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CONCORET |
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La commune de Concoret ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CONCORET
Concoret tire son nom, semble-t-il, de Notre-Dame de la Concorde.
Concoret est un démembrement de la paroisse primitive de Gaël. Concoret englobait autrefois la trève de Le Bran. Au IXème siècle, l'histoire de Concoret est liée au diocèse d'Aleth (aujourd'hui Saint-Malo), et au doyenné de Montfort, puis à l'histoire de la baronnie de Gaël dont le siège se trouve au château de Comper, lieu où a habité le roi Salomon en 868.
La paroisse de Concoret appartenait autrefois à l'abbaye de Saint-Méen de Gaël.
Nota : deux chevaliers rivaux Ponthus et Isaugouët s'apprêtent à s'affronter en duel à la suite d'une querelle, lorsque Notre-Dame de la Concorde apparaît et les réconcilie. Concoret était encore appelé autrefois le village des Sorciers. C'est au château de Comper, dit-on, que grandit la fée Viviane, la dame du Lac, et que fut élevé Lancelot du Lac.
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PATRIMOINE de CONCORET
l'église Saint-Laurent, reconstruite à neuf en 1900. L'ancienne église datait du début du XVème siècle : une inscription sur un pilier Sud du choeur comportait la date de 1406. Cette ancienne église était en forme de croix latine, à une nef avec bas-côtés. Les arcades en tiers-points étaient moulurées et reposaient sur des colonnes, ornées de chapiteaux au croisillon Sud. L'extérieur était simple et possédait un appareil en feuilles de fougère au pignon Est. Les écussons qui étaient gravés à l'intérieur et à l'extérieur rappelaient le souvenir de la famille Rosmadec et des seigneurs du Roz. Le vitrail (XXème siècle) de l'église actuelle rappelle la fondation de la paroisse de Concoret : ce vitrail représente le face-à-face de Ponthus et Isaugouët, chevaliers qui possèdent alors chacun un château à proximité de l'église, et qui se réconcilient suite à l'apparition de Notre-Dame de la Concorde ; | |
la chapelle Saint-Eloi (XXème siècle), située à La Bouvrais. La chapelle est une réplique de l'ancienne église de Concoret (démolie en 1901), telle qu'elle existait au milieu du XVème siècle lorsqu'elle est construite par le seigneur Isaugouët. Cette chapelle est construite à l'initiative du chanoine Mauny ; | |
le château de Comper ou Camper (XIème siècle). Il semble que ce soit le château où est habité le roi Salomon en 868. Propriété successive des familles Montfort, Laval, Coligny, La Trémoille (en 1607), Rosmadec (en 1626), de la duchesse de Narbonne, des familles Sérent, Charette de Kerfily et Ferrand (depuis 1964). Dès le XIIIème siècle, Comper est considéré comme l'une des plus fortes positions de Haute Bretagne. Il est le théâtre de nombreux combats et de sièges. Il est construit sur un roc, baigné d'un côté par un étang, et défendu de trois autres côtés par de larges et profondes douves creusées dans le roc vif. Sa forme générale est un carré, avec une tour à chaque angle et une série de maisons le long des courtines à l'intérieur. En 1376, Raoul VII, seigneur de Gael et de Montfort, obtient la permission de lever, pendant deux ans, un droit sur les boissons consommées dans sa seigneurie par les sujets de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes "pour le fortifiment et remparement de la ville et chasteau de Montfort et celui de Comper" (D. Morice Pr. II. 175). En 1381, le traité de Guérande y est ratifié. Le château est restauré en 1376 par Raoul de Montfort et au XVIIème siècle par Mathurin de Rosmadec. En 1419, les seigneuries de Gael et de Montfort passent à Guy XIV, comte de Laval, et à l'époque des guerres de la Ligue, elles appartiennent au jeune Guy XX, placé sous la tutelle de sa mère Anne d'Alègre. Le château est assiégé par Du Guesclin en 1370, et en 1595 (d'abord par le maréchal d'Aumont, puis par Andigné de La Chasse) durant les guerres de la Ligue. En effet, le château de Comper est occupé en 1595 par le duc de Mercoeur, représenté par une garnison de 400 hommes et 50 cuirasses. Sur les instances de la dame douairière de Laval, le maréchal d'Aumont et le lieutenant général de Saint-Luc décident de s'en emparer. La place est investie et les assiégés se défendent vaillamment : le maréchal est blessé au bras d'un coup d'arquebuse le 3 juillet et meurt à Rennes le mois suivant. Par suite, le siège est levé. Mais peu après, les frères d'Andigné surprennent la garnison et rendent le château à son légitime seigneur. A la suite de ces événements, le roi Henri IV ordonne en 1598 de démanteler la forteresse, pour l'empêcher de servir aux rebelles dans l'avenir. Comper passe en 1607 à Henri de la Trémouille ou Trémoille, qui le vend en 1626 à Mathurin de Rosmadec, seigneur de Saint-Jouan, du Roz, etc ... Son fils Mathurin est seigneur de Gael et de Comper et meurt en 1682. Le château est restauré en 1620 (avec terrasse de 1699), puis pillé en 1790, et incendié. La partie incendiée est reconstruite en 1866. On y voit d'importantes vestiges d'enceinte du XIVème siècle, avec tours rondes et douves profondes ; | |
le château du Roux ou Rox (XIVème siècle), situé au village d'Haligan et édifié sur les ruines de l'ancien château de Ponthus. Dès le XIIème siècle, la famille Le Rox (ou Le Roz) possédait la seigneurie avec un droit de moyenne et basse justice. Ce château est la propriété successive des familles La Vallée (en 1420, Pierre de La Vallée en 1480), Sauzay (au XVIème siècle), Rosmadec (en 1610), Bégasson (1685) et Genouillac. Il est restauré et réaménagé aux XVIème et XVIIIème siècles. Il possède une chapelle privée. Une partie de l'édifice date du XVIème siècle, le reste est du XVIIIème siècle ; | |
la maison Vercel (vers 1800), située au village d'Haligan ; | |
2 moulins dont le moulin d'Irogouet et de Comper ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CONCORET
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Concoret.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Concoret :
Jehan ALLAIN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
André DE LA VALLEE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Pierre DE LA VALLEE (240 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Pierre SALMON (5 livres de revenu) : défaillant ; |
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