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BEDEE

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La commune de Bédée (bzh.gif (80 octets) Bezeg) fait partie du canton de Montfort-sur-Meu. Bédée dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEDEE

Bédée vient du gaulois "bedo" (fosse) ou "betu" (bouleau) et du suffixe gaulois "iscum". 

Bédée est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeleuc.

Ville de Bédée (Bretagne).

Le nom de la paroisse de Bédée apparaît pour la première fois en 1122. A cette époque, Donoald, évêque d'Aleth, confirma les Bénédictins de Saint-Melaine dans la possession de l'église de Bédée, « ecclesiam de Bidisco ». Un peu plus tard, en 1152, Guillaume, abbé de Saint-Melaine, permit à Guillaume, seigneur de Montfort, de construire l'abbaye de Saint-Jacques de Montfort sur le territoire de sa paroisse de Bédée, « in Bedensi parrochia » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 544 et 613). Enfin, Josse, archevêque de Tours, en 1158, le pape Luce III en 1185, et Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, en 1187, confirmèrent l'abbé de Saint-Melaine dans la possession de l'église de Bédée, « ecclesiam de Bedesc in episcopatu Macloviensi » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine). Ainsi, il est évident que Bédée existait comme paroisse au XIIème siècle et dépendait déjà de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Le recteur de Bédée fut présenté par l'abbé de Saint-Melaine jusqu'à l'extinction de ce titre abbatial, en 1770 ; il devint alors à la présentation de l'évêque. Il jouissait d'une partie des dîmes de la paroisse, les autres dîmes étant partagées entre les prieurs de Bédée et de Saint-Nicolas de Montfort, dépendant l'un et l'autre de Saint-Melaine. En 1730, le recteur de Bédée déclara n'avoir que 600 livres de revenu net ; mais plus tard, vers 1760, il touchait 2 400 livres de rentes, en chiffre brut. En 1790, le recteur Marc Jollive déclara que, toutes charges déduites, il lui restait 1 385 livres 10 sols de revenu net (Pouillé ms. de Saint-Malo - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29).

Ville de Bédée (Bretagne).

Une tradition veut que l'église actuelle occupe la place de l'ancienne église priorale et que l'église paroissiale primitive se trouvât au Champ Saint-Pierre. On voit d'ailleurs dans ce champ une motte entourée de douves, qui est considérée comme une des résidences du roi Salomon au IXème siècle.

L'abbaye Saint-Jacques de Montfort est construite au XIIème siècle sur son territoire puis rattachée à la commune de Montfort en 1829. La paroisse de Bédée dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.

Ville de Bédée (Bretagne).

Le capitaine ligueur Gabriel de Montbourcher, sieur de Tréméreuc, s'empare de Bédée en 1597 et commence à y établir des retranchements, mais il se retire à l'approche des Royaux. Les chouans du comte de Puisaye, chef de l'insurrection royaliste en Bretagne, y campent en revenant du combat de Beignon (Morbihan).

On rencontre les appellations suivantes : Bedesq (en 1120), ecclesia de Bidisco (en 1122), ecclesia Bedensis (en 1152), Bedescum (en 1158), Bediscum (en 1330), Bedesq (au XVIème siècle).

Ville de Bédée (Bretagne).

Note 1 : liste non exhaustive des maires de Bédée : .... François Fleury (1848-1850), Louis Oresve (1850-1855), Joseph Eveillard (1855-1860), Alexandre Cazo (1860-1863), Pierre Demay (1863-1870), René Hamon (1870-1875), Louis Eveillard (1875-1894), Jean-Marie Ronsin (1894-1912), Louis Leroy (1912-1930), Julien Marquer ou Marqué (1930-1947), Joseph Filaux (1947-1959), François Barenton (1959-1968), Edmond Blanchet (1968-1989), Annie Davy (1989-2014), Joseph Thébault (2014-2020), etc .....

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Bédée : Jehan Rochier (en 1555), Jehan Aubretière (résigna vers 1560), Jean Guérin (1560-1562, il se fit pourvoir par l'archevêque de Tours alors que l'évêque nomma de son côté Michel de la Marche, et Jean Turpin se fit pourvoir en cour de Rome), Jean Bouscher (en 1562), Olivier Le Fauchoux (en 1584), Guillaume Catherine (résigna en 1594), Jean Courtoys (1594-1631), François Botherel (1631-1654, il afferma en 1636 le logis prioral de Bédée, trouvant son presbytère trop éloigné du bourg, et il est inhumé dans l'église de Bédée), Jean Loyson (en 1654), François Le Maire (1659-1687, inhumé dans l'église), Jean Guesdon (présenté par l'abbé de Saint-Melaine, refusé par l'évêque, fut pourvu par l'archevêque de Tours le 13 mars 1688 ; mais Mathurin Ernault qui s'était fait pourvoir en cour de Rome, prit possession le 19 du même mois ; enfin Golven Mouillart se fit encore pourvoir à la même époque, probablement par l'évêque de Saint-Malo), Pierre-Louis Ermard de Baurepaire (1688-1713, inhumé dans l'église), François Nicollas (en 1713), Nicolas Tirant (décédé en 1715), René de Saint-Pern (1716-1759), Louis-Jean du Boishamon (1759-1775), Olivier Bourdet (en 1775), Marc-Jean Jollive (1776-1791 et en 1803), Charles Faisant (1803-1814), Pierre Coëdro (1814-1818), Pierre-Olivier Gaudin (1818-1823), Joseph-Pierre Berthelot (1823-1829), Joseph Berthelot (1829-1836), Jean Legenvre (1836-1862), Julien Labé (1862-1871), Eugène Ollivier (en 1871), Julien Sicot (1871-1872), Joseph Saubost (1872-1882), Eugène André (à partir de 1882), .....

Voir   Ville de Bédée (Bretagne) " Le cahier de doléances de Bédée en 1789 ".

Ville de Bédée (Bretagne).

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PATRIMOINE de BEDEE

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Louis (XVIème siècle-1885-1888), remaniée au XIXème siècle par l'architecte Arthur Regnault. Cette église remplace l'ancienne église du XVIème siècle et l'ancienne chapelle du prieuré (X-XIème siècle). Le premier patron de cette église est saint Pierre, son second est saint Louis. D'après la tradition locale, l'église actuelle était jadis l'église du prieuré ; l'ancienne église paroissiale se trouvait, dit-on, à quelque distance de là, dans ce qu'on appelle le champ Saint Pierre. Dans ce champ on voit encore une motte entourée de douves, regardée comme ayant été l'antique résidence de Salomon, roi de Bretagne, et désignée par lui en 860 comme il suit : « Villa publics sedis nostrœ Bedul-campo » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 314). A côté de ce château eût donc été construite la première église de Bédée ; le nom de Saint-Pierre donné à cet endroit est peut-être la plus forte, pour ne pas dire l'unique présomption en faveur de cette tradition. Quoi qu'il en soit, l'église actuelle de Bédée, — soit qu'elle ait été d'abord église priorale ou non, — a conservé une preuve de son antiquité : c'est, à l'angle Nord-Est du transept septentrional, « un reste de construction qui rappelle le XIème siècle » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 404). Le reste de l'église ne semble pas remonter au-delà des premières années du XVIème siècle, et même il existe des portions plus récentes. L'édifice se compose d'une nef accostée d'un seul collatéral au Midi ; le choeur se termine par un chevet droit tourné vers l'Orient. Extérieurement, cette église offre quelques détails d'architecture qui ne sont point à dédaigner : fenêtres flamboyantes, corniches en arcatures d'accolade, pignons et gables avec gargouilles, pinacles et choux, nombreux écussons de toutes formes, mais devenus illisibles ; c'est, en un mot, une décoration assez riche, mais irrégulière, provenant de la construction de plusieurs chapelles seigneuriales ajoutées sans grand ordre le long de la nef. A l'intérieur, des colonnes en palmiers, surmontées d'arcs en plein cintre d'une belle élévation, séparent la nef de son collatéral ; les tirants et les filières de cette nef sont couverts de sculptures assez curieuses ; sur l'une de ces poutres est gravée la date 1552. « Plusieurs fenêtres, dont l'arcade est ornée de coeurs, sont d'un beau travail, dit M. l'abbé Brune. On y retrouve deux verrières très-précieuses, quoique déjà fort mutilées. Celle du chevet représente le mystère de la Pentecôte. La Vierge, assise au milieu des saintes femmes et des apôtres, est une des figures les mieux conservées et d'un beau dessin ; cette verrière porte la date de 1550. La fenêtre éclairant le choeur au côté Sud contient une fort belle assomption de la Vierge. On voit aussi dans le choeur un joli tableau représentant la Sainte Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Nous ne pensons pas qu'il soit original, mais du moins c'est une bonne copie de l'école française et qui n'est pas sans valeur » (Archéologie religieuse, 405). A l'origine, les barons de Montfort et les moines de Saint-Melaine étaient évidemment les seigneurs supérieurs, fondateurs et prééminenciers de l'église de Bédée ; mais en 1715 Charles Botherel, seigneur de la Pinelaye, acheta du duc de la Trémoille, baron de Montfort, tous les droits seigneuriaux, de ce dernier dans la paroisse de Bédée ; aussi en 1744 prenait-il le titre de « seigneur de Bédée, supérieur et fondateur de ladite église » (nota : En 1733, ce seigneur fit des démarches pour obtenir du roi l'érection de la terre de Bédée en vicomté, par union du fief de la Prévôté de Bédée, des terres de Launay-Hay, le Coudray, la Prioulaye, la Pinelaye et la Marche, et de cinq bailliages démembrés de Mauron). Plusieurs chapelles seigneuriales avaient été ajoutées, avons-nous dit, à l'église primitive de Bédée. La plus ancienne devait être celle de Notre-Dame, dépendant du manoir de Launay-Hay. Jean Hay, seigneur de Launay, et Marguerite Neptumou des Neptumières, sa femme, y furent inhumés, vers la fin du XIVème siècle, devant l'autel Notre-Dame, où ils avaient les prééminences. Sur leur tombeau furent gravées leurs armoiries : de sable au lion d'argent morné, qui est Hay, et d'or à une fleur de lys d'azur, qui est Neptumou (Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne, 796). Cette chapelle passa plus tard aux mains des seigneurs du Coudray, dont elle prit le nom. René Maudet, qui la desservait (car elle était fondée de messes), étant mort en 1630, ce fut Jean Botherel, seigneur du Coudray et de Montellon, qui présenta Guillaume Marquer pour le remplacer. La chapelle Sainte-Anne dépendait du manoir du Plessix-Cojallu. En 1613, Guillaume Le Bouteiller, seigneur de la Gaultraye et du Plessix-Cojallu, présenta cette chapellenie à Guillaume Aube. Les seigneurs du Plessix-Cojallu, est-il dit en 1776, « ont une chapelle prohibitive en l'église de Bédée, avec écussons de leurs armes dans la vitre de ladite chapelle, qui est close par un balustre et qui a porte pour sortir dans le cimetière, dont lesdits seigneurs ont la clef ; ils y ont aussi banc à queue, pierre tombale, enfeu où ils se font inhumer, et une fondation de deux messes par semaine » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Une troisième chapelle prohibitive était celle des seigneurs du Plessix-Joubin, fondée par la famille Joubin et mentionnée en 1633. Il y avait, en outre, dans l'église de Bédée : la chapellenie et l'enfeu des seigneurs de la Prioulaye ; Guy Gaultier fut pourvu de ce bénéfice en 1613, et Jean Botherel jouissait de l'enfeu seigneurial en 1682 ; — la chapellenie des seigneurs de Blavon, en présentation de la famille de la Motte-Vauvert ; — la chapellenie de la Touche, présentée en 1773 par le sieur de la Haye du Plessix-Joubin à M. Paves ; ce dernier estimait ce bénéfice 150 livres de rente en 1790 ; — enfin, la chapellenie du Coudray-Vilbour, dont M. Bédel était titulaire en 1790, et qu'il estimait valoir 66 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Saint Antoine est particulièrement honoré à Bédée. Adossée à un pilier au Nord dans l'église, est la statue de ce saint ; au-dessus, deux anges tiennent l'écusson des de Boistravers, seigneurs de la Pinelaye, en Bédée : d'argent chevronné de gueules ; à ses pieds, les mêmes armoiries avec des alliances se retrouvent sculptées. La fête de saint Antoine est célébrée solennellement à Bédée le 17 janvier, et les fidèles y apportent beaucoup d'offrandes, spécialement des pieds de cochon. Une autre statue très-antique, en granit grossièrement sculpté, est celle de saint Jacques, sorte de géant assis sur un trône, les épaules couvertes d'un manteau parsemé de coquilles ; elle a été transférée hors de l'église et une légende s'y rattache. Deux anciennes confréries existaient jadis à Bédée : celle de l'Ange-Gardien, fondée en 1639 par le recteur François Botherel et enrichie de nombreuses indulgences par Benoît XIV en 1755 ; elle existe encore à la fin du XIXème siècle et ne comptait pas moins de 6 000 confrères en 1860 ; — et celle du Saint-Sacrement, fondée par le recteur Louis du Boishamon au milieu du XVIIIème siècle. Terminons en signalant les fonts baptismaux, qui se composent de deux cuves hexagonales en granit, chargées de sculptures assez grossières représentant des pampres et divers fruits, rappelant la fin du XVème siècle (Pouillé de Rennes). La statue Saint-Jacques, située dans le porche date du XIVème siècle. La statue Saint-Antoine date du XVIème siècle. Les fonts baptismaux datent du XV-XVIème siècle. On y trouve une sablière qui date du XVIème siècle. L'ancienne église datait du XVIème siècle : sa nef à chevet droit était accostée au sud d'un collatéral et plusieurs chapelles seigneuriales y avaient été rajoutées (entre autre celle du Plessis-Cojallu, de Launay-Hay, de Plessis-Joubin). Les seigneurs de la Proulaye possédaient aussi un enfeu dans l'église. La croisée du transept soutenait un clocher auquel on accédait par une tourelle. A l'intérieur, le collatéral était séparé de la nef par des arcades cintrées et des colonnes cylindriques sans chapiteaux. Une des poutres était datée de 1552. Le chevet possédait une verrière de la Pentecôte avec la date de 1550 et une autre figurant l'Assomption. La statue de saint Antoine Ermite date du XVI-XVIIème siècle ;

Eglise de Bédée (Bretagne).

l'ancienne église abbatiale de Saint-Jacques de Montfort, dépendant de l'Ordre des chanoines réguliers. Elle se trouvait initialement dans la paroisse de Bédée et elle en a distraite et réunie à Montfort qu'en 1829. Voir abbaye Saint-Jacques de Montfort ;

la chapelle Saint-Urbain (1883-1884). Cette chapelle est construite au XIXème siècle, à l'emplacement d'une ancienne chapelle frairienne. Cette chapelle frairienne existait au village du même nom ; dom Plaine croit qu'elle était dédiée au pape saint Urbain V, mort en 1370 (nota : ce Pape, appartenant à la noble famille des Grimoard, naquit au diocèse de Mende, à Bedouès, en latin « ecclesia de Bedesco »), car on y honorait un confesseur pontife, et saint Urbain I mourut martyr. Le 1er août 1576, le prieur de Bédée afferma à dom Jean Dubois « ses droits, part et portion aux revenus de cette chapelle ». Vendue nationalement en 1793, elle a été donnée vers la fin du XIXème siècle à la fabrique de Bédée par M. l'abbé Persehays, avec le placis qu'elle occupe et trois champs voisins ; mais l'édifice est alors complètement en ruines, ce qui n'empêche pas les gens de s'y rendre en pèlerinage (Pouillé de Rennes) ;

Chapelle de Bédée (Bretagne).

l'ancienne Chapelle Notre-Dame des Sept Angoisses, située route de Montauban-de-Bretagne. Il s'agit d'une ancienne chapelle frairienne, mentionnée au XVIème siècle et aujourd'hui disparue. Le 22 février 1576, le prieur de Bédée afferma à dom Jean Herveray sa moitié du revenu « de la chapelle des Saintes Angouesses », moitié estimée 12 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 23). Dès le temps de Mgr de la Bastie (1739-1767), cette chapelle était ruinée et interdite (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien prieuré Saint-Pierre (vel Notre-Dame), aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Saint-Melaine. « D'azur à une Nostre-Dame d'argent » (Armorial général ms. de 1698). En 1122, Donoald, évêque d'Aleth, confirma les moines de Saint-Melaine dans la possession de l'église de Bédée et de ses dépendances, « ecclesiam de Bidisco cum suis appendiciis ». Josse, archevêque de Tours, en 1158, le pape Luce III en 1185, et Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, en 1187, firent la même chose (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine). En l'an 1200, Guillaume, seigneur de Montfort, accorda au prieur de Bédée le droit de tenir une foire à la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, le 8 septembre ; elle se tient encore à la fin du XIXème siècle au bourg de Bédée. L'érection de cette foire de l'Angevine, comme on l'appelle, la décoration de l'église de Bédée et les armoiries que les religieux firent enregistrer pour leur prieuré en 1698, armoiries où figure non pas saint Pierre, mais la Sainte Vierge, donnent lieu de croire que le prieuré de Bédée eut d'abord pour patronne Notre-Dame ; s'il fut connu plus tard sous le nom de Saint-Pierre, ce fut parce que l'église priorale ayant été cédée aux habitants pour devenir église paroissiale, ceux-ci y apportèrent nécessairement le culte de saint Pierre, patron de la paroisse depuis un temps immémorial. En 1331, Jean III, duc de Bretagne, exempta le prieur de Bédée de la juridiction de Ploërmel et le fit justiciable du siège présidial de Rennes (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 23). Au XVIIème siècle, le prieuré de Bédée se composait d'un logis avec cour, jardin, bois de décoration, fuie, rabine et garenne, le tout joignant l'église paroissiale, — de la métairie noble de Trélezan, dont les logements furent ruinés pendant les guerres du XVIème siècle, — du Moulin-au-Moine, situé en Pleumeleuc, — d'une haute, moyenne et basse justice, — des droits de foire de l'Angevine, — d'un bailliage en Bédée, —des deux tiers des grosses dîmes de Pleumeleuc, — et de la moitié des dîmes de Bédée. Ce prieuré était affermé en 1606 1360 livres, en 1636 1600 livres, et en 1699 2400 livres. D'après le Rolle des bénéfices dressé en 1730, le prieur de Bédée avait un revenu de 3345 livres, et, déduction faite de ses charges, il lui restait net 2092 livres 3 sols 4 deniers. Enfin, en 1790, le prieuré était affermé 4642 livres et rapportait, toutes charges déduites, 3070 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Les principales charges du prieuré consistaient en six messes par semaine, desservies dans l'église paroissiale au siècle dernier ; quatre services solennels pour les seigneurs de Montfort, qui se disaient fondateurs ; douze mines de seigle à distribuer, chaque année, en aumône aux pauvres de la paroisse ; 15 livres dues au prédicateur du carême à Bédée ; une partie de la pension du recteur de cette paroisse ; enfin, une somme de 7 livres 10 sols payée à l'abbaye de Saint-Melaine, en reconnaissance de sa supériorité (Déclaration des prieurs de Bédée - Déclaration des seigneurs de Montfort - Pouillé ms. de Saint-Malo). En 1791, le prieuré de Bédée fut vendu nationalement, M. Legendre, recteur de Bédée, racheta, en 1850, l'ancien logis prioral et y fonda une école de filles tenue par les Soeurs de l'Immaculée-Conception, qui l'occupent encore à la fin du XIXème siècle. A signaler qu'une Déclaration du prieuré de Bédée faite en 1679 mentionne en cette paroisse le village de la Maladrerie. L'hospice, dont ce nom rappelle l'existence, était probablement une fondation des moines de Saint-Melaine, qui possédaient l'important prieuré de Bédée. Liste des prieurs : — Raoul de Plomaudan figure dans une charte de 1239. — Guillaume Héquenoille, chanoine et chantre de Rennes, décédé le 12 août, vers 1371. — Dom Jean d'Espinay, moine de Saint-Melaine (1449). — Antoine Pallavacini, cardinal du titre de Sainte-Anastasie, prieur commendataire (1491). — Dom Pasquier de la Lande (1493). — Bertrand Le Clerc, archidiacre de Dinan (1520). — Jean Le Clerc, archidiacre de Dinan et évêque de Macérata (1550). — Dom Eustache Chefdemail, moine de Saint-Melaine, fut nommé prieur par l'abbé de Saint-Melaine, qui voulait faire cesser la commende ; mais on continua, à Rome, de nommer prieurs commendataires de Bédée, d'abord Regnaud de Saint-Marsal, puis François Picot (1556), et enfin Jean Fourmiguet, clerc d'Orléans (1557). Ce dernier finit par faire un concordat avec Eustache Chefdemail, qui prit de nouveau possession en 1558 et demeura dès lors tranquille. Il résigna en 1596, devint sacriste de son abbaye et mourut le 10 novembre 1604, à Saint-Melaine, où son neveu, D. Noël de la Reigneraye, lui éleva dans l'église abbatiale un monument. — Dom Charles Chauchart prit possession du prieuré le 27 octobre 1596, devint sous-prieur de Saint-Melaine et mourut le 21 mai 1633 ; son corps fut inhumé dans l'église abbatiale. — Frère François Huchet, chanoine régulier de l'abbaye de Paimpont, prit possession le 31 novembre 1633 du prieuré de Bédée, qu'il résigna deux ans plus tard. — Dom Joseph Séguin, Bénédictin de Saint-Melaine, prit possession en 1635 ; décédé vers 1682. — Dom Etienne de Vernaison, Bénédictin de l'abbaye de Quimperlé, devint prieur de Bédée en janvier 1683 et résigna en 1707. — Dom Pierre Crochard, Bénédictin, prit possession le 14 août 1707 et résigna en 1739. — Dom René Sourdeau, Bénédictin, prit possession en 1740 ; décédé en 1754. — Dom André-François du Chemin prit possession le 21 juin 1754 et résigna en 1768. — Dom Jean Coullon, Bénédictin de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, prit possession le 4 octobre 1769. Ce religieux quitta la congrégation de Saint-Maur et entra dans l'Ordre de Malte, mais il obtint de conserver en commende son prieuré de Bédée ; il fit en conséquence un arrangement, en 1782, avec les religieux de Saint-Melaine, pour les réparations que nécessitait ce prieuré. — N... de la Bénardais possédait Bédée quand éclata la Révolution (abbé Guillotin de Corson) ;

le manoir (XVIIIème siècle), situé au lieu-dit "Les Châteaux". Il remplace l'ancien château de Bédée, dévasté par les Ligueurs. Il est reconstruit au XVIIIème siècle et incendié en 1793. Il possédait jadis une chapelle privée aujourd'hui disparue. Le château de Bédée était aussi moderne que la seigneurie de ce nom ; il fut bâti vers le milieu du XVIIIème siècle par la famille Visdelou de la Goublaye, qui avait remplacé à Bédée les de Botherel. La chapelle devait être du même temps et était fondée, mais il n'en reste plus aucune trace. Le château ayant été incendié vers 1793, la chapelle dut subir le même sort (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Botherel, de Garçay ou Garay (en 1440), Visdelou seigneurs de la Goublaye (au milieu du XVIIIème siècle) ;

3 moulins dont le moulin à eau de la Harelle, de Montfort,…

A signaler aussi :

le site archéologique au lieu-dit La Métairie-Neuve (découverte de statuettes gallo-romaines du I-IVème siècle) ;

la motte Jubin (X-XIIème siècle) ;

le prieuré se composait au XVIIème siècle d'un logis avec une fuie, joignant l'église paroissiale. Il possédait jadis un droit de haute justice ;

la Maison de la Barrière ;

la Maison de la Vicomté ;

l'ancien manoir de la Motte, situé route d'Irodouër ;

l'ancien manoir de la Prioulaye, situé route d'Irodouër. Propriété de la famille Chefdemail en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir du Margat, situé route d'Irodouër. Propriété de la famille Dometais ou Dornetais en 1427 et en 1440, puis de Bertranne Garnier, épouse de N. de Vayenères ;

l'ancien manoir de la Rabine-Boutin, situé route d'Irodouër. Il possédait jadis une chapelle privée. Dépendant du manoir de même nom, cette chapelle était déjà abandonnée et interdite vers le milieu du XVIIIème siècle. En 1766, les Minimes de Rennes en desservaient les messes dans leur église conventuelle (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Roux (en 1427), le Déon (en 1449), de Boistravers seigneurs de la Pinelais, Le Voyer seigneurs de Trégoumar (en 1513) ;

l'ancien manoir des Coudrays, situé route d'Irodouër. Il possédait jadis une chapelle privée. En 1682, Jean Botherel, seigneur de la Pinelaye et du Coudray, possédait une chapelle près son manoir du Coudray, qu'avoisinait la maison de la chapellenie. Cette chapelle fut abandonnée quand on construisit le château de Bédée, et sa chapellenie fut unie à celle de ce dernier manoir (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille de Villeboul en 1427, puis de la famille Botherel seigneurs de la Pinelais en 1682 ;

l'ancien manoir de Bouriand, situé route d'Irodouër. Propriété de la famille Collet en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir de la Motte-Malescot, situé route d'Irodouër. Propriété successive des familles de Bréveneuc (en 1427), de Dréneuc (en 1449) et de René Hamon, abbé de Paimpont (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Lande, situé route d'Irodouër. Propriété de la famille Chaudet en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir de la Giraudais, situé route d'Irodouër. Propriété de la famille de la Haye en 1427 et en 1449, puis aux sieurs du Breilrond en 1513 ;

l'ancien manoir de Saint-Tyval ou de Saint-Umat, situé près du village Saint-Urbain ;

l'ancien manoir de Montjardin. Propriété successive des familles Trochard (en 1427 et en 1440), le Vayer (en 1449), de Cucé (en 1513) ;

l'ancien manoir de Balansac. Propriété successive des familles du Cellier (en 1427), Guillou (en 1440), Thierry (en 1513) ;

l'ancien hôtel de la Gouaudière. Propriété de la famille Bouteiller en 1427 et en 1449, puis de la famille Gicquel en 1513 ;

l'ancien manoir de la Lisendière. Propriété de la famille Guillot en 1427 et en 1449 ;

l'ancien manoir de la Téhellière. Il possède une chapelle privée dédiée à Saint Thomas et qui date du XVIème siècle. Le 15 juillet 1592, Françoise Joubin, fille de Thomas Joubin, sieur de Caulou, et de Raoulette de la Lande, et femme de Jacques Tirassier, seigneur de la Gablière et de la Téhellière, fonda trois messes par semaine dans la chapelle du manoir de la Téhellière, où elle se trouvait alors. Le 28 août 1638, Guillaume Rocher fut pourvu de cette chapellenie. Propriété successive des familles Jarnigon (en 1427 et en 1449), de Launay (en 1513), Tirassier seigneurs de la Gablière (en 1592) ;

l'ancien manoir de la Touche, situé route de Saint-Gilles. Propriété de la famille du Guern en 1427, puis de la famille de Trégoumar en 1513 ;

l'ancien manoir du Plessis-Joubin, situé route de Saint-Gilles. Il possède une chapelle privée qui date du XVIIème siècle. En 1633, Gilles Joubin, seigneur du Plessix, bâtit une chapelle près de son manoir du Plessix-Joubin ; ses ancêtres avaient déjà fondé des messes dans leur chapelle seigneuriale de l'église de Bédée, mais il augmenta leur fondation et voulut que le chapelain, présenté par lui à l'évêque, desservît en même temps ces deux chapellenies (Pouillé de Rennes). Olivier de Caulou fut pourvu de ces bénéfices le 4 mai 1635 (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Propriété de la famille Joubin en 1427 et en 1633 ;

l'ancien manoir de Launay-Réault. Propriété de la famille Joubin seigneurs du Plessis en 1513 ;

l'ancien manoir de Launay-Sinant. Il possédait jadis une chapelle privée. Le 28 août 1780, l'évêque de Saint-Malo unit, sous le titre de chapellenie de Launay­Sinant, les deux chapellenies de Sainte-Anne de Montjardin et de Launay-Sinant, dépendant des seigneuries du Plessix-Cojallu et de Launay-Sinant ; il accorda en même temps à René Fournier, seigneur d'Allérac et de Launay-Sinant, que cette fondation fût desservie dans sa chapelle du manoir de Launay-Sinant. Jean Eveillard, prêtre, fut pourvu de ce bénéfice le 25 février 1781 en place de Pierre Daugant, démissionnaire (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille Fournier seigneurs d'Allérac en 1780 ;

le village et la Maison de la Ville-aux-Malades. Il semble qu'il s'agisse d'une ancienne Maladrerie ;

l'ancien manoir de la Marche. Il possédait jadis un droit de haute justice. Propriété successive des seigneurs de la Marche (en 1427), de la famille Penhoët (en 1449), de Pierre de Rohan marquis de Gié (en 1475), et des familles Boistravers, puis de la Goublais (au XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de la Norgan. Propriété de la famille Jarnigon en 1427 et en 1449 ;

l'ancien manoir de Blavon (XVIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privée. En juillet 1640, Julien Freslon, seigneur de Blavon, habitant le manoir de ce nom, fonda deux messes par semaine dans la chapelle qu'il avait fait construire près de sa demeure. On négligea plus tard d'entretenir la chapelle de Blavon, mais elle fut rendue au culte par Anne-Rose de Forzans, dame du Bois-Gerbault de Kerjégu, qui la fit bénir de nouveau le 9 juin 1732 par René de Saint-Pern, recteur de Bédée (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Coëtmen (en 1449), Artois (en 1513), Freslon (en 1640) ;

Manoir de Bédée (Bretagne).

l'ancien manoir de la Louvelay. Propriété de la famille Poul en 1427 et en 1449 ;

l'ancien manoir de Launay-Hay. Propriété de la famille Hay à la fin du XIVème siècle, puis de la famille de Trégoumar en 1513 ;

l'ancien manoir de la Roncinière, situé route d'Iffendic ;

l'ancien manoir du Clos-Gouin, situé route de Montauban-de-Bretagne ;

l'ancien manoir de la Riollais, situé route de Montauban-de-Bretagne. Propriété de la famille Garnier en 1449 et en 1513 ;

l'ancien Hôtel de la Chevallerais, situé route de Montauban-de-Bretagne. Propriété de la famille Poul en 1449 ;

l'ancien manoir du Plessis-Cojallu, situé route de Montauban-de-Bretagne. Il possédait jadis une chapelle privée. Propriété de la famille Cojallu en 1449 ;

l'ancien manoir de la Bonsachière ou de la Ronce-Achière, situé route de Montauban-de-Bretagne. Propriété successive des familles Chevalier (en 1440), Pinault (en 1449), le Clerc (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Motte. Propriété de la famille Morhant en 1427 et en 1449, puis de la famille Joubin seigneurs du Plessis en 1513 ;

l'ancien manoir de la Morinais, situé route de Landujan. Propriété de la famille Marquer en 1427 ;

l'ancien manoir de la Ténedais, situé route de Landujan. Propriété de la famille de Boistravers en 1427 et en 1449, puis de la famille de la Pinelais en 1513 ;

l'ancien manoir de Beauchêne, situé route de Landujan. Propriété de la famille Garnier en 1427 et en 1449 ;

l'ancien manoir de la Grohelière, situé route de Landujan. Propriété de la famille Joubin en 1449, puis de la famille Garnier seigneurs de Beauchesne en 1513 ;

l'ancien manoir de Hélou, situé route de Landujan. Propriété de la famille du Frest en 1449 ;

l'ancien manoir de la Mauvaisinnière, situé route de Landujan. Propriété successive des familles Mauvoisin (en 1427), Valaise (en 1449 et en 1513), puis de Jacquette de la Houssais dame du Plessis-Haete ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BEDEE

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 28 nobles de Bédée :

Bertrand CHAHARDY (3 livres de revenu), héritier J. Rocquet : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Dom Guillaume CHAUDET (12 livres de revenu), remplacé par Jehan : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Morice CHIEFFDEMAIL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre COJALU du Plesseix (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Philippe COJALU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Bertrand COLLET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DE BURIE (25 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE CARAY (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DE LA HAYE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE LAUNAY (30 livres de revenu), remplacé par Pierre : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE LAUNAY de Syvant (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume DE QUEHEON (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain DU BOESTRAVERS (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

les héritiers Gillette DU GUERN (100 livres de revenu), héritier de Guillaume : défaillants ;

Robert GARNIER (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

les héritiers Pierre GUILLOT (10 livres de revenu), remplacé par Pierre : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

les héritiers Bertrand GUILLOU (40 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers Jehan JAMEAUX (15 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier JOCELIN (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Raoul JOCELIN (80 livres de revenu) : défaillant ;

Bertrand JOCELIN (25 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan JOUBIN de l'Esné (60 livres de revenu), remplacé par Bertrand : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan JOUBIN le jeune (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre LE BOUTEILLER de Gouaudière (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas LE CLERC (20 livres de revenu), remplacé par Jacques : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

les héritiers Michel PIERRE (20 livres de revenu) : défaillants ;

la fille de Jehan ROCQUET (2 livres de revenu) : défaillante ;

la dame DE MONTIARDIN (400 livres de revenu) : défaillante ;

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