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CAMLEZ

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La commune de Camlez (pucenoire.gif (870 octets) Kamlez) fait partie du canton de Tréguier. Camlez dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAMLEZ

Camlez vient du vieux breton "camm" (courbe ou boîteux) et "les" (château). Camlez (créé au détriment de Penvénan) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plougrescant. 

La paroisse de Camlez est citée à la fin du XIVème siècle et faisait alors partie du fief épiscopal des Régaires.

L'ancienne paroisse de Camlez dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort du siège royal de Lannion. Elle relevait encore du roi au moment de la Révolution. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Camlez dépendait du doyenné de Tréguier. La première municipalité de Camlez est élue en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Camlez (au XIVème siècle), Kamles (en 1426), Camles (en 1444), Camlez (en 1731).     

Note : la commune de Camlez est formée des villages : Kerhoul-Bihan, Kerhoul-Bras, Pont-an-Balen, Pen-an-Stang, le Cozlec'h, Kernavalet-Bras, Kermateman, Trostang, Ruduno, Pallac'h, Launay, Prat-an-Lan, Runigalen, Convenant-Langogan, Poul-Fanc, Pradic-Glas, Prat-an-Scoul, Croas-an-Izi, Coat-Jélégou, Penprat, Donan (ou Donnant), Pen-Crec'h, Kerogan, Kerfiet, Kerellot, Saint-Nicolas, etc.... 

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PATRIMOINE de CAMLEZ

l'église Saint-Trémeur (1891). L'église est bénite le 18 décembre 1892. Saint Trémeur serait d'après la Vie de saint Gildas, le fils de sainte Trifine, fille du comte de Vannes, Waroc, et du tyran Conomor qui lui fit trancher la tête. C'est pour cela que saint Trémeur est mis au nombre des martyrs. Les Troguindy sont les fondateurs de l'ancienne église paroissiale et possédaient jadis des prééminences dans l'église. A signaler que l'enclos du cimetière et son entrée principale (don de la famille Boussougan) proviennent du château de Kerham ; 

la chapelle Saint-Nicolas (1824-1922), surnommée "Notre-Dame de Kervoenan" (ou Kerguenanen) en 1781 et située à Kerguénan. La chapelle, reconstruite en 1824, est restaurée en 1922 (par le recteur Gonidec) et bénie le 26 mars 1922. Le clocher-mur lanternon possède une chambre de cloche. Cette chapelle abrite les statues en bois de la Vierge Marie et de saint Nicolas ;  

les calvaires de Kernavalet, du Coq ou Croas-ar-Chog, de Croas-Ru (1648), de Saint-Nicolas (1635) ; 

les croix de Paul Fank, de Croas-Hent (1625) ; 

le château de Kerham ou Kergrescant (entre 1634 et 1650), détruit en 1960. A l'origine, le domaine (avec sa motte féodale) appartient à la famille Coatellan ou Coadellan ou Coadallan puis passe par alliance à la famille Le Lay (branche cadette des Le Lay de Kermabin en Plouaret), seigneurs de Kerham durant tout le XVIIème siècle et jusqu'au début du XVIIIème siècle. Ce château passe ensuite entre les mains de la famille Kerousy de Plouguiel (vers 1721), et de la famille Marboeuf (dont l'un des héritiers est archevêque de Lyon et émigre à la Révolution). On y trouvait autrefois une chapelle privative appelée "chapelle coz". Ce château est en partie détruit sur ordre du cardinal Richelieu et reconstruit sous l'impulsion de Jean Le Lay, seigneur de Kerham

le manoir de Luzuron, récemment restauré. Il possède un cadran solaire qui date de 1568 ;

le manoir de Donan (XVème siècle). Il appartient au début du XVIème siècle à Olivier de Bégaignon (seigneur du Rumen), puis il devient successivement la propriété des familles de Poulgras (en 1535), de Lezhildry (en 1537) et Trécesson (au XVIIIème siècle) ;

le manoir de Traou-Stang ; 

5 moulins dont les moulins à eau de Luzuron, de Ruduo, Ar-Voern ;  

A signaler aussi : 

les menhirs de Saint-Nicolas, de Launay, de Prat-Quinican (époque néolithique)

la stèle de Saint-Nicolas (âge de fer). Cette stèle a le pouvoir, dit-on, de rendre la fécondité aux femmes ; 

les deux tumulus situés à Kerhasor ; 

la motte castrale de Croas-Husto (X-XIème siècle). Elle est de forme tronconique circulaire ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de CAMLEZ

La seigneurie de Donnant s'étendait jadis à Penvénan et Coatréven et possédait une moyenne et basse justice. Cette juridiction est annexée à celle de Lezhildry en Plouguiel à partir de 1537. Propriété d'Olivier de Bégaignon, seigneur du Rumen, en 1506. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles Poulgras ou Poulcroix (en 1535) et Lezhildry (en 1537).

La seigneurie de Kergrescant (alias Kerham) possédait jadis un droit de basse justice. Propriété de François de Coadallan en 1540, puis des familles Le Lay (en 1600, suite au mariage de Jeanne de Coadallan avec Jean Le Lay), Kerouzy (suite au mariage de Anne Gabrielle Le Lay avec Joseph Marie de Kerouzy), Marboeuf (vers 1723, suite au mariage d'Anne Marie de Kerouzy avec Claude François Marie, marquis de Marboeuf, comte de Gué).

La seigneurie de Kerelleau-Lislemeur (composée des terres de Kerelleau ou Kerello à Camlez et d'Enez-Veur ou Lislemeur à Penvénan) s'étendait à Trélévern, Kermaria-Sulard, Trévou, Tréguignec et Rospez et possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété de Jean de Quélen en 1461, puis de la famille de Trogoff (à partir de 1616).

- Dès 1380, la terre noble de Luzuron existait déjà. Elle appartenait alors à Charles du Halgoët, chevalier, seigneur de Luzuron ; 

- Keralio, autre terre noble, appartenait en 1440 à Jean de Clisson, maître d’hôtel du duc Jean V ; 

- Trostang était aussi une maison noble.   

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Camlez (il y en avait 3 en 1426) : 

Alain CADOELLAN (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé en archer ; 

Henry ERNAULD (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan GARGEAN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Pierre MERYEN (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

PLOEGROEZ (2 livres de revenu) : défaillant ; 

Jehan de TNOUGUINDY de Launay (300 livres de revenu) : comparaît en Homme d’armes ; 

Jehan TNOULONG (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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