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COLLINEE |
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La commune de Collinée ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COLLINEE
Collinée vient du breton « coet » (bois) et « linek » (linière).
Collinée est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plessala et de Plénée dont dépendait le territoire de Gouray.
C'est à l'occasion d'une cession de dîmes à l'abbaye de Boquen par le recteur du Gouray, en 1242, qu'est mentionné pour la première fois le nom de Collinée. Au bourg de Coeslinais se tenait tous les vendredis un marché fondé par lettres du duc Jean V en date du 11 février 1433 en faveur de Jean de Beaumanoir, seigneur du Bois de la Motte (Du Paz, p. 720).
Sous l'Ancien Régime, Collinée ou Coelinée est une paroisse succursale de celle du Gouray. Elle élit sa première municipalité au début de 1790. Par ordonnance épiscopale du 1er septembre 1952, la cure décanale du Gouray est transférée à Collinée. Collinée est érigé en paroisse en 1804 et son territoire s'est agrandi à deux reprises :
du village de Saint-Mirel en le Gouray (arrêté du 24 octobre 1823) ; | |
des villages de Saint-Thia, Launay-Moussu, la Viette, les Mintes et les Bignons en Saint-Gouéno (loi du 17 mai 1856). |
Le village de Saint-Thia (Saint-Quiac ou vile de Seint Queau) est mentionné en 1255, comme dépendance de labbaye de Boquen ou Bosquen (Anc. év. III, 246 et 285).
On rencontre les appellations suivantes : Coithlinex (en 1242), Coetlines (en 1247), Coeslineis (en 1433), Coeslinez (en 1514), Couetlineix (en 1535), Couelligneix (en 1549), Collinée (en 1588, en 1591).
Note : la commune de Collinée est formée des villages : le Haubert, le Rusé, la Hibetière, le Petit-Maupas, le Bourgneuf, Saint-Mirel, Launay-Messu, Lépinette, la Cour-Neuve, la Viette, etc ..
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PATRIMOINE de COLLINEE
l'église Saint-Guillaume (XVème siècle), reconstruite en 1845-1848 (sur les plans de l'architecte Le Breton) et en 1894. Le porche du XVème siècle provient de l'ancienne chapelle connue sous le nom de Saint-Laurent-des-Bois. La date de 1820, que l'on peut lire au-dessus du portail, est une date concernant l'ancien édifice. La porte à pilastres et le fronton datent de la fin du XVIème siècle. Une tour est datée de 1615. L'église est bénie le 30 mai 1848 ; | |
la chapelle Sainte-Eugénie (1875), située à Saint-Thia et édifiée par l'abbé Rondel en remplacement d'une ancienne chapelle ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Thia, aujourd'hui en ruines ; | |
la croix de Saint-Thia ; | |
la croix de Jeanne Even (1744) ; | |
la croix de la Viette ; | |
la croix du Carrefour (1717), située rue Neuve et rue Simon d'Estienne. Elle porte la date de 1717 et l'inscription "Lorant Vetel" ; | |
la fontaine de la Rance, située au Cas-de-la-Plesse ; | |
la maison Plesse (XVIIème siècle), située rue Simon-d'Estienne et édifiée par la famille Plesse. La date de 1637 est gravée sous le toit. On y trouve une tourelle ; | |
la maison, aujourd'hui mairie (1756) et anciennement à la famille Ruello comme l'indique une inscription "FR. RUELLO-1756" ; | |
l'ancien hôtel, situé face à la mairie ; | |
2 moulins à eau, celui de Poche et de la Rance ; |
A signaler aussi :
un puits du XVIIème siècle, situé au n° 5 rue Simon d'Estienne ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de COLLINEE
Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Collinée dépend du domaine royal de Jugon et appartient à la famille Talhouet de Bonamour.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Collinée.
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