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LA CHAPELLE-SAINT-AUBERT

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La commune de La Chapelle-Saint-Aubert (bzh.gif (80 octets) Chapel-Sant-Alverzh) fait partie du canton de Saint-Aubin-du-Cormier. La Chapelle-Saint-Aubert dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-SAINT-AUBERT

La Chapelle-Saint-Aubert vient de Saint-Aubert, évêque d'Avranches au début du VIIIème siècle. 

La Chapelle-Saint-Aubert est mentionnée dès le XIème siècle, date à laquelle l'église aurait été donnée à l'abbaye tourangelle de Marmoutiers, par un legs de Robert de Vendel et Yves, fils d'Uvrode ou d'Urvode. 

En effet, du temps de Sylvestre de la Guerche, évêque de Rennes de 1076 à 1093, Robert de Vendel donna à l'abbaye de Marmoutiers la moitié des droits presbytéraux qui lui appartenait dans une chapelle construite sur son domaine ; il confirma en même temps les Bénédictins dans la jouissance de tous les biens situés dans les fiefs qu'ils tenaient de son père (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Marmoutiers). Cette chapelle était vraisemblablement La Chapelle-Saint-Aubert, dont l'autre moitié appartenait à la même époque à un autre seigneur nommé Yves, fils d'Urvode. Ce dernier ayant été admis par les moines de Marmoutiers à la participation de leurs prières, leur donna en 1095, par reconnaissance, tous les droits qu'il avait dans cette chapelle, et il y joignit le don de la dîme d'un moulin et de la pêche d'un étang ou d'un cours d'eau (« Yvo, filius Urvodii, dedit B. Martino Maj. Mon. medietatem capelle Sancti Otberti et decimam molendini et piscium » - Bibliothèque Nationale, ms. latin, 5441) . En revanche, l'abbé Bernard et le Chapitre de Marmoutiers promirent à Yves de le recevoir ou de recevoir un de ses fils dans leur monastère, s'ils voulaient l'un ou l'autre prendre l'habit religieux. C'est ainsi que l'abbaye de Marmoutiers devint maîtresse de l'église entière de La Chapelle-Saint-Aubert; elle fut confirmée dans sa possession, une trentaine d'années plus tard, par Hamelin, évêque de Rennes. L'un des successeurs de ce dernier, Etienne de la Rochefoucaud (1158-1166), reconnut également les droits de Marmoutiers sur La Chapelle, et voici à quelle occasion. Ce prélat étant venu, dans le cours d'une visite pastorale, à La Chapelle-Saint-Aubert, y bénit un cimetière sans avoir demandé l'agrément des religieux. « Ceux-ci s'en émurent et adressèrent leurs plaintes à l'évêque, qui ne crut pouvoir faire moins, pour les calmer, que de déclarer solennellement qu'il n'avait eu aucune intention de porter atteinte à leurs droits, et que le cimetière qu'il avait bénit ne devait pas être considéré comme un lieu de sépulture, mais comme un lieu d'asile pour ceux qui viendraient y chercher un refuge (« Ad refugium tantum vivorum non ad sepulturam mortuorum »). Et afin qu'on ne pût se méprendre sur sa véritable intention, il défendit, sous peine d'excommunication, d'y faire aucune sépulture sans l'autorisation des religieux, et prononça la même peine contre tout vassal de l'abbaye qui oserait prétendre à l'immunité qui y était attachée » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Saint-Brice - Appendice). Enfin, en 1197, Herbert, également évêque de Rennes, confirma les moines de Marmoutiers dans la possession de La Chapelle-Saint-Aubert et de ses dépendances, « Capellam Sancti Auberti cum pertinenciis suis » (Bulletin de l'Association bretonne, III, 241). L'abbé de Marmoutiers unit La Chapelle-Saint-Aubert à son prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes ; le prieur de ce dernier monastère en retirait en 1268 environ 12 mines de blé chaque année et il y possédait un fief. Les chartes que nous venons de résumer ne prouvent pas qu'au XIème siècle La Chapelle-Saint-Aubert fût déjà paroisse ; la susceptibilité même des moines de Marmoutiers, relativement au cimetière de cette église, semble plutôt démontrer le contraire. Il est impossible de préciser l'époque de l'érection de cette paroisse, mais elle devait exister dès le XVème siècle, et il est fait mention de son recteur en 1516. Ce dernier était encore à la présentation de Marmoutiers en 1646, mais au XVIIIème siècle il était nommé par l'ordinaire. En 1790, le recteur, M. Bodin, déclara que le pourpris de son presbytère valait 100 livres de revenu, et qu'il avait, en outre, 446 livres en fondations diverses (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27) ; il devait, de plus recevoir de l'abbaye de Marmoutiers soit une partie des dîmes, soit la portion congrue, légalement fixée alors à 500 livres (Pouillé de Rennes).

On rencontre les appellations suivantes : Capella Sancti Otberti (en 1095), Capella Sancti Auberti (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-Saint-Aubert : Robert Lothon (en 1604). Henri Regnauldon (en 1609). Jean Breton (en 1625). Guillaume Le Bigot (en 1670). Julien Blouet (il déclara en 1678 que son pourpris contenait 3 journaux de terre). Jean Dardenne (en 1682). René Rocherullé (prêtre du diocèse ; en 1697 ; décédé en 1715). Claude-Joseph Le Boulanger (prêtre du diocèse, il fut pourvu vers 1715 ; décédé en 1756). Jean Bocherel (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 12 juin 1756 et mourut la même année). François Lottin (prêtre du diocèse, pourvu le 29 novembre 1756, il résigna en 1770). Raoul Bodin (pourvu le 1er décembre 1770, il fut saisi par les révolutionnaires et exécuté à Rennes le 8 octobre 1794). Jean-Joseph Boyère (1803, décédé en 1817). Charles Rageot (1817-1827). Jacques Jouanne (1827-1861). Pierre Feudé (1861-1882). Jean Cobac (à partir de 1882), ......

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PATRIMOINE de LA CHAPELLE-SAINT-AUBERT

l'église Saint-Aubert (XVI-XIXème siècle). L'église primitive du XIème siècle est reconstruite au XVIème siècle, puis restaurée au XIXème siècle. Dédiée à saint Aubert, évêque d'Avranches (nota : la tradition locale veut que saint Aubert, moine à l'abbaye de Saint-Sulpice, ait sanctifié La Chapelle et en ait été le premier patron ; mais cette opinion n'est pas soutenable, puisque la localité s'appelait déjà Capella Sancti Otberti des 1095, du vivant même, semble-t-il, de ce saint religieux ), l'église de La Chapelle se compose de deux parties bien distinctes : le choeur, à chevet droit, avec une grande fenêtre flamboyante aujourd'hui bouchée, doit appartenir à la fin du XVème siècle ; le portail principal de l'édifice, avec son fronton aigu et ses élégants pinacles, est de même style, aussi bien que le campanile à deux baies qui termine le gable occidental ; mais la nef et ses chapelles, plus basses que le chanceau, sont complètement dépourvues de style et bien plus modernes ; la chapelle du Saint-Nom-de-Jésus n'a d'ailleurs été bâtie qu'en 1780. Plusieurs écussons sont sculptés à l'extérieur de l'église, mais on n'y voit plus d'armoiries. En 1679 apparaissaient au-dessus de l'arc triomphal, entre la nef et le chanceau, le blason des seigneurs de Vendel : de gueules à trois gantelets d'argent en pal ; il est probable que ces descendants des premiers seigneurs du lieu y conservaient les droits de prééminence. A la même époque, le seigneur des Lignières, en Saint-Hilaire-des-Landes, y avait deux bancs armoriés d'un fretté, l'un devant le maître-autel et l'autre devant l'autel de Notre-Dame ; le seigneur de Boisnouault avait aussi le sien proche l'autel Saint-Nicolas. Le seigneur des Lignières prétendait même que l'église et le cimetière se trouvaient dans le fief du Bourg, dépendant de sa seigneurie (Pouillé de Rennes). Le pignon ouest de l'église est percé d'une porte de la fin du XVème siècle. Le chœur date du XVIIIème siècle : il est à chevet droit et sommé d'une croix. L'une des chapelles date de 1780. La porte de la sacristie est datée de 1723. L'intérieur conserve un arc triomphal en arc brisé qui portait en 1679 les armes des seigneurs de Vendel. Elle abrite une statue de Notre-Dame du Pont (XVIème siècle). Les seigneurs de Lignières en Saint-Hilaire des Landes possédaient dans l'église leurs armes et un enfeu. Le retable en bois du maître-autel date du XVIIIème siècle. La chaire sculptée date du XVIIIème siècle. Les pierres tombales datent du XVII-XVIIIème siècle (dont celle de François Lottin, recteur en 1756 et décédé le 4 juillet 1780) ; 

l'ancienne Chapelle du Pont Notre-Dame. Il s'agit d'une chapelle jadis privée et aujourd'hui sécularisée. Sa porte est en arc brisé. Bâtie dès avant 1603, sur le bord du Couasnon, cette chapelle offrait aussi sur ses murailles les armoiries des seigneurs des Lignières en Saint-Hilaire des Landes et des seigneurs du Moulin-Blot en Vendel. Vers 1640, le recteur de La Chapelle-Saint-Aubert pria les Dominicains de Bonne-Nouvelle de venir ériger la confrérie du Rosaire dans ce sanctuaire. En 1669, Paul Boisguérin et Julienne Dubois, sieur et dame de la Guillerie, y fondèrent une messe tous les samedis. Mais en 1673 cette chapelle se trouvait interdite, sans que nous sachions au juste pourquoi ; Mgr de la Vieuville leva alors cet interdit et approuva la fondation précédente. Outre cette messe, que desservaient les chapelains René Rocherullé en 1710 et Jean Boscherel en 1756, il y avait à la chapelle du Pont-Notre-Dame une autre fondation faite par Jeanne Jugault, dame de la Chèze, et dont fut pourvu Raoul Bodin, recteur de La Chapelle, le 21 août 1789 (Pouillé de Rennes)

la croix de mission (1947) ; 

la croix de l'Union (1699), située au lieu-dit Les Grands-Ponts ; 

le manoir (XVIIème siècle), situé au lieu-dit Le Bas-Mousset ; 

le manoir de La Gracière (XVII-XIX-XXème siècle), situé au lieu-dit La Gracière ; 

la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Villaune-Martin ; 

la salle des Fêtes (XIXème siècle) ; 

le moulin à eau de la Charrière ; 

A signaler aussi :  

l'ancien manoir des Gellées, situé route de Vendel à Fougères. Propriété successive des familles Pinot (en 1434), Haut-et-Bas (en 1453), Audrain et du Feu (en 1466), de la Fouedrie (en 1513), Chanterel (en 1559 et en 1574), puis de Anne Goret veuve de Tristan le Pays seigneurs de la Riboisière ;

l'ancien manoir de Morihan ou du Plessis-Morihan, situé route de Vendel. Propriété successive des familles Bouin (en 1430), Salmon et Champeaux (en 1513), Anger (en 1539), Mellaine (vers 1574), de Carcain (en 1667), Ferré (vers 1696), le Sacher (au début du XVIIIème siècle), le Comte seigneurs de la Brunelaye, le Bouteiller (vers 1773) ;

l'ancien manoir du Pont Notre-Dame. Il possédait autrefois une chapelle privée aujourd'hui sécularisée ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-SAINT-AUBERT

(à compléter)

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