Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Capellois

LA CHAPELLE-ERBREE

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Vitré  

La commune de La Chapelle-Erbrée (pucenoire.gif (870 octets) Ar Chapel-Ervoreg) fait partie du canton de Vitré. La Chapelle-Erbrée dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-ERBREE

La chapelle-Erbrée vient de « Chapelle » et « Erbrée » (lieu planté de Pommiers). 

On ignore les origines de la paroisse de la Chapelle-Erbrée qui est mentionnée pour la première fois en 1440 et en 1453, à propos de la réformation de la noblesse. Son recteur était présenté alternativement par l'évêque et l'archidiacre de Rennes.

Les religieux cisterciens de l'abbaye de Clermont, près Laval, possédaient en La Chapelle-Erbrée divers fiefs et dîmes, notamment les fiefs du Bois-Hersant et de la Vallandière. Ils vendirent ces droits de dîme en 1588 au seigneur des Nétumières, qui en fit don en 1601 aux religieux augustins de Vitré (Archives paroissiales).

Ville de la Chapelle-Erbrée (Bretagne).

On conserve encore à La Chapelle-Erbrée les registres des Comptes des trésoriers de 1532 à 1612. Il y est fait mention du vin de communion, pour lequel il fallait « neuf pots à la feste de Pasques » ; — de la grande dévotion envers saint Blaise, dont les reliques étaient enchâssées en 1612 dans une croix d'argent ; envers Notre-Dame, dont la statue avait à la même époque « deux robbes, l'une de velours à carreaulx et l'autre de satin blanc », et envers saint Avertin ; — enfin, des oblations faites par les fidèles, et consistant surtout en beurre, ce qui obligeait la fabrique à acheter de nombreux petits pots de terre propres à recevoir ce beurre. A cette même fabrique les seigneurs de Brémanfany et des Nétumières devaient quelques boisseaux de grains sur leurs moulins.

Le 18 décembre 1790, M. Caillière, recteur de La Chapelle-Erbrée, déclara que son bénéfice valait 2 460 livres de rente, savoir : 2 400 livres de dîmes, tant grosses et menues que novales, et 60 livres que lui rapportait le pourpris de son presbytère. A la même époque, la fabrique de La Chapelle-Erbrée avait en fondations diverses 335 livres de rente (Pouillé de Rennes).

Les seigneurs des Nétumières en Erbrée régnaient autrefois sur la paroisse de la Chapelle-Erbrée, qui dépendait de l’ancien évêché de Rennes.

On rencontre les appellations suivantes : Capella Etbreœ (en 1516), La Chapelle d'Erbrée (aux XVIème et XVIIème siècles).

Ville de la Chapelle-Erbrée (Bretagne).

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-Erbrée : Pierre Hubert (vers 1488), Jean Boulay (vers 1517), Gilles Hoguerel (1561-vers 1572), Guy Pâris (1572 et 1574), Guy Heuslot (1591 à 1617), Mathieu Le Meslif (à partir de 1617), J. Tuffé (en 1629), Pierre du Saussay (en 1639), Louis Chesnon (1640-1660), Pierre Fleur (1660-1661), Jean Loyson (1661-1664), André Claude (1664-1676), Gilles Venisse (1676-1693), Guillaume Bigorgne (1693-1704), Jean Briand (1704-1739), Georges Briand (1739-1763), François Pasquier (1763-1781), Jean-Baptiste Caillière (1781-1820), Pierre Morel (1820-1845), René Girard (1846-1871), Jean Martin (1871-1873), François-Michel Poulain (à partir de 1873), ...

Note 2 : FAITS DIVERS : Limites.« Le 22 septembre 1762, du consentement des recteurs d'Erbrée et de La Chapelle-Erbrée, M. Louis Postel, geomètre, mit des bornes, pour éviter toute contestation entre les paroisses, dans la lande de Faicheul, dont il avoit fait un enclos ; il prit la division depuis les maisons du Plasis par la moitié du chemin qui conduit à la croix près Guyon, et prit d'un autre côté, à travers ladite lande, le chemin qui conduit au bois de Montbeuf, qui fait la division desd. paroisses ». Visites. — Le 8 octobre 1665. « Le neufième jour de septembre l'an mil-sept-cent, la visite de messire prêtre Rogier du Crevy étant assignée à quatre heures du soir, led. sieur archidiacre, après le son de cloche, ne s'étant présenté après l'avoir attendu, nous prestres en habits choeurs et l'ayant attendu jusqu'à six heures du soir du même jour, nous nous sommes retirez et avons signé le present en nôtre sacristie led. jour et an, à six heures et demie. G. BIGORGNE, recteur » (registres paroissiaux de la Chapelle-Erbrée).

Ville de la Chapelle-Erbrée (Bretagne).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LA CHAPELLE-ERBREE

l'église Saint-Ouen (1841-1843), oeuvre de l'architecte Charles Langlois. Il ne reste plus rien de l'ancienne église de La Chapelle-Erbrée, dédiée à saint Ouen. Quelques-unes de ses parties, notamment la partie septentrionale, étaient, paraît-il, romanes et fort antiques. Le clocher, tombant en ruine, fut relevé en 1572, mais moins d'un siècle après le tonnerre le frappa et l'endommagea gravement, sans toutefois blesser les personnes présentes alors à l'église. En mémoire de ce fait, le général de la paroisse fonda une messe hebdomadaire en l'honneur de sainte Barbe. Les prééminences appartenaient en cette église à deux seigneurs étrangers à la paroisse, mais possédant des fiefs importants dans La Chapelle-Erbrée. Le seigneur des Nétumières, en Erbrée, était au XVIIIème siècle considéré comme « seigneur fondateur et haut-justicier de l'église de La Chapelle-Erbrée et de ladite paroisse » ; aussi avait-il en cette église « litre et ceinture armoyées de ses armes en dehors et dedans, droit aux prières nominales, banc et enfeu dans le chanCeau au joignant de la balustrade du maistre-autel et du costé de l'évangile ». Les armoiries de la famille Hay, qui avait succédé aux Le Neptum dans la seigneurie des Nétumières, apparaissaient dans plusieurs parties de l'église : de sable au lion d'argent morné, surmontées d'un casque de chevalier. L'autre seigneur ayant des droits dans l'église de La Chapelle-Erbrée était le seigneur de Brémanfany, en Argentré ; il avait son banc armorié dans le choeur, du côté de l'épître, et par suite vis-à-vis de celui des Nétumières ; il avait, de plus, un autre banc devant l'autel de Notre-Dame. Mais au XVIIIème siècle, la famille Hay devint propriétaire de Brémanfany, et en 1758 Paul-Charles Hay, baron des Nétumières et seigneur de Brémanfany, jouissait seul de tous les droits honorifiques dans l'église de La Chapelle-Erbrée. En 1554, Macé Blanchet, subcuré de La Chapelle, fonda deux messes hebdomadaires, dont une matinale le dimanche, dans cette église ; il donna à cet effet une maison sise dans le bourg et appelée depuis la Chapellenie. En 1668 il est fait mention de la confrérie du Saint-Sacrement érigée en l'église de La Chapelle et des rentes qui lui appartenaient. Un peu plus tard, Jean Blanchet, sieur de la Rossignolaye, voulant favoriser l'établissement de la confrérie du Rosaire, en 1686, fonda de 30 livres de rente une messe tous les samedis en l'honneur de Notre-Dame. En 1693, l'évêque de Rennes autorisa le recteur, M. Bigorgne, à faire ériger cette confrérie du Rosaire et approuva son plan d'élever en l'église de La Chapelle l'autel du Rosaire en place de celui de Saint-Barthélemy, interdit naguère « pour l'indécence de ses statues » (Archives paroissiales). Quant à l'église actuelle de La Chapelle, commencée en 1841, elle a été terminée en 1843 par l'érection d'une tour placée au bas de la nef; MgrBrossay-Saint-Marc bénit lui-même tout l'édifice le 15 mai 1844. Plus récemment encore le choeur a été refait, en 1872, en forme d'abside polygonale (Pouillé de Rennes). En résumé, cette église forme une simple croix sans aucun style. La tour-porche date de 1843. Le maître-autel, oeuvre de l'architecte Charles Langlois et du menuisier Chauvelière, date de 1846. Le chœur date de 1872 ;

Ville de la Chapelle-Erbrée (Bretagne) : l'église.

Note : Autels. A la fin de l'année 1739, on lit dans registres paroissiaux de la Chapelle-Erbrée : « Le vingt décembre mil-sept-cent-trente-neuf, nos trois autels furent boisés ; la boisure du grand autel fut donnée par François Caillel Vaillandière et deffunte demoiselle Marie Salmon, son épouse, marchands à Vitré ; la boisure du Rosaire fut donnée par vénérable et discret missire Jean Briand, ancien recteur de cette paroisse, conjointement avec nous ; et celle de l'autel de la Sainte-Vierge par damoiselle Marie Caillel. La boisure de chaque autel coute vingt et quatre livres, qui font ensemble la somme de soixante douze livres, sans comprendre ce qu'il en a coûté pour les changer les devants d'autels et la nourriture des ouvriers que j'ay donné gratis. G. BRIAND, recteur ». — Presbytère. « Anno millesimo sexcentesimo nonagesima nono, perfecta est, œre meo, a fundamentis ad imbrices, domus nova ad hortum, quœ papilis dicitur, cum stabulis suum desuper ; et murus horti, utpote qui pedibus quinque in impluvium seu arearn protenderetur nimis ad quadrum item a me reductus est. GUILLELMUS BIGORGNE, parochus ». — Cloches. Le 25 mars 1707, la grosse cloche, refondue par Louis Audouard de Vitré, fut bénite et nommée par messire Paul Hay, baron de Tizé et des Nétumières, et sa mère, Elisabeth de Cornulier, dame des Nétumières. « Ce jour, mardy quatriesme juillet mil-sept-cent-dix-neuf, a esté faite la bénédiction de la grosse cloche de cette paroisse dans l'église d'icelle, par nous noble et discret messire Claude Grignart, sieur abbé de Champsavoy, recteur d'Etrelles, en vertu de la commission nous donnée par monseigneur notre evesque de Rennes et a esté nommée Elisabeth par hault et puissant seigneur messire Paul-Charles Hay, chevalier, seigneur baron des Nétumières, marquis des Rochers et autres lieux, et dame Elisabeth de Cornullier, dame de Nétumières, Tizé, le Bremanfany, etc , sa mère. Et ce, fait en présence de venerables et discrets prêtres missires René Souleaux, Michel Droyaux et de Jean de Genetais, curé de cette paroisse ; maître Pierre Orrière, sieur du Boisfertier, procureur-fiscal des Nétumières et du Bresmanfay, et maître Jean Bertois, sieur du Rocher, et plusieurs autres. Fait à La Chapelle, led. jour et an. ELISABETH DE CORNULIER DES NÉTUMIÈRES ; PAUL-CHARLES HAY ; GRIGNART DE CHAMPSAVOY, recteur d'Estrelles ; M. DROYAUX, prêtre ; J. BERTHOIS ; R. SOULEAUX, prêtre ; DESGENESTE ; ORRIÈRE ». — Jubilé de 1651. « Michel Perrin, metaier à la Rossignolais deceda le cinquiesme octobre an que dessus (1651) et fut inhumé le lendemain par Mr Potier, vicaire de Bourgon, à cause que nous estions aller processionnellement à Rennes pour gaigner le jubilé, où il ne vint personne de tous nos messieurs. C'estoit à Saint-Pierre, où on visitoit quatre autels, un jour seulement, à ceux qui alloient processionnellement, et trois jours à ceux qui alloient en particulier. Il ouvroit le huitiesme septembre par illustrissime et reverendissime Henri de la Motte-Houdancour, evesque de Rennes, et finit le 8 novembre, ayant duré deux mois. Il fut prolongé pour un mois en faveur des autres eveschés. Ceux qui estoient exemps le gaignèrent en leurs paroisses. Il fut à Rennes pour toute la province ». — Reliques. Le 20 août 1709, un bras entier de saint Honorat fut approuvé comme relique, avec permission de l'exposer le jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste, à la fête de saint Ouen, patron, et aux six principales fêtes de l'année, si le recteur le jugeait convenable. Il avait obtenu cette insigne relique lors de son voyage à Rome, en 1704, par l'entremise du cardinal Gaspard, vicaire général de Clément XI. (P. Jallobert, registres paroissiaux de la Chapelle-Erbrée).

le château (1871), oeuvre de l'architecte Jacques Mellet ;

Ville de la Chapelle-Erbrée (Bretagne) : le château.

la mairie (1905), oeuvre de l'architecte Jacques Mellet ;

le moulin à eau du Bois-Frétier ;

A signaler aussi :

un dolmen appelé le Tombeau du Prêtre, situé autrefois près du village de l'Ecotais et aujourd’hui disparu ;

l'ancienne chapelle des Besneries, située autrefois dans le village de la Mottière. Cette chapelle se trouvait sur la route des Nétumières à La Chapelle­Erbrée, « sur le commun des Besneries et au-dessus du village de la Mottière ». Par testament du 6 juillet 1681, Michelle Menay, dame de la Prouslière et y demeurant, fonda quinze messes par an dans cette chapelle. Plus tard, en 1706, Paul Hay, baron de Tizé et des Nétumières, demeurant à ce dernier château, « pour remercier Dieu des grâces reçues de lui par l'intercession de la glorieuse Vierge Marie, et à cause des soulagements reçus d'elle dans ses maladies après l'avoir invoquée dans la chapelle des Besneries », fit complètement « rebastir à neuf » cette chapelle, y fonda une messe tous les samedis et la dota de 40 livres de rente. L'évêque de Rennes approuva cette fondation et donna commission, le 12 novembre 1706, à Jean Briand, recteur de La Chapelle, pour faire la bénédiction du nouveau sanctuaire ?. « Le huictiesme décembre mil sept cent six, la chapelle de Notre Dame des Besneryes, fondée et faict bastir par M. le baron de Tizé et M. des Nétumières, seigneurs fondateurs de cette paroisse, a esté bénite par nous, recteur de cette paroisse, par commission à nous adressée de monseigneur l'évesque de Rennes, signée : Perrier, son official et grand vicaire, en présence desdits seigneurs qui ont signé » (registres paroissiaux de la Chapelle-Erbrée). — Il ne reste plus de vestiges de cette chapelle, sur l'emplacement de laquelle s'élève une simple croix entre quatre arbres (Pouillé de Rennes) ;

l'ancienne chapelle de Saint-Aignan, située jadis près de la ferme de la Terrinière et aujourd’hui disparue. Cette chapelle, située sur la route de Bourgon, existait également au XVIIème siècle. Vers 1680, Gillette Bonnans y fonda, par acte testamentaire, huit messes par an ; son héritier, Jean Bonnans, sieur de la Rivière, s'empressa d'exécuter en 1681 les dernières volontés de cette dame, et donna à cet effet un champ situé près la Maison-Neuve-aux-Bonnans. En 1747, comme il n'y avait pas d'ornements sacerdotaux dans la chapelle de Saint-Aignan, le recteur de La Chapelle-Erbrée obtint de l'ordinaire la permission de desservir en son église paroissiale la fondation ci-dessus (Archives paroissiales - Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir du Plessis-Hoguerel. Propriété successive des familles Hoguerel (en 1400), le Roux (en 1453), Moustard, seigneurs de la Géraudaye (en 1513). Il est uni de 1577 à 1789 à la châtellenie des Nétumières en Erbrée ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-ERBREE

Les principales terres mentionnées sont : la Rossignolais, le Boisfretier, le Boisvier, le Plessis-Hoguerel, le Boismancel, la Revaudais. la Breardière, la Vaillandière, la Chesnaye, la Blandinière.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.