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COADOUT |
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La commune de Coadout ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COADOUT
Coadout vient du breton « coat » (bois) et Saint-Iltud, abbé fondateur du monastère de Llanilltud Fawr, dans le Glamorgan (pays de Galles). Il aurait été le maître de saint Samson, né en Armorique en 495 et fondateur du monastère de Dol.
Coadout, enclave de Dol jusqu'en 1789, est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Bourbriac. La paroisse de Coadout (Coatvouët) est mentionnée pour la première fois vers 1060-1067, lors d'une donation en faveur de l'abbaye de Sainte-Croix de Guingamp (Symon, prêtre de Coatvouët). Coadout avait jadis comme trève Magoar, enclave située dans le diocèse de Cornouaille.
Par ordonnance du 17 mai 1826, la paroisse de Coadout supprimée à la Révolution, est rétablie par l'érection d'une succursale, détachée de la paroisse de Moustéru.
L'ancienne paroisse de Coadout dépendait jusqu'en 1789 de l'évêché de Dol, bien qu'elle fut enclavée dans celui de Tréguier. Elle avait pour subdélégation Guingamp et ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'ordinaire. En 1780, M. de La Boissière était seigneur de la paroisse. Coadout élit sa première municipalité en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Coatvoüet (en 1160-1167), Coetuout (en 1382), Quoetvout (en 1427), Coitbout (en 1434), Coetbout (en 1477), Coatout (en 1481), Coetdout (en 1535), Coadoult (en 1581).
Note : la commune de Coadout est formée des villages : Kerguenan, Lambrat, Keriaou, Trédarm, Porsdudal, Paremeur, Mézou-Bihan, Kergadiou, Parc-Lan, Kernivinen, Gourguever, Kermapenrous, Runanmec, Kerantevoit, Largoat, Kervoezennec, etc....
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PATRIMOINE de COADOUT
l'église Saint-Iltud (XVIème siècle), fondée par les seigneurs du Bois de la Roche (dont on voit d'ailleurs les armes) et reconstruite au XVIIème siècle (1662-1697) et au XVIIIème siècle (1768-1772). La porte ouest date du XVIème siècle. La sacristie, élevée par messire Follet, date de 1697. Le clocher est reconstruit en 1912, à partir des plans de l'architectes Georges Robert Lefort et de l'abbé Goasdoué. Le 3 mai 1914 a lieu la bénédiction de l'église restaurée. L'édifice abrite plusieurs statues en bois polychrome, dont celle de saint Iltud (XVIIème siècle) et saint Samson (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Iltud (1656 ou 1681). Elle est composée d'une croix posée sur un vieux fronton trouvé en terre, le tout posé sur un socle de pierre. Elle possède un bassin. La statue de Saint-Iltud, offerte par la famille Le Moal, a été enlevée et posée dans l'église ; | |
la croix, route de Moustéru (1770). Elle est ornée d'un bas-relief du XVIème siècle. C'est la famille Le Brigand qui a érigé cette croix ; | |
le château du Bois de la Roche (XIVème siècle - XVème siècle - 1770 - 1910) construit sur le site d'une ancienne forteresse (ou poste de défense gallo-romain) par la famille de Roscerf (ou Rosserf). Propriété de la famille de Roscerf en 1180 et en 1493. Durant la guerre d'indépendance de la Bretagne, Yvon de Roscerf reste fidèle au duc François II : il participe à la défense de Guingamp et à la prise de Quintin. En représailles, le sire de Quintin brûle le château du Bois de la Roche. Le château est restauré au XVème siècle (avec édification d'un donjon : "trois grosses tours jointes ensemble") et reconstruit vers 1770 par la famille du Liscoët. Yves du Liscoët est un partisan d'Henri IV lors des guerres de la Ligue. Le château reste la propriété de la famille Liscoët (alliée aux familles Cleux, Du Gage et Lanascol) de 1526 à 1781, puis passe entre les mains de la famille Bahuno jusqu'à la Révolution. Une partie des bâtiments sont incendiée en 1793. Vendu comme bien national, il est acheté en 1851 par la famille Roscoat. Le donjon date du XVème siècle. La chapelle date du XVIème siècle. Les écuries datent du XVIIIème siècle. Le logis et la nouvelle chapelle ont été reconstruits en 1856-1860. Le château est restauré à nouveau vers 1910 ; |
A signaler aussi :
le site archéologique du Bois de la Roche (souterrain, habitat, sépulture) ; | |
un ancien dolmen ou une pierre, où une tradition veut que l'empreinte des genoux de saint Iltud soit restée gravée ; | |
une stèle de 1960 ; | |
2 moulins dont le moulin à eau de Kerguenan. |
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ANCIENNE NOBLESSE de COADOUT
La seigneurie du Bois-de-la-Roche à Coadout, possédait jadis un droit de basse, moyenne et haute justice qui s'exerçait primitivement au bourg de Coadout puis a été transféré à Guingamp. Cette juridiction possédait trois piliers en 1583 et quatre piliers en 1702. Fondateur et patron de l'église paroissiale de Coadout, les seigneurs du Bois de la Roche sont aussi fondateurs de deux chapelles, l'une dédiée à Saint-Michel et l'autre proche du château et dédiée à sainte Apolline (aujourd'hui toutes deux disparues). Les seigneurs possédaient aussi droit d'enfeu et tombe au couvent des Cordeliers à Guingamp. Propriété d'Eon ou Yvon de Rosserf (ou Roscerf), décédé vers 1466 et époux de Jeanne de Kergolay, puis de Marie de Rosmadec. La seigneurie passe ensuite à la famille du Liscoët (vers 1522, suite au mariage de Anne de Rosserf ou Roscerf avec Alain du Liscoët), puis à la famille du Bahuno (vers 1681, suite au mariage de Perrine Louise du Liscoët avec François du Bahuno).
La seigneurie de Kerguénan possédait jadis un droit de moyenne justice (haute, moyenne et basse justice, semble-t-il, en 1583). Elle est annexée en 1765 à la juridiction de Saint-Michel (à Guingamp). Propriété de Guillaume de Cléauroux au début du XVIème siècle.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Coadout (il y en avait aucun en 1426) :
| Yvon de ROSCERFF du Bois de la Roche (500 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes (de la garde du duc) ; |
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