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BOTSORHEL

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La commune de Botsorhel (pucenoire.gif (96 octets) Bodsorc'hel) fait partie du canton de Plouigneau. Botsorhel dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOTSORHEL

Botshorhel vient de l’ancien breton « bot » (château) et de "Sorc’hell" (s’élever). D'après Guillaume Le Jean, l'étymologie de Botsorhel serait : le Buisson de la vallée sauvage.

A l'origine, Botshorhel fait, semble-t-il, partie de la paroisse primitive de Plouégat-Moysan. Le bourg de Botshorhel prend naissance près d'une demeure ou d'un ancien château situé, semble-t-il, à proximité de l'enclos paroissial. 

On trouve les appellations suivantes : Bocorzer (vers 1330), Botsorcher (fin XIVème siècle), Botsorser (lettre du duc de Bretagne du 8 juin 1425), Botsorder (en 1499), Botsorher (en 1504 et 1663),  Botsorchel (en 1663).

Note : liste non exhaustive des Recteurs de Botsorhel : - 1677 : Pierre Plougonven. - 1692-1709 : François Callain (ou Calaix). - 1709-1750 : Théophile le Guichoux, du diocèse de Quimper. - 1750-1771 : Jean de Coetanlem. - 1771-1781 : Antoine le Bourdelès. - 1781-1790 : Colle. - 1791-1803 : M. J. Clastrou, prêtre constitutionnel ; en Juillet 1803, il bénit une nouvelle cloche pour remplacer celle qui fut brisée par le tonnerre en 1796. - 1804-1808 : Yves Nigeou, vicaire à Plougonven en 1766 ; prisonnier aux Carmes de Brest en 1791, au Château en 1792, déporté en Espagne, enfermé à la citadelle de Ré, libéré le 26 Mai 1800. - 1800-1818 : Yves Le Foll. - 1818-1831 : Olivier Mear. - 1831-1838 : Bernard Teurnier. - 1838-1847 : Paul Le Saint. - 1847-1862 : François Rolland. - 1862-1866 : Guillaume Le Guen. - 1866-1868 : Théodore Le Briero. - 1868-1872 : François-Hervé Manchec. - 1872-1873 : Félix Berthou. - 1873-1875 : Yves Mingant. - 1875-1885 : Jean-Marie Abjean. - 1885-1889 : François-Claude Vigouroux. - 1889-1897 : Mathieu Diraison. - 1897-1903 : Louis Corre. - 1903 : Jean-Louis Guenver, ... Liste non exhaustive des vicaires de Botsorhel : - 1828-1831 : Yves Tillizien. - 1831-1832 : Yves l'0llivier. - 1832-1845 : Charles Bodeur. - 1845-1860 : Joseph Le Roux. - 1860-1860 : Félix Berthou. - 1860-1865 : François-Marie Favé. - 1865-1866 : Jules Daniélou. - 1866-1868 : Yves Scouarnec. - 1868-1871 : Charles Siou. - 1871-1873 : Jean-François Le Roux. - 1873-1884 : Hippolyte Péron. - 1884-1887 : Louis-Marie Lein. - 1887-1888 : Jean-Marie Traon. - 1888-1893 : Gilles Rannou. - 1893-1898 : Pierre-Marie Daniel. - 1898 : François Sellin, .... Prêtres originaires de Botsorhel depuis le Concordat : - Le Balc'h, Jean, prêtre le 12 Avril 1818. - Le Scornet, Alain, prêtre le 22 Décembre 1821. - Cosquer, François-Marie, prêtre le 25 Juillet 1898, ... 

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PATRIMOINE de BOTSORHEL

l'église Saint-Georges (XVIIème siècle). Sauf la tour, encastrée et datée de 1675, l'édifice actuel est moderne et comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur, accosté de deux chapelles et terminé par un chevet polygonal. L'église contient plusieurs statues anciennes : petit Christ en robe rouge, saint Brandan (XVIème siècle), saint Georges (XVIème siècle), saint Michel, saint Eloi, saint Sébastien, sainte Barbe (XVIème siècle), saint Grégoire et deux Ecce Homo,... ; 

Nota 1 : L'église de Botsorhel déliée à saint Georges est moderne, sauf la tour, datée sur la façade de 1675 et assez originale comme ensemble. On y remarque comme statues anciennes ; — Au maître-autel, Saint-Eloi, en costume de forgeron, avec un tablier de cuir, tenant une barre de fer, et un marteau, auprès de lui, une enclume et un petit cheval. Dans la chapelle de droite du transept : — Christ en robe rouge, d'assez petite dimension, 0 m. 60 ou 0 m. 70, fixé sur une croix moderne avec cette inscription : Regnavit a ligno Deus. Deux Christs aux mains liées, après la flagellation, l'un assis, l'autre debout provenant de la chapelle Christ. — En face de l'autel, belle statue restaurée de saint Brandan, provenant de sa chapelle ruinée en Botsorhel. Les orfrois de sa chape sont chargés de personnages sculptés. Dans la chapelle de gauche du transept : — Saint Sébastien percé de flèches — Sainte Barbe avec sa tour — Evêque et abbé sans noms — Saint Grégoire bénissant, avec la tiare et la triple croix. Ces trois dernières statues proviennent également de la chapelle Christ. — Un Saint Michel, de grandeur naturelle, provenant de l'ancienne chapelle du cimetière, désignée sous le nom de chapel an Ael mad, elle datait de 1575 et a été démolie en 1867. Christ ancien, en face de la chaire, provenant de la chapelle de Brevara, restauré par M. Le Corre, recteur. Au bas de l'église, au-dessus des fonts baptismaux, belle statue équestre de saint Georges. Armé de toutes pièces, avec casque, cuirasse, brassards et jambières, et chevauchant un coursier somptueusement harnaché, il plonge sa lance dans la gueule d'un affreux dragon vert à demi couché à ses pieds, et qui déchire de l'une de ses pattes le poitrail du cheval. L'un des coins de la selle de saint Geor­es porte un écusson : d'azur à la croix d'argent. L'esprit populaire a localisé dans le pays même la légende du saint patron de la paroisse. Non loin de la chapelle du Fouennec, dans un taillis dit Coat-ar-Sarpent, on voit une pierre portant l'empreinte grossière du fer d'un cheval, et l'on dit que saint Georges combattit en cet endroit un féroce dragon qui se nourrissait de victimes humaines et avait, ce jour-là, réclamé la fille du roi du pays. Saint Georges, qui traversait justement le canton, s'enquit des causes de la désolation universelle, et accompagna lui-même la jeune fille jusqu'à l'antre du dragon, qu'il tua après une lutte terrible. Le roi et ses sujets se convertirent au christianisme. Cette tradition est calquée sur les actes de la vie de saint Georges, d'après lesquels il tua, dans les mêmes circonstances, un monstrueux dragon près de Sylène, en Lybie (MM. Peyron et Abgrall, 1903).

la chapelle du Christ (1738 ou 1788). Chapelle néo-gothique de forme rectangulaire (portant la date de 1738), elle possède un clocher mur à une chambre de cloche. Elle abritait jadis plusieurs statues : Christ imberbe debout (XVIIIème siècle), sainte Vierge, saint Grégoire, saint Georges, saint Michel, sainte Barbe, sainte Marguerite qui ont trouvé aujourd'hui pour certaines refuge à l'église paroissiale ; 

Nota 2 : Cette chapelle du Christ est située à près de 3 kilomètres au Sud-Est de Botsorhel, à gauche du chemin de Guerlesquin. C'est un petit édifice très simple, rectangulaire, percé sur les deux faces de deux fenêtres cintrées, avec une porte latérale à droite. Au-dessous du clocheton, se lit la date de 1738. Cependant l'arcature en talon de la crédence du maître-autel indique une époque plus ancienne. L'autel est surmonté d'un tableau sur toile, figurant le Christ debout sur le globe du monde, et entouré d'anges adorateurs, dont l'un tient un cartouche portant ce mot : Charitas. A gauche, est la statue du Christ, assez singulière, car le sculpteur s'est complètement écarté du type traditionnel, et son Christ est représenté debout, avec une mine florissante, sans barbe, chevelure bouclée, tenant d'une main le globe du monde et élevant l'autre, comme pour parler ou pour bénir. Il ne doit remonter qu'au XVIIIème siècle, ainsi qu'une jolie sainte Barbe, aujourd'hui en l'église paroissiale. C'est de cette chapelle que doit provenir le Christ en robe rouge qui se trouve maintenant à l'église paroissiale. Contre les murailles de gauche, sont les statues de : 1° — Un Saint portant une armure romaine, casque et cuirasse. Il tient (ou plutôt tenait) une lance dans la main droite et une épée dans la gauche (Saint Maurice ou saint Théodore ?) (Note : M. Le Corre, ancien recteur de Botsorhel, pense que cette statue est un saint Georges dont le cheval a disparu. On remarque en effet que les jambes du chevalier sont écartées outre mesure). 2° — Une Sainte-Vierge aux mains jointes. 3° — N.-D. de Bon-Secours. — Statue gothique en chêne, portant un petit Enfant-Jésus bénissant. Contre la muraille de droite : — Saint Michel avec un bouclier au monogramme du Christ et levant son épée. — Sainte Marguerite portant une croix, debout sur le dragon. — Au bas de la chapelle, statue de sainte Anne. Un peu à gauche de la chapelle, dans une prairie, est la fontaine avec fronton et piscine en granit. Du tertre de la chapelle, la vue est belle sur la vallée et les bois du château de Keraël, dominés par une suite de sauvages collines rocheuses, dont la plus haute, ar Menez Charuel, portait jadis la citadelle de ce nom, berceau du fameux Yvon Charnel, vicomte de Guerlesquin, capitaine de Morlaix et l'un des champions du combat des Trente, en 1351. Les seigneurs de Keraël-Kergariou étaient prééminenciers de cette chapelle. « Cette chapelle a été donnée à la fabrique par Madame de Lanidy par acte du 1er Août 1827 et autorisé par décret du 24 Octobre 1827. On y célèbre deux pardons : le grand pardon a lieu le dimanche de la Trinité ; on y chante la grand'messe et les vêpres. Au petit pardon, le 4ème dimanche de Septembre, on chante simplement les vêpres à la chapelle. La procession s'y rend également le premier jour des Rogations. Le jour du grand pardon, les paroissiens voisins de la chapelle Christ s'y rendent de bon matin en pèlerinage lorsqu'ils veulent obtenir une grâce. Cet acte de dévotion doit se faire en silence depuis le départ de la maison jusqu'au retour au logis. On est dans l'habitude d'envoyer à cette chapelle les petits enfants pour les faire marcher et parler de bonne heure » (M. Diraison, recteur de Botsorhel en 1893).

l'ancienne chapelle Saint-Ener (Xème siècle), aujourd'hui disparue ; 

l'ancienne chapelle Saint-François, située jadis au Fouennec et aujourd'hui disparue. Cette chapelle dépendait du manoir du Fouennec, aujourd'hui démoli ; au début du XXème siècle, on n'en voit plus que les vestiges, sur un petit placitre à droite de la ferme. On conservait jadis au Fouennec une statue de Saint-François qui en provenait et qui était patron de la chapelle ;

l'ancienne chapelle Sainte-Anne (XVIIIème siècle), située jadis près de Kerael et fondée par l’abbé Calloet de Lanidy (décédé vers 1750). Elle est détruite pendant la Révolution. « Chapelle en ruine sous le vocable de Sainte-Anne, au château de Kerael ; elle n'a pas été ouverte au culte depuis la Révolution, elle avait été construite par M. l'abbé Calloet de Lannidy, qui mourut vers l'an 1750 ». (Note de M. Diraison)  ; 

l'ancienne chapelle du cimetière (1575), dite Chapel-an-Ael-Mad, détruite en 1867. Elle avait été édifiée dans le cimetière en 1575. La statue de saint Michel en provient ;

l'ancienne chapelle Saint-Brandan (XVIème siècle) située non loin de l'ancien manoir de Brévara et dont les ruines étaient encore visibles en 1900. La statue de saint Georges est conservée au manoir, celle de saint Eloi (1664) au presbytère ;

Nota 3 : La chapelle de Saint-Brandan se trouvait à 5 kilomètres environ au Sud de Botsorhel. C'était un édifice du XVIème siècle, tombé depuis le milieu du XIXème siècle en ruines, et dont les restes ont été rasés au début du XXème siècle. Sur la façade était la date de 15.. ?, surmontée d'un écusson chargé de trois jumelles, armes des du Parc de Brévara. La statue du saint patron, qui a été conservée longtemps dans le manoir de Brévara, est maintenant dans l'église paroissiale. On raconte que, vers la fin du XIXème siècle, on l'y avait déjà transférée, mais que la nuit qui suivit sa translation, la statue revint d'elle-même à Brévara. Quelques autres statuettes étaient aussi conservées au manoir, entre autres un saint Georges armé de toutes pièces, chevauchant un destrier, et un saint Eloi posé sur un socle daté de 1664 et offrant les armes pleines de la famille du Parc : d'argent à trois jumelles de gueules. Cette statue fort mutilée est au presbytère de Botshorel. On y voyait encore la cloche de la chapelle qui portait cette inscription : LAN 1698-JESUS-MARIA-JOSEPH-JOACHIM-ANNA et un écusson parti de trois jumelles et d'un fascé ondé accompagné en chef d'une pomme de pin, armes de Charles du Parc, écuyer, seigneur de Brévara, et de sa femme, Marguerite Pinart du Fouennec, vivante à cette époque. Il y avait près de la chapelle une fontaine avec petit édicule. On venait y invoquer saint Brandan contre la fièvre et les maux de tête (M. Abgrall).

la croix de Kroaz-an-Alleguen ou Halleguen (XVème siècle) ; 

les douves et vestiges du château de Kergariou (XVIème siècle). Les seigneurs de Kergariou étaient fondateurs de l'église de Botsorhel. Deux tumulus dans une lande voisine sont appelés : tombeaux du marquis et de la marquise de Kergariou. Une des anciennes familles propriétaires du lieu était la famille Penhoët ; 

la croix de Saint-Ener ou Croas-Sant-Ene ou Croas-Sant-Dener (1813) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière (1880), Brouhel (XVIème siècle), Croaz-Christ (1932), Kergouézou (XVIIème siècle) ; 

la fontaine de Kerizella (XVIIIème siècle) ; 

la ferme de Kergariou (XVIIIème siècle) ; 

le château ou manoir de Keraël, propriété jadis de la famille Clisson (seigneurs de Keralio et Keraël), puis résidence du comte de Guerdavid, ancien maire de Botsorhel ;

la maison « la bergerie » de Kergariou (XVIIIème siècle) ; 

A signaler aussi : 

les tumuli de la croix Saint-Ener (âge de bronze) ; 

le lavoir de Kerzella (XIXème siècle) ;

l'ancienne ferme ou manoir de Brévara (XVIème siècle), aujourd'hui détruit. Propriété jadis de la famille Derian. On y trouvait aussi un écusson chargé de trois jumelles, armes des du Parc de Brévara. La statue du saint patron se trouve aujourd'hui dans l'église paroissiale. L'eau de la fontaine consacrée guérissait de la fièvre et des maux de tête ;

Nota : Monuments anciens : - Cinq ou six menhirs détruits, sur les hauteurs de Crec'h-Peulven. - Deux tombelles situées au carrefour de la route de Scrignac à Guerlesquin et du chemin de la chapelle Saint-Ener. - Camp de Kergariou, qui paraît être plutôt l'emplacement d'un château moyen-âge. - On remarque trois tumulus formés en grande partie de pierres, tout près du lieu dit La Croix du Christ, entre cette localité et le village du Bodou (Bulletin de la Société archéologique). 

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ANCIENNE NOBLESSE de BOTSORHEL

La maison seigneuriale de la paroisse était le château de Kergariou, situé au Sud du bourg, dans la montagne d'Arrée. Cette terre, avec haute et basse justice, appartenait en 1425 à Jean du Penhoat, amiral de Bretagne. (Lettres du duc du 8 Juin 1425 pour ordonner le transfert des «  hommes, rentes et héritages, fiefs, seigneureries et obéissances ....... ès paroisses de Guerlesquin, Ploegrois, Boltorer, etc, ..... ) » qui appartenaient au dit sire du Penhoat, de la châtellenie de Guingamp en la châtellenie de Morlaix (Dom Morice, Preuves. 11. 1175). En 1543, Kergariou était possédé par Claude de Malestroit, sieur de Keraër ; il passe ensuite aux Jourdain et fut acquis en 1657 par Rolland Calloët, seigneur de Lannidy et de Lostanvern, pour 90,000 livres. Il resta dans cette famille jusqu'à la Révolution. La motte de l'ancien château se voit encore près du hameau de Kergariou, dans un bas-fond. C'est une esplanade rectangulaire mesurant environ 50 mètres de long sur 35 mètres de large à l'intérieur, avec un retranchement en terre et de profondes douves remplies d'eau. On ne distingue plus dans l'enceinte que des monceaux informes de pierres. L'entrée de la place était au Nord. Ce château a dû être détruit pendant les guerres de la Ligue. La tradition locale rapporte qu'il fut bombardé et ruiné la même nuit que les châteaux voisins de Charuel, en Guerlesquin, et de Kerviniou, en Plouigneau. Les autre principales terres nobles de Botsorhel étaient :

1° Brévara, aux Derrien (1543) et du Parc par alliance. L'ancien manoir doit dater de la fin du XVIème siècle et a une tourelle accolée à sa façade. De ce manoir dépendait la chapelle de Saint-Brandan, aujourd'hui rasée.

2° Le Fouennec, aux Pinart, vers 1640. Ce manoir est démoli, ainsi que sa chapelle dont il ne reste d'autre souvenir qu'une statue de Saint-François dans la ferme actuelle.

3° Lostanvern, à la famille du même nom (1309), aux Toupin (1499), aux Jourdain (1543), puis Calloët par alliance. Ce manoir avait une chapelle prohibitive dans l'ancienne église de Botsorhel et un banc dans celle de Lannéanou.

4° Keraël. — Annexe de Kergariou. Aux Charnel en 1350, aux Jourdain en 1545, puis Calloët et le Rouge de Guerdavid par alliance. Il y a à Kerahel un château moderne au bord d'un étang, dans un très beau site, avec chapelle.

5° Keranguen. — Résidence en 1669 de Jean Bonaventure de Keranguen (issu d'une famille de Plouénan ), sieur de Trédillac. L'ancien manoir existe encore avec les débris d'une chapelle.

Aux montres de 1427 à 1453, on mentionne que Derian est le seigneur de Trédillac, que Charuel est le seigneur de Kerahel, que du Parc est le seigneur de Brévara et que Du Botglazec est le seigneur de Kermadio.

Rouge (Le), sr. de Trédillac, en Botsorhel, — du Moguérou et de Kervoaznou, en Plougonven, — de Coëtsal, — de Penfeunteniou, en Sibéril, — de Ruzunan, en Plougoulm, — de Lesplouénan en Plouénan, — de Kergoulouarn et de Traonlen, en Plouvorn. Ancienne extraction. — Neuf générations en 1669. — Réformes et montres de 1427 à 1543, en Plougouven, Plouigneau et Botsorhel, évêché de Tréguier. Blason : Ecartelé, aux 1 et 4 : d'argent, au lion morné, coupé de sable et de gueules, qui est Lesquélen ; aux 2 et 3 : burelé de dix pièces de gueules et d'argent, qui est Penfeunteniou. François, juveigneur d'Ancremel, épouse, vers 1400, Marguerite de Lescorre. — Jean, sr. de Guerdavid, leur arrière petit-fils, épouse Françoise de La Tour, dont : 1° Hervé, qui a continué la branche de Guerdavid ; 2° Olivier, vivant en 1513, marié à Marie de Roc'huel, auteur de la branche de Rusunan. Olivier, sr. de Moguérou, salade dans la garnison de Brest en 1595, en épousant, en 1606, Jeanne de Lesquélen, dame de Penfeunteniou, prit les armes de Lesquélen, écartelées de Penfeunteniou. La branche de Trédillac s'est fondue dans Keranguen. Jean-Claude Ier de Kersauson, sr. de Kerdrel, épousa, en 1673, Marie-Louise Le Rouge de Kergoulouarn. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Botshorel

Olivier BOTGLAZEC (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ; 

Jehan CARN (10 livres de revenu) : comparaît armé d’une jusarme ; 

Roland DU PLESSEIX de Kerahuel (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan KERAUDREN 560 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ; 

Yvon LE TOUR ou LA TOUR (10 livres de revenu) : comparaît armé d’une jusarme ; 

Yvon PASQUELIN (7 livres de revenu) : défaillant ; 

Jehan TOUPIN (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Yvon TREUSGUERN (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane.

La réformation de 1543 indique à Botsorhel 26 maisons nobles, dont les principales sont :

Penhoët, seigneur de Kergariou : d'or à la fasce de gueules. Devise : Red eo.

Charuel : de gueules à la fasce d'argent. Devise : Kalonec a drec'h bep tra.

Jourdrain : d'azur au croissant d'argent. Devise : Servire Deo, regnare est.

Derrien : de gueules à 5 coquilles d'argent en sautoir. 

Pinart : fascé ondé de 6 pièces d'or et d'azur, au chef de gueules chargé d'une pomme de pin d'or.

Parc (du) : d'argent à 3 jumelles de gueules. Devise : Vaincre ou mourir.

Lostanvern : d'argent à la barre de sable accostée de 2 merlettes de même.

Taupin : Vairé d'argent et de sable.

Calloët : d'or à la fasce d'azur surmonté d'une merlette de même. Devise : Advise-toi.

Keranguen : d'argent à 3 tourteaux de gueules. Devise : Laka evez

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