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LA BOSSE-DE-BRETAGNE

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La commune de La Bosse-de-Bretagne (bzh.gif (80 octets) Bosenn) fait partie du canton du Sel-de-Bretagne. La Bosse-de-Bretagne dépend de l'arrondissement de Redon, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA BOSSE-DE-BRETAGNE

La Bosse-de-Bretagne vient de "boce" désignant un petit village entouré de bois. 

La Bosse(-de-Bretagne) est citée pour la première fois en 1218. Le fief de La Bosse appartient alors, semble-t-il, à Alain Giffart, seigneur de La Roche-Verrion à Tresboeuf. Ce dernier confirme en effet le prieur de Tresboeuf dans la possession de ses droits seigneuriaux, de ses moulins et de ses domaines situés dans le territoire de La Bosse (Bosse-de-Bretagne) et aux environs, "dominica et molendina et prœdia in campo de la Boce et in campo Bodeir et Lencheloere" (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 115). Ce prieuré de Tresboeuf dépend de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Nous trouvons mention d'une chapelle de La Bosse au XVème siècle, et elle est alors désignée sous le nom de "Nostre-Dame de la Boce", mais elle doit être beaucoup plus ancienne et remonte, semble-t-il, au XIème ou XIIème siècle. 

En 1679, c'est le seigneur de La Filochaie (ou Filochaye) au Sel qui possède le fief de La Haute-Bosse. Quant au fief de La Bosse, il appartient au seigneur de La Marzelière-en-Bain. 

Le territoire de La Bosse est, avant la Révolution, partagé entre les deux paroisses de Saulnières et de Lalleu (Lalleu-Saint-Jouin). Les habitants de La Bosse sont alors spirituellement administrée alternativement par les recteurs de Saulnières et de Lalleu, au moins quant à la sainte messe. En effet, une sentence du Présidial de Rennes datée du 21 janvier 1677, règle le service divin que doit faire ces deux recteurs dans la chapelle de La Bosse. Il est dit que le recteur de Saulnières doit "célébrer, de trois dimanches l'un et le lendemain des festes de Pasques, la Pentecoste et Noël, la messe dans la dite chapelle de La Bosse et y dire les vespres à la manière accoustumée". Quant au recteur de Lalleu, "il y fera pareillement le service divin de quatre dimanches l'un, le jour et feste de la Trinité et les troisiesmes féries de Pasques, Pentecoste et Noël". Les autres dimanches et fêtes, où les recteurs de Saulnières et de Lalleu ne sont point tenus de venir dire la messe à La Bosse, les offices sacrés y sont célébrés par un chapelain que nomme le recteur de Saulnières (archives paroissiales de Lalleu). 

Le Pouillé de Rennes stipule qu'il est à remarquer, toutefois, que le recteur de Lalleu conservait le droit de célébrer la messe dans la chapelle de La Bosse « tous les jours et dimanches » que celui de Saulnières n'y devait pas venir, et cela « pour la commodité des paroissiens habitant proche ladite chapelle ». Un arrêt du Parlement de Bretagne, du 21 juin 1677, régla même que le chapelain, nommé par le recteur de Saulnières, ne pourrait point « troubler ledit recteur de Lalleu dans ses fonctions pour ses paroissiens », et que ce dernier aurait droit « d'avoir pour cet effet une clef de la chapelle de La Boce et mesme des ornements et une clef du tabernacle, pour administrer les sacrements lorsque besoin sera » (Archives paroissiales de Lalleu). Comme l'on voit, cet arrangement de choses, tout extraordinaire qu'il nous paraisse aujourd'hui, n'empêchait point les habitants de La Bosse de jouir facilement de tous les avantages du culte divin. Chacun d'entre eux s'y plaçait sous la direction de son recteur : catéchisé par lui, administré également par lui, il pouvait se marier dans sa chapelle et y reposer au milieu de sa famille dans le cimetière trévial. Au XVIIème siècle, les mariages et les sépultures se faisaient fréquemment à La Bosse ; le baptême seul ne pouvait être reçu qu'en l'église paroissiale. La chapelle de La Bosse avait sa fabrique particulière, et il nous est resté un beau registre bien complet des Comptes des trésoriers de La Boce de 1543 à 1631 ; il est actuellement déposé aux archives paroissiales de Saulnières. Ce registre, qui offre malheureusement peu de détails, nous apprend toutefois que les trésoriers de La Bosse rendaient, au XVIème siècle, leurs comptes au recteur de Saulnières ou à son curé, ou tout au moins en présence de l'un ou l'autre. On y trouve aussi mentionné l'usage, constant à cette époque, de distribuer du vin de communion à Pâques ; ce qui prouve que le recteur de Saulnières tolérait alors la communion pascale dans la chapelle de La Bosse. D'après la tradition, les deux recteurs de Saulnières et de Lalleu se partageaient à peu près les dîmes du territoire de La Bosse ; mais le premier dîmait à la treizième gerbe, tandis que le second ne levait que la trente-et-unième gerbe (Registre paroissiale de La Bosse).

Considérée jusqu'à la Révolution comme trève de Saulnières, la Bosse (Bosse-de-Bretagne) est érigée en succursale par ordonnance du 16 juillet 1803, et Mgr de Maillé nomme Julien François Louis Posson pour la desservir. Par décret du 30 septembre 1807, la succursale est rattachée au Sel-de-Bretagne de 1807 à 1826. C'est le 16 juin 1826, par ordonnance rendue par Charles X, que La Bosse-de-Bretagne devient définitivement une paroisse. Trois ans après, Mgr de Lesquen visite l'église et le presbytère de La Bosse-de-Bretagne, le 4 juin 1829, et promet aux habitants de leur envoyer un recteur, ce qu'il fait, en effet, le 10 juillet suivant, en nommant Julien Racapé, recteur de la nouvelle paroisse. La Bosse-de-Bretagne dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes.

Le 8 septembre 1886, La Bosse (Bosse-de-Bretagne) s'approprie la section dite de Pouchard, comprenant les villages de Pouchard, de La Touche et de Sourg, qui faisait partie de la commune du Sel-de-Bretagne. 

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Bosse-de-Bretagne : Julien Racapé (1829-1831). N... Morel (1832-1840). Toussaint Guihery (1840-1857). Julien Dartois (1857-1866). François Leclère (à partir de 1866), ......    

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PATRIMOINE de LA BOSSE-DE-BRETAGNE

l'église Sainte-Trinité (1857-1866), édifiée sous la direction architecturale de M. Brossais Saint-Marc. C'est l'oeuvre de M. Julien Dartois, recteur de La Bosse de 1857 à 1866, et de son vénérable successeur, M. François Leclère. L'ancienne église de La Bosse, aujourd'hui détruite, était depuis longtemps dédiée à la Sainte-Trinité, quoiqu'elle semble avoir eu au XVème siècle la Sainte Vierge pour patronne, puisqu'on l'appelait alors "Nostre-Dame de la Boce". Elle se composait d'une nef accostée d'une seule chapelle. Elle possédait un arc triomphal et une abside en hémicycle. Un ruisseau coulait, dit-on, au haut de la nef et passait sous deux petites arches pratiquées dans les murailles de cette nef. En 1679, Henri de Cossé, duc de Brissac et baron de Poligné, prétendait qu'en cette dernière qualité il avait le droit de supériorité et de fondation et les prééminences dans l'église de La Bosse-de-Bretagne. Mais le seigneur de la Filochaye, qui possédait le fief de la Haute-Bosse, y réclamait aussi vers le même temps certains droits honorifiques, après toutefois le baron de Poligné. Au XVIIIème siècle, le seigneur des Monts jouissait de ces dernières prérogatives, étant devenu, comme nous l'avons dit, propriétaire de la Filochaye et par suite du fief ou bailliage de La Bosse. Vers 1750,  on voyait encore en l'Eglise de La Bosse-de-Bretagne les derniers vestiges d'une litre aux armes des sires de Coëtquen, seigneur de Poligné, et de leur alliés. Du côté de l'Evangile et joignant la balustrade du maître-autel se trouvait jadis un banc clos, dont l'accoudoir portait les armes des Pinczon du Sel, seigneurs des Monts ; 

la croix Guinard (XXème siècle) ; 

l'ancienne chapelle de la Bosse, aujourd'hui disparue. La chapelle est mentionnée au XVème siècle, et elle est alors désignée sous le nom de "Nostre-Dame de la Boce". Au XVIIème siècle, les mariages et les sépultures se faisaient fréquemment à La Bosse. Le baptême seul ne pouvait être reçu qu'en l'église paroissiale. Les trésoriers de La Bosse rendaient, au XVIème siècle, leurs comptes au recteur de Saulnières ou à son curé ;

le moulin à vent de Cléray ou Clairay (1803) ; 

A signaler aussi : 

les restes d'un alignement (cinq blocs de quartz debouts et une dizaine de pierres couchées), situés au lieu-dit la Lande d'Audibon, à l'est du village de la Petite-Bosse ;

l'ancien menhir, situé jadis à la Croix-Guinard ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA BOSSE-DE-BRETAGNE

Le fief appelé Bailliage de la Haute-Bosse ou de la Haultais en La Bosse-en-Bretagne, s'étend tant au bourg de La Bosse-en-Bretagne qu'aux village de la Pévière, des Haute et Basse-Bosse et environs. Il jouit d'une haute, moyenne et basse justice, et relève de la baronnie de Poligné à charge de 10 sols monnaie de rente et d'obéissance. Il est dû au seigneur de La Bosse deux écus d'or et deux chapons par le sieur du Clos-Neuf, à cause du moulin d'Audibon. En 1519, on rend aveu pour ce fief au seigneur de Poligné à la suite du décès de Jeanne d'Audibon, veuve du seigneur de la Haultais, en Tresboeuf. Le 5 juillet 1657, François du Chastellier, seigneur de la Haultais, vend son fief de la Haute-Bosse à René Le Lardeux et Isabelle de Cornulier, seigneur et dame de la Gastière. Les héritiers de ces derniers le revendent eux-mêmes au seigneur de la Filochaye.

Outre ce fief de la Haute-Bosse, uni au XVIIIème siècle à la Filochaye, il y a le fief de La Bosse, appartenant encore en 1679 au seigneur de la Marzelière, en Bain, héritier direct des Giffart. Peut-être ce premier fief représente-il les possessions du prieur de Tresboeuf à La Bosse-en-Bretagne en 1218, à côté de celles d'Alain Giffart, qui traite avec lui à cette époque.

Quoi qu'il en soit, ces deux fiefs de la Haute-Bosse et de la Bosse n'ont pas beaucoup d'importance et ne possèdent pas de manoirs. A noter qu'en 1518, Gilles Cybouault, seigneur de la Chasteigneraie, rend aveu pour un fief sis en La Bosse-en-Bretagne, et en 1541 François Cybouault, seigneur de Trégaret, en Sixt, tient "en la paroisse de Saulnières, à La Boce du Sel, le bailliage de La Boce, relevant de Poligné et valant 12 livres 10 sols de rente, et oultre en la paroisse du Sel une dixme qui vault aussy 12 livres 10 sols, et en la paroisse de Tresbeu et La Coyère un moulin qui vault aussy 15 livres".

(à compléter)

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