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COHINIAC |
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La commune de Cohiniac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COHINIAC
Cohiniac vient, semble-t-il, du latin "Cavannus" (chouette).
Cohiniac est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouvara. En 1160 et 1182, deux chartes citent Coginiac et Lohimac (ou Lohimiac) comme possession des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ces derniers y possèdent une aumônerie (le lieu-dit Le Cloître, près de La Lande-Pelletier en conserve le souvenir). Cohiniac est cité dès 1220 dans une charte de l'abbaye de Beauport (Anc. év. IV, 75), lors de la donation des villages de Kertanguy et Kaer Brunaz (propriété du vicomte Suhart).
Cohiniac a le titre de paroisse dès 1237 et élit sa première municipalité au début de 1790. Cohiniac dépendait jadis de la juridiction et de l'évêché de Saint-Brieuc et avait pour subdélégation Quintin. M. Palasne et M. Chavagnac en étaient les seigneurs. La cure était à l'alternative.
L'an III de la République française, les royalistes pénétrèrent à Cohiniac au mépris de la trève du 14 nivôse, et dévastèrent le bourg.
On rencontre les appellations suivantes : Coginiac (en 1160), Lohimac (en 1182), Cohignac, Cohiniac (en 1220), Cohinac (en 1237), Cohignac (en 1240), Cohinnac (en 1247), Coignac (en 1254, en 1264).
Note : la commune de Cohiniac est formée des villages : Guerlino, Ville-Auvé, Renemard, la Ville-d'Abas, Grimolet, le Rumen, Kercoublot, Kerlabo, Kercouhan, Kerperry, Kerbargand, Kertanguy, l'Hurmain, Porte-ès-Burlot, le Gartouet, la Chapelle, la Vallée, le petit et le grand Poulfranc, Longues-Raies.
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PATRIMOINE de COHINIAC
l'église Saint-Quentin (XIV-XVIII-XIXème siècle), reconstruite au au début du XVIIIème siècle. Saint-Quentin est le nom d'un apôtre du Vermandois, martyrisé en 303. L'église est en forme de croix latine. Le clocher date de 1845. Au bas de la tour, a été réemployé un porche du XIVème siècle. Le maître-autel, oeuvre de Julien Lavet, est daté de 1714 et orné d'un tableau de 1852 représentant la Nativité. L'église abrite une statue de Notre-Dame de Recouvrance qui proviendrait d'une ancienne chapelle du XVème siècle, aujourd'hui détruite ; | |
la chapelle Notre-Dame de Toutes-Joies de Grimolet (XV-XIXème siècle), restaurée en 1877. Cette chapelle, en forme de croix latine, dépendait jadis du manoir de La Ville-au-Vé. Elle est donnée à la fabrique en 1809 par Charles Marie Fraval, et érigée en chapelle de secours le 23 janvier 1828 ; | |
la chapelle Sainte-Anne du Rumen ou Rumain (XVIIIème siècle). Elle a été construite par Olivier le Vicomte. Elle est vendue comme bien national en 1792 et rendue au culte en 1877 ; | |
la croix Notre Dame de Recouvrance (XVIIIème siècle) ; | |
les deux croix du cimetière, l'une datant du VIIème siècle, et l'autre datant du XVIIIème siècle ; | |
le château du Rumen ou Rumain (XV-XVIII-XIXème siècle). En 1346, le château du Rumen appartenait à Guillaume Le Vicomte, sieur du Rumen et grand pannetier de France. Propriété de Eon Le Vicomte en 1427 et de Guyon Le Vicomte en 1536. La partie central du château est édifiée au XVème siècle par Olivier Le Vicomte (époux de Françoise Kermar). En 1631, Pierre de Trolong, sieur du Rumen, épouse Jeanne Goyon de Beaucorps. L'aile gauche de l'édifice est construite vers 1700. Durant la Révolution, il est la propriété de Georges Hérisson de Beauvoir. Vendu comme bien national, il est acheté par Barthélemi Desjars. Il appartient ensuite à la famille Ernaud. Il est reconstruit vers 1877 par la famille Garnier Bodéliac (qui y ajoute la galerie et les deux tourelles) mais a conservé beaucoup de parties anciennes : la partie centrale date du XVème siècle et les ailes datent du XVIIIème siècle. On y trouve le gisant (XVème siècle) de Tristan du Perrier, baron de Quintin, décédé en 1482 ; | |
une maison de Grimolet (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine de Notre-Dame de Toutes-Joies de Grimolet ; | |
la fontaine de Saint-Yves (XVIème siècle), située à Garlouet ; | |
3 moulins dont les moulins à eau : aux Moines, aux Prêtres ; |
A signaler aussi :
les deux dolmens rouges, situés jadis au village de Rumain et aujourd'hui disparus ; | |
un four à pain (XVIII-XIXème siècle), situé à Garlouet ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de COHINIAC
Le Rumen et la Ville-au-Roux possédaient jadis un droit de moyenne et basse justice et appartenaient, avant la Révolution, à Mme de Pellan.
Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Cohiniac : Eon Le Vicomte, Louis Le Viconte (ou Vicomte), Geffroy L'Esne. Lors de la réformation d'avril 1428, on trouve : Eon Le Vicomte, Louis Le Vicomte et Jacob du Feu. D'autres se disent nobles : Perrot Le Mestre et Philippe Le Blanc.
Lors de la réformation du 17 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Cohiniac : Guerlino (à Robert Eder, sieur de Beaumanoir), Keruhel (au sieur du Tymeur), Kerlabo (au sieur du Fou et du Pont), Les Longues-Raies (à Fouquet Ruffault), Le Rumen (à Guyon Le Vicomte, sieur de La Ville-Volette), Garlouet (au sieur du Bois-Berthelot).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 1 noble de Cohiniac :
Guillaume PELLOUESEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
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