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COLLOREC

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La commune de Collorec (pucenoire.gif (870 octets) Koloreg) fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou. Collorec dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COLLOREC

Collorec vient du breton « kolorenn » (noix de terre).

Collorec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouyé.

Cette paroisse, citée sous le nom de Choloroc dans la charte du Cartulaire de Redon fondant le monastère de Saint-Sauveur de Carhaix, au Xème siècle, était une trêve de la paroisse de Plonévez-du-Faou (ou Plounévez-du-Faou) et dépendait de l'évêché de Cornouaille. Elle possède une église, sous le vocable de Notre-Dame, récemment reconstruite, sauf le clocher, qui est de l'époque de la Renaissance.

En 1790, Collorec devient commune, puis une paroisse en 1802, amputée du territoire du Grannec qui est rattaché à Landeleau.

On trouve l'appellation Choloroc (avant 1108).

Note : Liste non exhaustive des Curés de Collorec avant la Révolution : - 1696-1698 : Yves Quéré. - 1698-1725 : Pierre Pezron. - 1725-1734 : Jean Cravec. - 1734-1751 : François Le Moal. - 1752 : Laurent Bernard. - 1753-1762 : Yves Hourman. - 1762-1769 : Louis Cravec. - 1769-1780 : Jean Le Scouarnec. - 1781-1788 : François Blanchard, né à Saint-Mathieu de Quimper ; excellent sujet. - 1788-1789 : Guézengard. - 1791 : F. Favennec. - Jacques Lalouette, prêtre originaire de Cléden-Poher, ancien vicaire d'Argol, après avoir passé l'année 1792 à Quimper, s'était retiré à Collorec où il se cachait ; c'est là que, comme prêtre réfractaire, la gendarmerie essaya vainement de le saisir, ainsi que nous l'apprend le procès-verbal suivant daté du 10 Février 1790 : « Nous, Rochet, Damy et Cheriner, gendarmes de Châteauneuf, nous étant transportés à Collorec pour y capturer le sieur Lalouette, prêtre réfractaire, qui, depuis longtemps, est caché par les habitants de cette trève, nous arrivâmes au bourg, vers dix heures, où entrant, nous aperçûmes plus de trois cents personnes qui attendaient l'arrivée du dit Lalouette pour y entendre la messe ; mais à notre aspect plusieurs personnes s'enfuirent et revinrent peu à près, ce qui nous fit soupçonner que c'était pour avertir le prêtre qui, effectivement, ne vint pas. Après avoir fait quelques perquisitions à l'église et dans le bourg, voyant qu'il venait toujours du monde, nous demandâmes la Municipalité, afin de mettre notre vie sous sa protection, car nous entendions dire de toute part : " Foutons-leur sur le dos, ils ne sont que quatre ". Notre interprète Richard leur dit : " Il parait bien que vous n'avez rien à perdre pour faire des choses comme ça ". Ils répondirent : " Qu'est-ce que nous risquons ? ". Peu après, nous entendîmes sonner le tocsin ; cela ne nous effraya pas. Peu après, nous vîmes arriver le maire et trois officiers municipaux et le procureur de la commune, tous décorés de leurs écharpes. Ils nous demandèrent où étaient nos ordres pour capturer leur prêtre ; je répondis que mes seuls ordres étaient l'arrêt du Département du six Janvier, qui enjoint aux Municipalités de purger de leur sein tous les prêtres réfractaires. La Municipalité déclara n'avoir eu aucune connaissance de cet arrêté, et que d'ailleurs M. Lalouette avait permission du District de Carhaix de faire ses fonctions jusqu'à ce qu'il fût remplacé ; que dès lors, nous avions à nous retirer sur-le-champ, ce que nous fîmes pour dresser le présent procès-verbal » (L. 122). M. Jacques Lalouette devint en 1802 recteur de Collorec, puis recteur de Kergloff ; il mourut en 1822. Liste non exhaustive des Recteurs de Collorec depuis le Concordat : - 1803-1807 : Jacques Lalouette, de Cléden-Poher. - 1809-1825 : Jean Keranguéven, de Plonévez-du-Faou. - 1825-1833 : François-Louis Galloëdec, de Plouigneau. - 1833-1863 : François-Louis Marc, de Saint-Pol-de-Léon. - 1863-1874 : Jean-Louis Caradec, de Plogastel-Saint-Germain. - 1874-1876 : Jean-Pierre Guével, de Tréboul. - 1876-1891 : Hervé Lojou, de Pleyber-Christ. - 1891 : Louis-François Simon, de Plouvorn, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Collorec depuis le Concordat : - 1847 : François-Marie Huguen. - 1849 : Jean-Marie Ségalen. - 1868 : Joseph-Louis Penndu. - 1869 : Pierre Jean Kérisit. - 1884 : François Colin. - 1885 : Alfred Bacon. - 1886 : Vincent Colleter. - 1892 : Yves-Marie Riouallon. - 1897 : Louis Tanguy, ..... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de COLLOREC

l'église Notre-Dame (XVIIIème siècle), restaurée en 1824. Elle remplace une ancienne église de 1579. Le clocher à dôme date de 1836. Elle comprend, outre la travée du clocher, une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur. On y trouve un groupe de sainte Anne et Descente de Croix du XVIème siècle, une Vierge-Mère à l'oiseau (XIVème siècle) et une statue de saint Herbot ;

Nota 1 : A la fin du XIXème siècle, on remarque dans l'église les statues suivantes : un groupe taillé en une seule pièce de bois représentant le corps de Notre-Seigneur sur les genoux de sa mère, entouré de saint Jean et deux saintes femmes. L'expression des visages est saisissante et les draperies et costumes sont dans le caractère des sculptures flamandes comme dans les groupes analogues de Pencran et de Quillinen, en Landrévarzec. Saint Jean-Baptiste ; une Vierge couronnée debout, tenant l'Enfant-Jésus ; sainte Anne, qui tient sur les genoux la Sainte-Vierge montrant à lire à l'Enfant-Jésus ; sainte Barbe ; une Vierge avec l'Enfant-Jésus, qui tient une colombe ; saint Michel, saint Laurent ; saint Herbot. Au pied de la Croix, sur la place, est une jolie pièta en tuffeau (M. Guirriec).

Nota 2 : Les deux cloches de l'église paroissiale datent du commencement du XIXème siècle ; en voici les inscriptions : La Sainte-Vierge. — Parrain François Hamon et marraine Marie-Anne Coquil. — Louis Criou, maire. — Jacques Sullouet, desservant. — Faite le 12 Fructidor, an 12 (1804). — Yves Le Coz, Fabrique. La deuxième porte : Parrain Claude Diraison. Marraine Marie-Jeanne Bothorel ; Corentin Tanguy, maire ; Yves Galloudec, recteur. — Fondue par Briens F. A. fondeur à Morlaix en 1822. La mère de Malo Corret de la Tour d'Auvergne était originaire de Collorec ; c'était une demoiselle Jeanne-Lucrèce-Marie Salaun, fille de maître Charles Salaun, juge et avocat au Parlement de Paris, et de Françoise-Rosalie Morel, dame du Rest ; elle épousa à Collorec, en premières noces, le 14 Janvier 1734, le chevalier Jean-Baptiste de Penandreff ; en secondes noces, le 14 Mai 1739, Olivier-Louis Corret, sieur de Kerbauffret, duquel mariage naquit Corret Malo ; et en troisièmes noces, noble homme Philippe-Marie Billonnais, entreposeur des tabacs à Carhaix (M. Peyron).

la chapelle Saint-Guénolé (1512), restaurée en 1682 et 1970. Il s’agit de l'ancienne chapelle privée du manoir du Cleuziou, propriété de la famille Raison Du Cleuziou. Edifice de plan rectangulaire du début du XVIème siècle. L'une des poutres porte la date de 1512. Certaines sablières sculptées sont décorées de têtes de femmes avec coiffes. On y trouve une statue de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et deux statues en bois polychrome (H. 0,70 m) de saint Guénolé (XVIIème siècle) dont l'une représente l'abbé saint Guénolé en chape avec couronne monastique, crosse en main droite, livre ouvert en main gauche, et l'autre représente l'abbé saint Guénolé en chape, crosse disparue, livre fermée en main gauche. A signaler que Saint Guénolé est invoqué pour les maux de ventres et les névralgies ; 

Nota 3 : Cette chapelle figure au rôle des décimes, et comme étant en bon état, en 1806. Dépendante du manoir du Cleuziou, elle fut fondée en 1682 (note de M. de la Porte, de Châteauneuf). La statue du saint patron est assez remarquable et doit dater au moins de la construction de la chapelle ; sur l'une des poutres on lit la date de MCCCCCXII. Sur la sablière ou corniche en bois intérieure, sont sculptées des têtes de femmes portant les anciennes coiffures du pays : la coiffe ronde et la coiffe à angles, l'une jaune et l'autre blanche ; ces coiffes n'ont pas encore complètement disparu. Les mêmes sculptures se retrouvent au moustoir de Châteauneuf (M. l'abbé Abgrall, 1906).

la chapelle Sainte-Marguerite (1874). En forme de croix latine, elle a été reconstruite au XIXème siècle. Sainte Marguerite est invoquée par les femmes enceintes. On y trouve des statues anciennes : sainte Marguerite, saint Sébastien, sainte Catherine d'Alexandre et saint Louis ;

Nota 4 : Figure au rôle des décimes pour 1 livre 13 sols. Etait en bon état en 1806. Elle a été reconstruite vers 1874. La statue de sainte Marguerite la représente assise sur deux dragons horribles ; elle a les mains jointes et la robe dorée. Sur les volets de sa niche sont peints saint Laurent et saint Yves. Autres statues de saint Sébastien et de saint Louis portant la couronne d'épines. Dans le transept est une autre représentation de sainte Marguerite, inexacte et fausse en réalité, puisque la sainte, quoique vierge est figurée enceinte, mais cette figuration indique une dévotion particulière : sainte Marguerite est invoquée par les femmes enceintes parce que, au moment de sa mort, elle a obtenu de Dieu la promesse qu'elle leur offrirait toujours une protection efficace. Pareille représentation se trouve à Bannalec et à Plomeur (M. l'abbé Lanchez).

plusieurs anciennes chapelles aujourd’hui disparues : la chapelle Saint-Roch, la chapelle Sainte-Barbe et la chapelle Saint-André ;

le calvaire de Kergoz (XIVème siècle) ;

le calvaire, situé rue de la Mairie (1458) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière de Collorec (1868), Kerandoaré (XVIème siècle), Sainte-Marguerite (vers 1562) ;  

le manoir Le Rest (1664) ;

la fontaine Sainte-Barbe (XIème siècle), restaurée au XXème siècle ;

8 moulins à eau dont le moulin de Kerroc’h, de Roudoumeur, du Cleuziou, du Parc, de Kervaro, Grand Moulin,…

A signaler aussi :

plusieurs tumuli et souterrains (âge du fer) ;

3 mottes féodales à Roudoumeur, au Kastell-Grannec et à Ster-ar-Park ;

le puits de la maison de Trefflec’h (XVIème siècle) ;

en 1883, on trouva à Collorec une cachette de fondeur composée de treize haches à talon ; en 1889, trouvaille du même genre, composée de quatre haches à talon et de quatre bracelets ou anneaux de bronze (Bulletin Société Archéologique, XXVI, p. 253) ;

l'ancien manoir du Cleuziou. Propriété successive des familles de Portzboden (au XVème siècle), Toulgoët (au XVIème siècle), de Kergariou (au XVIIème siècle), Raison du Cleuziou (au XVIII-XXème siècle) ;

l'ancien manoir ou château de Grannec est démoli, sous la Ligue, par ordre du duc de Mercoeur ;

Nota 5 : Collorec possédait le fameux château du Granec, dont le chanoine Moreau nous donne la description dans son Histoire de la Ligue. Ce château était alors possédé par Vincent de Coatanezre, sieur de Pratmaria, « qui l'avait fait fortifier de bons fossés et levées de terre par dedans, flanqué de quatre tourelles aux quatre coins de l'enclos. Le corps de logis était composé d'un grand corps de maisons ayant à chaque bout un pavillon rond et en chacun deux trois chambres carrées. Le corps de logis, entre les deux tours, contenait deux belles salles, l'une basse et l'autre haute, et toutes les chambres et salles, toutes tapissées de laine et cuir doré à mi-espace ; entre les deux pavillons, de vers le Midi Sud-Est joignant la dite salle, s'élevait une tour de pierre de dix étages, en laquelle on entrait des salles ; sur icelle il y avait cinq ou six pièces de canon de fonte verte. Bref, la maison était forte et bien flanquée pour tenir contre les coups de main ». Le chanoine Moreau parle de ce château comme quelqu'un qui l'a vu et examiné, et nous savons, en effet, qu'il se trouvait à Collorec, lorsqu'en 1591, le sieur Lanridon avec le sieur du Cleuziou Roudoumeur, poussés par les paysans, entreprirent leur malheureuse attaque contre les Royaux à Carhaix. Le sieur Lanridon périt, et ce fut le chanoine Moreau qui présida lui-même à ses funérailles, à Collorec. Les Royaux auraient pu profiter de cette occasion pour s'emparer du Granec, faiblement pourvu de défenseurs ; mais sa réputation de forteresse imprenable les empêcha de risquer l'attaque. Ce fut par une trahison bien digne d'un brigand que La Fontenelle s'empara de ce château, qui était gardé cependant par le Sr. de Coatanezre, partisan résolu de la Ligue ; sous prétexte que le Granec pouvait d'un moment à l'autre être attaqué par les Royaux, il envoya au château dix de ses soldats, se présentant au nom du sieur de Rosampoul, ami de Coatanezre, pour lui prêter main-forte. Voici comment le bon chanoine raconte le récit de cet attentat : « ... S'étant donc présentés avec le faux ordre à la porte du château, le seigneur du lieu, trop crédule, fit incontinent abattre le pont ; lui joyeux de leur venue et se réputant beaucoup obligé au sieur de Rosampoul qui l'assistait ainsi avant qu'il eut été requis, les fit entrer tous ensemble, ayant tous l'arquebuse amorcée et la mèche allumée, et commanda qu'on leur baillât à dîner. Les soldats de la garnison, croyant qu'ils fussent amis, mirent tous leurs armes au corps de garde sur une table ; les nouveaux hôtes tenaient toujours les leurs sur leurs épaules, et lorsqu'ils virent qu'on se doutait le moins d'eux, partie se saisissent des armes du corps de garde et les jettent d'un côté et d'autre, cantonnent la maison, l'arquebuse en joue, criant que si personne bougeait, il était mort, et ainsi prennent le seigneur de la maison et puis tous les autres, qu'ils lièrent et mirent prisonniers dedans la grande tour, et déclarent qu'ils tenaient la maison pour leur capitaine, le sieur de La Fontenelle, lequel, averti, arriva en trois ou quatre jours après, et quoi qu'ils fussent d'un même parti, ils firent au sieur du Granec perdre tout ce qu'il avait en sa maison, meubles et munitions qui valaient beaucoup et fut mis le seigneur du Granec hors de la maison sans qu'il lui fût permis de rien emporter ». La Fontenelle ayant quitté le château, les paysans des environs en profitèrent pour venir l'attaquer en foule ; mais La Fontenelle, revenant sur eux à l'improviste, « en fit un carnage de sept à huit cents » et, se retranchant dans ce château, il dévasta tout le pays voisin. A quelque temps de là, les Espagnols, passant par le Granec pour se rendre à Quimperlé, furent reçus par un capitaine de La Fontenelle, pour lors absent. Les Espagnols, voyant en ce dernier un ennemi plutôt qu'un allié, « considérant, dit le chanoine Moreau, combien de maux et de ruines il avait apportés au quartier, et qu'il pouvait apporter à l'avenir, commandèrent de mettre le feu au château, ce qui fut fait à l'instant. Ainsi ce beau château fut anéanti environ quarante ans qu'il fut bâti tout de neuf par feu chevalier Guillaume de Coatanezre, Sr. de Pratmaria, qui fut un grand dommage, mais un bien signalé pour le pays ».

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ANCIENNE NOBLESSE de COLLOREC

Les principales terres de la paroisse de Collorec étaient les terres du Cleuziou, du Grannec, de Kermanac'h et de Roudoumeur.

(à compléter)

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