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Bienvenue chez les Buléonais

BULEON

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La commune de Buléon (bzh.gif (80 octets) Buelion) fait partie du canton de Saint-Jean-Brévelay. Buléon dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BULEON

Buléon vient de « buel » (étable).

Buléon est un démembrement de l'ancienne paroisse gallo-romaine et primitive de Radenac.

Au Moyen Age (dès le XIIIème siècle), les paroisse de Buléon et de Saint-Allouestre sont unies et dépendent du doyenné de Porhoët. On trouve d'ailleurs dès 1280 mention de la paroisse de « Buellion et de Saint-Argoestle » (Dom Morice – Preuves - T.1 col. 1052). La principale maison noble de Buléon était jadis la seigneurie de Ferrière.

On rencontre les appellations suivantes : Buellion (en 1280), Bullion (en 1464, en 1536), Buléon (en 1477, en 1514), Busleon (en 1481).

Note : Ce territoire est resserré entre Lantillac, Radenac, Saint-Allouestre, Bignan, Guéhenno et Guégon. Sa superficie est de 1227 hectares, dont la moitié à peine est cultivée. En 1891, sa population comprend 594 habitants. Le bourg, situé à l'extrémité nord, est à 10 kilomètres de Bignan, à 22 de Ploërmel, et à 36 de Vannes. De la période celtique, on n'a encore signalé rien de particulier sur ce territoire. De la période romaine, il reste un tronçon de la voie de Vannes à Corseul, passant au Resto et à Carassoé ou Kerascoet. Les Bretons se sont établis dans ce pays vers le VIème siècle : on y rencontre encore les noms de Kernizan, Kerobo, Kerordo, Keriénec, etc... qui sont manifestement bretons. Leur langue ne s'y parle plus aujourd'hui, mais elle est encore dominante à Saint-Allouestre, paroisse limitrophe. On voyait naguère dans le cimetière un lech bas arrondi et une pierre cylindrique, qui était peut-être une borne milliaire, provenant de la voie romaine. Malgré son peu d'étendue, Buléon, qu'on écrivait anciennement Buellion, fut érigé de bonne heure en paroisse ; mais de bonne heure aussi il fut uni à la paroisse de Saint-Allouestre. Un acte de 1280, publié par D. Morice (Pr. I. 1052) mentionne « la paroisse de Buellion et de Saint-Argoestle », ce qui suppose l'union déjà faite. Comme il arrive en pareil cas, le recteur unique des deux paroisses eut deux églises et deux presbytères, et s'intitula canoniquement « Recteur de Buléon et de Saint-Allouestre » (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de BULEON

l'église Sainte-Brigitte et Saint-Georges (1863), reconstruite en 1849 sous le ministère de M. Chefdor par les frères Denoual (pour la maçonnerie) et par un nommé Guiomard (pour la charpente). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. Le clocher date de 1963. La voûte est aménagée sous le rectorat de M. Duchesne (1890-1904). On conserve dans l'église un calice en argent doré, à large base terminée par huit lobes arrondis et au noeud finement décoré de personnages : il porte la date de 1606. Les seigneurs de la Ferrière avaient jadis leurs enfeus et leurs écussons dans l'église paroissiale ;

Nota : L'église paroissiale était dédiée à sainte Brigitte. On y voyait jadis l'écusson et l'enfeu des seigneurs de la Ferrière. Ou y voit encore un calice, en argent doré, portant une inscription en capitales romaines : FECT LAN 1606 POUR LA PAR : DE BULLEON, et aussi une petite cloche en bronze, avec une inscription gothique : S. BREGE... MA NOME. L'église a été rebâtie en 1863, en beaux matériaux, par les soins du recteur, M. Chefdor. Vers le sud de la paroisse, se trouve la chapelle de Sainte-Anne, qui est un lieu de pèlerinage. Le plan est en forme de croix irrégulière, car le bras du midi est à la hauteur du chevet, auquel il est relié par une double arcade. L'emploi simultané de l'ogive et du plein cintre, pour les ouvertures, indique une construction de la fin du XVIème siècle. On y voit un rétable en pierre sculptée : au milieu le Christ, entre la Vierge et saint Jean, à droite saint Roch, saint Laurent et saint Fiacre ; à gauche, sainte Anne avec sa fille, sainte Catherine et saint Guillaume. On ne connaît aucune chapellenie dans la paroisse. Les dîmes de Buléon étaient levées, la moitié par le prieur de Locminé, et l'autre moitié par le recteur de la paroisse. Quand, en 1524, le pape unit Buléon et Saint-Allouestre à la mense capitulaire, le chapitre perçut la part des dîmes du recteur, à la charge de faire desservir les deux paroisses par un vicaire amovible. En 1684, l'évêque obtint du chapitre que ce vicaire serait désormais inamovible ou perpétuel, et qu'après avoir été présenté par ledit corps, il serait institué par l'Ordinaire, comme tous les autres vicaires perpétuels. Cette situation se maintint jusqu'à 1790. Depuis l'union de Buléon à Saint-Allouestre, le recteur d'abord, le vicaire perpétuel ensuite, ayant fixé sa résidence habituelle au presbytère de la seconde paroisse, comme en un lieu plus central, la première n'eut qu'un simple curé pour son service, et finit par passer, bien à tort, pour une trève : ce fut comme à Billio et à Bohal. Buléon était du vicomté de Rohan, du doyenné de Porhoet, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut séparé de Saint-Allouestre et érigé en commune du canton de Bignan et du district de Josselin. M. Le Breton, son curé, refusa le serment à la Constitution civile du clergé et dut ensuite se cacher. En 1794, les habitants se prononcèrent pour les Chouans, malgré le passage fréquent des troupes républicaines sur la route qui traverse leur territoire. C'est chez eux, dans la lande de la Vache-gare, que le fameux Guillemot, le roi de Bignan, fit reculer le général Bonté, le 5 novembre 1799. Buléon passa dans l'arrondissement de Ploërmel en 1800, dans la justice de paix de Saint-Jean-Brévelay en 1801, et recouvra son titre de paroisse en 1802 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Buléon (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Buléon et ses recteurs"

la chapelle Sainte-Anne (XV-XVIème siècle), située au village de Sainte-Anne et restaurée en partie en 1881 (décision prise le 13 juin 1880 par le conseil de fabrique). La nef (XVème siècle) constitue la partie la plus ancienne de l'édifice. Une petit écu martelé orne la façade. Les pignons des façades sont ornés de crochets et d'animaux fantastiques. La porte de la chapelle Sud s'ouvre sur un bel arc en accolade avec choux et crochets. Le clocheton et la sacristie, ainsi que la chapelle Nord datent de la restauration de 1881. La cloche, qui est refondue en 1860, porte la date de 1550. Les entraits et les sablières de la charpente sont grossièrement sculptés. Le choeur communique avec les chapelles Sud et Nord par une double arcade en plein cintre, portée sur des colonnes engagées. L'autel et le retable de la Crucifixion, en granit polychrome, datent du XV-XVIème siècle : il représente au centre la Crucifixion, à droite saint Bieuzy, saint Laurent et saint Fiacre, à gauche sainte Anne tenant la Vierge portant l'Enfant, sainte Catherine et saint Guillaume. L'autel de pierre blanche et son retable datent du XVIIIème siècle : de part et d'autre du retable se trouvent les statues de sainte Anne, de la Vierge à l'Enfant et de saint Eloi. La chapelle abrite aussi une statue en bois polychrome de saint Cornély ;

la croix du parvis de l’église (XVIème-XVIIème siècle). Sur le socle de la croix se trouve la statue de sainte Brigitte ;

le château de la Ferrière (XIXème siècle), propriété de la famille Lantivy dès 1400, puis par alliance de la famille Kersauson (au XVIIIème siècle). En effet, Françoise Rose de Lantivy porta cette terre dans la famille de Kersauson, en épousant François Joseph de Kersauson, seigneur du Vieux-Châtel. Le château a été reconstruit au XIXème siècle, puis vendu au XXème siècle par la famille Kersauson à l'Association des Maisons Familiales de Vannes ;

la fontaine de Sainte-Anne (1676) ;

le moulin à vent de la Ferrière ;

A signaler aussi :

le lech du cimetière ;

la borne cylindrique du cimetière ;

tronçon de voie romaine allant de Vannes à Courseul ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BULEON

Les seigneuries de Buléon étaient :

1.      Buléon, titre uni à la Ferrière.

2.      Château-Binet, vers le sud.

3.      La Ferrière, aux Lantivy dès 1400, puis aux Kersauson.

LA FERRIÈRE. Terre seigneuriale et manoir noble en la paroisse de Buléon, évêché de Vannes. Relevait, en 1682, prochement de la juridiction du duché de Rohan, avec ses maisons, terres, tant arables que non arables, jardins, vergers, bois de haute futaie, taillis, garennes, moulins, colombier, métairies, communs, gallois, prairies, hommes et sujets, aux devoirs de foi et hommage, rachat, lods et ventes, chambellenage, etc. (Archives Nationales. Dénombrement du duché de Rohan de 1682. P. 1684, p. 321). L'Etat des terres nobles de l'évêché de Vannes, dressé en 1666, lui donne comme dépendance la métairie de la Porte. En furent seigneurs : après les membres de la famille de Buléon qui ont quitté cette paroisse à une époque reculée, Jacques du Bollan qui possédait aussi la métairie de Kerascouet, 1536 ; Charles du Bollan, 1632-1634 ; René du Bollan, prêtre. Elle entra dans la maison de Lantivy, par le mariage, vers 1555, de Jacques de Lantivy, seigneur de Kernazel, avec Jeanne du Bollan ; elle passa ensuite aux Kersauson par le mariage, en 1726, de Françoise-Rose de Lantivy de la Ferrière avec François-Joseph-Hamon de Kersauson. De l'ancien château de la Ferrière il ne reste plus en 1899 que la façade percée de deux portes, l'une grande au milieu du mur et l'autre petite, à droite de la première, et flanquée aux deux extrémités de deux tourelles carrées. Le tout paraît remonter au XVIème siècle. Le château primitif était plus ancien ; il a complètement disparu et ses débris ont servi à construire le château actuel placé plus loin. Les communs de l'ancien château servent en 1899 de ferme. Les armes des Lantivy sont demeurées sur la grande porte de l'ancien château ainsi que sur la petite porte où elles sont écartelées de celles des du Bollan qui, comme nous l'avons dit plus haut, se sont fondus dans les Lantivy et qui portaient : d'argent à trois fasces d'azur. Au-dessus de la porte d'entrée du château actuel, joli pavillon qui date de ce siècle, a été encastrée une pierre provenant de l'ancien château et qui porte les écussons des maisons de Lantivy et de Kersauson, surmontées d'une couronne de comte. Les bois de la Ferrière sont célèbres dans cette partie du Morbihan. Les archives du château de la Ferrière dont nous n'avons pas eu communication doivent contenir les titres les plus anciens de la famille de Lantivy et présenter pour son histoire un intérêt capital (Théodore Courtaux, 1899).

SEIGNEURIE DE LA FERRIERE. — Paroisse de Buléon, évêché de Vannes. François-Joseph de Kersauson, sr. de Vieux-Chastel et de Kerjaouen, reçut, vers le commencement du XVIIIème siècle, cette terre de sa première femme, Françoise-Rose de Lantivy. Honorat, leur fils, y habita ; nous avons vu qu'il y fit même inhumer ses trois premières femmes dans le caveau seigneurial. Lors de la Révolution, la Ferrière fut vendue par la Nation, mais la comtesse de Kersauson, quatrième femme d'Honorat, racheta la terre de ses deniers. Depuis cette époque, les descendants de ce quatrième mariage ont continué à habiter la Ferrière (J. de Kersauson).

4.      Kerascoet, à l'est du bourg.

KERASCOUET. Seigneurie en la paroisse de Buléon ; aux Lantivy de Talhouet au XVIIème siècle (Théodore Courtaux, 1899).

5.      Kermabalan, au nord-ouest.

KERMABALAN. Métairie noble en la paroisse de Buléon, évêché de Vannes. Appartenait en 1666 à Jeanne de Servaude, dame de Lantivy, épouse de Bernard de Lantivy, chevalier de l'ordre du Roi (Théodore Courtaux, 1899).

6.      Le Resto, vers le sud.

(de Joseph-Marie Le Mené).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Buléon comptabilisés avec ceux de Saint-Allouestre :

Jehan du BOLAN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Pierre LORET (20 livres de revenu), remplacé par Jehan Loret : porteur d'une brigandine ;

Jehan GILLET (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Yvon de la CHESNAYE (30 livres de revenu), remplacé par son fils Allain : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

 Jehan LE FLOCH : défaillant ;

Jehan JAMET : excusé ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Buléon comptabilisés avec ceux de Saint-Allouestre :

Jehan de BOLAN (100 livres de revenu), remplacé par Jacques Ayant : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain GILLET, remplacé par son fils Nicolas : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre LORET (20 livres de revenu) : excusé ;

Jehan LORET de Kerivalin (15 livres de revenu) : excusé ;

Ollive, veuve Eon de la CHESNAYS (40 livres de revenu) ;

Allain de la CHESNAYE : défaillant ;

Jehan LE FLOCH (15 livres de revenu) ;

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