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BOURGNEUF-EN-RETZ

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La commune de Bourgneuf-en-Retz (pucenoire.gif (870 octets) Bourc'hnevez-Raez) est chef lieu de canton. Bourgneuf-en-Retz dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURGNEUF-EN-RETZ

Bourgneuf-en-Retz vient de "bourg neuf" de Saint-Cyr-en-Retz.

Dans l'antiquité, la mer venait jusqu'à Bourgneuf, port de la " Baye de Bretagne ". L'histoire de la commune de Bourgneuf-en-Retz est donc étroitement lié à la mer. Au Moyen-Age, Bourgneuf-le Collet formait la rade la plus importante de l'Atlantique. Le premier bourg Saint-Cyr-en-Retz remonte à l'époque romaine. Le Bourgneuf-en-Retz, qui est une enclave de Saint-Cyr-en-Retz naît au XIème siècle et connaît son apogée au XVIIème siècle.

Les gaulois installent des fours à sel aux Champs-Plats, au Boisaunin et à La Taillée. Pendant des siècles, l'exportation de sel vers les îles britanniques, Dantzig et Riga, fait la richesse de la ville.

Le fort du Collet domine à la fois le prieuré Saint-Laurent et l'ancien port. Au XIème siècle, un commandant surveille ce lieu. Pendant la guerre de cent ans, des armées différentes occupent cette position donnée, en 1336, par Jean IV de Bretagne, à l'anglais Gauthier-Huet, pour le récompenser d'avoir lutté contre le roi de France. « Dans le courant de 1342, les Espagnols, alliés de Charles de Blois, occupèrent le petit port du Collet, au fond de la Baie de Bourgneuf. Cependant une division anglaise assiégeait Nantes, et les gens du pays de Retz étaient obligés de prendre les armes. Le fils de Girard de Machecoul, seigneur de la Benaste et de Bourgneuf, dut s'équiper et rejoindre " l'ost ". Mais dès le mois de décembre 1342, les barons du Bas Poitou, parmi lesquels les sires de Clisson, de Retz et de Machecoul, avaient été obligés de se soumettre à Edouard III. Dans la région de Bourgneuf, les Anglais agissent en maîtres, enlevant ici du sel, là du froment, ailleurs buvant le vin ou l'emportant " pour la guerre ". Le pays était si peu sûr que Girard de Machecoul faisait au début de 1343, mener son vin de Frossay, bourgade ouverte, à Vue, petite place fortifiée, qui tomba bientôt au pouvoir de l'ennemi. Raoul le Caours, aventurier guérandais, partisan de Charles de Blois passé au service d'Edouard III, recevait de celui-ci la lieutenance du pays de Retz (1347). De son côté, Philippe VI de Valois donnait à des seigneurs amis la terre de Saint-Père-en-Retz, appartenant au Comte de Montfort (1345) et récompensait Louis de Machecoul en considération des pertes et dommages subis par lui " en la garde du chastel de Prigny " qu'il a défendu au nom du Roi de France (1350). En 1358, les Anglais revinrent à Bourgneuf, Aliénor de Thouars, veuve de Girard de Machecoul, dut se retirer à Fresnay, puis à la Garnache. L'occupation ne se fit pas sans résistance et la population souffrit grandement. Beaucoup d'habitants quittaient le pays, d'autres étaient emprisonnés. Bien que les salines restassent en friche, et les salines " en gast ", il fallait néanmoins payer les contributions de guerre. Un Anglais, Gautier Huet, fut institué capitaine du Collet ; le roi d'Angleterre l'autorisa à lever des rançons sur les paroisses des environs en 1362 [Note : Bouaye, Fresnay, Pont St-Martin, Rezé, St-Lumine-de-Coutais, Port St-Père, St-Philbert-de-Grand-Lieu, Le Pallet, Indre, Bouguenais, St-Jean-de-Boiseau, Le Pellerin, Ste-Pazanne, St-Hilaire-de-Chaléons, Brains, Aigrefeuille, Vertou, Château-Thébaud, Haute et Basse Goulaine, Le Loroux-Bottereau, Geneston, St-Sébastien, St-Fiacre, Montbert, Valet, Pont-Rousseau, St-Léger, Cheix, St-Cyr-en-Retz, Machecoul, St-Même, La Marne, Bouin, St-Aignan, La Chevrolière, St-Mars-de-Coutais]. Machecoul, la ville principale du pays, fut brûlée deux fois. Il en fut de même du bourg des Moutiers et de son prieuré. Ce dernier, en 1382, était considéré " comme destruiz "  » (d’après R. Blanchard. Le pays de Retz et ses seigneurs pendant la Guerre de Cent ans).

C’est au large du Collet qu'Henri IV, en 1588, fait croiser sa flotte huguenote. En 1674, pendant la guerre de Hollande, l’escadre hollandaise entre en baie et débarque des troupes à Noirmoutier, ruinant cette île pour longtemps. Pendant la Révolution, les forces navales de la Baie de Bretagne sont basées en Collet et à Bouin.  Enfin, sous la Terreur, une cinquantaine de femmes et d’enfants sont embarqués au Collet pour être noyés dans la Baie sur l’ordre du Comité révolutionnaire de Nantes. La forteresse est probablement démolie sous le règne de Louis XIV : on ne voulait pas qu'elle tombe aux mains des Anglais. En 1807, on trouva, en faisant des fouilles, à peu de distance de la maison, plusieurs squelettes qui avaient dans la bouche une pièce de monnaie. Le couvent Saint-François des Cordeliers est fondé par Gérard de Machecoul et son épouse Aliénor de Thouars en 1332.

Le premier maire de Bourgneuf-en-Retz se nomme Pierre Mourain (1740-1793, né le 29 février 1740 à Bourgneuf en Retz, fils de Pierre Mourain, notaire et procureur aux sièges de Bourgneuf et Pornic, et de Juliette Rousseau). Il est massacré en 1793, lors des mouvements insurrectionnels dans le pays de Retz, par les Vendéens : une colonne de 600 hommes sous les ordres de Ripaud de la Cathelinière de Frossay, s'arrête à Bourgneuf et, le 24 mars 1793, Pierre Mourain est abattu par La Cathelinière d'une décharge de deux pistolets dans la poitrine au lieu-dit «La Foliette» (".... il reçut la décharge de pistolets de La Cathelinière, et comme il respirait encore, il fut achevé à coup de pelle par deux misérables. Madame Salaün, propriétaire, tomba sous la première décharge, en expiation du crime d'avoir un perroquet qui répétait : Vive la Nation, passe bougre d'aristocrate !"). A noter que le commissaire du canton de Bourgneuf de 1796 à 1800 est Louis Gouy, secondé par Pierre Mourain, Hymène de Fonteveau, Pierre-Marie Goullin, Bruère, Paumier, Le Retz, Biré, .... La voie ferrée Nantes-Pornic passe à  Bourgneuf-en-Retz en 1875. En 1854, le choléra et le typhus font une centaine de morts.

Note 1 : En 1648, Julien Cocquelin est élu régent des écoles de Bourgneuf-en-Retz, et en 1711, il est décidé l'établissement d'une école charitable de filles.

Note 2 : L'exportation du sel commence très tôt comme le mentionne certains écrits qui nous sont restés. Vers 1400 environ. — « C'est la recepte du rivaige des nefz du Colet, reçeu par la main de Henry de Boign ». Il s'agit d'un curieux extrait, concernant les droits de chargement et chamberlage des navires qui fréquentaient l'Ile de Bouin, lesquels sont désignés sous les noms de aloëe, blice, nef, quoque. Ils venaient surtout de Cherbourg, Saint-Malo, Harfleur, Dieppe, et des ports anglais de Bristol, Lymerick, Weslford, etc., etc. : « .... La veille de l'Ascensiun, de la nef Jehan Bochart, de Dieppe, 4 solz et 4 (den.) de chamberlege — La veille de la Saint-James, 9 den, et 3 (den.) de chamberleg de 1 bateau. En celui jour mesmes, 4 s et 8 d. et 4 d, de chamberlege de la quoque Raou le Maire que P(erre) Alart charja — Le jour de la Saint James, 3 s, 2 d. mains, de la Chastelaine, de Senoys, et 4 d. de chamberlege. En celui jour mesmes, de la Loée Gerweinne, 5 s ; de la nef Nostre Dame de l'Eaive, 3 s. et 20 d. et 3 d. de Chamberlege, que Perre Chaoe chargea, En celui jour mesmes, 18 d. de la loée de Chanoys, que Estienne Aubin chargea et 4 d. de chamberlege. .... ». On vient aussi d'Allemagne pour charger le sel : « Au nom de Dieu, Amen. Que ceux qui verront et entendront lire ce contrat sachent que Hans Strateken et Claes Ubbyes, tous deux marchands de La Hanse allemande, ont affrété au patron Jan Claessoen de Kampen, son pleyte actuellement ancré dans le Suiderzee, afin qu'ils fassent voile en même temps que les premiers navires par beau temps et bon vent avec l'aide de Dieu, vers la baie de Bourgneuf. Et là, lesdits marchands devront charger ou faire charger dans ledit bon bateau 7 cents de sel, à savoir le dit Hans Strateken 4 cents que doit recevoir intégralement à Reval en Livonie, Hermann Vogelsanck, et Claes Ubbyes, 3 cents que doit recevoir Gherwer Bornemann. Ayant chargé ce sel sur le navire, le patron sera tenu de faire voile par la route directe, passant devant le Zwin, vers Reval en Livonie. Et lorsqu'il y sera arrivé, avec l'aide de Dieu, il recevra comme prix du fret, 15 marks de monnaie de Riga, pour chaque last de sel qu'il aura déchargé des sept cents transportés... Et s'il arrivait, ce qu'à Dieu ne plaise, que ledit patron périsse dans le voyage de retour, ses proches et amis devront percevoir cet argent... Fait au marché de Berg Op Zoom, l'an du Seigneur 1461, le 4 décembre » [Hansisches Urkundenbuch, t. 8, cité par Dollinger 516] . « Vers 1407 environ : Item est bien vray, que environ la Chandeleur derroine passé, l'an 1407, vint en la Baye du port du Collet, entre Boign et le Collet, es eaives de mond. Sgr, XXIIII ou XXV grosses beurques et aultres vaisseaulx et y ancrèrent leurz vaisseaulx et chargèrent de sel et y furent environ la my caresme ensuivant pour ce qu'ilz n'avoient point de vent convenable à s'en aller, et estoient lesd. beurques et autres vaisseaulx tous ancrez es pors et eaives de mond. Sgr en son arest et seurté comme dit est .... » (extrait du Cartulaire des sires de Rais ou Retz). Nous extrayons également du Cartulaire des sires de Rais ou Retz, le récit suivant d'un naufrage arrivé dans la baie du port du Colet (ou Collet) : « Le dimenche que l'en chante en sainte eglise Invocavit (4 mars 1408) fust si grant vent et tenpeste sur la mer qu'il n'y eut onques ès d. pors si grande beurque, non obstant les ancres dont elles estoient ancrées, qui ne fust desplacée de son lieu et gectée à terre ou en lieux perilleux, par la grant fortune du temps qui fist, et dura celle fortune dès midy jusques ou soulloil couchant, ou environ. Item... avoit ung vaisseau d'environ Quimper-Corentin, lequel estoit chargé de XVIII charges de sel, ou environ, et avoit dedens led. vaisseau huit personnes pour le gouverner au prouffit du marchant à qui estoit led. sel. Et estoit ancré led. vaisseau de trois grandes ancres de fer assez près du Colet ; més pour le vent et la grant tourmente qui estoit en la mer ilz ne se pouvoient deffendre des vagues, tant estoient grandes et grosses, et la fortune grande, et acousta ung petit et emplit de eaive ; et pour le cuider sauver et garder d'emplir et pour sauver leurs denrées qui estoient dedens, se néa six des mariniers qui estoient dedens, et deux eschapèrent qui néerent jusques a la terre. Et ne rompit oncques cable, corde ne ancre, mast, vergue ne autre chouse dud. vaisseau, mais demoura sain et entier, fors que il emplit de eaive, etc., etc. » (extrait du Cartulaire des sires de Rais ou Retz). En 1843, il entre au Collet 233 navires dont 45 jaugeant en moyenne 35 tonneaux. En 1852, le trafic porte sur 3 000 tonneaux de produits divers dont plus de la moitié en sels. En 1871, 80 navires seulement entre dans les ports du Collet et du Fresne.

Note 3 : Instruction publique à Bourgneuf-en-Retz. — Le premier document qui atteste l'existence de l'école de Bourgneuf se trouve au registre des délibérations du général de la paroisse, de 1648. On y voit que, le 9 mai de celle année, Julien Cocquelin fut régent des écoles au lieu de M. Morilland, démissionnaire (Délibérations - Archives de la fabrique). Les successeurs nous sont inconnus. En l'année 1711, apparaît la pensée de mettre l'instruction à la portée des enfants pauvres. Julienne Barbot de la Perrinière, par son testament du 24 mars 1711, légua 900 livres à l'hôpital de Bourgneuf, à la condition qu'il y aurait dans l'établissement une personne chargée de tenir une école charitable de filles. Le don était trop minime pour fournir aux directeurs les moyens de donner une suite immédiate au voeu exprimé, cependant il fut convenu avec les héritiers qu'en attendant le jour où l'hôpital serait en mesure d'avoir une école gratuite, il paierait 25 livres par an à la maîtresse ordinaire, pour procurer l'entrée de la classe à huit pauvres filles (Délibérations f° 15 - Archives de l'hôpital). En 1719, un anonyme remit aux mains de l'un des administrateurs une somme de 800 livres à placer en constitut, dont le produit sérail partagé, par moitié, entre le régent des écoles charitables de garçons et la maîtresse des écoles charitables de filles, unies à l'hôpital (Délibérations f° 29 - Archives de l'hôpital). Il est à présumer que ces écoles gratuites n'étaient alors que projetées et que ces libéralités avaient pour but de hâter le moment où elles seraient ouvertes. Faute de ressources, les efforts lentes vers 1720, pour créer une classe, n'aboutirent à rien de stable. Dans un procès-verbal d'enquête de 1749, il est relaté que les enfants sont privés d'instruction depuis plus de 20 ans (Bénéfices - Archives de l'hôpital), et cependant, 10 ans auparavant, l'évêque avait réuni au temporel de l'hôpital les biens des bénéfices des Ruaux et des Olivier Brisson, à la charge de payer une rente de 40 livres au régent des écoles (Décret du 5 mars 1739). Comme les revenus n'étaient pas encore assez importants pour subvenir à l'entretien d'un maître, l'évêque ajouta aux annexions précédentes les revenus des chapellenies de Sainte-Catherine et de Saint-Nicolas (1749), en renouvelant l'obligation d'entretenir un prêtre dans les fonctions de régent (Décret du 18 décembre 1749). Il lui était permis de prélever 20 sous par mois sur les écoliers qui voulaient apprendre le latin, mais la classe de lecture et d'écriture devait être gratuite. La dotation fut accrue de nouveau, en 1760, par la réunion des bénéfices des Gicqueau, des Tailleboeuf et des Guibert, en vue d'attirer un régent à Bourgneuf, et cependant personne ne se présentait pour en remplir les fonctions (Décret épiscopal de septembre 1760). Il n'en était pas de même pour les filles : celles-ci trouvaient dans le personnel des dames hospitalières des institutrices, toutes prêtes à leur faire la classe. L'aumônier, qu'on cherchait depuis longtemps, se présenta à l'hôpital, en 1770. L'abbé Corbineau, qui d'abord avait eu l'intention de fonder un collège à Bourgneuf, renonça à son projet pour s'entendre avec les administrateurs de l'hôpital, qui le retinrent en lui offrant un traitement de 500 livres, le blanchissage, la lumière, le chauffage, un logement meublé et une table de classe (Délibérations du bureau de l'hôpital, f° 186 à 192. (Archives de l'hôpital). Dès que l'assemblée générale des habitants sut que la ville allait enfin être dotée d'une école élémentaire, elle s'empressa de transmettre son avis sur les conditions qu'il convenait de dicter au futur régent. On les trouve ainsi formulées dans le livre des délibérations : « 1° Que M. Corbineau ne tiendra point icy la place de vicaire, ni n'en remplira aucune des fonctions que dans le cas où M. le recteur et son vicaire seraient hors d'état, par maladie seulement, d'administrer aux paroissiens les secours spirituels, afin qu'il ne soit détourné, par aucuns soins étrangers, de ceux qu'il doit par état aux pauvres de cet hôpital et à l'éducation de la jeunesse. 2° Qu'il ouvrira sa classe à 8 heures du matin en été, et la fermera à onze pour la rouvrir à 2 heures après midy et la finir à 4 heures 1/2, et en hiver elle ouvrira et finira une demi-heure plus tard le matin, pour recommencer et finir une demi-heure plus tôt l'après-midi. 3° Qu'il assistera et se tiendra lui-même à sa classe, parce que personne n'ignore que la présence du principal en impose et contient davantage les écoliers qui, par conséquent, étudient avec plus d'application et de fruit, sans néanmoins lui interdire par cette clause la liberté de se faire aider d'un second, et dans le cas où il en aurait un, ils partageront entre eux le genre d'étude qu'il continuera sans changer, afin que les écoliers ne soient pas exposés au danger d'être enseignés tantôt par l'un et tantôt par l'autre, à moins de l'absence de l'un d'eux. 4° Qu'il prendra lui-même la peine de donner le devoir à ceux qui apprendront le latin et de le corriger, ou tout au moins le faire corriger en sa présence. 5° Qu'il recevra tous les jours, sur la liste qui lui en sera remise, les 8 pauvres que la paroisse a choisis pour être instruits gratuitement et qu'il y donnera les soins dont il est capable pour leur apprendre à lire et à écrire. 6° Qu'aux fins de la délibération du général, par laquelle M. Corbineau a été agréé, il ne pourra exiger plus de 15 sols par mois pour les enfants qui sont à l'alphabet et aux petites heures, vingt sols par mois pour ceux qui liront en français et dans le psaulier, trente sols pour ceux qui apprendront à lire, à écrire et chiffrer, et trois livres pour le latin, de quelque classe que ce soit ; sans que néanmoins les pères et mères soient obligés de s'en tenir à celle fixation, attendu que le général n'a pas qualité de faire un tel règlement. 7° Que les mois seront payés à leurs échéances et non point d'avance. 8° Il ne pourra donner qu'un jour de congé par chaque semaine, en sorte que lorsqu'il se trouvera une feste, la classe tiendra tous les autres jours, soir et matin. 9° Qu'il aura soin de veiller à ce qu'on fasse réciter la prière aux enfants pendant la première demi-heure du matin, et la dernière du soir » (Délibérations du 11 juillet 1770, f° 191). Au bout de trois années, il fallut chercher un remplaçant à l'abbé Corbineau. Un laïque, M. Mercier, prit sa succession, en 1773, moyennant 300 livres de gages et le logement. Celui-ci se démit de ses fondions, en 1781, et, à défaut de sujet ecclésiastique, les directeurs acceptèrent encore un laïque, Yves Saudrais Le Corre, professeur chez M. Mabille, à Nantes, qui ne resta pas plus d'un an. Sébastien Gallet, de Nantes, devint régent de Bourgneuf, en 1782, aux mêmes conditions que les précédents, et son séjour ne fut guère plus long que celui de ses prédécesseurs. Le sieur Tréhoux, qui tenait l'école en 1790, l'abandonna aussi, pour devenir maître d'écriture et d'arithmétique, à Nantes, pendant la période révolutionnaire (L. Maître).

Note 4 : liste non exhaustive des maires de la commune de Bourgneuf-en-Retz : les Goullin, Charrueau, Mourain, Bruère. Ils sont d'ailleurs tous alliés (mariage en 1796 de Benoist Goullin et Félicité Mourain, de François Bruère et Thérèse Mourain, de Pierre Mourain et Marguerite Garnier de Mulnière), ....

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PATRIMOINE de BOURGNEUF-EN-RETZ

l'église Notre-Dame-de-Bon-Port (1863-1893-1972), située rue de l'Eglise et œuvre de l'architecte Gilée et des sculpteurs Potet et Vallet. Elle se trouve sur l'emplacement d'une église, fondée en 1458 par René de Rais (ou Retz), seigneur de Bourgneuf-en-Retz, ainsi que d'une ancienne chapelle datée du XIIIème siècle. Le seigneur de Bourgneuf-en-Retz était en cette ville fondateur et prééminencier de l'église paroissiale N.-D. de Bon-Port. Cette église est démolie en 1878. L'actuel clocher date de 1893. A l'intérieur, le regard s'arrête sur les chapiteaux sculptés surmontant des demi-colonnes de granit, sur un magnifique crucifix de la fin du XVème siècle. La sacristie est décorée de belles boiseries de style Louis XV. La statuette de "la Vierge à l'Enfant", en bois, date du XVIIIème siècle. La statuette de "Saint Paul bénissant", en bois, date du XVIIIème siècle. La bannière de procession rouge, offerte par Napoléon, date de 1791 : les fleurs de lys ont été enlevées au cours de la Révolution. L'orgue, œuvre des facteurs Le Mintier et Gloton, date de 1925 ;

l'église de Saint-Cyr-en-Retz (1898). L'église primitive, qui date de 1262, est bâtie par le seigneur de La Noë-Briord. Cette église est incendiée durant la Révolution vers 1794. Un nouveau lieu de culte est alors édifié à l'emplacement du cimetière. La peinture, située derrière les fonts baptismaux, date du XVIIème siècle. La bannière de Saint-Cyr et sainte Juliette date du XIXème siècle ;

la chapelle de l'Hôpital qui date de 1722. Le retable date de 1722 et représente l'Assomption : au-dessus du retable se trouve une statue de saint  Laurent (XVème siècle) qui provient de l'ancienne chapelle du prieuré Saint-Laurent. Les Cordeliers de Bourgneuf avaient édifiés dès 1427 un hospice (aumônerie et hôpital de Bourgneuf) dans leur enclos, ainsi qu'une chapelle dédiée à saint Jean. Un nouvel hôpital est construit à Bourgneuf-en-Retz en 1628. Non loin de là s'élevait encore la chapelle du prieuré Saint-Laurent qui tombe en ruine, en 1716, suite à une violente tempête ;

la croix (1713) de la chapelle de l'hôpital. Cette croix surmontait autrefois le toit de la chapelle de l'hôpital ;

le colombier de la Guérivière (XVIIIème siècle), situé dans le parc du château de La Guérivière ;

le manoir de la Noë-Briord (1888), œuvre de l'architecte J. Montfort. Il s'agit du siège de la seigneurie de La Noë-Briord. En 1681, par lettres patentes, Louis XIV crée la châtellenie de la Salle en Fresnay en unissant à la seigneurie de la Salle celle de Noë-Briord qu'avait achetée en 1675 Henri de Bastelart d'avec Henri Le Petit de Vernon, marquis de la Chausserais. A noter que le manoir de la Noë-Briord et ses métairies relevaient toujours de la châtellenie de Bourgneuf ;

la fontaine des Jalberges (XIXème siècle) ;

le musée du Pays de Retz (1962), situé rue des Moines et œuvre de l'architecte Jean Mounès. Il retrace l'histoire du pays de Retz depuis la préhistoire jusqu'au XXème siècle. Il s'agit d'une ancienne dépendance du couvent des Cordeliers. Le porche date de 1773 ;

9 moulins dont ceux de Petit Moulin, Grand Moulin, deux moulins de la Touche, du Coteau, de l'Hôpital, de St Cyr, de l'Arzelier ou l'Arzeillais (1696). Ce dernier moulin s'arrête de fonctionner en 1957 ;

A signaler aussi :

le menhir de la pierre folle (vers 2 500 avant Jésus-Christ), situé à La Frazelière ;

l'ancien marais salant (XVIIème siècle). On relève parmi les propriétaires de marais salants : les Brie-Serrent, Condé, Jousseaume de La Bretesche, Escoubleau de Sourdis, La Roche-Saint-André, Barrin de La Galissonnière, de Bruc de Montplaisir, Leloup de Chasseloire, .... On produit au XVIIIème siècle près de 30 000 tonnes de sel. Au milieu du XIXème siècle, près de 1 288 personnes vivent des marais-salants. En 1840, "Bourgneuf expédie chaque année, tant par terre que par mer, environ trois millions de kilos de sel" et "ne le cède en rien à Pornic pour le commerce des céréales" ;

l'ancienne Salorge (XVIIIème siècle), située rue de La Taillée ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BOURGNEUF-EN-RETZ

La seigneurie de Bourgneuf, dont le chef-lieu était la petite ville de Bourgneuf-en-Retz, semble avoir été créée par les seigneurs de la Benaste dans le courant du XIIIème siècle. Girard de Machecoul, sire de la Benaste, est le premier seigneur connu de Bourgneuf-en-Retz. Ses successeurs à. la Benaste possédèrent Bourgneuf que vendit en 1439 Gilles de Rays au duc Jean V ; ce prince en fit don à son frère le connétable de France Arthur de Richemond. Après la mort de Gilles de Rays, ses héritiers reprirent possession de Bourgneuf qui fut uni en 1581 aux autres seigneuries formant le duché de Retz. La châtellenie de Bourgneuf ne s'étendait qu'aux quatre paroisses : Bourgneuf, Saint-Cyr, Fresnay et Saint-Hilaire-de-Chaléons.

Aux derniers siècles les hautes justices de Bourgneuf et de Prigny se trouvaient unies en une seule exercée en l'auditoire de Bourgneuf-en-Retz. Le seigneur de Bourgneuf avait le droit « de tenir sa ville de Bourgneuf close, fermée et ceinturée de murailles »,— droit d'y tenir « un marché chaque samedi, avec coutumes sur les marchandises, et deux foires chacun an, l'une le 10 aoûst jour saint Laurent et l'autre le 9 octobre jour saint Denis, avec droits de coutumes et trépas » ; — « droit de contraindre les subjects, par saisie de leurs biens, de conserver et réparer les chaussées et digues de la mer proche les marais dudit Bourgneuf et de réparer les estiers »« droit d'obliger les pescheurs de Bourgneuf à faire voir leurs poissons au commis du seigneur avant de les mettre en vente, afin qu'il en prenne ce qu'il lui plaira en payant raisonnablement ; de plus des esturgeons et poissons royaux ledit seigneur peut prendre la teste et quatre doigts sur les empanons sans aucun paiement » ; — enfin « droit d'ancrage sur les vaisseaux qui ancrent au havre de Bourgneuf, et doibvent les maistres desdits vaisseaux faire enregistrer leurs noms et demander permission de lester, décharger, etc. » (Déclaration du duché de Retz en 1674). 

Au seigneur de Bourgneuf appartenait aussi la moitié des droits de passage du port de la Roche, dont l'autre moitié revenait au seigneur du Bois-de-Machecoul « à cause de sa sergentise » (Déclaration du duché de Retz en 1674). 

Il n'y avait point de château à Bourgneuf-en-Retz et il ne semble même pas que le seigneur du lieu ait fortifié jamais cette petite ville quoiqu'il en eut le droit. Le domaine proche de la châtellenie se composait du manoir du Bois-Onain avec sa métairie et sa fuie — de trois étangs et d'un moulin à eau —de halles, deux fours à banc, auditoire et prison dans la ville même de Bourgneuf-en-Retz — de huit moulins à vent, — de salines, prés et pastureaux — de dîmes de blé, lin, laine, agneaux, pourceaux, etc. (Déclaration du duché de Retz en 1674). 

Le seigneur de Bourgneuf-en-Retz était en cette ville fondateur et prééminencier de l'église paroissiale N.-D. de Bon-Port, d'un hôpital et d'un couvent de Cordeliers. On voyait encore en 1780 dans l'église de ce dernier monastère les sépultures des seigneurs fondateurs : c'était à l'entrée du sanctuaire, une pierre tombale sur laquelle on lisait cette inscription à demi effacée : « Cy gisent monsour Gérard de Machecoul, seigneur de la Benaste, (et dame Aliénor sa femme, qui fondèrent) ce couvent le 1er octobre l'an 1332 (pour) les Frères Mineurs, et firent faire l'église ; ledit Gérard mourut le 31 octobre 1343 et la dame Alléoneur trespassa le 26 février l'an 1363. Priez Dieu qu'il ait mercy de leurs asmes ». Plus loin, dans le choeur même, se trouvait un tombeau « en pierre grise sur lequel sont deux statues couchées en pierre, les figures et les mains en albâtre ; et autour est escrit : Cy gisent monsour Loys de Machecoul, fils aisné et héritier de feu monsour Gérard de Machecoul, seigneur de la Benaste et du Rourgneuf en Raiz, et madame Jehanne (sa femme) ; lequel seigneur Loys mourut le 6ème jour de septembre l'an 1360 et ladite dame Jehanne trespassa le 15ème jour d'apvril l'an 1345 (lire 1349). Priez Dieu pour eux » (Prise de possession du duché de Retz en 1780) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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