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COMBOURTILLE |
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La commune de
Combourtillé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COMBOURTILLE
Combourtillé vient du gaélique "comb" (vallée), "ore" (limite) et "til" (ormeau).
L'origine de la paroisse de Combourtillé, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes, est inconnue. Dès le XIIème siècle, Combourtillé est une seigneurie aux mains de Guillaume de Combourtillé.
En faite,
Combourtillé ne nous est anciennement connu que par les seigneurs portant son
nom au moyen-âge ; les chartes du Cartulaire de Savigné mentionnent
plusieurs fois au XIIème siècle les sires de Combourtillé et prouvent même
que l'un d'eux, Jean de Combourtillé, se fit à cette époque moine dans ce
monastère (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 585, 623, 644, 646
et 776). Beaucoup plus tard, en 1513, il y avait deux manoirs portant le nom de
Combourtillé : l'un appartenant à Michel de Malnoë (ou Malenoë), et l'autre
à Guillaume de Chauné, à cause de sa femme, Bertranne du Meix. Ces deux
manoirs — formant aux siècles derniers une seule juridiction nommée les
Comtourtillés — ont donné naissance aux villages du Haut et du Bas-Combourtillé,
entre lesquels s'élèvent, presque isolés, l'église et le presbytère de
Combourtillé. En 1790, le recteur, présenté par l'ordinaire et seul décimateur
dans la paroisse, jouissait du presbytère, de deux jardins et de quatre pièces
de terre appelées les Aumônes, le tout valant 90 livres de rente ; les dîmes
en grains, lins et chanvres, étaient estimées par M. Deshayes, recteur alors,
valoir 1850 livres de rente, mais la municipalité de Combourtillé prétendait
qu'elles valaient bien 1900 livres. En résumé, le bénéfice atteignait un
revenu d'environ 2000 livres, mais sur cette somme le recteur devait fournir 16
boisseaux de froment au prieuré de Livré, payer la pension d'un vicaire, 150
livres de décimes, 100 livres d'entretien d'édifices, etc. A la même époque,
la fabrique de Combourtillé déclara avoir 470 livres de rente, et la bourse
des défunts 60 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27).
En 1814, le gouvernement supprima le traitement du recteur de Combourtillé et réunit
cette paroisse à celle de Billé ; cet état de choses dura jusqu'en 1820
(Pouillé de Rennes).
On rencontre les appellations suivantes : Combortilleium, Comburthelleium (au XIIème siècle), Combourtillye (au XVème siècle), ecclesia de Comburno Tilleyo (en 1516).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Combourtillé : Raoul («
Radulfus presbyter de Conburtille », fut, en 1199, témoin d'une donation
faite par le seigneur de Vitré aux moines de Saint-Melaine). Guillaume Henry (en
1461). André Lavau (prêtre de Rennes, il résigna en 1639). Pierre Turmeau (prêtre
du Mans, pourvu en cour de Rome, il prit possession le 10 octobre 1639 ; il résigna
en faveur du suivant moyennant une pension de 200 livres, en 1641). Nicolas Le
Febure (après beaucoup de difficultés avec son prédécesseur, il prit
possession d'abord le 17 mars 1641, puis le 29 juin 1642 ; il gouvernait encore
en 1662). René de Marguerit (sieur de Bernière, prêtre du Mans, il fit en
1698 enregistrer ses armoiries : d'azur à trois fasces d'or ; décédé
vers 1721). Pierre Yver (prêtre de Séez, pourvu le 22 mars 1721, il résigna
en faveur du suivant). Charles de Lange (acolyte de Séez, il fut pourvu en cour
de Rome en 1733, à condition de se faire recevoir prêtre dans le délai d'un
an ; décédé en 1762). Hilaire Pichot (il fut pourvu le 20 mai 1762 ;
décédé en 1786). Etienne-Mathurin Deshayes (nommé le 3 janvier 1787, se réfugia
à Jersey en 1793 et fut réinstallé en 1803 à Combourtillé, qu'il gouverna
jusqu'en 1809). N... Courtoux (1809-1813). N... Delaunay (1813-1814). N...
Lebreton (1820-1826). Christophe-Pierre Bourdelais (1826-1828). Marie-Joachim
Hay de Bonteville (1828-1831). Jean Hunot (1831, décédé en 1842). N...
Houligard (1843-1847). Julien Jouanne (1847-1867). N... Muret (1867-1875). Désiré
Aussant (à partir de 1875), .......
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PATRIMOINE de COMBOURTILLE
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l'église Notre-Dame (XVIème siècle), remaniée au XIXème siècle. Dédiée jadis à saint Cyr et à sainte Julitte, et actuellement à la Sainte Vierge fêtée le jour de son Assomption, l'église de Combourtillé a été retouchée à tant de reprises différentes qu'il est impossible de déterminer le caractère architectural qui y domine. « Dans le principe, son vaisseau se composait d'une seule nef dont la construction devait remonter à l'époque romane. Dans un pan de mur qui a été démoli en 1848, on voyait les traces d'une baie dont la pierre d'amortissement, taillée en plein cintre », rappelait le style des XIème et XIIème siècles. L'église actuelle se compose de trois nefs, qui communiquent entre elles au moyen de trois arcades. Le collatéral Nord a été construit vers la fin du XVème siècle (ou du début du XVIème siècle) ; celui du Midi n'est que de 1848. Il n'y a point de transepts, et le choeur, à chevet droit, est aveuglé par une sacristie. Il y avait autrefois un clocher en bâtière, mais l'on a vers le milieu du XIXème siècle construit au pied de la nef une petite tour de style ogival (Pouillé de Rennes). L'église possédait primitivement un chevet droit et une nef, à laquelle ont été ajoutés un collatéral nord à la fin du XVème siècle et un collatéral sud en 1848. La tour date de 1847-1848. Les stalles datent de 1890. Le vitrail représentant "l'Apparition du Sacré Coeur", oeuvre du maître-verrier Alleaume, date de 1917. L'église possédait jadis une verrière du XVème siècle : ses vitres portaient les armes des seigneurs de Malenoë en Saint-Christophe-des-Bois qui avaient aussi un enfeu. Les fonts sont surmontés d'un baldaquin Louis XVI ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Denis, aujourd'hui disparue. Par acte du 5 mars 1657, Charlotte Harel, veuve d'Urbain de Cervon, baron des Arcis et propriétaire de Malnoë (ou Malenoë), voyant que la chapelle de Saint-Denis, « située au bourg de Combourtillé » et dépendant de sa terre de Malnoë, n'était point fondée, promit à Nicolas Le Febure, recteur de Combourtillé, de lui payer 50 livres chaque année pour qu'il se chargeât de dire deux messes par semaine en cette chapelle (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14). Cette dotation de 50 livres de rente en faveur de la chapelle Saint-Denis était assise au XVIIIème siècle sur les métairies de Combourtillé appartenant au seigneur de Malnoé (ou (Malenoë) (Pouillé de Rennes) ; | |
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les manoirs du Haut et du Bas-Combourtillé (XVI-XVIIème siècle), situés au bourg de Combourtillé. On y trouvait jadis une motte entourée d'une douve. Ils relevaient autrefois de la seigneurie de Châtillon-en-Vendelais. Propriété des seigneurs de Combourtillé en 1142 et en 1195, puis des familles du Châtellier (en 1408), de Malenoë et de Channé (en 1513), de Cervon seigneurs des Arcis (en 1653), de la Sauldraye seigneurs de Mésaubouin, de Cervon, de Farcy seigneurs de Mué et de la Ronce (en 1673). Ils restent entre les mains des seigneurs de la Ronce en Billé jusqu'en 1789 ; | |
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les maisons (XVI-XVIIème siècle), situées à La Pellerie ; | |
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les maisons (XVIIème siècles), situées à La Basse-Herminière ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de COMBOURTILLE
(à compléter)
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