Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Clédérois

CLEDER

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Plouzévédé  

La commune de Cléder (pucenoire.gif (870 octets) Kleder) fait partie du canton de Plouzévédé. Cléder dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Cléder, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CLEDER

Cléder vient de "Ke" ou "Keenan", un saint irlandais surnommé Colodoc, né en Hybernie vers le milieu du Vème siècle, puis ermite en Grande-Bretagne

Cléder est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouescat. Selon sa Vie légendaire, saint Ke aurait édifié à l'emplacement de l'église de Cléder un petit monastère, dans lequel il aurait placé des reliques apportées de son pays. C'est en ce lieu qu'il enterra aussi son disciple l'ermite Kerian. 

Selon une tradition, Brélévenez, qui était desservie jadis par des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, avait cessé d'exister en tant que centre paroissial au profit du bourg actuel de Cléder à la suite d'une épidémie de peste.

Vers le Xème ou XIème siècle, Cléder devient une paroisse indépendante, détachée de Plouescat, et dépendant de l'évêché de Léon (en 1330, la paroisse de Cléder est mentionnée dans le Pouillé comme faisant partie de l'archidiaconé de Léon). La paroisse de Cléder est confirmée par des lettres du Pape Jean XXII (Jacques d'Euze, 1245-1334)

Les plus importantes seigneuries de Cléder sont celles de Kergournadeac'h, de Tronjoly et de Kermenguy. En 1364, est mentionné un certain Guy de Cléder, docteur es lois, conseiller du Duc de Bretagne (il se trouva au service de Charles de Blois). En 1406, un aveu d'Yves Goezien, fils de Hamon, seigneur de Kerno déclare posséder une terre à Cléder. 

A signaler que lors des guerres de la Ligue, presque tout le Léon (à l'exception de Pierre de Boiséon, seigneur de Kerouzéré et Menfaoutet) était acquis à la Ligue. Pierre de Boiséon fut arrêter à Morlaix et enfermer au château de Tonquédec durant 22 mois avec son ami Goezbriand qui lui ne resta que 14 mois. Pour sa libération, une rançon de 20 200 écus fut payée à Jean de Goulaine (seigneur du Faouët) et à François de Kersauzon. La rançon pour la libération de Goezbriand était de 9 242 écus. En 1594, Henry IV nomma Boiséon gouverneur de Morlaix. Son fils Pierre de Boiséon hérita de la baronnie de Kerouzéré, Trogoff, Menfaoutet, ...

On trouve l'appellation Parrochia de Cleder (en 1282 et vers 1330). 

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Cléder : Pierre du Tertre (en 1320), Jean Yves Fabri (en 1368, ancien prêtre de Lectoure, dans le Gers), ..., François de Parcevaux (en 1562, chanoine de Léon), Prigent Le Moyne (en 1604, chanoine de Léon), Tanguy Cueff (vers 1618), François de Kersaintgilly, seigneur du Ménec (en 1656), Prigent de Kersaintgilly (1691-1698), Joseph de Kersaintgilly (à partir de 1698), Hervé Prigent (décédé en 1713), Jean-Claude du Bourg-Blanc (1713-1721), Augustin-Marie du Bourg-Blanc (1721-1725), Henri Melchior de Colombe (1725-1735), Joseph de Kersaintgilly (1735-1758), Sébastien de Kermarrec (1758-1780), Bernard Laurent (1783-1790 et de 1804-1812), Sieur Demeuré (en 1792, ancien vicaire de Bohars), Jean Marie Le Got, de Plouguerneau (1813-1836), René Jézéquel, de Taulé (1836-1887), Yves-Marie de Léon, de Saint-Jean-du-Doigt (en 1887), ...

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de CLEDER

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul ou Saint-Coledoc (XVIIème siècle), restaurée en 1830. De l'ancienne construction, on a conservé la tour à double galerie de 1697 (date indiquée au-dessus du portail ouest) surmontée d'une flèche datant de 1700 (date indiquée au-dessus du premier cordon). De plan rectangulaire, l'église comprend une nef de dix travées avec bas-côtés précédée d'une tour : le choeur est arrondi à l'intérieur. L'ancien ossuaire a été transformé en chapelle et le petit oratoire situé dans le cimetière et contenant jadis le tombeau de saint Ké fut démoli en 1787. De chaque côté du maître-autel est un ange adorateur du XVIIIème siècle. L'ancien maître-autel du XVIIème siècle est relégué au bas de l'église. Dans la chapelle latérale de gauche, on voit une Vierge-Mère et dans le même bas-côté, un tableau de la Mort de Jacob, don de Louis-Philippe vers 1835. On y trouve d'autres statues dont celles de saint Ké et saint Corentin. Le Rosaire est établi à Cléder le 30 août 1639 : l'acte de fondation comporte les noms de Nicolas Symon (sous-curé), Prigent Floch, Yves Bihan, François Laurent, Pierre Priser, Paul Errol, Hervé Ollivier, et Paul Kerlifiou prêtres, ainsi que Claude de Kermenou, seigneur de Pluvern. Le pignon du maître-autel de l'ancienne église fut réparé en 1656. En 1786, il fut décidé de reconstruire l'église. Les travaux furent adjugés en 1789 pour 65 000 F. Ils furent terminés en 1830, la révolution ayant interrompu les travaux. A signaler que l'ancien reliquaire de l'enclos de l'église de Cléder servit jadis de chapelle, puis fut remplacé par la chapelle Notre-Dame d'Espérance, aujourd'hui disparue, construite en 1855 dans le nouveau cimetière. De nombreuses chapellenies avaient été créées : - la chapellenie Nédelec fondée en 1581 par le prêtre Tanguy Nédelec ayant pour titulaire l'abbé Jean Le Mesmeur (vers 1581), Charles Le Garo (vers 1600), Yves Rozec (vers 1616), Vincent Quillévéré (de 1681 à 1712), Jean Breton (en 1729), - la chapellenie des Cinq Plaies fondée en 1618 par Jehan Nédelec, - la chapellenie des Rozec, fondée en 1618 par Adelice Rozec avec pour titulaire Nicolas Rozec, - la chapellenie des Grall, fondée par l'abbé Christophe Grall et ayant pour titulaire l'abbé Paul Sparfel (vers 1683), Yves Gliner (vers 1707), Yves Grall (vers 1727 et en 1770), Joseph Corre (vers 1786), Louis-Marie Thomas (vers 1788), - la chapellenie fondée par Paul Goulven et ayant pour titulaire l'abbé Etienne Le Corre (1746-1749) et Jean Le Roux (1785), - la chapellenie de Jean Le Sparfel, - les chapellenies de François Priser, Yves Le Floch, Lannusel, Hervé Coadou, etc... ;

Note : En 1656, le vitrail principal comportait plusieurs armoiries : celles des Kergournadec'h (échiqueté d'or et de gueules), de Kerc'hoent (losangé d'argent et de sable), de Rosmadec (pallé d'argent et d'azur de six pièces), de Rohan (de gueules à neuf mâcles d'or), de Botigneau (d'azur à l'aigle esployé d'or), de Kergoet (d'azur au léopard d'or chargé sur l'épaule d'un croissant de gueules), de Hiniec de Coetanfao (d'azur à la fleur de lys d'or cotoyée en pointe de deux mâcles de même), de Penhoadic (de sable semé de billettes d'argent au lion de même sur le tout), de Parcevaux (d'argent avec trois chevrons de gueules), Derrien, seigneur de Kermenguy (losangé d'argent et de sable à la fasce de gueules chargée d'un croissant d'argent), Le Ny (d'argent à l'écu d'azur en abîme accompagné de six annelets d'argent en orle). Dans la partie inférieure de ce vitrail, en trois panneaux, on voyait le Christ entre deux larrons, un ange portant aux cieux un petit personnage nu (l'âme du bon larron), et en bas Saint-Jean, la Vierge, Marie-Madeleine et Longin perçant de sa lance le côté du Christ ("Notices sur les Paroisses" des chanoines Pezron et Abgrall).

la chapelle Sainte-Anne (1950), située à Kerfissien. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, oeuvre de Le Jane et Lafforêt. La chapelle a été bénie le 12 octobre 1950. Les pierres, qui ont servi à la construction de la chapelle, semblent provenir de l'ancien manoir de Mesormel en Saint-Vougay ;

la chapelle Notre-Dame de l'Espérance (vers 1855), située dans le cimetière. Edifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans ; 

la chapelle de Tronjoly (vers 1880). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. On y trouve d'anciennes statues : celle de saint René, saint Yves, sainte Marguerite et saint Charles ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint Quay ou Saint-Ké (située jadis dans l'ancien cimetière et détruite en 1787; à noter qu'une chapellenie de Saint-Quay, fondée par l'abbé Jean Cozou, était tenue par l'abbé François Goasdoué en 1641, Jean Rozec en 1681 et Charles Ollivier en 1753), la chapelle de Kergournadech, la chapelle de Kerliviry, la chapelle Saint-Cosme et Saint-Damien, la chapelle de Locmaria (ayant eu comme titulaires, le chanoine Dupont en 1777, Anastase Blouch en 1780, et Vincent-Marie Bernicot en 1784), la chapelle Saint-André (fondée par les seigneurs de Kérouzéré en Sibiril ; à noter qu'une chapellenie Saint-André était tenue par l'abbé André Guillerm qui vivait au manoir de Cornangazel), la chapelle de Brélévenez (en ruines en 1835) ;

le calvaire de Croaz-Doué (XVème siècle) ;

le calvaire de Kerzéan (XVIème siècle) ;

le calvaire de Poulscavennou ou Croaz-Iliz-Coz (moyen âge) ;

les trois croix de Brélévenez (Haut Moyen Age, XIIème siècle et XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Bois-Neuf (1867), Bougourouan (XVIème siècle), Bournazou (1631), la croix du cimetière (1888), Croaz-Mari-Verzer (Haut-Moyen Age), croix (1944), Coat-Quévroc (1596), Creac'h-Avel (XVIIème siècle), Creac'h-Morvan (XVIIème siècle), Creac'h-Piguet (XVIème siècle), Croaz-ar-Bandu (Haut Moyen Age), Kerfissien (XVIème siècle), Kerider (Moyen Age), Kerliviry (XVIème siècle), Kermargar ou Croaz-ar-Belec (XVIème siècle), Kermenguy (XVIème siècle), Kernebeudic (1892), Kersaudy (1598, 1639), Keryaouen (XIXème siècle), Kerzuoc'h (1625), Lanneusfeld ou Croas-Deliou (XXème siècle), Lesradenec (1640,1942), Lézomy ou Croaz-Hent-ar-Bail ou Croaz-Coz (XVIème siècle), Péren (Haut Moyen Age), les 3 croix de Pont-Caradec (Haut Moyen Age, Haut Moyen Age et 1944), Tronjoly (Haut Moyen Age), Tronjoly (XVème siècle), Kerbuzuguet ; 

la fontaine Saint-Ké de Leslaou ;

le château de Kergournadeac'h ou Kergonadeac'h ou Kergournadech (1620), édifié sur l'emplacement du château fort. La famille de Kergournadeac'h est issue de la famille et du seigneur de Nuz de Cléder qui aida au VIème siècle saint Paul Aurélien à combattre le dragon de l'île de Batz. La lignée mâle directe des Nuz se perpétue jusque la fin du XIIIème siècle. En mars 1280, un certain Olivier de Gergournadeg, scelle de son sceau un accord entre le comte Hervé de Léon et le vicomte de Rohan. On trouve ensuite mentionné un certain Guyomarc'h (fils d'Olivier de Kergournadec'h). Un Olivier de Kergournadech épouse le 26 avril 1464 Mencie du Chastel, fille d'Olivier et de Jeanne de Ploeuc et décède le 18 octobre 1482. L'abbé Salomon de Kergournadec'h escorte la duchesse Anne de Bretagne à Saint-Jean-du-Doigt en 1506. La terre de Kergounadeac'h ou Kergournadec'h, propriété vers l'an 1500 de la famille Coetquelfen, passe, vers l'an 1530, dans la famille de Kerc'hoent (suite au mariage d'Alain de Kerc'hoent avec Jeanne de Coetquelfen et de Kergournadec'h), puis dans celle de Rosmadec en 1616. A l'époque de la Révolution, elle appartient au marquis de Grandville et devient par acquêt en 1878, la propriété des comtes de Guébriant. L'édification du château est commencée par Olivier de Kerc'hoent, époux de Marie de Ploeuc (dame de Coëtanfao), décédé en 1594 et terminée par son fils François, dont la fille unique, Renée de Kerc'hoent, épouse le 1er mai 1616, Sébastien de Rosmadec, marquis de Molac, gouverneur de Quimper et de Dinan. Sébastien de Rosmadec meurt en 1643. Le fils Sébastien, lieutenant général de Bretagne et gouverneur de Nantes recueille la succession et se marie à Renée Budes, marquise de Sacé et comtesse de Guébriant. Veuve de sa première femme, Sébastien de Rosmadec convole, l'an 1681, avec Catherine d'Escorailles. La fille du premier lit, Marie-Anne hérite de Kergournadeac'h qu'elle apporte en dot à René Le Sénéchal, comte de Carcado, en 1681. Le château devient en 1726 la propriété de Mathieu Pinsonneau, maréchal héréditaire du Leonnais pour 502.000 livres. C'est à sa veuve et à sa fille Pétronille (épouse de Julien Bidé de la Grandville dès 1752) qu'on attribue la ruine du château. Après eux en héritèrent les familles d'Hautefort, puis de Maillé, de laquelle les Budes de Guébriant (originaire, semble-t-il, de la paroisse de Pluduno dans les Côtes-d'Armor, et ayant comme devise "Superis victoria faustia") acquirent Kergournadeac'h en 1878. Une partie des pierres servit à la construction des églises de Plounévez-Lochrist et de Plouider. Un grand pavillon du XVIIIème siècle s'élève à côté des ruines. Vers 1878, on découvrit dans les ruines du château de Kergournadec'h, de 20 à 25 pièces d'or, à la frappe de Charles V et Charles VII de France, d'Henri II d'Angleterre. A signaler aussi que vers 1830, le chevalier de Fréminville voit dans l'église de Lochrist en Plounévez-Lochrist un sarcophage de pierre portant en son milieu le blason de Kergournadec'h (il pourrait s'agir de celui de Guyomarc'h, fils d'Olivier de Kergournadec'h, second seigneur de Kergournadec'h, ou celui de l'abbé Salomon de Kergournadec'h) ;

le manoir de Tronjoly (1535), édifié par Christophe de Kergoët, d'une vieille famille bretonne citée en 1256. Christophe comptait parmi ses ancêtres Yves, médecin des ducs Jean IV et Jean V, évêque de Tréguier en 1401. La famille de Kergoët, branche cadette, semble-t-il, de la famille des vicomtes du Faou, était originaire du manoir de Kergoët en Dinéault (comté de Cornouailles). Le manoir de Tronjoly est formé d'un corps de logis flanqué de deux ailes latérales. Le grand salon a été lambrissé à la fin du XVIIème siècle. Le mobilier date du XVIIIème siècle. L'aile droite offre sur son portail, les armoiries en alliance d'Olivier de Kergoët et de sa femme Marie du Louet, seigneur et dame de Tronjoly en 1580. La famille de Kergoët de Tronjoly, connue depuis Guyon, époux vers 1380 de Marie de Kergozvien s'est fondue dans la famille Parcevaux par le mariage, en 1738, de Claude Marie de Parcevaux (sans doute fils de René de Parcevaux), sieur de Kerarméar avec Marguerite de Kergoët, fille de Louis (ou Olivier de Kergoët), sieur de Tronjoly, et de Gabrielle de Gouyon de la Palue. Claude-Marie de Parcevaux fut un grand marin (lieutenant de vaisseau sur le "Diamant" en 1747, capitaine en second sur le vaisseau "Alcide" en 1755, ...). On mentionne Guyon de Kergoët, seigneur de Tronjoly, en 1481 : il était le fils de Jean de Kergoët (décédé vers 1480) et de Jeanne de Kergournadech, ainsi que l'époux de Marie de Kermellec, fille puînée de Tanguy et de Constance de La Villeménie (seigneur et dame de Coatroch, alias Bois de la Roche, en Commana). Le manoir est la propriété de la famille du Penhoat dès 1883 ;

le manoir de Kermenguy (XVIIème siècle), édifié par Olivier de Kermenguy. Yves Derian (ou Deryen et plus tard Derrien), sieur de Kersullien, épouse en 1410 Bazile de Coëtaudon, dame de Kermenguy et de Kerabret. Leur petit-fils Tanguy, époux de Plézou de Launay, prend vers 1500 le nom de Kermenguy. On mentionne, Olivier et Jean Derien en 1443, Yvon Deryen en 1467 et en 1481. A signaler que la famille Deryan compte en 1234 un évêque et un croisé. Un certain Alain Deyan est en 1415 au service de Tanguy du Chastel. En 1540, Tanguy de Kermenguy (fils de Louis de Kermenguy et de Méana de Kerliviry ou de Marie du Juch, dame douairière du Chastel), époux de Plézou de Launay de Coëtmard, vit au manoir de Kermenguy. En 1575, Françoise de Kermenguy épouse Tanguy de Kersauson, fils de Jean (du manoir de Saint-Georges en Plouescat). Vers 1682-1685, Jean de Kermenguy, seigneur de Roslan (en Plouézoc'h), est propriétaire du manoir et possède un droit d'enfeu dans l'église de Cléder. On trouve ensuite Guy de Kermenguy (fils d'Anne de Goesbriand et de Jacques de Kermenguy), époux d'Anne-Christine de Kergoët, puis Guy-Rolland de Kermenguy (fils des précédents), époux de Michèle-Thérèse Le Forestier de Kerosven. En 1753, on mentionne un certain Yves-Marie de Kermenguy, seigneur de Kermenguy et époux de Marie-Claude Le Bihan de Kerallo. En 1786, on mentionne François-Marie de Kermenguy, père de Nicolas de Kermenguy (époux de Rose-Sévère de Gouyon-Matignon) qui participe à la chouannerie aux côtés de Cadoudal. A signaler aussi qu'Emile de Kermenguy est maire de Cléder en 1848 et Gaston de Kermenguy (fils d'Emile) est maire en 1908 ;

11 moulins dont le moulin à vent de Kerlarméal et les moulins à eau de Kersaint, du Roz, de Kergornadec’h, de Kerliviry, de Kersuloret, de Kerzéan (1596 –XVIIème siècle) ;

A signaler aussi :

la sépulture de Lezomy (préhistoire) ;

le menhir de Menfaoutet "la pierre fendue" ;

la stèle de Kerfiat (âge de fer) ;

l'ancien manoir de Kerliviry, en ruines en 1837, et propriété de Gabriel de Tromelin, sénéchal de Lesnevar (en 1620). La famille de Kerliviry, issue en ramage de la maison de Kermavan, s'est fondue dans les familles Tromelin, Boiséon Poulpiquet et Budes de Guébriant. On mentionne Hervé de Kerliviry (époux de Marie de Kéraméar) en 1481. La fille d'Hervé, Méana, épousa Louis de Kermenguy auquel elle apporta l'héritage de Kerliviry. On mentionne aussi un Fiacrette de Kerliviry (épouse d'Olivier Le Moyne de Trévigné en Plougoulm), chambellan et grand écuyer de Bretagne, qui servit François II, ainsi qu'un Prigent de Kerliviry, chanoine de Léon en 1493. A la même époque, un certain Noël de Kerliviry épousa Constance de La Palue. Vers 1550, une Marguerite de Kerliviry épousa François de Kergadiou en Plourin. En 1566, le manoir appartenait à Tanguy de Kerliviry, époux de Jehanne de Kerroignant. Le 27 septembre 1657, René de Tromelin, seigneur de Kerliviry, épousa Marie Le Moyne, dame de Kermerrien ;

Note : Voici ce que dit le chevalier de Fréminville en 1832 dans "Antiquités du Finistère" : « Le lendemain nous fûmes visiter à une lieue  de Plouescat le château de Kerliviri. Sans être aussi considérable que celui de Keouseré, il n'est pas moins remarquable et il est bien plus ancien. On y entre par une porte de style gothique, à la gauche de laquelle est une tourelle percée de meurtrières. Au-dessus du portail s'étend une belle plate-forme avec galerie et parapet à machicoulis. Lorsqu'on est entré, on trouve dans la cour à gauche, un guichet de trois pieds de haut qui s'ouvre sur un cachot dans lequel je remarquai un lit de pierre. C'était la prison du château. Elle n'a ni barbacannes ni fenêtres, de sorte que quand le guichet était fermé, prisonnier se trouvait dans une obscurité absolue et tout­à-fait privé d'air extérieur. Dans l'aile gauche du château est la chapelle, puis une tour jointe à une tourelle à cul de lampe et dont la hauteur excède celle de la tour. C'est à son sommet que se plaçait la guaîte ou sentinelle du château. Le corps de logis principal, dont l'architecture annonce le quatorzième siècle, est au fond de la cour. Au-dessus de la principale porte, on voit l'écusson armorié des seigneurs de Kerliviri, surmonté d'un casque qui a pour timbre une tête de cheval. La devise de cette famille était youll Doue, la volonté de Dieu soit faite. A droite sont des servitudes. Au milieu de la cour est une fontaine en pierre, avec un vaste bassin, le tout d'un style assez élégant mais moderne. Quoique le château de Kerliviri ait l'apparence du chef-lieu d'un fief assez considérable, ce n'était pourtant point une bannière et ceux qui en étaient titulaires n'étaient pas chevaliers. Une montre de 1503, passée à Lesneven, nous cite un Tanguy de Kerliviri simple archer en brigandine. Didier de Kerliviri comparut aussi à la même montre, mais fut sévèrement reprimandé par les commissaires du Roi (les sires du Châtel, de Kerouseré, et de Kermavan) parce qu'il s'y présenta sans aucunes armes. Sous Louis XIV cette famille a donné un sénéchal de Lesneven qui devint ensuite président de la chambre des comptes de Bretagne. Le 6 mai, je pris congé du digne recteur de Plouescat, après avoir reçu de lui des communications intéressantes sur les familles historiques qui habitent cette paroisse. Ces familles sont celles de Kersauson, Provost, Kerbiquet, Kergoal et Kerliviri »

l'ancien manoir de Crechmorvan. Propriété successive de Guyon Mahé (en 1443), puis de son fils aîné Guyon Mahé (époux de Jeanne de Keroufil). Le fils cadet Olivier, sieur de Kerguéguen, était l'époux de Françoise de Kerbiquet, héritière de Kermorvan. En 1558, Crechmorvan dépendait féodalement de Kergournadec'h ;

l'ancien manoir de Menfaoutet. Propriété de Marguerite de Pontantoul, époux de Salomon de Kérouzéré (fils d'Yvon ou Eon de Kérouzéré et de Marie de Pennannec'h, qui vivaient vers 1340). Leur fils Eon de Kérouzéré, seigneur de Menfaoutet, fut sénéchal de Broërec en 1405. Marié à Jeanne de Rosmadec, il mourut en 1424. Un de ces fils, Jean de Kérouzéré, époux de Constance Le Barbier de Kerjean, eut une fille Marie qui épousa Jean de Kérimel, seigneur de Coetnizan, Goudelin et Coetlez. Marie de Kérimel, fille de Jean de Kérimel et de Marie, épousa en 1522 Claude de Boiséon. Un des descendants, Pierre III de Boiséon, épousa Jeanne de Rieux, une fille du Maréchal de Rieux, marquis de Sourdéac. La terre de Menfaoutet devint la propriété d'Yves de Poulpry, sénéchal de Léon, en 1682 ;

l'ancien manoir de Plevern (ou Plivern). Propriété de Claude de Kermenou (en 1617) ;

l'ancienne chapelle de Brélévenez. Le chevalier de Fréminville vit les ruines en 1835 et remarqua plusieurs pierres qui portaient les armoiries de Kergournadec'h. Les pierres servirent, dit-on, à construire le moulin de Crec'hzuguel à Landivisiau ;

l'ancien manoir de Traonpaul. Propriété de Louise Madeleine du Bois (au XVIIIème siècle), Claude-Alain Barbier, marquis de Lescoët (1763). Il rapportait au milieu du XVIIIème siècle une rente annuelle de 125 livres ;

l'ancien manoir de Cornangazel. Propriété jadis des familles Auffroy et Gourio ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de CLEDER

En 1426, les commissaires du duc Jean V, Yvon Gleincuff et Jacques de Launay, dressèrent une liste des propriétaires de la paroisse de Cléder : - Messire Salomon, seigneur de Kergournadec'h, - la veuve (ou déguerpie) Yvon du Garner - la veuve Hervé de la Forest et son fils marié à Tiphaine de Kermenguy, - Guillaume et Jean Urgoez, - Allain Kerlan, - Allain Urgoez, - Guiomarc'h, seigneur de Guézen, - Yvon Sauguézen et Yvon Ar Bihan, - la veuve Jehan de Kerezean, - Hervé de Penfeunteuniou, - la fille de Kergroac'h, mariée à Pierre Le Goff, valet d'Eon de Kerouzéré, - Marguerite Coatangars, - Allain Philippe et son fils Yvon, - Hervé Grall, père de Jehan Grall, - la veuve Guillaume Boscher, - Yvon, le fils d'Hervé Mahé, vivant à Creac'hmorvan, - Yvon Derian de Kermenguy, - Jehan et Yves Boscher, - Marie du Faou, - Jehan Urgoez, - Ollive de Launay, - Hervé Men, - Olivier Kergoët de Tronjoly, - Julien Kerlezroux, - la marquise du Forest, - Hervé de Launay, - Havoise Bouteiller. Dès 1426, sont mentionnées les seigneuries de Kergournadec'h, Kermenguy et Tronjoly.

En 1443, sont mentionnés les propriétaires suivants : - Jean et Olivier Derien, seigneurs de Kermenguy, - Jehan de Kergoët, seigneur de Tronjoly, - Guyon de Kergournadec'h, - Hervé An Lay, seigneur de Kerprovost, Guyon Mahé de Crec'hmorvan, - Huon et Hervé de Penfeunteuniou de Keroazlent, - Jean Urgoaz, seigneur de Lezvenneuc.

En 1446, on retrouve les noms suivants : le seigneur de Kergournade'h, Perceval du Stang, Yvon et Hervé de Penfeuteuniou, Jehan du Forest, Jehan du Kergoët, Guillaume Arnou, Guillaume Boscher, Hervé de Kerliviry, Jehan Grall, Guillou Mahé, Yvon Men, Olivier Derian, Alain Kerlan, Jehan Derian, Hervé Bizien et Jehan Guyomar.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles de Cléder :

Dom Hervé ARNOU, prêtre (100 sols de revenu), remplacé par Yvon Provost : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé AUFFROY (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume BOCHER (43 livres de revenu), malade, remplacé par Guy Gozillon : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guyon COZIC (100 sols de revenu), malade, remplacé par Bernard Baillame : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon DERYEN (60 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Tnouyer : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Louys DERYEN (19 livres de revenu) : : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan GRALL (30 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Gall : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

le sire de KERGOURNADECH (500 livres de revenu), malade, remplacé par Tanguy Josein et Hervé de La Forest : porteurs d'une brigandine, comparaissent en archers ;

Guyon de KERGOAT (418 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain KERLAN (65 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé KERLIVIRY (110 livres) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier LE LAY (60 livres de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît en arbalétrier ;

Françoys LE MOYNE (61 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Maistre et Hervé Le Jeune : porteurs d'une brigandine, comparaissent armés de vouges ; 

Perceval de LESTANG (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon MAHE (10 livres de revenu) : : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon MEN (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume OLLIVIER (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon PENFENTEUNYOU (60 livres de revenu), remplacé par Yvon Gac : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé RISYEN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier URGOEZ (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

En 1682 et 1685, les propriétaires suivants sont mentionnés : - J. Corentin de Kermeno (manoir de Plévern), - Dame M. de Kergroac (terre de Kerbost), - François Gilart (manoir de Kerliviry), - Jean de Kermenguy, seigneur de Roslan, - Claude de Poulpiquet, seigneur de Kermen, - Claude de Kergoat (manoir de Tronjoly), - Sébastien de Rosmadec (château de Kergournadec'h et métairie de Kersaudy), - la marquise de Rosmadec, comtesse de Carcado (terre de Kerandraon), - la comtesse de Boiséon, dame du Cosquer (manoir de Menfaoutet). 

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.