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CARQUEFOU |
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La commune
de Carquefou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARQUEFOU
Carquefou vient du latin "carcafagum", emplacement de hêtres.
Ennius, évêque de Nantes, fait élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse, qui en dépendait, s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.
Sur le territoire de Carquefou se trouvait autrefois une ville romaine nommée Arlèze. Cette ville devait se trouver, semble-t-il, à l'emplacement du village de Saint-André, qui s'appelait aux XVème et XVIème siècles le "Puy-André" et qui était situé non loin de la forêt disparue de Puzarle (Puteo Arlésis), le Puy d'Arlèze. La tradition rapporte qu'en 850 Nominoë, roi de Bretons, après avoir remporté une grande victoire sur les Francs, rejoignit son allié Lambert à Carquefou et lui rendit le comté Nantais. Au Moyen Age, un château-fort (Carcafagum et ensuite Quercufolio) est édifié sur une ancienne motte afin de défendre le village d'Arlèze : il devait se trouver à la place des près situés à l'Ouest du bourg actuel, nommée le Grand-Planay, le Petit-Verger, le pré de la Forge, le pré du Beau-Château. Malheureusement, il n'existe aucun titre venant confirmer cette affirmation : tous les papiers et documents qui pourraient nous renseigner ayant été détruits pendant le pillage et l'incendie de la ville et du château de Carquefou en 1341.
Au XIIème siècle, il est fait mention plusieurs fois de Carquefou. En 1100, Alain Fergent, le duc de Bretagne, donne la forêt de Puzarle (encore nommée Arlèze) à des moines qui la défrichent. Durant la guerre de Cent Ans la paroisse de Carquefou est tour à tour ravagée par les Anglais et les Français. D'après les chroniques de Froissart : "en 1341 Carquefou était une petite ville entourée d'un fossé avec un rempart de gazon. Jean, duc de Normandie, fils du roi de France Philippe VI, avec une armée de dix mille hommes, composée de Gallois, de Génois et d'arbalétriers français et commandée par le roi de Navarre, le duc de Lorraine, le duc d'Athènes et dom Louis d'Espagne vint mettre le siège devant Carquefou". "Cette ville tenait alors pour Jean de Montfort, et les Anglais contre Charles de Blois et les Français. Le duc de Normandie s'en empara sans résistance, c'était cependant une place forte capable d'arrêter une grande armée si elle avait été suffisamment défendue. Les Français y passèrent la nuit, la pillèrent et la brûlèrent en partant le lendemain assiéger Jean de Montfort à Nantes". Pendant longtemps les Anglais restèrent à Carquefou, ils prirent d'assaut le château de Faye appartenant aux de Montauban partisans de Charles de Blois, et ils y établirent un poste qui surveillait la rivière de l'Erdre. Lorsque les Anglais abandonnèrent le château de Paye, ils le brûlèrent et le détruisirent de fond en comble.
Au commencement du XVème siècle, les titres latins et les papiers ecclésiastiques appellent l'église de Carquefou "Ecclesia Sancti Petri de Quercufolio vel Carcafago". En 1430, le duc de Bretagne, Jean V exempta d'impôts les habitants de Carquefou. Le 2 septembre 1431, le chancelier de Malestroit en revenant d'une ambassade auprès de Charles VII tomba près de Carquefou dans un guet-apens préparé par le duc d'Alençon. Pendant les guerres de Religion, la paroisse de Carquefou est tour à tour dévastée par les Catholiques et les Protestants.
Avant la Révolution, la paroisse de Carquefou faisait partie du comté de Nantes et dépendait de la sénéchaussée de Nantes. La paroisse de Carquefou était divisée en trois hautes justices, Peslan ou la châtellenie de Sucé, la Madeleine en Bois et Faye, ayant chacune droit de haute, moyenne et basse justice. Peslan, acquis de la famille de Beauveau par un évêque de Nantes en 1251, se confondit plus tard avec la cour des Régaires de l'évêché et la châtellenie de Sucé (Sucé fut érigé en châtellenie en 1456, suivant un aveu de François Guillet en faveur de Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes). La Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Saint-Martin en Vertou et membre de la célèbre abbaye de Marmoutiers, relevait de l'évêque de Nantes. La châtellenie de Faye relevait des ducs de Bretagne et ensuite du roi sous la sénéchaussée de Nantes. En plus de ces trois grandes juridictions, la chapellenie de Saint-André de la Hullonnière, la Seilleraye et l'Epinay avaient droit de moyenne et basse justice et relevaient de l'évêque de Nantes sous les fiefs de Peslan et de Sucé. La Cour des Régaires de l'évêché de Nantes rendait la justice au nom de l'évêque pour les juridictions de Peslan et de la Madeleine-en-Bois. Cependant les terres de l'Epinay et de la Seilleraye, relevant de Peslan, avaient droit de moyenne et basse justice. Le seigneur de Faye était seigneur haut justicier et son sénéchal exerçait la justice sur la partie Nord-Ouest de Carquefou. Le poteau ou pilier de justice de la Madeleine-en-Bois était situé près de la Cadrannière, à un lieu appelé encore au milieu du XVIIIème siècle "le chêne de la Comtesse". Celui de la juridiction de l'Epinay se trouvait dans le bourg de Carquefou vis-à-vis le cimetière (archives de Loire-Atlantique, G.32).
Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Carquefou : Gilles Perrotin (en 1390) qui est, semble-t-il, le restaurateur de l'église de Carquefou incendiée en 1341, Jean Pertui (en 1400), Geoffroy de Guitres (en 1404) qui est présenté comme recteur de Carquefou par messire Mathieu Louet, chanoine de la cathédrale de Nantes, Guillaume Piquelo (en 1486), Vas Fernandon Olivarez (en 1509) qui est d'origine espagnol et qui rend aveu en 1509 à l'évêque de Nantes, Denis Boudet (en 1515) qui participe à de nombreuses querelles avec les chanoines de la cathédrale de Nantes, à propos des dîmes de Carquefou, Geoffroy Moreau (en 1530), scolastique de Saint-Brieuc, chanoine de Dol et de Nantes, ainsi que le fondateur de la chapellenie de Notre-Dame-la-Blanche située au haut bourg de Carquefou, Silvestre Garreau (de 1539 à 1597), Pierre Rinvalle (en 1597) qui a un procès avec les chanoines de la cathédrale de Nantes au sujet des dîmes de Carquefou, Jacques Mathurin le Saige (en 1600), Thomas Fernandez (en 1602) qui rend aveu de la cure de Carquefou à l'évêque de Nantes le 7 mai 1602, Mathurin Gaultier (en 1612), Jean Desnoyers (en 1646), Monbousin (en 1664), Macé le Serf (en 1680), Philippe Gaultier (en 1686) qui décrit l'église en 1686, Place-de-foire, avec son fronton triangulaire et à l'intérieur le grand tombeau de la famille d'Avaugour, Masceron (en 1701), Jacques Buan (en 1703), Maurice Cailleteau (en 1736) qui fit construire la deuxième église avec l'appui du marquis de Becdelièvre, de Fresneau de La Couronnerie, de Michel Taverne, seigneur de L'Epinay, et de Julie d'Espinoze, châtelaine des Renaudières, Joseph Bongrain (en 1745), Gabriel Héry (de 1775 à 1798), souvent caché à La Renaudière chez Julie d'Espinoze, et à La Vincendière, chez dame Poulain Marie, Julien Nicolas (de 1791 à 1794), Jean Baptiste Lequimener ou Lequimeneur (de 1803 à 1827), Joseph Marie Julien Bigaré (de 1828 à 1840), Julien Clouet (de 1840 à 1842), Michel Bachelier (de 1842 à 1862), J. Le Quilliec (de 1862 à 1886), Louis Maugat (de 1886 à 1901), Ferdinand Robert (en 1902), Le Corvec, Aoustin, .... Noms de quelques prêtres originaires de Carquefou : - Gabriel Herbert (en 1602), seigneur de la Touche, recteur de Sucé, chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche, - Charles Simon de la Chambre (en 1633), seigneur de la Bidaudière, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Nicolas de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, supérieur des Jésuites de Nantes, - Louis de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, jésuite à Nantes, - Georges Rouxeau (en 1639), chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière, - Pierre d'Espinoze (en 1640), des Renaudières, abbé de Rillé, - Claude Gaborit (en 1686), de Prouzeau, - Mathurin Bizeul (en 1686), recteur de Saint-Vincent de Nantes, - Joseph Fresneau de la Couronnerie (en 1734), chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Pierre Coupperie de la Bidaudière (en 1734), vicaire de Carquefou, - Charles Auguste d'Avaugour (en 1747), du Bois d'Avaugour, chanoine de Nantes, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre, - Alexandre Bazille (en 1789), de la Barre de Riou.
Note 2 : liste non exhaustive des maires et agents nationaux de la commune de Carquefou : Joseph Marchis de La Chambre (maire de 1790 au 9 décembre 1792), Mathurin Moreau (maire du 9 décembre 1792 au 7 Pluviôse an II), Noël Marchis (maire du 7 Pluviôse an II au 12 Floréal an IV), Pierre Clouet (agent national du 12 Floréal an IV au 6 Fructidor an IV), Biraud (agent national, an IV), Ganuchaud (agent national, an IV), Joseph Biraud (agent national, an IV), Jean Poupelard (agent national, an V), Léonard (agent national, 28 Brumaire, an VI), Julien Loyen (agent national, 1 Pluviôse, an VI), Pierre Clouet (agent national le 10 Prairial an VI, "il ne jouit pas d'un grand civisme" et refuse le 16 Prairial), Joseph Biraud (agent national, 30 Messidor, an VI), Léonard Marinier (agent national, an VI, au 1er Vendémiaire, an VIII), Jean Thomas Peylet du Bois de Saint-Lys (1er Vendémiaire, an VIII, au 8 janvier 1812), Jean Baptiste de Soussay de La Guichardière (maire du 8 janvier 1812 au 25 octobre 1830), Félix Cossin (maire du 25 octobre 1830 au 18 août 1833), Pierre Ganuchaud (maire du 18 août 1833 au 16 août 1838), Alfred Guimberteau (maire du 18 août 1838 au 9 avril 1948, gendre de Paimparay de La Cadranière), Félix Cossin (maire du 9 avril 1848 au 15 octobre 1848), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 15 octobre 1848 au 9 mai 1852), Jean Loyen (maire du 9 mai 1852 au 30 octobre 1852), Pierre Ganuchaud (maire du 30 octobre 1852 au 25 janvier 1864), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 25 janvier 1864 au 25 octobre 1865), Louis Avrouin-Foulon de l'Epinay (maire du 24 septembre 1865 au 19 mai 1878), Albert Guillaume, marquis de Dion (maire du 19 mai 1878 au 26 mars 1881), N. Hardouin (maire du 25 mars 1881 au 29 avril 1882), Gaspard Albert Boucher d'Argis (maire du 30 avril 1882 au 6 août 1899), André Cassin, baron de Kainlis de Seilleraye (maire à partir de 1899), Arthur Ecomard, Albert de Montbeillard, Aubert, Joseph de Goué (à la Libération), de Montbeillard, M. Fouchard, ...
Note 3 : Peslan aujourd'hui simple village eut au Moyen Age une très grande importance. Le seigneur du lieu avait droit de juridiction haute, moyenne et basse justice et fief lige sur les lieux, châteaux, maisons et métairies de : la chapellenie Saint-André, le Bois d'Avaugour, l'Epinay, la Seilleraye, Maubreuil, l'Angle, le Bois Saint-Lys, la Fillonnière, la Chambre, Graslan, la Rivière, la Filletière, la Houssaie, la Bernarderie, la Gravausière, les Rivières, le Bernier, la Dagonnière, la Gastelière, la Barillère, la Tactière, la Bidaudière, la Beuretière, le Marais, la Salle, la Noë, Clouet, la Guéffraie, la Chénaie, la Guillonnière, les Herses, la Pétorie, le Prouzeau, le Plessix, la Favrière, la Poterie, la Prévotière, Tournière, la Jouardrie, l'Aigle, la Renaudrie, la Minguais, le Souchay, la Bourelière, la Bréchetière. Les premiers seigneurs de Peslan que nous connaissons appartiennent à la maison de Beauveau. En 1251, Guillaume et Mathieu de Beauveau s'étant rendus coupables de violences et de spoliations, Guillaume, évêque de Nantes, confisqua le domaine de Peslan. Il jugea que cette terre appartiendrait désormais à l'Eglise et à l'évêché de Nantes, à charge de payer par l'évêque au sénéchal Régnier de Saint-Lys, agissant pour son fils époux de Marguerite de Beauveau, la somme de 50 livres. Depuis ce temps et jusqu'à la Révolution, la châtellenie de Peslan a toujours appartenu aux évêques de Nantes. En 1790, l'ancien manoir et métairie de Peslan, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, sont confisqués sur Eutrope Charles de la Laurencie, évêque de Nantes, et vendus nationalement le 18 Prairial an IV (1er juin 1796) à la famille Rivet.
Note 4 : dépendaient des Régaires de Nantes : - la châtellenie de Faye en Carquefou avait droit de haute, moyenne et basse justice et régissait la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Elle tenait son poteau ou pilier de justice au lieu-dit "chêne de la Comtesse". Les seigneurs en furent les Montauban, d'Avaugour et Bedelièvre. En relevaient les fermes ou métairies de La Barre, La Couronnerie, La Galopinière, La Jacquelinière, La Touche, Le Château, Le Parc, Le Chêne, La Riaudière, Le Clos, Le Buron, La Filletière. - la châtellenie de Mauves, Peslan et les Marais qui s'étendait en Mauves et Carquefou et consistait en les lieux et maisons de Beaucours et Ruellan. Elle exerçait justice sur les lieux, châteaux et métairies de Longrais, Le Jary, La Bouchetière, La Charée, La Masure, La Fosse-Gareau, Les Haute et Basse Menortières, La Malorière, La Rouanderie, La Chevillardière, Le Plessix, Les Relandières et autres en la paroisse de Mauves. A Carquefou, elle s'étendait sur la chapellenie Saint-André, Le Bois, Maubreuil, L'Angle, La Filletière, Le Marais, La Salle, Le Prouzeau, La Poterie, La Chambre, La Noë, La Chênaie, La Fillonnière, La Prévotière, La Jouardrie, La Renaudière. Les seigneurs en furent les Beauveau, puis directement les évêques de Nantes. A la Révolution, le domaine de Peslan fut vendu comme bien national le 18 prairial an IV au citoyen Rivet. Les juridictions vassales de La Seilleraye, La Touche et Auraix tenaient leurs audiences au Bas Gaubert, paroisse de Thouaré. Celle de l'Epinay et Procé avait ses assises au bourg de Carquefou. Dépendait aussi des Régaires de Nantes le prieuré de La Madeleine-en-Bois à Carquefou qui avait droit de haute, moyenne et basse justice sur les villages et métairies de La Picaudière, La Poterie, La Grignonnais, La Cadrannière, La Haute-Forêt, La Vincendière, Le Housseau.
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PATRIMOINE de CARQUEFOU
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l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1874), édifiée par l'architecte Perrin tout à fait au sommet du bourg de Carquefou. Cette église est construite afin de remplacer celle trop petite, située sur la place Aristide-Briand (en haut du bourg, près de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche, fondation religieuse du temps de la guerre de Cent Ans) qui elle-même avait déjà remplacé une église primitive toute simple qui était un prieuré situé tout près de La Cadrannière. En 1613 (sous le ministère de Mathurin Gaultier), l'église de Carquefou est saccagée et profanée par des soldats : "à cause des troupes de soldats qui sont en la dite paroisse et n'est administré aucun sacrement en la dite église, à cause que les dits soldats y ont fait leur corps de garde et y ont mis leurs chevaux". En 1644, Mgr Gabriel de Beauveau, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou. En 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet, "l'église était bien délabrée, les murailles de la nef étaient en fort mauvais état, la charpente était vermoulue, les vitraux même manquaient". Voici en partie le procès verbal de la visite du vendredi 6 juillet 1686 : "dans l'église de Carquefou, il n'y a point de reliques ni de boîte d'argent pour porter le Saint Viatique aux malades. Les murs, la charpente et la couverture est fort vieille. On n'a point de connaissance du jour de la dédicace de l'église. Le choeur est fort étroit, il y a au moins un tombeau élevé et un banc de la maison d'Avaugour, qui l'occupent presque tout. Les murailles de la nef sont en fort mauvais état ainsi que la charpente. Il manque plusieurs vitres au grand vitrail. Les deux autels de la nef ne sont pas consacrés et ne sont pas moins malpropres que le grand. La sacristie est trop petite, pour s'habiller et se déshabiller, les prêtres sont obligés de monter sur les coffres dans lesquels se trouvent les ornements ou sur les autels. Recteur : Philippe Gaultier; Prêtre vicaire : Jean Desbois; Clercs : Claude Gabory, étudiant à Nantes; Fabriqueurs sortis de charge : Jean Blandin, Jean Laurent; Fabriqueurs en charge : Mathurin Martin, Jean Januret; Témoins synodaux : le sieur Herbert, le sieur de la Chesnaye, Donatien Marzellière, Jean Lelou, Simon Lelou, Jean Coquet, Jean Douet, François Lechat, Jean Deniau, Mathurin Libeau. La paroisse contient 1 000 communiants. Son revenu consiste en la maison presbytèriale, jardin, verger, cinq boisselées de pré et plusieurs vignes, de plus, les dîmes novales et le tiers de toutes les autres, valant 600 livres .....". Cet état de chose dura jusqu'en 1734, date à laquelle messire Maurice Cailleteau, recteur de la paroisse de Saint-Pierre de Carquefou, songea à reconstruire un nouveau sanctuaire (grâce au legs de messire André Harouys, seigneur de la Seilleraye) : c'est celui qui a subsisté jusqu'en 1874. Le 21 juin 1734, la deuxième pierre de l'ancienne église est posée par Marie de Becdelièvre (née le Noblet et veuve de Guillaume Jean Baptiste François de Becdelièbre) et la troisième pierre est posée par Michel Taverne, seigneur de l'Epinay. L'église est bénie par Yves de Beaupoil (vicaire général du diocèse de Nantes) le 4 octobre 1736. Le 23 janvier 1736, le recteur bénit une cloche pesant 588 livres, le parrain est Georges Briand Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et la marraine est Rosalie Boussineau de Maure (épouse de Jacques Léonard de la Rabelais, seigneur du Housseau) : cette cloche est enlevée en 1791 et transportée à la monnaie de Nantes pour y être fondue et servir à faire des canons. Le 23 juin 1738, Yves de Beaupoil vient bénir les deux autels de l'église, l'un est dédié à la Vierge et l'autre à saint Jean. Le 22 août 1754, Mgr de Mauclerc de la Muzanchère, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou, qui compte alors 1100 communiants. Le 30 juillet 1787, le marquis de Becdelièvre est parrain d'une petite cloche de l'église de Carquefou qu'il appelle "Anne-Félicitée". Le 20 juin 1790, le conseil municipal de Carquefou fait enlever de l'église "les bancs de M. de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de M. Linsens, seigneur de l'Epinay. Il fait briser toutes les armoiries ainsi qu'une pierre tombale". Le 15 novembre 1791, une cloche provenant de l'abbaye de Buzay est donnée à la commune de Carquefou pour remplacer l'autre qui était fêlée, une balustrade provenant de l'église Saint-Léonard de Nantes y est également envoyée. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1792, les vitraux sont brisés et les vases sacrés volés. Le 3 décembre 1796, les habitants de Carquefou sont à nouveau autorisés à jouir de leur église, en se conformant toutefois aux lois alors en vigueur. Le 8 février 1802 a lieu la restauration du culte catholique à Carquefou, suivant le Concordat passé le 15 juillet 1801 entre le Pape Pie VII et le premier consul Napoléon Bonaparte. En 1820, le conseil municipal vote l'agrandissement de l'église (projet resté sans réponse de la part de la préfecture). La première pierre de la nouvelle église est posée et bénite le 8 décembre 1869 par M. Bigarré, ancien curé de Carquefou et curé du Croisic. Elle est construite d'après les plans de M. Perrin, auquel succèdent les frères Le Diberder. Les travaux de construction sont interrompus pendant la guerre de 1870-1871 et reprennent en 1872. L'église actuelle est bénie le 19 avril 1874 par Mgr Félix Fournier, évêque de Nantes. En 1890, la table de communion en fer forgé et dorée est donnée par Mlle Clémence de Soussay de la Guichardière. En 1891, le marquis de Dion donne l'autel de la Sainte-Vierge, dû au sculpteur nantais M. Vallet. En 1894, le curé fait un emprunt au Crédit Lyonnais afin d'achever l'église et de construire le clocher : les travaux commencent en mai 1895 et sont terminés à la fin de l'année 1896. La rosace du clocher est donnée en 1896 par Pierre Guillet de Tournière, l'horloge provenant des ateliers Pellerin, de Tiffauges, est due à la générosité de M. Fonteneau, boucher à Carquefou. Le 18 mai 1897, Mgr Pierre Emile Rouard, évêque de Nantes, vient faire la bénédiction solennelle des cloches : elles sont alors au nombre de trois et ont pour parrains et marraines : la première, le baron de Kainlis et la comtesse de Solages, la seconde, M. et Mme Hardouin, et la troisième, M. Maugat et Mme Clouet, née Pageau. Au mois de février 1900, les deux clochetons de l'église sont renversés par la violence d'une tempête, mais il sont relevés au mois d'août 1904. Les vitraux comportent de nombreuses armoiries dont celles des seigneurs de Maubreuil, de La Seilleraye, de L'Epinay, de La Couronnerie, .... Le baptistère en marbre blanc est aux armes des Avrouin-Foulon. Le tableau "Prédication de Saint-Paul", œuvre de Serendat de Belzim, date de 1897-1900. Dans le choeur, les peintures relatives à la vie de saint Pierre et saint Paul sont l'oeuvre de l'artiste Beuzit. La Crucifixion, œuvre du peintre Serendat de Belzim, date de 1897-1900. La statue Notre-Dame la Blanche, en bois polychrome, date du XIV-XVème siècle : elle a été retrouvée en 1959 dans l'enfeu d'une chapelle sise près de l'ancienne église (la chapelle et la maison en dépendant furent acquise par les Peylet, et plus tard, les Loyens alliés aux Pageau et Balezy) et a été restaurée avant de revenir en 1960 reprendre sa place dans l'église. La statue de la Vierge Bourguignonne date du XVIIème siècle et provient de la chapelle des Avaugour, dite de Roualan (ou Rouellan), sise au bord du Gaubert, ruisseau qui sépare Carquefou de Mauves ; | |
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la croix de chemin (XIXème siècle), située autrefois dans l'ancien cimetière, non loin de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche ; | |
le château de la Seilleraye ou Sailleraie (1671), édifié par l'architecte Delahaye sur les plans dressés, dit-on, par Mansard (célèbre architecte de Louis XIV) pour Guillaume Harouys (ou Harrouys), trésorier général de Bretagne, conseiller du roi et maire de Nantes. Il s'agit du petit-fils du premier Guillaume Harouys, élu maire de Nantes en 1571 et qui empêcha tout excès lors de la Saint-Barthélemy. L'ancien manoir devait se nommer primitivement Kerarigo du nom de ses premiers seigneurs, car dans quelques vieux titres on le trouve quelquefois écrit Kerarigo-Seilleraie (ex. dans le compte et rolle rentier de l'évêché de Nantes dressé par Perrot Vivien en 1459). Le seigneur de la Seilleraye avait droit de juridiction, moyenne et basse justice et relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachat et dix sols de rente chaque année". Jehan de Kerarigo paraît en 1380 comme seigneur de la Seilleraye. On trouve ensuite André de Kérarigo, fils de Jehan, qui paraît à Carquefou comme seigneur de la Seilleraye dans l'acte de la réformation de la noblesse de Bretagne, en 1429. Il a comme fille Blanche de Kerarigo qui épouse Macé du Breil. Ils paraissent tous deux comme seigneurs de la Seilleraye en 1429. La Seilleraye passe ensuite entre les mains de la famille du Houx. Jean du Houx, seigneur de la Seilleraye, Bodel et Liarigou, fait faire, entre 1447 et 1454, le dénombrement des vassaux qui relèvent de son fief de la Seilleraye. En 1456, il en rend aveu à l'évêque de Nantes (Archives de Loire-Atlantique, G.32). Il est chambellan et conseiller du duc Pierre II de Bretagne en 1456. Il est l'époux de Jeanne de Callac dont il a un fils Gilles et une fille Jeanne. Gilles du Houx, seigneur de la Seilleraye, le Rouet, rend aveu en 1477 pour certains droits qu'il possèdent sur les navires chargés de vin et de sel, entrant dans le port de Nantes. Jeanne du Houx, dame de la Seilleraye, épouse Robert de Beaucé (ou de Beauxé), une des trente lances du sire de Derval et chambellan du duc de Bretagne en 1466. La Seilleraye passe ensuite par achat à la famille Brécel. Christophe Brécel, seigneur de Clermont-sur-Loire et époux de Catherine du Chaffault (depuis le 23 mai 1520), fille de Jean et de Anne de Saint-Marzault, devient par achat seigneur de la Seilleraye (il est docteur en droit en 1517, sénéchal de Nantes et maître des requêtes de la maison de la Reine en 1524 et meurt en 1547). Christophe Brécel a plusieurs enfants : - Louise, mariée en premières noces à François Gabart (seigneur de la Maillardière), veuf de Jeanne Girard, et en secondes noces, à Pierre de la Chapelle de la Roche-Giffart (seigneur du Breil), - Renée, - Françoise, mariée à Louis de Ténouët, - Catherine, mariée à Jean Chenu (seigneur de Landormière), - Anne, mariée à Jean de Montchaud (seigneur de Souché), - Charles, - Guyonne, mariée à Jean du Boullay (seigneur de la Sénéchallerie). En 1538 ou 1539, Christophe Brécel vend la Seilleraye à Guillaume de Harouys. Il s'agit du fils d'Olivier Harouys (trésorier général de Bretagne) et de Guillemette de Franchepierre. En 1560 et en 1583, Guillaume de Harouys rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes. Il est secrétaire de la chancellerie en 1529, receveur en 1531, greffier en 1534 et élu maire de Nantes le 28 décembre 1571. Guillaume de Harouys meurt en 1586, laissant de son mariage avec Anne Dupin, qu'il avait épousé en 1546 : - Charles qui hérite de la Seilleraye, - Marie, épouse de Louis Braillon (seigneur de la Sivonnière), - Anne, mariée en premières noces à N. d'Argentré (conseiller au Parlement de Bretagne), et en deuxièmes noces, à César Moreau (seigneur de Vaux). Charles de Harouys, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, le Pin, la Roche, les Cléons est docteur en droit, secrétaire du Roi et greffier de la chancellerie de Bretagne, sénéchal et président au siège présidial de Nantes, conseiller au Parlement de Bretagne. Le 13 avril 1601, il partage les biens de ses parents et rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes, le 15 juin 1602. Le 28 décembre 1587 et le 26 avril 1598, l'assemblée de la ville de Nantes l'élit comme maire. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers en 1547. Charles de Harouys décède en octobre 1612, laissant comme enfants : - Louis, l'héritier de la Seilleraye, - Jean, seigneur de l'Epinay, - Charles, prêtre, - Marie, - Françoise, née le 30 octobre 1586 et mariée en 1616 à Pierre Bernard (seigneur de la Turmelière), maire de Nantes de 1615 à 1617 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Louis de Harouys, naît à Nantes à l'hôtel Harouys (situé derrière la place des Jacobins) et il est baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 19 octobre 1583. Il est président au présidial de Nantes, premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne, conseiller d'Etat et intendant de justice. Le 10 juillet 1623, il est élu maire de Nantes et continué par lettres du Roi le 8 juin 1642. Il meurt à Nantes, le 15 mars 1656 et il est enterré dans la chapelle des Récollets. Louis de Harouys épouse à Angers le 12 juillet 1613 demoiselle Françoise de Bautru dont il a : - Guillaume, l'héritier de la Seilleraye, - Nicolas, supérieur de la maison des Jésuites de Nantes, - Louis, jésuite à Nantes, - Charlotte, supérieure de la communauté Sainte-Elisabeth de Nantes, - Gabrielle, mariée en 1633 à Charles de Péréfixe (seigneur de Beaumont), lieutenant du Roi au gouvernement de Nantes, - Louise, mariée en 1647 à Jean Baptiste de Becdelièvre (seigneur de la Busnelaye) et dont le fils Jean-Baptiste hérite de la terre de la Seilleraye. Guillaume de Harouys, seigneur de la Sailleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller du Roi, conseiller au Parlement de Rouen en 1641, conseiller d'Etat en 1645, et trésorier général de Bretagne en 1651. Il reçoit plusieurs fois à la Seilleraye Madame de Sévigné. C'est Guillaume Harouys qui, en 1671, fait construire La Seilleraye sur les plans de Mansard et de Le Nôtre. Le parc est dessiné sur les plans de Berthauld. Guillaume décède le 15 novembre 1699 à la Bastille, où il avait été enfermé en 1688 pour avoir dilapidé les fonds des Etats de Bretagne dont il était trésorier. De son mariage avec Marie Madeleine de Coulanges, il a : - l'André, héritier de la Seilleraye, - Marie Madeleine, décédée à huit jours et inhumée avec sa mère à Paris. André de Harouys, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller au Parlement de Rouen en 1684, conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaire de son hôtel en 1694, intendant pour le Roi en Franche-Comté en 1700 et en Champagne en 1702. Il épouse en 1688 Marie Anne de Richebourg dont il n'a pas d'enfant. André de Harouys meurt sans postérité à Paris le 27 mai 1731, et ses biens reviennent alors à ses héritiers qui étaient : Jean Baptiste de Becdelièvre, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo (comte de Crénolo), Charles du Breil (marquis de Rayz), .... Les Harouys ont joué un grand rôle dans l'histoire locale, leurs bustes et portraits ainsi que leurs armoiries triomphent encore à la mairie de Nantes. La Seilleraye passe ensuite par mariage à la famille Becdelièvre, suite au mariage en 1647 de Jean Baptiste de Becdelièvre avec Louise d'Harouys, soeur de Guillaume d'Harouys (cousin germain de madame de Sévigné, par les de Coulanges). Jean Baptiste François de Becdelièvre, seigneur de la Busnelaye, Tranber et de la Seilleraye, est conseiller au Parlement de Bretagne et Premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. La terre de la Seilleraye comprend alors les métairies de Gaubert, de Chassaire, la Chaise, la Sionnière, Proujean, la Pêterie, la chapelle d'Auray, l'île d'Harouys et le moulin de la Seilleraye. La marquise de Sévigné a séjourné dans le château (elle descendait alors au port de Mauves). Jean Baptiste de Becdelièvre épouse demoiselle Renée de Sesmaisons, fille de René de Sesmaisons (seigneur de Tréanber) et de Françoise Juchault. Ils ont comme enfants : - Guillaume Jean Baptiste François qui hérite de la Seilleraye, - Hilarion Marie, conseiller au Parlement de Bretagne. Guillaume Jean Baptiste François, premier marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, la Rivière, la Busnelaye, Tréanber, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne le 11 février 1709, président le 12 juin 1713 et premier président le 31 décembre 1716. C'est en récompense de ses services que le Roi érige en 1717 la terre de Tréanber en marquisat, sous le nom de Becdelièvre. Il épouse demoiselle Marie le Noblet. Ils ont un fils, Hilarion Marie François, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, qui est nommé le 31 décembre 1733 premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Par transaction en date du 26 août 1735, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo comte de Crénole et le marquis du Breil de Rayz abandonnent au marquis de Becdelièvre, tous les droits qu'ils ont sur la Seilleraye et l'Epinay. Hilarion épouse en premières noces demoiselle Louise Pélargie Baude du Val, décédée à Rennes le 7 mai 1738, et en deuxièmes noces, Marie Anne d'Anviray de Machonville dont il a : - Perrine, mariée le 5 mars 1765 à Julien de Rosily (marquis de Rosily), - Hilarion Anne François Philippe, marquis de Becdelièvre. Ce dernier, seigneur de la Seilleraye, Mauves, Faye, Peslan, le Bois d'Avaugour, est conseiller du Roi, maître des Comptes et premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Le 2 mai 1769, il achète Faye et le Bois d'Avaugour (il achète les terres d'Avaugour pour la somme de 250 000 livres, avec charge d'habiller, chaque an, 12 pauvres, dans chacune des paroisses de Carquefou, Thouaré et Mauves) au marquis de Juigné, légataire universel du marquis et du comte d'Avaugour. Il épouse demoiselle Marie Louise Emilie Victoire de Coutances qui pose à Nantes, le 30 septembre 1763, la première pierre du palais de la Chambre des Compte de Bretagne. De leur mariage naissent : - Anne Christophe qui hérite de la Seilleraye, - Louis Marie Christophe, - Hilarion Anne Louis, mort le 22 septembre 1775 et enterré sous le banc d'Avaugour, - Emilie Josèphe, mariée en 1809 à Philippe Le Clerc de Vezins, - Marie Madeleine Julienne, mariée à Victor de Ghaisnes, comte de Bourmont. Anne Christophe, marquis de Becdelièvre (seigneur de la Seilleraye, Faye, le Bois d'Avaugour, etc ...) émigre en 1791 et sert l'armée de Condé, puis il rentre en France en 1793 pour combattre dans les armées royales de l'Ouest. Il prend part au combat de Mauves le 11 mars 1793 et devient en 1795 major général de l'armée du Vicomte de Scépeaux sur la rive droite de la Loire. Après son décès au champ de bataille d'Oudon en juillet 1795, Louis Marie Christophe (1778-1855), son frère, devient marquis de Becdelièvre et propriétaire de la Seilleraye. Il hérite, en faite, avec son beau-frère, le comte de Bourmont, des seigneuries de la Seilleraye, d'Avaugour, Mauves et Thouaré. Louis Marie Christophe épouse en 1805 demoiselle Emilie Caroline Calixte de Larlan-Rochefort, dont il a : - Hilarion Marie François Albéric, comte de Becdelièvre, né le 16 février 1815, décédé sans alliance à Nantes en 1849, - Aliénor, l'héritier de la Seilleraye, - Emilie Caroline Alix, née à la Seilleraye le 4 juin 1810, décédée le 19 juillet 1860, mariée au comte de Courtavel de Rouzat, dont est née une fille mariée au baron Gaston de Montesquieu. A sa mort, en 1855, Louis Christophe de Becdelièvre se fait enterrer dans la chapelle de la Seilleraye. Sa fille, la comtesse de Larlan, décède en 1861. Aliénor Louise Calixte de Becdelièvre (1808-1893) épouse à Carquefou, le 4 août 1828, Claude René César, comte de Courtavel de Pezé, pair de France, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, chevalier des Ordres militaires de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem. Ils ont comme enfants : - Aliénor, mariée au comte Rodolphe de Montaynard, - Alix, l'héritier de la Seilleraye, - Ludovic, marquis de Courtavel, marié à Yolande des Isnards. Alix de Courtavel, propriétaire de la Seilleraye, épouse Gabriel, comte de Solages, dont sont nés : - Marie, mariée au baron de Bernis (dont sont issus les enfants : Arhaud, Alix comtesse Fresson, Gabriel, Ludovic, Alexis), - Ludovic, marquis de Solages, marié en premières noces à Marie Reille (dont sont issus les enfants : Thibaud, Gabrielle, Raymond) et en deuxièmes noces à Marguerite de Comminges de Guitaut (dont sont issus les enfants : Alix, Armand, Alain, Jeanne, Béatrix), - Joseph, mort jeune, - Gabrielle Elisabeth (1874-1924), mariée à André Cassin baron de Kainlis, ancien officier de cavalerie et ancien maire de Carquefou (dont sont issus les enfants : Henry en 1893, Gaëtan né à la Seilleraye en 1894, Yvonne et René). En 1914, le baron de Kainlis reprend du service comme capitaine et ses deux fils, Gaëtan et Henry tombent glorieusement en 1915, victimes de la Grande Guerre. D'importantes réfections ont lieu au château sous la Restauration, de 1815 à 1830. En 1794, les soldats bleus trouvent, sous le grand escalier, un trésor de 800 000 livres en or, caché sous la statue de saint Alexis, par les Harouys, dont les armes étaient gravées sur la casette. L'obélisque date de 1794. La charmille date de 1671. Le château est transformé en hôpital en 1943. La Seilleraye est aujourd'hui une Maison de repos qui dépend des Hôpitaux de Nantes. Nombreuses sont les armoiries gravées sur les murs, qui rappellent les alliances familiales. La chapelle, avec une vaste résurrection au plafond, garde des médaillons, des inscriptions au-dessus des enfeus ; |
Note ; inventaire des salles de La Seilleraye, publié par M. Joseph Goué (vers 1945). En tout l'inventaire compte plus de 600 tableaux et gravures. Nous ne donnons ici que l'essentiel : - Vestibule : plafond peint par des peintres italiens du début du XVIIIème siècle. Tapisseries d'Aubusson : le triomphe d'Alexandre, les Sabines arrêtant le combat, ... Fontaine en pierre qui occupe la place de la statue de saint Alexis sous laquelle les soldats de la Révolution trouvèrent un trésor de 800 000 livres. - Grand salon : boiseries Louis XV, tableaux sur le côté du vestibule : la nièce du cardinal Fleury (par Nattier), la marquise de Becdelièvre, née de Coutances (par Mme Vigée-Lebrun), Louise d'Harouys, épouse d'un Becdelièvre, et J.B. de Becdelièvre (par Mignard). Sur le côté du parc, la maréchale d'Ancre (par Van Dyck), Guillaume Harouys et Louis de Becdelièvre (par Largillière). - Petit salon : boiseries et dessus de porte de style Régence, avec tableaux représentant la comtesse d'Avaugour, la duchesse de Bourgogne, la marquise de Sévigné en diane chasseresse (par Mignard). - Salle à manger : tapisseries des Flandres, représentant différents pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique. Tableaux : Louis XV enfant (par Mignard), la marquise de Becdelièvre, née Le Nobletz (par Tournière), des Fleurs (par Vaubec). - Grande chambre du rez-de-chaussée : lit et mobilier Louis XIV. Tableaux : la marquise de Franqueville et ses filles (par François de Troy), jeune fille et l'Amour (par Boucher), la duchesse de Lavallière (par Vouet). - Billard : tapisseries avec scènes antiques. Tableaux : Suzanne et les vieillards, le comte d'Avaugour. - Chambre du maréchal de Bourmont : conquérant d'Alger. Bronzes (Rousseau et d'Alembert). Tableaux : l'amiral de Kerguelen, Alberic de Becdelièvre (par Allais), Calixte de Larlan, Aliénore de Becdelièvre, marquise de Courtavel. - Petit salon de musiques : tapisseries. Tableaux signés Van Loo, David, Hubert-Robert, Lebrun. - Chapelle : autel et rétable Louis XIV. A droite, saint Hilarion, patron des Becdelièvre, et à gauche, sainte Marie-Magdeleine. Au plafond, la résurrection, début du XVIIIème siècle. Cette partie est heureusement conservée (les Annales de Nantes - 1966).
Voir
la famille HAROUYS.
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le château de l'Epinay ou Lespinay (1650), édifié pour Guillaume Harouys (ou Harrouys) par l'architecte François Mansart à l'emplacement de l'ancien manoir du Bernier. Il était encore appelé le nouvel Epinay, dans un aveu de 1740. L'ancien château était situé près du bourg, à l'endroit nommé aujourd'hui le Vieil-Epinay. Le 15 juin 1602, Charles de Harouys fait aveu : "de la maison du Vieil-Epinay, où se trouvait l'ancien château, assise au haut du bourg de Carquefou, ruinée et en partie brûlée par l'incendie, troubles et séditions et la tenue qui en dépend nommée le pressoir Maillard" (archives de Loire-Atlantique G. 32). L'ancien château de l'Epinay est sans doute incendié et ruiné par les troupes de Mercoeur en 1589, pendant l'emprisonnement de Charles de Harouys. L'Epinay relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit de juridiction moyenne et basse justice, droit de fuie, chapelle, garenne et colombier, banc armorié de ses armes et prééminences dans l'église de Carquefou. Sa juridiction s'étendait sur la plus grande partie du bourg de Carquefou, et il avait devant le cimetière un cept armorié de ses armes et un poteau et collier de justice. Perroné de Carné paraît en 1390 comme seigneur de l'Epinay. Cette terre passe ensuite aux de Saro. Perronnay de Saro paraît comme seigneur de l'Epinay dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Sa fille Jeanne de Saro, dame de l'Epinay, apporte cette terre à Jean des Savonnières, qu'elle épouse vers 1450. En 1457, Jean des Savonnières sert par quartiers le duc de Bretagne. L'Epinay passe ensuite par achat aux Chauvin. Jean Chauvin, seigneur de l'Epinay, l'Eperonnière, est le fils de Jean Chauvin et de Argaïc de Piédoue (alias Agathe Piédru). Son frère est le célèbre Guillaume Chauvin, chancelier de Bretagne, seigneur de la Muce et du Pont-Hus, marié à Perrine du Bois-Couppegorge. Jean Chauvin épouse demoiselle Jeanne du Taile (alias du Teil) dont il a un fils, Guillaume Chauvin. Guillaume Chauvin (seigneur de l'Epinay, la Préverie, Saint-Thomas) épouse demoiselle Jeanne Lespervier, dame de Saint-Thomas et fille de Robert Lespervier, chambellan du du, sénéchal de Nantes. Ils ont plusieurs enfants : - Aubine qui hérite de l'Epinay, - Claude, dame de l'Eperonnière, épouse de Bertrand Glé, - Marguerite, dame de Saint-Thomas qui vend cette terre le 20 décembre 1566 à Jean de Bailleul, seigneur des Yonnières. Aubine Chauvin, dame de l'Epinay, Saint-Thomas, Saint-Etienne, épouse Julien de la Touche (seigneur du Chastelier). Ce dernier rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes, le 6 novembre 1559, sa femme Aubine étant veuve rend aussi aveu le 16 mai 1579. Ils meurent sans postérité et la terre de l'Epinay revient à leurs héritiers, les sieurs du Plessis-Brossard, du Taile et du Bois-Terrissaye. Ces derniers vendent l'Epinay à Charles de Harouys en 1586. Charles de Harouys, seigneur de la Rivière, la Seilleraye, devient par achat seigneur de l'Epinay. C'est en 1589, pendant son emprisonnement, que le château de l'Epinay est brûlé et saccagé par les troupes du duc de Mercoeur. Le 15 juin 1602, il rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes. L'Epinay devient alors le domaine des cadets de La Seilleraye et une halte pour la famille Harouys. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers en 1547. Ils ont deux enfants : - Louis, qui devient seigneur de la Seilleraye, - Jean, qui devient seigneur de l'Epinay. Jean de Harouys, seigneur de l'Epinay, est né à Nantes et baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 28 mars 1588. Il est nommé procureur des Etats de Bretagne en 1616, conseiller du Roi et Président au siège présidial de Nantes en 1620, maire de Nantes de 1625 à 1627. Il épouse demoiselle Charlotte Goddles, dont il n'aura pas d'enfant. Ses biens reviennent alors à son neveu Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraye. Hilarion Marie Françoise, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de l'Epinay, vend la terre et la seigneurie de l'Epinay à Michel Taverne, négociant à Nantes, le 8 juin 1733. Michel Taverne rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes, le 8 mai 1740. Il épouse demoiselle Claire van den Bosche, dont il a plusieurs enfants : - Anne, l'héritière de l'Epinay, - Louis, - Joseph, - Prudence, - Philippe. Anne Taverne, dame de l'Epinay, épouse dans l'église de Carquefou, le 11 juin 1749, Martin Linsens, fils de Charles Linsens et de François Gallot. Martin Linsens meurt au château de l'Epinay le 10 juillet 1756, laissant un fils, André-Martin. André Martin Linsens, seigneur de l'Epinay et Procé, épouse demoiselle Michelle Thérèse Bonamy et meurt à Carquefou, au château de l'Epinay, le 8 janvier 1804, laissant, un fils André-Julien. André-Julien est garde d'honneur de Napoléon Ier, lors de sa visite à Nantes en 1808. De son mariage avec demoiselle Bertrand-Geslin, il a comme enfants : - Emma, l'héritière de l'Epinay, - Nélie, mariée à Louis Avrouin-Foulon, - Aline, non mariée, - Eudoxie, mariée à Edmond Doré-Graslin. Emma Linsens de l'Epinay, dame de l'Epinay, épouse Gaspard Albert Boucher d'Argis, vicomte de Guillerville, fils de Gaspard Boucher d'Argis et de Adèle Brémontier. M. d'Argis est maire de Carquefou pendant de longues années. Il meurt au château de l'Epinay le 6 août 1899. De son mariage sont nées : - Charlotte, l'héritière de l'Epinay, - Julie, mariée au Vicomte de Forestier, - Adèle, décédée en 1909, - Claire, mariée à René Mathieu de Vienne. Charlotte Boucher d'Argis de Guillerville épouse Guéneau de Montbeillard et de leur mariage naissent : Albert, Roger, Jean, Cécile et Isaure. Le porche date de 1650. Le château fut habité par Magdeleine de Coulogne, qui légua ses biens à François de Becdelièvre, époux de Renée de Sesmaisons. Les successeurs sont les planteurs et armateurs, les Linsens de L'Epinay. Les Linsens s'allièrent avec leurs voisins les Bertrand-Geslin, propriétaires de La Couronnerie, sur les bords de l'Erdre ; | |
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le château de Maubreuil (vers 1815), édifié par la famille Cossin à l'emplacement d'un ancien château incendié durant la Révolution. De l'ancien château, il ne subsiste qu'un pigeonnier datant du XVIIème siècle ainsi qu'une chapelle privée du XVIIème siècle. Le pavillon de chasse date du XVIIème siècle. Avant la Révolution, Maubreuil s'écrivait Maubreil. La tradition rapporte qu'au Moyen Age "le seigneur de Maubreil et celui de Clermont-sur-Loire étaient en guerre continuelle, le seigneur de Clermont, ayant été vaincu, devait présenter tous les ans au seigneur de Maubreil, en signe de soumission, un roitelet porté sur un char attelé de huit boeufs". Le seigneur de Maubreil relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy hommage et rachapt" et avait droit de chapelle, fuie, garenne et colombier. Dans les aveux rendus par les seigneurs de Maubreil aux évêques de Nantes, nous voyons que : "les seigneurs de Maubreil ont droit d'armes et d'écussons dans l'église paroissiale de Carquefou, dans une vitre du choeur du côté de l'Epitre, et du même côté dans le dit choeur ils ont droit de sépulture sous la pierre tombale y étant, près le banc qui appartient à la dite maison de Maubreil, dont les seigneurs de Maubreil sont en possession d'avoir droit d'écusson sur la porte du chapiteau de la dite église en dehors et gravé en pierre. De plus avoir du même côté pareil écusson dans la vitre étant au bas de l'église près le jubé, même au dit jubé pareil écusson en relief gravé sur le bois du dit jubé". Guillaume de Couppegorge paraît comme seigneur de Maubreuil en 1398. Il avait comme frère Laurent de Couppegorge, connétable du Touffou en 1386. Jean de Couppegorge, fils de Guillaume et seigneur de Maubreuil, le Maupas, la Couronnerie, le Bernier, est prévôt de la ville de Nantes en 1414 et a plusieurs enfants : - Jean, l'héritier de Maubreuil, - Perrine, mariée vers 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur du Pont-Hus et chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, mariée à Macé de Cadaran, seigneur de Plessix-Tison. Jean de Couppegorge donne en dot à sa fille Géoffrienne la terre et seigneurie du Maupas (alias Cadrannière) moyennant une rente annuelle de 50 sous monnaie due au seigneur de Maubreuil. Jean de Couppegorge, fils du précédent et seigneur de Maubreuil et de Bernier, est député en 1471 à Rome pour rendre témoignage contre l'évêque de Nantes. Il a comme enfants : - Alain, l'héritier de Maubreuil, - Nicolas, seigneur du Bernier. Alain de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Poterie, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes le 23 mars 1516. Il épouse demoiselle Douault et de leur mariage naissent Jacques, qui rend aveu de Maubreuil en 1540, et François de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Poterie. Le 5 janvier 1540, François de Couppegorge rend aveu de la Poterie à l'évêque de Nantes et le 15 novembre 1544, il rend aveu de Maubreuil. Il épouse demoiselle Françoise Ménardeau, fille de François (seigneur de la Noue et du Housseau) et de Marie Arnaud. Le 15 juin 1542, il rend aveu pour certains droits qu'il avait sur la rivière de la Loire. De leur ménage naissent : - Bertrand, l'héritier de Maubreuil, - Alain, - Jacques, qui rend aveu avec son père le 15 juin 1542, - Jeanne, mariée à Julien de Ros, seigneur de la Haie de Ros. Bertrand de Couppegorge, seigneur de Maubreuil, la Salle, la Poterie, épouse demoiselle Renée le Texier, fille de René le Texier (seigneur de la Bodardière) et de Jeanne de Goyon. Devenue veuve, Renée le Texier se remarie le 27 novembre 1566 dans l'église de Carquefou à Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, veuf en premières noces de Marguerite Brossard et fils de François Ménardeau (seigneur de la Noue) et de Marie Arnaud. De leur mariage, naît Marguerite de Couppegorge, dame de Maubreuil, qui épouse le 9 novembre 1575 Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonière et fils d'Artus (seigneur de la Hullonnière) et de Marguerite de Brossard. De leur mariage, naissent Jacques, seigneur de la Plesse et de Maubreuil, baptisé le 19 mai 1577, décédé sans postérité après 1628, et Noël Ménardeau. Noël Ménardeau, seigneur de Maubreuil, la Hullonnière, la Salle, la Plesse, est baptisé le 15 juin 1578 et épouse le 13 décembre 1628, Jeanne Loriot, fille de Michel Loriot (seigneur de la Noë) et de Renée Drouet. Il fait son testament le 4 septembre 1649 et meurt la même année. Sa veuve meurt à Nantes le 26 décembre 1684. De leur mariage naissent les enfants suivants : - Michel, l'héritier de Maubreuil, - François, seigneur de la Hullonnière et décédé sans postérité, - Marguerite, née en 1631, décédée jeune, - Isabelle, mariée le 13 mars 1656 à Charles de Scépeaux (seigneur de la Roche), puis à N. Le Bel (seigneur du Châtelier) et enfin à Jacques de Lantivi (seigneur de la Chartenaïe). Michel Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de La Gillière, est baptisé dans l'église Saint-Laurent de Nantes le 14 novembre 1629 et meurt à Nantes le 1er février 1685. Le 18 juillet 1670 et le 17 mai 1680, il rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes. Le 25 décembre 1671, il fonde une chapellenie à Maubreuil sous le patronage de Sainte-Anne. Il épouse, le 27 juillet 1657, Anne Belon, fille de Michel et de Anne Olivier, dont il a : - Jean, l'héritier de Maubreuil, - Michel, seigneur de la Gillière, abbé de Saint-Christophe, décédé à Venise, le 12 février 1702, - Anne Françoise, capitaine au régiment du Dauphin en 1697, - Catherine, mariée à Bernard de Lantivi, - Anne-Marie, religieuse. Jean Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, est baptisé le 22 mai 1662 et partage les biens de ses parents avec ses frères et soeurs, le 13 janvier 1677. Il épouse, le 25 janvier 1693, Jacquette la Haste, fille de Jean (seigneur de la Combaudière) et de Jacquette des Champ-Neufs. Jacquette Ménardeau est veuve et tutrice de ses enfants le 7 mars 1712, dont : - Jean François, l'héritier de Maubreuil, - Jacques-Arthur, seigneur de la Combaudière, - Marie-Rosalie, mariée à Charlemagne de Cornulier (seigneur de la Caraterie), - Marie Jacquette. Jean François Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes, le 9 août 1744. Il épouse, le 24 novembre 1731, Bonne-Claire Proust du Port-Lavigne, veuve de Pierre Caillebeau (seigneur de la Chasseloire) et fille de Julien Proust (seigneur du Port-Lavigne) et de Marie le Tourneux de l'Eperonnière. Leur fils Bonaventure Armand de Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, est capitaine de dragons et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes, le 12 janvier 1750. Il épouse à Orvault, le 1er mai 1764, Charlotte Michelle de Bourigaud du Pé d'Orvault, fille d'Armand du Bourigaud du Pé, marquis d'Orvault, et de Charlotte Boscal de Réals de Mornac (fille de César Boscal de Réals, comte de Mornac, et de Marie Perrine de Saligné de la Lardière, marquise de la Chaize-le-Vicomte). De leur mariage, naissent : - Bonne Félicité, héritière de Maubreuil, - Bonaventure-Armand, né au château de Maubreuil le 24 août 1767. Bonne Félicité de Ménardeau de Maubreuil, dame de Maubreuil, épouse dans l'église de Carquefou, le 16 juillet 1782, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard, seigneur de Beauregard (fils de Charles Guerry, seigneur de Beauregard, l'Huillière, les Gâts, et de Osmane du Chaffault). Mme Guerry de Beauregard décède au château des Gâts, paroisse de Dompierre-sur-Yon, et laisse un fils, Jacques Marie Armand. Devenu veuf, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard se remarie, en 1789, à Constance Henriette Louise du Vergier de la Rochejacquelin (soeur de Henri, de Louis et d'Auguste de la Rochejacquelin et de mesdames de Beaucorps et de Rieux-Soigny). Il est tué en 1815 au combat d'Aizenay. De son union avec demoiselle de la Rochejacquelin, il a plusieurs enfants : - Auguste, qui prend le titre de marquis de Guerry, - Tancrède, père du comte de Guerry de Beauregard, de Vendée, - Jules, mort en 1847, - Constance, mariée au comte de Chabot, du Parc-Soubize, - Adèle, mariée à M. de Tinguy, - Sophie, mariée à M. de la Rochebrochard. Jacques Marie Armand Guerry de Beauregard, dit le comte de Maubreuil et marquis d'Orvault (1783-1866), mène une vie toute au moins originale. Ami des plaisirs, des grandes réunions mondaines, il se plait à réunir, sous le Consulat, toute une jeunesse impérialiste : Vilmain, Halgon, Cossin, Trébillard du Verger, Grassal, Jérôme Bonaparte, tous officiers de marine. Maubreuil épouse en novembre 1866, dans le Luxembourg, étant âgé de 83 ans, Catherine Schumacher, qui se fait appeler Mme de la Bruyère. Il meurt à Paris, à l'hôtel de Bordeaux, rue Capron, près de la butte Montmartre, le 17 juin 1869. Sa veuve, Catherine Schumacher, dite marquise de Guerry, décède à Paris, le 3 juillet 1910. Les dépenses du marquis entraînent de lourdes hypothèques et en 1815, Félix Cossin de Chourses devient le propriétaire du vieux Maubreuil comme du vieil Housseau. Félix Cossin épouse demoiselle Anne Françoise Brée de la Touche. Leur fils, Félix Cossin de Chourses naît à Nantes le 21 janvier 1798, devient conseiller général de Carquefou. De son mariage avec demoiselle Renée Angélique Laure Peston, il a plusieurs enfants : - Laure Félicie, - Clémentine, mariée en 1858 à Louis comte Hocquard, - Félicie, née en 1837, décédée célibataire en 1860. Laure Félicie Cossin de Chourses épouse, le 24 mai 1855, Albert Louis Guillaume, marquis de Dion. Le marquis de Dion est mort en 1901, laissant un fils, Albert, marquis de Dion et propriétaire de la marque automobile Dion-Bouton. De son mariage avec mademoiselle Bouillant, Albert n'a pas d'enfants ; | |
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l'ancien château des Renaudières (1650), édifié par l'architecte Bernadin d'Espinoze. Il ne subsiste que l'écurie et le colombier de 1650. Il possédait jadis une chapelle privée incendiée en 1793 par les colonnes infernales. Bernardin d'Espinoze, seigneur de la Renaudière, vit en 1539 et c'est le fils de Gratien Ferdinand d'Espinoze. Il est appelé au ban et à l'arrière-ban de Bretagne en 1543. Il épouse demoiselle Jeanne de Moine. Son fils Pierre d'Espinoze, seigneur des Renaudières et de Bonnet, épouse demoiselle Marguerite Poulain. De ce mariage naissent : - Bernardin, héritier des Renaudières, - Pierre, seigneur des Angles, sous-maire de Nantes en 1624 et 1625, marié à Sainte Symon. Bernardin d'Espinoze, seigneur des Renaudières, du Souchay et de Portrick, est échevin de Nantes en 1594, sous-maire en 1597 et conseiller au Parlement de Bretagne. Le 11 août 1599, il est accusé d'avoir commis des voies de fait dans l'église de Carquefou. Il épouse demoiselle Jeanne Le Lou, dont il a un fils, Michel. Michel d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de l'Etang-Hervé, du Rougeul, baron de Portrick, est conseiller du Roi au Parlement de Bretagne le 20 juillet 1610 et président à mortier le 29 décembre 1622. En récompense de ses services, le roi érige la terre de Portrick en baronnie en 1628. En 1640, il rend aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes. Le 14 septembre 1659, il achète à André Gazet et à Michelle Cailleteau son épouse, seigneur et dame de Champagné, la juridiction du Rougeul à Granchamp. Il épouse demoiselle Jeanne Gazet, fille de Jean Gazet (seigneur du Chatellier et de la Tour), conseiller au Parlement de Bretagne. De leur mariage naissent plusieurs enfants : - Michel, baron de Portrick, - Renaud, l'héritier des Renaudières, - Jeanne, épouse de Renaud de Poix, - Pierre, abbé de Rillé, - Marguerite, mariée en premières noces à Jean de Rosnivien, marquis de Piré, et en secondes noces à Jean du Boisgelin, seigneur de Mayneuf, - Michelle, mariée à César de Renouard, seigneur de Drouges, - Gabrielle, baptisée à Saint-Laurent de Nantes le 13 mars 1628. Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de la Cruaudais, de la Rousselière, est capitaine au Régiment Royal et épouse en 1669 Michelle Bureau de la Foresterie. De leur mariage naissent : - Renaud, l'héritier des Renaudières, - René, chevalier de Saint-Louis, - Jean-Baptiste, marquis de Frossay. Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, rend aveu le 8 juillet 1715 au marquis d'Avaugour, seigneur de Faye pour le pré de la Grande-Guesche. Il a une fille Julie-Rosalie. Julie Rosalie d'Espinoze, dame des Renaudières, épouse Hilarion du Rochier, seigneur du Lestier, de Beaulieu et de Launay. Ce dernier est chevalier de l'Ordre du Roi et rend aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes le 20 mars 1745. Sa femme étant veuve rend aussi aveu en 1770 et vend le 9 septembre 1766 à Claude de Soussay, seigneur de la Barre, la vigne du Pré-Poulain. Madame du Rochier du Lestier vend la terre et le château des Renaudières à M. Bouvaye de la Fleuriais et décède sans postérité. Louis Romain Chantal Bouvays, qui devient propriétaire des Renaudières, est fils de Louis Bouvays (seigneur de la Fleuriais et avocat au Parlement de Bretagne) et d'Anne Marie Guérin de la Guillotière. Il épouse, le 22 juin 1801 en l'église de Carquefou, demoiselle Jeanne Sophie Maillard de Bois-Saint-Lys (fille de Joseph Henri Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, et de Jeanne Bourguignon de Saint-Laurent). De leur mariage naissent : - Elzéar, héritier des Renaudières, - Amaury, marié à Laure O'Diette. Elzéar Bouvays de la Fleuriais, propriétaire des Renaudières, est lieutenant à la division d'Ancenis commandée par le comte de la Rochemacé et deux fois maire de la commune de Carquefou. Il fait construire auprès des Renaudières un château moderne qu'il nomme la Fleuriais. Il meurt, sans alliance, à Carquefou le 25 novembre 1885, laissant le château des Renaudières à son neveu Amaury Joseph de la Fleuriais, marié à Marie Gabrielle de Laubier dont est née une fille, Marthe Anne Marie, mariée au comte du Réau de la Grignonnière. Il donne le nouveau château, nommé la Fleuriais, à sa nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel de Chasteigner. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et Adolphe ; | |
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le château de la Fleuriaye ou Fleuriais (1852), édifié par Elzéar Bouvays de La Fleuriaye (ou Fleuriais). Ce dernier meurt, sans alliance, à Carquefou le 25 novembre 1885, laissant le nouveau château, nommé la Fleuriais, à sa nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel de Chasteigner et décédée le 25 décembre 1911. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et Adolphe. L'édifice accueille aujourd'hui les services techniques et économiques de la mairie ; | |
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la maison natale de Joseph Becavin (XVIIIème siècle), située à La Brêchetière. Joseph Becavin, prêtre réfractaire durant la Révolution, est né en 1767 : il est massacré le 2 septembre 1792 ; | |
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le manoir de la Pilardière (vers 1640). L'édifice faisait jadis partie de la seigneurie de La Seilleraye ; | |
le manoir de la Couronnerie. Le château (XIXème siècle) est édifié par Louis Avrouin-Foulon. L'ancienne chapelle de la Couronnerie, aujourd'hui disparue, avait été fondée le 7 janvier 1660 par Guillaume Fresneau, seigneur de la Couronnerie, et Renée Gérard, son épouse. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à devoir de foy et hommage et 25 sols 6 deniers de rente annuelle". Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Couronnerie, vit en 1398. Son fils, Jean de Couppegorges, seigneur de Maubreuil paraît en 1451 sur le rolle des vassaux de la châtellenie de Faye. Il a comme enfants : - Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur de la Muce et du Pont-Hus, - Geoffrienne, mariée à Macé de Cadaran, seigneur du Plessix-Tison. Pierre de la Chasse, seigneur de la Galonnière, achète la Couronnerie en 1505, moyennant une rente annuelle de 52 livres, de Jean Marc Daniel et Pierre Picart et Jeanne, son épouse. La Couronnerie passe ensuite entre les mains d'Olivier Riou, seigneur de Bodouët. Olivier Riou, seigneur de la Couronnerie, la Barre, etc … épouse Jeanne de Bohal, fille d'Olivier de Bohal et de Jeanne de la Joue, dont il a Claude, né en 1558. Le 9 septembre 1579, il vend la Couronnerie à Jehanne Moreau, veuve de Jehan Herbert. Le fils, Georges Herbert, seigneur de la Couronnerie, la Barre, la Touche, etc … paraît comme seigneur de la Couronnerie le 20 mai 1581. La Couronnerie passe ensuite entre les mains de la famille Gérard. Jean Gérard, seigneur de la Couronnerie, est premier consul des marchands de Nantes en 1630. Il embrasse le protestantisme et il est grand veneur du Roi. Il a comme enfants : - Julien, - Nicolas, - Renée. Renée Gérard, dame de la Couronnerie, apporte cette terre à son mari Guillaume Fresneau, consul des marchands de Nantes en 1656. De leur union, naît René Fresneau, seigneur de la Couronnerie, conseiller du Roi et premier consul des marchands de Nantes en 1679. Il épouse demoiselle Madeleine Masseau. De leur union, naissent : - Jean, marié à Marguerite Boucher, - Joseph, l'héritier de la Couronnerie, - René, marié à Françoise Douleau, - Renée, épouse de Jacques Jouault, seigneur du Plessis, - Guillaume, - Louis, - Madeleine, mariée à Jean Belon, seigneur du Douët-Garnier, - Pierre. Joseph Fresneau, seigneur de la Couronnerie, est chanoine de l'église cathédrale de Nantes. En 1734, il pose, en tant que représentant de l'évêque de Nantes, la première pierre de la nouvelle église de Carquefou. Le 4 décembre 1734, Joseph Fresneau vend la Couronnerie à Charles Douault, fils de Pierre Douault et de Charlotte Heurteloup. Charles Douault a plusieurs enfants : - Jeanne Charlotte, l'héritière de la Couronnerie, - Catherine Adelaïde. Jeanne Charlotte Douault, dame de la Couronnerie, épouse Pierre Richard de la Pervanchère, conseiller du Roi, fils de Georges Richard de la Pervanchère (ou Pervenchère) et de Françoise de la Ville de Brye. Mme Richard décède sans postérité le 10 juin 1782, et la Couronnerie revient alors à sa sœur Catherine Adelaïde. Devenu veuf, Pierre Richard de la Pervanchère se remarie le 29 mai 1785 à Cécile Perrin de la Courbejollière, dont il a : - Pierre, décédé en 1851, - Cécile, mariée à Georges Richard de la Rouillière, - Justine, mariée au Comte de Coutances. Catherine Adelaïde Douault, dame de la Couronnerie, après le décès de sa sœur Mme Richard de la Pervanchère, épouse René Geslin, échevin de Nantes de 1786 à 1788, fils de René Geslin et de Marguerite Régnier. Leur fille Adelaïde Marguerite Geslin, dame de la Couronnerie, épouse le 15 juin 1794 Jean Baptiste Charles Bertrand, fils de Jean Baptiste Louis Bertrand (capitaine au régiment de Languedoc) et de Anne Françoise Charles. De leur union, naissent : - Charles, baron Bertrand-Geslin, - Honorine. Honorine Bertrand Geslin, dame de la Couronnerie, épouse André Julien Linsens de l'Epinay, fils de André Martin Linsens de l'Epinay et de Michelle Thérèse Bonamy. De leur union, naissent : - Aline, non mariée, - Eudoxie, mariée à Edmond Doré-Graslin, - Emma, mariée à Gaspard Albert Boucher d'Argis de Guillerville, - Nélie. Nélie Linsens de l'Epinay, dame de la Couronnerie, épouse en 1850 Louis Maurice Avrouin Foulon, fils de Charles Gatien et de Marie Henriette Mounier. De leur union, naissent : - Nelly, mariée en premières noces à M. Eugène Icéry et en secondes noces au baron Octave de la Rue du Cam, - Marie, mariée au comte Eugène de Gourcuff, - Louis. M. Avrouin Foulon est maire de la commune de Carquefou de 1865 à 1878. Louis Avrouin Foulon, épouse demoiselle Béhaghel, fille de Pierre et de Julia Serlooten. Il n'a pas d'enfants. L'héritier, Avrouin-Foulon, en 1850, fait ériger le somptueux château de La Couronnerie qui est aujourd'hui, la propriété de la famille Jaumouillé ; | |
le manoir du Bois-Saint-Lys. Le Bois-Saint-Lys relevait jadis de l'Evêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit de présenter le chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière. A la place de l'ancien manoir qui fut rasé à hauteur du premier étage au commencement du XIXème siècle, s'élève aujourd'hui un manoir moderne construit dans le style du XVème siècle. Propriété de la famille Maillard de la Maillardière et de Belestre dès le commencement du XVème siècle. Guillaume Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, était fils du seigneur de la Maillardière et l'arrière petit fils de Briand Maillard, sénéchal du duc de Bretagne en 1248. Le 24 mai 1454, il hérite de Gatien de Monceaux, évêque de Cornouaille. Son fils, Georges Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys fait un traité le 29 mai 1454 avec Jean de Malestroit, seigneur de Mésangé. Il est mentionné à la montre de 1467. Il épouse demoiselle Marguerite Gentil dont il a François qui suit. François Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, paraît dans un acte du 24 juin 1482. En 1480, il est déclaré comme défaillant et faisant partie de la suite du duc et de la duchesse Anne. Le 9 septembre 1522, il fait partie des 96 gentilshommes de la garde et du château de Nantes. Il épouse demoiselle Marguerite Pastourel dont il a : - Jean, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Jean, le cadet, marié à Jeanne Blondeau, - David. Jean Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, rend aveu le 20 mai 1544 à l'Evêque de Nantes pour les fiefs de Belestre et du Bois-Saint-Lys. Il épouse en premières noces Marie de Mareil, dame de Fresne, dont il a : - Hector, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Georges, - Pierre, - François, - Jean, seigneur de Pontbérard, - Louis, seigneur de la Poterne, Bertrand. En secondes noces, il épouse demoiselle Jeanne Chenu, dont il a : - Jean, - Claude, - Pierre, - François, - Bonaventure, - Méry. Hector Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, du Fresne et du Haut-Louétis, a un procès avec l'évêque de Nantes à propos de la juridiction du Fresne en Saint-Mars-du-Désert. Le 30 juillet 1571, il épouse demoiselle Jeanne Ménardeau, fille de Arthus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, et de Marguerite Brossard. De leur mariage naissent : - Georges, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Françoise, mariée en 1567 à Jean de la Haie, seigneur du Vivier, - Claude, - Stéphane. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, de la Garenne et du Fresne, est baptisé dans l'église de Carquefou le 12 septembre 1576. Le 24 février 1609, il rend aveu du Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes. Il épouse le 1er février 1602 demoiselle Jeanne Eveillard, dont il a : Georges, l'héritier du Bois-Saint-Lys, Françoise, - Jeanne, mariée à Claude Mahé, seigneur du Plessix. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys et de la Blanchère, épouse en premières noces Isabelle du Breuil, fille de Gabriel du Breuil, seigneur des Huguetières et de Renée Huardier. Isabelle du Breuil meurt le 15 mai 1656, laissant un fils, Bénardin, baptisé à Saint-Léonard de Nantes le 11 mai 1656. Veuf, Georges Maillard épouse le 13 juin 1561 demoiselle Françoise Gaborit, fille de Jean Gaborit, seigneur de Haulte-Voix et de Elisabeth Guesdon. Après le décès de Georges Maillard, Françoise Gaborit convole en secondes noces avec Jean de Quatrebarbes, et en 1669 ils rendent aveu du Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes au nom de Georges Briand Maillard, leur fils et beau-fils. Du mariage de Georges Maillard avec Françoise Gaborit est né un fils, Georges Briand Maillard, futur seigneur du Bois-Saint-Lys et de Clouet. Il est déclaré noble par arrêt rendu à Rennes le 18 mai 1669. Il épouse demoiselle Marie Fleuriot d'Omblepied (soeur de Nicolas Fleuriot, seigneur d'Omblepied et de Alexandre Fleuriot, seigneur de Carteries, marié à Marquise Delomeau). Ils ont plusieurs enfants : Georges Briand, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Joseph, auteur de la branche de Clouet, fondue en 1801 dans les Bouvays de la Fleuriais. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, paraît le 1er avril 1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres nobles à Carquefou. Il épouse demoiselle Marie Cosnier de la Clergerie, dont il a : - Georges Joseph Briand, né à Carquefou le 10 juillet 1714, - Louis Hubert, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Julie Rosalie, décédé le 5 novembre 1733, - Louise, qui présente, le 8 juillet 1789, Joseph Moreau, de Vüe, au bénéfice de la chapellenie de la Guyhonnière, - Jeanne Marie. Louis Hubert Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, naît à Carquefou le 22 février 1730 et épouse demoiselle Marie le Gouvello, décédée à Nantes le 13 décembre 1778. Il meurt à l'âge de 22 ans, laissant une fille Julie Rosalie. Julie Rosalie Maillard de Bois-Saint-Lys, dame du Bois-Saint-Lys, épouse à Saint-Vincent de Nantes le 13 mai 1769 Claude de Monti, seigneur de Launay, la Pilletière, fils de Laurent-Yves de Monti et de Marie Busson. De leur mariage naissent : - Rose Emilie, née à Saint-Philbert de Grandlieu le 17 février 1776, - Jeanne Claudine, mariée à Claude de Feydeau, décédée à Nantes le 18 thermidor an XI, à l'âge de 25 ans. La famille de Monti vend, au moment de la Révolution, la terre et château du Bois-Saint-Lys à la famille de Valleton. Les biens de Léon de Valleton, seigneur du Bois-Saint-Lys et époux de demoiselle Jeanne Henriette du Bois, sont déclarés domaines nationaux et confisqués par la Révolution. A partir de ce moment, le Bois-Saint-Lys passe entre les mains de plusieurs propriétaires. La famille Maillard de Bois-Saint-Lys se rend acquéreur du domaine le 2 janvier 1897. Ils ont plusieurs enfants dont Gustave Marie Maillard de Bois-Saint-Lys, marié à Guérande, le 4 décembre 1878 à mademoiselle Marie Anne Adelaïde Carré de Lusançay. Les enfants de ces derniers se nomment : - Marie Henriette, née à Maillezais (Vendée) le 13 décembre 1880, mariée à Guérande, le 20 octobre 1910 à M. du Gros de Boisséguin, - Anne Marie Josèphe, née à Saint-André-de-l'Eure (Calvados), le 1er juin 1884, - Georges Marie Joseph Olivier Briand, né le 15 août 1899. Mlle Berthe Maillard de Bois-Saint-Lys (soeur de Gustave Marie Maillard), est la propriétaire du domaine vers le début du XXème siècle ; | |
le Bois d'Avaugour, aujourd'hui disparu. Avant le XVème siècle, le Bois d'Avaugour se nommait le Bois, puis, étant devenu la propriété de la maison d'Avaugour de Kergrois, il se nommait le Bois d'Avaugour, le Bois de Kergrois et même le Bois de Carquefou. Il est connu actuellement sous le nom de la Vaugour. De l'ancien château, il ne reste plus que quelques vestiges d'une tour ronde et les murs de l'ancienne chapelle. Le colombier subsiste. Le Bois d'Avaugour relevait jadis de l'Evêque de Nantes "à devoir, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit d'avoir "fuie, chapelle, garenne, colombier" et prééminences dans l'église de Carquefou. Jehan du Cellier, seigneur du Cellier, le Bois, le Port-Durand, la Touche-Aurais, paraît en 1446 comme habitant le Cellier dans la réformation de la noblesse de Bretagne. En 1452, il rend aveu de la Touche-Aurais au duc Pierre de Bretagne. L'un de ses enfants, Jehan du Cellier, seigneur du Bois et de Port-Durand, est procureur et sénéchal de Nantes de 1487 à 1490. En 1514, il est confirmé dans ses droits de prééminences dans l'église de Carquefou et, en 1480, il reçoit aveu des tenanciers de la Renaudière en Saint-Donation. Il épouse demoiselle Marguerite Lespervier, fille de Georges, seigneur de la Chapelle-sur-Erdre, et de Marguerite de Montauban, dont il a Jeanne. Jeanne du Cellier, dame du Bois, de Port-Durand, de Faye, apporte ces terres à son époux Louis d'Avaugour, seigneur de Kergroys (ou Kergrois) et de Vay, qu'elle épouse le 20 novembre 1514. Louis d'Avaugour devient seigneur de Saffré le 2 juin 1542 par suite d'un échange avec Jean de Laval, baron de Châteaubriant. De leur mariage sont nés : - René, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Guy, seigneur du Vay. En 1586, il figure au nombre des protestants bretons réfugiés à la Rochelle. Il épouse Marie de Guengat, - Guillemette ou Claude, mariée à Pierre Tinguy, seigneur de la Garde, - Bonaventure, première femme de Jean de la Lande, dit de Machecoul, seigneur de Vieillevigne, - Catherine, mariée en 1573 à François des Nouhes, seigneur de la Tabarière. René d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Vay, Saffré, abandonne la religion catholique pour embrasser la religion réformée (vers 1560). Il épouse, le 6 mars 1553, Renée de Plouer, fille de René de Plouer et de Michelle de la Barre, dame de Tharon. De leur mariage sont nés : - Charles, seigneur de Saffré, commandant d'un régiment de cavalerie suédoise et conseiller d'Etat, - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - x. dit Frossay, - Céleste, épouse de Jean de Lanloup, - Pierre, - Isabeau, mariée, le 4 février 1579, à Pierre des Villates, seigneur de Champagné, - Olympe, - Louis. Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, la Verrière et Péault, est chevalier de l'Ordre du Roi (Saint-Michel). Il abandonne la religion protestante et se convertit au catholicisme vers 1619 ou 1620. En 1622, il est chargé par Louis XIII de défendre l'île de Ré contre Soubise. Par arrêté du Parlement de Bretagne en date du 12 janvier 1633, il est confirmé dans son droit d'avoir banc, armoiries et prééminences dans l'église de Carquefou. Il épouse en premières noces Perrine du Petit-Cellier (dont il n'a pas d'enfants) et se remarie ensuite à Renée Tyrand, dame de Péault en Mareil, dont il a : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Guillaume, baptisé à Saint-Léonard de Nantes le 13 février 1621, - Pierre, - Philippe, prêtre. Le 19 janvier 1632, Louis d'Avaugour et Renée Tyrand, son épouse, fondent une chapellenie consistant en une messe par jour à célébrer dans la chapelle de Rouellan. Louis d'Avaugour, dit le marquis d'Avaugour, baron de Péault, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Thouaré. Il rend aveu du Bois d'Avaugour à l'Evêque de Nantes le 30 décembre 1640. Il épouse à Sucé le 5 janvier 1631, Anne Descartes, demi-soeur du philosophe René Descartes, et fille de Joachim Descartes et de Anne Morin, seigneur et dame de Chavagne à Sucé. Anne Descartes étant veuve rend aveu du Bois d'Avaugour le 5 avril 1660. De leur mariage, sont nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Pierre, né à Carquefou en 1641, - Anne, baptisée le 7 juillet 1643, mariée en 1645 à Gabriel de Charbonneau, seigneur de l'Echasserie, - Marguerite, - Joachim baptisé en 1638, - Charles Auguste, chanoine et grand-vicaire de Nantes, enterré dans la chapelle de Rouellan le 11 janvier 1747, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre. Louis d'Avaugour, dit le marquis d'Avaugour, baron de Péault, dit le baron du Bois de Kergroys, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, le Marais. En 1661, il est nommé lieutenant pour le Roi et il est enterré dans la chapelle de Rouellan le 26 septembre 1693. Il épouse en 1670 Célestine Bruneau de la Rabastelière, fille de Charles Bruneau, baron de la Rabastelière et de Suzanne Tiercelin de la Roche du Maine. De leur mariage, sont nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Anne Erard, - Armand, - Marie Anne Victoire. Louis, marquis d'Avaugour, baron de Péault et seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Peslan se fait jésuite à la résidence de Paris en 1696 et meurt en 1706 laissant ses biens à son frère Anne-Erard. Anne Erard, marquis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, est chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, maître de camp en 1707 et brigadier de cavalerie en 1719. Il se marie cinq fois et meurt sans postérité à Paris le 18 décembre 1775, âgé de 84 ans. Armand d'Avaugour, dit le comte d'Avaugour reçoit la jouissance des biens de son frère. Il est chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et lieutenant de vaisseaux en 1704. Il épouse le 27 novembre 1753, dans la chapelle Saint-André, à Carquefou, Françoise Angélique du Guiny de Kerhos et meurt sans postérité, à Mauves, le 11 juin 1758. Sa veuve se remarie à Jérôme Guerry, seigneur du Bois-Hamon. Gabriel Louis Le Clerc, comte de Juigné, seigneur du Bois-Rouaud et de Grasla, devient ensuite propriétaire de toutes les terres des Avaugour comme légataire universel de son cousin le marquis d'Avaugour. Il est le fils de Samuel Le Clerc, baron de Juigné et de Louise Henriette de Crux. Il meurt sans alliance en 1759, laissant comme héritier son neveu Jacques Gabriel Louis Le Clerc, marquis de Juigné. Jacques Gabriel Louis Le Clerc, marquis de Juigné et de Montaigu, seigneur de la Rocheservière, Vieillevigne, le Bois-Rouaud, Touvois, etc ... est fils de Samuel comte de Juigné et de Marie Gabrielle le Cirier de Neufchelles. Il est nommé maréchal de camp dans les armées royales du Roi en 1762, ministre plénipotentiaire en Russie en 1774, lieutenant général en 1780. Il épouse le 17 mars 1760, Claude Charlotte Thiroux de Chammeville. De leur union, est né, entre autre, Charles Marie le Clerc de Juigné, pair de France en 1819. Il émigre en 1791 et meurt en 1807. En 1761, le marquis de Juigné est sommé de réparer la chapelle de Rouellan à Mauves, de commun avec les autres héritiers du marquis d'Avaugour qui sont : - René Jacques Léon le Prestre, seigneur de Châteaugiron et Marguerite Descartes son épouse, - François de Bruc, seigneur de Montplaisir, - Guillaume de Rosnivien, seigneur de Piré, comte de Maure, marquis de Lohéac, - Marie Françoise le Berthon de Bonnemie, veuve de Michel César Boscal de Réals, comte de Mornac, marquis de la Chaize le Vicomte, - Jacques Philippe Bruneau, seigneur de la Giroulière, baron de la Rabastelière. Le 2 mai 1769, le marquis de Juigné vend (au nom de tous les héritiers du marquis d'Avaugour) les biens situés dans les paroisses de Carquefou et Mauves (y compris le Bois d'Avaugour) au marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, pour la somme de 268 000 livres ; | |
l'ancien manoir ou château de la Chambre. La Chambre relevait jadis de l'évêque de Nantes sous la juridiction de Peslan "à devoir de foy et hommage et cinq monnaies de rente chaque année". La chapelle de la Chambre était en ruines dès 1686. Les premiers seigneurs de la Chambre devaient appartenir à la famille le Moine (alias Lemoine). François Lemoyne, procureur fiscal et receveur de la châtellenie de Sucé, paraît comme seigneur de la Chambre en 1593. Il a un fils Thomas Lemoyne, seigneur de la Chambre, de la Dagonnière (notaire royal et tabellion). Le 14 février 1608, il rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes. Il achète La Dagonnière, le 23 novembre 1589, à Jeanne Heurtaud, veuve de Georges Herbert, seigneur de la Barre. Il a une fille Françoise. Françoise Lemoyne, dame de la Chambre, apporte cette terre à son époux Mathurin Symon, seigneur de Créviac et de la Grange (fils de Julien Symon et de Jeanne du Fresche, seigneur et dame de Créviac). Il est "sous-maire" de la ville de Nantes en 1602 et 1603. Françoise Lemoyne rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 10 février 1633). De leur mariage, sont nés : - Thomas, marié à Marie de La Rochefoucauld, - Alexandre, l'héritier de la Chambre, - Mathurin, - Jeanne, - Charles, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, prieur de Saint-Girons. Alexandre Symon, seigneur de la Chambre, la Grange et de la Demanchère. Il rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 2 mars 1640. Il est confirmé dans ses droits de pêche dans la rivière d'Erdre en 1644. Il épouse en premières noces Esther de la Rochefoucauld, et de leur union, naissent : - Michel, marié à Nicole de Lisle, - Guillaume, né le 26 juin 1640. Le 4 février 1646, il épouse en secondes noces demoiselle Jeanne des Melliers, et de leur union, naissent : - Alexandre, l'héritier, - Jeanne, mariée à Claude de la Tribouille, seigneur de Beauchesne, - Françoise, mariée à Julien Charrette, seigneur de Léraudière. Alexandre Symon, seigneur de la Chambre, la Demanchère et le Souché, épouse en premières noces, le 19 juillet 1678, Anne-Marie Viau, dame de la Civelière, fille de Jean Viau, seigneur de la Chotardière et de Claire Marie Drouet. En secondes noces, il épouse demoiselle Elisabeth de Santo-Dominguo, dont il a : - Pierre Joseph, seigneur de Creil, né le 4 mai 1686, - Armand, seigneur de Brossay, - Marie. Etant veuve, Elisabeth de Santo-Dominguo et ses enfants vendent la terre et le château de la Chambre, le 9 juin 1717, à Jean Marchis, demeurant à Sainte-Luce-sur-Loire. Jean Marchis, fils de Pierre Marchis (chirurgien aux Touche), est né en 1673 aux Touches. Il épouse demoiselle Marthe de Terbé, décédée à la Chambre le 29 mai 1749. De leur union, naît Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, qui épouse le 18 mai 1735 demoiselle Geneviève Laillé, fille de Mathurin Laillé (seigneur de la Fillonnière) et de Marguerite Pichelin. De leur union naissent : - Noël, l'héritier, - Jean Joseph, né en 1736, - Marie Thérèse, née en 1737, - Jean, né en 1744, - Claire Marie, née en 1747, - Françoise Eulalie, - Anne Modeste, - Geneviève Marguerite, dame de la Dagonnière et mariée à Jean Jouneau. Noël Marchis, seigneur de la Chambre, est nommé capitaine des navires du Roi en 1786. Il est maire de la commune de Carquefou durant la Révolution. Il épouse demoiselle Louise Séheult et de leur union naissent : - Noël, l'héritier, né à Nantes le 26 novembre 1796, - Joseph, - Geneviève, - Césaire Alexandre. Noël Marchis de la Chambre, épouse demoiselle Caroline Elisa Foisson et de leur union naissent : - Alphonse, l'héritier, - Elisa Noémie, née le 12 septembre 1835, mariée à Armand Valentin, fille de Achille Aimé Valentin et de Elisabeth Massicot de la Bérengerie. Madame Valentin décède à la Chambre le 19 avril 1911. Alphonse Marchis de la Chambre épouse demoiselle Sidonie Burguerie. De leur mariage, naissent : - Alphonse Paul, - Alphonse Joseph, Gabrielle, mariée à Joseph le Pan de Ligny, - Marthe, l'héritière. Au début du XXème siècle, le château de la Chambre est habité par madame Marchis de la Chambre et par ses deux filles, mademoiselle Marthe Marchis de la Chambre et madame le Pan de Ligny ; | |
l'ancien manoir de Clouet. Le Clouet relevait de jadis l'évêque de Nantes sous la juridiction de Peslan "à devoir de foy et hommage". Le 7 septembre 1553, Guillaume Pouponneau, greffier des Régaires de l'évêché de Nantes, achète le domaine à l'évêque de Nantes. Le domaine est vendu en 1563 par Guillaume Pouponneau à Georges Herbert (seigneur de la Barre) qui épouse demoiselle Jeanne Heurtaud. De leur union, naissent : - Denise, l'héritière, - Gabriel, - Georges, seigneur du Tertreau, - Mathurine, dame de la Barre, épouse de Michel du Bois, seigneur du Bois. Denise Herbert, dame de Clouet, apporte cette terre à son époux Arthur Robin. Le 1er février 1626, il achète plusieurs terres situées à Clouet à Jacques Rouxeau, seigneur de la Marionnière. Ils rendent aveu de Clouet à l'évêque de Nantes en 1608 et en 1626. Ils meurent sans postérité et leurs biens reviennent à leur frère et beau-frère, Gabriel Herbert, recteur de Sucé. Gabriel Herbert, seigneur de Clouet, rend aveu à l'évêque de Nantes en 1640. Il est recteur de Sucé, chapelain de la Blanche à Carquefou et de Notre-Dame de Lorette à Sucé. La terre passe ensuite par achat à la famille Forget. Nicolas Forget, seigneur de la Touche et Clouet, rend aveu de Clouet en 1670 et il est procureur à la Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Françoise Sévin, dont il n'a pas d'enfant. La terre de Clouet passe ensuite par achat aux Maillard de Bois-Saint-Lys. Georges Briand Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys et de Clouet, est le fils de Georges Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et de Françoise Gaborit. Il épouse demoiselle Marie Fleuriot d'Omblepied. De leur union, naissent : - Georges Briand, seigneur du Bois-Saint-Lys, - Joseph, l'héritier de Clouet. Joseph Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est né à Carquefou le 21 juin 1695 et épouse dans l'église Saint-Léonard de Nantes, demoiselle Catherine Elisabeth de Guéhenneuc de Vouvantes. De leur union, naissent : - Joseph Henri, l'héritier de Clouet, - Georges, né le 15 septembre 1738 et marié à Elisabeth Noël dont sont nés : - Georges Pierre, - Joseph. Joseph Henri Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est capitaine au régiment de Languedoc-Dragons et meurt le 19 août 1812. C'est le premier chef des chouans de Carquefou. De son mariage avec Jeanne Bourguignon de Saint-Laurent, naissent : Jean Baptiste Charles, décédé le 26 août 1771, - Jeanne Sophie, l'héritière de Clouet, - Joseph Victor, décédé en 1770, - Catherine Elisabeth, décédée en 1782, - Jeanne Françoise, décédée en 1774, - Jean Louis Jacques, décédé en 1786. Jeanne Sophie Maillard de Bois-Saint-Lys, dame de Clouet, épouse à Carquefou, le 22 juin 1801, Louis Romain Chantal Bouvays de la Fleuriais, fils de Louis Bouvays (seigneur de la Fleuriais) et de Anne Marie Guérin de la Guillotière. De leur union, naissent : - Théodule, l'héritier de Clouet, - Amaury, auteur de la branche des Chevigné, - Chantal Augustin, - Léonide, - Elzéar, propriétaire des Renaudières et de la Fleuriais, - Anselme Chantal. Théodule Bouvays de la Fleuriais, propriétaire de Clouet, épouse demoiselle Eugénie Chevalier de la Petite-Rivière, dont il a : - Paul, l'héritier de Clouet, - Georges, marié à demoiselle de Boisneuf, - Yvan, - Armand. Paul Bouvays de la Fleuriais épouse demoiselle Madeleine Buirette de Verrières. Il décède sans postérité et la terre de Clouet est vendue en 1911 à la famille Ecomard, ancien notaire de Carquefou ; | |
l'ancien domaine de La Bidaudière. Propriété de Mathurin Symon, seigneur de la Bidaudière, la Chambre, la Grange, et époux de demoiselle Françoise Lemoyne, fille de Thomas Lemoyne, seigneur de la Chambre. De leur union naissent : - Charles, l'héritier de la Bibaudière, - Jeanne, - Alexandre, seigneur de la Chambre, - Mathurin. Charles Symon, chanoine de Nantes, prieur de Saint-Girous, et Jeanne Symon sa sœur, vendent la Bidaudière à Pierre Grangeot vers 1635. Pierre Grangeot, seigneur de la Bidaudière, rend aveu à l'évêque de Nantes le 20 juin 1640. Il a comme enfants : - Simon, l'héritier de la Bidaudière, - Renée. Simon Grangeot, seigneur de la Bidaudière, épouse demoiselle Elisabeth Barbard, dont il a un fils, Jean, décédé en bas âge en 1681. La Bidaudière revient ensuite à sa sœur Renée Grangeot, épouse de Pierre Coupperie, seigneur des Landes, et fils de Louis Coupperie (avocat et procureur syndic des échevins de Nantes en 1664). De leur union, naît Pierre. Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière, est avocat à la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes. Il épouse Sébastienne Garaud. De leur union, naissent : - Pierre, l'héritier de La Bidaudière, - François, décédé en 1697, - Sébastienne, mariée en 1703 à Charles Pageot, - Agathe, - Marguerite, mariée à Pierre Doitte, seigneur du Butay. Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière, épouse demoiselle Anne Le Breton de Gaubert. De leur union naissent : - Jacques, l'héritier de la Bidaudière, - Benjamin Bernardin, décédé en 1756, - Anne, décédé en 1757, - Pierre, vicaire de Carquefou. Il assiste à la pose de la première (ou deuxième) pierre de la nouvelle église le 21 juin 1734, - Jean Baptiste, décède en 1749. Jacques Coupperie, seigneur de la Bidaudière, meurt sans postérité à Carquefou le 14 décembre 1788. Au début du XXème siècle, la Bidaudière appartient à Arthur Ecomard, ancien notaire de Carquefou ; | |
l'ancien domaine de la Gravaudière. François Rouxeau paraît en 1613 comme seigneur de la Gravaudière. Son fils Jean Rouxeau, seigneur de la Gravaudière, la Marionnière, est notaire de la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes. Il épouse Jeanne Gendonneau et de leur union naissent : - Jean, l'héritier de la Gravaudière, - Michel, né en 1613. Jean Rouxeau, seigneur de la Gravaudière, naît à Carquefou en 1618. Le domaine de la Gravaudière passe ensuite entre les mains de la famille Bizeul. Mathurin Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est avocat et procureur du Roi au Siège Présidial de Nantes. Il épouse Isabelle Durocher et de leur union naît Jean. Jean Bizeul, seigneur de la Gravaudière et de la Bignonnais, est avocat et procureur du Roi au siège Royal de la Monnaie et au Siège Présidial de Nantes. Il rend aveu de la Gravaudière à l'évêque de Nantes en 1676. De son mariage avec Marie de Beauvais qu'il épouse en 1647, naissent : - Alphonse Michel, l'héritier de la Gravaudière, - Pierre, né le 12 avril 1655 et époux de Marguerite Turpin du Prouzeau. Alphonse Michel Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est avocat, docteur en droit et professeur à l'Université de Nantes. Il épouse en 1679 Marie Terrien, dont il a un fils Célestin. Célestin Alexandre Bizeul, seigneur de la Gravaudière a un fils Clair. Clair Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est procureur du Roi au Siège Royal de la Monnaie et échevin de Nantes en 1787. Il épouse demoiselle Madeleine Maublanc. De leur union naissent : - Célestin Jean Joseph, né le 12 mars 1766, prêtre, vicaire à Doulon en 1789, expatrié en Espagne, fondateur du Collège de la Bonnetière à Doulon, décédé à Nantes le 27 octobre 1845, - Rose, mariée à Pierre Julien Grizolle. La Gravaudière appartient au début du XXème siècle à la famille Maujouan du Gasset ; | |
l'ancien domaine du Prouzeau. Propriété de Lucas Gabory, seigneur du Prouzeau et de Haulte-Voix, qui est "contrerolle" des échevins de Nantes en 1576. Son fils Jean Gabory, seigneur du Prouzeau et de Haulte-Voix épouse demoiselle Anne Bigeaud. De cette union, naissent : - Claude, l'héritier du Prouzeau, - Pierre, - Jean, seigneur de Haulte-Voix, marié à Elisabeth Guesdon. Claude Gabory, seigneur du Prouzeau, épouse en premières noces demoiselle Françoise Turpin, qui meurt à Carquefou le 3 février 1676. Il se remarie en secondes noces à Marguerite Delhomeau et de cette union naissent : - Marie, née le 5 mai 1682, - Madeleine, - François, - Grégoire, - Pierre. Le domaine du Prouzeau passe ensuite à Joseph Raoul Turpin (neveu de sa première épouse). Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau, est échevin de Nantes de 1739 à 1741, alloué des Régaires et avocat à la Cour. Il assiste le 4 septembre 1736 à la bénédiction de la nouvelle église de Carquefou. Il épouse demoiselle Perrine Richard qui rend aveu le 28 avril 1754 à Jean Bedeau, prieur de la Chapellenie de Saint-André. De leur union naissent : - Joseph Raoul, l'héritier du domaine, - Marie Anne, mariée le 15 mai 1754 à Louis Trinquant. Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau, est avocat des Régaires de l'Evêché et échevin de Nantes en 1767 et 1768. Le Prouzeau appartient au début du XXème siècle à madame la marquise de Dion ; | |
l'ancien
domaine de la Filonnière. Propriété de N. Rouxière, seigneurs de la
Filonnière, qui a quatre filles : - Judith, - Sarah, - Olympe, - Renée.
Etienne de Bourgues rend aveu de la Filonnière à l'Evêque de Nantes le 12
février 1640 et son fils, Jacques de Bourgues rend aveu le 3 juillet 1647
à Anne Descartes, veuve de Louis d'Avaugour, seigneur de Faye, pour
plusieurs parcelles de terre situées au Tertreau. Il épouse demoiselle
Marguerite Herbert, fille de Georges Herbert, seigneur du Tertreau et de
Françoise Papin. De leur union, naissent : - Christophe, seigneur du
Vivier, - Marguerite, l'héritière de la Filonnière, - Etienne, né en
1635, - Jean, né en 1643, - Georges, né en 1645, - Joseph, marié en 1673
à Jeanne Potier de la Giboire. Marguerite de Bourgues, dame de la Filonnière,
épouse le 5 septembre 1679 Guillaume Pichelin, notaire et procureur de la
baronnie de la Muce. De leur union, naissent : - Marguerite, l'héritière
de la Filonnière, - Renée, mariée à Pierre Limbaud, sieur de Friteau.
Marguerite Pichelin, dame de la Filonnière, épouse le 26 octobre 1704
Mathurin Laillé, fils de Pierre Laillé et de Marie Tesson. De leur union,
naissent : - Simone, décédée en 1710, - Geneviève, mariée le 18 mai
1735 à Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, - Marie Modeste, mariée
en premières noces le 28 mars 1731 à Louis Alexis, veuf de Julienne le
Breton, et en secondes noces à Charles René Philippes, seigneur de
Beauregard, avocat au Parlement de Bretagne. Les héritières sont ensuite
madame Marchis de la Chambre et madame Philippes de Beauregard. La Fillonnière
appartient au début du XXème siècle au vicomte de Sesmaisons ; | |
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l'ancien domaine du Souchay. En 1544, Pierre Ménardeau, fils d'Etienne Ménardeau, marié à Marguerite Spadine, rend aveu du Souchay qui passe ensuite à Jean Boutin, seigneur de la Cour, Chambellan, maire de Nantes en 1575, et à sa fille Catherine, mariée à Charles d'Argentré, seigneur de la Bouëxière. Le Souchay est réuni au début du XVIIème siècle à la seigneurie des Renaudières et appartient au début du XXème siècle à demoiselle Marie de Chasteigner, de la Fleuriais ; | |
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l'ancien domaine de la Salle. En 1640, La Salle appartient à Jean Mouillard, marié à Marguerite Rouaud, dame de la Haute-Forêt. Le domaine passe ensuite entre les mains de leur fils Claude Mouillard, marié à Gratienne Madaléneau. En 1683, la Salle est achetée par Jean Ménardeau, seigneur de Maubreuil. Il appartient au début du XXème siècle à la marquise de Dion ; | |
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l'ancien manoir de la Rivière, situé non loin de la Seilleraie. André du Champblanc est seigneur de la Rivière dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. En 1640, Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour et Faye, rend aveu de la Rivière à l'Evêque de Nantes. Cette terre faît partie au début du XXème siècle du domaine de la Seilleraie ; | |
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le domaine de La Brechetière est vendu en 1482 par Guillaume Chauvin, seigneur de l'Epinay, à Michel Fruneau et à Jean Monoury, son gendre. Le domaine passe ensuite entre les mains de la famille Poulain de la Vincendière. François Poulain, seigneur du Coudray, fils de Jean Poulain, seigneur de la Vincendière, et de Anne Jeannin, rend aveu de La Brechetière à l'évêque de Nantes le 10 août 1670. Cette terre, confisquée par la République sur Marie Poulain de la Vincendière (guillotinée à Nantes le 10 janvier 1794), est vendue comme bien national pour 917 livres à Antoine Neyrac. Au début du XXème siècle, La Bréchetière appartient à M. Guinel, notaire à Nort ; | |
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l'ancien manoir du Bernier, aujourd'hui disparu, a laissé la place, aujourd'hui, au château de l'Epinay. En 1443, Le Bernier est exempté de fouages en faveur de Jean de Couppegorge. Il appartient en 1471 à Jean Couppegorges puis est vendu aux seigneurs de l'Epinay ; | |
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l'ancien domaine du Boisébon. Ce domaine est exempté de fouages en 1466 en faveur de Jean de la Potoayre. Il passe en 1683 entre les mains de Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraie ; | |
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l'ancien domaine ou manoir de La Pillardière, appelé aussi Dilibaudière et Villebardière. Propriété de Louis de Harouys, seigneur de la Seilleraie, en 1638. Le domaine passe ensuite aux Macé de la Roche et appartient en 1741 à Jean Cottineau, seigneur de la Blanche, conseiller au Roi et contrôleur général du Taillon de Bretagne ; | |
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l'ancien domaine de La Minguais. Propriété de Pierre Spadine en 1429, puis de François Ménardeau, époux de Marguerite Spadine, en 1544. Au XVIIème siècle, le domaine appartient à la famille Maillard, seigneurs de La Minguais et de La Cournerie. En 1856, le domaine appartient à M. Linsens. Il fait partie du domaine de l'Epinay au début du XXème siècle ; | |
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l'ancien domaine de La Barre de Riou. Propriété de Pierre Riou, seigneur de la Barre, la Noë, la Touche, la Jacquelinerie, et auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne. Pierre Riou achète le 9 août 1559 le fief noble de la Barre, dépendant de la juridiction de Faye. Au XVIIIème siècle, la Barre de Riou appartient à la famille Bazille. Le 28 novembre 1747, Jean Baptiste Bazille, seigneur de la Barre de Riou, épouse à Mauves-sur-Loire demoiselle Thérèse Roux de Laubinais. En 1784, leur fille Suzanne épouse François Sallentin. A signaler qu'il existait à Carquefou deux fiefs nommés la Barre, l'un dépendant de la juridiction de Faye et l'autre de la juridiction de Peslan. Pour les distinguer on appela ce dernier la Barre de Riou, du nom de ses premiers seigneurs ; | |
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l'ancien domaine de La Dangonnière ou Dagonnière. Propriété au XVIème siècle de la famille Herbert. Le 23 novembre 1589, Jeanne Heurtaud, veuve de Georges Herbert, seigneur de la Barre, vend La Dagonnière à Thomas Lemoyne, seigneur de La Chambre. En 1760, le domaine appartient à Geneviève Marguerite Marchis, fille de Jean Joseph Marchis, seigneur de La Chambre, et de Geneviève Laillé, mariée à Jean Jouneau. Au début du XXème siècle, le domaine appartient à la famille de Chasteigner ; | |
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l'ancien domaine de La Goullière, relevait de la juridiction de Peslan "à devoir de 9 sols de rente annuelle". En 1612, Jacques Descartes, notaire royal, rend aveu de la Goullière à l'évêque de Nantes. Il épouse demoiselle Renée Pinot et de leur union naît Guillemette le 27 avril 1615 à Carquefou et Marguerite (née posthume) le 7 octobre 1621. Jacques Descartes décède en 1621 ; | |
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l'ancien manoir du Plessix, appartient en 1620 à Bernardin Hay, époux de Anne d'Aussy. De leur union, naît un fils Joseph, baptisé dans l'église de Carquefou le 24 juillet 1635. En 1782, le Plessix appartient à François Mabit ; | |
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l'ancien domaine de La Cadrannière (jadis appelée Le Maupas) relevait du prieuré de Sainte-Croix de Nantes et de son annexe la Madeleine en Bois "à devoir de foy et hommage". Le seigneur du lieu avait droit "de fuye, chapelle, garenne et colombier". En 1520, Georges de Cadaran, pannetier ordinaire de la Duchesse de Bretagne, seigneur du Plessis-Tison, change le nom de la terre du Maupas en celui de la Cadarannière (d'où Cadrannière). Propriété de Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et du Maupas (vers 1398). Jean Couppegorge, seigneur de Maubreuil, du Maupas et de la Couronnerie, est mentionné comme seigneur du Maupas dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Il a plusieurs enfants : - Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur du Pont-Hus et chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, l'héritière du domaine de La Cadrannière. Géoffrienne de Couppegorge, dame du Maupas et du Pas-Nantais, épouse Macé de Cadaran, seigneur du Plessis-Tison et de la Bigeotière (fils de Jean de Cadaran et de Françoise du Plessis de la Bourgeonnière). En 1478, Géoffrienne rend aveu du Plessis-Tison avec son fils Jean. De leur union naissent Jean (qui rend aveu du Plessis-Tison en 1478 et qui meurt sans postérité) et Janet. Janet de Cadaran, seigneur du Maupas, le Plessis-Tison, le Pas-Nantais, épouse demoiselle Jeanne Simon de la Roche-Bardon. Il meurt en 1478 et est enterré dans l'église Saint-Donatien. De leur union naissent : - Georges, l'héritier du Maupas, - Guillaume, décédé en duel au Maupas le 20 octobre 1502 - François, décédé au Bouffay de Nantes, - Yvonne, - Jean, - Marie, mariée en 1517 à Robert Maillard, seigneur de la Gariaye, - Renée, - Bertrane, - Françoise. Jeanne Simon, veuve de Janet de Cadaran, se remarie à Jehan de Champagne, seigneur de la Bretonnière, et lui apporte la terre de Maupas. La terre de Maupas revient ensuite à Georges de Cadaran (fils de Janet de Cadaran et de Jeanne Simon) qui change le nom de la terre du Maupas en celui de La Cadrannière, et le 2 février 1540, il rend aveu de La Cadrannière au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse en juillet 1517, Marguerite de Lescoet du Périer. De leur union, naissent : - François, l'héritier de La Cadrannière, - Claude, née en 1522, - Marguerite, mariée en 1551 à Roland Levesque, seigneur de Saint-Jean |