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BOURGNEUF-EN-RETZ |
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La commune
de Bourgneuf-en-Retz ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURGNEUF-EN-RETZ
Bourgneuf-en-Retz vient de "bourg neuf" de Saint-Cyr-en-Retz.
Dans l'antiquité, la mer venait jusqu'à Bourgneuf, port de la " Baye de Bretagne ". L'histoire de la commune de Bourgneuf-en-Retz est donc étroitement lié à la mer. Au Moyen-Age, Bourgneuf-le Collet formait la rade la plus importante de l'Atlantique. Le premier bourg Saint-Cyr-en-Retz remonte à l'époque romaine. Le Bourgneuf-en-Retz, qui est une enclave de Saint-Cyr-en-Retz naît au XIème siècle et connaît son apogée au XVIIème siècle.
Les gaulois installent des fours à sel aux Champs-Plats, au Boisaunin et à La Taillée. Pendant des siècles, l'exportation de sel vers les îles britanniques, Dantzig et Riga, fait la richesse de la ville.
Le fort du Collet domine à la fois le prieuré Saint-Laurent et l'ancien port. Au XIème siècle, un commandant surveille ce lieu. Pendant la guerre de cent ans, des armées différentes occupent cette position donnée, en 1336, par Jean IV de Bretagne, à l'anglais Gauthier-Huet, pour le récompenser d'avoir lutté contre le roi de France. C’est au large du Collet qu'Henri IV, en 1588, fait croiser sa flotte huguenote. En 1674, pendant la guerre de Hollande, l’escadre hollandaise entre en baie et débarque des troupes à Noirmoutier, ruinant cette île pour longtemps. Pendant la Révolution, les forces navales de la Baie de Bretagne sont basées en Collet et à Bouin. Enfin, sous la Terreur, une cinquantaine de femmes et d’enfants sont embarqués au Collet pour être noyés dans la Baie sur l’ordre du Comité révolutionnaire de Nantes. La forteresse est probablement démolie sous le règne de Louis XIV : on ne voulait pas qu'elle tombe aux mains des Anglais. En 1807, on trouva, en faisant des fouilles, à peu de distance de la maison, plusieurs squelettes qui avaient dans la bouche une pièce de monnaie. Le couvent Saint-François des Cordeliers est fondé par Gérard de Machecoul et son épouse Aliénor de Thouars en 1332.
Le premier maire de Bourgneuf-en-Retz se nomme Pierre Mourain (1740-1793, né le 29 février 1740 à Bourgneuf en Retz, fils de Pierre Mourain, notaire et procureur aux sièges de Bourgneuf et Pornic, et de Juliette Rousseau). Il est massacré en 1793 par les Vendéens : une colonne de 600 hommes sous les ordres de Ripaud de la Cathelinière de Frossay, s'arrête à Bourgneuf et, le 24 mars 1793, Pierre Mourain est abattu par La Cathelinière d'une décharge de deux pistolets dans la poitrine au lieu-dit «La Foliette» (".... il reçut la décharge de pistolets de La Cathelinière, et comme il respirait encore, il fut achevé à coup de pelle par deux misérables. Madame Salaün, propriétaire, tomba sous la première décharge, en expiation du crime d'avoir un perroquet qui répétait : Vive la Nation, passe bougre d'aristocrate !"). A noter que le commissaire du canton de Bourgneuf de 1796 à 1800 est Louis Gouy, secondé par Pierre Mourain, Hymène de Fonteveau, Pierre-Marie Goullin, Bruère, Paumier, Le Retz, Biré, .... La voie ferrée Nantes-Pornic passe à Bourgneuf-en-Retz en 1875. En 1854, le choléra et le typhus font une centaine de morts.
Note 1 : En 1648, Julien Cocquelin est élu régent des écoles de Bourgneuf-en-Retz, et en 1711, il est décidé l'établissement d'une école charitable de filles. En 1843, il entre au Collet 233 navires dont 45 jaugeant en moyenne 35 tonneaux. En 1852, le trafic porte sur 3 000 tonneaux de produits divers dont plus de la moitié en sels. En 1871, 80 navires seulement entre dans les ports du Collet et du Fresne.
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Bourgneuf-en-Retz : les Goullin, Charrueau, Mourain, Bruère. Ils sont d'ailleurs tous alliés (mariage en 1796 de Benoist Goullin et Félicité Mourain, de François Bruère et Thérèse Mourain, de Pierre Mourain et Marguerite Garnier de Mulnière), ....
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PATRIMOINE de BOURGNEUF-EN-RETZ
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l'église Notre-Dame-de-Bon-Port (1863-1893-1972), située rue de l'Eglise et œuvre de l'architecte Gilée et des sculpteurs Potet et Vallet. Elle se trouve sur l'emplacement d'une église, fondée en 1458 par René de Rais (ou Retz), seigneur de Bourgneuf-en-Retz, ainsi que d'une ancienne chapelle datée du XIIIème siècle. Le seigneur de Bourgneuf-en-Retz était en cette ville fondateur et prééminencier de l'église paroissiale N.-D. de Bon-Port. Cette église est démolie en 1878. L'actuel clocher date de 1893. A l'intérieur, le regard s'arrête sur les chapiteaux sculptés surmontant des demi-colonnes de granit, sur un magnifique crucifix de la fin du XVème siècle. La sacristie est décorée de belles boiseries de style Louis XV. La statuette de "la Vierge à l'Enfant", en bois, date du XVIIIème siècle. La statuette de "Saint Paul bénissant", en bois, date du XVIIIème siècle. La bannière de procession rouge, offerte par Napoléon, date de 1791 : les fleurs de lys ont été enlevées au cours de la Révolution. L'orgue, œuvre des facteurs Le Mintier et Gloton, date de 1925 ; | |
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l'église de Saint-Cyr-en-Retz (1898). L'église primitive, qui date de 1262, est bâtie par le seigneur de La Noë-Briord. Cette église est incendiée durant la Révolution vers 1794. Un nouveau lieu de culte est alors édifié à l'emplacement du cimetière. La peinture, située derrière les fonts baptismaux, date du XVIIème siècle. La bannière de Saint-Cyr et sainte Juliette date du XIXème siècle ; | |
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la chapelle de l'Hôpital qui date de 1722. Le retable date de 1722 et représente l'Assomption : au-dessus du retable se trouve une statue de saint Laurent (XVème siècle) qui provient de l'ancienne chapelle du prieuré Saint-Laurent. Les Cordeliers de Bourgneuf avaient édifiés dès 1427 un hospice dans leur enclos, ainsi qu'une chapelle dédiée à saint Jean. Un nouvel hôpital est construit en 1628. Non loin de là s'élevait encore la chapelle du prieuré Saint-Laurent qui tombe en ruine, en 1716, suite à une violente tempête ; | |
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la croix (1713) de la chapelle de l'hôpital. Cette croix surmontait autrefois le toit de la chapelle de l'hôpital ; | |
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le colombier de la Guérivière (XVIIIème siècle), situé dans le parc du château de La Guérivière ; | |
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le manoir de la Noë-Briord (1888), œuvre de l'architecte J. Montfort. Il s'agit du siège de la seigneurie de La Noë-Briord. En 1681, par lettres patentes, Louis XIV crée la châtellenie de la Salle en Fresnay en unissant à la seigneurie de la Salle celle de Noë-Briord qu'avait achetée en 1675 Henri de Bastelart d'avec Henri Le Petit de Vernon, marquis de la Chausserais. A noter que le manoir de la Noë-Briord et ses métairies relevaient toujours de la châtellenie de Bourgneuf ; | |
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la fontaine des Jalberges (XIXème siècle) ; | |
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le musée du Pays de Retz (1962), situé rue des Moines et œuvre de l'architecte Jean Mounès. Il retrace l'histoire du pays de Retz depuis la préhistoire jusqu'au XXème siècle. Il s'agit d'une ancienne dépendance du couvent des Cordeliers. Le porche date de 1773 ; | |
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9 moulins dont ceux de Petit Moulin, Grand Moulin, deux moulins de la Touche, du Coteau, de l'Hôpital, de St Cyr, de l'Arzelier ou l'Arzeillais (1696). Ce dernier moulin s'arrête de fonctionner en 1957 ; |
A signaler aussi :
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le menhir de la pierre folle (vers 2 500 avant Jésus-Christ), situé à La Frazelière ; | |
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l'ancien marais salant (XVIIème siècle). On relève parmi les propriétaires de marais salants : les Brie-Serrent, Condé, Jousseaume de La Bretesche, Escoubleau de Sourdis, La Roche-Saint-André, Barrin de La Galissonnière, de Bruc de Montplaisir, Leloup de Chasseloire, .... On produit au XVIIIème siècle près de 30 000 tonnes de sel. Au milieu du XIXème siècle, près de 1 288 personnes vivent des marais-salants. En 1840, "Bourgneuf expédie chaque année, tant par terre que par mer, environ trois millions de kilos de sel" et "ne le cède en rien à Pornic pour le commerce des céréales" ; | |
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l'ancienne Salorge (XVIIIème siècle), située rue de La Taillée ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BOURGNEUF-EN-RETZ
La
seigneurie de Bourgneuf, dont le chef-lieu était la petite ville de Bourgneuf-en-Retz,
semble avoir été créée par les seigneurs de la Benaste dans le courant du
XIIIème siècle. Girard de Machecoul, sire de la Benaste, est le premier
seigneur connu de Bourgneuf-en-Retz. Ses successeurs à. la Benaste possédèrent
Bourgneuf que vendit en 1439 Gilles de Rays au duc Jean V ; ce prince en fit don
à son frère le connétable de France Arthur de Richemond. Après la mort de
Gilles de Rays, ses héritiers reprirent possession de Bourgneuf qui fut uni en
1581 aux autres seigneuries formant le duché de Retz. La châtellenie de
Bourgneuf ne s'étendait qu'aux quatre paroisses : Bourgneuf, Saint-Cyr, Fresnay
et Saint-Hilaire-de-Chaléons.
Aux derniers siècles les hautes justices de Bourgneuf et de Prigny se trouvaient unies en une seule exercée en l'auditoire de Bourgneuf-en-Retz. Le seigneur de Bourgneuf avait le droit « de tenir sa ville de Bourgneuf close, fermée et ceinturée de murailles »,— droit d'y tenir « un marché chaque samedi, avec coutumes sur les marchandises, et deux foires chacun an, l'une le 10 aoûst jour saint Laurent et l'autre le 9 octobre jour saint Denis, avec droits de coutumes et trépas » ; — « droit de contraindre les subjects, par saisie de leurs biens, de conserver et réparer les chaussées et digues de la mer proche les marais dudit Bourgneuf et de réparer les estiers » — « droit d'obliger les pescheurs de Bourgneuf à faire voir leurs poissons au commis du seigneur avant de les mettre en vente, afin qu'il en prenne ce qu'il lui plaira en payant raisonnablement ; de plus des esturgeons et poissons royaux ledit seigneur peut prendre la teste et quatre doigts sur les empanons sans aucun paiement » ; — enfin « droit d'ancrage sur les vaisseaux qui ancrent au havre de Bourgneuf, et doibvent les maistres desdits vaisseaux faire enregistrer leurs noms et demander permission de lester, décharger, etc. » (Déclaration du duché de Retz en 1674).
Au seigneur de Bourgneuf appartenait aussi la moitié des droits de passage du port de la Roche, dont l'autre moitié revenait au seigneur du Bois-de-Machecoul « à cause de sa sergentise » (Déclaration du duché de Retz en 1674).
Il n'y avait point de château à Bourgneuf-en-Retz et il ne semble même pas que le seigneur du lieu ait fortifié jamais cette petite ville quoiqu'il en eut le droit. Le domaine proche de la châtellenie se composait du manoir du Bois-Onain avec sa métairie et sa fuie — de trois étangs et d'un moulin à eau —de halles, deux fours à banc, auditoire et prison dans la ville même de Bourgneuf-en-Retz — de huit moulins à vent, — de salines, prés et pastureaux — de dîmes de blé, lin, laine, agneaux, pourceaux, etc. (Déclaration du duché de Retz en 1674).
Le
seigneur de Bourgneuf-en-Retz était en cette ville fondateur et prééminencier
de l'église paroissiale N.-D. de Bon-Port, d'un hôpital et d'un couvent de
Cordeliers. On voyait encore en 1780 dans l'église de ce dernier monastère les
sépultures des seigneurs fondateurs : c'était à l'entrée du sanctuaire, une
pierre tombale sur laquelle on lisait cette inscription à demi effacée : « Cy gisent monsour Gérard de Machecoul, seigneur de la Benaste, (et
dame Aliénor sa femme, qui fondèrent) ce couvent le 1er octobre l'an 1332
(pour) les Frères Mineurs, et firent faire l'église ; ledit Gérard mourut le
31 octobre 1343 et la dame Alléoneur trespassa le 26 février l'an 1363. Priez
Dieu qu'il ait mercy de leurs asmes ».
Plus loin, dans le choeur même, se trouvait un tombeau « en pierre grise sur lequel sont deux statues couchées en pierre, les
figures et les mains en albâtre ; et autour est escrit : Cy gisent monsour Loys
de Machecoul, fils aisné et héritier de feu monsour Gérard de Machecoul,
seigneur de la Benaste et du Rourgneuf en Raiz, et madame Jehanne (sa femme) ;
lequel seigneur Loys mourut le 6ème jour de septembre l'an 1360 et ladite dame
Jehanne trespassa le 15ème jour d'apvril l'an 1345 (lire 1349).
Priez Dieu pour eux » (Prise de possession du duché de Retz en 1780) (abbé
Guillotin de Corson).
(à compléter)
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