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BILLIO

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La commune de Billio (bzh.gif (80 octets) Biliou) fait partie du canton de Saint-Jean-Brévelay. Billio dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BILLIO

Billio vient de « Bill », évêque de Vannes.

Billio est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Guegon. La paroisse de Billio serait d’origine monastique.

Billio et Cruguel unis dépendaient autrefois du doyenné de Porhoët. Indépendante en 1422, la paroisse de Billio fut unie avant la fin du siècle à celle de Cruguel et le demeura jusqu’à la Révolution. Billio est érigé en commune en 1790, et en paroisse indépendante en 1802.

On rencontre l'appellation Moustoer-Billiou (en 1387 et 1427).

Note : Billio est un petit territoire, limité au nord par Guéhenno, à l'ouest par Saint-Jean-Brévelay, au sud par Plumelec, et à l'est par Cruguel. Sa superficie est de 1186 hectares, dont la moitié environ est sous landes. Sa constitution est granitique. En 1891, la population comprend 594 habitants. Le bourg est à 7 kilomètres de Saint-Jean, à 24 de Ploërmel, et à 28 de Vannes. Les Celtes ont certainement occupé ce territoire, bien qu'on n'y rencontre plus ni dolmen, ni menhir. Les Romains y ont laissé une forte empreinte. Au sud du bourg, non loin du presbytère et sur un mamelon, se trouve un retranchement, en forme de parallélogramme, dont les grands côtés ont environ 300 pas ; il est bordé de parapets et entouré de douves. Un autre retranchement, d'une forme singulière et d'une époque indéterminée, commence sur les confins sud-est de ce territoire et se prolonge en Plumelec. Les Bretons ont pénétré dans ce pays vers le VIème siècle ; bien que leur langue ne s'y parle plus aujourd'hui, elle y a été commune autrefois, et presque tous les noms de villages sont encore bretons, comme Kergan, Kerjutel, Kerhello, Trévrat, Keruzeau, Kervarin, etc... D'ailleurs la langue bretonne se parle encore à Saint-Jean­-Brévelay, qui touche Billio. On est porté à croire que Billio doit son origine à un petit monastère, car son nom était jadis Moustoir-Billiou. Cet établissement, ruiné peut-être par les Normands, a pu être remplacé par une petite paroisse, à la fin du Xème siècle on au commencement du XIème. Cette érection parait avoir été faite aux dépens de Guéhenno, et avoir été mise dès le principe sous le patronage de saint Corentin, évêque de Quimper. Billio figure, comme paroisse distincte, dans les titres du chapitre en 1387 et 1422 ; mais avant la fin du XVème siècle il était uni à Cru­guel. Il n'y eut désormais, jusqu'à la révolution, qu'un recteur pour les deux paroisses unies ; mais il y eut, comme par le passé, deux églises paroissiales et deux presbytères. Le recteur s'intitula : « Recteur de Cruguel et de Billio », et sa résidence fut tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre des deux presbytères. Plus tard, le recteur se fixa à Cruguel, ne prit plus que le titre de cette paroisse, et confia Billio à un simple curé résident ; dès lors Billio ne fut plus considéré, mais bien à tort, que comme une simple trêve (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de BILLIO

l'église Notre-Dame (1471 - 1860). L’église a été érigée en remplacement d'une ancienne église dédiée à saint Corentin et dont la charpente avait été décorée au XVIIème siècle par le sculpteur Nivet. De cet ancien édifice, il reste une pierre sculptée donnant la date de 1553. Les parties les plus anciennes datent de 1471. L'église actuelle est construite en 1860. Le vitrail de la Vierge, oeuvre du maître-verrier Bonneville, date du XXème siècle : il représente la Vierge entourée d'angelots. On peut y admirer un calice en vermeil du XVIIIème siècle aux armes de la famille de Lantivy, et deux croix processionnelles, du XVIIIème siècle également, dont l'une, en argent, est l'oeuvre de l'orfèvre Derennes de Port-Louis ;

Nota : L'église ancienne de Billio était dédiée à saint Corentin. Il en existe encore une pierre portant une inscription en lettres gothiques : M. V ctz LIII (1553). G. LALIS A AIDE FARE CEST EUPVRE EN LA FABRIQ. DE CEANZ. Il y avait sur les anciennes sablières des sculptures de Nivet, où était représentée, entre autres sujets, une danse au biniou, qu'on désignait dans le pays sous le nom de « Jeux de Billio ». Les seigneurs de la Porte avaient leurs tombeaux dans le choeur. La nouvelle église, dédiée à la Sainte Vierge, date de 1860 ; c'est un édifice en forme de croix latine, avec une tour carrée au bas de la nef. Il n'y a aucune chapelle de frairie en Billio. Cependant la paroisse est divisée en quatre frairies, savoir : le bourg, Coëllo, Kerivo et Roho. Une chapellenie, fondée par les Rallier, se desservait ici. Une autre chapellenie, fondée en septembre 1680 par Jean Quélen, existe encore en 1891 ; elle jouit d'une rente assise sur la métairie de Ténuis, en Billio. La dîme appartenait au recteur et se levait à la 33ème gerbe. Billio faisait partie de la seigneurie et du doyenné de Porhoet, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Plumelec et du district de Josselin. En 1791, son curé, M. Caro, refusa le serment à la constitution civile du clergé. En 1794, et plus tard, ce pays fournit un certain nombre de volontaires à la chouannerie. Enfin Billio passa en 1800 dans l'arrondissement de Ploërmel, en 1801 dans le canton de Saint-Jean, et recouvra en 1802 son titre de paroisse (Joseph-Marie Le Mené).

Voir aussi   Ville de Billio (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Billio et ses recteurs"

la croix de mission (1908) ;

la croix monolithique située au carrefour des routes Saint-Jean et Guéhenno ;

la croix de Kerhello (1961) ;

la croix de Talhay (1903) ;

la croix Colé (1868) ;

la croix de Ville-Guingamp (1915) ;

la croix Lucien Bertho (1947) ;

la fontaine Notre-Dame-de-Saint-Corentin (1769), située route de Cruguel. Un des arcs cintrés est daté 1769 ;

A signaler aussi :

l'ancien château Château-Merlet. Cette seigneurie, encore surnommée Château-Merlon et qui possédait un droit de basse et moyenne justice, était la propriété de la famille Trécesson, puis de la famille Bonin. Le château possédait autrefois une chapellé privée. Il ne subsite aujourd'hui aucune trace de l'édifice ;

l'ancien château Châteauroux ou Chasteauront, ancienne propriété des vicomtes de Rohan. Ruiné dès le XVème siècle, il ne subsiste aujourd'hui aucune trace de l'édifice. Le "Mémoire" du vicomte de Rohan, daté de 1479, indique qu'en "cette vicomté de Rohan, il y avait anciennement plusieurs autres châteaux et places fortes, savoir .... le château de Chasteauront... dans lequel il y avait gardes et capitaine du fait des prédecesseurs du dit Vicomte ; mais il fut en grande partie démoli et ruiné, avec les murs des dites villes, par les guerres que menèrent jadis les guerriers alors ennemis de la Bretagne..." ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BILLIO

Les seigneuries de l'endroit étaient :

1.     Château-Merlet, au nord-est, aux Trécesson, puis aux Bonin.

2.     Colé, vers le nord.

3.     La Haye-Pargo, au sud.

4.     Kergan, au sud-ouest.

5.     Keruzeau, au nord-ouest.

6.     Kervarin, vers l'ouest.

7.     La Porte-Camus, aux Gâtechair, Kervazy (ou Guervazic) et Lantivy.

LA PORTE-CAMUS. Seigneurie et manoir en la paroisse de Billio, évêché de Vannes. A appartenu successivement par alliance aux Gâtechair, aux Guervazic et aux Lantivy, par le mariage de Julien-Hilarion-Jérôme, comte de Lantivy, seigneur du Rest, avec Anne-Pélagie-Charlotte de Guervazic. Le château actuel appartient vers 1899 à la famille de la Bourdonnaye par héritage des Lantivy. Les seigneurs de la Porte-Camus avaient leurs tombeaux dans le choeur de l'église de Billio (Théodore Courtaux, 1899).

8.     Trévrat, aux Cadier, Toulbodou, Carré et la Goublaye.

 (de Joseph-Marie Le Mené).

 

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Billio : Jouhan Cadiou, Jehan Brechneval, Johan Kerouzant, Guillo le Douairrein.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Billio comptabilisés avec ceux de Guéhenno :

Jehan de LESMAYS (50 livres de revenu), remplacé par Eonnet de Lesmays ;

Ollivier AVALLEUC (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan de la CHESNAYS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume de COETLAGAT (20 livres de revenu), remplacé par son fils Robin ;

Raoullet ESTORE (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Robin de KERENBARS (15 livres de revenu) porteur d'une brigandine ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Billio comptabilisés avec ceux de Guéhenno :

Jehan HUS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain LE DOUARAIN (110 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de la CHESNAYS (100 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Eonnet de LESMAYS, décédé (10 livres de revenu), remplacé par Jehan de Lesmays, héritier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DERYEN (20 livres de revenu) ;

Robien de COETLAGAT (15 livres de revenu) : défaillant ;

Raoullet ESTORE (20 livres de revenu), remplacé par Eonnet Estore : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du PLESSIX (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Bertrand HUS : défaillant ;

Jamet BROCHAN : porteur d'un paltoc ;

Robin KERAMBRAS (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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