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BIGNAN |
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La commune de Bignan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BIGNAN
Bignan vient, semble-t-il, de « bign » (source). Il pourrait sagir également de Begnen, homme connu en Bretagne.
Bignan est, semble-t-il, une ancienne paroisse primitive qui englobait les territoires actuels de Bignan, Saint-Jean-Brévelay, Colpo et la moitié sud de Guéhenno.
En 1252, Guillaume de Bignan est à lorigine de la fondation de labbaye des Prières. La paroisse de Bignan relève du doyenné de Porhoët avant le XVème siècle, puis du vicomté de Rohan. Les templiers ou les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y auraient possédé plusieurs établissements religieux, dont la chapelle de la Trinité. Le territoire de Colpo est détaché en 1864.
On rencontre les appellations suivantes : Bingnen (en 1421), Bignen (en 1461), Bignan (en 1440, en 1536), Bignant (en 1477).
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PATRIMOINE de BIGNAN
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIII-XIXème siècle), construite à la place dune ancienne église (tombée en ruine en 1787) et commencée le 19 août 1787 sur les plans de l'abbé Pierre Noury. Les travaux de construction de l'église, de style classique, sont interrompus par la Révolution et repris après 1801. Le tour-clocher a été construit entre 1824 et 1858 (vers 1853). L'écusson de la famille de Rohan est gravé dans le transept Sud. En-dessous de la tribune se trouvent des boiseries sculptées (avec une statue de saint Isidore). L'autel, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle : un ange est suspendu au-dessus de l'autel, et plusieurs statues (saint Joseph et saint Jean Baptiste) encadrent un Christ en croix. Le vitrail, représentant l'interrogation de Yvon Nicolazic par Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes, date de 1625. Arthur de Cahideuc mourut en 1631 et fut inhumé dans une chapelle privative de l'église paroissiale. L'église abrite aussi le tombeau du recteur Noury (1802). A signaler que le reliquaire du coeur de Pierre Noury se trouve aujourd'hui dans un oratoire des Filles de Jésus (congrégation créée en 1835 par l'abbé Yves Coéffic, sur les bases jetées par l'abbé Noury). La chapelle du cimetière s'effondre en 1873, elle est rasée et le cimetière est transféré dans le bourg de Bignan ; | |
la chapelle Sainte-Noyale du Bézo (XVIème siècle), située au village du Bézo. Elle est dédiée à sainte Noyale et à Notre-Dame des Fleurs. Elle aurait été élevée à l'emplacement où sainte Noyale aurait été tuée par un seigneur nommé Nizan. Il s'agit d'un édifice de la fin du XVIème siècle (la date de 1593 se lit sur une poutre), de forme rectangulaire, avec des fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant, où se voient quelques restes de vitraux anciens. On y trouve une statue de Notre-Dame des Fleurs entourée d'anges (XIIIème siècle, en bois polychrome et doré) et plusieurs autres statues : saint Georges luttant contre le dragon (1578, en bois polychrome et doré), une sainte Noyale (XVIème siècle, en bois polychrome), un saint Jacques, et une Vierge à l'Enfant (fin du XVIème siècle) ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Trois-Fontaines-et-Saint-Laurent (XVIème siècle), située au village des Fontaines. Elle est reconstruite au XVIème siècle et en 1910 sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, qui passait pour avoir appartenu aux Templiers. Le croisillon Sud, antérieur au reste de la construction, date de la fin du XIVème siècle ou du commencement du XVème siècle. Il n'y a pas de croisillon Nord. Le portail Sud et les fenêtres sont d'une décoration flamboyante. A la maîtresse-vitre du choeur à chevet plat se voient des fragments de vitrail datés de 1550. Les sablières et entraits de la charpente sont sculptés. Sur le lambris du croisillon Sud, on pouvait discerner encore, vers 1930, quelques traces de peintures. On y conservait jadis (vers 1930) un reliquaire de bois avec application de cuivre et d'argent donné à la chapelle en 1496 par Jean Tresvault ; | |
la chapelle Sainte-Suzanne (XVIIème-XVIIIème siècle). On honore aussi dans cette chapelle, saint Lubin, évêque de Chartres (au VIème siècle). La façade comporte les armoiries de la famille Lanvaux. Le clocheton est daté de 1729 et la niche comporte une statue de sainte Suzanne ; | |
la chapelle de la Trinité (XVIème et XIXème siècles), reconstruite en 1855 à l'Est du bourg de Bignan (non loin de Kerguéhennec). La porte date du XVIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame, reconstruite au bourg de Bignan en 1874 et mentionnée encore en 1930 ; | |
la chapelle du château de Kerguéhennec (1872), oeuvre de l'architecte parisien Ernest Trilhe. Elle est ornée par le peintre Auguste Fleury, en 1874 ; | |
la croix de Treuliec (1583) ; | |
le calvaire, situé au carrefour de Locminé et de Colpo. Il comporte un soubassement sculpté et une croix monolithe pattée ; | |
le calvaire des Fontaines ; | |
le château de Kerguéhennec ou Querguehennec (XVIIIème siècle). Dès le début du XVème siècle, il existait un manoir du même nom, appartenant en 1480 à la famille de Kermeno qui fait édifier vers 1610 une demeure plus importante. Au Moyen Age, Kerguéhennec est un fief dépendant de la seigneurie de Bignan, lieu de haute justice en 1480. Il devient ensuite le siège de la vicomté de Bignan par alliance des Kermeno et des Rosmadec, au XVIIème siècle. Il devient successivement la propriété de la famille Du Garo de Kermeno (en 1638 et en 1682, avec droit de haute justice), des frères Hogguer, banquiers protestants suisses et actionnaires de la Compagnie des Indes (en 1703). La famille Hogguer fait alors édifier (sur l'emplacement de l'ancien) par l'architecte vannetais Olivier Delourme, en 1710, le château actuel (d'une surface habitable de 921 m2), puis le cède à Guy-Auguste de Rohan-Chabot, frère cadet du duc de Rohan (le 1er octobre 1732). Durant la Révolution, le château est occupé un moment par les chouans dont le chef chouan Pierre Guillemot, et par les soldats républicains qui brisent les statues de la chapelle pour l'aménager en dortoir. Cette chapelle délabrée sera détruite plus tard par son propriétaire. Le château est racheté au duc Louis Antoine Auguste de Rohan (ruinés par la Révolution) par Louis Henri Janzé (le 25 août 1802). En 1809, Louis Henri Janzé reçoit de l'Empereur Napoléon Ier "un majorat de baron pour la terre de Kerguehennec". Le 27 avril 1872, Kerguehennec est acheté par le comte Paul Marie de Lanjuinais, président du conseil général du Morbihan, qui restaure et aménage l'édifice. C'est l'architecte Ernest Trilhe qui se charge de la restauration. Le parc est dessiné par les frères Bülher. M. de Lanjuinais y meurt le 2 février 1916. En 1972, la comtesse d'Humières vend le château et les terres au Département du Morbihan. Le château est constitué par un corps de bâtiment central et de chaque côté se trouvent les communs. En 1986 est ouvert un centre d'art contemporain créé par l'Etat, le conseil régional et le conseil général. Les communs du château accueillent des expositions temporaires. Le parc du château, oeuvre des frères Denis et Eugène Bühler, date du XIXème siècle ; | |
la fontaine Saint-Eloi (XVIème siècle), située aux Fontaines. Cette fontaine jouxte la chapelle Notre-Dame des Trois-Fontaines et Saint-Laurent ; | |
la fontaine Sainte-Noyale ou sainte Nolwen (XVIIIème siècle), située au Bézo. Elle porte la date de 1846 (date de restauration). L'édifice est décoré de masques sculptés et d'une tête ailée ; | |
le manoir de Tréhardet (XVème siècle). Il s'agit d'une construction sur colonnes de granit. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
la maison natale du chouan Pierre Guillemot (XVIIIème siècle), située à Kerdel. Pierre Guillemot, bras droit de Georges Cadoudal, est né dans cette maison le 1er novembre 1759. Il est fusillé à Vannes le 5 janvier 1805. A noter que l'on trouve dès 1464 un nommé Guillaume Guillemet (ou Guillemot) ; | |
le presbytère de Bignan abrite plusieurs peintures : "La messe de Kervodigan" (1902) et "Pierre Guillemot" (1905), oeuvres du peintre Théodore Busnel, ainsi qu'une peinture intitulée "le portrait de Pierre Noury" ; | |
les moulins à vent du Roch, de St René, de Kerdianel, et les moulins à eau du Roch, de Keraufray ou Kérauffret (XVIIIème siècle), de Keriolas, de Haris ou Hilary (XVIIIème siècle) ; |
A signaler aussi :
l'allée couverte de Kergonfalz (époque néolithique) ; | |
le dolmen de Kergonfalz (époque néolithique). Il est encore appelé le "trou des chouans" ; | |
le menhir du village du Bézo ; | |
les vestiges dun camp romain (au nord du bourg) ; | |
l'ancien manoir du Mené (1576). Siège d'une seigneurie qui a appartenu successivement aux familles Boscher, Eudoux et Ségaud. Durant la Révolution, le manoir, alors propriété de la famille Ruinet du Tailly, est pillé par les chouans. On voit encore un vieux puits ; | |
l'ancien château de Beaulieu, reconstruit au XIXème siècle. Il s'agit du siège de l'ancienne seigneurie, appartenant à la famille de Lanvaux, qui possédait autrefois un droit de haute justice. Propriété successive des familles Lanvaux (au début du XVème siècle), Cahideuc (après 1580), La Chesnaye d'Estimbrieuc, La Touche de Porhman (en 1662), Lesquen (en 1778), Kernezne, Keranflec'h (au début du XIXème siècle), Aveneau de La Grancière (en 1910) ; | |
l'ancien château de Kerauffret (XVème siècle), propriété de la famille Lanvaux. Le château a aujourd'hui entièrement disparu. Il ne subsiste qu'un moulin du même nom ; | |
l'ancien château de Kerdaniel, siège d'une seigneurie, et encore habité en 1840 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BIGNAN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 8 nobles de Bignan :
Nicolas de KERMENO (700 livres de revenu), commissaire du Duc : excusé ; | |
Guillaume de KERAUFFRAY (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Ollivier de LANVAUX (700 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume ; | |
Guillaume LE BRIS (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume ; | |
Guillaume LE MEE (50 livres de revenu), remplacé par Periot Gillet : porteur d'une brigandine ; | |
Guillaume GUILLEMET (15 livres de revenu), remplacé par Alain du Bois : porteur d'un paltoc ; | |
Ollivier LE DOUARREIN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan LE BODIC (25 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Bignan :
Nicolas de KERMENO : comparaît en homme d'armes ; | |
Guillaume de LANVAUX (1100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer, les bras couverts de maille ; | |
Morice KERAUFFRAY : défaillant ; | |
Guillemot GUILLEMET (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Ollivier LE DOUARAIN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillemot LE MEE : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Pierre GUILLO : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume LE BRIZ, remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE BODIC : défaillant ; | |
Ollivier SEVENO : défaillant ; |
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