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BERHET

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La commune de Berhet (pucenoire.gif (96 octets) Berc'hed) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Berhet dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BERHET

Berhet vient du mot "Berc’hed" dont le nom breton signifie Brigitte en français. Il s'agit d'une sainte irlandaise du VIème siècle, abbesse de Kildare.

Berhet est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Cavan et s'est constitué au détriment des paroisses de Langoat et de Prat. 

Berc'hed (Berhet) est une paroisse dès 1437 (Archives de Loire-Atlantique, B2982). Le nom a pris sa forme actuelle dès 1444. C'est à Confort, que le nouveau chef-lieu s'est fixé. Suite à ce transfert la paroisse a pris le nom de Confort-Berhet, le 6 septembre 1911.

L'ancienne paroisse de Berhet dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Berhet dépendait du doyenné de la Roche-Derrien

On rencontre les appellations suivantes : Berchet (à la fin du XIVème siècle, en 1437, en 1461), Berhet (en 1444 et en 1481).

Note 1 : la commune de Berhet est formée des villages : Coat-Berzot, Kervégan, Belle-Fontaine, le Trépas, Hector-Derrien, Coat-Cognan ou Coat-Cognon, Prat-Guen, le Pouliat, Castel-Nevez, Pont-an-Stivel, Kerdreuz, Kermoal, Ty-Guen, Léodannet, Pen-an-Hoat, Bodillou, Kerantoupet, Crec'h an Mez, Enesen.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de BERHET : Alain Croleban, décédé en 1718. - Michel le Bris (1718-1729), du diocèse de Quimper. - Joseph Géro (1729-1733), du diocèse de Quimper. - Jean Thoaneroille (1733-1744). - Jean Gouriou (1744-1759). - Jacques Rouzaut (1759-1762), directeur des Ursulines de Morlaix. - Jean Pluen (1762-1773). - Jean Pastol, curé de Trélévern, 1773-1790, etc...

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PATRIMOINE de BERHET

l'église Notre-Dame de Confort, ancienne chapelle (1523 - 1537), fondée par Jean du Perrier, seigneur de Coat-Cognan ou Koad-Kognon (juveigneur des comtes de Quintin) et époux d'Anne de Coatconnien, héritière de Coat-Cognan, Coat-Berzot (ou Coat-Bersat) et autres lieux seigneuriaux de Berhet. La chapelle, commencée en 1523 (date indiquée sur la porte de la sacristie), est achevée en 1537 et consacrée en 1549. Elle devient au XVIIème siècle un lieu de pèlerinage. Restaurée en 1886 par l'architecte Guillaume Lageat, elle devient église paroissiale en 1911. La cloche, blasonnée des armes des Du Perrier et Du Bouilly, date de 1675. La sacristie, située au nord-est, est rénovée en 1748. A l'intérieur de l'église, on peut voir des sablières sculptées polychromes du XVIème siècle et un enfeu, gisant de Jean du Perrier daté du XVIème siècle (la statue qui surplombe la tombe date du XVème siècle). Le retable du maître-autel (oeuvre du sculpteur Vincent Rivoalan et du peintre François Bahic de Lannion) date de 1715. On trouve de part et d'autre, Arbre de Jessé et Couronnement de la Vierge, groupes sculptés du XVIème siècle.

Nota : Edifice lambrissé de plan rectangulaire, mesurant 20 mètres de long sur 6 m. 90 de large ; clocher-mur du type lannionais. Chapelle fondée en 1523 par les seigneurs du Perrier, elle devint l’objet d’un pèlerinage fréquenté, auquel des indulgences furent accordées par le pape Innocent XI, les 20 août 1685 et 24 mai 1687. Antérieurement au 3 avril 1643, date du testament de Louis Turquet, chapelain du Perrier, une confrérie du Saint-Rosaire y existait. Devenue église paroissiale depuis 1920, elle a été classée le 16 août 1922. L’édifice, l’un des plus élégants des Côtes-d’Armor, est parfaitement daté par de nombreuses inscriptions dont quelques-unes sont malheureusement très effacées et illisibles, sur l’un des piliers du porche sud, par exemple, où ne se lit que l’indication de la première pierre. Nous avons relevé les suivantes : 1° Sur la porte de la sacristie : « Le vigntiesme jour d'appril, l’an mil cinq centz vignt et troys fut assise la première pierre en ceste chapelle ». 2° Sur la sablière : « En l'horreur de Dieu et de la Vierge Marie, cette chapelle fut comancée en l’an mil cinq cents vignt troys par Jehan du Perier, seigneur du Perier fond(a)teur d’icelle. Maître Yves Tabec, Recteur, présent à cette œuvre et commencement. Dom 0llivier Huon, prêtre, a eu le gouvernement jusqu’à l’achèvement qui a été l’an mil cinq cent trente sept. Dom Guillaume Le Cor, prêtre, curé de céans. Dédiée fut celle le dernier dimanche de septembre.. jour de l’an mil cinq cent quarante neuf ». « Cette chapelle a été peinte du temps de M. Alain Groleho. Y. M. Charles Carbonel, chapelain ». 3° Sur le chevet de la sacristie : F. F. P. LISDY. L. PLAPOUS G. R. L’AN 1748. La rose du chevet, détruite, par un ouragan en 1837, fut refaite aussi tôt. Le porche sud et la porte nord qui lui fait face ont leurs archivoltes encore toutes gothiques d’aspect, mais leurs pinacles torsadés et quelques détails de sculptures indiquent déjà la Renaissance. Le lambris repose sur des sablières à tirants engueulés ; mais le portail du clocher-mur, qui paraît d’ailleurs quelque peu postérieur, présente au contraire toutes les caractéristiques du style nouveau avec pilastres cannelés et fronton triangulaire. Les contreforts qui ceignent la chapelle portent sur leur face antérieure des niches abritées de dais élégants et décorées de coquilles. Elles renfermaient autrefois les statues des apôtres. La longère midi est ornée d’une frise sculptée représentant une chasse, ainsi qu’un homme profondément endormi, tandis que les renards dévorent ses poules et les loups ses moutons. Mobilier : L’autel en pierre, du XVIème siècle, porte les armes des du Perrier, seules et en alliance avec Coetconien et du Méné. Il est surmonté d’un retable en bois sculpté du début du XVIIIème siècle, ainsi que le confirme d’ailleurs l’inscription : VINCAN RIVOILAN ANS 1715 - PINT PAR MOI BAHIC ENE. Il comprend sept panneaux représentant : L’adoration des bergers, Notre-Seigneur devant Pilate, la montée au calvaire, la Crucifixion, la mise au tombeau, la Résurrection, l'Assomption de la Sainte Vierge (classé le 1er mai 1911). De chaque côté de l’autel, à gauche, Vierge avec bel arbre de Jessé dans une niche en bois sculpté, et à droite le couronnements de la Vierge. Un beau groupe de l'Annonciation du XVIème siècle, qui subsistait encore au début du XXème siècle, a disparu. A gauche du choeur, labe avec accolade et gisant en pierre. Un écu, aux armes des du Perrier et supporté par deux lions, est entouré de l’inscription : « Jehan du Perier, Sr de Coetbersaut, Leselec, Coetconien, leq(uel) me fist faire ». Dans le cimetière, autre gisant en pierre provenant d’un autre tombeau (classé). Statues anciennes, outre le couronnement de la Vierge et l’arbre de Jessé précités, de saint Jean-Baptiste et de sainte Marguerite, et sur la tribune de quatre apôtres dont deux ont les jambes curieusement croisées comme à l’époque romane ; statue moderne de saint Yves (R. Couffon) ;

Voir aussi   Berhet " Description de l'église Notre-Dame du Confort de Berhet

l'église Sainte-Brigitte de Berhet (1850), reconstruite en 1850 avec des éléments qui provient d'un édifice datant de 1553. Ancienne église paroissiale jusqu’en 1920. En forme de croix latine, elle comprend un clocher-mur, une nef avec bas côtés de deux travées, un transept et un choeur, et est couverte d’un lambris. L'édifice menaçant ruines en 1845, il fut décidé, à la fin de 1848, de le reconstruire entièrement, mais avec les matériaux anciens et exactement sur le modèle antérieur. Seules les modifications suivantes furent décidées : augmentation de 50 centimètres de l'élévation des murs, construction de deux sacristies à la tête de l'église avec toits à pavillons indépendants ; enfin, à la demande de l'architecte du département, M. Guépin, élargissement des bas côtés de façon à les mettre en rapport avec la nef et à mieux l'épauler. Les travaux, dont les plans furent dressés par l'architecte Charles Kerleau, de Penvénan, furent adjugés, le 25 novembre 1849, à François Corler et la démolition de l'église commença le 15 février 1850. Elle a été restaurée en 1886, sous la direction de M. Lageat, architecte (R. Couffon). Une pierre du clocher-mur, tout semblable à celui de Notre-Dame de Confort, porte l'inscription : « L'an mill Vcz L III (1553), ceste église fut faite ». Le maître-autel, les autels latéraux et deux autels au bas de l'église datent de la fin du XVIIème siècle ou des premières années du XVIIIème siècle. Le haut de la chaire est seul ancien et remonte à la même époque. Les tableaux des retables latéraux datent du XIXème siècle et sont dûs à Donguy, ainsi que l'indiquent les signatures : R. DONGUY, 1850 et R. D. 1855. La belle dalle tumulaire servant d'échalier au cimetière est aux armes de Merien Le Chevoir et de Marie de Kersaliou, armes surmontées de cimiers fantastiques. Elle abrite des statues anciennes de sainte Brigitte, sainte Anne, saint Joseph, sainte Catherine, saint Mathurin, saint Jean l'évangéliste, saint Eloi. Belle lampe de sanctuaire ;

Eglise de Berhet (Bretagne) 

 

Eglise de Berhet (Bretagne)

la fontaine Sainte-Brigitte. Cette fontaine abrite une statue de sainte Brigitte ; 

la croix de Ar-Groaz (XVIème siècle) ; 

la ferme de Koad-Kognon, reconstruite en 1792 par les architectes Kerambrun et Le Barzic. La seigneurie de Koad-Kognon appartient au XVème siècle à la famille du Perrier. Le fief de Koad-Kognon (ou Coat-Cognan ou Coatconian ou Coatconnien) reste aux mains des du Perrier jusqu'en 1673. A cette date, il passe à un sieur René de Bouilly-Turcan. La statue de saint Sébastien, logée dans la façade de l'édifice, date du XVème siècle ; 

le manoir de Léodanet-Vras (XVIème siècle), de Pont-ar-Stivell (XVIIème siècle) dépendant de la seigneurie de Coadelan (ou Coatezlan) à Prat ; 

2 moulins à eau : Coat-Cognon, du Milin-Coz (XVI-XIXème siècle) ;   

A signaler aussi : 

des débris de voie romaine Carhaix-Tréguier ; 

une pierre sculptée (XIVème siècle) scellée dans le mur du cimetière et qui provient de l'ancienne église paroissiale. Elle porte les écussons des Le Chevoir, seigneurs de Coadelan (à Prat), à partir du XIVème siècle ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BERHET

La seigneurie de Coat-Cognon ou Coatconian ou Coatconnien ou Coëtgonyen possédait, aux XVIIème et XVIIIème siècles, une haute justice, unie à celle de Coatezlan à Prat un peu avant 1673. Cette seigneurie étendait son fief sur Prat, Trézélan, Berhet, Quemperven, Cavan, Mantallot, Coatascorn et Langoat. Propriété d'Anne de Coatconnien qui épouse vers 1330 Guillaume du Perrier. En 1649, Coatconnien est à Marc du Perrier. François Pinart, sieur de Cadoualan, acquiert ensuite Coatconnien aux dépens de Claude du Perrier. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains de Marie Jeanne Le Chevoir, dame de Coatezlan et épouse de René du Bouilly-Turcan.

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Berhet (Berchet) : Pierre du Perier, Yven du Perier, Olivier Jegou, Bizien Keranrais. On y mentionne aussi le manoir de Quoit Gonen (appartenant à Pierres du Perier, exploité par Roperz Guegou) et de Ker an Toupet (appartenant à Lancelot le Chever, exploité par Rolland Huon).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Berhet (il y avait 4 nobles en 1426) : 

Jehan DU PERIER de Coëtgonyen (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan JEGOU : défaillant.

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