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CARQUEFOU

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La commune de Carquefou (pucenoire.gif (870 octets) Kerc'hfaou) est chef lieu de canton. Carquefou dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARQUEFOU

Carquefou vient du latin "carcafagum", emplacement de hêtres. 

Ennius, évêque de Nantes, fait élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse, qui en dépendait, s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.

Sur le territoire de Carquefou se trouvait autrefois une ville romaine nommée Arlèze. Cette ville devait se trouver, semble-t-il, à l'emplacement du village de Saint-André, qui s'appelait aux XVème et XVIème siècles le "Puy-André" et qui était situé non loin de la forêt disparue de Puzarle (Puteo Arlésis), le Puy d'Arlèze. La tradition rapporte qu'en 850 Nominoë, roi de Bretons, après avoir remporté une grande victoire sur les Francs, rejoignit son allié Lambert à Carquefou et lui rendit le comté Nantais. Au Moyen Age, un château-fort (Carcafagum et ensuite Quercufolio) est édifié sur une ancienne motte afin de défendre le village d'Arlèze : il devait se trouver à la place des près situés à l'Ouest du bourg actuel, nommée le Grand-Planay, le Petit-Verger, le pré de la Forge, le pré du Beau-Château. Malheureusement, il n'existe aucun titre venant confirmer cette affirmation : tous les papiers et documents qui pourraient nous renseigner ayant été détruits pendant le pillage et l'incendie de la ville et du château de Carquefou en 1341.

Au XIIème siècle, il est fait mention plusieurs fois de Carquefou. En 1100, Alain Fergent, le duc de Bretagne, donne la forêt de Puzarle (encore nommée Arlèze) à des moines qui la défrichent. Durant la guerre de Cent Ans la paroisse de Carquefou est tour à tour ravagée par les Anglais et les Français. D'après les chroniques de Froissart : "en 1341 Carquefou était une petite ville entourée d'un fossé avec un rempart de gazon. Jean, duc de Normandie, fils du roi de France Philippe VI, avec une armée de dix mille hommes, composée de Gallois, de Génois et d'arbalétriers français et commandée par le roi de Navarre, le duc de Lorraine, le duc d'Athènes et dom Louis d'Espagne vint mettre le siège devant Carquefou". "Cette ville tenait alors pour Jean de Montfort, et les Anglais contre Charles de Blois et les Français. Le duc de Normandie s'en empara sans résistance, c'était cependant une place forte capable d'arrêter une grande armée si elle avait été suffisamment défendue. Les Français y passèrent la nuit, la pillèrent et la brûlèrent en partant le lendemain assiéger Jean de Montfort à Nantes". Pendant longtemps les Anglais restèrent à Carquefou, ils prirent d'assaut le château de Faye appartenant aux de Montauban partisans de Charles de Blois, et ils y établirent un poste qui surveillait la rivière de l'Erdre. Lorsque les Anglais abandonnèrent le château de Paye, ils le brûlèrent et le détruisirent de fond en comble.

Au commencement du XVème siècle, les titres latins et les papiers ecclésiastiques appellent l'église de Carquefou "Ecclesia Sancti Petri de Quercufolio vel Carcafago". En 1430, le duc de Bretagne, Jean V exempta d'impôts les habitants de Carquefou. Le 2 septembre 1431, le chancelier de Malestroit en revenant d'une ambassade auprès de Charles VII tomba près de Carquefou dans un guet-apens préparé par le duc d'Alençon. Pendant les guerres de Religion, la paroisse de Carquefou est tour à tour dévastée par les Catholiques et les Protestants. 

Avant la Révolution, la paroisse de Carquefou faisait partie du comté de Nantes et dépendait de la sénéchaussée de Nantes. La paroisse de Carquefou était divisée en trois hautes justices, Peslan ou la châtellenie de Sucé, la Madeleine en Bois et Faye, ayant chacune droit de haute, moyenne et basse justice. Peslan, acquis de la famille de Beauveau par un évêque de Nantes en 1251, se confondit plus tard avec la cour des Régaires de l'évêché et la châtellenie de Sucé (Sucé fut érigé en châtellenie en 1456, suivant un aveu de François Guillet en faveur de Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes). La Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Saint-Martin en Vertou et membre de la célèbre abbaye de Marmoutiers, relevait de l'évêque de Nantes. La châtellenie de Faye relevait des ducs de Bretagne et ensuite du roi sous la sénéchaussée de Nantes. En plus de ces trois grandes juridictions, la chapellenie de Saint-André de la Hullonnière, la Seilleraye et l'Epinay avaient droit de moyenne et basse justice et relevaient de l'évêque de Nantes sous les fiefs de Peslan et de Sucé. La Cour des Régaires de l'évêché de Nantes rendait la justice au nom de l'évêque pour les juridictions de Peslan et de la Madeleine-en-Bois. Cependant les terres de l'Epinay et de la Seilleraye, relevant de Peslan, avaient droit de moyenne et basse justice. Le seigneur de Faye était seigneur haut justicier et son sénéchal exerçait la justice sur la partie Nord-Ouest de Carquefou. Le poteau ou pilier de justice de la Madeleine-en-Bois était situé près de la Cadrannière, à un lieu appelé encore au milieu du XVIIIème siècle "le chêne de la Comtesse". Celui de la juridiction de l'Epinay se trouvait dans le bourg de Carquefou vis-à-vis le cimetière (archives de Loire-Atlantique, G.32).

Le registre des visites épiscopales de 1686 dit qu'il n'existait aucune école à Carquefou à cette date (Livre des visites de 1686 – Archives départementales, G 53). 

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Carquefou : Gilles Perrotin (en 1390) qui est, semble-t-il, le restaurateur de l'église de Carquefou incendiée en 1341, Jean Pertui (en 1400), Geoffroy de Guitres (en 1404) qui est présenté comme recteur de Carquefou par messire Mathieu Louet, chanoine de la cathédrale de Nantes, Guillaume Piquelo (en 1486), Vas Fernandon Olivarez (en 1509) qui est d'origine espagnol et qui rend aveu en 1509 à l'évêque de Nantes, Denis Boudet (en 1515) qui participe à de nombreuses querelles avec les chanoines de la cathédrale de Nantes, à propos des dîmes de Carquefou, Geoffroy Moreau (en 1530), scolastique de Saint-Brieuc, chanoine de Dol et de Nantes, ainsi que le fondateur de la chapellenie de Notre-Dame-la-Blanche située au haut bourg de Carquefou, Silvestre Garreau (de 1539 à 1597), Pierre Rinvalle (en 1597) qui a un procès avec les chanoines de la cathédrale de Nantes au sujet des dîmes de Carquefou, Jacques Mathurin le Saige (en 1600), Thomas Fernandez (en 1602) qui rend aveu de la cure de Carquefou à l'évêque de Nantes le 7 mai 1602, Mathurin Gaultier (en 1612), Jean Desnoyers (en 1646), Monbousin (en 1664), Macé le Serf (en 1680), Philippe Gaultier (en 1686) qui décrit l'église en 1686, Place-de-foire, avec son fronton triangulaire et à l'intérieur le grand tombeau de la famille d'Avaugour, Masceron (en 1701), Jacques Buan (en 1703), Maurice Cailleteau (en 1736) qui fit construire la deuxième église avec l'appui du marquis de Becdelièvre, de Fresneau de La Couronnerie, de Michel Taverne, seigneur de L'Epinay, et de Julie d'Espinoze, châtelaine des Renaudières, Joseph Bongrain (en 1745), Gabriel Héry (de 1775 à 1798), souvent caché à La Renaudière chez Julie d'Espinoze, et à La Vincendière, chez dame Poulain Marie, Julien Nicolas (de 1791 à 1794), Jean Baptiste Lequimener ou Lequimeneur (de 1803 à 1827), Joseph Marie Julien Bigaré (de 1828 à 1840), Julien Clouet (de 1840 à 1842), Michel Bachelier (de 1842 à 1862), J. Le Quilliec (de 1862 à 1886), Louis Maugat (de 1886 à 1901), Ferdinand Robert (en 1902), Le Corvec, Aoustin, ....  Noms de quelques prêtres originaires de Carquefou : - Gabriel Herbert (en 1602), seigneur de la Touche, recteur de Sucé, chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche, - Charles Simon de la Chambre (en 1633), seigneur de la Bidaudière, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Nicolas de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, supérieur des Jésuites de Nantes, - Louis de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, jésuite à Nantes, - Georges Rouxeau (en 1639), chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière, - Pierre d'Espinoze (en 1640), des Renaudières, abbé de Rillé, - Claude Gaborit (en 1686), de Prouzeau, - Mathurin Bizeul (en 1686), recteur de Saint-Vincent de Nantes, - Joseph Fresneau de la Couronnerie (en 1734), chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Pierre Coupperie de la Bidaudière (en 1734), vicaire de Carquefou, - Charles Auguste d'Avaugour (en 1747), du Bois d'Avaugour, chanoine de Nantes, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre, - Alexandre Bazille (en 1789), de la Barre de Riou.

Note 2 : liste non exhaustive des maires et agents nationaux de la commune de Carquefou : Joseph Marchis de La Chambre (maire de 1790 au 9 décembre 1792), Mathurin Moreau (maire du 9 décembre 1792 au 7 Pluviôse an II), Noël Marchis (maire du 7 Pluviôse an II au 12 Floréal an IV), Pierre Clouet (agent national du 12 Floréal an IV au 6 Fructidor an IV), Biraud (agent national, an IV), Ganuchaud (agent national, an IV), Joseph Biraud (agent national, an IV), Jean Poupelard (agent national, an V), Léonard (agent national, 28 Brumaire, an VI), Julien Loyen (agent national, 1 Pluviôse, an VI), Pierre Clouet (agent national le 10 Prairial an VI, "il ne jouit pas d'un grand civisme" et refuse le 16 Prairial), Joseph Biraud (agent national, 30 Messidor, an VI), Léonard Marinier (agent national, an VI, au 1er Vendémiaire, an VIII), Jean Thomas Peylet du Bois de Saint-Lys (1er Vendémiaire, an VIII, au 8 janvier 1812), Jean Baptiste de Soussay de La Guichardière (maire du 8 janvier 1812 au 25 octobre 1830), Félix Cossin (maire du 25 octobre 1830 au 18 août 1833), Pierre Ganuchaud (maire du 18 août 1833 au 16 août 1838), Alfred Guimberteau (maire du 18 août 1838 au 9 avril 1948, gendre de Paimparay de La Cadranière), Félix Cossin (maire du 9 avril 1848 au 15 octobre 1848), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 15 octobre 1848 au 9 mai 1852), Jean Loyen (maire du 9 mai 1852 au 30 octobre 1852), Pierre Ganuchaud (maire du 30 octobre 1852 au 25 janvier 1864), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 25 janvier 1864 au 25 octobre 1865), Louis Avrouin-Foulon de l'Epinay (maire du 24 septembre 1865 au 19 mai 1878), Albert Guillaume, marquis de Dion (maire du 19 mai 1878 au 26 mars 1881), N. Hardouin (maire du 25 mars 1881 au 29 avril 1882), Gaspard Albert Boucher d'Argis (maire du 30 avril 1882 au 6 août 1899), André Cassin, baron de Kainlis de Seilleraye (maire à partir de 1899), Arthur Ecomard, Albert de Montbeillard, Aubert, Joseph de Goué (à la Libération), de Montbeillard, M. Fouchard, ...

Note 3 : Peslan aujourd'hui simple village eut au Moyen Age une très grande importance. Le seigneur du lieu avait droit de juridiction haute, moyenne et basse justice et fief lige sur les lieux, châteaux, maisons et métairies de : la chapellenie Saint-André, le Bois d'Avaugour, l'Epinay, la Seilleraye, Maubreuil, l'Angle, le Bois Saint-Lys, la Fillonnière, la Chambre, Graslan, la Rivière, la Filletière, la Houssaie, la Bernarderie, la Gravausière, les Rivières, le Bernier, la Dagonnière, la Gastelière, la Barillère, la Tactière, la Bidaudière, la Beuretière, le Marais, la Salle, la Noë, Clouet, la Guéffraie, la Chénaie, la Guillonnière, les Herses, la Pétorie, le Prouzeau, le Plessix, la Favrière, la Poterie, la Prévotière, Tournière, la Jouardrie, l'Aigle, la Renaudrie, la Minguais, le Souchay, la Bourelière, la Bréchetière. Les premiers seigneurs de Peslan que nous connaissons appartiennent à la maison de Beauveau. En 1251, Guillaume et Mathieu de Beauveau s'étant rendus coupables de violences et de spoliations, Guillaume, évêque de Nantes, confisqua le domaine de Peslan. Il jugea que cette terre appartiendrait désormais à l'Eglise et à l'évêché de Nantes, à charge de payer par l'évêque au sénéchal Régnier de Saint-Lys, agissant pour son fils époux de Marguerite de Beauveau, la somme de 50 livres. Depuis ce temps et jusqu'à la Révolution, la châtellenie de Peslan a toujours appartenu aux évêques de Nantes. En 1790, l'ancien manoir et métairie de Peslan, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, sont confisqués sur Eutrope Charles de la Laurencie, évêque de Nantes, et vendus nationalement le 18 Prairial an IV (1er juin 1796) à la famille Rivet.

Note 4 : dépendaient des Régaires de Nantes : - la châtellenie de Faye en Carquefou avait droit de haute, moyenne et basse justice et régissait la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Elle tenait son poteau ou pilier de justice au lieu-dit "chêne de la Comtesse". Les seigneurs en furent les Montauban, d'Avaugour et Bedelièvre. En relevaient les fermes ou métairies de La Barre, La Couronnerie, La Galopinière, La Jacquelinière, La Touche, Le Château, Le Parc, Le Chêne, La Riaudière, Le Clos, Le Buron, La Filletière. - la châtellenie de Mauves, Peslan et les Marais qui s'étendait en Mauves et Carquefou et consistait en les lieux et maisons de Beaucours et Ruellan. Elle exerçait justice sur les lieux, châteaux et métairies de Longrais, Le Jary, La Bouchetière, La Charée, La Masure, La Fosse-Gareau, Les Haute et Basse Menortières, La Malorière, La Rouanderie, La Chevillardière, Le Plessix, Les Relandières et autres en la paroisse de Mauves. A Carquefou, elle s'étendait sur la chapellenie Saint-André, Le Bois, Maubreuil, L'Angle, La Filletière, Le Marais, La Salle, Le Prouzeau, La Poterie, La Chambre, La Noë, La Chênaie, La Fillonnière, La Prévotière, La Jouardrie, La Renaudière. Les seigneurs en furent les Beauveau, puis directement les évêques de Nantes. A la Révolution, le domaine de Peslan fut vendu comme bien national le 18 prairial an IV au citoyen Rivet. Les juridictions vassales de La Seilleraye, La Touche et Auraix tenaient leurs audiences au Bas Gaubert, paroisse de Thouaré. Celle de l'Epinay et Procé avait ses assises au bourg de Carquefou. Dépendait aussi des Régaires de Nantes le prieuré de La Madeleine-en-Bois à Carquefou qui avait droit de haute, moyenne et basse justice sur les villages et métairies de La Picaudière, La Poterie, La Grignonnais, La Cadrannière, La Haute-Forêt, La Vincendière, Le Housseau. 

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PATRIMOINE de CARQUEFOU

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1874), édifiée par l'architecte Perrin tout à fait au sommet du bourg de Carquefou. Cette église est construite afin de remplacer celle trop petite, située sur la place Aristide-Briand (en haut du bourg, près de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche, fondation religieuse du temps de la guerre de Cent Ans) qui elle-même avait déjà remplacé une église primitive toute simple qui était un prieuré situé tout près de La Cadrannière. En 1613 (sous le ministère de Mathurin Gaultier), l'église de Carquefou est saccagée et profanée par des soldats : "à cause des troupes de soldats qui sont en la dite paroisse et n'est administré aucun sacrement en la dite église, à cause que les dits soldats y ont fait leur corps de garde et y ont mis leurs chevaux". En 1644, Mgr Gabriel de Beauveau, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou. En 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet, "l'église était  bien délabrée, les murailles de la nef étaient en fort mauvais état, la charpente était vermoulue, les vitraux même manquaient". Voici en partie le procès verbal de la visite du vendredi 6 juillet 1686 : "dans l'église de Carquefou, il n'y a point de reliques ni de boîte d'argent pour porter le Saint Viatique aux malades. Les murs, la charpente et la couverture est fort vieille. On n'a point de connaissance du jour de la dédicace de l'église. Le choeur est fort étroit, il y a au moins un tombeau élevé et un banc de la maison d'Avaugour, qui l'occupent presque tout. Les murailles de la nef sont en fort mauvais état ainsi que la charpente. Il manque plusieurs vitres au grand vitrail. Les deux autels de la nef ne sont pas consacrés et ne sont pas moins malpropres que le grand. La sacristie est trop petite, pour s'habiller et se déshabiller, les prêtres sont obligés de monter sur les coffres dans lesquels se trouvent les ornements ou sur les autels. Recteur : Philippe Gaultier; Prêtre vicaire : Jean Desbois; Clercs : Claude Gabory, étudiant à Nantes; Fabriqueurs sortis de charge : Jean Blandin, Jean Laurent; Fabriqueurs en charge : Mathurin Martin, Jean Januret; Témoins synodaux : le sieur Herbert, le sieur de la Chesnaye, Donatien Marzellière, Jean Lelou, Simon Lelou, Jean Coquet, Jean Douet, François Lechat, Jean Deniau, Mathurin Libeau. La paroisse contient 1 000 communiants. Son revenu consiste en la maison presbytèriale, jardin, verger, cinq boisselées de pré et plusieurs vignes, de plus, les dîmes novales et le tiers de toutes les autres, valant 600 livres .....". Cet état de chose dura jusqu'en 1734, date à laquelle messire Maurice Cailleteau, recteur de la paroisse de Saint-Pierre de Carquefou, songea à reconstruire un nouveau sanctuaire (grâce au legs de messire André Harouys, seigneur de la Seilleraye) : c'est celui qui a subsisté jusqu'en 1874. Le 21 juin 1734, la deuxième pierre de l'ancienne église est posée par Marie de Becdelièvre (née le Noblet et veuve de Guillaume Jean Baptiste François de Becdelièbre) et la troisième pierre est posée par Michel Taverne, seigneur de l'Epinay. L'église est bénie par Yves de Beaupoil (vicaire général du diocèse de Nantes) le 4 octobre 1736. Le 23 janvier 1736, le recteur bénit une cloche pesant 588 livres, le parrain est Georges Briand Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et la marraine est Rosalie Boussineau de Maure (épouse de Jacques Léonard de la Rabelais, seigneur du Housseau) : cette cloche est enlevée en 1791 et transportée à la monnaie de Nantes pour y être fondue et servir à faire des canons. Le 23 juin 1738, Yves de Beaupoil vient bénir les deux autels de l'église, l'un est dédié à la Vierge et l'autre à saint Jean. Le 22 août 1754, Mgr de Mauclerc de la Muzanchère, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou, qui compte alors 1100 communiants. Le 30 juillet 1787, le marquis de Becdelièvre est parrain d'une petite cloche de l'église de Carquefou qu'il appelle "Anne-Félicitée". Le 20 juin 1790, le conseil municipal de Carquefou fait enlever de l'église "les bancs de M. de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de M. Linsens, seigneur de l'Epinay. Il fait briser toutes les armoiries ainsi qu'une pierre tombale". Le 15 novembre 1791, une cloche provenant de l'abbaye de Buzay est donnée à la commune de Carquefou pour remplacer l'autre qui était fêlée, une balustrade provenant de l'église Saint-Léonard de Nantes y est également envoyée. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1792, les vitraux sont brisés et les vases sacrés volés. Le 3 décembre 1796, les habitants de Carquefou sont à nouveau autorisés à jouir de leur église, en se conformant toutefois aux lois alors en vigueur. Le 8 février 1802 a lieu la restauration du culte catholique à Carquefou, suivant le Concordat passé le 15 juillet 1801 entre le Pape Pie VII et le premier consul Napoléon Bonaparte. En 1820, le conseil municipal vote l'agrandissement de l'église (projet resté sans réponse de la part de la préfecture). La première pierre de la nouvelle église est posée et bénite le 8 décembre 1869 par M. Bigarré, ancien curé de Carquefou et curé du Croisic. Elle est construite d'après les plans de M. Perrin, auquel succèdent les frères Le Diberder. Les travaux de construction sont interrompus pendant la guerre de 1870-1871 et reprennent en 1872. L'église actuelle est bénie le 19 avril 1874 par Mgr Félix Fournier, évêque de Nantes. En 1890, la table de communion en fer forgé et dorée est donnée par Mlle Clémence de Soussay de la Guichardière. En 1891, le marquis de Dion donne l'autel de la Sainte-Vierge, dû au sculpteur nantais M. Vallet. En 1894, le curé fait un emprunt au Crédit Lyonnais afin d'achever l'église et de construire le clocher : les travaux commencent en mai 1895 et sont terminés à la fin de l'année 1896. La rosace du clocher est donnée en 1896 par Pierre Guillet de Tournière, l'horloge provenant des ateliers Pellerin, de Tiffauges, est due à la générosité de M. Fonteneau, boucher à Carquefou. Le 18 mai 1897, Mgr Pierre Emile Rouard, évêque de Nantes, vient faire la bénédiction solennelle des cloches : elles sont alors au nombre de trois et ont pour parrains et marraines : la première, le baron de Kainlis et la comtesse de Solages, la seconde, M. et Mme Hardouin, et la troisième, M. Maugat et Mme Clouet, née Pageau. Au mois de février 1900, les deux clochetons de l'église sont renversés par la violence d'une tempête, mais il sont relevés au mois d'août 1904. Les vitraux comportent de nombreuses armoiries dont celles des seigneurs de Maubreuil, de La Seilleraye, de L'Epinay, de La Couronnerie, .... Le baptistère en marbre blanc est aux armes des Avrouin-Foulon. Le tableau "Prédication de Saint-Paul", œuvre de Serendat de Belzim, date de 1897-1900. Dans le choeur, les peintures relatives à la vie de saint Pierre et saint Paul sont l'oeuvre de l'artiste Beuzit. La Crucifixion, œuvre du peintre Serendat de Belzim, date de 1897-1900. La statue Notre-Dame la Blanche, en bois polychrome, date du XIV-XVème siècle : elle a été retrouvée en 1959 dans l'enfeu d'une chapelle sise près de l'ancienne église (la chapelle et la maison en dépendant furent acquise par les Peylet, et plus tard, les Loyens alliés aux Pageau et Balezy) et a été restaurée avant de revenir en 1960 reprendre sa place dans l'église. La statue de la Vierge Bourguignonne date du XVIIème siècle et provient de la chapelle des Avaugour, dite de Roualan (ou Rouellan), sise au bord du Gaubert, ruisseau qui sépare Carquefou de Mauves ;

la croix de chemin (XIXème siècle), située autrefois dans l'ancien cimetière, non loin de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche ;

le château de la Seilleraye ou Sailleraie (1671), édifié par l'architecte Delahaye sur les plans dressés, dit-on, par Mansard (célèbre architecte de Louis XIV) pour Guillaume Harouys (ou Harrouys), trésorier général de Bretagne, conseiller du roi et maire de Nantes. Il s'agit du petit-fils du premier Guillaume Harouys, élu maire de Nantes en 1571 et qui empêcha tout excès lors de la Saint-Barthélemy. L'ancien manoir devait se nommer primitivement Kerarigo du nom de ses premiers seigneurs, car dans quelques vieux titres on le trouve quelquefois écrit Kerarigo-Seilleraie (ex. dans le compte et rolle rentier de l'évêché de Nantes dressé par Perrot Vivien en 1459). Le seigneur de la Seilleraye avait droit de juridiction, moyenne et basse justice et relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachat et dix sols de rente chaque année". Jehan de Kerarigo paraît en 1380 comme seigneur de la Seilleraye. On trouve ensuite André de Kérarigo, fils de Jehan, qui paraît à Carquefou comme seigneur de la Seilleraye dans l'acte de la réformation de la noblesse de Bretagne, en 1429. Il a comme fille Blanche de Kerarigo qui épouse Macé du Breil. Ils paraissent tous deux comme seigneurs de la Seilleraye en 1429. La Seilleraye passe ensuite entre les mains de la famille du Houx. Jean du Houx, seigneur de la Seilleraye, Bodel et Liarigou, fait faire, entre 1447 et 1454, le dénombrement des vassaux qui relèvent de son fief de la Seilleraye. En 1456, il en rend aveu à l'évêque de Nantes (Archives de Loire-Atlantique, G.32). Il est chambellan et conseiller du duc Pierre II de Bretagne en 1456. Il est l'époux de Jeanne de Callac dont il a un fils Gilles et une fille Jeanne. Gilles du Houx, seigneur de la Seilleraye, le Rouet, rend aveu en 1477 pour certains droits qu'il possèdent sur les navires chargés de vin et de sel, entrant dans le port de Nantes. Jeanne du Houx, dame de la Seilleraye, épouse Robert de Beaucé (ou de Beauxé), une des trente lances du sire de Derval et chambellan du duc de Bretagne en 1466. La Seilleraye passe ensuite par achat à la famille Brécel. Christophe Brécel, seigneur de Clermont-sur-Loire et époux de Catherine du Chaffault (depuis le 23 mai 1520), fille de Jean et de Anne de Saint-Marzault, devient par achat seigneur de la Seilleraye (il est docteur en droit en 1517, sénéchal de Nantes et maître des requêtes de la maison de la Reine en 1524 et meurt en 1547). Christophe Brécel a plusieurs enfants : - Louise, mariée en premières noces à François Gabart (seigneur de la Maillardière), veuf de Jeanne Girard, et en secondes noces, à Pierre de la Chapelle de la Roche-Giffart (seigneur du Breil), - Renée, - Françoise, mariée à Louis de Ténouët, - Catherine, mariée à Jean Chenu (seigneur de Landormière), - Anne, mariée à Jean de Montchaud (seigneur de Souché), - Charles, - Guyonne, mariée à Jean du Boullay (seigneur de la Sénéchallerie). En 1538 ou 1539, Christophe Brécel vend la Seilleraye à Guillaume de Harouys. Il s'agit du fils d'Olivier Harouys (trésorier général de Bretagne) et de Guillemette de Franchepierre. En 1560 et en 1583, Guillaume de Harouys rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes. Il est secrétaire de la chancellerie en 1529, receveur en 1531, greffier en 1534 et élu maire de Nantes le 28 décembre 1571. Guillaume de Harouys meurt en 1586, laissant de son mariage avec Anne Dupin, qu'il avait épousé en 1546 : - Charles qui hérite de la Seilleraye, - Marie, épouse de Louis Braillon (seigneur de la Sivonnière), - Anne, mariée en premières noces à N. d'Argentré (conseiller au Parlement de Bretagne), et en deuxièmes noces, à César Moreau (seigneur de Vaux). Charles de Harouys, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, le Pin, la Roche, les Cléons est docteur en droit, secrétaire du Roi et greffier de la chancellerie de Bretagne, sénéchal et président au siège présidial de Nantes, conseiller au Parlement de Bretagne. Le 13 avril 1601, il partage les biens de ses parents et rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes, le 15 juin 1602. Le 28 décembre 1587 et le 26 avril 1598, l'assemblée de la ville de Nantes l'élit comme maire. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers en 1547. Charles de Harouys décède en octobre 1612, laissant comme enfants : - Louis, l'héritier de la Seilleraye, - Jean, seigneur de l'Epinay, - Charles, prêtre, - Marie, - Françoise, née le 30 octobre 1586 et mariée en 1616 à Pierre Bernard (seigneur de la Turmelière), maire de Nantes de 1615 à 1617 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Louis de Harouys, naît à Nantes à l'hôtel Harouys (situé derrière la place des Jacobins) et il est baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 19 octobre 1583. Il est président au présidial de Nantes, premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne, conseiller d'Etat et intendant de justice. Le 10 juillet 1623, il est élu maire de Nantes et continué par lettres du Roi le 8 juin 1642. Il meurt à Nantes, le 15 mars 1656 et il est enterré dans la chapelle des Récollets. Louis de Harouys épouse à Angers le 12 juillet 1613 demoiselle Françoise de Bautru dont il a : - Guillaume, l'héritier de la Seilleraye, - Nicolas, supérieur de la maison des Jésuites de Nantes, - Louis, jésuite à Nantes, - Charlotte, supérieure de la communauté Sainte-Elisabeth de Nantes, - Gabrielle, mariée en 1633 à Charles de Péréfixe (seigneur de Beaumont), lieutenant du Roi au gouvernement de Nantes, - Louise, mariée en 1647 à Jean Baptiste de Becdelièvre (seigneur de la Busnelaye) et dont le fils Jean-Baptiste hérite de la terre de la Seilleraye. Guillaume de Harouys, seigneur de la Sailleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller du Roi, conseiller au Parlement de Rouen en 1641, conseiller d'Etat en 1645, et trésorier général de Bretagne en 1651. Il reçoit plusieurs fois à la Seilleraye Madame de Sévigné. C'est Guillaume Harouys qui, en 1671, fait construire La Seilleraye sur les plans de Mansard et de Le Nôtre. Le parc est dessiné sur les plans de Berthauld. Guillaume décède le 15 novembre 1699 à la Bastille, où il avait été enfermé en 1688 pour avoir dilapidé les fonds des Etats de Bretagne dont il était trésorier. De son mariage avec Marie Madeleine de Coulanges, il a : - l'André, héritier de la Seilleraye, - Marie Madeleine, décédée à huit jours et inhumée avec sa mère à Paris. André de Harouys, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller au Parlement de Rouen en 1684, conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaire de son hôtel en 1694, intendant pour le Roi en Franche-Comté en 1700 et en Champagne en 1702. Il épouse en 1688 Marie Anne de Richebourg dont il n'a pas d'enfant. André de Harouys meurt sans postérité à Paris le 27 mai 1731, et ses biens reviennent alors à ses héritiers qui étaient : Jean Baptiste de Becdelièvre, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo (comte de Crénolo), Charles du Breil (marquis de Rayz), .... Les Harouys ont joué un grand rôle dans l'histoire locale, leurs bustes et portraits ainsi que leurs armoiries triomphent encore à la mairie de Nantes. La Seilleraye passe ensuite par mariage à la famille Becdelièvre, suite au mariage en 1647 de Jean Baptiste de Becdelièvre avec Louise d'Harouys, soeur de Guillaume d'Harouys (cousin germain de madame de Sévigné, par les de Coulanges). Jean Baptiste François de Becdelièvre, seigneur de la Busnelaye, Tranber et de la Seilleraye, est conseiller au Parlement de Bretagne et Premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. La terre de la Seilleraye comprend alors les métairies de Gaubert, de Chassaire, la Chaise, la Sionnière, Proujean, la Pêterie, la chapelle d'Auray, l'île d'Harouys et le moulin de la Seilleraye. La marquise de Sévigné a séjourné dans le château (elle descendait alors au port de Mauves). Jean Baptiste de Becdelièvre épouse demoiselle Renée de Sesmaisons, fille de René de Sesmaisons (seigneur de Tréanber) et de Françoise Juchault. Ils ont comme enfants : - Guillaume Jean Baptiste François qui hérite de la Seilleraye, - Hilarion Marie, conseiller au Parlement de Bretagne. Guillaume Jean Baptiste François, premier marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, la Rivière, la Busnelaye, Tréanber, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne le 11 février 1709, président le 12 juin 1713 et premier président le 31 décembre 1716. C'est en récompense de ses services que le Roi érige en 1717 la terre de Tréanber en marquisat, sous le nom de Becdelièvre. Il épouse demoiselle Marie le Noblet. Ils ont un fils, Hilarion Marie François, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, qui est nommé le 31 décembre 1733 premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Par transaction en date du 26 août 1735, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo comte de Crénole et le marquis du Breil de Rayz abandonnent au marquis de Becdelièvre, tous les droits qu'ils ont sur la Seilleraye et l'Epinay. Hilarion épouse en premières noces demoiselle Louise Pélargie Baude du Val, décédée à Rennes le 7 mai 1738, et en deuxièmes noces, Marie Anne d'Anviray de Machonville dont il a : - Perrine, mariée le 5 mars 1765 à Julien de Rosily (marquis de Rosily), - Hilarion Anne François Philippe, marquis de Becdelièvre. Ce dernier, seigneur de la Seilleraye, Mauves, Faye, Peslan, le Bois d'Avaugour, est conseiller du Roi, maître des Comptes et premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Le 2 mai 1769, il achète Faye et le Bois d'Avaugour (il achète les terres d'Avaugour pour la somme de 250 000 livres, avec charge d'habiller, chaque an, 12 pauvres, dans chacune des paroisses de Carquefou, Thouaré et Mauves) au marquis de Juigné, légataire universel du marquis et du comte d'Avaugour. Il épouse demoiselle Marie Louise Emilie Victoire de Coutances qui pose à Nantes, le 30 septembre 1763, la première pierre du palais de la Chambre des Compte de Bretagne. De leur mariage naissent : - Anne Christophe qui hérite de la Seilleraye, - Louis Marie Christophe, - Hilarion Anne Louis, mort le 22 septembre 1775 et enterré sous le banc d'Avaugour, - Emilie Josèphe, mariée en 1809 à Philippe Le Clerc de Vezins, - Marie Madeleine Julienne, mariée à Victor de Ghaisnes, comte de Bourmont. Anne Christophe, marquis de Becdelièvre (seigneur de la Seilleraye, Faye, le Bois d'Avaugour, etc ...) émigre en 1791 et sert l'armée de Condé, puis il rentre en France en 1793 pour combattre dans les armées royales de l'Ouest. Il prend part au combat de Mauves le 11 mars 1793 et devient en 1795 major général de l'armée du Vicomte de Scépeaux sur la rive droite de la Loire. Après son décès au champ de bataille d'Oudon en juillet 1795, Louis Marie Christophe (1778-1855), son frère, devient marquis de Becdelièvre et propriétaire de la Seilleraye. Il hérite, en faite, avec son beau-frère, le comte de Bourmont, des seigneuries de la Seilleraye, d'Avaugour, Mauves et Thouaré. Louis Marie Christophe épouse en 1805 demoiselle Emilie Caroline Calixte de Larlan-Rochefort, dont il a : - Hilarion Marie François Albéric, comte de Becdelièvre, né le 16 février 1815, décédé sans alliance à Nantes en 1849, - Aliénor, l'héritier de la Seilleraye, - Emilie Caroline Alix, née à la Seilleraye le 4 juin 1810, décédée le 19 juillet 1860, mariée au comte de Courtavel de Rouzat, dont est née une fille mariée au baron Gaston de Montesquieu. A sa mort, en 1855, Louis Christophe de Becdelièvre se fait enterrer dans la chapelle de la Seilleraye. Sa fille, la comtesse de Larlan, décède en 1861. Aliénor Louise Calixte de Becdelièvre (1808-1893) épouse à Carquefou, le 4 août 1828, Claude René César, comte de Courtavel de Pezé, pair de France, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, chevalier des Ordres militaires de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem. Ils ont comme enfants : - Aliénor, mariée au comte Rodolphe de Montaynard, - Alix, l'héritier de la Seilleraye, - Ludovic, marquis de Courtavel, marié à Yolande des Isnards. Alix de Courtavel, propriétaire de la Seilleraye, épouse Gabriel, comte de Solages, dont sont nés : - Marie, mariée au baron de Bernis (dont sont issus les enfants : Arhaud, Alix comtesse Fresson, Gabriel, Ludovic, Alexis), - Ludovic, marquis de Solages, marié en premières noces à Marie Reille (dont sont issus les enfants : Thibaud, Gabrielle, Raymond) et en deuxièmes noces à Marguerite de Comminges de Guitaut (dont sont issus les enfants : Alix, Armand, Alain, Jeanne, Béatrix), - Joseph, mort jeune, - Gabrielle Elisabeth (1874-1924), mariée à André Cassin baron de Kainlis, ancien officier de cavalerie et ancien maire de Carquefou (dont sont issus les enfants : Henry en 1893, Gaëtan né à la Seilleraye en 1894, Yvonne et René). En 1914, le baron de Kainlis reprend du service comme capitaine et ses deux fils, Gaëtan et Henry tombent glorieusement en 1915, victimes de la Grande Guerre. D'importantes réfections ont lieu au château sous la Restauration, de 1815 à 1830. En 1794, les soldats bleus trouvent, sous le grand escalier, un trésor de 800 000 livres en or, caché sous la statue de saint Alexis, par les Harouys, dont les armes étaient gravées sur la casette. L'obélisque date de 1794. La charmille date de 1671. Le château est transformé en hôpital en 1943. La Seilleraye est aujourd'hui une Maison de repos qui dépend des Hôpitaux de Nantes. Nombreuses sont les armoiries gravées sur les murs, qui rappellent les alliances familiales. La chapelle, avec une vaste résurrection au plafond, garde des médaillons, des inscriptions au-dessus des enfeus ;

Note ; inventaire des salles de La Seilleraye, publié par M. Joseph Goué (vers 1945). En tout l'inventaire compte plus de 600 tableaux et gravures. Nous ne donnons ici que l'essentiel : - Vestibule : plafond peint par des peintres italiens du début du XVIIIème siècle. Tapisseries d'Aubusson : le triomphe d'Alexandre, les Sabines arrêtant le combat, ... Fontaine en pierre qui occupe la place de la statue de saint Alexis sous laquelle les soldats de la Révolution trouvèrent un trésor de 800 000 livres. - Grand salon : boiseries Louis XV, tableaux sur le côté du vestibule : la nièce du cardinal Fleury (par Nattier), la marquise de Becdelièvre, née de Coutances (par Mme Vigée-Lebrun), Louise d'Harouys, épouse d'un Becdelièvre, et J.B. de Becdelièvre (par Mignard). Sur le côté du parc, la maréchale d'Ancre (par Van Dyck), Guillaume Harouys et Louis de Becdelièvre (par Largillière). - Petit salon : boiseries et dessus de porte de style Régence, avec tableaux représentant la comtesse d'Avaugour, la duchesse de Bourgogne, la marquise de Sévigné en diane chasseresse (par Mignard). - Salle à manger : tapisseries des Flandres, représentant différents pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique. Tableaux : Louis XV enfant (par Mignard), la marquise de Becdelièvre, née Le Nobletz (par Tournière), des Fleurs (par Vaubec). - Grande chambre du rez-de-chaussée : lit et mobilier Louis XIV. Tableaux : la marquise de Franqueville et ses filles (par François de Troy), jeune fille et l'Amour (par Boucher), la duchesse de Lavallière (par Vouet). - Billard : tapisseries avec scènes antiques. Tableaux : Suzanne et les vieillards, le comte d'Avaugour. - Chambre du maréchal de Bourmont : conquérant d'Alger. Bronzes (Rousseau et d'Alembert). Tableaux : l'amiral de Kerguelen, Alberic de Becdelièvre (par Allais), Calixte de Larlan, Aliénore de Becdelièvre, marquise de Courtavel. - Petit salon de musiques : tapisseries. Tableaux signés Van Loo, David, Hubert-Robert, Lebrun. - Chapelle : autel et rétable Louis XIV. A droite, saint Hilarion, patron des Becdelièvre, et à gauche, sainte Marie-Magdeleine. Au plafond, la résurrection, début du XVIIIème siècle. Cette partie est heureusement conservée (les Annales de Nantes - 1966).

Voir Histoire de l'église catholique en France la famille HAROUYS.

le château de l'Epinay ou Lespinay (1650), édifié pour Guillaume Harouys (ou Harrouys) par l'architecte François Mansart à l'emplacement de l'ancien manoir du Bernier. Il était encore appelé le nouvel Epinay, dans un aveu de 1740. L'ancien château était situé près du bourg, à l'endroit nommé aujourd'hui le Vieil-Epinay. Le 15 juin 1602, Charles de Harouys fait aveu : "de la maison du Vieil-Epinay, où se trouvait l'ancien château, assise au haut du bourg de Carquefou, ruinée et en partie brûlée par l'incendie, troubles et séditions et la tenue qui en dépend nommée le pressoir Maillard" (archives de Loire-Atlantique G. 32). L'ancien château de l'Epinay est sans doute incendié et ruiné par les troupes de Mercoeur en 1589, pendant l'emprisonnement de Charles de Harouys. L'Epinay relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit de juridiction moyenne et basse justice, droit de fuie, chapelle, garenne et colombier, banc armorié de ses armes et prééminences dans l'église de Carquefou. Sa juridiction s'étendait sur la plus grande partie du bourg de Carquefou, et il avait devant le cimetière un cept armorié de ses armes et un poteau et collier de justice. Perroné de Carné paraît en 1390 comme seigneur de l'Epinay. Cette terre passe ensuite aux de Saro. Perronnay de Saro paraît comme seigneur de l'Epinay dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Sa fille Jeanne de Saro, dame de l'Epinay, apporte cette terre à Jean des Savonnières, qu'elle épouse vers 1450. En 1457, Jean des Savonnières sert par quartiers le duc de Bretagne. L'Epinay passe ensuite par achat aux Chauvin. Jean Chauvin, seigneur de l'Epinay, l'Eperonnière, est le fils de Jean Chauvin et de Argaïc de Piédoue (alias Agathe Piédru). Son frère est le célèbre Guillaume Chauvin, chancelier de Bretagne, seigneur de la Muce et du Pont-Hus, marié à Perrine du Bois-Couppegorge. Jean Chauvin épouse demoiselle Jeanne du Taile (alias du Teil) dont il a un fils, Guillaume Chauvin. Guillaume Chauvin (seigneur de l'Epinay, la Préverie, Saint-Thomas) épouse demoiselle Jeanne Lespervier, dame de Saint-Thomas et fille de Robert Lespervier, chambellan du du, sénéchal de Nantes. Ils ont plusieurs enfants : - Aubine qui hérite de l'Epinay, - Claude, dame de l'Eperonnière, épouse de Bertrand Glé, - Marguerite, dame de Saint-Thomas qui vend cette terre le 20 décembre 1566 à Jean de Bailleul, seigneur des Yonnières. Aubine Chauvin, dame de l'Epinay, Saint-Thomas, Saint-Etienne, épouse Julien de la Touche (seigneur du Chastelier). Ce dernier rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes, le 6 novembre 1559, sa femme Aubine étant veuve rend aussi aveu le 16 mai 1579. Ils meurent sans postérité et la terre de l'Epinay revient à leurs héritiers, les sieurs du Plessis-Brossard, du Taile et du Bois-Terrissaye. Ces derniers vendent l'Epinay à Charles de Harouys en 1586. Charles de Harouys, seigneur de la Rivière, la Seilleraye, devient par achat seigneur de l'Epinay. C'est en 1589, pendant son emprisonnement, que le château de l'Epinay est brûlé et saccagé par les troupes du duc de Mercoeur. Le 15 juin 1602, il rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes. L'Epinay devient alors le domaine des cadets de La Seilleraye et une halte pour la famille Harouys. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers en 1547. Ils ont deux enfants : - Louis, qui devient seigneur de la Seilleraye, - Jean, qui devient seigneur de l'Epinay. Jean de Harouys, seigneur de l'Epinay, est né à Nantes et baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 28 mars 1588. Il est nommé procureur des Etats de Bretagne en 1616, conseiller du Roi et Président au siège présidial de Nantes en 1620, maire de Nantes de 1625 à 1627. Il épouse demoiselle Charlotte Goddles, dont il n'aura pas d'enfant. Ses biens reviennent alors à son neveu Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraye. Hilarion Marie Françoise, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de l'Epinay, vend la terre et la seigneurie de l'Epinay à Michel Taverne, négociant à Nantes, le 8 juin 1733. Michel Taverne rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes, le 8 mai 1740. Il épouse demoiselle Claire van den Bosche, dont il a plusieurs enfants : - Anne, l'héritière de l'Epinay, - Louis, - Joseph, - Prudence, - Philippe. Anne Taverne, dame de l'Epinay, épouse dans l'église de Carquefou, le 11 juin 1749, Martin Linsens, fils de Charles Linsens et de François Gallot. Martin Linsens meurt au château de l'Epinay le 10 juillet 1756, laissant un fils, André-Martin. André Martin Linsens, seigneur de l'Epinay et Procé, épouse demoiselle Michelle Thérèse Bonamy et meurt à Carquefou, au château de l'Epinay, le 8 janvier 1804, laissant, un fils André-Julien. André-Julien est garde d'honneur de Napoléon Ier, lors de sa visite à Nantes en 1808. De son mariage avec demoiselle Bertrand-Geslin, il a comme enfants : - Emma, l'héritière de l'Epinay, - Nélie, mariée à Louis Avrouin-Foulon, - Aline, non mariée, - Eudoxie, mariée à Edmond Doré-Graslin. Emma Linsens de l'Epinay, dame de l'Epinay, épouse Gaspard Albert Boucher d'Argis, vicomte de Guillerville, fils de Gaspard Boucher d'Argis et de Adèle Brémontier. M. d'Argis est maire de Carquefou pendant de longues années. Il meurt au château de l'Epinay le 6 août 1899. De son mariage sont nées : - Charlotte, l'héritière de l'Epinay, - Julie, mariée au Vicomte de Forestier, - Adèle, décédée en 1909, - Claire, mariée à René Mathieu de Vienne. Charlotte Boucher d'Argis de Guillerville épouse Guéneau de Montbeillard et de leur mariage naissent : Albert, Roger, Jean, Cécile et Isaure. Le porche date de 1650. Le château fut habité par Magdeleine de Coulogne, qui légua ses biens à François de Becdelièvre, époux de Renée de Sesmaisons. Les successeurs sont les planteurs et armateurs, les Linsens de L'Epinay. Les Linsens s'allièrent avec leurs voisins les Bertrand-Geslin, propriétaires de La Couronnerie, sur les bords de l'Erdre ;

le château de Maubreuil (vers 1815), édifié par la famille Cossin à l'emplacement d'un ancien château incendié durant la Révolution. De l'ancien château, il ne subsiste qu'un pigeonnier datant du XVIIème siècle ainsi qu'une chapelle privée du XVIIème siècle. Le pavillon de chasse date du XVIIème siècle. Avant la Révolution, Maubreuil s'écrivait Maubreil. La tradition rapporte qu'au Moyen Age "le seigneur de Maubreil et celui de Clermont-sur-Loire étaient en guerre continuelle, le seigneur de Clermont, ayant été vaincu, devait présenter tous les ans au seigneur de Maubreil, en signe de soumission, un roitelet porté sur un char attelé de huit boeufs". Le seigneur de Maubreil relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy hommage et rachapt" et avait droit de chapelle, fuie, garenne et colombier. Dans les aveux rendus par les seigneurs de Maubreil aux évêques de Nantes, nous voyons que : "les seigneurs de Maubreil ont droit d'armes et d'écussons dans l'église paroissiale de Carquefou, dans une vitre du choeur du côté de l'Epitre, et du même côté dans le dit choeur ils ont droit de sépulture sous la pierre tombale y étant, près le banc qui appartient à la dite maison de Maubreil, dont les seigneurs de Maubreil sont en possession d'avoir droit d'écusson sur la porte du chapiteau de la dite église en dehors et gravé en pierre. De plus avoir du même côté pareil écusson dans la vitre étant au bas de l'église près le jubé, même au dit jubé pareil écusson en relief gravé sur le bois du dit jubé". Guillaume de Couppegorge paraît comme seigneur de Maubreuil en 1398. Il avait comme frère Laurent de Couppegorge, connétable du Touffou en 1386. Jean de Couppegorge, fils de Guillaume et seigneur de Maubreuil, le Maupas, la Couronnerie, le Bernier, est prévôt de la ville de Nantes en 1414 et a plusieurs enfants : - Jean, l'héritier de Maubreuil, - Perrine, mariée vers 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur du Pont-Hus et chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, mariée à Macé de Cadaran, seigneur de Plessix-Tison. Jean de Couppegorge donne en dot à sa fille Géoffrienne la terre et seigneurie du Maupas (alias Cadrannière) moyennant une rente annuelle de 50 sous monnaie due au seigneur de Maubreuil. Jean de Couppegorge, fils du précédent et seigneur de Maubreuil et de Bernier, est député en 1471 à Rome pour rendre témoignage contre l'évêque de Nantes. Il a comme enfants : - Alain, l'héritier de Maubreuil, - Nicolas, seigneur du Bernier. Alain de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Poterie, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes le 23 mars 1516. Il épouse demoiselle Douault et de leur mariage naissent Jacques, qui rend aveu de Maubreuil en 1540, et François de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Poterie. Le 5 janvier 1540, François de Couppegorge rend aveu de la Poterie à l'évêque de Nantes et le 15 novembre 1544, il rend aveu de Maubreuil. Il épouse demoiselle Françoise Ménardeau, fille de François (seigneur de la Noue et du Housseau) et de Marie Arnaud. Le 15 juin 1542, il rend aveu pour certains droits qu'il avait sur la rivière de la Loire. De leur ménage naissent : - Bertrand, l'héritier de Maubreuil, - Alain, - Jacques, qui rend aveu avec son père le 15 juin 1542, - Jeanne, mariée à Julien de Ros, seigneur de la Haie de Ros. Bertrand de Couppegorge, seigneur de Maubreuil, la Salle, la Poterie, épouse demoiselle Renée le Texier, fille de René le Texier (seigneur de la Bodardière) et de Jeanne de Goyon. Devenue veuve, Renée le Texier se remarie le 27 novembre 1566 dans l'église de Carquefou à Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, veuf en premières noces de Marguerite Brossard et fils de François Ménardeau (seigneur de la Noue) et de Marie Arnaud. De leur mariage, naît Marguerite de Couppegorge, dame de Maubreuil, qui épouse le 9 novembre 1575 Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonière et fils d'Artus (seigneur de la Hullonnière) et de Marguerite de Brossard. De leur mariage, naissent Jacques, seigneur de la Plesse et de Maubreuil, baptisé le 19 mai 1577, décédé sans postérité après 1628, et Noël Ménardeau. Noël Ménardeau, seigneur de Maubreuil, la Hullonnière, la Salle, la Plesse, est baptisé le 15 juin 1578 et épouse le 13 décembre 1628, Jeanne Loriot, fille de Michel Loriot (seigneur de la Noë) et de Renée Drouet. Il fait son testament le 4 septembre 1649 et meurt la même année. Sa veuve meurt à Nantes le 26 décembre 1684. De leur mariage naissent les enfants suivants : - Michel, l'héritier de Maubreuil, - François, seigneur de la Hullonnière et décédé sans postérité, - Marguerite, née en 1631, décédée jeune, - Isabelle, mariée le 13 mars 1656 à Charles de Scépeaux (seigneur de la Roche), puis à N. Le Bel (seigneur du Châtelier) et enfin à Jacques de Lantivi (seigneur de la Chartenaïe). Michel Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de La Gillière, est baptisé dans l'église Saint-Laurent de Nantes le 14 novembre 1629 et meurt à Nantes le 1er février 1685. Le 18 juillet 1670 et le 17 mai 1680, il rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes. Le 25 décembre 1671, il fonde une chapellenie à Maubreuil sous le patronage de Sainte-Anne. Il épouse, le 27 juillet 1657, Anne Belon, fille de Michel et de Anne Olivier, dont il a : - Jean, l'héritier de Maubreuil, - Michel, seigneur de la Gillière, abbé de Saint-Christophe, décédé à Venise, le 12 février 1702, - Anne Françoise, capitaine au régiment du Dauphin en 1697, - Catherine, mariée à Bernard de Lantivi, - Anne-Marie, religieuse. Jean Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, est baptisé le 22 mai 1662 et partage les biens de ses parents avec ses frères et soeurs, le 13 janvier 1677. Il épouse, le 25 janvier 1693, Jacquette la Haste, fille de Jean (seigneur de la Combaudière) et de Jacquette des Champ-Neufs. Jacquette Ménardeau est veuve et tutrice de ses enfants le 7 mars 1712, dont : - Jean François, l'héritier de Maubreuil, - Jacques-Arthur, seigneur de la Combaudière, - Marie-Rosalie, mariée à Charlemagne de Cornulier (seigneur de la Caraterie), - Marie Jacquette. Jean François Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes, le 9 août 1744. Il épouse, le 24 novembre 1731, Bonne-Claire Proust du Port-Lavigne, veuve de Pierre Caillebeau (seigneur de la Chasseloire) et fille de Julien Proust (seigneur du Port-Lavigne) et de Marie le Tourneux de l'Eperonnière. Leur fils Bonaventure Armand de Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la Gillière, est capitaine de dragons et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes, le 12 janvier 1750. Il épouse à Orvault, le 1er mai 1764, Charlotte Michelle de Bourigaud du Pé d'Orvault, fille d'Armand du Bourigaud du Pé, marquis d'Orvault, et de Charlotte Boscal de Réals de Mornac (fille de César Boscal de Réals, comte de Mornac, et de Marie Perrine de Saligné de la Lardière, marquise de la Chaize-le-Vicomte). De leur mariage, naissent : - Bonne Félicité, héritière de Maubreuil, - Bonaventure-Armand, né au château de Maubreuil le 24 août 1767. Bonne Félicité de Ménardeau de Maubreuil, dame de Maubreuil, épouse dans l'église de Carquefou, le 16 juillet 1782, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard, seigneur de Beauregard (fils de Charles Guerry, seigneur de Beauregard, l'Huillière, les Gâts, et de Osmane du Chaffault). Mme Guerry de Beauregard décède au château des Gâts, paroisse de Dompierre-sur-Yon, et laisse un fils, Jacques Marie Armand. Devenu veuf, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard se remarie, en 1789, à Constance Henriette Louise du Vergier de la Rochejacquelin (soeur de Henri, de Louis et d'Auguste de la Rochejacquelin et de mesdames de Beaucorps et de Rieux-Soigny). Il est tué en 1815 au combat d'Aizenay. De son union avec demoiselle de la Rochejacquelin, il a plusieurs enfants : - Auguste, qui prend le titre de marquis de Guerry, - Tancrède, père du comte de Guerry de Beauregard, de Vendée, - Jules, mort en 1847, - Constance, mariée au comte de Chabot, du Parc-Soubize, - Adèle, mariée à M. de Tinguy, - Sophie, mariée à M. de la Rochebrochard. Jacques Marie Armand Guerry de Beauregard, dit le comte de Maubreuil et marquis d'Orvault (1783-1866), mène une vie toute au moins originale. Ami des plaisirs, des grandes réunions mondaines, il se plait à réunir, sous le Consulat, toute une jeunesse impérialiste : Vilmain, Halgon, Cossin, Trébillard du Verger, Grassal, Jérôme Bonaparte, tous officiers de marine. Maubreuil épouse en novembre 1866, dans le Luxembourg, étant âgé de 83 ans, Catherine Schumacher, qui se fait appeler Mme de la Bruyère. Il meurt à Paris, à l'hôtel de Bordeaux, rue Capron, près de la butte Montmartre, le 17 juin 1869. Sa veuve, Catherine Schumacher, dite marquise de Guerry, décède à Paris, le 3 juillet 1910. Les dépenses du marquis entraînent de lourdes hypothèques et en 1815, Félix Cossin de Chourses devient le propriétaire du vieux Maubreuil comme du vieil Housseau. Félix Cossin épouse demoiselle Anne Françoise Brée de la Touche. Leur fils, Félix Cossin de Chourses naît à Nantes le 21 janvier 1798, devient conseiller général de Carquefou. De son mariage avec demoiselle Renée Angélique Laure Peston, il a plusieurs enfants : - Laure Félicie, - Clémentine, mariée en 1858 à Louis comte Hocquard, - Félicie, née en 1837, décédée célibataire en 1860. Laure Félicie Cossin de Chourses épouse, le 24 mai 1855, Albert Louis Guillaume, marquis de Dion. Le marquis de Dion est mort en 1901, laissant un fils, Albert, marquis de Dion et propriétaire de la marque automobile Dion-Bouton. De son mariage avec mademoiselle Bouillant, Albert n'a pas d'enfants ;

l'ancien château des Renaudières (1650), édifié par l'architecte Bernadin d'Espinoze. Il ne subsiste que l'écurie et le colombier de 1650. Il possédait jadis une chapelle privée incendiée en 1793 par les colonnes infernales. Bernardin d'Espinoze, seigneur de la Renaudière, vit en 1539 et c'est le fils de Gratien Ferdinand d'Espinoze. Il est appelé au ban et à l'arrière-ban de Bretagne en 1543. Il épouse demoiselle Jeanne de Moine. Son fils Pierre d'Espinoze, seigneur des Renaudières et de Bonnet, épouse demoiselle Marguerite Poulain. De ce mariage naissent : - Bernardin, héritier des Renaudières, - Pierre, seigneur des Angles, sous-maire de Nantes en 1624 et 1625, marié à Sainte Symon. Bernardin d'Espinoze, seigneur des Renaudières, du Souchay et de Portrick, est échevin de Nantes en 1594, sous-maire en 1597 et conseiller au Parlement de Bretagne. Le 11 août 1599, il est accusé d'avoir commis des voies de fait dans l'église de Carquefou. Il épouse demoiselle Jeanne Le Lou, dont il a un fils, Michel. Michel d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de l'Etang-Hervé, du Rougeul, baron de Portrick, est conseiller du Roi au Parlement de Bretagne le 20 juillet 1610 et président à mortier le 29 décembre 1622. En récompense de ses services, le roi érige la terre de Portrick en baronnie en 1628. En 1640, il rend aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes. Le 14 septembre 1659, il achète à André Gazet et à Michelle Cailleteau son épouse, seigneur et dame de Champagné, la juridiction du Rougeul à Granchamp. Il épouse demoiselle Jeanne Gazet, fille de Jean Gazet (seigneur du Chatellier et de la Tour), conseiller au Parlement de Bretagne. De leur mariage naissent plusieurs enfants : - Michel, baron de Portrick, - Renaud, l'héritier des Renaudières, - Jeanne, épouse de Renaud de Poix, - Pierre, abbé de Rillé, - Marguerite, mariée en premières noces à Jean de Rosnivien, marquis de Piré, et en secondes noces à Jean du Boisgelin, seigneur de Mayneuf, - Michelle, mariée à César de Renouard, seigneur de Drouges, - Gabrielle, baptisée à Saint-Laurent de Nantes le 13 mars 1628. Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de la Cruaudais, de la Rousselière, est capitaine au Régiment Royal et épouse en 1669 Michelle Bureau de la Foresterie. De leur mariage naissent : - Renaud, l'héritier des Renaudières, - René, chevalier de Saint-Louis, - Jean-Baptiste, marquis de Frossay. Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, rend aveu le 8 juillet 1715 au marquis d'Avaugour, seigneur de Faye pour le pré de la Grande-Guesche. Il a une fille Julie-Rosalie. Julie Rosalie d'Espinoze, dame des Renaudières, épouse Hilarion du Rochier, seigneur du Lestier, de Beaulieu et de Launay. Ce dernier est chevalier de l'Ordre du Roi et rend aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes le 20 mars 1745. Sa femme étant veuve rend aussi aveu en 1770 et vend le 9 septembre 1766 à Claude de Soussay, seigneur de la Barre, la vigne du Pré-Poulain. Madame du Rochier du Lestier vend la terre et le château des Renaudières à M. Bouvaye de la Fleuriais et décède sans postérité. Louis Romain Chantal Bouvays, qui devient propriétaire des Renaudières, est fils de Louis Bouvays (seigneur de la Fleuriais et avocat au Parlement de Bretagne) et d'Anne Marie Guérin de la Guillotière. Il épouse, le 22 juin 1801 en l'église de Carquefou, demoiselle Jeanne Sophie Maillard de Bois-Saint-Lys (fille de Joseph Henri Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, et de Jeanne Bourguignon de Saint-Laurent). De leur mariage naissent : - Elzéar, héritier des Renaudières, - Amaury, marié à Laure O'Diette. Elzéar Bouvays de la Fleuriais, propriétaire des Renaudières, est lieutenant à la division d'Ancenis commandée par le comte de la Rochemacé et deux fois maire de la commune de Carquefou. Il fait construire auprès des Renaudières un château moderne qu'il nomme la Fleuriais. Il meurt, sans alliance, à Carquefou le 25 novembre 1885, laissant le château des Renaudières à son neveu Amaury Joseph de la Fleuriais, marié à Marie Gabrielle de Laubier dont est née une fille, Marthe Anne Marie, mariée au comte du Réau de la Grignonnière. Il donne le nouveau château, nommé la Fleuriais, à sa nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel de Chasteigner. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et Adolphe ;

le château de la Fleuriaye ou Fleuriais (1852), édifié par Elzéar Bouvays de La Fleuriaye (ou Fleuriais). Ce dernier meurt, sans alliance, à Carquefou le 25 novembre 1885, laissant le nouveau château, nommé la Fleuriais, à sa nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel de Chasteigner et décédée le 25 décembre 1911. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et Adolphe. L'édifice accueille aujourd'hui les services techniques et économiques de la mairie ;

la maison natale de Joseph Becavin (XVIIIème siècle), située à La  Brêchetière. Joseph Becavin, prêtre réfractaire durant la Révolution, est né en 1767 : il est massacré le 2 septembre 1792 ;

le manoir de la Pilardière (vers 1640). L'édifice faisait jadis partie de la seigneurie de La Seilleraye ;

le manoir de la Couronnerie. Le château (XIXème siècle) est édifié par Louis Avrouin-Foulon. L'ancienne chapelle de la Couronnerie, aujourd'hui disparue, avait été fondée le 7 janvier 1660 par Guillaume Fresneau, seigneur de la Couronnerie, et Renée Gérard, son épouse. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à devoir de foy et hommage et 25 sols 6 deniers de rente annuelle". Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Couronnerie, vit en 1398. Son fils, Jean de Couppegorges, seigneur de Maubreuil paraît en 1451 sur le rolle des vassaux de la châtellenie de Faye. Il a comme enfants : - Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur de la Muce et du Pont-Hus, - Geoffrienne, mariée à Macé de Cadaran, seigneur du Plessix-Tison. Pierre de la Chasse, seigneur de la Galonnière, achète la Couronnerie en 1505, moyennant une rente annuelle de 52 livres, de Jean Marc Daniel et Pierre Picart et Jeanne, son épouse. La Couronnerie passe ensuite entre les mains d'Olivier Riou, seigneur de Bodouët. Olivier Riou, seigneur de la Couronnerie, la Barre, etc … épouse Jeanne de Bohal, fille d'Olivier de Bohal et de Jeanne de la Joue, dont il a Claude, né en 1558. Le 9 septembre 1579, il vend la Couronnerie à Jehanne Moreau, veuve de Jehan Herbert. Le fils, Georges Herbert, seigneur de la Couronnerie, la Barre, la Touche, etc … paraît comme seigneur de la Couronnerie le 20 mai 1581. La Couronnerie passe ensuite entre les mains de la famille Gérard. Jean Gérard, seigneur de la Couronnerie, est premier consul des marchands de Nantes en 1630. Il embrasse le protestantisme et il est grand veneur du Roi. Il a comme enfants : - Julien, - Nicolas, - Renée. Renée Gérard, dame de la Couronnerie, apporte cette terre à son mari Guillaume Fresneau, consul des marchands de Nantes en 1656. De leur union, naît René Fresneau, seigneur de la Couronnerie, conseiller du Roi et premier consul des marchands de Nantes en 1679. Il épouse demoiselle Madeleine Masseau. De leur union, naissent : - Jean, marié à Marguerite Boucher, - Joseph, l'héritier de la Couronnerie, - René, marié à Françoise Douleau, - Renée, épouse de Jacques Jouault, seigneur du Plessis, - Guillaume, - Louis, - Madeleine, mariée à Jean Belon, seigneur du Douët-Garnier, - Pierre. Joseph Fresneau, seigneur de la Couronnerie, est chanoine de l'église cathédrale de Nantes. En 1734, il pose, en tant que représentant de l'évêque de Nantes, la première pierre de la nouvelle église de Carquefou. Le 4 décembre 1734, Joseph Fresneau vend la Couronnerie à Charles Douault, fils de Pierre Douault et de Charlotte Heurteloup. Charles Douault a plusieurs enfants : - Jeanne Charlotte, l'héritière de la Couronnerie, - Catherine Adelaïde. Jeanne Charlotte Douault, dame de la Couronnerie, épouse Pierre Richard de la Pervanchère, conseiller du Roi, fils de Georges Richard de la Pervanchère (ou Pervenchère) et de Françoise de la Ville de Brye. Mme Richard décède sans postérité le 10 juin 1782, et la Couronnerie revient alors à sa sœur Catherine Adelaïde. Devenu veuf, Pierre Richard de la Pervanchère se remarie le 29 mai 1785 à Cécile Perrin de la Courbejollière, dont il a : - Pierre, décédé en 1851, - Cécile, mariée à Georges Richard de la Rouillière, - Justine, mariée au Comte de Coutances. Catherine Adelaïde Douault, dame de la Couronnerie, après le décès de sa sœur Mme Richard de la Pervanchère, épouse René Geslin, échevin de Nantes de 1786 à 1788, fils de René Geslin et de Marguerite Régnier. Leur fille Adelaïde Marguerite Geslin, dame de  la Couronnerie, épouse le 15 juin 1794 Jean Baptiste Charles Bertrand, fils de Jean Baptiste Louis Bertrand (capitaine au régiment de Languedoc) et de Anne Françoise Charles. De leur union, naissent : - Charles, baron Bertrand-Geslin, - Honorine. Honorine Bertrand Geslin, dame de la Couronnerie, épouse André Julien Linsens de l'Epinay, fils de André Martin Linsens de l'Epinay et de Michelle Thérèse Bonamy. De leur union, naissent : - Aline, non mariée, - Eudoxie, mariée à Edmond Doré-Graslin, - Emma, mariée à Gaspard Albert Boucher d'Argis de Guillerville, - Nélie. Nélie Linsens de l'Epinay, dame de la Couronnerie, épouse en 1850 Louis Maurice Avrouin Foulon, fils de Charles Gatien et de Marie Henriette Mounier. De leur union, naissent : - Nelly, mariée en premières noces à M. Eugène Icéry et en secondes noces au baron Octave de la Rue du Cam, - Marie, mariée au comte Eugène de Gourcuff, - Louis. M. Avrouin Foulon est maire de la commune de Carquefou de 1865 à 1878. Louis Avrouin Foulon, épouse demoiselle Béhaghel, fille de Pierre et de Julia Serlooten. Il n'a pas d'enfants. L'héritier, Avrouin-Foulon, en 1850, fait ériger le somptueux château de La Couronnerie qui est aujourd'hui, la propriété de la famille Jaumouillé ;

le manoir du Bois-Saint-Lys. Le Bois-Saint-Lys relevait jadis de l'Evêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit de présenter le chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière. A la place de l'ancien manoir qui fut rasé à hauteur du premier étage au commencement du XIXème siècle, s'élève aujourd'hui un manoir moderne construit dans le style du XVème siècle. Propriété de la famille Maillard de la Maillardière et de Belestre dès le commencement du XVème siècle. Guillaume Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, était fils du seigneur de la Maillardière et l'arrière petit fils de Briand Maillard, sénéchal du duc de Bretagne en 1248. Le 24 mai 1454, il hérite de Gatien de Monceaux, évêque de Cornouaille. Son fils, Georges Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys fait un traité le 29 mai 1454 avec Jean de Malestroit, seigneur de Mésangé. Il est mentionné à la montre de 1467. Il épouse demoiselle Marguerite Gentil dont il a François qui suit. François Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, paraît dans un acte du 24 juin 1482. En 1480, il est déclaré comme défaillant et faisant partie de la suite du duc et de la duchesse Anne. Le 9 septembre 1522, il fait partie des 96 gentilshommes de la garde et du château de Nantes. Il épouse demoiselle Marguerite Pastourel dont il a : - Jean, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Jean, le cadet, marié à Jeanne Blondeau, - David. Jean Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys, rend aveu le 20 mai 1544 à l'Evêque de Nantes pour les fiefs de Belestre et du Bois-Saint-Lys. Il épouse en premières noces Marie de Mareil, dame de Fresne, dont il a : - Hector, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Georges, - Pierre, - François, - Jean, seigneur de Pontbérard, - Louis, seigneur de la Poterne, Bertrand. En secondes noces, il épouse demoiselle Jeanne Chenu, dont il a : - Jean, - Claude, - Pierre, - François, - Bonaventure, - Méry. Hector Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, du Fresne et du Haut-Louétis, a un procès avec l'évêque de Nantes à propos de la juridiction du Fresne en Saint-Mars-du-Désert. Le 30 juillet 1571, il épouse demoiselle Jeanne Ménardeau, fille de Arthus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, et de Marguerite Brossard. De leur mariage naissent : - Georges, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Françoise, mariée en 1567 à Jean de la Haie, seigneur du Vivier, - Claude, - Stéphane. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, de la Garenne et du Fresne, est baptisé dans l'église de Carquefou le 12 septembre 1576. Le 24 février 1609, il rend aveu du Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes. Il épouse le 1er février 1602 demoiselle Jeanne Eveillard, dont il a : Georges, l'héritier du Bois-Saint-Lys, Françoise, - Jeanne, mariée à Claude Mahé, seigneur du Plessix. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys et de la Blanchère, épouse en premières noces Isabelle du Breuil, fille de Gabriel du Breuil, seigneur des Huguetières et de Renée Huardier. Isabelle du Breuil meurt le 15 mai 1656, laissant un fils, Bénardin, baptisé à Saint-Léonard de Nantes le 11 mai 1656. Veuf, Georges Maillard épouse le 13 juin 1561 demoiselle Françoise Gaborit, fille de Jean Gaborit, seigneur de Haulte-Voix et de Elisabeth Guesdon. Après le décès de Georges Maillard, Françoise Gaborit convole en secondes noces avec Jean de Quatrebarbes, et en 1669 ils rendent aveu du Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes au nom de Georges Briand Maillard, leur fils et beau-fils. Du mariage de Georges Maillard avec Françoise Gaborit est né un fils, Georges Briand Maillard, futur seigneur du Bois-Saint-Lys et de Clouet. Il est déclaré noble par arrêt rendu à Rennes le 18 mai 1669. Il épouse demoiselle Marie Fleuriot d'Omblepied (soeur de Nicolas Fleuriot, seigneur d'Omblepied et de Alexandre Fleuriot, seigneur de Carteries, marié à Marquise Delomeau). Ils ont plusieurs enfants : Georges Briand, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Joseph, auteur de la branche de Clouet, fondue en 1801 dans les Bouvays de la Fleuriais. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, paraît le 1er avril 1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres nobles à Carquefou. Il épouse demoiselle Marie Cosnier de la Clergerie, dont il a : - Georges Joseph Briand, né à Carquefou le 10 juillet 1714, - Louis Hubert, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Julie Rosalie, décédé le 5 novembre 1733, - Louise, qui présente, le 8 juillet 1789, Joseph Moreau, de Vüe, au bénéfice de la chapellenie de la Guyhonnière, - Jeanne Marie. Louis Hubert Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, naît à Carquefou le 22 février 1730 et épouse demoiselle Marie le Gouvello, décédée à Nantes le 13 décembre 1778. Il meurt à l'âge de 22 ans, laissant une fille Julie Rosalie. Julie Rosalie Maillard de Bois-Saint-Lys, dame du Bois-Saint-Lys, épouse à Saint-Vincent de Nantes le 13 mai 1769 Claude de Monti, seigneur de Launay, la Pilletière, fils de Laurent-Yves de Monti et de Marie Busson. De leur mariage naissent : - Rose Emilie, née à Saint-Philbert de Grandlieu le 17 février 1776, - Jeanne Claudine, mariée à Claude de Feydeau, décédée à Nantes le 18 thermidor an XI, à l'âge de 25 ans. La famille de Monti vend, au moment de la Révolution, la terre et château du Bois-Saint-Lys à la famille de Valleton. Les biens de Léon de Valleton, seigneur du Bois-Saint-Lys et époux de demoiselle Jeanne Henriette du Bois, sont déclarés domaines nationaux et confisqués par la Révolution. A partir de ce moment, le Bois-Saint-Lys passe entre les mains de plusieurs propriétaires. La famille Maillard de Bois-Saint-Lys se rend acquéreur du domaine le 2 janvier 1897. Ils ont plusieurs enfants dont Gustave Marie Maillard de Bois-Saint-Lys, marié à Guérande, le 4 décembre 1878 à mademoiselle Marie Anne Adelaïde Carré de Lusançay. Les enfants de ces derniers se nomment : - Marie Henriette, née à Maillezais (Vendée) le 13 décembre 1880, mariée à Guérande, le 20 octobre 1910 à M. du Gros de Boisséguin, - Anne Marie Josèphe, née à Saint-André-de-l'Eure (Calvados), le 1er juin 1884, - Georges Marie Joseph Olivier Briand, né le 15 août 1899. Mlle Berthe Maillard de Bois-Saint-Lys (soeur de Gustave Marie Maillard), est la propriétaire du domaine vers le début du XXème siècle ;  

le Bois d'Avaugour, aujourd'hui disparu. Avant le XVème siècle, le Bois d'Avaugour se nommait le Bois, puis, étant devenu la propriété de la maison d'Avaugour de Kergrois, il se nommait le Bois d'Avaugour, le Bois de Kergrois et même le Bois de Carquefou. Il est connu actuellement sous le nom de la Vaugour. De l'ancien château, il ne reste plus que quelques vestiges d'une tour ronde et les murs de l'ancienne chapelle. Le colombier subsiste. Le Bois d'Avaugour relevait jadis de l'Evêque de Nantes "à devoir, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait droit d'avoir "fuie, chapelle, garenne, colombier" et prééminences dans l'église de Carquefou. Jehan du Cellier, seigneur du Cellier, le Bois, le Port-Durand, la Touche-Aurais, paraît en 1446 comme habitant le Cellier dans la réformation de la noblesse de Bretagne. En 1452, il rend aveu de la Touche-Aurais au duc Pierre de Bretagne. L'un de ses enfants, Jehan du Cellier, seigneur du Bois et de Port-Durand, est procureur et sénéchal de Nantes de 1487 à 1490. En 1514, il est confirmé dans ses droits de prééminences dans l'église de Carquefou et, en 1480, il reçoit aveu des tenanciers de la Renaudière en Saint-Donation. Il épouse demoiselle Marguerite Lespervier, fille de Georges, seigneur de la Chapelle-sur-Erdre, et de Marguerite de Montauban, dont il a Jeanne. Jeanne du Cellier, dame du Bois, de Port-Durand, de Faye, apporte ces terres à son époux Louis d'Avaugour, seigneur de Kergroys (ou Kergrois) et de Vay, qu'elle épouse le 20 novembre 1514. Louis d'Avaugour devient seigneur de Saffré le 2 juin 1542 par suite d'un échange avec Jean de Laval, baron de Châteaubriant. De leur mariage sont nés : - René, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Guy, seigneur du Vay. En 1586, il figure au nombre des protestants bretons réfugiés à la Rochelle. Il épouse Marie de Guengat, - Guillemette ou Claude, mariée à Pierre Tinguy, seigneur de la Garde, - Bonaventure, première femme de Jean de la Lande, dit de Machecoul, seigneur de Vieillevigne, - Catherine, mariée en 1573 à François des Nouhes, seigneur de la Tabarière. René d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Vay, Saffré, abandonne la religion catholique pour embrasser la religion réformée (vers 1560). Il épouse, le 6 mars 1553, Renée de Plouer, fille de René de Plouer et de Michelle de la Barre, dame de Tharon. De leur mariage sont nés : - Charles, seigneur de Saffré, commandant d'un régiment de cavalerie suédoise et conseiller d'Etat, - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - x. dit Frossay, - Céleste, épouse de Jean de Lanloup, - Pierre, - Isabeau, mariée, le 4 février 1579, à Pierre des Villates, seigneur de Champagné, - Olympe, - Louis. Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, la Verrière et Péault, est chevalier de l'Ordre du Roi (Saint-Michel). Il abandonne la religion protestante et se convertit au catholicisme vers 1619 ou 1620. En 1622, il est chargé par Louis XIII de défendre l'île de Ré contre Soubise. Par arrêté du Parlement de Bretagne en date du 12 janvier 1633, il est confirmé dans son droit d'avoir banc, armoiries et prééminences dans l'église de Carquefou. Il épouse en premières noces Perrine du Petit-Cellier (dont il n'a pas d'enfants) et se remarie ensuite à Renée Tyrand, dame de Péault en Mareil, dont il a : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Guillaume, baptisé à Saint-Léonard de Nantes le 13 février 1621, - Pierre, - Philippe, prêtre. Le 19 janvier 1632, Louis d'Avaugour et Renée Tyrand, son épouse, fondent une chapellenie consistant en une messe par jour à célébrer dans la chapelle de Rouellan. Louis d'Avaugour, dit le marquis d'Avaugour, baron de Péault, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Thouaré. Il rend aveu du Bois d'Avaugour à l'Evêque de Nantes le 30 décembre 1640. Il épouse à Sucé le 5 janvier 1631, Anne Descartes, demi-soeur du philosophe René Descartes, et fille de Joachim Descartes et de Anne Morin, seigneur et dame de Chavagne à Sucé. Anne Descartes étant veuve rend aveu du Bois d'Avaugour le 5 avril 1660. De leur mariage, sont nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Pierre, né à Carquefou en 1641, - Anne, baptisée le 7 juillet 1643, mariée en 1645 à Gabriel de Charbonneau, seigneur de l'Echasserie, - Marguerite, - Joachim baptisé en 1638, - Charles Auguste, chanoine et grand-vicaire de Nantes, enterré dans la chapelle de Rouellan le 11 janvier 1747, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre. Louis d'Avaugour, dit le marquis d'Avaugour, baron de Péault, dit le baron du Bois de Kergroys, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, le Marais. En 1661, il est nommé lieutenant pour le Roi et il est enterré dans la chapelle de Rouellan le 26 septembre 1693. Il épouse en 1670 Célestine Bruneau de la Rabastelière, fille de Charles Bruneau, baron de la Rabastelière et de Suzanne Tiercelin de la Roche du Maine. De leur mariage, sont nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Anne Erard, - Armand, - Marie Anne Victoire. Louis, marquis d'Avaugour, baron de Péault et seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Peslan se fait jésuite à la résidence de Paris en 1696 et meurt en 1706 laissant ses biens à son frère Anne-Erard. Anne Erard, marquis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, est chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, maître de camp en 1707 et brigadier de cavalerie en 1719. Il se marie cinq fois et meurt sans postérité à Paris le 18 décembre 1775, âgé de 84 ans. Armand d'Avaugour, dit le comte d'Avaugour reçoit la jouissance des biens de son frère. Il est chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et lieutenant de vaisseaux en 1704. Il épouse le 27 novembre 1753, dans la chapelle Saint-André, à Carquefou, Françoise Angélique du Guiny de Kerhos et meurt sans postérité, à Mauves, le 11 juin 1758. Sa veuve se remarie à Jérôme Guerry, seigneur du Bois-Hamon. Gabriel Louis Le Clerc, comte de Juigné, seigneur du Bois-Rouaud et de Grasla, devient ensuite propriétaire de toutes les terres des Avaugour comme légataire universel de son cousin le marquis d'Avaugour. Il est le fils de Samuel Le Clerc, baron de Juigné et de Louise Henriette de Crux. Il meurt sans alliance en 1759, laissant comme héritier son neveu Jacques Gabriel Louis Le Clerc, marquis de Juigné. Jacques Gabriel Louis Le Clerc, marquis de Juigné et de Montaigu, seigneur de la Rocheservière, Vieillevigne, le Bois-Rouaud, Touvois, etc ... est fils de Samuel comte de Juigné et de Marie Gabrielle le Cirier de Neufchelles. Il est nommé maréchal de camp dans les armées royales du Roi en 1762, ministre plénipotentiaire en Russie en 1774, lieutenant général en 1780. Il épouse le 17 mars 1760, Claude Charlotte Thiroux de Chammeville. De leur union, est né, entre autre, Charles Marie le Clerc de Juigné, pair de France en 1819. Il émigre en 1791 et meurt en 1807. En 1761, le marquis de Juigné est sommé de réparer la chapelle de Rouellan à Mauves, de commun avec les autres héritiers du marquis d'Avaugour qui sont : - René Jacques Léon le Prestre, seigneur de Châteaugiron et Marguerite Descartes son épouse, - François de Bruc, seigneur de Montplaisir, - Guillaume de Rosnivien, seigneur de Piré, comte de Maure, marquis de Lohéac, - Marie Françoise le Berthon de Bonnemie, veuve de Michel César Boscal de Réals, comte de Mornac, marquis de la Chaize le Vicomte, - Jacques Philippe Bruneau, seigneur de la Giroulière, baron de la Rabastelière. Le 2 mai 1769, le marquis de Juigné vend (au nom de tous les héritiers du marquis d'Avaugour) les biens situés dans les paroisses de Carquefou et Mauves (y compris le Bois d'Avaugour) au marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, pour la somme de 268 000 livres ;

l'ancien manoir ou château de la Chambre. La Chambre relevait jadis de l'évêque de Nantes sous la juridiction de Peslan "à devoir de foy et hommage et cinq monnaies de rente chaque année". La chapelle de la Chambre était en ruines dès 1686. Les premiers seigneurs de la Chambre devaient appartenir à la famille le Moine (alias Lemoine). François Lemoyne, procureur fiscal et receveur de la châtellenie de Sucé, paraît comme seigneur de la Chambre en 1593. Il a un fils Thomas Lemoyne, seigneur de la Chambre, de la Dagonnière (notaire royal et tabellion). Le 14 février 1608, il rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes. Il achète La Dagonnière, le 23 novembre 1589, à Jeanne Heurtaud, veuve de Georges Herbert, seigneur de la Barre. Il a une fille Françoise. Françoise Lemoyne, dame de la Chambre, apporte cette terre à son époux Mathurin Symon, seigneur de Créviac et de la Grange (fils de Julien Symon et de Jeanne du Fresche, seigneur et dame de Créviac). Il est "sous-maire" de la ville de Nantes en 1602 et 1603. Françoise Lemoyne rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 10 février 1633). De leur mariage, sont nés : - Thomas, marié à Marie de La Rochefoucauld, - Alexandre, l'héritier de la Chambre, - Mathurin, - Jeanne, - Charles, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, prieur de Saint-Girons. Alexandre Symon, seigneur de la Chambre, la Grange et de la Demanchère. Il rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 2 mars 1640. Il est confirmé dans ses droits de pêche dans la rivière d'Erdre en 1644. Il épouse en premières noces Esther de la Rochefoucauld, et de leur union, naissent : - Michel, marié à Nicole de Lisle, - Guillaume, né le 26 juin 1640. Le 4 février 1646, il épouse en secondes noces demoiselle Jeanne des Melliers, et de leur union, naissent : - Alexandre, l'héritier, - Jeanne, mariée à Claude de la Tribouille, seigneur de Beauchesne, - Françoise, mariée à Julien Charrette, seigneur de Léraudière. Alexandre Symon, seigneur de la Chambre, la Demanchère et le Souché, épouse en premières noces, le 19 juillet 1678, Anne-Marie Viau, dame de la Civelière, fille de Jean Viau, seigneur de la Chotardière et de Claire Marie Drouet. En secondes noces, il épouse demoiselle Elisabeth de Santo-Dominguo, dont il a : - Pierre Joseph, seigneur de Creil, né le 4 mai 1686, - Armand, seigneur de Brossay, - Marie. Etant veuve, Elisabeth de Santo-Dominguo et ses enfants vendent la terre et le château de la Chambre, le 9 juin 1717, à Jean Marchis, demeurant à Sainte-Luce-sur-Loire. Jean Marchis, fils de Pierre Marchis (chirurgien aux Touche), est né en 1673 aux Touches. Il épouse demoiselle Marthe de Terbé, décédée à la Chambre le 29 mai 1749. De leur union, naît Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, qui épouse le 18 mai 1735 demoiselle Geneviève Laillé, fille de Mathurin Laillé (seigneur de la Fillonnière) et de Marguerite Pichelin. De leur union naissent : - Noël, l'héritier, - Jean Joseph, né en 1736, - Marie Thérèse, née en 1737, - Jean, né en 1744, - Claire Marie, née en 1747, - Françoise Eulalie, - Anne Modeste, - Geneviève Marguerite, dame de la Dagonnière et mariée à Jean Jouneau. Noël Marchis, seigneur de la Chambre, est nommé capitaine des navires du Roi en 1786. Il est maire de la commune de Carquefou durant la Révolution. Il épouse demoiselle Louise Séheult et de leur union naissent : - Noël, l'héritier, né à Nantes le 26 novembre 1796, - Joseph, - Geneviève, - Césaire Alexandre. Noël Marchis de la Chambre, épouse demoiselle Caroline Elisa Foisson et de leur union naissent : - Alphonse, l'héritier, - Elisa Noémie, née le 12 septembre 1835, mariée à Armand Valentin, fille de Achille Aimé Valentin et de Elisabeth Massicot de la Bérengerie. Madame Valentin décède à la Chambre le 19 avril 1911. Alphonse Marchis de la Chambre épouse demoiselle Sidonie Burguerie. De leur mariage, naissent : - Alphonse Paul, - Alphonse Joseph, Gabrielle, mariée à Joseph le Pan de Ligny, - Marthe, l'héritière. Au début du XXème siècle, le château de la Chambre est habité par madame Marchis de la Chambre et par ses deux filles, mademoiselle Marthe Marchis de la Chambre et madame le Pan de Ligny ;

l'ancien manoir de Clouet. Le Clouet relevait de jadis l'évêque de Nantes sous la juridiction de Peslan "à devoir de foy et hommage". Le 7 septembre 1553, Guillaume Pouponneau, greffier des Régaires de l'évêché de Nantes, achète le domaine à l'évêque de Nantes. Le domaine est vendu en 1563 par Guillaume Pouponneau à Georges Herbert (seigneur de la Barre) qui épouse demoiselle Jeanne Heurtaud. De leur union, naissent : - Denise, l'héritière, - Gabriel, - Georges, seigneur du Tertreau, - Mathurine, dame de la Barre, épouse de Michel du Bois, seigneur du Bois. Denise Herbert, dame de Clouet, apporte cette terre à son époux Arthur Robin. Le 1er février 1626, il achète plusieurs terres situées à Clouet à Jacques Rouxeau, seigneur de la Marionnière. Ils rendent aveu de Clouet à l'évêque de Nantes en 1608 et en 1626. Ils meurent sans postérité et leurs biens reviennent à leur frère et beau-frère, Gabriel Herbert, recteur de Sucé. Gabriel Herbert, seigneur de Clouet, rend aveu à l'évêque de Nantes en 1640. Il est recteur de Sucé, chapelain de la Blanche à Carquefou et de Notre-Dame de Lorette à Sucé. La terre passe ensuite par achat à la famille Forget. Nicolas Forget, seigneur de la Touche et Clouet, rend aveu de Clouet en 1670 et il est procureur à la Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Françoise Sévin, dont il n'a pas d'enfant. La terre de Clouet passe ensuite par achat aux Maillard de Bois-Saint-Lys. Georges Briand Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys et de Clouet, est le fils de Georges Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et de Françoise Gaborit. Il épouse demoiselle Marie Fleuriot d'Omblepied. De leur union, naissent : - Georges Briand, seigneur du Bois-Saint-Lys, - Joseph, l'héritier de Clouet. Joseph Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est né à Carquefou le 21 juin 1695 et épouse dans l'église Saint-Léonard de Nantes, demoiselle Catherine Elisabeth de Guéhenneuc de Vouvantes. De leur union, naissent : - Joseph Henri, l'héritier de Clouet, - Georges, né le 15 septembre 1738 et marié à Elisabeth Noël dont sont nés : - Georges Pierre, - Joseph. Joseph Henri Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est capitaine au régiment de Languedoc-Dragons et meurt le 19 août 1812. C'est le premier chef des chouans de Carquefou. De son mariage avec Jeanne Bourguignon de Saint-Laurent, naissent : Jean Baptiste Charles, décédé le 26 août 1771, - Jeanne Sophie, l'héritière de Clouet, - Joseph Victor, décédé en 1770, - Catherine Elisabeth, décédée en 1782, - Jeanne Françoise, décédée en 1774, - Jean Louis Jacques, décédé en 1786. Jeanne Sophie Maillard de Bois-Saint-Lys, dame de Clouet, épouse à Carquefou, le 22 juin 1801, Louis Romain Chantal Bouvays de la Fleuriais, fils de Louis Bouvays (seigneur de la Fleuriais) et de Anne Marie Guérin de la Guillotière. De leur union, naissent : - Théodule, l'héritier de Clouet, - Amaury, auteur de la branche des Chevigné, - Chantal Augustin, - Léonide, - Elzéar, propriétaire des Renaudières et de la Fleuriais, - Anselme Chantal. Théodule Bouvays de la Fleuriais, propriétaire de Clouet, épouse demoiselle Eugénie Chevalier de la Petite-Rivière, dont il a : - Paul, l'héritier de Clouet, - Georges, marié à demoiselle de Boisneuf, - Yvan, - Armand. Paul Bouvays de la Fleuriais épouse demoiselle Madeleine Buirette de Verrières. Il décède sans postérité et la terre de Clouet est vendue en 1911 à la famille Ecomard, ancien notaire de Carquefou ;

l'ancien domaine de La Bidaudière. Propriété de Mathurin Symon, seigneur de la Bidaudière, la Chambre, la Grange, et époux de demoiselle Françoise Lemoyne, fille de Thomas Lemoyne, seigneur de la Chambre. De leur union naissent : - Charles, l'héritier de la Bibaudière, - Jeanne, - Alexandre, seigneur de la Chambre, - Mathurin. Charles Symon, chanoine de Nantes, prieur de Saint-Girous, et Jeanne Symon sa sœur, vendent la Bidaudière à Pierre Grangeot vers 1635. Pierre Grangeot, seigneur de la Bidaudière, rend aveu à l'évêque de Nantes le 20 juin 1640. Il a comme enfants : - Simon, l'héritier de la Bidaudière, - Renée. Simon Grangeot, seigneur de la Bidaudière, épouse demoiselle Elisabeth Barbard, dont il a un fils, Jean, décédé en bas âge en 1681. La Bidaudière revient ensuite à sa sœur Renée Grangeot, épouse de Pierre Coupperie, seigneur des Landes, et fils de Louis Coupperie (avocat et procureur syndic des échevins de Nantes en 1664). De leur union, naît Pierre. Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière, est avocat à la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes. Il épouse Sébastienne Garaud. De leur union, naissent : - Pierre, l'héritier de La Bidaudière, - François, décédé en 1697, - Sébastienne, mariée en 1703 à Charles Pageot, - Agathe, - Marguerite, mariée à Pierre Doitte, seigneur du Butay. Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière, épouse demoiselle Anne Le Breton de Gaubert. De leur union naissent : - Jacques, l'héritier de la Bidaudière, - Benjamin Bernardin, décédé en 1756, - Anne, décédé en 1757, - Pierre, vicaire de Carquefou. Il assiste à la pose de la première (ou deuxième) pierre de la nouvelle église le 21 juin 1734, - Jean Baptiste, décède en 1749. Jacques Coupperie, seigneur de la Bidaudière, meurt sans postérité à Carquefou le 14 décembre 1788. Au début du XXème siècle, la Bidaudière appartient à Arthur Ecomard, ancien notaire de Carquefou ;

l'ancien domaine de la Gravaudière. François Rouxeau paraît en 1613 comme seigneur de la Gravaudière. Son fils Jean Rouxeau, seigneur de la Gravaudière, la Marionnière, est notaire de la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes. Il épouse Jeanne Gendonneau et de leur union naissent : - Jean, l'héritier de la Gravaudière, - Michel, né en 1613. Jean Rouxeau, seigneur de la Gravaudière, naît à Carquefou en 1618. Le domaine de la Gravaudière passe ensuite entre les mains de la famille Bizeul. Mathurin Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est avocat et procureur du Roi au Siège Présidial de Nantes. Il épouse Isabelle Durocher et de leur union naît Jean. Jean Bizeul, seigneur de la Gravaudière et de la Bignonnais, est avocat et procureur du Roi au siège Royal de la Monnaie et au Siège Présidial de Nantes. Il rend aveu de la Gravaudière à l'évêque de Nantes en 1676. De son mariage avec Marie de Beauvais qu'il épouse en 1647, naissent : - Alphonse Michel, l'héritier de la Gravaudière, - Pierre, né le 12 avril 1655 et époux de Marguerite Turpin du Prouzeau. Alphonse Michel Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est avocat, docteur en droit et professeur à l'Université de Nantes. Il épouse en 1679 Marie Terrien, dont il a un fils Célestin. Célestin Alexandre Bizeul, seigneur de la Gravaudière a un fils Clair. Clair Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est procureur du Roi au Siège Royal de la Monnaie et échevin de Nantes en 1787. Il épouse demoiselle Madeleine Maublanc. De leur union naissent : - Célestin Jean Joseph, né le 12 mars 1766, prêtre, vicaire à Doulon en 1789, expatrié en Espagne, fondateur du Collège de la Bonnetière à Doulon, décédé à Nantes le 27 octobre 1845, - Rose, mariée à Pierre Julien Grizolle. La Gravaudière appartient au début du XXème siècle à la famille Maujouan du Gasset ;

l'ancien domaine du Prouzeau. Propriété de Lucas Gabory, seigneur du Prouzeau et de Haulte-Voix, qui est "contrerolle" des échevins de Nantes en 1576. Son fils Jean Gabory, seigneur du Prouzeau et de Haulte-Voix épouse demoiselle Anne Bigeaud. De cette union, naissent : - Claude, l'héritier du Prouzeau, - Pierre, - Jean, seigneur de Haulte-Voix, marié à Elisabeth Guesdon. Claude Gabory, seigneur du Prouzeau, épouse en premières noces demoiselle Françoise Turpin, qui meurt à Carquefou le 3 février 1676. Il se remarie en secondes noces à Marguerite Delhomeau et de cette union naissent : - Marie, née le 5 mai 1682, - Madeleine, - François, - Grégoire, - Pierre. Le domaine du Prouzeau passe ensuite à Joseph Raoul Turpin (neveu de sa première épouse). Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau, est échevin de Nantes de 1739 à 1741, alloué des Régaires et avocat à la Cour. Il assiste le 4 septembre 1736 à la bénédiction de la nouvelle église de Carquefou. Il épouse demoiselle Perrine Richard qui rend aveu le 28 avril 1754 à Jean Bedeau, prieur de la Chapellenie de Saint-André. De leur union naissent : - Joseph Raoul, l'héritier du domaine, - Marie Anne, mariée le 15 mai 1754 à Louis Trinquant. Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau, est avocat des Régaires de l'Evêché et échevin de Nantes en 1767 et 1768. Le Prouzeau appartient au début du XXème siècle à madame la marquise de Dion ;

l'ancien domaine de la Filonnière. Propriété de N. Rouxière, seigneurs de la Filonnière, qui a quatre filles : - Judith, - Sarah, - Olympe, - Renée. Etienne de Bourgues rend aveu de la Filonnière à l'Evêque de Nantes le 12 février 1640 et son fils, Jacques de Bourgues rend aveu le 3 juillet 1647 à Anne Descartes, veuve de Louis d'Avaugour, seigneur de Faye, pour plusieurs parcelles de terre situées au Tertreau. Il épouse demoiselle Marguerite Herbert, fille de Georges Herbert, seigneur du Tertreau et de Françoise Papin. De leur union, naissent : - Christophe, seigneur du Vivier, - Marguerite, l'héritière de la Filonnière, - Etienne, né en 1635, - Jean, né en 1643, - Georges, né en 1645, - Joseph, marié en 1673 à Jeanne Potier de la Giboire. Marguerite de Bourgues, dame de la Filonnière, épouse le 5 septembre 1679 Guillaume Pichelin, notaire et procureur de la baronnie de la Muce. De leur union, naissent : - Marguerite, l'héritière de la Filonnière, - Renée, mariée à Pierre Limbaud, sieur de Friteau. Marguerite Pichelin, dame de la Filonnière, épouse le 26 octobre 1704 Mathurin Laillé, fils de Pierre Laillé et de Marie Tesson. De leur union, naissent : - Simone, décédée en 1710, - Geneviève, mariée le 18 mai 1735 à Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, - Marie Modeste, mariée en premières noces le 28 mars 1731 à Louis Alexis, veuf de Julienne le Breton, et en secondes noces à Charles René Philippes, seigneur de Beauregard, avocat au Parlement de Bretagne. Les héritières sont ensuite madame Marchis de la Chambre et madame Philippes de Beauregard. La Fillonnière appartient au début du XXème siècle au vicomte de Sesmaisons ; 

l'ancien domaine du Souchay. En 1544, Pierre Ménardeau, fils d'Etienne Ménardeau, marié à Marguerite Spadine, rend aveu du Souchay qui passe ensuite à Jean Boutin, seigneur de la Cour, Chambellan, maire de Nantes en 1575, et à sa fille Catherine, mariée à Charles d'Argentré, seigneur de la Bouëxière. Le Souchay est réuni au début du XVIIème siècle à la seigneurie des Renaudières et appartient au début du XXème siècle à demoiselle Marie de Chasteigner, de la Fleuriais ; 

l'ancien domaine de la Salle. En 1640, La Salle appartient à Jean Mouillard, marié à Marguerite Rouaud, dame de la Haute-Forêt. Le domaine passe ensuite entre les mains de leur fils Claude Mouillard, marié à Gratienne Madaléneau. En 1683, la Salle est achetée par Jean Ménardeau, seigneur de Maubreuil. Il appartient au début du XXème siècle à la marquise de Dion ;

l'ancien manoir de la Rivière, situé non loin de la Seilleraie. André du Champblanc est seigneur de la Rivière dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. En 1640, Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour et Faye, rend aveu de la Rivière à l'Evêque de Nantes. Cette terre faît partie au début du XXème siècle du domaine de la Seilleraie ;

le domaine de La Brechetière est vendu en 1482 par Guillaume Chauvin, seigneur de l'Epinay, à Michel Fruneau et à Jean Monoury, son gendre. Le domaine passe ensuite entre les mains de la famille Poulain de la Vincendière. François Poulain, seigneur du Coudray, fils de Jean Poulain, seigneur de la Vincendière, et de Anne Jeannin, rend aveu de La Brechetière à l'évêque de Nantes le 10 août 1670. Cette terre, confisquée par la République sur Marie Poulain de la Vincendière (guillotinée à Nantes le 10 janvier 1794), est vendue comme bien national pour 917 livres à Antoine Neyrac. Au début du XXème siècle, La Bréchetière appartient à M. Guinel, notaire à Nort ;

l'ancien manoir du Bernier, aujourd'hui disparu, a laissé la place, aujourd'hui, au château de l'Epinay. En 1443, Le Bernier est exempté de fouages en faveur de Jean de Couppegorge. Il appartient en 1471 à Jean Couppegorges puis est vendu aux seigneurs de l'Epinay ;

l'ancien domaine du Boisébon. Ce domaine est exempté de fouages en 1466 en faveur de Jean de la Potoayre. Il passe en 1683 entre les mains de Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraie ;

l'ancien domaine ou manoir de La Pillardière, appelé aussi Dilibaudière et Villebardière. Propriété de Louis de Harouys, seigneur de la Seilleraie, en 1638. Le domaine passe ensuite aux Macé de la Roche et appartient en 1741 à Jean Cottineau, seigneur de la Blanche, conseiller au Roi et contrôleur général du Taillon de Bretagne ;

l'ancien domaine de La Minguais. Propriété de Pierre Spadine en 1429, puis de François Ménardeau, époux de Marguerite Spadine, en 1544. Au XVIIème siècle, le domaine appartient à la famille Maillard, seigneurs de La Minguais et de La Cournerie. En 1856, le domaine appartient à M. Linsens. Il fait partie du domaine de l'Epinay au début du XXème siècle ;

l'ancien domaine de La Barre de Riou. Propriété de Pierre Riou, seigneur de la Barre, la Noë, la Touche, la Jacquelinerie, et auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne. Pierre Riou achète le 9 août 1559 le fief noble de la Barre, dépendant de la juridiction de Faye. Au XVIIIème siècle, la Barre de Riou appartient à la famille Bazille. Le 28 novembre 1747, Jean Baptiste Bazille, seigneur de la Barre de Riou, épouse à Mauves-sur-Loire demoiselle Thérèse Roux de Laubinais. En 1784, leur fille Suzanne épouse François Sallentin. A signaler qu'il existait à Carquefou deux fiefs nommés la Barre, l'un dépendant de la juridiction de Faye et l'autre de la juridiction de Peslan. Pour les distinguer on appela ce dernier la Barre de Riou, du nom de ses premiers seigneurs ;

l'ancien domaine de La Dangonnière ou Dagonnière. Propriété au XVIème siècle de la famille Herbert. Le 23 novembre 1589, Jeanne Heurtaud, veuve de Georges Herbert, seigneur de la Barre, vend La Dagonnière à Thomas Lemoyne, seigneur de La Chambre. En 1760, le domaine appartient à Geneviève Marguerite Marchis, fille de Jean Joseph Marchis, seigneur de La Chambre, et de Geneviève Laillé, mariée à Jean Jouneau. Au début du XXème siècle, le domaine appartient à la famille de Chasteigner ;

l'ancien domaine de La Goullière, relevait de la juridiction de Peslan "à devoir de 9 sols de rente annuelle". En 1612, Jacques Descartes, notaire royal, rend aveu de la Goullière à l'évêque de Nantes. Il épouse demoiselle Renée Pinot et de leur union naît Guillemette le 27 avril 1615 à Carquefou et Marguerite (née posthume) le 7 octobre 1621. Jacques Descartes décède en 1621 ;

l'ancien manoir du Plessix, appartient en 1620 à Bernardin Hay, époux de Anne d'Aussy. De leur union, naît un fils Joseph, baptisé dans l'église de Carquefou le 24 juillet 1635. En 1782, le Plessix appartient à François Mabit ;

l'ancien domaine de La Cadrannière (jadis appelée Le Maupas) relevait du prieuré de Sainte-Croix de Nantes et de son annexe la Madeleine en Bois "à devoir de foy et hommage". Le seigneur du lieu avait droit "de fuye, chapelle, garenne et colombier". En 1520, Georges de Cadaran, pannetier ordinaire de la Duchesse de Bretagne, seigneur du Plessis-Tison, change le nom de la terre du Maupas en celui de la Cadarannière (d'où Cadrannière). Propriété de Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et du Maupas (vers 1398). Jean Couppegorge, seigneur de Maubreuil, du Maupas et de la Couronnerie, est mentionné comme seigneur du Maupas dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Il a plusieurs enfants : - Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur du Pont-Hus et chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, l'héritière du domaine de La Cadrannière. Géoffrienne de Couppegorge, dame du Maupas et du Pas-Nantais, épouse Macé de Cadaran, seigneur du Plessis-Tison et de la Bigeotière (fils de Jean de Cadaran et de Françoise du Plessis de la Bourgeonnière). En 1478, Géoffrienne rend aveu du Plessis-Tison avec son fils Jean. De leur union naissent Jean (qui rend aveu du Plessis-Tison en 1478 et qui meurt sans postérité) et Janet. Janet de Cadaran, seigneur du Maupas, le Plessis-Tison, le Pas-Nantais, épouse demoiselle Jeanne Simon de la Roche-Bardon. Il meurt en 1478 et est enterré dans l'église Saint-Donatien. De leur union naissent : - Georges, l'héritier du Maupas, - Guillaume, décédé en duel au Maupas le 20 octobre 1502 - François, décédé au Bouffay de Nantes, - Yvonne, - Jean, - Marie, mariée en 1517 à Robert Maillard, seigneur de la Gariaye, - Renée, - Bertrane, - Françoise. Jeanne Simon, veuve de Janet de Cadaran, se remarie à Jehan de Champagne, seigneur de la Bretonnière, et lui apporte la terre de Maupas. La terre de Maupas revient ensuite à Georges de Cadaran (fils de Janet de Cadaran et de Jeanne Simon) qui change le nom de la terre du Maupas en celui de La Cadrannière, et le 2 février 1540, il rend aveu de La Cadrannière au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse en juillet 1517, Marguerite de Lescoet du Périer. De leur union, naissent : - François, l'héritier de La Cadrannière, - Claude, née en 1522, - Marguerite, mariée en 1551 à Roland Levesque, seigneur de Saint-Jean de Langourla, - Rolande, mariée en 1565 à Martin Bernard, seigneur de La Hourdinière, - Marie, mariée en 1561 à Guillaume Gaultrot, seigneur de la Regnardière, - Olivier, marié à Bertrane Michaël, dame du Rougeul. François de Cadaran, seigneur de La Cadrannière et du Plessis-Tison, est baptisé dans l'église Saint-Donatien le 15 juin 1521 et épouse demoiselle Anne le Bel de Bonneville et de Villehouin. De leur union, naissent : - François, l'héritier de La Cadrannière, - Guillaume, marié à Françoise du Chastellier, - Prégent, - Anne, - Françoise, - Jeanne, - Arture, mariée à Martin Garnier, seigneur de Saint-Paul. François de Cadaran épouse le 21 novembre 1616 Françoise de Vaucouleurs, veuve de Charles de la Tullaye. François de Cadaran fait aveu de la terre de La Cadrannière au prieur de la Madeleine-en-Bois le 31 juin 1609. Il meurt à Nantes le 13 avril 1649 laissant une fille Françoise, mariée le 28 février 1628 à Gabriel de Charbonneau, seigneur de l'Echasserie. Le domaine de La Cadrannière est vendu ensuite vers 1628 à Pierre Choucquet. La veuve de Pierre Choucquet en fait aveu en 1629 au prieur de la Madeleine-en-Bois. Le fils de ce dernier, Robert Choucquet, seigneur de La Cadrannière, rend aveu de La Cadrannière le 28 février 1645. Il épouse Michelle Martineau, dont il a une fille Marie Choucquet. Cette dernière apporte le domaine à son mari Jean Merceron, seigneur de La Poitevinière (consul des marchands de Nantes en 1646 et 1647 et échevin de 1650 à 1652). De leur union, naissent : - Jean, - Marie. Marie Merceron, dame de La Cadrannière, épouse Vincent Lardeau. Ce dernier rend aveu de la terre de La Cadrannière au prieur de la Madeleine-en-Bois le 10 avril 1658 et le 10 décembre 1665. En 1671, le domaine de La Cadrannière est mis à l'adjudication et vendu à Claude Bernard, seigneur de La Picaudière. Claude Bernard (fils d'Etienne Bernard, seigneur de La Picaudière et de La Chaussée, et de Marguerite de la Vergne), seigneur de la Cadrannière, rend aveu en 1678 au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il est "gent d'armes" de la garde ordinaire du Roi et décède à Thouaré-sur-Loire le 13 mars 1699. De son mariage avec demoiselle Marie Allaire, il a comme enfants, Michel et Jean. Michel Bernard, seigneur de La Cadrannière, épouse demoiselle Anne Duneau de la Noë-Guy à Thouaré-sur-Loire le 19 août 1692. Vers 1673, Michel Bernard vend  le domaine de La Cadrannière à Michel Chauvet, fils de Charles Chauvet. Michel Chauvet, seigneur de La Cadrannière, épouse demoiselle Pélagie de Mazoyer. De cette union, naissent : - Michel, l'héritier de La Cadrannière, - Catherine Elisabeth, mariée à Jehan Cacheleux, seigneur de La Gaubertière. Michel Chauvet, seigneur de La Cadrannière, décède en 1734. Ses héritiers vendent le domaine de La Cadrannière, le 30 avril 1734, à Jacques Léonard de la Rabelaye, seigneur du Housseau. Ce dernier, qui en prend possession le 6 mai 1734, le revend le 8 septembre 1761 à David Guihery des Landelles. David Guihery des Landelles épouse demoiselle Angélique Guillet de la Brosse. De leur union, naissent : - Benjamin, - Augustin Clair, - Marie Pauline, - Marie Anne Marguerite, - Adelaïde Louise, - Joseph, prêtre en 1772 et décédé avant 1783, - Angélique Augustine, mariée à Jacques O'Diette, seigneur de La Garennerie. Au début du XXème siècle, le domaine de La Cadrannière appartient à madame Guimberteau de la Malolière, née Fririon ; 

l'ancien domaine de la Haute-Forêt. A l'emplacement de l'ancienne ferme de la Haute-forêt, s'élevait jadis le prieuré de la Forêt, membre de l'abbaye de Marmoutiers-lès-Tours. Au commencement du XIVème siècle, les moines se retirèrent à un endroit qu'ils nommèrent la Madeleine et où ils construisirent une chapelle dédiée à Sainte-Marie-Madeleine. Un manoir, qui a subsisté jusqu'au commencement du XVIIIème siècle, a alors remplacé le prieuré. Le seigneur du lieu avait "droit de chapelle, fuye, garenne et colombier, droit d'avoir armes, écussons et prohibitions dans l'église de Carquefou". L'un des premiers seigneurs connus est Guillaume Commin. En 1379, ce dernier amène à Pontorson une compagnie d'écuyers et reçoit pour cela 225 livres. Son fils Edouard Commin, seigneur de la Forêt, paraît dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. La fille de ce dernier, N. Commin apporte la terre à son époux Jean Cordon. De leur union, naît André Cordon, seigneur de la Forêt. C'est en sa faveur que Jean V, dans une lettre datée du château de Pirmil le 23 août 1436, exempte de tailles, fouages et subsides la maison de la Forêt. De son union avec Denise Mahéas, naît un fils Georges. Georges Cordon, seigneur de la Forêt, est archer de la garnison de Nantes en 1484. La Forêt passe ensuite entre les mains de Gabriel de Brignac. Gabriel de Brignac, seigneur de la Haute-Forêt, en rend aveu au prieur de la Madeleine-en-Bois le 30 octobre 1500. Ses héritiers vendent la Haute-Forêt à la famille Rouaud. Mathurin Rouaud, seigneur de la Haute-Forêt, en rend aveu au prieur de la Madeleine-en-Bois en 1541 et en 1558. Il épouse demoiselle Vincente Jacob, et de leur union naît François. François Rouaud, seigneur de la Haute-Forêt, est procureur à la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes et rend aveu de la Haute-Forêt en 1565 et en 1573. Il épouse Yvonne Ménardeau, fille d'Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, et de Marguerite Brossard. Devenue veuve, Yvonne Ménardeau se remarie à Jean Bouchaud. De leur union, naissent Renée, non mariée, et Marguerite. Marguerite Rouaud, dame de la Haute-Forêt, apporte cette terre à son époux Jean Mouillard, seigneur de la Salle. Veuve en 1643, elle rend aveu de la Haute-Forêt. De leur union, naissent : - Claude, l'héritier de la Haute-Forêt, - Marguerite, qui rend aveu avec son frère en 1670, - Jeanne, – Charles, marié à Guillemine Trochu dont sont nés Jacques et Françoise. Claude Mouillard, seigneur de la Haute-Forêt, la Salle, la Fontaine, rend aveu de la Haute-Forêt en 1670 et épouse Gratienne Madaléneau. De leur union, naissent : - Jeanne, - Françoise, née en 1649. Jeanne Mouillard, dame de la Haute-Forêt, épouse Hervé de Laistre, seigneur de la Guilbotrie. Il rend aveu de la Haute-Forêt le 15 février 1683. Il meurt à Rezé le 23 juin 1701 et a comme enfants : - Jean, - Renée, décédée à Carquefou le 24 octobre 1692, - Julienne. La Haute-Forêt appartient en 1836 à madame veuve Jean de Bourgues et elle est possédée au début du XXème siècle par M. Talvande ; 

l'ancien domaine de la Picaudière. La Picaudière relevait jadis du prieuré de la Madeleine-en-Bois "à devoir de foy et hommage". Jean Hallouart, seigneur de la Picaudière, vit en 1429 et il est secrétaire du duc de Bretagne. Ses enfants sont mentionnés comme seigneurs de la Picaudière dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Jean Hallouart, seigneur de la Picaudière et de la Hullonnière, épouse demoiselle Alnette Mauléon, dame de la Hullonnière, qui fut nourrice du duc de Bretagne Jean V. De leur union, naissent : - Etienne et Gilles. Gilles Hallouart, seigneur de la Picaudière vit en 1492. Le domaine de La Picaudière passe ensuite entre les mains de Hilaire de Benay. Hilaire de Benay, seigneur de la Picaudière en rend aveu au prieur de la Madeleine-en-Bois, le 12 janvier 1511 et le 10 novembre 1523. Il épouse demoiselle Gilette Foinette, dont il a une fille Gilette qui suit. Gilette de Benay, dame de la Picaudière, apporte cette terre à son époux André Vincent. Veuve, elle rend aveu de la Picaudière au prieur de la Madeleine-en-Bois le 26 juin 1542. Sa fille Jeanne Vincent, dame de la Picaudière, apporte cette terre à son époux François Thomasson, qui rend aveu de la Picaudière le 23 juillet 1553. Leur fils, Philippe Thomasson, seigneur de la Picaudière, en rend aveu le 15 juin 1558 au prieur de la Madeleine-en-Bois. La Picaudière est mise à l'adjudication et vendue le 20 octobre 1592 à Jean Bernard, seigneur de Bellanton. Ce dernier est procureur au Siège Présidial de Nantes et échevin en 1597 et 1598. En 1558, il fait une fondation aux religieux Cordeliers de Nantes. Le 5 août 1602, il rend aveu de la Picaudière. Il épouse en premières noces Françoise des Melliers et se remarie ensuite à demoiselle Vincente Ragaud dont il a : - Vincent, l'héritier de la Picaudière, - Jean, marié à Marguerite Luzeau. Vincent Bernard, seigneur de la Picaudière et de la Chaussée, est procureur au Présidial de Nantes et rend aveu de la Picaudière au prieur de la Madeleine-en-Bois le 15 décembre 1633. Il épouse demoiselle Marguerite de la Vergne, dont il a : - Claude, l'héritier de la Picaudière, - Anne, marraine à Carquefou en 1637. Claude Bernard, seigneur de la Cadrannière, la Picaudière, meurt à Thouaré le 13 mai 1699. Le 10 décembre 1657 il rend aveu de la Picaudière au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse demoiselle Marie Allaire, dont il a : - Michel, l'héritier de la Picaudière, - Jean, qui signe comme parrain à un baptême en 1674, - Jeanne. Michel Bernard, seigneur de la Picaudière et de la Cadrannière, épouse à Thouaré, le 19 août 1692, Anne Duneau de la Noë-Guy. Ce dernier vend la Picaudière à Michel Chauvet, en 1673. Michel Chauvet, seigneur de la Picaudière et de la Cadrannière, épouse Pélagie de Mazoyer. De leur union, naissent : - Michel, seigneur de la Cadrannière, - Elisabeth, dame de la Picaudière. Elisabeth Chauvet, dame de la Picaudière, épouse Jehan Cacheleux, seigneur de la Gaubertière. Tous deux rendent aveu de la Picaudière, le 17 mars 1727, au prieur de la Madeleine-en-Bois. Le domaine de la Picaudière appartient à M. Talvande au début du XXème siècle ;

l'ancien manoir de la Vincendière (XVIème siècle). Le seigneur de la Vincendière relevait jadis du prieuré de la Madeleine-en-Bois "à devoir de foy et hommage et avait droit de fuye, chapelle, garenne et colombier". Le château a disparu. Il ne subsiste que les ruines de la chapelle qui servait d'habitation à un fermier au début du XXème siècle. Geulequin Lallier, paraît comme seigneur de la Vincendière, dans la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. La Vincendière passe ensuite entre les mains de Guillaume Monnyer. Vers 1530, ce dernier fait anoblir un feu de fouage sur sa maison de la Vincendière. Vers 1540, il vend la Vincendière à Noël Hays. Noël Hays, seigneur de la Vincendière, épouse demoiselle Anne Thomas. Tous deux rendent aveu de la Vincendière au prieur de la Madeleine-en-Bois en 1543. La Vincendière passe ensuite entre les mains de Pierre Mersent. Sa fille, Perrine Mersent, dame de la Vincendière, épouse, dans l'église Sainte-Croix de Nantes, Jean Poulain, seigneur du Housseau. Jean Poulain se remarie en secondes noces à demoiselle Jeanne Fruneau. Du premier mariage, naît Pierre René Poulain, seigneur du Housseau et de la Vincendière. Ce dernier est docteur "ès-lois", conseiller du Roi, premier avocat au Siège Présidial de Nantes et maire de cette ville de 1639 à 1642. Il épouse demoiselle Anne Barillier. De leur union, naissent : - Jean, l'héritier de la Vincendière, - René Jean, seigneur du Housseau. Jean Poulain, seigneur de la Vincendière, est conseiller du Roi, avocat au Siège Présidial de Nantes et maire de cette ville de 1662 à 1664. Il épouse demoiselle Anne Jeannin. De leur union, naissent : - Jean, l'héritier de la Vincendière, - Pierre, - François, né le 5 décembre 1653, - Louise. Jean Poulain, seigneur du Tertre et de la Vincendière, est chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes et paraît le 1er avril 1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres nobles à Carquefou. La Vincendière revient ensuite à son frère Pierre Poulain. Il épouse dans l'église de Notre-Dame de Nantes, le 8 janvier 1678, demoiselle Catherine de Bonnemetz. De leur union naissent : - Antoine, l'héritier de la Vincendière, - Catherine, baptisée à Saint-Léonard de Nantes le 2 mai 1694. Antoine Poulain, seigneur de la Vincendière, est enterré dans l'église Saint-Laurent de Nantes le 8 décembre 1736 à l'âge de 55 ans. Il épouse demoiselle Françoise Ragaud, fille de Pierre Ragaud (auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne) et de Jeanne Hallé. De leur union, naissent : - Marie, l'héritière de la Vincendière, - Jean Baptiste François, - Geneviève, décédée le 5 septembre 1723, - Pierre, né le 6 décembre 1725, - Françoise Antoinette, décédée le 4 octobre 1788. Le 10 janvier 1794, Marie Poulain de la Vincendière, demoiselle de la Vincendière (alors âgée de 80 ans) est condamnée par le tribunal révolutionnaire de Nantes pour "avoir caché des brigands et des prêtres réfractaires, et être fanatique et royaliste". Guillotinée le lendemain sur la place du Bouffay, à Nantes, ses biens sont confisqués et vendus comme biens nationaux. La Vincendière est achetée nationalement le 27 brumaire an III par les citoyens Silvain, Foulonneau et Brevet. Au début du XXème siècle, la Vincendière appartient en partie à Louis Briand, conseiller municipal de la commune de Carquefou ;

l'ancien domaine du Housseau, situé sur la route de Nantes. L'ancien château, qui avait été rasé par la tempête de 1900, se composait jadis d'un corps de logis avec une tourelle octogonale. Le seigneur du lieu avait "droit de fuye, chapelle, garenne et colombier" et relevait du prieuré de la Madeleine-en-Bois, "à devoir de foy et hommage et 41 sols 8 deniers de rente chaque année". Pierre Spadine, seigneur du Housseau est mentionné en 1429. Son fils, Jehan Spadine, seigneur du Housseau et de la Minguais, rend aveu du Housseau en 1470 au prieur de la Madeleine-en-Bois. De son mariage avec Marguerite de Lespinays, naît Jean. Jean Spadine, seigneur du Housseau et du Souchay, est miseur de la ville de Nantes de 1503 à 1506 et de 1514 à 1517. Le 23 novembre 1522, il rend aveu du Housseau. Il épouse Jeanne Françoise N…. De cette union, naît Marguerite Spadine, dame du Housseau et du Souchay qui épouse François Ménardeau, seigneur de la Faucletière et de la Nouë (fils de Etienne de Ménardeau et de Marguerite de la Rairie). De cette union, naissent : - Pierre, l'héritier du Housseau, - Anne, mariée à Alain Hubert, seigneur de la Thibaudière, - Françoise, mariée à Pierre Guichard, seigneur de la Roberdière, - Marguerite, mariée à Louis Huet, marchand de la Fosse de Nantes. Devenu veuf, François Ménardeau se remarie le 22 juin 1518 à Marie Arnaud, dont il a : - Artus, seigneur de la Hullonnière, - François, seigneur de la Mittrie, marié à Jeanne Bricaud, - Françoise, mariée à François de Couppegorge, seigneur de Maubreuil. Pierre Ménardeau, seigneur du Housseau et du Souchay, épouse demoiselle Isabeau Picard. Il rend aveu du Housseau au prieur de la Madeleine-en-Bois en 1554 et en 1558. Le Housseau passe ensuite par achat à Louis d'Avaugour. Louis d'Avaugour, seigneur de Faye et du Bois d'Avaugour, revend le Housseau vers 1620 à Jean Poulain, seigneur de la Vincendière. Jean Poulain épouse en premières noces Perrine Mersent dont il a Pierre René, l'héritier du Housseau. Il se remarie ensuite à demoiselle Jeanne Fruneau, dont il n'a pas de postérité. Pierre René Poulain, seigneur du Housseau et de la Vincendière, est maire de Nantes de 1639 à 1642 et épouse Anne Barillier dont il a : - Jean René, l'héritier du Housseau, - Jean, seigneur de la Vincendière. René Jean Poulain seigneur du Housseau, rend aveu de cette terre en 1679 au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse demoiselle Marie Léonard de la Rabelaye, fille de Michel Léonard (seigneur de la Rabelaye) et de Mathurine Raboçeau. Marie Léonard de la Rabelaye cède la terre du Housseau à son neveu Jacques Léonard de la Rabelaye. Jacques Léonard de la Rabelaye, seigneur du Housseau, paraît le 1er avril 1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres noble dans la paroisse de Carquefou. Il épouse demoiselle Rosalie Boussineau de Maure (marraine de la grosse cloche de l'église de Carquefou, le 23 juin 1736) et meurt sans postérité le 21 mai 1773. Il laisse ses biens à ses neveux Grout de Bellesme. François Jean Grout, seigneur du Housseau, (fils de Jean Thomas seigneur de Bellesme et de Marie Louise Françoise Barnabé de la Papotière) meurt sans postérité à Nantes le 29 juin 1779, âgé seulement de 23 ans. Ce dernier laisse comme héritiers ses deux sœurs Marie Perrine et Rosalie Marie Thérèse. Marie Perrine Grout de Bellesme épouse le 4 octobre 1776, Louis de Branges. Rosalie Marie Thérèse Grout de Bellesme épouse Charles Philippes de Valleton, seigneur de la Barossière. Le domaine du Housseau passe ensuite entre les mains des familles de Rosmadec, Macé de Vaudoré, de Loynes de Vareux, Baillardel de Lareinty, et appartient au début du XXème siècle à la marquise de Dion ;

l'ancien château de Faye (alias Faix) était situé jadis à l'extrémité Nord-Ouest de Carquefou, sur les bords de la rivière d'Erdre. A l'origine, il se composait d'une tour carrée ou donjon reposant sur une motte de terre protégée par un fossé. Au XIIIème siècle, les de Montauban édifient un grand château avec remparts, donjon, tours et pont-levis. A l'époque de la guerre de Cent ans le château appartient à la famille de Montauban. Le château est incendié et détruit par les Anglais. Le 26 août 1451, Guillaume de Montauban fait aveu à l'évêque de Nantes, Guillaume de Malestroit "d'une pièce de terre appelée Faye, joignant une rivière appelée Erdre, en laquelle pièce il y a un vieil manoir et vieilles mazures et herbergement antier, avec certaines murailles, douves et bois ancien". Faye avait le titre de châtellenie et relevait du duc de Bretagne et ensuite du Roi sous la sénéchaussée de Nantes, "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait "droit de juridiction, haute, moyenne et basse justices, … ainsi qu'un droit de banc, armoiries et prééminences dans l'église de Carquefou". De la juridiction de Faye relevaient les terres, maisons, châteaux et métairies de la Barre, la Couronnerie, la Galopinière, la Touche, la Jacquelinerie, le Clos, le Château, le Parc, la Filletière, le Buron, le Goriau, la Riaudière, la Braudière, la Rivière, le Hublain, le Chêne. Olivier de Montauban, seigneur de la Faye, est le fils de Olivier de Montauban et de Jeanne de Malesmains. Il épouse Mahaud d'Aubigné, dame de Landal. Le 22 février 1375, il confirme la donation de la terre de la Ville-Alent à l'abbaye de la Vieuville. De leur union naissent : - Guillaume, - Robert, l'héritier de la Faye, - Bertrand, - Renaud, - Isabeau, mariée à Jean Boutier, seigneur du château d'Assi. Robert de Montauban, seigneur de Faye, du Bois de la Roche, etc … est fait chevalier banneret. Il est lieutenant d'Arthur de Bretagne comte de Richemont, connétable de France. Il est capitaine sous Richard de Bretagne, conseiller et chambellan du Roi et bailli du Cotentin. Il assiste au siège du Mont Saint-Michel en 1426 et à celui d'Orléans avec Jeanne d'Arc en 1429. Il épouse en 1405, Marie de la Planche de Saint-Denoual, fille de Roland de la Planche (seigneur de Saint-Denoual). Robert de Montauban meurt en 1448, laissant comme enfants : - Guillaume, l'héritier de Faye, - autre Guillaume, décédé sans postérité, - Marie, mariée en premières noces le 4 juillet 1434 à Philippe de Vierville, seigneur de Creuilly, et en secondes noces elle épouse Jean de Keradreux, - Jeanne, mariée à Jean de Saint-Gilles, seigneur du Boisgeffray. Guillaume de Montauban, baron de Grenonville et seigneur de Faye, la Verrière, Quenneville, le Bois de la Roche, est secrétaire du duc de Bretagne et épouse demoiselle Jeanne Rochereul, fille de Robert Rochereul (seigneur du Goust et de la Sicaudaye) et de Moricette de Montfort. Ils ont comme enfants : - Guillaume, l'héritier de Faye, - Robert, - Guyon, - Jean, seigneur du Goust. Guillaume de Montauban est chevalier banneret, baron de Grenonville, seigneur de Faye, la Verrière, le Bois de la Roche, le Binio, Couédor. La seigneurie du Bois de la Roche est érigée en bannière, en sa faveur, par le duc de Bretagne, en 1451. Le 26 août 1451, il rend aveu des héritages obtenus après la mort de Guillaume de Montauban, son père. Faye est compris dans cet acte "une pièce de terre appelée Faye, étant en ladite paroisse de Carquefou cernée et abornée entre les terres appartenant à révérend père en Dieu Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes et joignant d'une rivière appelée Erdre, en laquelle pièce il y a un vieil manoir et vieilles mazures et herbergement antier avec certaines murailles, douves et bois ancien ; item, un chastel et métayrie ; item, une garenne entière et deffensable" (Archives Loire Atlantique B, 1823). Guillaume de Montauban épouse en premières noces Jeanne de Keradreux, dont il a Philippe, chancelier de Bretagne. Il se remarie ensuite vers 1450 à Orfraise de Sérant, dame de Tromeur, dont il a : - Esprit, capitaine de Dol en 1487, - Marguerite, mariée à Georges Lespervier (seigneur de la Bouvardière, Briord, la Gascherie), - Jeanne, mariée à Bertrand du Boisriou, chambellan du duc de Bretagne, - Marie, mariée d'abord à Guillaume de Tiercent, puis à Gilles de Condest, - Hilaire, mariée à Jean Avaleuc, seigneur de la Grée, - Bertrand, capitaine de Guingamp, - Françoise, mariée vers 1465 à Jean André. Guillaume de Montauban épouse en troisièmes noces, le 2 août 1467, Françoise du Casse, dame de la Verrie, dont il n'a pas de postérité. Marguerite de Montauban, dame de Faye, la Verrière, le Port-Durand, épouse Georges Lespervier, seigneur de la Bouvardière, Briord et la Chapelle-sur-Erdre. De leur union, naissent : - Arthur, seigneur de la Bouvardière, Briord et la Chapelle-sur-Erdre, marié à Françoise Landais, fille de Pierre Landais, trésorier de Bretagne, - Jean, - Marguerite. Marguerite Lespervier, dame de Faye et du Port-Durand, épouse Jean du Cellier, seigneur du Bois, fils de Jean du Cellier (seigneur du Bois et de la Touche-Auray). De leur union, naît Jeanne du Cellier, dame de Faye et du Port-Durand, qui épouse le 20 novembre 1514 Louis d'Avaugour, seigneur de Kergroys et de Vay. Le 9 mai 1548, Louis d'Avaugour vend le clos de vigne de Rabiau, situé à Saint-Donatien, à Robert du Harday, conseiller au Parlement de Bretagne. René d'Avaugour (fils de Louis d'Avaugour), seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Vay, Saffré, épouse Renée de Plouer. Louis d'Avaugour (fils de René d'Avaugour) rend aveu en 1628 de Faye à la sénéchaussée de Nantes. Il épouse en premières noces Perrine du Petit-Cellier et se remarie ensuite à Renée Tyrand, dont il a un fils Louis qui suit. Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Thouaré, baron de Péault, dit le marquis d'Avaugour, épouse Anne Descartes, dont il a Louis, qui suit. Louis d'Avaugour, marquis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, etc …, rend aveu de la juridiction de Faye à la sénéchaussée de Nantes, le 8 avril 1679. Il épouse Célestine Bruneau de la Rabastelière. De leur union, naissent : - Louis, jésuite à Paris, - Anne Erard, l'héritière de Faye, - Armand, comte d'Avaugour, décédé sans postérité le 11 juin 1758. Anne Erard, marquis d'Avaugour, seigneur de Faye et du Bois d'Avaugour, meurt sans postérité à Paris, le 18 septembre 1755, après s'être marié cinq fois. Ses héritiers vendent Faye, le 2 mai 1769, au marquis de Becdelièvre. Hilarion Anne François Philippe, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, devient par achat seigneur de la juridiction de Faye. Il épouse Marie Louise Emilie Victoire de Coutances. De leur union, naissent : - Anne Christophe, l'héritier de Faye, - Louis Marie Christophe, propriétaire de la Seilleraye, - Hilarion, - Emilie Josèphe, mariée à M. Le Clerc de Vezins, - Marie Madeleine Julienne, mariée au maréchal de Bourmont. Anne Christophe, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, Faye, le Bois d'Avaugour, est tué au combat près d'Oudon contre les républicains en 1795. Il est le dernier seigneur de Faye car ce fief ne consistait qu'en droits féodaux abolis par la Révolution ;  

l'ancien domaine de la Barbe, situé jadis dans la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à devoir de foy et hommage et 40 sols monnaie de rente". Guillaume Grimaud est le premier seigneur connu de la Barre. Il est secrétaire du duc de Bretagne Jean V. Le 26 novembre 1440, le duc de Bretagne Jean V anoblit et exempte de tailles, fouages et subsides, la maison de la Barre appartenant à Guillaume Grimaud. Le domaine de la Barre passe ensuite entre les mains de Guillaume Loysel. Guillaume Loysel, seigneur de la Barre, la Morandaye, le Plessix-Bouchet, habitant le Plessix-Bouchet à Saint-Herblain, est reconnu noble à la réformation de la noblesse de Bretagne en 1513. Ses descendants seront déboutés à la réformation de 1668. Il épouse Catherine Macé, dont il a un fils Guillaume, baptisé à Sainte-Croix de Nantes le 15 janvier 1513. Guillaume Loysel et ses enfants vendent la Barre à François de la Hémeriays. François de la Hémeryas, seigneur de Launay, la Barre, la Touche, la Jacquelinerie, épouse demoiselle Jeanne Peloquin. De cette union naît Bastien, baptisé à Sucé le 17 octobre 1574. Le 9 août 1559, François de la Hémeryas vend les seigneuries de la Barre, la Touche et la Jacquelinerie à Pierre Riou, seigneur de la Noë en Vertou. Pierre Riou, seigneur de la Noë, la Barre de Riou, la Touche, est fils de Charles Riou (seigneur de Bodouët) et de Jeanne Nyol, et petit-fils de Méry Riou, marié à Marguerite Pilard. Il est secrétaire et auditeur du Roi à la Chambre des Comptes de Bretagne. Il laisse la Barre à son frère Olivier Riou, seigneur du Bodouët, la Barre, la Couronnerie, la Touche, etc … qui épouse Jeanne de Bohal (fille d'Olivier de Bohal et de Jeanne de la Joue). Olivier Riou et Jeanne de Bohal ont un fils Claude né le 14 avril 1558. Le 9 septembre 1579, il vend la Barre à Jehanne Moreau, veuve de Jehan Herbert, seigneur de la Baraudière. Jehan Herbert, seigneur de l'Isle d'Onglette, la Baraudière, la Bachellerie, la Barre, est notaire de la cour, juridiction et bailliage de Faye. Il épouse demoiselle Jehanne Moreau, nièce du recteur de Carquefou, Geoffroy Moreau. De leur union, naissent : - Georges, l'héritier de la Barre, - Jean, seigneur de l'Ile Saint-Denis, - François, décédé avant 1577, - Alain, seigneur de la Dagonnière. Georges Herbert, seigneur de la Barre, la Jacquelinerie, la Couronnerie, possédait toute la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Il est notaire de la Juridiction de Faye. Le 15 décembre 1579, il vend la grande Ousche des Croix à Jean Boutin, seigneur du Souchay, la Cour, Chamballan. Il épouse demoiselle Jeanne Heurtaud. De leur union, naissent : - Jean, - Gabriel, seigneur de la Tousche, recteur de Sucé et chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche à Carquefou, - Georges, seigneur du Tertreau, - Mathurine, l'héritière de la Barre, - Bonne, épouse de Julien Moulinier, - Jeanne, dame de Clouet, mariée à Christin Robin, - Madeleine, dame de la Jacquelinière, mariée en premières noces à Macé Tétron et en secondes noces à Artus Maillard, seigneur de la Durandière, - Renée, mariée à Hubert Marzelière, - N…, dont Jacquette et Jeanne Herbert. Mathurine Herbert, dame de la Barre, épouse le 25 janvier 1588, Michel du Boys, seigneur du Boys en Donges (procureur au siège présidial de Nantes), fils de Johan du Boys, clerc et greffier de la ville de Nantes en 1570. Il rend aveu de la Barre à la juridiction de la Faye le 30 juin 1604. Sa femme, étant veuve, rend aveu le 28 août 1644 à Anne Descartes, veuve de Louis d'Avaugour, seigneur de Faye. De leur union naissent : - Perrine, mariée à Pierre Guioret, seigneur de la Blanchardière, - Pierre, l'héritier de la Barre, - Guillaume, marié à Perrine Mouillard, dame de la Haute-Forêt, - Michelle, non mariée, - Marguerite, mariée à Julien Marion, - Jeanne, mariée à Michel du Breil, procureur à la Chambre des Comptes de Bretagne, - Lucresse, mariée à Pierre Bretagne. Pierre du Boys, seigneur de la Barre et de la Retaudière, épouse demoiselle Marie Simon de la Mélière, fille de Julien et de Perrine Guillon. De leur union, naissent : - Michel, l'héritier de la Barre, - Michelle, mariée à René Angevin, seigneur de la Plissonnière. Michel du Boys, seigneur de la Barre et de la Retaudière, épouse demoiselle Françoise de Bourgues. De leur union, naissent : - Jean, né en 1661, - Jacques, né en 1663, - Joseph, l'héritier de la Barre, - Pierre, seigneur de la Retaudière et de la Salmonnière, marié à Gabrielle Mazureau. Joseph du Boys, seigneur de la Barre, la Retaudière et Drézoue, est né à la Barre le 16 octobre 1664. Il reçoit en partage, la maison noble de la Barre le 18 juin 1689, et achète une partie de la terre de la Barre à son oncle René Angevin, seigneur de la Plissonnière, le 21 décembre 1696. Le 1er avril 1691, il paraît dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres nobles dans la paroisse de Carquefou. Avocat au Parlement de Bretagne, il épouse demoiselle Renée le Breton de Bellevue, fille de Jacques le Breton, seigneur de Bellevue et de Jeanne le Gruyer. De leur union, naissent : - Louis Joseph, - Jeanne Renée, née le 2 mars 1701 et décédée sans postérité, - Marie Anne, l'héritière de la Barre. Marie Anne du Boys de la Retaudière, dame de la Barre, est née à la Barre le 21 septembre 1702. Elle épouse dans l'église de Carquefou, le 18 janvier 1737, Claude de Soussay de la Guichardière, né au manoir de la Bernardière à Granchamp le 26 septembre 1715 et fils puîné de Claude Antoine de Soussay, seigneur de la Guichardière et de la Blanche, et de Marie le Texier de la Maillère. Mme de Soussay, n'étant pas encore mariée, rend aveu de la Barre au marquis d'Avaugour, seigneur de Faye, le 20 juin 1727. Par lettre signée par le Roi le 1er octobre 1734, Claude de Soussay est nommé lieutenant dans le bataillon des milices de la Ferrière commandé par le capitaine de la Boucardière. Le 22 janvier 1756, il est nommé lieutenant des milices de Bretagne dans le bataillon de Nantes et assiste à une montre à Vannes le 9 février 1756. Il meurt à la Barre le 19 février 1792. Ses enfants se nomment : - Claude Antoine, seigneur de la Guichardière, décédé sans postérité à la Barre en 1766, - Jean Joseph, seigneur de la Guichardière, né à la Barre le 8 décembre 1738 et décédé près de Tanger le 27 juin 1765, dans la chaloupe de la frégate la Terpissoire commandée par le chevalier de Marchainville, - Jean Marie, l'héritier de la Barre, - Marie Anne, appelée Mlle de la Guichardière, née à la Barre en 1742, décédée à la maison de la Providence à Nantes le 19 octobre 1830. Jean Marie de Soussay de la Guichardière, seigneur de la Barre, la Blanche, l'Ornière, est né à la Barre le 27 mars 1744. Il reçoit la tonsure le 30 octobre 1756 puis est pourvu du bénéfice de la chapellenie de la Visitation et Conception, située en la paroisse de Saint-Martin de Sallertaine, en Bas-Poitou. Il abandonne l'état ecclésiastique et épouse le 16 avril 1777, Marie Modeste Madeleine le Maignan du Boisvignaud, fille de François Alexis le Maignan, seigneur du Boisvignaud, la Trinquetière, et de Renée Boussineau de Maure. Jean Marie de Soussay meurt à l'Ornière en Saint-Herblain, le 17 juillet 1794. Ses enfants se nomment : - Modeste Anne, née en 1778, mariée à Chantenay le 7 avril 1799, à Claude Prudent Luzeau de la Mulonnière, fils de Louis Maurice et de Madeleine Bidé de Chavagne, - Jean Baptiste, l'héritier de la Barre, - Amant et Amateur, frères jumeaux, nés à Saint-Herblain le 22 juillet 1780 et décédés le lendemain, - Aimé, né le 26 avril 1783, marié à Nantes le 24 mars 1814, à Françoise Ertault de la Bretonnière, fille de Pierre François Ertault, seigneur de la Bretonnière et de Françoise Polly de la Prôtière, - Eugénie, décédée sans postérité. Suite aux partages avec ses frères et sœurs, Jean Baptiste de Soussay de la Guichardière devient propriétaire du domaine de la Barre le 18 juillet 1822. Il est maire de la commune de Carquefou de 1812 à 1830. Il épouse le 28 mai 1807, à Bains, près de Redon, demoiselle Esther Elisabeth Marie Jeanne du Fresche de la Villerion, fille de Louis Marie du Fresche de la Villerion et de Marie Thérèse Ursule d'Andigné de Saint-Germain. De leur union, naissent : - Esther Marie, l'héritier de la Barre, - Zoé-Marie, née à Carquefou le 9 juillet 1809, - Clémence Marie, née à Carquefou, le 5 février 1811, - Jean Marie, né à Carquefou, le 18 février 1812, - Honorine Marie, née le 24 juillet 1813, religieuse de l'abbaye de Saint-Thomas de Villeneuve, - Léon Marie, né le 29 octobre 1814, - Emmanuelle Marie, née le 28 mars 1816, supérieure des Dames de la Retraite de Pontchâteau, - Elisabeth Marie, née le 28 octobre 1817, - Adolphe Marie, né le 22 mars 1819 et décédé de noyade le 9 septembre 1846, - Alodie-Marie, décédée avant 1861. Elisabeth Marie de Soussay de la Guichardière devient propriétaire du domaine de la Barre le 6 février 1861. Mme de Soussay décède à la Barre le 6 décembre 1894, laissant pour héritier son cousin M. Ertault de la Bretonnière. Pierre Marie Léon Ertault de la Bretonnière devient propriétaire de la Barre suivant un testament établi le 23 octobre 1891. Il est fils de Pierre Marie Léandre Ertault de la Bretonnière et de Modeste Luzeau de la Mulonnière. Il épouse en premières noces demoiselle Marie Blanche Delandes de Bagneux, dont il a un fils Henri né au château de Bagneux (Maine-et-Loire) le 23 janvier 1852, décédé au château de la Bouvardière, à Rezé, le 25 janvier 1866. Devenu veuf le 16 décembre 1852, il épouse à Sainte-Marie-du-Désert demoiselle Emma Marie de Cadaran de Saint-Mars, fille de Adolphe Louis et de Hymogine Adelaïde Henry de Kermartin. De leur union, naissent : - Léon, marié à Marie Denise Adrienne de Botherel, - Geneviève, l'héritière de la Barre, - Gabriel, marié à Amélie Macé de la Barbelais, - Marie Antoinette, mariée à Georges de la Roche-Saint-André, - Mathilde, - Marguerite, mariée à Félix Toché, décédé en 1891, - Léonline, mariée à François Allenou de Grandchamp, - Anne Marie, mariée à Edouard Allard de Grandmaison. Geneviève Anne Marie Ertault de la Bretonnière épouse, à Rezé, le 6 octobre 1886, M. Marie Louis Octave de Goué, fils puîné de Achille Charles Alexandre de Goué et de Marie Céleste Octavie Boscal de Réals de Mornac. Il décède au château de la Barre le 5 août 1902, laissant comme enfants : - Jeanne Anne Marie, née à Rezé le 4 février 1888, - Joseph Marie Guy, né à Rezé le 29 octobre 1889 ;

l'ancien domaine de la Touche. Propriété des seigneurs de la Barre de 1559 à 1680, suite à la vente le 9 août 1559 par François de la Hémeraye, seigneur de Launay en Sucé à Pierre Riou, seigneur de la Noë. En 1691, la Touche appartient en commun à Jean le Coutelier de Penhouët et à Elisabeth Mellet, veuve de Pierre le Baillif, seigneur de Longuerays. Au moment de la Révolution, une partie de la Touche appartient aux Ménardeau du Perray ; 

l'ancien domaine du Tertreau relevait de la juridiction de Faye "moyennant une rente annuelle de 22 sols 6 deniers". De 1570 à 1700, le Tertreau appartient à la famille Herbert et il est acheté en 1740 par Claude de Soussay de la Guichardière, seigneur de la Barre, marié à Marie Anne du Boys de la Retaudière. Au début du XXème siècle, le domaine de Tertreau appartient à Mme Goué ;

l'ancien domaine du Château. Le 18 août 1605, Jean Mellet rend aveu du lieu du Château à la juridiction de Faye. Le domaine passe ensuite entre les mains de son fils Pierre Mellet, docteur en médecine à Nantes, qui en rend aveu le 10 mai 1670. Au moment de la Révolution, le château appartient à Jacques Frémont, dit de Monceaux, avocat à Nantes. Le domaine est acheté nationalement le 9 plûviose an V, par Marguerite Georgette, veuve d'André Barré ; 

l'ancien domaine du Clos. Un manoir, détruit à la fin du XVIème siècle, était situé jadis au centre du village du Clos. En 1443, le duc de Bretagne, Jean V, annoblit et exempte de tailles, fouages et subsides, le lieu du Clos, appartenant à Guyon de Carné (fils de Payen de Carné, chambellan du duc) ; 

l'ancien domaine du Hublain, relevait de la juridiction de Faye "moyennant une rente annuelle de 9 sols 8 deniers". A cet endroit se trouvait jadis un château détruit au commencement de la guerre de Cent Ans. Au début du XXème siècle, le domaine appartient à Mme de Goué, de la Barre ; 

l'ancien château de La Fleuriaye, édifié par M. Elzéar Bouvays de la Fleuriaye. Il appartient au début du XXème siècle à Mlle Marie de Chasteigner, fille de M. Samuel de Chasteigner et de son épouse Valentine Marie Bouvays de la Fleuriaye ; 

l'ancien château de la Madeleine, situé non loin de la chapelle de la Madeleine-en-Bois, ancien prieuré de l'ordre de Saint Benoît et membre de Marmoutier. Il appartient au début du XXème siècle à M. Talvande ;   

l'ancien château de La Baraudière. La terre dépendait jadis de la Chambre. Propriété de M. Hardouin en 1880. Ce dernier est maire de Carquefou de 1881 à 1882. Le domaine appartient au début du XXème siècle, à M. Hardouin marié, à demoiselle Robert de Lézardière ; 

l'ancien château de Bélair, édifié par M. Pellerin de la Vergne, marié à demoiselle Guimberteau de la Malolière, sur un terrain dépendant de la Cadrannière. Il appartient au début du XXème siècle à son fils Albert Pellerin de la Vergne, marié à demoiselle Querqui de la Pouzaire ; 

l'ancienne demeure des Enfas, située sur les bords de l'Erdre, à proximité de l'emplacement où se trouvait autrefois l'ancien château de Faye. Cette propriété a appartenu durant longtemps à la famille Picherie et appartient au début du XXème siècle à la famille Burgelin, des industriels à Nantes ;   

l'ancien domaine de la Galopinière, situé près de la Couronnerie, sur les bords de la rivière d'Erdre. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à devoir de foy, hommage et rachapt".  L'un des premiers seigneurs de la Galopinière est Jehan Galoppin, en 1414. Il paraît avoir eu une fille, N. Galoppin, dame de la Galopinière, qui épouse Pierre ou Perrot Vivien. En 1442, Jean V, duc de Bretagne, anoblit et exempte "de tailles, fouages et subsides l'hostel de la Galopinière" appartenant à son époux Perrot Vivien. De leur union, naît Jean. Jean Vivien, seigneur de la Galopinière, est miseur des bourgeois de la ville de Nantes de 1524 à 1528. Il épouse Jacquette du Pin, dont il a Mathurin. Mathurin Vivien, seigneur de la Galopinière et de la Barre, est procureur syndic des bourgeois de Nantes et juge consul en 1565 et 1568. Il épouse demoiselle Jeanne d'Espinoze, fille de Pierre d'Espinoze et de N. de Bily, dont il a une fille Mathurine. Mathurine Vivien, demoiselle de la Galopinière, vend la Galopinière à Jacques Rouxeau. Jacques Rouxeau, seigneur de la Galopinière, est échevin de Nantes de 1581 à 1583 et procureur de la Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Nicole Moreau, dont il a : - Jean, - Julien, - Françoise, dame du Chêne, - Louise, - Espérance, - Isabelle, - Antoinette. Le 3 mars 1609, Jacques Rouxeau vend la Galopinière à Jean de la Fuye. Jean de la Fuye, seigneur de Kerantais et de la Galopinière, est procureur au siège présidial de Nantes et épouse en premières noces Marie Chasles. Il se remarie ensuite à Lucresse d'Achon, fille de Guillaume d'Achon et de Françoise de Broc. De leur union, naissent : - Claude, dame du Chêne, - Jacques, l'héritier de la Galopinière, - Renée, épouse de René de la Durantière, seigneur des Barres, - Françoise, mariée en premières noces à Jacques Bridon et en secondes noces à Mathurin Gallinière, seigneur du Boisaulnaye. Jacques de la Fuye, seigneur de la Galopinière et du Bois-Guérin, épouse demoiselle Anne Ramaçeul des Landes, dont il a une fille, Renée. La Galopinière passe ensuite entre les mains de François Ramaçeul des Landes et de Bourgon. Le domaine est acheté le 7 juin 1684 par René Fresneau de la Couronnerie. En 1832, le propriétaire de la Galopinière est la famille Gicquieau. Au début du XXème siècle la Galopinière appartient au comte Avrouin Foulon ;

l'ancien domaine du Chêne relevait de la juridiction de Faye "à devoir de foy et hommage et 4 sols 8 deniers de rente annuelle". La chapelle du Chêne, aujourd'hui disparue, était dédiée à Notre-Dame de l'Assomption et avait été fondée le 7 novembre 1765 par Louis François Macé de Vaudoré, seigneur du Chêne. Jacques Rouxeau, seigneur de la Galopinière et du Chêne, fait une fondation aux Carmes de Nantes en 1586. Il est échevin de Nantes et procureur à la Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Nicole Moreau, dont il a : - Jean, - Julien, - Françoise, l'héritière du Chêne, - Louise, - Espérance, - Isabelle, - Antoinette. Françoise Rouxeau rend aveu du Chêne à la juridiction de Faye en 1628. Elle vend le Chêne vers 1635 à Jean de la Fuye, seigneur de Kerantais et de la Galopinière. Jean de Fuye, seigneur de Kerantais, du Chêne et de la Galopinière, épouse demoiselle Lucresse d'Achon, fille de Jean Guillaume d'Achon et de Françoise de Broc. Etant veuve, Lucresse d'Achon fait aveu du Chêne à la juridiction de Faye le 7 avril 1641. De leur union, naissent : - Claude, l'héritier du Chêne, - Jacques, seigneur de la Galopinière, - Renée, épouse de René de la Durantière, seigneur des Barres, - Françoise, mariée en premières noces à Jacques Bridon et en secondes noces à Mathurin Gallinière, seigneur du Boisaulnaye. Claude de la Fuye, dame du Chêne, épouse Michel le Lou, seigneur de Beaulieu, fils de Michel le Lou, seigneur du Breil, maire de Nantes en 1573, et de Bonne de Troyes. De leur union, naît Marie Le Lou de Beaulieu, dame du Chêne, qui épouse Jean Baptiste Macé, seigneur de Vaudoré et de Launay-Azard. Ces derniers ont comme enfants : - Louis Marie François, l'héritier du Chêne, - Anne, mariée dans la chapelle de la Couronnerie le 1er juillet 1725 à Pierre de Lécorse, seigneur de Laubonnière, - Marie Thérèse, décédée le 1er décembre 1727. Louis Marie François Macé de Vaudoré, seigneur du Chêne et de Launay-Azard, fonde une chapelle au lieu du Chêne le 7 décembre 1765. Il épouse dans l'église de Vieillevigne, le 26 novembre 1742, Suzanne Henriette Baudry d'Asson, fille de Charles et de Renée Gazeau, dont il a : - René Guillaume, - Joseph, baptisé au Grand-Auverné le 6 octobre 1741, - Bénigne, baptisée au Grand-Auverné le 26 octobre 1748. En 1815, le Chêne est la propriété de demoiselle Macé de Vaudoré, et en 1832, la propriété de Dominique Gicquieau. Au début du XXème siècle le domaine du Chêne appartient au comte Avrouin-Foulon de la Couronnerie ;

l'ancien domaine de la Jacquelinerie relevait jadis de la juridiction de Faye "à devoir 50 sols monnaie de rente et deux chapons". Le premier seigneur de la Jacquelinerie paraît être Yvon Jacquelin qui vit au début du XVIème siècle. François de la Hémeriays, seigneur de Launay en Sucé vend, le 9 août 1559, la Jacquelinerie à Pierre Riou, seigneur de la Noë. Pierre Riou, seigneur de la Noë, la Barre , la Touche, … et de la Jacquelinerie laisse le domaine de la Jacquelinerie à son frère Olivier. Olivier Riou, fils de Charles Riou, seigneur de Bodouët, et de Jeanne Nyel, vend la Jacquelinerie, vers 1579, à Jeanne Moreau, veuve de Jehan Herbert, seigneur de la Bachellerie. Jehan Herbert, seigneur de l'Isle d'Onglette, la Barre, la Touche et la Jacquelinière, épouse demoiselle Jeanne Moreau, dont il a un fils, Georges. Georges Herbert, seigneur de la Barre, la Touche, la Jacquelinière, Clouet, le Tertreau, etc … épouse demoiselle Jeanne Heurtaud, dont il a : - Jean, - Gabriel, seigneur de la Touche, recteur de Sucé et chapelain de Notre-Dame de la Blanche à Carquefou, - Georges, seigneur du Tertreau, - Mathurine, dame de la Barre, mariée à Michel du Boys, - Bonne, épouse de Julien Moulinier, - Jeanne, dame de Clouet, - Madeleine, l'héritière de la Jacquelinerie, - Renée, mariée à Hubert Marzelière, - N… dont Jacquette et Jeanne Herbert. Madeleine Herbert, dame de la Jacquelinière, épouse en premières noces Macé Tétron, puis en secondes noces Artus Maillard, seigneur de la Durandière, fils de Méry Maillard de Bois-Saint-Lys et de Georgette Perrotin. Artus Maillard a comme fils René Maillard, seigneur de la Durantière, la Jacquelinerie, la Barbotière, qui épouse Hélène le Masle, fille de Pierre le Masle, seigneur de Juigné, et d'Isabelle Guibour, dans l'église Saint-Laurent de Nantes, le 5 juin 1640. La Jacquelinerie passe ensuite entre les mains de la famille Luet de la Rouvrays et appartient au début du XXème siècle au comte Avrouin-Foulon ;

la ferme de la Vieille Ville (XVIIème siècle) ;

le pigeonnier de la Bustière (XVIII-XIXème siècle) ;

9 moulins dont le moulin de Fay (XVème siècle). Sa base serait celle d'une ancienne tour édifiée par les Anglais vers 1400-1430 ;

 A signaler aussi :

la borne (Moyen Age), située au Musée du Temps qui passe ;

le puits Mellay (1873), situé place du Marché ;

l'ancien prieuré de la Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Sainte-Croix de Nantes. Le Roi nommait le prieur, dont la présentation et collation appartenaient à l'abbaye de Marmoutiers-lès-Tours. Le recteur de Carquefou n'avait pas le droit de percevoir les dîmes sur le fief de la Madeleine-en-Bois. Le seigneur prieur avait droit de juridiction, haute, moyenne et basse justice et fief lige sur les château, maisons, villages et métairies de la Picaudière, la Poterie, la Cadrannière, le Housseau, la Vincendière, la Haute-Forêt, la Vieille-Ville, le Bout-des-Bois, le Moulin-Boisseau, la Vaillardrie, la Grignonnais et sur des terres et landes. En 1112, Alain Fergent, comte de Bretagne, et son épouse Ermengarde, habitant en leur château d'Auray, donnent la forêt de Puzarles, située à Carquefou, aux moines de Marmoutiers. La forêt de Puzarles, devenue la propriété des moines, est alors appelée la Forêt-aux-Moines. Les moines y construisent une chapelle qu'ils placent sous l'invocation de Sainte-Marie-Madeleine. Vers le XIVème siècle, le prieuré de la Forêt est réuni à l'obédience de Nantes sous le nom de Prieuré annexe de la Madeleine-en-Bois. Enfin deux siècles plus tard, il est réuni aux prieurés de Sainte-Croix de Nantes et Saint-Martin de Vertou. La chapelle qui existe actuellement près du château moderne de la Madeleine date du commencement du XVIIIème siècle : elle est reconstruite et bénite solennellement le 22 juillet 1739, par Maurice Cailleteau, recteur de Carquefou, prieur de Saint-Hilaire d'Hyères et Brouages au diocèse de Saintes. Le 16 juin 1791, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, le prieuré de la Madeine-en-Bois est confisqué par la République et acheté comme bien national par la famille Protteau, le moulin de la Madeleine ayant été acheté par la famille Rivet. Voici les noms de quelques prieurs : Guérin (premier prieur connu par une charte d'Alain Fergent), Alain Macé (en 1418), Jehan Bodin (en 1437), Alain de Lambilly (en 1457), Frère Ogier d'Anglure (en 1470), Jehan Guérin (en 1482), Jean François LLirgas (en 1508), Olivier Richard (en 1528), Alain Lescoff (il rend aveu du prieuré de la Madeleine-en-Bois en 1543), Jehan Grossin (en 1544), Florimont le Charroy (en 1558), Symonet (en 1591), Simon de Claiseau (en 1612), François de Gérard (en 1635), Pierre de Gibaud (en 1643), Jehan Régnier (auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne, conseiller, secrétaire du Roi, il rend aveu du prieuré de la Madeleine-en-Bois le 8 août 1678 et le 30 juillet 1679), Joseph de Montullé (il paraît le 1er avril 1692 dans le dénombrement des gentilhommes possédant des fiefs et terres nobles à Carquefou - archives du château de la Barre), Jean Baptiste Linard (en 1695), Dom Urbain Plancher (religieux bénédictin, il rend aveu de la Madeleine-en-Bois en 1720), Louis Mergey (il rend aveu en 1780), Clair Pierre de la Ville (dernier prieur, 1788-1791) ;

l'ancien prieuré de Saint-André de la Hullonnière. Ce prieuré avait dû remplacer, au milieu du XVIème siècle, un château plus ancien nommé le Puy-André, qui lui-même se trouvait à l'emplacement de l'ancienne ville romaine d'Arlèze, le Puits d'Arlèze comme le montre la définition du mot Puzarles, nom de la forêt qui s'étendait à côté. En 1425, Tierry de Corvent fait aveu du Puy-André (archives de Loire Inférieure - H. 149), qui passa, plus tard, en 1470, à Jehan Spadine, et ensuite en 1512 à Jean de Champagne, seigneur de la Bretonnière, époux de Jeanne Simon de la Roche-Bardon, veuve de Janet de Cadaran, seigneur du Plessis-Tizon, le Maupas alias Cadrannière. Le prieuré de Saint-André de la Hulonnière avait droit de juridiction, moyenne et basse justice, et relevait de l'évêque de Nantes à devoir de deux messes par semaine, à jour non limité, et dix sols de rente chaque année. C'était une fondation royale, le prieur chapelain était présenté par le roi et agréé par l'Evêque. Voici les noms de quelques prieurs : Arthur Robin (en 1588), chanoine de la Collégiale de Nantes, rend aveu le 15 octobre 1588, - Pierre Viau (en 1670), prieur, qui fit un accord en 1671, avec le prieur de la Madeleine-en-Bois, - Bertrand de Sesmaisons (en 1684), prieur qui rend aveu au commencement de l'année 1686, - Bertrand de la Ménantière (en 1686), prieur commendataire. Clerc desservant : Jean Sauvaget, prêtre, - Louis de Ronceray (en 1737), prieur, curé de la Chapelle-Basse-Mer, - Jehan Bedeau (en 1741), prieur, rend aveu le 10 mai 1741. Le 26 août 1752, il reçoit aveu de sa juridiction de Saint-André de Claude Gauvain, sieur du Pasty, - Jean Baptiste Petit des Rochettes (1759-1789), dernier prieur. Le prieuré de Saint-André est confisqué par la République et vendu nationalement le 17 février 1791, à la veuve Dupuy pour la somme de 34 000 francs ;

la chapellenie de la Blanche. La chapelle de la Blanche était située au milieu du grand cimetière de Carquefou, dit cimetière de la Blanche. Cette chapelle est fondée en 1530 par Geoffroy Moreau, recteur de Carquefou (originaire d'Onglette, en Sucé). Les revenus consistaient en "une maison sise à Nantes, carrefour Saint-Jean, une rente de 30 livres sur la maison de Juzel en Guémené, et une maison et un bout de terre à Sucé de 490 livres de principal. La charge était de deux messes dites à Carquefou, l'une le samedi à l'autel de la Sainte-Vierge et l'autre à jour non limité, de plus, une messe célébrée dans l'église de Sucé à l'heure du prône". Le collateur était l'évêque et ce bénéfice était à la présentation de la famille Herbert, comme descendants de Jehan Herbert, seigneur de la Barre, et de Jeanne Moreau. Il fut réuni plus tard à Notre-Dame de Lorette, à Sucé. Le 8 janvier 1602, Gabriel Herbert, recteur de Sucé, seigneur de la Touche et de Clouet, est chapelain de la Blanche. Mathurin Bizeul, curé de Saint-Vincent de Nantes, est chapelain le 5 juillet 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet. En 1789, Alexandre Bazille, clerc tonsuré, est présenté à ce bénéfice par demoiselle Jacquette Bisson, de l'Onglette ;

la chapellenie de la Guyhonnière ou des Fichets. Cette chapelle est fondée au XVIème siècle par dom Jean Fichet, à la fin du XVIIème siècle elle se desservait dans l'église. Le collateur était l'évêque et le chapelain était à la présentation du seigneur de Bois-Saint-Lys. La charge était de deux messes par semaine, l'une dite dans l'église de Carquefou, tous les vendredis à l'autel de la Vierge, et l'autre dans l'église de Nort. Le 15 juin 1602, dom Julien Ruchéon, chapelain, rend aveu à la juridiction de l'Epinay, de la chapellenie des Fichets ou de la Guyhonnière (archives de Loire-Atlantique G.32). Georges Rouxeau, signe à un baptême, en 1639, comme chapelain de la Guyonnière. Le 5 juillet 1686, Claude Gaborit paraît comme chapelain, mais étant encore trop jeune à cette époque, le recteur de Carquefou est chargé de célébrer la messe. Le 8 juillet 1789, Jean François Moreau de Vüe, est présenté à ce bénéfice par Louise Maillard de Bois-Saint-Lys. Peu de temps après, le 26 août 1789, il est remplacé par Joseph Urien, chanoine de la collégiale de Notre-Dame de Nantes. Le bénéfice de la Guyonnière se composait de plusieurs terres en la paroisse de Nort et d'une maison située dans le bourg de Carquefou, sur le grand chemin de Nantes à Châteaubriant. Cette maison est confisquée par la République et achetée nationalement, le 29 février 1791, par la famille Peylet ;

la chapellenie de Sainte-Anne de Maubreuil. Cette chapelle est fondée le 23 décembre 1671 par Michel Ménardeau, seigneur de Maubreuil. Elle se desservait dans la chapelle du château et fut réunie plus tard à Saint-Marcel de Saint-Saturnin de Nantes. Le revenu valait 358 livres de rentes et la charge était d'une messe par semaine, à jour non limité. En 1686, le sieur des Barres, chanoine de Guérande, est chapelain. Le 5 mars 1751, Claude Michel de Cornulier est présenté à ce bénéfice par Bonaventure de Ménardeau, seigneur de Maubreuil ;

la chapellenie de La Couronnerie. Elle est fondée le 3 janvier 1660 par Guillaume Fresneau, seigneur de La Couronnerie et Renée Gérard, son épouse. Le revenu valait 48 livres de rentes et la charge était d'une messe, le lundi, célébrée dans la chapelle du château ;

le légat du Bas-Chemin, alias Couppegorge. Ce bénéfice, fondé par la famille de Couppegorge, était à la présentation de leurs descendants, les Ménardeaux de Maubreuil. La charge était d'une messe par semaine, à jour non limité ;

le légat du Paradis. Ce bénéfice, fondé par la famille Ménoret, se desservait dans l'église de Carquefou. Le chapelain était à la présentation de l'Ordinaire et ne payait pas les décimes. La charge était d'une messe par semaine. En 1686, Messire de Chartres, recteur de Notre-Dame de Nantes, jouissait de la chapellenie du Légat du Paradis. Le bénéfice se composait d'une maison située dans le bourg de Carquefou, qui valait 42 livres de revenus. Elle fut confisquée comme bien ecclésiastique au moment de la Révolution et achetée, le 13 avril 1791, par la famille Wilms ; 

le Légat Chambly. Ce bénéfice est fondé le 29 mai 1602 par Georges Chambly ;

la fondation du Lestier. Le 4 août 1775, Mme du Rochier du Lestier, née Julie Rosalie d'Espinoze, dame des Renaudières, fonde vingt saluts à célébrer dans l'église de Carquefou ;

Le Légat Savary. Le bénéfice de cette fondation pieuse est acheté nationalement le 7 janvier 1791 par la famille Rivet, pour la somme de 3 500 livres ;

la fondation des Trépassés. Tous les samedis, "on dit une messe basse pour les trépassés, lorsque la boîte qu'on porte par l'église fournit suffisamment d'argent" ;

plusieurs chapelles domestiques dont : - la chapelle du Bois d'Avaugour : elle était en bon état en 1686, - la chapelle de la Seilleraye : peu d'années avant la Révolution, la chapellenie de Rouellan, en Mauves, se desservait dans la chapelle de la Seilleraye, - la chapelle des Renaudières : elle a été démolie à la fin du XIXème siècle ou au début du XXème siècle, - la chapelle de la Fillonnière : on n'y disait plus la messe en 1686, - la chapelle de la Chambre : en ruines dès 1656, - la chapelle du Plessis-Chérault, aujourd'hui disparue, - la chapelle du Chêne, bâtie en 1764 par Louis François Macé, seigneur de Vaudoré et du Chêne. Elle était dédiée à Notre-Dame de l'Assomption et fut bénite par le recteur de Carquefou, le 1er novembre 1765 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de CARQUEFOU

Liste des nobles de la paroisse de Carquefou qui comparaissent à la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429 : Thomas Moreau, Jean Blanchet, commissaires. Nobles : Pierre Drouillard. Métayers : l'Epinay qui fut à Perronay de Saro; la Seilleraie qui fut à André, Blanche de Kerarigo et Macé du Breil ; la Minguays noble et ancien qui fut à Pierre Spadine ; la Rivière à André du Champblanc ; Jehan le Bouvier ? qui fut lieutenant de Nantes ; l'hôtel de Peslan appartenant à l'évêque de Nantes ; le fief de Faye au sieur dudit fief ; le fief du prieur de Sainte-Croix de Nantes ; la Vincendière à Geulequin Lallier ; la Picaudière aux enfants Hallouart ; la Haulte-Forest aux enfants et héritiers d'Edouard Commin ; la Forest au prieur de Sainte-Croix ; la Maupas à Jean Coppegorge. Trois hommes du dit prieur qui n'ont coutume de payer (bibliothèque de Nantes).

(à compléter)

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