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BRIEC |
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La commune de Briec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BRIEC
Briec sappelait autrefois Briziac ou Brithiac.
Briec semble être un fundus gallo-romain : la tradition place en effet sur le territoire de Briec un camp romain. Une grande partie du territoire de Briec est une donation du roi de Cornouaille, Gradlon, à labbaye de Landévennec.
Briec englobait jadis les trèves de Langolen, de Landudal, de Quilinen (aujourd'hui en Landrévarzec), d'Edern et sa trève Guellevain (aujourd'hui en Edern). Landrévarzec, ainsi que Tréflez sa trève (aujourd'hui en Briec) en faisait partie au XIème siècle. Landrévarzec sera rattaché à Briec à la Révolution puis à nouveau séparé en 1843. La paroisse de Briec (Briec-de-l'Odet) dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Brithiac (au XIème siècle et en 1160), Briziac (de 1249 à 1574) , Briziec (en 1675).
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PATRIMOINE de BRIEC
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIème siècle). Reconstruite en 1789, elle a conservé des éléments anciens, notamment le pignon ouest et le porche latéral sud. L'église est composée d'une nef avec bas-côté de cinq travées, un transept et un choeur accosté de deux chapelles. La porte ouest date du XVIème siècle (de 1530-1545 environ). Le clocher, postérieur, porte à la base la date de 1692, sur la chambre des cloches 1695 et, au sommet 1697. Endommagé par la foudre, le clocher est remis en état en 1802. La porte du porche latéral avec ses colonnettes à chapiteaux date de la fin du XIVème siècle ou du début du XVème siècle. Le chevet et les ailes du transept ont été reconstruits en 1909 sous la direction de M. Chaussepied. Le retable du maître-autel et quelques statues datent du XVIIIème siècle. On y trouve les statues de saint Pierre, saint Paul, la Vierge, saint Corentin, saint Jean-Baptiste, saint Etienne, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Eloi et saint Herbot ; | |
la chapelle Saint-Guénolé (XVI-XVIIème siècle), anciennement appelée la chapelle de Tréflez ou Trefflez (1636). Elle dépendait autrefois de Landrévarzec et avait des fonts baptismaux et un cimetière. Elle renferme les statues de saint Guénolé et de saint Philibert ainsi qu'un panneau sculpté représentant l'Adoration des mages (XVIème siècle) ; | |
la chapelle de la Madeleine (XVIème siècle), reconstruite en 1910. Elle est en forme de croix latine. La flèche a été tronquée par la foudre vers 1910. Sur l'un des piliers, on peut lire : "14è Jour de Février 1578", et sur le clocher, l'inscription : "Trellu Guillaume Fabrique 1578". La sacristie date de 1813. On y trouve des statues anciennes : sainte Madeleine, Vierge-Mère, saint Jacques, sainte Catherine, sainte Barbe, saint Sébastien, Couronnement de la sainte Vierge, saint Tugen ; | |
la chapelle seigneuriale du manoir de Trégain (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Venec (XVIème siècle). Saint Vénec, Guennec ou Guéthénoc était fils du seigneur Fragan et frère de saint Guénolé et de sainte Clervie. Saint-Vénec est, avec un autre de ses frères, saint Jagut, fondateur du monastère de Saint-Jacut, dans le diocèse d'Aleth (depuis Saint-Malo). La chapelle est en forme de croix latine avec un arc diaphragme séparant la nef du transept et supportant un clocheton avec une flèche très élancée et avec une cloche de 1603. On y trouve une statue du XVème siècle, en pierre polychrome, représentant sainte Gwen Trimammis (Teirbron) avec ses trois fils : Guénolé, Jacut et Venec. Plusieurs autres statues sont visibles : saint Yves entre les plaideurs (1592), saint Sébastien, Notre-Dame de Tréguron et sainte Anne sous un haut dais Renaissance avec Couronnement de la sainte Vierge (le socle porte la date de 1592), saint Antoine ermite, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XVème siècle), le Christ sortant triomphant du tombeau, sainte Marguerite et une statue de saint Venec ou Guéthénoc portant la date de 1578 ; | |
la chapelle Saint-Sébastien ou de Garnilis (XVIème siècle). La chapelle est en forme de croix latine. On y trouve les statues de saint Sébastien (1586), Notre-Dame de Pitié, saint Yves, saint Jean-Baptiste, saint Roch et un beau groupe de saint Mathurin. La poutre de gloire porte la date de 1752 : le Christ en croix est entouré de la Vierge et de saint Jean. La verrière, au-dessus du maître-autel, date de 1580 et comprend quatre panneaux consacrés à la Passion : une autre verrière comprend deux panneaux (celui de gauche, représentant la Vierge de Pitié, porte la date de 1561) ; | |
la chapelle Sainte Cécile (XVIème siècle). Sainte Cécile est une martyre romaine (patronne des musiciens). La chapelle se compose d'une nef, de deux branches de transept et d'une abside carrée. La maîtresse vitre se compose de quatre baies et représente Notre Seigneur en croix, avec la Sainte Vierge, saint Jean, et sainte Cécile. La fenêtre du transept nord représente l'Annonciation. La fenêtre du transept sud représente sainte Cécile. De chaque côté de la maîtresse vitre sont de grandes niches à volets (XVIème siècle) : celle du côté de l'Evangile abrite une statue de sainte Cécile (XVIème siècle), celle du côté de l'Epître abrite la statue de saint Maurice. Dans l'angle du transept nord est placée une statue en pierre de saint Marc, datée de 1592 sur un cul de lampe portant la date de 1578. Les autres statues que l'on voit dans la chapelle sont celles de saint Ronan (provenant de la chapelle du Pénity), Notre-Dame des Portes, sainte Anne (XVIème siècle), saint Herbot et saint Urlou (Gurloes). Sur le maître-autel, on trouve un bas-relief de la Cène, en bois polychrome, datant du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Saint Corentin (Kreisker) (XVIème siècle), en forme de croix latine. Le choeur remonte au XVIème siècle et le reste au XVIIème siècle. Tombée en ruines en 1804, elle est alors restaurée entièrement. Le cadran solaire date de 1669. On y trouve les statues de saint Corentin, saint Tugen, saint Germain, saint Sébastien et Notre-Dame du Folgoët. Le vitrail renferme les restes d'une Mort de la Vierge et une petite verrière de 1583 ; | |
la chapelle Notre-Dame d'Illijour (XIXème siècle). Cette chapelle est bâtie sur l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à saint Léger. Elle est en forme de croix latine, avec chevet à pans coupés et clocheton à dôme. L'édifice actuelle date de 1833 et a été agrandi en 1848. Il est à peu de distance de l'emplacement d'une chapelle dédiée jadis, suivant la tradition, à saint Léger. On y trouve quelques statues anciennes (Notre-Dame, sainte Anne et saint Yves) et une fontaine de dévotion ; | |
la chapelle Saint-Egarec (XVIIème siècle). Elle est de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et clochetons à dômes. On y trouve les statues de saint saint Egarec (en abbé), sainte Véronique et saint Yves. Le retable à quatre colonnes torses date du début du XVIIIème siècle. On trouve dans le choeur, sous la fenêtre côté épître, des pierres auxquelles on attribue le pouvoir de guérir les maux d'oreilles. La cloche date de 1624. La fontaine subsiste ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Adrien, tombée en ruines en 1806. Un petit oratoire l'a remplacée. Il n'y a pas d'autel, mais deux statues anciennes : Pietà et saint Sébastien ; | |
l'ancienne chapelle du Penity-Ronan, tombée en ruines en 1804 ; | |
l'ancienne chapelle de Kerobezan (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue ; | |
le calvaire Saint-Vénec (1556). La base est formée de deux massifs triangulaires se compénétrant. Autour sont rangés les douze Apôtres. Sur la base supérieure s'élève la Croix du Sauveur accostée de celles des larrons. Au pied de la Croix, on distingue un groupe de Notre-Dame de Pitié, portant sur ses genoux le Divin crucifié, entourée des Saintes Femmes. Au-dessus, sainte Marie-Magdeleine. Sur les côtés du fût, la Sainte Vierge et saint Jean ; | |
le calvaire du placitre de l'église de Briec (XVIème siècle), restauré en 1864 ; | |
le calvaire de Saint-Adrien (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Presbytère (XVIème siècle), le cimetière de Briec (1925), Croas-Ver (XIXème siècle), Chapelle d'Illijour (1888), Garnilis (1570), Goarem-Garz-ar-Zant (1540, 1887), Gueffran (1694), Kerdrein (XVIème siècle), Kervendal (XVIème siècle), Kervogen ou Croas-an-Turc (XVIème siècle), Kerzoualen (1871), Kreisker (XVIème siècle), Lanvivan ou Croas-Broc'h (XVIème siècle, 1917), Madeleine (XVIème siècle), Menez-Groas-Ver (Moyen Age), Rosbriant (1576, 1603), Rosculec (1577), Sainte-Cécile (XVIème siècle), Trois-Croix (1920), Trolez (XVIème siècle), Trolez (Haut Moyen Age), Ty-Ru (1922), Waterloo (XVIème siècle). A signaler aussi plusieurs croix de Briec aujourd'hui disparues : Guerbriand ou Croas-ar-Gaon, et deux croix monolithiques ; | |
la fontaine Saint-Vénec (XVIème siècle). Au fond de l'édicule, une petite niche en arc brisé, encadrée de deux colonnes en nid d'abeilles, abrite une statue de saint Vénec, costumé en guerrier romain ; il tient un livre à la main gauche ; | |
la maison de Sainte-Cécile (1658), édifiée par la famille Pennarun ; | |
26 moulins dont le moulin à eau du Château de Kereffren, du Quéau, de Pennenjeun, de Moguer, de Goastel, de Kersaviou, de Ponvernci, de Kernougal, de Tijouro, du Crecq,... |
A signaler aussi :
la stèle de la chapelle Saint-Egarec (époque néolithique) ; | |
le cavalier à lAnguipède (IIème siècle) découvert à Guellen ; | |
la maison forte (tertre) de Quistinic (XVème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BRIEC
(à compléter)
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