Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Chapellois

LA CHAPELLE-DU-LOU

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Montauban-de-Bretagne  

La commune de La Chapelle-du-Lou (bzh.gif (80 octets) Chapel-al-Loc'h) fait partie du canton de Montauban-de-Bretagne. La Chapelle-du-Lou dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

Vous possédez des informations historiques sur La Chapelle-du-Lou, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-DU-LOU

La Chapelle-du-Lou vient du vieux breton "louch" (lac). 

La Chapelle-du-Lou est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Médréac. Dans la Chapelle-du-Lou, les mots "du Lou" font référence au lac (loc'h en breton) : Le Lou-Lieuc (en 1314), Lohoc (au XIVème siècle). 

Rien ne prouve l'assertion d'Ogée, prétendant que « cette paroisse fut fondée vers l'an 1300 par Olivier, chevalier, seigneur de Montauban, et Jeanne de Tournemine, son épouse ». (Dictionnaire de Bretagne, I, 403.) Il est bien fait mention en 1314, dans l'acte de donation fait par Olivier de Montauban à sa femme, Julienne (et non pas Jeanne) Tournemine, de la localité qui nous occupe. Le seigneur de Montauban assure à cette dame certaines rentes sur les biens qu'il possède « en Landujan, Irodoer, La Chapelle dou Lou, Le Lou Lieue et S. Meamon » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1250) ; mais conclure de ce texte que le seigneur et la dame de Montauban ont fondé la paroisse de La Chapelle en 1300 n'est pas chose sérieuse. Disons donc simplement qu'on ignore l'origine de La Chapelle-du-Lou ; toutefois, il est probable qu'elle était paroisse dès cette époque, et comme elle dépendait féodalement de la baronnie de Montauban, les seigneurs de ce nom pouvaient y prétendre au titre de seigneur supérieur et fondateur. Ses décimateurs étaient au XVIIIème siècle le recteur pour un tiers et les seigneurs du Lou et du Plessix-Botherel pour le reste ; le recteur, nommé par l'ordinaire, ne se faisait d'ailleurs que 545 livres de rente en 1790, d'après la propre déclaration de M. Pichou. Quoique rétablie comme paroisse par l'ordonnance épiscopale du 16 juillet 1803, La Chapelle-du-Lou fut réunie au Lou vers 1814, après la mort de son ancien recteur, Eustache Pichou, qui avait été réinstallé en 1803. Elle a été de nouveau érigée en succursale par ordonnance royale du 16 avril 1826.

La paroisse de La Chapelle-du-Lou, appelée aussi "Kabel-louc'h" (chapelle au lac), est située dans l'ancien diocèse de Saint-Malo. Parmi ses anciens manoirs, on ne trouve aujourd'hui que ceux du Plessis-Botherel et de Trégomain. On signale en 1835 l'existence d'une motte dite butte du Château-Gaillard, détruite en 1990. On conserve encore le souvenir du vieux chêne abattu en 1835, dans le mur du cimetière, et qui servait à rendre la justice : son tronc creux servait de salle d'audience, du moins pour le juge qui s'y plaçait sur son fauteuil, surmonté d'un crucifix. Cet usage n'est abandonné qu'en 1780.

On rencontre l'appellation La Chapelle dou Lou en 1314.

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-du-Lou : N... Pelouaye (en même temps chapelain de la fondation Du Guesclin à Saint-Sauveur de Dinan, en 1461). Guillaume Chalopin (résigna vers 1558). Barnabé Plessix (pourvu en 1558, résigna en 1561). Gilles Le Feubvre (pourvu le 18 septembre 1561, permuta avec le suivant en 1566). Guillaume Eon (précédemment recteur de Saint-Thurial, pourvu en 1566, résigna vers 1578). James Even (prit possession le 4 mai 1578 et résigna dès 1582). Guy de la Noë (prit possession le 17 janvier 1582 et résigna en 1601). Guillaume Bloutin (prit possession le 8 avril 1601 et résigna en 1603). Julien Louvel (prit possession le 7 décembre 1603 ; décédé en 1610). Jean Chesnefrouc (prit possession le 16 janvier 1611). Claude Gérault (résigna en 1629). Julien Eon (fut pourvu le 27 septembre 1629 ; décédé en 1657). Olivier Gillart (fut pourvu le 13 octobre 1657). Pierre Le Métayer (mourut en 1698). Gilles Feudé de la Boixière (fut pourvu le 24 décembre 1698 et gouvernait encore en 1703). Joseph Tostivaint (résigna en 1724). René Tempier (fut pourvu le 28 octobre 1724 ; décédé en juin 1730). Mathurin Nouel (fut pourvu le 16 juin 1730, puis transféré à Saint-Pern). Pierre Roulé (fut pourvu le 23 avril 1731 ; décédé le 6 mars 1734). Jean-Baptiste Grée (en 1734). Yves Desbois (prêtre venu de Rome, fut pourvu le 17 janvier 1735 ; décédé en 1758). Pierre-François Brillet (fut pourvu le 19 février 1758 ; décédé en 1770). Eustache Pichou, (pourvu le 17 avril 1770, gouverna jusqu'à la Révolution et fut réinstallé en 1803 ; décédé en 1813). Pierre-Jean-Joseph Robert (1827, décédé en 1866). André Gautier (1866, décédé en 1879). Eugène André (1879-1882). Pierre Aubry (à partir de 1882), .....

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LA CHAPELLE-DU-LOU

l'église Sainte-Catherine (XVème siècle-1847). Dédiée à sainte Catherine, l'église de La Chapelle-du-Lou est un édifice gothique des XIVème et XVème siècles qui n'offre rien de bien intéressant. En 1581, le baron de Montauban était regardé comme seigneur supérieur de cette église ; mais les seigneurs du Plessix-Hyette (aujourd'hui Plessix-Botherel) et de Trégomain firent un accord le 11 octobre relativement aux prééminences et au droit de fondation qu'ils s'y disputaient. En 1586 on constata dans l'église de La Chapelle-du-Lou la disparition d'une ancienne litre détruite « environ cent ou six-vingt ans auparavant, alors que ladite église fut rebastie et allongée ». Mais dans le chanceau on voyait encore le banc du Plessix et quatre pierres tombales portant les écussons de la Douesnelière : un sautoir endentelé, accompagné de quatre billettes, et ceux des sires de la Houssaye, seigneurs du Plessix-Hyette en 1444 et 1513, échiqueté d'argent et d'azur de six traits. A côté se trouvaient le banc et l'enfeu de Trégomain, avec les armoiries de la famille de la Chapelle, d'azur à la fleur de lys d'or, accompagnée de trois coquilles de même. Enfin, il y avait encore à cette époque deux autres enfeus seigneuriaux dans cette église, celui des seigneurs de Moron, placé près l'autel de Notre-Dame, et celui des seigneurs du Domaine (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Plus tard, au XVIIème siècle, les seigneurs du Plessix-Botherel voulurent jouir seuls à La Chapelle-du-Lou des honneurs et prééminences, et contestèrent même le droit de supériorité au prince de Rohan-Guémené, seigneur de Montauban. En 1435, Aliette de Saint-Etienne, femme de Robert Rouxel, seigneur de Moron, fonda une messe tous les vendredis en cette église ; au XVIIIème siècle s'y trouvait aussi fondée une messe du matin chaque dimanche, et à la même époque on y voyait érigée la confrérie du Saint-Sacrement. A la fin du XIXème siècle, on honore tout particulièrement saint Antoine dans l'église de La Chapelle-du-Lou (Pouillé de Rennes). Le linteau du sacraire date du XIV-XVème siècle. On voyait dans le choeur en 1586 quatre pierres tombales aux armes des familles de la Houssaye et de la Douesnelière seigneurs du Plessis-Hyette au XVème et au XVIème siècles, ainsi que l'enfeu des seigneurs de Trégomain, aux armes de la famille de la Chapelle, possesseurs de Trégomain au XVème et au XVIème siècles. L'église primitive renfermait encore les enfeus des seigneurs de Moron et du Domaine. La reconstruction de la nouvelle église est achevée en 1847. On ne trouve, semble-t-il, plus qu'une dalle funéraire datée du XIVème siècle alors qu'on en trouvait quatre en 1586 ; 

la croix (1638), située au lieu-dit Les Sept-Croix ; 

le château du Plessis-Botherel (Plessix-Botherel), encore surnommé à l'origine "Château Hyette", a été reconstruit en partie au XVIIème siècle. Il possède une chapelle privée et une fuie. La chapelle du Plessix-Botherel, dépendant du manoir de ce nom, est mentionnée dans le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) comme chapelle domestique ; elle était fondée de deux messes par semaine en 1784, et René de Botherel, seigneur du Plessix, en nomma alors chapelain Sébastien Le Nouvel en place de Jean Briand, décédé. A cette époque la chapellenie de Bouvet y était desservie et unie à la fondation primitive (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Cette chapelle existe encore à la fin du XIXème siècle dans le bel enclos du Plessix-Botherel (Pouillé de Rennes). Le Plessis-Botherel relevait de la seigneurie de Montauban et avait un droit de haute justice. Propriété successive des familles la Houssaye (en 1444, en 1480 et en 1513), de la Douesnelière (en 1581), Botherel (vers 1600). En 1581, le château appartient à François de la Douesnelière. Plus tard Gillette de la Douesnelière épousa vers 1600 François de Botherel ;

l'ancien manoir de Trégomain. Propriété de la famille de la Chapelle (en 1444), de Guillaume de la Chapelle (en 1480) et de Geneviève de la Chapelle, épouse de Jacques de la Lande, seigneur du Lou (en 1581) ;

la maison (XVIIIème siècle) ; 

A signaler aussi : 

l'enclos protohistorique, situé à Trégomain ; 

l'ancienne chapelle Saint-Julien de Bouvet. Cette chapelle dépendait en 1566 du manoir de Bouvet, appartenant à Christophe de Sesmaisons ; elle était fondée de messes, et ce seigneur présenta le 24 décembre Raoul d'Yroudouer pour la desservir. Charles Treton du Ruau, vicaire général de Saint-Malo, en 1640, et Olivier Gille en 1656, furent également pourvus de ce bénéfice. Mais à la mort du chapelain, M. Le Chapelier, abbé de Boquen, Mgr des Maretz, apprenant que cette chapelle était complètement ruinée, ne pourvut François Ginguené qu'à la condition qu'il desservirait les trois messes dues par la fondation dans l'église paroissiale du Lou (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). A cette époque la chapelle de Bouvet, appelée « chapelle de la Lande-Bouvet », était considérée comme frairienne ; il est probable qu'elle se trouvait entre les deux villages de la Lande et de Bouvet (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de la Tirefour. Propriété de la famille André en 1430 ;

l'ancien Hôtel du Plessis-du-Lou. Propriété de la famille André en 1444 et en 1513 ;

l'ancien manoir de la Haye-Mangard. Propriété de la famille de la Lande, seigneurs du Lou (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Touche. Propriété de la famille de la Houssais, seigneurs du Plessis-Hyette, en 1513 ;

l'ancien manoir du Haut-Moron. Propriété de la famille de la Chapelle, seigneurs de Trégomain, en 1513 ;

l'ancien manoir du Grand-Moron. Propriété de la famille de la Chapelle, seigneurs de Trégomain, en 1513 ;

l'ancien manoir de la Ville-Loisel. Propriété de la famille de la Houssais, seigneurs du Plessis-Hyette, en 1513 ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-DU-LOU

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 13 nobles de la Chapelle-du-Lou :

Guillaume ANDRE du Plessis (50 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;

Yvon BOUILLIE (3 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DE LA CHAPELLE de Tregoumen (140 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DE LA HOUSSAYE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jamet DE LA HOUSSAYE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Eon DE MEEL de le Lou (140 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Alain DE MEEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Olivier DOUESNEL (7 livres de revenu) : défaillant ;

Raoul JARNIGUEN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Marie LE CLERC veuve (20 livres de revenu), remplacé par Colais : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LE ROUX (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Pierre LE TAILLANDIER (5 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan ROUXEL de Mourron (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

© Copyright - Tous droits réservés.