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CORAY

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La commune de Coray (pucenoire.gif (870 octets) Kore) fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou. Coray dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE DE CORAY

Coray vient du breton « cor » (clan).

Coray est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de Coray, de Leuhan et de Tourc'h. Au VIème siècle, le moine Ratian, disciple de saint Guénolé s’installe sur le territoire pour évangéliser le pays. Au XIème siècle la paroisse de Choroe, qui dépend de l'évêché de Cornouaille, existe déjà et les lieux de Lan Ratian (l’ancien ermitage), aujourd’hui le hameau de Larragen (ou Larrajen), Sant-Iglur (aujourd’hui Saint-Hilaire) et Pencoett (aujourd’hui Penhoat) sont des possessions de l’abbaye de Landévennec (donnés par le roi de Cornouailles, le comte Budic).

Cette localité de Coray est citée au Cartulaire de Landévennec. dans la charte par laquelle Gradlon donne de son propre bien au saint homme de Dieu Ratian, entre autres libéralités, Tili menver, sent Iglur, Pencoett, dans la vicarie de Choroe « in vicaria que vocatur Choroe ». La charte ajoute que Ratian, voyant son peuple sur le point de périr par la peste, s'adressa à Dieu et à saint Guénolé ; et sa prière étant exaucée, il mit tous ses biens sous le haut patronage du saint abbé de Landévennec. Un acte du Cartulaire de Quimperlé, de la fin de XIème siècle (1066-1084), nous apprend qu'à Coray se trouvait la demeure de Guihomarch, fils de Numénoe, qui, malade, se fit transporter au monastère de Sainte-Croix, qu'il enrichit de ses libéralités (Cartulaire, page 182) : « Ego Guihumarch filius Numenoe, diu languens gravi infirmitate, in domo mea Coroe, deferri me jussi in Christi nomine, ad sancte Crucis monasterium Kemperele ».

Coray était une châtellenie dépendante des Evêques de Quimper, auxquels la plus grande partie des terres rendait aveu. En 1682, dans son aveu au Roi, l'Evêque déclarait posséder, « à cause de son Evêché, la châtellenie de Coray, c'est-à-dire toute la paroisse, sauf quelques villages avec droits honorifiques et prééminences, comme seigneur fondateur, en l'église paroissiale et les chapelles de Lochrist et Saint-Guénolay, où se voient ses armoiries en divers endroits éminents ; douze foires par an et marché chaque mardi ». Cette châtellenie donnait à l'Evêque droit de dîme, de moulin de four, de coutumes (impôt sur le droit d'étalage aux foires et marchés) et droits casuels, c'est-à-dire taxe sur les actes passés entre les paroissiens de Coray, partages, ventes, successions. Ces derniers droits furent affermés, par bail du 8 Mars 1757, « à noble homme Grégoire Le Guillou, sieur de Kerincuff, et demoiselle Marie Raoulin, son épouse, et à messire François Jaouen, prêtre vicaire de Coray », pour la somme de 2.400 livres payables en deux termes, l'un à la Chandeleur, l'autre au 1er Août. En 1575, c'est le sieur Le Baud, miseur des revenus de l'Evêché, qui va cueillir la dîme au bourg de Coray, et il note sur son compte (G., r. 61) : « Frais pour cueillir la dîme à Coray, pour le vin qui fut bu sur la croix, et le dizné des dysmeurs, les notaires, moi et mon cheval, .. livres ». En 1678, la dîme était affermée à maître Guillaume Auffret, sieur de Kerlean, du manoir de Kervanal, pour la somme de 1.800 livres. La châtellenie de Coray fournissait le plus clair des revenus de l'Evêché. Les archives départementales conservent un très grand nombre d'aveux de cette paroisse, faits à l'Evêque depuis le XVIème siècle ; ils seraient intéressants à consulter si l'on entreprenait une monographie un peu complète de cette paroisse ; nous citerons seulement les suivants : - En 1540 : Aveu d'Alain de Lezandevez, pour le manoir du Stang. - 1540 : Aveu de dom Jean Oliff, prêtre, pour le Rosmeur. - 1540 : Aveu de dom Louis David, prêtre, pour Penhoat Membris et pour Queffranyc, sur le chemin de Kerhua à la chapelle de Lochrist. - 1540 : Aveu d'Alain Treberen, prêtre, pour Kergoat. - 1549 : Aveu à l'Evêque pour Parc Myrijens, sur la place de foire, par Olive Goalan, sieur de Moesalles, demeurant au village de Treffuel. - 1604 : Procédure entre l'Evêque de Quimper et Jean du Quelennec, héritier d'Olivier de la Rivière, sieur du Trefvel ; il prétend ne pas devoir à l'Evêque de chefrentes, mais être simplement sujet à suivre son four. L'Evêque eut gain de cause par sentence du Parlement du 29 Novembre 1604. - 1618 : Procédure entre l'Evêque et Jean de la Haye pour savoir si la dîme sur Rosencoet est à la 33ème ou à la 11ème gerbe. - 1644 : Aveu pour le manoir de Kermenguy, appartenant à demoiselle Le Gac, dame de Keranguen, veuve de Mathieu Frollo, sieur du dit lieu, juge criminel à Quimper. - 1640 : Aveu d'Alain Le Guillou, pour Kereoret, en Trefvel. - 1678 : Aveu fourni par demoiselle Louise Auffret, veuve de n. h. Pierre Baudouin, sieur de Kergouezec, du village de Trefvel, luy échu de la succession de maître Louis Auffret, son père. - 1699 : Aveu de Jacques Le Guillou, sieur de Queromnes, prêtre, demeurant au manoir de Queromnès. Ce manoir fut le berceau des familles Le Guillou de Kerincuff, de Penanros et de Keransquer. - 1701, 28 Juillet : Acquet du village de Portlazou fait par hon. h. Louis Auffret et Marie Merien, sa femme, et par maître Grégoire Le Guillou et demoiselle Jeanne-Louise Auffret, sa femme, Sr. et dame de Querincuff. Le vendeur était Nicolas Auffret, vicaire perpétuel de Coray. - 1710 : Aveu à l'Evêque de maître Grégoire Le Guillou, Sr. de Kerincuff, mari de demoiselle Jeanne-Louise Auffret, fille de feu Guillaume Auffret et de dlle Marguerite Baudouin, pour la terre de Kervanal, dite autrefois de Kerbaznalec.

On rencontre les appellations suivantes : Vicaria Choroe ou Vicaria Coroe (au XIème siècle), Coroe (en 1066), Corae (vers 1330) et Coray (en 1363).

Note 1 : Coray, situé sur une montagne, a l'avantage de jouir d'un très beau point de vue et d'un air des plus purs ; aussi, en 1484, lors de la mort de Guy du Bouchet, évêque de Quimper, qui mourut à Nantes, le 10 Janvier, des germes de la maladie contagieuse qui désolait alors Quimper, voyons-nous le Chapitre de Cornouaille, pour procéder avec plus de sécurité à l'élection d'un successeur, se réunir dans l'église de Coray ; et, près de cent ans plus tard, au mois de Septembre 1564, une tempête de neige, qui dure du 11 au 23 de ce mois, accompagnée d'une peste qui désola la ville de Quimper, fit assigner Coray comme lieu de union du Synode de la Saint-Luc, 18 Octobre.

Note 2 : Extrait des délibérations du Conseil Général de la commune de Coray pendant la Révolution :

— 20 Juin 1790 : « La Municipalité prend note du trésor de l'église, 1.449 livres argent monnayé ; 64 livres 12 sols 6 deniers, argent du presbytère »

—  L'an 1791, le 25 Décembre : « Le maire, M. Jean Michelet, a dit : " Messieurs, Jean Le Guillou et moi, commissaires nommés par vous à l'effet de nous transporter au Directoire du District de Carhaix pour demander la liberté du sieur Legrand, notre vicaire, en offrant le cautionnement du conseil général de la commune, avons rempli notre mission, le vingt des présents mois et an. La réception qui nous a été faite au Directoire ne peut être que très flatteuse pour le Conseil que nous représentions, mais notre demande n'a pas réussi ; la seule grâce qu'on ait voulu nous accorder est de laisser le sieur Legrand donner ses soins à la paroisse de Coray jusqu'au lendemain des fêtes de Noël, parce qu'à cette époque il se rendra lui-même et à ses frais au château de Brest ". Un officier municipal, après avoir entendu le rapport de M. le Maire, a engagé le Conseil à prendre une délibération écrite, à constater son offre de cautionner le sieur Legrand, et à présenter une expédition de l'arrêté au Directoire du département par quelques commissaires, en invitant messieurs les membres de l'administration supérieure à accueillir favorablement la demande de la commune de Coray. Sur quoi délibérant, tous les membres présents du Conseil ont arrêté à l'unanimité : 1° De cautionner tous individuellement et collectivement, au nom de la commune, la personne du sieur Legrand, vicaire de Coray, s'engager à le faire représenter toutes et tant de fois que la réquisition en sera faite au Conseil. 2° De nommer deux commissaires pour présenter la dite soumission, le cautionnement au Directoire du département, en l'invitant, au nom de la commune, à y avoir égard, et à laisser en conséquence le sieur Legrand à continuer ses fonctions de vicaire à Coray. 3° De charger les dits commissaires d'affirmer au Département que le sieur Legrand, bien loin d'avoir troublé le bon ordre dans la paroisse, d'y avoir prêché ou parlé contre la Constitution, ou d'avoir cherché à détourner quelques personnes du payement des impôts, a, dans tous les temps, donné et donne journellement encore des conseils contraires. S'il est quelque reproche à lui faire, ce ne peut être que d'avoir refusé le serment ; mais comme ce n'est pas là un délit, il ne saurait servir de motif pour le priver de sa liberté. Il doit exister au Directoire de Carhaix une soumission faite par lui dans le mois d'Avril 1790 pour l'acquisition d'une portion de domaines nationaux à Coray. Cette soumission a été connue de toute la paroisse et y a été d'un bon exemple : après un acte libre et volontaire de ce genre, il est difficile d'attribuer au refus du sieur Legrand de prêter le serment ecclésiastique, des motifs de haine ou même d'éloignement pour la Constitution. Après quoi, le Conseil général a procédé, par la voie du srutin, à l'élection des deux commissaires, et a nommé Louis Michelet, ancien maire, et Toussaint Le Du, ancien officier municipal, auxquels il est ordonné de livrer dans la journée une expédition du présent arrêté, sur timbre, pour être présenté demain prochain au Directoire du département, à Quimper, avec les vœux ardents et sincères de la commune pour le succès près cette administration supérieure ».

— 1791, le 7 Août. — Séance du Conseil général de la commune. « M. Kergourlay, recteur de la dite paroisse, a aussi payé en notre présence la somme de cinquante-six livres cinq sols pour vingt-deux mois de ferme et les dits temps finis depuis le 1er Janvier 1790 »

— Ce jour, 22 Avril 1792, « se sont assemblés les officiers municipaux, avec le Maire de la paroisse, pour recevoir le serment du sieur Ambroise Rivoal, nommé curé constitutionnel de la paroisse de Coray, dont il a pris possession le même jour, après que nous avons fait les informations nécessaires pour savoir s'il était pourvu de Monsieur Expilly, évêque du Finistère ; nous l'avons soutenu dans ses fonctions en réservant la loi du 18 Octobre 1791 relative aux cures vacantes, et en conséquence, nous, officiers municipaux, déclarons la possession ne pouvoir être que provisoire et avons signé : Ambroise Rivoal, curé constitutionnel de Coray, J. Michelet, maire ». — « Du même jour, nous officiers municipaux et général de la commune, déclarons donner pouvoir à M. Legrand, vicaire de la dite paroisse, de continuer ses fonctions comme cy-devant jusqu'à remplacement, approuvant en conséquence ce qu'il fera ce touchant. Fait et arrêté en la sacristie, les dits jours et an. Signé : J. Michelet, maire ».  

— L'an 1792, le 26 Avril, avant midi, « se sont assemblé, dans la sacristie de notre église paroissiale, les officier, municipaux, lieu commun de leur assemblée, où étant arrivés ils ont dit : nous Maire et officiers. municipaux et conseillers de la paroisse de Coray, chef-lieu du canton du même nom, district de Carhaix, département du Finistère, qu'instruits de la pétition adressée par des citoyens de Quimper, amis de l'ordre et de la loi, au département du Finistère, pour obtenir l'élargissement des ecclésiastiques, détenus au château de Brest et la liberté, du culte, ils déclarent unanimement adhérer à la dite pétition, sollicitant le département à defferer (sic) ne demandant pour cette adhération (sic) que l'exécution de la loi, que ce qu'exigent la justice et l'humanité. Arrêté en la sacristie de l'église paroissiale de Coray, sous nos seings, officier, municipaux et notables qui suivent. Signés lesdits jour et an : Louis Morvan, officier ; Joseph Laz, officier ; Le Louet, officier ; Jacques Leguillou, officier ; J. Michelet. maire ; N. Legars, procureur de la commune ». — « Du même jour, nous, officiers municipaux et général de, la commune, autorisons et prions Monsieur Le Guével, prêtre desservant de ladite commune, de continuer ses fonctions comme cy-devant, approuvant en conséquence ce qu'il fera ce touchant. Fait et arrêté en la sacristie lesdits jour et an. Signature »

« L'an 1792, l'an quatrième de la liberté, 8 Juin, nous Maire et officiers municipaux, présent M. le procureur de la commune, qui a dit : " Messieurs, je viens de recevoir une lettre, en date de ce jour, signée Rivoal, curé de Coray, portant convocation de la Municipalité de s'assembler sous le costume
ordinaire pour agréer ou refuser sa démission de la dite cure, et comme la chose est urgente, il a requis qu'on délibère sur le champ. Sur quoi la Municipalité, convoquée par M. le président, a mis la question aux voix : en l'endroit s'est présenté le sieur Ambroise Rivoal, curé constitutionnel de Coray, qui a dit : Mes chers frères, Appelé par le consentement libre de l'élite de mes concitoyens à remplir les fonctions curiales dans cette paroisse, j'ai cru que Dieu même m'appelait suivant le texte de l'Ecriture Sainte : Vox populi, vox Dei ; je n'avais point songé dans ce moment que le prophète-roi avait dit dans son psaume 114, v. 2 : Omnis homo mendax. Aujourd'hui, chers Frères, je serais tenté d'enchérir sur ce texte et de dire non pas que tout particulier est sujet à l'erreur, mais que les représentants mêmes de dix mille âmes le sont. L'expérience et votre manière d'agir me le font très fort présumer. Un pasteur est chargé du soin de toutes ses ouailles. La parabole de Notre Seigneur, représentant le Berger courant après sa Brebis égarée, nous le dit hautement. Ce Berger, plus heureux que je n'espère de l'être, retrouva sa Brebis toute saisie de joie. Si je pouvais me flatter de pouvoir ramener avec le même succès les esprits égarés de cette paroisse, j'emploierais tous mes soins, mes talents et mes facultés pour y parvenir, et si quelques taches restaient dans vos âmes, prosterné entre le vestibule et l'autel, je dirais au Seigneur : parce, Domine, parce populo tuo. Mais le mal est parvenu au point, la contagion inconstitutionnelle est si généralement répandue parmi vous, que je désespère de la faiblesse do mes talents pour pouvoir vous guérir de cette épidémie. Un autre plus heureux que moi, plus orné de talents et de vertus, parviendra — et plût à Dieu qu'il eût déjà occupé ma place ! —, mais encore quelques jours et le soleil de vérité luira à vos yeux. Si vous daignez accepter ma démission de cette cure que je vous déclare dès aujourd'hui vacante, vous allez me voir un successeur aussi zélé que moi pour le salut de vos âmes, mais ayant, je l'ose croire, plus d'ascendant sur vos esprits ; il vous conduira avec plus de succès dans la voie du salut : c'est ce que mon cœur vous désire, c'est ce que je demanderai au Seigneur pour vous pendant tous les jours de ma vie ! Je vous quitte, mais je vous laisse mon cœur pour garant de mon attachement pour vous. Nous, officiers municipaux, sensibles aux instructions charitables que vous nous avez toujours montrées, nous voyons avec regrets que vous soyez obligé de quitter le soin d'âmes teintes du sang de Jésus-Christ, mais les lois constitutionnelles, nous y obligent.
— Ah ! mes amis, voici mon adieu : Dieu, la Vierge, le paradis et votre salut ; voilà les derniers souhaits que je vous fais. Si mon cœur pouvait vous en dire davantage, mais ils sont écrits en caractères du psaume du prophète David : in œre et adamentino inauro et silice. Vote serviteur, Rivoal, curé constitutionnel de Coray ; Nicolas Legars, procureur de la commune ; J. Michelet, maire ». Après ce congé courtois donné à leur curé constitutionnel, les municipaux de Coray s'empressèrent d'assurer au milieu d'eux le ministère de M. Le. Grand, en écrivant au District : « Nous soussignés, Maire et officiers municipaux de la paroisse de Coray, chef-lieu du canton, district de Carhaix. vu que Monsieur Rivoal, notre curé constitutionnel, s'est démis de notre cure, nous avons, Messieurs, l'honneur de vous prier d'accorder à Monsieur Le Grand, notre vicaire, qui n'a jamais rien dit de contraire à la Constitution,.votre agrément, pourvu qu'il puisse remplir avec tranquillité et assurance toutes les fonctions pendant la vacance de la dite cure » (M. Allier).

Note 3 : Rôle des décimes de Coray en 1789 : M. Kergourlai, recteur (22 livres et 10 sols), la fabrice (8 livres et 10 sols), le Rosaire (2 livres), Saint Guenel (2 livres), Lochrist (2 livres), Saint Guénolé (2 livres), de Garnilis (14 livres). Total : 53 livres. Liste des Recteurs de Coray avant le Concordat : - 1580 : Guillaume Gleffer (G., 95). - 1658-1706 : Nicolas Auffret, vicaire perpétuel. Il dut faire connaissance avec le Père Maunoir lorsque celui-ci vint à Coray pour la mission de 1655 ; toujours est-il qu'il travailla avec le Père à la grande mission de Landivisiau en 1668, pendant laquelle M. Auffret tomba malade ; il demanda au Père l'autorisation de se retirer ; « Oui, dit le Père Maunoir, retirez-vous, mais venez nous aider à la mission de Poullaouen, qui va s'ouvrir immédiatement après celle-ci ; vous n'aurez plus que cinq accès de fièvre et le dernier sera fort léger ». C'est ce qui arriva, et M. Auffret se trouva fort bien rétabli pour la mission de Poullaouen. - 1706-1723 : Jacques Le Guillou, sieur de Keromnès. - 1728-1756 : Yves Stum ; mort le 6 Juin, âgé de 70 ans. - 1756-1758 : F. Jaouen ; décédé le 8 Août, à l'âge de 43 ans. -1759-1772 : Yves Le Provost ; décédé en Avril. - 1772-1775 : H. Le Meyniel. - 1775-1783 : Le Pape. - 1784-1787 : Etienne Porlodec. - 1788 : Jérôme Kergourlay. Liste non exhaustive des Recteurs de Coray depuis le Concordat : - 1804-1818 : Jérôme Kergourlay, d'Elliant. - 1818-1824 : Hervé-Corentin Pétillon, de Briec. - 1824-1831 : Louis Tabourdet, de Quimperlé. - 1831-1857 : Vinoc Kerdréach, d'Audierne. - 1857-1890 : Yves-Pierre Conan, de Tréogan (Saint-Brieuc). - 1890-1897 : Yves Abhervé-Guéguen, de Guimiliau. - 1897 : Gabriel-Louis Hunault, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Coray depuis le Concordat : - 1819 : François-Marie Grall. - 1820 : Jean-Louis Bernard. - 1823 : Jean-Louis Tandé. - 1834 : Jean-Marie Férec. - 1835 : Charles Kerivel. - 1836 : René Garo. - 1847 : Julien Le Foll. - 1849 : Maurice Montfort. - 1854 : Guillaume Castrec. - 1855 : Yves Pavec. - 1864 : Philippe Poupon. - 1869 : Pascal Chevert. - 1870 : Jean Riou. - 1884 : François Le Roux. - 1885 : Hervé Corre. - 1893 : Gabriel Berthou. - 1893 : Joseph Com. - 1900 : Jean-Marie Cuillandre. - 1906 : Jean-Marie Evennou, ..... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de CORAY

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1705 – 1707), restaurée semble-t-il en 1895 - 1896. Elle est de plan rectangulaire, avec chevet à pans coupés et clocheton amorti d'un dôme. Elle comprend, précédée d'une tour, une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur. La tour et son clocher à galerie datent du XVIIIème siècle. Le clocher, à une seule galerie, porte deux inscriptions : l'une datée de 1705 (référence à Nicolas Auffret, vicaire de Coray) et l'autre datée de 1707 (référence à Jacques Le Guillou, vicaire à Coray). La chaire date du XVIIIème siècle et provient de Saint-Mathieu de Quimper. L'église abrite les statues anciennes de sainte Anne et saint Joseph (XVIIème siècle et provenant de la chapelle Saint-Venec), de saint Venec, Sainte Barbe, Sainte Catherine, saint Pierre, sainte Trinité, saint Herbot, saint Cornély et une Pietà en pierre (toutes du XVIIIème siècle). Une statue de saint Guénolé a été transférée au Musée de Quimper ;

Nota 1 : Cette église, nouvellement reconstruite, est sous le vocable de saint Pierre et saint Paul. Autrefois, Trégourez, qui cependant n'était pas trêve de Coray, était tenu de s'y rendre en procession le jour de la Saint-Pierre, fête patronale, ou du moins d'y venir à l'offrande. En 1678 (B.4), une sentence intervint, qui condamnait Corentin Mahé, Marc Le Moal et autres paroissiens de Trégourez à payer vingt sous ou une livre de cire à la fabrique de la paroisse de Coray, « faute par eux d'avoir été à la procession le jour de la Saint-Pierre, ou baillé leur offrande au Recteur ou aux fabriques pour l'y porter, conformément à l'acte prônal de 1666 » (M. Abgrall, 1906).

la chapelle Notre-Dame-de-Guernilis ou Garnilis (1749), édifiée par le seigneur de Coray. Une inscription (faisant référence au recteur Yves Stum) qui porte la date de 1749 se trouve sur la façade. Dédié à la sainte Vierge, l'édifice est de forme rectangulaire avec chevet à pans coupés et clocheton amorti par un dôme. On y trouve les statues anciennes de la Vierge-Mère, de sainte Catherine, d'un saint apôtre et une Pietà ;

Nota 2 : Edifice du style roman, où Notre-Dame est représentée portant sur les genoux son divin Fils mort. On voit dans l'église un collier de fer et des chaînes, ex-voto d'un seigneur fait prisonnier par les Turcs en 1749. Pendant la Révolution, les fidèles y venaient en grand nombre réciter le rosaire à l'heure de la messe du dimanche, malgré l'absence de prêtres. Sur la façade, on lit cette inscription : En Enor d'an itroun Varia. Missire Yves Stum, Recteur de Coray, Grégoire le Quiniou fabrique 1749. On y célèbre le pardon le lundi de la Pentecôte et le 8 Septembre. Sur le placître, est une croix en pierre avec cette inscription : Du temps de M. Yves Provost recteur, Pierre Floch fabrique, 1761 (M. Peyron, 1905).

les vestiges de la chapelle de Lochrist (XVI-XVIIIème siècle), ancienne possession des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. En ruines en 1932, la chapelle était en forme de tau. « Cette ancienne chapelle existait avant 1540. Notre-Seigneur Christ, qui en est le patron, est représenté sortant du tombeau et foulant aux pieds ses gardes endormis. Le pardon a lieu le premier dimanche de Mai, et on y dit une messe basse le troisième dimanche d'Octobre ; les offrandes s'y font alors en blé noir. Autrefois, la procession du Saint-Sacrement s'y rendait du bourg. On y voit les statues de Notre-Dame, sainte Barbe, saint Sébastien, et au-dessus d'un second autel, dédié à saint Laurent, la statue de saint Laurent et un tableau le représentant. Sur la croix du placître, on lit la date de 1700 » (M. Abgrall, 1906) ;

la chapelle Saint-Vennec ou Vinoc (XVIIème siècle), ancienne chapelle du manoir de saint Dridan, transportée au Kergoat en 1819. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Le clocheton est à dôme. On y voit les armes de la famille Le Rousseau de Rosencoat, Sr. de Saint-Dridan : d'azur à trois soleils d'or, un croissant de même en abyme. On y trouve les statues de saint Guénolé et de sainte Barbe. Près de la chapelle se trouve une fontaine de dévotion. « Le pardon a lieu le dernier dimanche de Mai et le dernier dimanche de Juillet. Saint Venec est représenté en moine, sans crosse ni mitre. Il est invoqué pour guérir des fièvres » (M. Abgrall, 1906) ; 

l'ancienne chapelle de la Trinité, appelée aussi chapelle Saint-Guénolé et détruite au XIXème siècle. Cette chapelle qui existait encore en 1806, était située sur les terres du presbytère qui fut vendu avec ses dépendances pendant la Révolution. Les pierres ont été vendues en 1896 pour 10 f au sieur Vaillant. Cette chapelle était située auprès du village de Larrajen (le "Lan Ratian" du Cartulaire de l'abbaye de Landévennec).. Le rôle des décimes mentionne une chapelle Saint-Guénolé, en 1789, distincte de la chapelle de Saint-Guenel ; mais cette dernière doit se confondre avec celle de Saint-Venec ;

le calvaire du cimetière (1553), restauré au XIXème siècle ;

le calvaire, situé route de Quimper (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-ar-Bléon (XVIème siècle), Croas-al-Louarn (1719), Guernilis (1761), Kerféot (XVIème siècle) ;

l'ancien presbytère (1638), reconstruit en grande partie en 1757. A proximité s’y trouvent les anciennes chapelles dédiées à Saint-Guenolé et la Sainte-Trinité ; 

la fontaine de Notre-Dame-de-Guernilis (XVIIIème siècle) ;

9 moulins sont répertoriés en 1843 (dont 6 en activité) : le moulin à eau de Gouaillon ou Gouaillou, de St Dridan, de Larragen ou Larrajen, de Huelgars, de Creac’h-Penvidic, Moulin-Roux ou Meil-Rouz,..

A signaler aussi :

la destruction en 1927, d’un alignement de 13 menhirs près du village de Penhoat ;

la découverte d’un dépôt d’épées de l’âge de bronze à Penhoat ;

la découverte d’un matériel d’orfèvre à Kéranfinit (800 à 700 avant Jésus-Christ) ;

la motte féodale de Kastel-Herrou (moyen âge) ;

deux autres mottes ont été détruites : celle de Kerdavid et de Kervrec’h ;

deux enceintes ont été détruites : celle de Treinvel et de Salou ;

Nota : Alignement de douze blocs de quartz, à Parc-an-llis (Keresquen). Tumulus au Herou.  Briques romaines en Treveliny, à Parc-ar-Chapel. Enceinte avec douves au Salou. Mottes à Kerdavid (du Chatellier).

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ANCIENNE NOBLESSE de CORAY

- Penlaes (de) sieur du Stang-Meur : d'argent au chevron de gueules accompagné de 3 molettes de même.

- Rousseau de Rosencoat, Sr. de Saint-Dridan : d'azur à 3 soleils d'or au croissant de même en abyme.

(à compléter)

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