 1850 sur la cheminée d’une maison de Corlay maintenant démolie. — LE BESCHU DE CHAMPSAVIN : propriétaire de Pen-Roz, en Corlay. Hippolyte-Sulpice Le Beschu de Champsavin épousa en 1838 Adélaide-Caroline de Kerautem du Cours, dont : Marguerite Le Beschu de Champsavin, propriétaire de Penroz, mariée, en 1872, à Jules-Emeric-Armand Bouvier de la Motte Marquis de Cepoy. Blason : gironné de 12 pièces d’azur et d’or, chaque giron d’or chargé d’une étoile de gueules. — BOUVIER DE LA MOTTE DE CEPOY : Propriétaire de Pen-Roz, en Corlay. Jules-Eméric-Armand Bouvier de la Motte, marquis de Cepoy, épousa, en 1872, à Rennes, Marguerite Le Beschu de Champsavin, dont : Jeanne Bouvier de la Motte de Cepoy, veuve d'Henri de Mauduit du Plessix, a vendu Pen-Roz. Blason : de gueules au chevron d’or accompagné de 3 trèfles de même. — DE MAUDUIT DU PLESSIX : propriétaires de Pen-Roz, en Corlay. Henri de Mauduit du Plessix épousa Jeanne Bouvier de la Motte de Cepoy, héritière de Penroz, sa veuve en 1945. Blason : d’or au chevron d’azur accompagné de 3 étoiles de gueules, 2 en chef et 1 en pointe.  

la fontaine-lavoir de Saint-Alan  ou Saint-Alain (XVIème siècle), située route de Saint-Brieuc ;

Lavoir de Corlay (Bretagne).

les fontaines de Saint-Michel, de la Madelaine et de Sainte-Anne ;

Fontaine de Corlay (Bretagne).

la maison (1615), située Place de l’église ;

les maisons de Kermaux et de Kerguiel (vers 1700) ;

Vieille maison de Corlay (Bretagne).

1 moulin ;

A signaler aussi :

le four de Kerguiel (1754) ;

le puits situé près de l’église ;

l'ancien domaine de Kerhenry. FRABOULET : propriétaire de Kerhenry à Corlay. Cette famille a construit, sur l’emplacement du vieux logis du Cours, à Corlay, la maison moderne de Kerhenry, acquise par la famille Galerne. GALERNE : propriétaire de Kerhenry, à Corlay, acquis de la famille Fraboulet. Cette famille originaire des environs de Mûr, fut inscrite à l'Armorial de 1696 avec un blason : de sable à 3 cloches d’argent, posées 2 et 1. Elle a donné un des principaux collaborateurs du père Maunoir, célèbre missionnaire breton au XVIIème siècle. Kerhenry fut vendu à la famille Le Cocq, qui l’a transmis par alliance à la famille Leport ;

l'ancien domaine de la Cours. DE KERAUTEM : seigneurs du Cours, à Corlay. Sébastien de Kerautem, écuyer, sieur du Cours, au bourg et ville de Corlay, fut maintenu noble le 19 août 1669. Il avait épousé Jacquette Nicolas, veuve, demeurant à son manoir de Guernasquin, en Duault, en 1678, dont : François-Claude, seigneur du Cours, né à Corlay en 1670, marié, à Bothoa, en 1712, à Pétronille Le Gardien de Kersaludo, dont : François-Claude, seigneur du Cours, né à Corlay en 1723, époux de Louise-Claude de Coattarel, dont : Florentin-Claude, seigneur du Cours, né à Corlay en 1753, émigré à l’armée de Condé, chef de division à l’armée catholique et royale de Bretagne, dénoncé par une servante de ferme et arrêté au village de Baraval, en Saint-Aignan, par une colonne mobile, et fusillé aussitôt, le 2 ventôse an IV. Il avait épousé, à Bothoa, en 1783, Jeanne-Yvonne du Rochaëzre, héritière de Locqueltas, morte à Saint-Brieuc en 1807, dont : Eugène-Jean-Joseph de Kerautem, armateur au Légué et maire de Plérin, marié, en 1811, à Adélaïde Rouxel de la Ville-Hellio, dont, entre autres enfants : Adélaïde de Kerautem, héritière du manoir de Locqueltas, en Bothoa, et de diverses terres en Saint-Nicolas-du-Pélem et Corlay, mariée, en 1838, à Hippolyte-Sulpice Beschu de Champsavin, conseiller à la Cour de Rennes. Blason : de gueules à 3 fasces d’argent ;

l'ancien domaine du Cosquer. Propriété des familles de Launay (Blason : D'argent à l'aigle d'azur, becquée et membrée de gueules), puis Georgelin (famille originaire d'Uzel) ;

  Ville de Corlay (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de CORLAY

D'après l'histoire de Mûr publiée en 1905 par M. René Lecerf, Tanguy Vicomte de Poher et seigneur de Corlay en 1080, épousa Hodierne, dont il eut Bernard de Poher, vivant en 1088, et Rivallon de Poher, qui donna Saint-Martin-des-Prés, en la chastellenie de Corlay, aux moines de Quimperlé.

Le village de Kérémar est le berceau d'une famille noble connue de 1481 au XIXème siècle, dont le blason : d'argent à 3 chouettes de sable, becquées et membrées de gueules, se voit encore à la Garenne, en Le Bodéo, et à Kerphilippe en Lanrivain.

La généalogie de la Rivière donne une suite de seigneurs de Mûr et de Corlay du XIème au XIIIème siècle qui ne cadre pas entièrement avec l'histoire, nous pouvons donner avec plus de confiance celle qui suit : 

- Alain Le Noir et Berthe de Bretagne eurent pour fille : Constance de Bretagne, dame de Mûr et de Corlay, épouse d'Alain III, Vicomte de Rohan, qui fonda l'abbaye de Bonrepos en 1184.

- Alain IV, Vicomte de Rohan de 1195 à 1205, seigneur de Corlay, épousa Mabille de Fougères.

- Geoffroi, fils aîné, mort sans postérité en 1221, époux de Marguerite de Bretagne puis de Gervaise de Dinan.

- Olivier, son frère, Vicomte de Rohan en 1221, croisé en 1226, mort sans alliance en 1228.

- Alain V, Vicomte de Rohan après ses frères, de 1228 à 1232, époux d'Aliénor de Porhoët, dame de la Chèze.

- Alain VI, Vicomte de Rohan de 1232 à 1304, marié à Isabeau, dame de Correc en Saint-Gelven, puis à Thomasse de la Rochebernard.

- Josselin, Vicomte de Rohan en 1305, mort sans alliance en 1306.

- Olivier II, Vicomte de Rohan après son frère, de 1306 à 1326, époux d'Aliette de Rochefort en 1307, puis de Jeanne de Léon-Châteaurieuf en 1322.

- Alain VII, Vicomte de Rohan de 1326 à 1352, époux, en 1320, de Jeanne de Rostrenen.

- Jean, Vicomte de Rohan, lieutenant général en Basse-Bretagne en 1371, mort en 1396, marié : 1°, en 1349, à Jeanne de Léon ; 2° à Jeanne de Navarre. 

- Alain VIII, Vicomte de Rohan et de Léon, Comte de Porhoët, mort en 1429, époux de Béatrix de Clisson, Comtesse de Porhoët.

- Alain IX, Vicomte de Rohan, Comte de Porhoët, mort en 1462, marié : 1°, en 1407, à Marguerite de Bretagne, fille du duc Jean IV ; 2°, en 1450, à Marie de Lorraine ; 3°, en 1454, à Perrine de Maillé. 

- Jean II, Vicomte de Rohan, Comte de Porhoët, constructeur, vers 1473, du château actuel de Corlay, mort en 1516, marié, en 1461, à Marie de Bretagne, fille du duc François Ier. 

- Jacques, Vicomte de Rohan, Comte de Porhoët, mort sans hoirs au château de Corlay le 16 octobre 1527, marié à Françoise de Rohan-Guémené, puis à Françoise de Daillon. 

- Marie, soeur du précédent, héritière de la chastellenie de Corlay en 1527, épouse de Louis de Rohan-Guémené. 

- Louis V de Rohan-Guémené, marié en 1529 à Marguerite de Laval. 

- Louis VI de Rohan-Guémené, marié : 1°, en 1561, à Eléonore, de Rohan-Gyé ; 2° à Françoise de Laval. 

- Pierre, prince de Guémené, Comte de Montauban, marié : 1° à Madeleine de Rieux-Châteauneuf ; 2° à Antoinette de Bretagne-Vertus. 

- Anne de Rohan-Guémené, mariée en 1617 à Louis de Rohan, Comte de Rochefort, duc de Montbazon. 

- Charles de Rohan, prince de Guémené, duc de Montbazon, Comte de Montauban, mort en 1727, marié : 1° à Marie-Anne d'Albert de Luynes, 2° à Charlotte-Elisabeth de Cochefilet. 

- Hercule-Mériadec de Rohan, prince de Guémené, mort en 1757, marié, en 1718, à Louise-Gabrielle-Julie de Rohan-Soubise. 

- Jules-Hercule-Mériadec de Rohan, prince de Guémené, duc de Montbazon, Comte de Montauban, mort en 1800, dernier seigneur de Corlay en 1789, marié, en 1743, à Marie-Louise-Henriette de la Tour de Bouillon. 

La terre de Kersaudi possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle appartenait à M. de La Rivière, sieur de Saint-Quouët, de Kersaudi, etc.. Les seigneurie de Vaux, de Kergorlay et de Vauguilard appartenaient aussi à la circonscription territoriale de la paroisse de Corlay. La famille De Launay, sieurs du Plessis, de Kervern, de la Salle, du Losquer habitait la paroisse de Corlay. 

Blason : De gueules à 9 mâcles d’or accolées, posées 3. 3. 3. (le nombre des macles est parfois réduit dans les sculptures), ou écartelé de France-Navarre (contre écartelé aux 1. et 4. : d’azur à 3 fleurs de lys d’or : 2. 1. — aux 2. et 3. de gueules à la chaîne d’or posée en croix, en orle et en sautoir) et de Rohan — ou écartelé au 1er de France-Navarre, aux 2 et 3 de Rohan, au 4ème d’hermines plein (qui est de Bretagne), sur le tout : d’argent à la guivre d’azur couronnée d’or ondoyante en pal, engloutissant un enfant de gueules à dextre (qui est Visconti).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Corlay.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Corlay (Corray ?) était présent :

Guillaume le Corre, en brigandine et vouge.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Corlay apparaissent :

Marguerite de Guergorlay, garde de ses enfans, default ;  

Guillaume Poulain, default ;  

Bertrand Danyou, default ;  

Jehan Danyou, default.

Ville de Corlay - Bretagne Voir Visite du Canton de Corlay.

Ville de Corlay - Bretagne Voir Terres, Manoirs, Monuments et lieux-dits des canton et chastellenie de Corlay.

Ville de Corlay - Bretagne Voir Principaux vassaux et officiers de la chastellenie de Corlay.

(à compléter)

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