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CARENTOIR

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La commune de Carentoir (bzh.gif (80 octets) Karantoer) fait partie du canton de La Gacilly. Carentoir dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARENTOIR

Carentoir vient semblet-il du breton "Caer an toer" ou "Ker en toer" (maison du couvreur) ou d'un nom gaulois "Carentan". Carentoir remplace, au moyen-âge, un établissement gallo-romain sur lequel nous avons très peu d'information.

Carentoir est une ancienne paroisse primitive qui englobait les territoires de Ruffiac (avec sa trève de Saint-Nicolas-du-Tertre), La Gacilly, Quelneuc, La Chapelle-Gaceline, ainsi que le Temple (fondation templière qui avait été érigée en paroisse avant la Révolution) et La Haute-Bourdonnaye (aujourd'hui toutes réunis à Carentoir).

Ville de Carentoir (Bretagne).

Des chefs bretons, appelés mactierns, gouvernaient la paroisse (leur autorité s'étendait même parfois sur les paroisses voisines) et le premier que nous connaissions est Jarnithin, qui habitait, vers 826, le manoir de Lisbédu (le cour du bouleau), dans la paroisse de Pleucadeuc (Cartulaire de Redon, p. 13, 15, 84, 86 et 361). Ce seigneur eut deux fils, tous les deux mactierns ou chefs de la paroisse de Carentoir, qui se nommaient Gurvili et Portitoë. Gurvili habitait en 826 le manoir de Lisnovid (la cour neuve), situé en Carentoir. Les chartes font mention de sa femme, mais sans faire connaître son nom. Il eut cinq fils : Ratuili, Woethoiarn, Portitoë, Catloiant et Jarnwocon. Ce Ratuili succéda à son père en qualité de mactiern, et demeurait, en 851, en la maison paternel de Lisnovid. Non seulement Portitoë était, comme son frère Gurvili, mactiern de Carentoir, mais il exerçait encore son autorité dans les paroisses de Molac, de Ruffiac et de Pleucadeuc, à l'exemple de son père. Il eut pour fils Jarnithin qui devint lui-même mactiern et qui engendra Dumwalart. Il est bon de remarquer que les deux chefs de la paroisse de Carentoir, Gurvili et Portitoë, relevaient directement de l'empereur Louis le Débonnaire, à titre de vassi dominici.

La paroisse existe en fait depuis le milieu du Vème siècle. Dès cette époque, le saint patron de la paroisse est saint Marcoul, moine normand fondateur du monastère de Nanteuil, près de Coutance, venu prêcher en Bretagne. Voici quelques familles de Carentoir au IXème siècle : - Catlon, marié à Prostworet dont il eut Merchion et Junetwant, - Woretic qui eut quatre garçons : Anauran, Urblon, Haëtlon et Judwallon, - Groécon et son fils Condeloc, - Maenhoiarn et son frère Loieshoiarn, - les frères Cumhaël et Judhaël, Budworet et Anaworet, - Riwallon et sa soeur Argantlon dont le fils fut le prêtre Haelwocon, etc... Sont également mentionnés des colons soumis, tels que : - Kewigar, Haelocar et Lowencar que donna à Redon le mactiern Gurvili, en 833, - Posidhoiat et ses trois fils Ananhoiat, Judmin et Judmorin qu'acheta le prêtre Drivinet, vers 814, etc ... Quant aux lieux habités, au IXème siècle, dans la paroisse de Carentoir, nous ne trouvons que les suivants signalés dans les chartes : Lisnovid, ou la cour neuve (habitation des mactierns), Trebdeoc po Trebdreoc, Trébarail, ou Tref-Arhaël, Macoer, Henlis-Aladin et Mellac. Les propriétés territoriales nous apparaissent, pour la plupart, avec le nom de leurs possesseurs, c'est ainsi que nous trouvons les rans, ou portions de terre appelées Rancarian, Rancatoien, Ranconmarch, Ranhaelval, Ranjudwallon, Ranriwocon, Rantudwael, Ranjarnoc, Ranetcar, Rancumwas, etc ... Toutefois, nous trouvons d'autres terres appelées Maeltiern, Bilian, Bréoc, Bronantcar, Bachin, Drihoc, Branscean, etc ... (abbé Guillotin de Corson). Un nouvel édifice de style roman lui succède aux IXème et XIIème siècles dédié à saint Marcoul, fondateur de Ker an Toer, ainsi qu'à saint Jugon.

Dès le commencement de l'abbaye de Redon, le clerc Riwalart donna à saint Convoyon la terre de Maeltiern, et, en 833, Condeloc, fils de Gréocon, ayant obtenu des moines de l'abbaye de Saint-Sauveur la faveur d'habiter avec eux, leur donna un champ à Mellac. La même année, le mactiern Gurvili fit don à cette abbaye des terres de Bronantcar et de Rancatoien ainsi que des colons qui habitaient ces terres. Trois prêtres ajoutèrent leurs dons à ceux qui précédent. En 846, Drivinet donna le village de Trebdreoc. En 848, Winhoiarn donna les domaines de Ranharwal et de Rancumarch. Vers le même temps, Budworet offrit sa terre de Botjudwallon. C'est également en 846 qu'une pieuse femme, nommée Argantlon, donna à l'abbaye de Redon la terre de Rancummou. En 861, un guerrier, du nom de Glur, fit don d'une partie des rentes de Rantudwael et de Rancumwas et de deux habitants du village de Macoer. En 870, enfin, une veuve appelée Prostworet, donna la moitié du domaine de Ranetcar. Tous ces biens donnés par ces divers bienfaiteurs étant situés en Carentoir, on voit que l'abbaye de Redon se trouvait, au IXème siècle, richement dotés dans cette paroisse.

Ville de Carentoir (Bretagne).

Quant à l'église paroissiale de Carentoir, elle est plusieurs fois mentionnée dès l'an 833, et nous connaissons les noms d'un grand nombre de prêtres vivant dans la paroisse à ce siècle reculé. Ce sont Condeloc, Winhoiarn, Doethwal, Junwal, Cafat, Loiesur, Taetal, Drivinet, Dreweten, Budworet, Hinoc, Ludon, Groekin, Tuthoven, Woletec, Lathoiarn, Worgovan, Haelvaloë, Bili, Finithoiarn, Wormonoc, Wetenworet, Sulval et Haelwocon. On y voyait aussi les clercs Riwalart, Haeltedwid, Tomas, Riscant, Budhoiarn et Judwallon.

Avant le IXème siècle, Carentoir, chef lieu de doyenné, regroupait neuf paroisses. Carentoir était au moyen-âge l'un des six doyennés que renfermait le diocèse de Vannes. Le doyenné de Carentoir se composait au moyen-âge de sept paroisses et de cinq trèves, à savoir : 1°- Carentoir, cure-doyenné avec quatre trèves très anciennes nommées La chapelle-Gaceline, La Gacilly, Quelneuc et La Haute-Bouëxière. L'évêque de Vannes présentait cette cure. 2°- Le Temple, curé présentée par le commandeur de Saint-Jean de Jérusalem. 3°- Renac, cure présentée primitivement par l'abbé de Redon, puis plus tard, par l'évêque de Vannes. 4°- Ruffiac, cure, avec sa trève de Saint-Nicolas-du-Tertre. 5°- Saint-Just, cure. 6°- Sixt, cure. 7°- Tréal, cure. Les cures de Ruffiac, Saint-Just, Sixt et Tréal étaient présentées par l'évêque de Vannes (Pouillés de Bretagne). Parmi les derniers doyens de Carentoir, on trouve Mathurin d'Avaugour, vivant en 1641, Honoré Le Roy, fils du seigneur de La Danaye (en 1668), Louis Raguideau (décédé en 1707), Louis Boceno (en 1758) et Jean Charlot de Chauvry, qui vivait en 1772.

Ville de Carentoir (Bretagne).

Une charte de 1182, mentionne le nom de Karantoe, le Temple de Carentoir. Le lieu-dit "Le Temple" à Carentoir est occupé par des "moines rouges" jusqu'en 1307, date à laquelle les chevaliers du Temple de Carentoir (Karantoé) sont massacrés par Philippe le Bel, puis, jusqu'en 1798, par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Pendant les guerres de la Ligue, les partisans de duc de Mercoeur pillèrent le bourg de Carentoir en 1596. Ce bourg se composait au Moyen Age de trois rues principales : la rue d'Aval, la rue du Chauffault et la rue de Marsac. Carentoir est érigé en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Quarantouer (en 1426), Caranthouer (en 1477), Kerantouer (en 1447), Carantoir (en 1464), Kerantoer (en 1477), Karantoer (en 1481), Carantouer (en 1536).

Ville de Carentoir (Bretagne).

Note 1 : Carentoir, considéré dans son étendue primitive, avec ses quatre trèves de Quelneuc, la Gacilly, la Chapelle-Gaceline et la Haute-Boissière, a une superficie de 9442 hectares, c'est-à-dire presque autant que Bains ou Languidic. Cet immense territoire, diminué graduellement de ses trois premières trêves, comme on le verra plus loin, n'a, en 1891, plus qu'une superficie de 5450 hectares : ce qui est encore fort respectable. On y comprend, bien entendu, la section du Temple, qui fait partie de la commune. La population, dans les limites anciennes, est de 7169 habitants, et dans les limites actuelles (1891), de 4053, y compris 336 pour le Temple. Le bourg, à peu près central, est à 6 kilomètres de la Gacilly, et à 60 de Vannes. Ce territoire, arrosé par plusieurs cours d'eau, renferme des prairies nombreuses, des terrains fertiles, et des landes étendues, qui pourraient être cultivées avec succès. On y trouve aussi quelques ardoisières, qui ont donné lieu, paraît-il, au nom de la localité : Carentoir dérive des mots bretons Ker­en-touér, la Ville-au-couvreur. Les Celtes ont les premiers habité ce territoire, et il reste encore quelques vestiges de leur séjour. Au sud du château du Mur, dans une prairie, se trouve un beau menhir. Auprès du village du Gage, il existe quatre rangs de blocs de quartz, disposés en patte d'oie : cet arrangement est remarquable. Dans les environs de la Gacilly, il y a encore deux menhirs. Il est possible qu'il existe d'autres vestiges de cette époque primitive, que des recherches nouvelles mettront à jour. Les Romains ont laissé une voie, qui sépare Carentoir de Guer, et qui servait naguère de limite entre les diocèses de Vannes et de Saint-Malo. De plus, on trouve près de Marsac un camp romain sur le sommet d'une colline ; il est protégé au nord-ouest par un double fossé, bordé de parapets énormes ; les autres côtés sont naturellement défendus par leur élévation qui, dans la partie sud, n'est pas moindre de 30 mètres au-dessus du vallon ; à l'est, deux ouvrages avancés sont placés à 17 mètres au-dessous de la plate-forme, et se trouvent encore à plus de 20 mètres au-dessus du niveau des eaux de la rivière de l'Aff. (C. D. 283). L'étendue considérable de Carentoir suffit pour démontrer son antiquité comme paroisse. Son patron est saint Marculfe ou Marcou, abbé de Nanteuil, au diocèse de Coutances, mort le 1er mai 558. L'érection de la paroisse ne saurait être de beaucoup postérieure à cette date, et en la mettant vers la fin du VIème siècle, on ne doit pas être loin de la vérité. C'est vers ce temps que les Bretons commencèrent à s'établir dans ce pays. Le patron du territoire et de l'église étant déjà choisi, ils ne purent prendre, comme dans beaucoup d'autres endroits, un saint de leur race, et ils acceptèrent saint Marcou. En retour, ils ont laissé des noms bretons à diverses localités, comme Mur, Brambé, Coëtus, Trignac, Coët-Morel, Tréblan, Mellac, ... Le flot de l'immigration, augmentant toujours, finit par submerger l'ancienne population. Au VIIIème et au IXème siècles, la paroisse était en majorité bretonne, comme le prouve le Cartulaire de Redon. Elle avait alors des chefs bretons, appelés tyerns ou mactyerns, dont l'autorité s'étendait jusque sur Ruffiac et Pleucadeuc. Le premier que l'on connaisse est Jarnhitin, mentionné dès 790 et mort en 821. Ses deux fils, Portitoé et Gurbili, héritèrent de son autorité et parurent dans nombre d'actes jusque vers 844. Les enfants de Portitoé furent Conwal, Jarnhitin et Conan ; ceux de Gurbili, Ratuili, Catloiant et Jarnwocon. Ils habitaient Lisnowid en Carentoir, Bronantcar en Ruffiac, et Lisbédu en Pleucadeuc. Le Cartulaire de Redon renferme une vingtaine d'actes concernant Carentoir. Outre plusieurs transactions entre particuliers, on y voit l'abbaye recevoir des terres ou des rentes, à partir de 833, à Mellac, à Ran-Catoien, à Treb-Déoc, à Ran-Harval, à Ran-Canmarch, à Henlis, à Rand-Judwallon, à Bilian, à Ran-Carian, etc... (p. 129, 99, 27, 15, 8, 84, 85, 361, 86, 69, 100, 63, 50, 83, 44, 101, 180, 160). Tous ces biens devaient constituer une assez belle dot, et pour les régir, la présence de quelques moines était indispensable. Est-ce à leur séjour dans la paroisse qu'il faut faire remonter l'origine des noms actuels de l'Abbaye-aux-Alines, de l'Abbaye-aux-Chevaux, de l'Abbaye-aux-Saloux, de l'Abbaye-Blot, et de l'Abbaye-de-Bonnay ? — Ou l'ignore ; mais ce qu'il y a de certain c'est que Redon perdit de bonne heure ses droits dans cette paroisse. Cette perte et la ruine de l'influence bretonne semblent devoir être attribuées aux effroyables ravages des Normands, au Xème siècle. Après l'expulsion des pirates, Carentoir devint, s'il ne l'était pas déjà, le siège d'un Doyenné, qui comprit : Ruffiac, Tréal, Carentoir, Sixt, Saint-Just, Renac et Cournon (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : L'ancienne petite paroisse du Temple, enclavée dans la commune de Carentoir, est l'une des plus intéressantes du diocèse. On n'y connaît aucun vestige celtique ou romain ; son histoire ne commence qu'au moyen âge. Au XIIème siècle, les Templiers eurent ici un établissement d'une certaine importance ; il reste encore de cette époque, dans l'église actuelle, une arcade romane, qui sépare la nef du choeur, et qui a été retouchée depuis. Les Templiers ayant été arrêtés en 1307 par le roi Philippe-le-Bel, et supprimés en 1312 par le pape Clément V, leurs biens en France furent attribués aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le Temple de Carentoir devint, sous ses nouveaux maîtres, le siège d'une Commanderie, à laquelle on rattacha les établissements des Fougerêts, de Saint-Congard, de Malansac, de Limerzel, de Péaule, de Lantiern, du Guerno, de Questembert, de Molac, de la Vraie-Croix, du Gorvello, de Guillac, de Villenart, du Quessoy, de la Croix-Huis, de Port-Stablehon, de Roz-sur-Couasnon, et de la Coeffrie en Messac (Bull. 1870. p. 37). Le Temple paraît avoir eu jadis une population nombreuse, si l'on en juge par les dimensions de son église, qui peut contenir 500 personnes. Le bourg était divisé en quatre rues principales, formant une croix et s'étendant à une longue distance. Plusieurs manoirs fortifiés existaient sur ces lignes, tels que la remarquable maison des Thorel, l'hôtel Mancelaye, l'hôtel Labbé, la Cocherie, le Val, Rollienne, la Porte-Justel. Chacun de ces manoirs avait sa vigne, aujourd'hui supprimée. Les habitants du Temple jouissaient de divers privilèges, tels que l'exemption de la milice, le droit d'asile. Un arbre, que l'on nommait le Chêne de la sauvegarde, étendait ses bras protecteurs sur les innocents et les coupables qui se refugiaient sous son ombrage, et pouvaient embrasser son tronc avant d'être atteints (Ogée. I. 139). Le château du commandeur ou la Commanderie s'élevait à l'est de l'église, au milieu de vastes jardins et de prairies. Ce manoir, mentionné dans une déclaration de 1574, fut détruit pendant les guerres de la Ligue. A partir de cette époque, les commandeurs de Carentoir logèrent au manoir de la Coeffrie, en Messac, toutes les fois qu'ils séjournèrent en Bretagne. La justice était rendue en leur nom par un sénéchal, assisté d'un procureur fiscal et d'un greffier. Il y avait auditoire, prison, potence, four, etc. Des seigneurs du voisinage tels que ceux de Quelneuc, de la Chouannière, de la Nouan, ... faisaient aussi exercer leur juridiction au Temple, comme en un centre commode. Le service spirituel du quartier, à partir de 1312, a pu être fait par des prêtres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Mais plus tard il fut confié à un prêtre séculier, présenté par le commandeur, et qualifié vicaire perpétuel et enfin recteur. Le Temple est mentionné comme paroisse dès 1387 (J-M. Le Mené).

Note 3 : L'ordre des chevaliers du Temple possédait jadis en Bretagne trois grandes commanderies dont dépendaient leurs autres maisons. C'était La Feuillée, Carentoir et La Guerche. Après la destruction de l'ordre des Templiers, la commanderie de Carentoir passa, comme les deux autres, entre les mains des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits plus tard de Rhodes et de Malte. La commanderie de Carentoir comprenait : Questembert, Lantiern, Le Guerno, Limerzel, Fescal, Le Gorvello, La Vraie-Croix, Le Cours de Molac, Malansac, Villernart, Le Pont-d'Oust, Le Temple de la Coëtfrie, Quessoy, Port-Stablon, La Croix-Huis, Roz-sur-Couasnon. Les biens se répartissaient dans 70 paroisses environ. Le château de la commanderie de Carentoir se trouvait dans le bourg actuel du Temple, près de l'église paroissiale. Il n'en reste plus de trace aujourd'hui. Ce bénéfice jouissait d'une haute, moyenne et basse justice, et rapportait au commandeur 17 000 livres de revenus, en 1754. On a conservé un vague souvenir à Carentoir de la chute des Templiers : ils furent massacrés, dit la tradition, au pied d'un gros chêne à côté de la chapelle de Fondelienne. La commanderie du Temple de Carentoir relevait du Grand Prieuré d'Aquitaine. Cette commanderie se divisait en huit membres situés en plusieurs diocèses. Les unes de ces maisons, portant le nom caractéristique de temples, étaient, dans l'origine, des commanderies de Templiers, dont héritèrent les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem après la destruction de l'ordre du Temple. Les autres, appelées hôpitaux, avaient, au contraire, toujours appartenu à l'ordre des chevaliers Hospitaliers. Il est enfin probable que, à l'origine, tous ces bénéfices étaient, pour la plupart, des maisons séparées qui se trouvèrent réunies, dans le temps, à la grande commanderie de Carentoir pour former une dotation plus importante. Voici quels étaient les huit membres de la commanderie de Carentoir : - 1° Le temple de Carentoir, évêché de Vannes. - 2° Le temple de La Coëffrie, paroisse de Messac, évêché de Rennes. - 3° Le temple et l'hôpital de La Croix-Huis, paroisse de Pléboulle, évêché de Saint-Brieuc. - 4° L'hôpital de Malansac, en ladite paroisse, évêché de Vannes. - 5° L'hôpital de Saint-Jean de Villenard (ou Villenart), paroisse de Néant, évêché de Vannes. - 6° L'hôpital de Quessoy, en ladite paroisse, évêché de Saint-Brieuc. - 7° Saint-Jean du Port-Stablehon, s'étendant dans les paroisses de Saint-Suliac, Saint-Judoce et autres, dans l'évêché de Saint-Malo. -8° Roz-sur-Couasnon, en ladite paroisse, évêché de Dol. De tous ces bénéfices, ceux de Quessoy, de La Croix-Huis et de Saint-Jean du Port-Stablehon sont les seuls mentionnés dans la charte donnée en 1160 par Conan IV, duc de Bretagne, en faveur des chevaliers Hospitaliers. Celui de La Coëffrie n'était pas encore uni à Carentoir en 1681, me semble-t-il, car il était alors habité par frère René Chévrier, commandeur du temple de La Coëffrie, qui y demeurait encore en 1707. Les précepteurs et commandeurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont : Guillaume Gasteau, Bertrand de la Rogeraye (en 1416), Michel Le Roy, Guillaume de la Roche, Jean de la Roussière (en 1443), Raoul Divet (en 1469), Alain Hochet (en 1491), Jean Briolus (en 1520), François Soreau (en 1536), François Picault (en 1555), Jean Pelletier (en 1564), Louis le Breton (en 1600), François Rogeron de la Marche (en 1618), Gilles du Buisson (en 1621 et en 1624), Jacques Coustard du Moullinet (en 1645), Charles Laurencin (en 1652), René Chevrier (en 1676), Jacques Arnault (en 1696), François Couperie de Beaulieu (en 1712), Simon Bouchereau (en 1726 et en 1738), Jacques René Frin des Touches (en 1745), Claude Le Normant ou Normand (en 1752 et en 1776), François Thomas (en 1780) et N. des Valettes (en 1790), dernier Commandeur de Carentoir.

Ville de Carentoir (Bretagne).

Histoire de France et de Bretagne : ordres de chevalerie,chevalerie,ordres militaires,ordres religieux Voir l'histoire de la Commanderie du Temple de Carentoir

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PATRIMOINE de CARENTOIR

l'église Saint-Jean-Baptiste (XIIème siècle), surnommée le Temple ou Saint-Jean-du-Temple, fondée par les templiers et rebâtie en 1744. Sa principale nef est entièrement romane, mais du style le plus grossier. Cette église, siège de la paroisse du Temple, qui forma de 1790 à 1792 une commune indépendante, est l'ancienne église des Templiers, puis des Hospitaliers de la commanderie de Carentoir. Elle comprend une nef sans bas-côté, un transept et un choeur refaits en 1744 aux frais du commandant J. Frin des Touches. A la nef de petites fenêtres en plein cintre très ébrasées et les hauts contreforts peu saillants sont les seuls témoins de la construction romane. A l'intérieur, l'ancienne arcade aujourd'hui disparue, divisait l'édifice en deux parties : le chanceau réservé au Commandeur du Temple et la nef concédée aux habitants de Carentoir. Le retable et l'autel datent du XVIIIème siècle. Aux bas de l'autel, cinq niches abritent des statues polychromes (l'ensemble est enrichi d'armures et de blasons). Au centre du retable, une peinture représente le baptême du Christ, et de part et d'autre, se trouvent les statues de Marie Madeleine et saint Jean Baptiste. L'église abrite un gisant de bois nommé le "tombeau du Templier" (un hospitalier en costume) ou le "Saint dormant" qui daterait du XIIIème siècle. Elle possède aussi une Pietà polychrome du XVIème siècle et une une croix reliquaire du XII-XIIIème siècle, à double traverse de bois couverte de lamelles de cuivre portant un Christ vêtu d'une robe longue, qui aurait été rapportée de Palestine. On trouvait encore à Carentoir les chapellenies de Saint-Georges, fondée en 1414, de Notre-Dame de la Ville-Louet et de la Cossaye ;

Eglise de Carentoir (Bretagne).

Nota 1 : L'église est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, comme presque tous les sanctuaires des Hospitaliers. Elle date de différentes époques : il y a des restes de style roman ; le choeur a été refait en 1744 aux frais du commandeur, J. Frin des Touches. Dans le sanctuaire et du côté de l'évangile, on voyait le banc du commandeur, et dans les vitres les armes de l'ordre, qui étaient de gueules à la croix pattée d'argent à huit pointes. Les autels latéraux étaient et sont encore ceux du Rosaire et de Saint-Louis, de N.-D. de Pitié et de Sainte-Emerance. Les seigneurs de la Chouannière et du Val avaient des enfeus dans cette église. On conserve encore en 1891 dans le choeur, dans un enfoncement du mur, une statue en chêne, longue de 1 m. 80, représentant un chevalier de Saint-Jean, couché sur une planche, la tête appuyée sur un coussin, les cheveux bouclés, les mains jointes sur la poitrine, le corps enveloppé d'une longue robe, avec une épée à la ceinture. L'absence d'un écusson rend impossible aujourd'hui la détermination du nom de famille de ce chevalier, dont le costume semble accuser le XIVème siècle. A la sacristie se conserve une petite croix de bois, à double traverse, couverte de cuivre dorée, ornée de cabochons et haute de 0 m. 20. Le Christ y est couronné et revêtu d'une robe jusqu'aux genoux (Histoire diocèse, p. 285). Elle a dû renfermer primitivement une parcelle de la Vraie Croix. A diverses reprises, comme en 1641 et 1683, la visite canonique de cette paroisse par l'archidiacre et les délégués de l'évêque fut contestée par les commandeurs, qui ne voulaient reconnaître ce droit qu'à l'évêque en personne et au grand prieur d'Aquitaine. Il y avait ici trois chapellenies, fondées par M, Guillaume Launay le 27 avril 1523, par le prêtre Jean Hallet le 9 avril 1683 et par le seigneur de la Poupinaye. Les dîmes, perçues à la 10ème et à la 15ème gerbe, appartenaient au commandeur ; les revenus de celui-ci en 1754 montaient à 1,700 livres ; ceux du recteur, réduit à la portion congrue, ne devaient guère dépasser 300 livres. Le Temple était du doyenné de Carentoir et de la sénéchaussée royale de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Carentoir et du district de Rochefort. Son recteur, F. Gorbeille, refusa le serment en 1791 et disparut ensuite pendant les troubles. On vendit nationalement les biens du commandeur, son moulin à vent et la dotation des chapellenies. Dès le 28 avril 1792, le Temple, rassasié des avantages d'une commune distincte, demanda son union à Carentoir. A la réorganisation de 1801, il resta uni à son chef-lieu de canton, et par suite il ne fut point érigé en succursale en 1802. Ce n'est que le 20 décembre 1847 qu'il a recouvré son titre de paroisse, en restant dans la commune de Carentoir. En 1891, sa population est de 360 habitants (J-M. Le Mené).

Voir aussi   Ville de Carentoir (Bretagne) "L'histoire de la paroisse du Temple de Carentoir et ses vicaires"

Voir aussi   Ville de Carentoir (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Carentoir et ses recteurs"

l'église Saint-Marcoul ou Marcou (1880-1885). Cette église remplace une église du XIIème siècle ravagée durant les guerres de la Ligue et démolie en 1888. On y conserve un beau calice en argent repoussé, du XVIIème siècle ;

Eglise de Carentoir (Bretagne).

Nota 2 : L'église paroissiale, qui vient de disparaître, était en grande partie de style roman. Les bas côtés étaient reliés à la nef par des arcs plein-cintre à doubleaux, portés sur piliers à simple tailloir, ou sur colonnettes engagées, à chapiteau simple ou à feuillage. Les ouvertures étaient les unes à plein-cintre, les autres à ogive. Les enfeus et les sépultures réservées y étaient en grand nombre. La nouvelle église, dédiée à saint Marcou, comme la précédente, a été commencée en 1880 par les soins de M. Guennégo, curé, continuée par M. Laire, et livrée au culte par M. Billion, le 1er février 1885. C'est un vaste et élégant édifice, de style ogival, en forme de croix latine, avec bas côtés, et vitraux peints. L'autel majeur, en pierre blanche et incrustations de marbre, a été fait à Poitiers, ainsi que les deux petits autels. La tour, au bas de la nef, attend une belle flèche. Les chapelles de Carentoir étaient nombreuses. Sans parler ici du Temple, de Quelneuc, de la Gacilly et de la Chapelle-Gaceline, qui auront des articles à part, il y avait sur le territoire actuel de la paroisse : — 1. Saint-Hyacinthe, à la Haute-Boissière, ou la Haute-Bourdon­naye, siège d'une trêve, qui subsiste encore. — 2. Saint-Adrien, à 4 kilomètres, à l'ouest du bourg. — 3. La Madeleine, près du bourg, aux Cordiers ; démolie. — 4. Saint-Julien, à 4 kilomètres, vers le sud-ouest. — 5. Saint-Jacques, à 3 kilomètres, vers le sud. — 6. Notre-Dame de Fondelienne, à 1 kilomètre vers l'est. — 7. Saint-Marc, à La Nouan, à 4 kilomètres vers l'est. Les chapelles privées ou domestiques étaient celles de la Bour­donnaye, de Saint-Mathurin à Peccaduc, de Sainte-Anne à la Touche-Peschart, de Launay, du Mur, de Trélo..., sans compter celles qui se trouvaient sur le territoire des trêves. Les frairies étaient celles du bourg, de la Haute-Boissière, de Saint-Adrien, de Saint-Julien, de Saint-Jacques, de la Métairie et de la Nouan. Les chapellenies de Carentoir étaient : — 1. Celle de Saint-Michel, fondée en 1429 par Alain Jumel. — 2. Celle de la Haute-Boissière, mentionnée en 1516. — 3. Celle de la Basse-Boissière, également citée en 1516. — 4. Celle de Saint-Marcel, du Bois-Brassu, existant aussi en 1516. — 5. Celle de Notre-Dame des Vertus, à Fondelienne. — 6. Celle des Rivières, desservie dans l'église paroissiale. — 7. Celle de Brambé, souvent unie à la précédente. — 8. Celle de Maupas, dotée au village de ce nom. — 9. Celle de la Cossaye, fondée par les seigneurs de l'endroit. — 10. Celle de la Villeneuve, fondée par les Jaminaye. — 11. Celle des Roslay. — 12. Celle de Jean Soulaine. — 13. Celle de N. Le Sage. Les gentilshommes, si nombreux à Carentoir, s'étaient emparés presque totalement des dîmes ; le doyen ne percevait plus guère que le droit de neume, consistant en la neuvième partie du mobilier, à la mort de tout chef de ménage roturier. En 1751, un arrêt du Parlement supprima ce droit et le remplaça par une dîme, à la 50ème gerbe, sur toutes les terres nobles et roturières de la paroisse et de ses trêves. Le doyen, en retour, avait à payer ses curés ou vicaires du bourg et des trêves, et néanmoins, en 1757, son revenu net était évalué à 1,400 livres. Carentoir relevait de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune et en chef-lieu de canton du district de Rochefort ; il eut comme dépendances Tréal et le Temple, mais il perdit la Gacilly, qui devint le chef-lieu d'un autre canton. En 1791, le doyen, Gobrien Le Cerf, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, ainsi que ses curés, et dès l'année suivante il dut se cacher pour éviter la déportation. En 1792, le Temple, rassasié des avantages d'une commune distincte, demanda sa réunion à Carentoir. Le 16 mars 1793, Carentoir fournit 68 hommes pour l'attaque de Rochefort, qui fut repris dix jours après par la troupe. Pendant la Révolution, on vendit nationalement un jardin, deux prés et une terre, dépendant de la cure, plusieurs maisons, prés et terres, appartenant à la fabrique, et divers immeubles dépendant des chapellenies, sans compter les biens de la commanderie du Temple. Le 26 février 1796, le doyen, G. Le Cerf, fut arrêté, avec son vicaire, F. Bourcicaud, et conduit à Vannes, au Petit-Couvent, où il mourut le 13 avril suivant. La loi du 17 février 1800 ayant supprimé les districts, Carentoir passa dans l'arrondissement de Vannes. Une seconde loi du 28 janvier 1801 ayant réduit le nombre des cantons, Carentoir conserva son titre de chef-lieu, et eut dans sa circonscription, Tréal, La Gacilly, Cournon, Glénac, Saint-Martin et les Fougerêts. Cette division fut acceptée par l'Eglise en 1802. Au point de vue communal et paroissial, Carentoir conservait ses trêves, sauf La Gacilly, remplacée par le Temple. En 1837, se produisit une modification importante : La Gaciliy fut érigée en chef-lieu de canton civil et eut le juge de paix, mais Carentoir resta chef-lieu ecclésiastique et conserva son doyen ou curé de canton. Ce fut néanmoins comme un signal du démembrement, car Carentoir perdit Quelneuc en 1842, la Chapelle-Gaceline en 1844, et le Temple en 1847 (J-M. Le Mené).

la chapelle Sainte-Hyacinthe (XV-XVIIème siècle), située au village de la Haute-Boissière (ou Haute-Bouëxière) et ancienne dépendance du château de la Haute-Bouëxière. Elle est édifiée à l'emplacement de vestiges romains et se dresse au milieu d'un cimetière. Le pignon, percé d'un oculus, est encadré de deux pinacles et surmonté d'un clocher en ardoises ;

la chapelle Saint-Jacques (XIXème siècle). Elle évoque semble-t-il un lieu templier ou hospitalier ;

la chapelle Notre-Dame-des-Vertus (XVIIème siècle), située au village de Fondelienne. Elle passe, dans la tradition, pour avoir une origine monastique : on y vénère une statue de la sainte Vierge regardée comme miraculeuse. La chaire à prêcher date du XVème siècle. Le retable, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. Au centre du retable, figure une peinture représentant une Assomption, entourée d'une nuée d'angelots ;

la chapelle Saint-Marc (XVIIIème siècle), située au village du Nouan. L'édifice comporte au milieu du toit un petit clocher. La chapelle abrite un tableau aux armes de la famille Guériff de Lannouan et une statue, bénite le 4 mai 1888 ;

la chapelle Saint-Julien, reconstruite au début du XIXème siècle, dans un lieu isolé ;

l'ancienne chapelle Saint-Adrien (XVI-XVIIème siècle). De plan rectangulaire, sa décoration était de style Renaissance ;

l'ancienne chapelle de Saint-Jugon, but de nombreux pèlerinages. On y vénérait le tombeau de ce saint enfant dont la légende est des plus naïves ;

les anciennes chapelles privées dépendant de manoirs : Saint-Mathurin (à Peccaduc), Saint-Joseph (au Boschet), Sainte-Anne (à La Tousche-Peschart), Saint-Julien (au Bois-By), et celles du Ronceray et de Launay. Presque toutes ces chapelles ont été détruites ou abandonnées ;

la croix de l'église Saint-Jean-Baptiste (XIVème siècle) ;

la croix de Gourmelan (XVème siècle) ;

la croix de Trélo (XV-XVIème siècle), située route de Guer ;

la croix de Le Val-la-Cocherie (XVIème siècle). Cette croix pattée est ornée de lettres gothiques ;

la croix des Vignes (XVIIème siècle), située au carrefour des Vignes et de Couëtu ;

la croix de Le Palis Percé (1671). Cette croix pattée a été érigée par le seigneur de La Ville-Orion ;

le calvaire de 1889. Il est accessible par deux escaliers. Deux statues se trouvent de part et d'autre des escaliers et la croix centrale est ornée d'un Christ ;

le château de La Guichardaye (1847-1850). Il y avait autrefois deux Guichardaye : la Haute-Guichardaye appartenant à la famille de Gombert vers la fin du XVème siècle et la Basse-Guichardaye, appartenant à la famille Le Roy. Il s'agit en faite, de l'ancienne seigneurie appartenant jusqu'au XVIème siècle à la famille Le Roy, puis à la famille Carheil ou Careil (en 1572). Elle est érigée en vicomté en 1685-1686. Il y aurait eu trois châteaux successifs en ce lieu. Cette maison noble appartenait en 1536 à Yvon Le Roy. Jean Le Roy, seigneur de La Guichardaye, épousa vers 1548 Marie Guillou. Leur fils, Gilles Le Roy, seigneur de La Guichardaie, s'unit d'abord à Raoulette Marcadé, puis à Catherine de La Sauldraye. Cette dernière dame mourut veuve à La Guichardaye. En 1632, François de Careil, marié à Jeanne de La Bouexière, était seigneur de La Guichardaye, et Jeanne Baëlec, sa femme, y demeuraient également en 1697. Le château de La Guichardaye était encore habité par la famille de Careil à la fin du XIXème siècle ;

Château de Carentoir (Bretagne).

le manoir du Bois-Brassu (XIII ou XIVème siècle), propriété de Pierre Galivier (ou Bois-Brassu) au XIVème siècle. L'édifice est remanié au XVIIème siècle. Il possédait jadis un puits, un four et une demi-tourelle à meurtrières. Les cheminées sont blasonnées et les linteaux sont sculptés. Ce manoir, jouissant d'une juridiction seigneuriale, appartenait en 1536 à François du Bois-Brassu. Jeanne de Marnières, dame du Bois-Brassu, l'habitait en 1653. Guillaume du Masle, l'un de ses descendants, devint, ensuite seigneur du Bois-Brassu. En 1697, Françoise du Masle, héritière du Bois-Brassu, épousa dans la chapelle du manoir du Masle Jean Peschard, seigneur de la Ville-Roland. Leur fille, Renée Peschart, apporta la seigneurie du Bois-Brassu dans la maison de Talhouët, en épousant, au Masle, résidence depuis longtemps des seigneurs du Bois-Brassu, Louis de Talhouët, marquis du Bois-Orhant (en 1712). En 1789, M. de Talhouët, seigneur de la Ville-Queno, possédait le Bois-Brassu ;

le château de la Bourdonnaye ou Bouexières (XVème siècle). Il y avait au XVIème siècle deux manoirs du nom de La Bouexière dans la paroisse de Carentoir. L'ancienne seigneurie était la propriété successive des familles Bouexière (ou Boissière), Rohan, Houx, La Bourdonnaye (en 1714). Elle possédait autrefois un droit de haute, moyenne et basse justice et elle est érigée en marquisat en 1717. En 1536, La Basse-Bouexière appartenait au sire de Rohan, seigneur de La Gacilly. A la même époque, Jean de La Bourdonnaye possédait La Haute-Bouexière. En 1698, Gilles du Houx, seigneur de La Gacilly, et Marie de Porcaro, sa femme, habitaient le manoir de La Bouexière. Ce seigneur y mourut en 1707. Peu après, en 1717, Yves Marie de La Bourdonnaye, seigneur du Bouexic, obtint l'érection des seigneuries de La Bouexière, La Gacilly et Couëtion en marquisat, sous le nom de La Bourdonnaye. Depuis cette époque, la famille de La Bourdonnaye de Blossac continue de posséder ce château. Le château a été reconstruit à la fin du XIXème siècle et conserve quatre tourelles du XV-XVIème siècle ;

Château de Carentoir (Bretagne).

le château de Trélo. Propriété successive des familles Pucy, La Motte et Fournier. Il possédait, semble-t-il, autrefois une haute, moyenne et basse justice, ainsi qu'une chapelle privée. Selon Ogée, Guillaume Pucy, sieur de Trélan (c'est-à-dire Trélo), possédait ce manoir en 1420. En 1536, il était entré entre les mains de Guillaume de La Motte. La famille Fournier occupa ensuite ce château qu'elle posséda pendant deux siècles. Louis Fournier, seigneur de Trélo, et Françoise Brandin, sa femme, vivaient en 1635. En 1740, Charles Fournier était seigneur de Trélo. A la fin du XIXème siècle, le château appartenait à la famille de Bruc ;

Château de Carentoir (Bretagne).

l'enceinte du château du Mur (XV-XVIème siècle). C'est dans sa cour que passe la voie romaine Rennes à Carhaix ;

le manoir de Peccaduc (XVIème siècle). Le fief remonte au XVème siècle et s'étend sur Carentoir, Ruffiac, Saint-Laurent et Sixt. Propriété successive des familles Bouexic, La Ruée, Aulnette et Picot. Il possédait autrefois un droit de haute, moyenne et basse justice. Une tour carrée est située à l'arrière de l'édifice et les portes s'agrémentent de linteaux moulurés. On y trouve les vestiges d'une chapelle privée du XVIIIème siècle, dédiée à saint Mathurin. Cette seigneurie appartenait en 1536 aux enfants de La Bouexière. En 1614, Suzanne de La Bouère, veuve de Claude Bouexix, sieur du Corrouet, habitait le manoir de Peccaduc. Bertrand de La Ruée, seigneur du Préclos, et Marie Le Cadre, sa femme, y demeuraient en 1697. François Aulnette, seigneur du Bois-By et de Peccaduc, vivait en 1731. Henri Picot de Trémar devint ensuite possesseur de ces deux seigneuries. Ce dernier habitait Peccaduc en 1758 et ses descendants continuèrent jusqu'à la Révolution d'habiter ce manoir, qui appartenait à la fin du XIXème siècle à la famille de Palys ;

le manoir du Mur (XXème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Le Mur en 1481 et en 1707. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée. Pierre du Mur, vivant en 1481, épousa Guillemette de Trévaly. En 1707, vivait Bernard du Mur, seigneur dudit lieu. A la fin du XIXème siècle, le domaine est la propriété de la famille Anger de Kernisan ;

le manoir ou château de La Herblinaye (XVIIème siècle). La seigneurie de Herblinaye, qui possédait autrefois un droit de moyenne et basse justice, a appartenu successivement aux familles Lhostelier (au XIVème siècle), Bobitel, Bégasson, Danet (au XVIIIème siècle) et Andran. Au logis du XVIIème siècle, s'ajoute une tour renfermant un escalier à vis. Un autre bâtiment est érigé au XIXème siècle. Cette maison noble appartenait en 1536 aux enfants de feu Pierre des Robiles ou plutôt Robitel. Plus tard, Guillaume Robitel épousa Françoise Le Berruyer et en eut Julienne Robitel mariée à Jean V, seigneur de Bégasson. Ce dernier devint par cette union seigneur de la Herblinaye et fut père de Jean VI, seigneur de Bégasson, et de Magdeleine de Bégasson. Au XVIIIème siècle, le manoir de La Herblinaye passa entre les mains de la famille Danet qui le possédait en 1778. A la fin du XIXème siècle, la demeure appartenait à la famille de Behr ;

le manoir de Launay. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille La Bourdonnaye, puis à la famille Guériff (en 1577). Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir de Lannouan ou La Nouan (XVIIIème siècle). La seigneurie de Lannouan appartenait autrefois à la famille Trébert. Le logis possède une cheminée armoriée. On y trouve aussi une tour-pigeonnier, un four et un souterrain. Cette ancienne maison noble avait autrefois une moyenne et basse justice. Jean Trébert, seigneur de La Nouan, prêta serment au duc de Bretagne en 1437. Thuriau Trébert possédait ce manoir en 1536. Plus tard, René Guériff, marié à Françoise de Carheil (ou Careil), devint seigneur de La Nouan. Son fils, Honoré Guériff, seigneur de La Nouan, habita ce manoir et épousa en 1697 Jeanne Huchet, fille du seigneur de Quenetain. La famille Guériff continua de posséder La Nouan pendant le XVIIIème siècle ;

le manoir de la Touche-Peschart. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Peschart, puis à la famille La Bouexière. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Sainte-Anne. Olivier Peschart, seigneur de La Tousche (ou Touche), vivait en 1469. La famille de La Bouexière posséda plus tard ce manoir. N... de La Bouexière, seigneur de La Tousche-Peschart (ou Touche-Peschart), et Jeanne Touzé, sa femme, l'habitaient en 1706. Mathurin de La Bouexière de Rosvéguen occupait en 1772 le même manoir, qui appartenait à la fin du XIXème siècle à la famille Le Noir de Tournemine ;

la fontaine Sainte-Kerfeline (XIXème siècle), située à La Haute-Bouëxière ;

la maison de La Gilardaie (XVIIème siècle) ;

la maison de Le Bourg-Neuf (XVIIème siècle) ;

les moulins à vent des Rochelles, de St Jacques, du Temple, de Soie, de la Poupinais, de la Guichardais, du Tertre, et les moulins à eau de Gouro, du Bochet, du Val, de la Grée, de la Bouexière, de Launay, de Culny et de Huno (XVIIIème siècle) ;

A signaler aussi :

un menhir brisé (surnommé "la roche aux loups"), situé à Les Landes (époque néolithique) ;

le camp de Marsas et de Mur ;

l'ancien manoir du Bois-Jumel. Gilles Le Marié possédait ce manoir en 1536. Jean Le Marié, sieur du Bois-Jumel, et Françoise Labbé, sa femme, laissèrent deux filles Anne et Suzanne Le Marié qui avaient le Bois-Jumel en 1644. Cette maison était habitée en 1700 par Julienne Quelmé, femme de Guillaume Dabo. Leur fille épousa N... Fleury et lui apporta Le Bois-Jumel. Vers 1750, Anne Marie Fleury, fille de ces derniers, épousa Julien Hoéo, sieur de La Valière, et depuis lors la famille Hoéo habita le Bois-Jumel. L'abbé Pierre Hoéo de La Valière établit au XIXème siècle un collège dans le manoir paternel et y fonda, en mourant en 1863, un hôpital qui avait occupé toute l'ancienne maison ;

l'ancien manoir du Boschet ou du Bouschet. Cette seigneurie jouissait d'une justice haute, moyenne et basse. Le manoir du Bouschet a donné son nom à une famille assez importante qui l'habita pendant plusieurs siècles. Guy du Bouschet fut successivement chanoine et trésorier de la collégiale de la Magdeleine de Vitré, premier président de la chambre des Comptes de Bretagne, et évêque de Cornouaille élu en 1478. Pierre du Bouschet fut président à mortier au Parlement de Bretagne en 1620. Marie du Bouschet épousa, en 1683, dans la chapelle de ce manoir, Julien de Bégasson, seigneur de La Lardaye. En 1536, la dame douairière de Carné possédait Le Boschet, qui appartenait en 1758 à Jean de Talhouët, seigneur de La Ville-Queno ;

Château de Carentoir (Bretagne).

l'ancien manoir de La Chouasnière. Ce manoir jouissait jadis d'une juridiction seigneuriale. Il appartenait en 1536 à Jean Hudelor, et plus tard à la famille Peschard. En 1705, Gilles de Marnières possédait La Chouasnière. Jean Victor de Marnières, seigneur de La Chouasnière, épousa en 1713 Marie de Tanouarn. Cette terre appartenait vers la fin du XIXème siècle à la famille de Lorgeril ; 

l'ancien manoir de Couëtus. La dame d'Allerac Françoise du Verger, veuve du seigneur du Bois-Jouan, possédait en 1536 le manoir de Couëtus. Cette maison noble a donné son nom à la famille de Couëtus dont sortit Michel, sieur de La Vallée, marié en 1474 à Denise du Bois-Jagu. Elle appartenait en 1740 à Charles Fournier, seigneur de Trélo, et en 1767 à Jean de Talhouët, seigneur de La Ville-Quéno. M. Picot de Plédran possédait le domaine à la fin du XIXème siècle ;

l'ancien manoir de La Danaye. Le manoir de La Danaye avait jadis une moyenne et basse justice. Yvon Cado, sieur de Ringereux, le possédait en 1536. La famille Le Roy habita pendant longtemps ensuite cette maison noble. Mathurin Le Roy, seigneur de La Danaye, épousa en 1619 Peronnelle Guillemoys. Julien Le Roy, seigneur de La Danaye, son fils, marié en 1649 à Julienne de Trégouet. Siméon Le Roy, seigneur de La Danaye, son fils, épousa Mathurine Le Marchant. Joseph Le Roy, seigneur de La Danaye, et Marguerite Charlot de Chanvry, sa femme, habitaient encore le manoir de La Danaye en 1771 ;

l'ancien manoir de Glazeul. Ce manoir appartenait en 1536 aux enfants de feu Jacques du Val. Claude de Trélan, seigneur de Glazeul, et Renée Le Roy, sa femme, moururent tous les deux en 1671. Valentine de Trélan, leur fille, épousa Gabriel de Haindreuff, seigneur de Pont-Darmes. Louis Le Pappe, seigneur de Beauvais, veuf de Charlotte Guyomar, vint ensuite habiter Glazeul et y mourut en 1707. Jean de Talhouët, seigneur de La Ville-Queno, possédait cette terre en 1767 ;

l'ancien manoir de La Grée-Horlay. Ce vieux manoir, jouissant autrefois d'une basse justice, n'est, à la fin du XIXème siècle plus qu'une ferme appartenant à M. Orinel. La famille Thébault le posséda longtemps. En 1671, Guillaume Thébault, seigneur de La Grée, et Anne de Kjan (ou Kerjan), sa femme, habitaient la maison noble de La Grée-Horlay. Julin Le Noir, seigneur du Préglin, habita ensuite ce manoir, ayant épousé Suzanne Thébault (1707). En 1769, Mathurin Thébault, seigneur de Trévégat, demeurait à La Grée-Horlay ;

l'ancien manoir du La Grée-Michel. La famille Michiel qui possédait d'autres terres aux environs, a donné son nom à ce manoir jouissant jadis d'une basse justice. Guillaume Michiel le possédait en 1536. La famille de Careil devint au XVIIème siècle propriétaire de cette maison noble dont la juridiction fut exercée jusqu'à la Révolution par le seigneur de La Guichardaye ;

l'ancien manoir de La Meule. A la fin du XIXème siècle le manoir de La Meule appartenait à la famille Blanchard. Ce manoir existait au XVIème siècle. Yves Le Roy, sieur de La Meule, fils du seigneur de La Guichardaye, épousa Louise Maillart. Son fils, Guillaume Le Roy, sieur de La Meule, s'unit à Jeanne du Bouexic dont il n'eut que des filles. La Meule était possédée et habitée en 1704 par Louis Maubec, sieur de La Garenne, et Gillette Cherdel, sa femme. Leur fille, Anne Maubec, dame de La Meule, épousa, dans la chapelle de Fondelienne, François Le Noir, seigneur de La Marhannaye ;

l'ancien manoir de Rollienne. Ce manoir, dont l'architecture rappelait le XVème siècle, appartenait en 1652 à Paul du Bezit, seigneur de Bray, marié à Julienne de Kervéno. Louis Hervé, sieur de Rollienne, l'habitait en 1688 avec Marie Hoéo, sa femme. Ses descendants ont continué de demeurer à Rollienne. Mathurin Hervé, sieur du Tayac, et Barthélemyne Gory, sa femme, vivaient en 1750. Louis Hervé, sieur de Rollienne, leur fils, s'est marié à Louise Noblet. Louis Hervé de Rollienne, dernier de sa famille, est mort à Rollienne en 1858. Rollienne appartenait à la fin du XIXème siècle à la famille de Bruc ;

Château de Carentoir (Bretagne).

l'ancien manoir de La Ville-Louet. Ce manoir possédait jadis une haute, moyenne et basse justice. Il appartenait, en 1536, à Guillaume de Bruc. La famille de La Landelle posséda ensuite cette seigneurie. René de La Landelle, seigneur de Roscanvec et de La Ville-Louet, mourut en 1728. Angélique de La Landelle épousa en 1729 Armand de Quélo, seigneur de Cadouzan. Un de leurs descendants, M. de Cadouzan possédait en encore La Ville-Louet en 1778 ;

l'ancien manoir de La Villenave. Ce manoir appartenait en 1536 à André de La Jaminaye. Un de ses ancêtres, Jacques de La Jaminaye, fut le père de Louis de La Jaminaye, marié à Michelle de Bellouan, et vécut en 1427. Guillaume de La Jaminaye, seigneur de La Villenave, et Anne Judes, sa femme, habitaient encore ce manoir en 1676 ;

l'ancien manoir de La Ville-Orion. Ce manoir doit peut-être son nom à Orion, dont parle le Cartulaire de Redon en 1108. C'était une haute, moyenne et basse justice. Il appartenait en 1536 à Arthur de Penbichen, en 1657 à Guillaume de Forges, et en 1778 au seigneur de Lorges (ou Forges). En 1788, Louis du Fresche, seigneur de La Giraudaye, et Marie Thérèse d'Andigné, sa femme, possédaient La Ville-Orion. A la fin du XIXème siècle, ce manoir appartenait à Mme de Longeaux ;

l'ancien manoir de La Ville-Queno. Ce manoir jouissait d'une haute, moyenne et basse justice. A la fin du XIVème siècle vivait Guillaume Couppu, seigneur de La Ville-Queno, dont naquit autre Guillaume Couppu, seigneur de la Couppuaye et de La Ville-Queno. Jeanne Couppu, fille de ce dernier, épousa Jean Raguenel, vicomte de La Bellière, et lui apporta la seigneurie de La Ville-Queno. Elle mourut en 1407. Son fils fut Jean Raguenel II, seigneur de Malestroit et de La Ville Queno, marié à Jeanne de Malestroit. Puis vinrent deux enfant de ces derniers, Jean III et Jean IV, successivement seigneurs de La Ville-Queno. Ce Jean IV, baron de Malestroit, épousa Gillette de Châteaugiron dont il eut Françoise, dame de Malestroit, mariée au sire de Rieux, et Jeanne, dame de La Ville-Queno, mariée à Tanguy du Chastel, seigneur de Renac. De cette dernière union naquit une fille unique, Jeanne du Chastel, dame de La Ville-Queno, qui épousa Louis de Montejean. Leurs fils, Jacques et René de Montejean, successivement seigneurs de Renac et de La Ville-Queno, moururent sans postérité dans la première moitié du XVIème siècle. En 1536, François Thierry possédait le manoir de La Ville-Queno. Georges Méhaud, seigneur de Trébrun, et Louise Renard, sa femme, l'habitaient en 1582. Ce manoir passa ensuite entre les mains de la famille de Talhouët, qui le possédait encore à la fin du XIXème siècle. En 1767, vivait Jean de Talhouët, seigneur de La Ville-Queno, marié à Françoise Le Mezec, dont naquit Joseph de Talhouët, seigneur de La Ville-Queno, en 1778 ;

l'ancien manoir du Bois-By. Ce manoir jouissait jadis d'une haute, moyenne et basse justice. Le sieur de Launay le possédait en 1536. En 1670 vivait Guillaume Geslin, seigneur du Bois-By, dont la fille, seule héritière, nommée Marie Geslin, épousa Guy Aulnette, sieur du Plessix. Cette dame habitait le Bois-By en 1704. Son fils François Aulnette, seigneur du Bois-By et de Peccaduc, demeurait au Bois-By comme sa mère, mais il ne laissa point de postérité, et son frère l'abbé Pierre Aulnette, chanoine de Rennes, hérita du manoir paternel. Cet abbé mourut vers 1756, laissant plusieurs héritiers qui vendirent, je croix, le Bois-By à Henri Picot de Trémar (1758). En 1765, Jean Marie Picot est seigneur du Bois-By et de Peccaduc. En 1771, François Picot, seigneur du Bois-By, habitait le manoir de Peccaduc ;

Outre ces principaux manoirs, la paroisse de Carentoir renfermait encore plusieurs autres maisons nobles moins importantes, mentionnées en partie lors de la réformation de 1536 : - le Bois-Anet appartenant en 1536 au sieur de La Chaussée, à cause de sa femme , et en 1645, à René de Tournemine, seigneur de Campsillon, et à Renée Peschart, sa femme. - le Bois-Guillaume appartenant en 1536 au sieur de La Chaussée. - le Bot appartenant en 1536 à Rolland de la Boulaye. - la Bouère appartenant en 1536 à Arthur Forges, et en 1706, Marie Houet, veuve d'André Saulnier, sieur de la Bouère, habitait le manoir. - la Bouexière, manoir distinct des précédents qui portent le même nom, appartenait en 1536 à François de Couëdor. - la Boustinaye appartenant en 1536 à Jacques de Trobes. - la Cossaye appartenant en 1536 à la famille du Fresche, et en 1635, René du Fresche, seigneur de la Cossaye, était marié à Jeanne Rado. - la Geslinaye appartenant en 1536 à Arthur Hirel. François Millet, seigneur de la Geslinaye, et Jugonne Gouro, sa femme, vivaient en 1635. Les Talhouët de La Ville-Queno possédèrent ensuite cette terre. - la Gougandaye ou la Cour-Glandais appartenant en 1536 au sieur de la Ville-Déo, ou plutôt, je crois, de la Ville-Hélio. - Gramot appartenant en 1536 à Jean Rozé. - la Guillardaye, appartenant en 1536 à la veuve du sieur de Montbeillé. - la Herruyage appartenant en 1536 à Jean de Bois-Orhant. - le Jay appartenant en 1536 à François de Maure, seigneur dudit lieu. - Launay appartenant en 1536 à Jean de La Bourdonnaye, et en 1577, à Claude Guériff, marié à Perrine Gouro dont la postérité a conservé longtemps ce manoir. - le Matz appartenant en 1536 à Jean du Matz. - Quelneuc appartenant en 1536 à Gohier de Champagné. - la Roche-Gestin appartenant en 1536 à la veuve de Bertrand de Concoret. - le Ronceray appartenant en 1536 à Aliette Fortin, et en 1650, à François du Bezit, marié à Valence Le Berruyer. - Ruetayouse appartenant en 1536 aux enfants de Pierre Robitel. - la Tousche-aux-Roux appartenant en 1536 à Mathurin Le Berruyer. - la Vallée appartenant en 1536 à Marguerite de la Bourdonnaye. - le Virrigle appartenant en 1536 à Raoulette de Macadé. Ogée signalait, en outre de tous ces manoirs, en 1778, ceux qui suivent : Beauvais, Daranlo, la Tronchaye, la Ville-Gle et la Ville-Guessant, mais c'était des terres sans importance pour la plupart (abbé Guillotin de Corson) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARENTOIR

Liste des seigneuries de Carentoir, dans ses limites actuelles :

1.     Le Bois-Anet, aux Peschart.

2.     Le Bois-Brassu, aux Bois-Brassu, Masle, Peschart, et Talhoët.

3.     Le Bois-By, aux Launay en 1536, puis aux Geslin, Aulnette, Picot.

4.     Le Bois-Guillaume, au sieur de la Chaussée en 1536.

5.     Le Bois-Jumel, aux Marié, Dubo, Fleury, et Hoéo.

6.     La Boissière (Haute), aux la Bourdonnaye, marquisat en 1717.

7.     La Boissière (Basse), aux Rohan, du Houx et la Bourdonnaye.

8.     Le Bot, à R. de la Boulaye en 1536.

9.     La Boutinaye, à J. de Trobes en 1536.

10.    La Chauvelaye, aux Guyot.

11.     Clazeul, aux du Val, Trélan, Hindreuff, Beauvais, Talhoet.

12.     Cossaye, à la famille du Fresche.

13.     Coëtus, aux Coëtus, Fournier, Talhoet et Picot.

14.     La Danaye, aux Cado en 1536, puis aux Le Roy.

15.     Daranlo, vers le nord-ouest.

16.     La Geslinaye, aux Hirel, Millet, Talhoet.

17.     Gramot, à Jean Rozé en 1536.

18.     La Grée-Horlay, à la famille Thébault.

19.     La Grée-Michel, aux Michiel, puis aux Carheil.

20.    La Guichardaye, aux Le Roy, et vers 1600 aux Carheil.

21.     La Herblinaye, aux Bobitel, Bégasson, et Danet.

22.     Le Jay, à Fr. de Maure en 1536.

23.     Launay, aux La Bourdonnaye, et en 1577 aux Guériff.

24.     Le Matz, à la famille de ce nom.

25.     La Meule, aux Le Roy, Maubec, Le Noir.

26.     La Mineraye, vers l'est.

27.     Le Mur, à la famille de ce nom en 1481 et 1707.

28.     La Nouan, aux Trébert en 1437 et 1536, puis aux Guériff.

29.     Peccaduc, aux Bouexic, la Ruée, Aulnette, Picot.

30.     Rollienne, aux Beizit, et Hervé.

31.     La Touche-aux-Roux, aux Le Roux, Le Berruyer.

32.     La Touche-Peschart, aux Peschart, La Bouexière.

33.     Trélo, aux Pucy, La Motte, Fournier.

34.     La Tronchaye, aux Carheil.

35.     La Vallée, à M. de la Bourdonnaye en 1536.

36.     La Villeneuve, aux Jaminaye en 1427 et 1676.

Il y avait haute, moyenne et basse justice au Boisby, à la Haute-Boissière, à Peccaduc, au Boisbrassu, et à Trélo ; moyenne à la Danaye, la Herblinaye et la Nouan ; et basse à la Grée-Horlay et à la Grée-Michel. Les seigneuries, situées dans les anciennes trèves, aujourd'hui paroisses, seront mentionnées ailleurs (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

 

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Carentoir : le sire de Maure et Guillaume Cavalon (le Tay, frairie de la chapelle Gaceline, Tresseleuc), Jehan de Lesennet et Eon de la Noe (la Bouexiere, frairie et village de la Bouëre), Jamet Bocquené (la Gacilly), Guillaume Morio (la Gacilly), Robin de la Roche (la Gacilly), Guillaume Coué (la Gacilly), Thebaud Mallesette et Jehan Tatard (Buhan), Robert de l'Abbaye et Perrot Rouxel (la Vallée), Pierre et Eon Mancel (la Viriglé), Jehan de Kernaloc et Lucas Chiessuot (la Herviaye), Guillaume du Pontrouault et Raoul Tohas (Quelneuc), Jehan Peschart et Jehan Poupin (la Chohannière), Guillaume Fortin (le Ronceray), le Vicomte de la Belliere et Guillaume du Val (Corson), Macé Amoreaulx et Guillaume Hebier (la Chauvelaye), Guillaume Gueno et Jehan Guilloux (Trélo), Jehan de la Grée et Allain Mauoyer (la Grée Michel), Michel Gueno et Jehan Nepvou (Coetus), Guillaume Tronchaye (le Dorenlot), dom Pierre Gicquel et Michel son neveu (le Plessix Payen), Eonnet Bouxel et Guillaume Raoultaux (la Basse Bouexière), Allain du Fossé (le Fossé), Pierre Proudic et son frère (la Touche aux Roux), messire Jehan de Penhoet et Ollivier de la Marche (la Haute Bouexière), Guillaume Lhostelier (la Herbelinaye), Allain Sorel et Guillaume Horgant (Clazeul), Jehan Lhostelier et Jehan Buorel (la Cossaye), Jehan Beaumenoir et Jehan Breton (le Boisby, en la Rinselaye), Jehan Mansael et Perrot Macson (Peccaduc, en la Rinselaye), Jehan Guillemeaux et Guillaume Huellin (la Villeneuve), Henry Coetdor et Jehan Rouxel (la Danaye), Jehan de Launay (Launay, en les Defais), les enfants de Guillaume de la Boessiere et Jehan Pezio (la Bouexière Launay, en les Defais), Jehan de Cancoet et Perrot Teix (Haudiart), Jehan de la Fouaye et Guillaume Reault (la Tousche Peschart), Jehan de Cancoet et Perrot de la Noée (la Rochegestin, en la Corbelaye), Guillaume Meschinot et Jehan Caumer (la Villouet), Jehan Eluart (la Villouet), Perrot Guillaire (la Villouet), Thebaud Mallesecte et Perrot Jago (la Villorion), Guillaume Damel et Jehan Hallec (Dramel, la Villorion), Michel Sorel et Guillaume Filastre (la Geslinaye), Raoul du Boschet et Eon Recault (le Boschet, la Geslinaye), Jehan de Launay et Guillo Houlin ou Hubin (la Boulinaye, en la Geslinaye), Renaud Galivier (la Certenaye), Henry Gombert et Johannet Robert (la Guischardaye), Guillaume Huet, receveur du sire de Penhoet (au bourg de Carentoir), Jehan Feillardin, receveur du Boschet (au bourg de Carentoir), Jehan Chohel (au bourg de Carentoir), Regnaud Galivier (au bourg de Carentoir), Aubin Maria (au bourg de Carentoir), Allain Jumel (le Bois Jumel, au bourg de Carentoir).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 24 nobles de Carentoir :

Jehan de la GREE (100 livres de revenu) ;

Jehen de KERNALO (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Guillaume GUENO (60 livres de revenu) ;

Pierre ELUART (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Allain BOUCEL (20 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers de Henry GOMBERT (400 livres de revenu) : défaillants ;

Guillaume FORTIN : défaillant ;

Jehan de LAUNAY : défaillant ;

Ollivier CHOHEL (30 livres de revenu), remplacé par son fils Eon Chohel : porteur d'un paltoc ;

les héritiers de Guillaume de la TRONCHAIS : défaillants ;

Jehan de la BOEXIERE : défaillant ;

les héritiers Jehan GALIVIER : défaillants ;

Guillaume de MUR (400 livres de revenu), remplacé par son fils Eon de Mur ;

Raoul de TREBERT (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Jehan LE BASTART (30 livres de revenu), remplacé par Raoulet Hervé : porteur d'un paltoc ;

Allain SOREL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Allain PRODIC, remplacé par Pierre de Trebert : porteur d'un paltoc ;

Michel FEILLARDIN (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan du BOISBRASSU (600 livres de revenu) : défaillant ;

Michel COETDOR (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan PECHART (13 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume LE MARIE (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Guillaume MALESCETTE (300 livres de revenu), remplacé par Guillaume Le Chevallier ;

Morice de GRAVOT (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 36 nobles de Carentoir :

Guillaume de MALLESECTE (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes, avec un archer nommé Guillaume Huet ;

Jehan de KERNALLO (400 livres de revenu) ;

Guillaume GUENO (40 livres de revenu), remplacé par Regnaud Gorio ;

Loys JAMINAIS : comparaît en archer ;

Dom Jehan BIGNAC (20 livres de revenu), remplacé par son frère Pierre : comparaît armé d'une jusarme ;

Estor du FRESCHE : comparaît en archer ;

Pierre PROUDIC (20 livres de revenu) : comparaît en archer ;

les héritiers Martin CHEREAU (100 livres de revenu) ;

les héritiers Allain PROUDIC, remplacés par Pierre Proudic ;

Eonnet de la MOTTE : défaillant ;

Jehan QUELLO (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Eon du MUR, décédé (20 livres de revenu), remplacé par son héritier Allain de la Bouere : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain de la BOUERE (20 livres de revenu) ;

Jehan TREBERT (20 livres de revenu) ;

Me Jehan TREBERT (20 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Pierre TREBERT ;

Raoul BASTART (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Loys JAMINAIS (30 livres de revenu) : alibi ;

Allain SOREL (3 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan SOREL (20 livres de revenu), remplacé par Thomas Voyer qui comparaît en archer ;

Jehan du BOISBRASSU (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan MARCADE (20 livres de revenu) ;

les héritiers de Geffroy CORBIN (5 livres de revenu) ;

les héritiers de Morice GRAVOT (5 livres de revenu), remplacé par Guillaume Raz : comparaît armé d'une vouge ;

Raoul BOUCEL (60 livres de revenu) : comparaît en archer ;

les héritiers d'Allain de la BOUERE (60 livres de revenu) ;

Jehan de la BOESSIERE : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan FEILLARDIN (10 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan de la TRONCHAYE (10 livres de revenu) ;

Guillaume FEILLARDIN ;

Pierre COUE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume de la BOULLAYS (10 livres de revenu) ;

François de la BOESSIERE (40 livres de revenu) ;

Michel COETDOR (20 livres de revenu) : comparaît an archer ;

Jehan d'ALLERAC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan PESCHART (400 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : comparaît en archer ;

 

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Carentoir : François Tiery (la Villequéno), Gohier de Champagné (Quelneuc), Alliette Fortin (le Ronceray), Jehan Hudelor (la Chohannière), Jehan du Boisorhant (la Herviaye), Raoullette Marcadé (la Viriglé), Turiau Trebert (Lanouan), Marguerite de la Bourdonnaye (la Vallée du Gray), le sieur de Maure (le Tay), François du Boisbrassu (le Boisbrassu et la Vallée de Lanouan), Artur de Forges (la Bouëre), la dame de Carné (le Boschet), le sieur de la Morlaye en Missiriac (la Villelouet), Guillaume Bruc (la Villouet), Jehan d'Allerac, François de la Bouexiere, le sieur de Kerbiguet en Guer, le sieur de Rohan (la Haute Bouexière et la Gacilly), Artur de Penbichen ou du Pan (la Villorion), la veuve Vincent de Cancouet (la Rochegestin), Charles Guillart, sieur de la Villeder (la Gourgandaye), Guillemine de la Villejuhel, veuve de Jehan Peschart (la Touche Pechart), Jehan de la Bourdonnaye (la Bouexière Launay), Jacques Du Val (Clazeul), Pierre de Robitel (la Herbelinaye et la Tronchaye), les enfants de Jehan de la Bouere (Peccaduc), Rolland de la Boullaye (le Bot), André Jamynays (Villenave), Yvon de Coedor, sieur de Rangeral en Ruffiac (la Danaye), Jean de Launay (le Boisby), Jehan Rouxel (la Chohellaye), Jacques de Trebert (la Boutinaye), René du Fresche (la Cossaye), le sieur de la Chaussée (le Doranlot), Guillaume Michel (la Grée Michel), la dame d'Allerac en St Just (Coetus), François de Coedor (la Basse Bouexière), Guillaume de la Motte (Trélo), Jehan du Mur (Le Maez), François de la Bouere et sa femme Armelle Feillardin (maison du bourg), les enfants de Pierre Robitel (la Rue Tayouse), Gilles Le Marié (le Bois Jumel), la veuve du sieur de Monbeille (la Haute Guischardaye), Jehan Razé (Gravot), Mathurin Le Berruyer (la Touche aux Roux), le sieur de la Chaussée (Bois Guillaume), Raoul Bastard (la Villio), Artur Sorel (la Geslinaye).

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